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 Guerre froide coeur chaud | Hysy

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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
1975, New York.
On a envoyé l'Homme sur la lune avant d'avoir confectionné le micro-ondes, drôle d'époque.

La Guerre Froide s'étiole dans une phase de détente, mais elle n'emporte pas avec son calme la plaie de ces deux femmes. Toutes deux très différentes. Des classes sociales incomparables, des vies amoureuses opposées, des caractères incompatibles. Mais toutes deux très identiques. Issues d'une Histoire de persécution, dépossédées chacune à leur façon, inadéquates.

Guerre froide coeur chaud | Hysy New-York-City-skyline._1975
Contexte provenant d'une divagation d'un autre RP entre nous.


C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. - Saint Exupéry
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mini_200802063244545047.png
Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

Guerre froide coeur chaud | Hysy 4pYe
Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

~ Girls just want to have fun ~
Madonna :copyright:

Je m'affale au fauteuil derrière l'acajou vieilli du bureau. La malingre galerie, qui ressemble davantage à une petite boutique d'art au fond de laquelle dort l'office en bois, est encore fraîche de la nuit dans ses gros murs tapissés de bleu canard. Les plaintes au pied des parois jaunissent leur humidité et la lumière extérieure peine à traverser les vitres jamais lavées depuis près d'un an. Je contemple la désuétude de cette échoppe qui est la mienne, moue boudeuse entre les mains, lorsque mon rendez-vous arrive balourd.

Redressée, j'accours lumineuse ouvrir à mon petit bonhomme ventripotent, tout emmitouflé  dans son costume malgré le printemps bien installé. Le septuagénaire en question retire son chapeau en signe usité de courtoisie, saisit mes joues entre ses doigts, et dépose sur chacune d'elle une bise chaleureuse qui arque mon sourire. Mon vieux comptable, mon bon vieux comptable, la dernière personne sur cette planète qui me fait sentir comme chez papa-maman.

"Meine liebe Henriette ! Toujours aussi ravissante."
Je tourne sur moi-même avec un triomphe dardant.
"Je sais, c'est c'que je fais de mieux."

Il m'étreint de son sourire. Comptable pour l'affaire de mes parents de leur vivant, il est devenu le miens après leur décès et m'a vue presque naître - il supporte depuis ma frivolité et surtout ne parvient jamais à me reprocher la décadence de la galerie familiale dont je suis pourtant responsable. Pas bosseuse, capricieuse, un peu géniale, il me fait tout passer parce qu'il m'adore et qu'il n'a jamais admis que j'aie pu quitter les couches culottes un jour. Ce petit vieux bedonnant sourire aux yeux m'est dévoué parce qu'il est arrivé aux Etats-Unis grâce à mes parents : leur devant la chandelle de sa vie, il prend soin de la mienne avec abnégation.

"Tu veux du café, Dieter ?
- Volontiers.
- Merci ! Celui d'en face est très bon, je t'attends !"


Il me dévisage un instant avant de comprendre que je ne compte pas en faire, mais que je compte sur lui pour qu'il aille nous en chercher. Egaré quelques secondes par mon effronterie, il finit comme toujours par acquiescer d'un sourire d'aïeul trop tendre et s'échappe quelques minutes pour nous quérir des americano comme il ne s'en boit qu'à New York. Gâtée pourrie, je le laisse même payer.

A son retour, nous buvons donc nos cafés devant des liasses de bilans étalés sur le bureau. Je fume, il tousse un peu, mais ça ne m'arrête pas - peut-être, je dis bien peut-être, que je suis un peu stressée par ces histoires d'argent qui sentent mauvais. Sa mine déconfite à mesure qu'il déchiffre ses propres données pour moi n'est pas pour m'enjouer, et sa voix pataude me taperait presque sur les nerfs.

"Ce mois-ci n'était pas bon non plus, ma petite Henriette. Tu n'as vendu aucune pièce, est-ce que tu as exposé un artiste récemment ?
- Non, Dieter, comme tous les mois, la réponse est non. Dis-moi quelque chose que je ne sais pas déjà, pour une fois.
- Si ça continue en l'état ..."


Il s'interrompt pour regarder ses pieds comme un enfant qui s'apprête à se faire battre - je ne lui ferai jamais de mal, mais il est évident que vu le piédestal sur lequel il m'érige, il a très peur de me faire de la peine. Je m'impatiente qu'il me prenne pour une môme et ma jambe sautille son attente du couperet qu'il va m'annoncer.

"Le mois prochain, on risque de mettre la clef sous la porte."

Je ne réagis pas de suite, mais la nervosité avec laquelle j'écrase mon mégot dans le cendrier témoigne de mon trouble intérieur. Ca devait bien arriver : je ne fais rien pour cette boutique qui part à vau-l'eau, pourtant, par je-ne-sais quelle opération du Saint Esprit, j'espérais que ça dure encore trois éternités. Des journées passées à pavaner un verre à la main et une cigarette dans l'autre, à oublier le temps qui passe, à se noyer dans l'occupation citadine et les trinqueries amicales, à danser à s'en faire des ampoules, et des crampes, à vivre la vie à plein poumons du pétrole qui nous fait défaut depuis la guerre du Kippour. Tout ça c'est fini, die fette Jahren sind vorbei*.

"Je comprends pas Dieter, la boutique est toujours pleine à craquer pourtant !
- Oui, bien sûr ... Il se confond d'angoisse. ... mais ce sont des amis qui viennent te voir, ils n'achètent rien, ils n'exposent rien, ça ne fait pas rentrer d'argent. Et maintenant, c'est un problème ..."


Je considère la situation avec un début de souci dont je ne laisse pas transpirer l'apparence. It is what it is, je ne peux rien faire d'autre que de l'accepter, il faut bien que de lui ou de moi l'un de nous l'accepte en effet. Je récupère ainsi bon gré mal gré la mine radieuse qui m'offre tout, et me lève du fauteuil des étoiles dans le sourire. Je raccompagne Dieter à l'extérieur qui, au vu de ma réjouissance manifeste mais inconcevable, regagne un peu de bonheur - je lui dois bien ça. Néanmoins en refermant la porte derrière lui, après de chaleureuses et musicales salutations donc, je demeure suspendue un instant à la poignée.

Je vais perdre mon toit et mon travail. Je vais perdre tout l'héritage de ma famille. Je vais perdre toute la confiance qui m'a été donnée. Je me retourne pour appréhender cette pièce que je ne verrai peut-être plus un jour, et où m'observent en retour mes parents sur leur démesuré portrait de mariage accroché au mur du fond.

"Oui, je sais, c'est probablement pas ce que vous espériez pour votre fille et votre magasin, dis-je plaintive au tableau."

Découragée, je fonds dans un siège crapaud au velours victorien, vestige de notre ancienne maison en Allemagne. Mes parents ont su le faire venir depuis le IIIe Reich, et je suis même pas sûre de le récupérer après liquidation, ce fauteuil. Pour éviter de me morfondre, et surtout pour ne pas m'attaquer au problème, je conjure la perspective ombragée de mon avenir en dégainant le téléphone. J'appelle un ami jazzman pour qu'il me sorte un peu.

"Salut Mike, tu joues où ce soir ? ... Tu m'fais rentrer ?"

Quand on est une jolie nana taille 36, on ne paie jamais un centime pour s'amuser.

Spoiler:
 


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25361010.png
Hanae Leroy
J'ai 26 ans et je vis au Comté de Queens, New York, US. Dans la vie, je suis Ancienne apprentie geisha, désormais femme au foyer et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.
Guerre froide coeur chaud | Hysy Iu-10411

Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais cette douleur.
(c) IU
J’ai encore fui. Adieu ma petite résidence sécurisée dans le comté de Queens, bonjour l’errance dans Manhattan.  Pourquoi ? Fuir mon… très cher mari… pour changer.
Décidant de profiter de cette escapade, je me dirigeai vers Central Park. Je naviguai tranquillement dans cet espace vert luxuriant. Je décidai de m’assoir à l’ombre d’un arbre lisant tranquillement « Genji monogatari » de Murasaki Shikibu.
Mais j’étais bien inconsciente : Le racisme est bien présent dans ce pays. Très vite, les insultes fusèrent, des reproches sur ma richesse apparente que je volais aux « véritables citoyens américains », que je n’avais qu’à retourner dans mon pays et tout un tas d’insultes peu recherchées sur mes origines et mon genre. Je tentais d’ignorer tout ceci et continuer ma lecture mais, rapidement, je me sentis en danger. Je fini même par recevoir un cracha. Horrifiée, je me levai et détala le plus vite que je pouvais.
Ce n’étais pas évident de fuir en robe et talon, croyez-moi. Très vite, je me rendis compte que j’étais suivie par un petit groupe d’hommes. Je n’étais pas vraiment sûre mais je n’avais pas le loisir de prendre le temps de m’en assurer. Le bruit de mon cœur battant à toute vitesse m’assourdissait tandis que j’enleva promptement mes talons pour me retrouver à courir pieds nus dans la rue.
Je finis par me réfugiée dans une galerie d’art qui semblait abandonnée. Essoufflée, je ne réagis même pas lorsque que la broche ornée de pierres précieuses tomba de mes cheveux. Seul des bruits de pas me firent sortir de ma torpeur en sursautant. Peu assurée, je reculai en demandant :
« Il y a quelqu’un … ? »


"See, they're currently in alien terrain, surrounded​ by millions of the most vicious creatures on the planet... Humans."
- Newt Scammander, Fantastic Beast


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Henriette Spiegelmann
J'ai 27 ans et je vis à Manhattan, New York, US. Dans la vie, je suis héritière d'une toute petite galerie d'art et je m'en sors mal, puisque je m'occupe davantage de mon look que de mes affaires. Sinon, grâce à ma liberté, je suis célibataire et je le vis plutôt dans la liberté sexuelle des 70s.

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Henriette, c'est le bébé Eldorado. Le bébé des Amériques. L'unique enfant, de leur fratrie de trois, à être née sur le sol Etats-Unien.
Issue d'une famille juive Allemande, Henriette est née en 1948, soit plus de cinq ans après la fuite et l'expatriation de toute sa famille menacée par le nazisme, et alors qu'on pensait sa mère plus capable d'enfanter.
Ses parents sont aujourd'hui décédés, et s'ils ont légué les restes de leur grande maison en Forêt Noire, là-bas en Allemagne, à leurs deux fils, ils ont choisi de transmettre à leur unique fille la galerie modeste qu'ils avaient réussi à bâtir et qui les avaient nourris durant leur exil.

Mais Henriette échoue à la faire perdurer, parce qu'elle n'essaie même pas.
Et justement, elle n'essaie pas, car elle a peur d'échouer.

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Le rendez-vous est convenu avec Mike au Sunset à 20 heures, ce qui me laisse un peu de temps pour faire semblant de travailler. Quel est bien le travail d'une galeriste dont la galerie est vide ? Je vous le demande, je me le demande. Quel est bien le travail d'une galeriste tout court ? J'ai maudis mes parents de savourer les arts-stops : les peintures, les sculptures, y a rien qui bouge dans tout ce qu'ils ont exposé dans leur vie. Moi j'aime les arts-spectacles, les arts-mouvements, la musique, la danse, le cinéma. Quel intérêt de voir sur une toile quelque chose que je peux voir de mes propres yeux ? A l'ère de la photographie, en plus ? Ah, si, bien sûr, il y a les "arts" subversifs, avec les couleurs peps et les lignes déformés. Vous voulez que j'vous dise ? C'est moche. Ils ont dû inventer toute une théorie autour de leurs toiles pour que ça ressemble à quelque chose alors que ça ressemble à rien. Quitte à se branler, pourquoi le faire intellectuellement ?

Si mes parents avaient fait autre chose qu'une galerie, mais une scène ou un studio, j'aurais mis le nez dedans le premier jour de ma naissance.

*

La porte claque sur ma pause clope - qui est finalement une très longue pause du matin au soir entrecoupée par du café ou une flûte de mousseux parfois apporté par un ami - et je m'étonne d'une visite matinale. Toutes mes connaissances n'émergent qu'à 14h, et j'ai du mal à imaginer un client entrer dans mon taudis. Et pourtant ! Une jeune femme dont je devine à peine le prix de la robe est dans mon magasin, toute éberluée, paniquée de m'entendre marcher sur mon propre sol - je ne m'imaginais pas à quel point la galerie avait l'air abandonnée.

"Il y a quelqu'un ?"

Je la dévisage du haut de ma bassesse, cheveux obscurcis par la fumée de la gitane entre mes doigts, et m'amuse mesquinement de sa perdition.

"Si c'est ouvert, en principe, c'est qu'il y a quelqu'un ma bichette."

Je ris plus franchement, j'y mets de l'amitié cette fois. L'inconnue est une vraie princesse des temps modernes : la longue chevelure sage et soyeuse, la tenue précieuse, les jambes épilées et les chevilles fines. Comme Cendrillon, elle s'est déchaussée de ses souliers miroitants et ... c'est là que je comprends que la rue n'a pas dû être tendre avec elle, et que les petits animaux de Manhattan ne sont pas ceux de la forêt.

J'ai du mal à dire si c'est le galbe de ses mollets blancs ou sa richesse manifeste qui me la rend si intéressante, mais à ses petons délicats je repère le scintillement d'une pince à cheveux - d'aucuns diraient que c'est mon ascendance juive qui me rend sensible au faste, petite pie canaille fondant sur tout ce qui brille. Je m'abaisse pour la ramasser et la lui tend, soufflant par provocation inéduquée ma fumée - et mon regard - vers elle.

"Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?"


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Anciennement Hanae Tosuke, cadette de la famille Tosuke, une famille traditionnelle japonaise. Etant seulement la cadette, elle se dirige vers la carrière de geisha, amoureuse de la tradition de son pays. Cependant, avant la fin de sa formation, Monsieur Leroy, un magnat du pétrole la réclama comme sa fiancée. Fétichiste des femmes japonaises, il tomba directement en admiration devant Hanae qu’il qualifie d’« incarnation de la beauté ». Au vu de la relation Etats-Unis – Japon à cette période, la famille Tosuke pressa le mariage pour éviter la moindre représailles -et pour négocier des avantages.
C’est ainsi qu’à 21 ans elle se retrouva isolée et mariée de force loin de son pays natal. Et toute la richesse du monde ne suffira jamais cette douleur.
Une jeune américaine nonchalante s’avança vers moi avant de s’amuser de ma perdition. Entourée de la fumée de ce qu’il semblait être une gitane. Un peu perdue, j’observais rapidement autour de moi et constata que mon refuge s’avérait être une galerie d’art… bon, une galerie d’art délabrée mais, une galerie d’art malgré tout. Je compris donc enfin que la femme qui se trouvait devant moi, était en réalité, la propriétaire des lieux. Cependant, son apparence contrastait avec l'endroit qu’elle dirigeait. Cette femme avait une apparence soignée dans le style décontracté et libérateur significatif de ce que l'on pouvait voir ces derniers temps. Elle respirait la liberté et l'arrogante assurance. Cela lui conféra une allure irrépressiblement sexy et un poil sauvage.

L'intervention de la jeune américaine me sortit de mes pensées et je pu constater qu'effectivement, la broche n'était plus dans mes cheveux. C’est quand même un comble de la perdre ici et non pas dans les rues new-yorkaises lors de mon sprint forcé. Je saisis délicatement l'objet qu'elle me tendait et remarqua que quelques-unes des pierres précieuses qui ornait l'objet n’étaient plus en place. Je la remis donc dans la main de la jeune femme.
« Elle est cassée, pourriez-vous la jeter, s'il vous plaît ? » demandais-je poliment avant de m'incliner à la japonaise et de poursuivre : « il y aurait-il un endroit ici où je pourrais me rafraîchir un peu ? Des toilettes, peut-être ?  Je suis navrée, j'espère ne pas déranger. »
Je voulais vite retrouver un peu de contenance, et potentiellement ma dignité, ne pouvant pas oublier, l'horrible et atroce sensation du cracha de l'homme quelques instants plus tôt. sans que je puisse le réaliser, je me mis à trembler légèrement, furieuse dans un pays qui m'aime autant que je l'aime.




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