Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Guerre froide coeur chaud | Hysy

Hysy
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patrick
Hysy
Sam 14 Aoû - 3:43
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 2 Iu-10411

Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.
Elle me chasse avec une élégance inattendue. Je me serai attendue à de la franchise brute et dure. Ou alors peut-être suis-je parano et elle ne cherche pas à me chasser ?
Un peu nerveuse, j’attendis une réponse qui ne vint pas. Je me mis à faire les cents pas de long en large, dans une patience impatiente. J’entendis finalement du bruit à l’étage, puis dans les escaliers. Ceci dit, il se passa un temps fou avant que je puisse enfin apercevoir la propriétaire des lieux mais en voyant sa tête je compris : elle avait visiblement bien profité de sa « liberté » la vielle. Un léger sourire étira mon visage tandis qu’elle me montrait le bordel qu’était ses cheveux en guise de preuve de son amusement de la veille.
Elle me proposa à boire avant d’aller verrouiller la porte. Ce geste me fit hausser les sourcils malgré moi tandis qu’un frisson me parcourt l’échine sans que je sache trop pourquoi. Peut-être avait-elle remarqué quelque chose car elle se justifia aussitôt. Je ria doucement.
« Pas de soucis, je suis votre captive volontaire. » Je mis à poser le dos de ma main sur mon font, prête à jouer du mélodrame. « ... Ô mais je vous en prie, très chère geôlière, ayez pitié de ma personne. »
J’éclata de rire et fis de mon mieux pour me calmer.
« Pardon, pardon, très chère, je vais me taire, remettez-vous tranquillement de votre gueule de bois. »
Je réalisai soudainement que je devais déranger vu son état mais comme elle venait de littéralement nous enfermer ensemble, donc je suppose que cela voulait dire qu’elle voulait bien que je reste, non ? Mais je me sentais un peu de trop malgré tout. Ne voudrait-elle pas récupérer tranquillement ? Pour être tout à fait honnête, n’ayant jamais eu de gueule de bois donc je ne connais que la théorie. Timidement et doucement, j’annonça donc, peut-être un peu timidement :
« Mais si vous avez besoin d’être seule, je comprends et je suis désolé. »




"See, they're currently in alien terrain, surrounded​ by millions of the most vicious creatures on the planet... Humans."
- Newt Scammander, Fantastic Beast


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Jo'
Lun 23 Aoû - 8:34
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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

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Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

~ Girls just want to have fun ~
Madonna :copyright:

Elle se contorsionne comme une enfant à un théâtre scolaire, toute maniérée et plaintive mais mue d'une grâce de danseuse. Ses doigts fins subtilement apposés à son front lisse achèvent sa cambrure d'un nacre poli et je dois dire que malgré le brouillard agglutinés derrière mes mirettes elle me fait l'effet d'une brise sous soleil de plomb. Je la dépasse sans un mot pour chercher la cafetière, deux tasses que je rince grossièrement et nous sers chacune un café. Je soupire, sourire aux lèvres.

"T'es belle mais un peu trop enjouée pour mon lendemain de cuite."

Pour appuyer sur mes intentions toutes sympathiques, je ris un peu. A cet instant je réalise qu'on ne s'est toujours pas présentées et hormis le soin de sa tenue qui sous-entend la richesse de son mari - auquel je la sais dépendante, donc - je n'ai aucune idée de ce à quoi elle occupe sa vie. Ca ou ne rien faire, j'entame donc la conversation.

"J'm'appelle Henriette, pur produit de l'Amérique, provenance certifiée juive d'Allemagne."

A nouveau je clarifie le dialogue par un ricanement, laissant planer que je plaisante de l'antisémitisme voilé dont je me pare faussement.

"Ca c'est ... c'était la galerie d'art de mes parents." Je pointe le tableau où mon père assis sur le fauteuil victorien - précisément celui qui se trouve encore dans la pièce - affiche une moue grave et ma mère, debout derrière lui, deux mains sur son épaule, est légèrement avachie par le nazisme et le visage renfrogné. Ce couple a toujours l'air de me juger c'est dingue. "Sans miracle, on ferme le mois prochain. J'aimerais te dire qu'on fait une liquidation mais y a rien à liquider ... donc je vais à la rue ou en l'occurrence chez des amis."

Je pense à Oliver et je l'imagine mal m'héberger avec son salaire d'ouvrier. L'angoisse d'un avenir incertain incendie une clope entre mes doigts; je souffle la fumée mais cette fois j'observe la politesse de détourner le nuage du visage de la nymphe aux paupières discrètes. Doucement, les résidus de rhum à l'orange s'envolent dans les lattes de nicotine.

"Et toi alors, c'est quoi ton nom, ta vie ?" Un sourire narquois. "A part un vieux con qui te pourrit le quotidien."


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"Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir" - Boris Vian
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Mar 28 Sep - 0:53
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
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Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.
Elle se plaignit gentiment de mon pseudo-mélodrame avant de ramener de quoi faire un café pour nous deux. Je m’installai du coup tranquillement.
Une fois que nous étions toutes deux installées elle commença la conversation et je lui en fût gré bien que mon attention fût un happée un instant par… « la technique de lavage » qu’avait utilisé mon hôte, en témoigna les traces présentes dans la tasse. Malgré moi, je fus un peu écœurée. Je reposai doucement la tasse avec le sourire, me reconcentrant sur la conversation. Elle me déclina son identité et me parla de l’histoire de cette galerie et je regardais autour de moi, compatissante. Le regard austère du portrait de ces parents me mit rapidement mal à l’aise. Néanmoins l’annonce de sa situation me serra le cœur. Je ne le connaissais certes que depuis la veille, mais c’était la première fois depuis que j’étais avec quelqu’un que je pourrais considérer comme une amie.
« Enchantée, Henriette. Je m’appelle Hanae pour ma part. Avant d’être mariée … j’étais apprentie geisha. » Me présentais-je à mon tour.
Je la regardai ensuite, inquiétée par sa révélation sur son futur incertain. Je jouais donc nerveusement avec l’anse de la tasse, à défaut de boire ce qu’elle contenait. Je voulais lui proposer mon aide, honnêtement. Mais je craignais qu’elle le prenne mal, je ne voulais pas qu’elle pense que c’était de la pitié ou autre et qu’elle se vexe. Je me mordis la lèvre en continuant de jouer avec la tasse.  
« Dis, Henriette, si tu le veux bien… je pense pouvoir t’aider à améliorer ta situation. Tu sais… J’ai vraiment l’impression que l’on peut être amie toi et moi… et j’aimerais… vraiment t’aider… »


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Jo'
Jeu 30 Sep - 8:24
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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

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Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

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Je me suis mise à rire. Le bon gros rire gras qui commence par un "pfft !" puis secoue le corps, donne des rides au coin des yeux, plisse tout le visage dans un large sourire que je cache vainement du dos de la main. Un rire comme une quinte de toux, qui se calme et repart plus féroce encore, qui fait pleurer les prunelles et comprime les joues dans une contracture presque douloureuse. Un fou rire de tous les diables.

Ce n'est que lorsque je l'ai vue se décomposer sur sa chaise que j'ai compris qu'elle ne plaisantait pas, et j'ai réunis toute mon énergie fuyante pour transfigurer mon hilarité en un grand étonnement. Être amies elle et moi, franchement ; et pourquoi pas la Belle et la Clocharde ? Entendons-nous : je ne suis pas vexée. Mais l'absurdité de la situation m'a cueillie alors que je ne l'attendais pas - cette femme des beaux quartiers avec qui je n'ai rien en commun vient là dans mon bouiboui pourri auréolée de ses bonnes intentions et me propose une main tendue que je n'ai pas réclamée en s'imaginant que nous pourrions un jour avoir la complicité d'amies. Avouez que sa jolie contenance qui boude ma tasse de café jure quand même vachement avec ma gueule de bois, qu'est-ce que vous voulez qu'on foute d'une amitié ?

Aussi mon éclat de rire est-il suivi d'un flottement malaisé. "Chérie, finis-je par dire. Tu vas me proposer d'être ta femme de ménage ?" Je pose ma main sur la sienne d'un air amusé résiduel. "Ecoute, je suis navrée si je t'ai donné l'air de me plaindre." La quittant, j'ouvre le tiroir du bureau avec la broche dont je ne m'étais pas séparée et la lui montre. "Tu vois, t'en as déjà fais pas mal. Et même si tu avais des clients pour la galerie, je n'ai plus rien à vendre d'exposé. C'est comme ça : j'ai rien fais pour que ça marche, c'est pas comme si je pouvais jouer l'étonnée."

C'est peut-être ma première parole sensée depuis des mois. Puis pour la rassurer et l'amuser un peu, "Je suis une jolie fille, et les jolies filles ne dorment jamais dehors." Je m'assieds sur la table en face d'elle, jambes croisées. "Si tu veux qu'on soit amies, viens danser avec nous la prochaine fois, c'est non négociable." Mes yeux félins ronronnent dans les siens.


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Dim 21 Nov - 19:15
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
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Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
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Elle se mit à rire. Ce rire était aussi éclatant que déconcertant. Je l’observai faire, sans savoir si je devais être vexée ou non tandis que mes mains se resserraient sur la tasse de café imbuvable. Avait-je été trop imposante avec cette proposition ? C’est vrai qu’elle venait de nulle part, mais, une envie de l’aider et d’être là, pour elle – comme une amie ? - s’imposait dans mon cœur.
Son rire se dissipa en même temps que le fil de mes pensées inquiètes se dissipèrent. Mais ses mots me blessèrent et sa réflexion me déconcerta. Je resta un moment silencieuse. Mais je n’avais pas dis mon dernier mot.
Je délaissa la tasse à la propreté douteuse et me leva, me dirigeant vers la jeune femme avant me pencher vers elle -mais sans la regarder dans les yeux.
« Je ne propose pas aux jolies filles d’être femme de ménage... » Fis-je interprétant un rôle masculin avant de rire et de reprendre : «  Plus sérieusement, je te proposais surtout un endroit ou dormir en attendant de trouver ta voie mais tu préfères ces messieurs, visiblement ! » Je ris encore un peu, avant de me redresser.
« Et tu es sûre que j’ai ma place dans cette… soirée danse ? »
Je n’étais pas sûre pour cette dernière partie. Je me mordis la lèvre. Une plongée dans son monde...


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Jo'
Dim 28 Nov - 8:40
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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

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Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

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Son timbre, son caractère, sa peau, ses cheveux, ses mots, son rire - tout en elle respire la douceur. Une amabilité contenue dans la grâce de sa constance et qui trompe tout ce à quoi je suis habituée depuis toujours : il n'y a rien de doux dans mon entourage - tendre, ça oui ! Mais doux, jamais.

Mes parents m'aimaient mais ils n'avaient aucune douceur pour moi. Comment leur en vouloir, quelle douceur leur avait offert le régime nazi ? L'exil ?
Mes frères étaient des racailles avec la petite dernière, la seule Etats-Unienne de sol, la seule fille du groupe - protecteurs oui, mais loin d'être une partie de plaisir.
Mes conquêtes étaient d'amitié et de passion mais jamais de la bienveillance d'une caresse.
Diable, mes amitiés même étaient faites de franche et drôle camaraderie, mais la douceur, quelle faiblesse signalée.
Dieter a quelque chose d'une douceur mais je crois qu'emmitouflé dans son âge il n'a pas d'autres choix.

Hanae est différente. De milieu social. De tempérament. D'une part je la désestime pour ça - être doux dans ce monde de brutes, c'est un privilège de bien mariée apparemment. D'une autre elle m'est agréable. Je l'observe s'inquiéter d'un air supérieur et la rassure aussi enveloppante que possible. "Tout se passera bien."

*

On s'était quittées sans qu'elle ne boive sa tasse de café ce jour-là. Je lui ai tendu une carte de visite avec l'adresse du bar dansant où on se retrouve chaque vendredi avec la bande et au dos mon numéro de téléphone. Elle l'a prise à reculons alors j'ai laissé l'invitation ouverte comme chaque fois - "Si tu arrives à te délivrer de ton mari, viens nous voir."

Ce vendredi j'espère en réalité qu'elle surgira de ce coin de rue sombre embué par les fumeurs. J'allume une mentholée allongée - Fine 120 - alors qu'Oliver débarque comme si de rien n'était. C'est comme ça qu'on fonctionne dans le groupe : quand y a une sauterie, elle n'a aucune incidence sur la dynamique. On va peut-être encore se tourner autour, ou pas, c'est selon l'ambiance. Il y a également Maggie, Nick, Lana (une bulgare arrivée comme moi par ses parents, mais maintenant cible de la haine anti-URSS qu'on voit partout) et Jackson. Tout le monde est devant le bar d'où s'échappe les bruits des festivités, ils me font signe d'entrer. "Merci, dis-je en rallumant une clope, mais j'attends encore quelqu'un." Oliver entre le dernier et dépose un baiser amical sur ma joue. "Rejoins-nous si tu t'emmerde." Je souris en serrant entre mes doigts, non seulement la cigarette, mais aussi l'espoir de la voir.

Et puis d'un coin de trottoir comme si sa simple silhouette s'appelait sempiternelle à mon souvenir, fait tiquer toute mon attention, j'entr'aperçois sa foulée de biche qui dénote avec l'insalubrité de la rue. J'écrase la fine contre le mur me tournant tout à elle, tout sourire, et lui crie de là où je suis tandis qu'elle s'approche puisque je me refuse à la patience de la laisser arriver à portée de voix.

"Te voilà enfin ! Je commençais à désespérer !"

La douceur a cet effet, semble-t-il.


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patrick
Hysy
Jeu 24 Mar - 21:11
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Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
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Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.

Je me regardais dans le miroir, hésitante. Je ne savais même pas si ma tenue était appropriée. J'avais réussie à me libérer de me mari pour la soirée, jouant de mes...charmes. Malgré cela l'hésitation, persistait et mes mains se crispèrent sur le lavabo. Ce geste me fit relever un détail: mon alliance. Je ressentais le besoin de l'enlever, mais y aller sans c'était encore plus jouer avec le feu. La retirer, c'était retirer les limites. Je me laissa glisser en position assise sur le tapis de la salle de bain. Est-ce que j'y vais ? Je saisis la carte avec le nom du club, la faisant tourner entre mes doigts. Le visage de la jeune femme apparu dans ma tête et je me releva soudainement, sortant de la salle de bain... l'alliance posée sur le lavabo.
**
Je déambula dans les rues, la petite carte dans les mains comme la plus précieuse des cartes. Une voix s'éleva tandis que j'entrais dans une allée sentant fortement la cigarette. Je toussa un bon coup, m'avançant, puis arriva devant la criarde, un sourire amusée:
" Pas la peine de crier, 非常に高価*, je suis là. Tu m'attendais comme le saint esprit pour réagir de la sorte ?" La taquinais-je.
Je me tournais ensuite vers le club et une petite voix dans ma tête me demanda si j'étais sûre d'avoir fait le bon choix. Je regarda brièvement ma main dépourvue d'alliance. Non, je n'étais pas sûre. Mon visage se releva vers Henriette... mais j'étais contente d'avoir osé faire ce choix. Mon premier choix libre depuis ce qui me semblait... une éternité.




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Jo'
Mar 29 Mar - 15:45
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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 2 4pYe
Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

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Madonna :copyright:

Elle est ravissante les bras dévorés de dentelle noire, beaucoup trop classe pour cet endroit qui aurait fait une bouchée d'elle si je n'étais pas là. J'suis dans une autre humeur vestimentaire : un débardeur à bretelles fines nouées derrière ma nuque laisse voir nombril, reins et dos ; sur ma taille tournoie une jupe trapèze en jean suffisamment courte pour me laisser danser ; j'ai une pair de Derbies à plateforme rouge. Je ris à sa plaisanterie de bonne guerre - et se trompe-t-elle ? - puis la prend par la main pour l'entraîner à l'intérieur. L'absence de son alliance ne m'échappe pas. Qu'est-ce qu'elle vient chercher ici en célibataire au look cossu ? Ce sera une question pour plus tard. Là tout de suite, j'ai soif, et il serait temps qu'on se fasse offrir quelques verres. Je pense que le fétichisme malsain des déchets du bar pourront assez bien rincer Hanae, encore faut-il que je la forme à ce genre de subtilisations.

Deux jolies jeunes femmes, autant vous dire que le vigile ne nous laisse pas à la porte. Nous sommes prises au visage par la fumée de cigarette, la musique à vriller les tympans, les couleurs feutrées néanmoins saturées des lumières et de la décoration. La table habituelle ne me hèle pas de suite, ils se contentent de nous observer de loin, analysent la nouvelle recrue - en fait, ils savent que je ne vais pas tout de suite me joindre à eux. Chaque soirée commence par un pigeonnage en règle. Je m'installe au bar, le barman me salue d'une bise ainsi qu'il en a l'habitude, signe du menton une salutation à l'intention de ma comparse qui se hisse sur le tabouret à côté du miens. "C'est qui l'malheureux du jour ? m'informé-je." Rodrigue (c'est son nom), s'accoude tout prêt de moi et me désigne un type du regard. "Nan ça ira pas, on est deux, trouve-nous un groupe de potes."

Il retourne à ses affaires tandis que je me rapproche d'Hanae pour communiquer par-dessus la musique. Une odeur boisée et fleurie me parvient depuis ses cheveux et le creux de sa gorge, rompant avec le fumet de nicotine baignant l'endroit. "D'abord je donne des espoirs à des types qui sont désespérés, ils me font envoyer plein de verres dans l'espoir que je leur promette une ouverture ou que j'aille les voir, et au moment où je sens qu'ils vont devenir pesants, je rejoins mes amis avec trois ou quatre consos d'avance. Aujourd'hui t'es avec moi, c'est double challenge ! Tu vas voir c'est amusant."

Rodrigue revient avec deux tequila sunrises, nous pointe quatre gaillards installés à une banquette qu'on aperçoit à peine dans l'obscurité et la fumée. Je leur envoie un baiser puis un clin d'oeil à Hanae. "Tu vois ? Y a rien de plus misérable sur cette Terre qu'un bonhomme devant une pair de jambes ..." Je ris et je sens qu'elle est inhabituée, mais d'un regard avisé, mes yeux oscillent entre se planter en elle et toiser sa main dénudée d'alliance. J'approche alors mon tabouret du sien pour créer la confidence et nos genoux nus se touchent, à l'autre bout de la salle je les vois prêts à s'endetter pour nous alcooliser - mais je ne sais pas si je me fais plus enveloppante plutôt pour les boissons gratuites ou parce que j'aime être près d'elle. "Tu sais ils t'auraient laissée entrer même avec ton alliance ..."


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"Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir" - Boris Vian
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Hysy
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Univers fétiche : fantasy
Préférence de jeu : Femme
patrick
Hysy
Sam 2 Avr - 19:21
25361010.png
Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 2 Iu-10411

Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais à apaiser cette douleur.

Il faut croire que la liberté empestait la cigarette et l'alcool mélangé. Je ferma les yeux en entrant dans l'endroit, surprise par l'ambiance de l'endroit. Si mon accompagnatrice ne m'avait pas guidée jusqu'au tabouret sur lequel je m'étais assise, je me serai sûrement perdue et je serai restée prostrée dans un coin, perdue comme un chaton. Je l'observai organiser son petit "plan" -qu'elle m'expliqua ensuite- avec le barman. Je jeta un regard sur le cocktail coloré devant moi puis à la bande de mâle en chaleur à qui Henriette avait adressé un clin d'œil. Sentant leur regard se poser sur moi je força un sourire en agitant timidement la main dans leur direction avant de me reporter vers la jeune femme. Son odeur enivrante, sa proximité... je me sentais bizarre. Tellement bizarre. Je pouvais pas me sentir comme ça, non ? C'est une amie. Une femme. Je voulu boire un coup pour me guinder avant de répondre à sa question dont je n'avais pas la réponse - mauvaise idée: le goût fruité et spontanée du jus d'orange mêlée à la douceur de la grenadine me trahi ensuite: c'était fort ! Je me mis à tousser bruyamment, les yeux mouillés. Je n'étais pas habituée à ce genre d'alcool si... américain.
Je cru entendre le barman rire légèrement tandis que j'essuyais mes yeux. Je ne pouvais pas lui reprocher, même moi je ne pensais pas avoir cet réaction face à un simple cocktail. La question revint: avais je bien fais de venir ? Ce n'étais clairement pas mon univers, ni mes habitudes, ni mes pratiques. Je me rapprochais d'Henriette pour lui signaler mais... sa proximité me tordit encore une fois l'estomac et mon cerveau fit un virage à cent quatre vingt degré que je ne compris pas:
"Ouais mais j'avais pas envie de mettre l'alliance ce soir, tu vois ?"




"See, they're currently in alien terrain, surrounded​ by millions of the most vicious creatures on the planet... Humans."
- Newt Scammander, Fantastic Beast


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Jo'
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cat
Jo'
Dim 3 Avr - 10:02
mini_200802063244545047.png
Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

Guerre froide coeur chaud | Hysy - Page 2 4pYe
Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

~ Girls just want to have fun ~
Madonna :copyright:

Son regard devient plus soutenu lorsqu'elle me répond, et j'ai une hésitation à reconnaître cette voix assurée dont elle s'étoffe soudain. Elle plante ses yeux avec fermeté dans les miens et je ne détourne pas le regard. Je détaille au contraire ses paupières effilées, les gemmes de jais qui les décorent, la subtile note de couleur orangée dans le coin des cils. J'ai envie de l'embrasser, comme ça se fait par chez nous - si on te trouve belle et que tu tiens le regard plus de quinze secondes, c'est une invitation. Pas de débauche, une façon tendre de signifier "Je suis bien avec toi", et parfois il est vrai, "Dans quelques verres je rentrerai avec toi". C'est enfantin tant c'est simple.

Mais ce ne sont pas ses codes et je m'astreins à la retenue. Nous n'avons pas finies les premières consommations que de nouvelles, d'une autre table, nous parviennent pour nous interrompre. L'électricité manifeste entre nous - peut-être que je me méprends sur ses intentions ? - ne laisse pas un doute à notre public en rut mais au moins, l'intervention du barman me sort de cette tentation sibylline à rejoindre ses lèvres. Je ris de notre situation de collégiennes. "C'est encore plus facile avec toi !" Puis je lui suggère de rejoindre mes amis.

Je ne lâche pas sa main pour atteindre notre tablée avec nos quatre verres, deux à peine entamés, histoire qu'un envahisseur ne se mette pas en travers de son chemin pour l'accoster. Sur la banquette, tout le monde se pousse pour nous laisser de la place ; je m'installe la première et enjoints Hanae à se serrer à côté de moi, en bout de file. A mon autre flanc, je suis liquéfiée contre Jackson qui enroule amicalement un bras autour de mon épaule. J'enlace mes doigts autour des siens, nous avons une intimité confortable et pour cause - nous avons été le noyau de ce groupe. On jouait les imprudents ensemble dès la maternelle, nos bêtises ont enflé de la mauvaise plaisanterie au vol de mobylettes, mais on s'en est toujours sortis parce qu'on était deux. Si le besoin était, je me mettais à feindre les larmes, et alors la police prenait pitié. Jackson a un bec de lièvre et si bien qu'il m'a défendue face à des ex insupportables, j'ai fais payer les pestes qui se moquaient de son visage. C'est - aussi curieux que cela puisse paraître maintenant que l'on me connaît - le seul avec qui je n'envisagerais jamais de coucher. Il est pour ainsi dire mon frère, plus proche que mes frères de sang par ailleurs.

Hanae est traitée avec le même respect que les habitués par les autres, autrement dit elle encaisse des blagues grivoises, questions trop personnelles sur sa vie privée et autres envolées politiques sur la situation en URSS. Mais ici, personne ne voit qu'elle est Japonaise. Les gens sont bruts, naturels, et amicaux. On lui affirme - et c'est sincère - être heureux de la rencontrer. Lana intervient lorsque les mecs deviennent vulgaires sur des sujets et d'autres. Nous rions beaucoup. Nos regard se croisent à nouveau et je sens comme une pointe dans la nuque. Une conversation dans nos regards se déroule par dessus celle des autres, vocale. Elle ne trompe personne. Avant de sentir les brimades arriver, je lui propose de danser.

"Viens on s'casse danser, c'est vraiment des ratés ceux-là ! je m'exclame d'une pitrerie évidente."

Earth, Wind & Fire sortent Shining Star cette année là.


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