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LE TEMPS D'UN RP

Captive Prince - Drefer & Nathaniel

Texas-Flood
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Région : Lorraine
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Univers fétiche : Fantastique, post-apocalyptique, fantasy
Préférence de jeu : Homme
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Texas-Flood
Mer 12 Jan - 10:01
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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





Nate parle en #cc6666



Liam Hemsworth :copyright: ALL SOULS

Le temps s’est comme arrêté, alors qu’il ne quitte pas Drefer des yeux. S’il se focalise autant sur lui, ce n’est pas seulement à cause du rôle à jouer, c’est aussi pour ne pas faillir. Car Nathaniel se rend bien compte que dans cette fosse aux serpents, le brun est son seul point d’ancrage. Quand bien même il en soit un en partie. En partie, car l’Akielonien n’était pas persuadé que le Prince soit aussi machiavélique et cruel qu’il ne le laisse paraître. Rusé, oui. Capable du pire, aussi. Mais uniquement machiavélique, ça non. Scrutant le lord avec attention, Nate ne bronche pas lorsque les doigts de Drefer glissent dans ses cheveux. Si le geste lui arrache un frisson , il n’en montre rien, plutôt satisfait de voir la rougeur teinter le visage du lord qui ne semble soudainement plus savoir aligner deux mots. Marqué à l’épaule par les doigts du Prince, l’Akielonien se relève et reprend sa position initiale dans son dos. Chaque fois qu’il est sommé de s’approcher, il obéit, récupère fruits et sucreries avec dextérité. C’est avec un dernier regard pour l’assemblée redevenue respectueuse qu’il se met à suivre Drefer dans les couloirs, soulagé d’enfin quitter cette salle. Ses épaules se détendent peu à peu, même s’il demeure sur ses gardes. Il n’a pas manqué le spectacle du brun et de ses verres à répétition, mais il n’en avait rien dit et n’en disait toujours rien. Le silence est lourd mais Nathaniel ne fait rien pour le rompre, mourant d’envie de se gratter le dos, là où la poudre d’or recouvre bien trop ses cicatrices tout juste guéries. Il avait hâte de se débarbouiller et ne plus ressembler à un objet raffiné de décoration. A la vue des autres serviteurs, il jette un rapide coup d’œil à Drefer avant de les suivre. Ses quartiers n’étaient plus très loin mais en son for intérieur, Nate avait un mauvais pressentiment. Sans plus de formalité, il prend la direction qu’on lui impose, ne connaissant pas encore ce chemin par cœur et ne pouvant décemment le reconnaître. Arrivé à l’endroit donné, l’Akielonien se fait plus pousser qu’autre chose et constate avec amertume ne pas se trouver aux thermes mais bel et bien devant le régent. Une nouvelle fois. A croire que les rumeurs se répandaient vraiment vite à Vère…

Sur ses gardes, Nathaniel essaie de tenir un peu plus son rôle pour ne pas mettre Drefer dans l’embarras. La colère, contenue jusqu’à lors toute la soirée se réveille à son bon souvenir et gronde comme une bête sauvage au fin fond de son estomac. Barbare. Il ne fait pas si bien dire, Nate serait capable de lui faire avaler ses dents rien que pour lui retirer cet air d’autosuffisance de ses traits. Je connais bien mon neveu et je sais que les choses, entre vous, ne sont pas ce qu’elles paraissent, alors dis-moi… Que t’a-t-il offert en échange de ton obéissance, mh ? S’il espérait sincèrement une réponse à cette question, le régent se fichait le doigt dans l’œil. Nathaniel relève les yeux pour les poser droits dans ceux de cet oncle ignoble sans ciller. Quoiqu’il t’ait offert, je peux te proposer davantage… Je peux te donner ce que tu désires réellement… Ta liberté… Sur le moment, quelques jours plus tôt, Nathaniel aurait réfléchi à la question, persuadé qu’il y avait un marché intéressant à passer ici. Mais en voyant le régent ainsi, prêt à se débarrasser de son propre sang, tout ce qu’y voit Nate est un serpent de plus. Une véritable vipère qui se cache derrière des palabres doucereuses pour camoufler son ignominie. A cet instant précis, Nathaniel se met à le haïr, encore plus qu’il ne hait le Prince – si tant est que cela soit encore vrai. Il le toise, un sourcil légèrement haussé pour lui faire croire à une potentielle entente. Ce n’est que lorsque les mots suivants tombent et que Nate est déjà tiré en arrière qu’il lâche… « C’est donc ainsi que l’on traite son sang, à Vère. ».  

Une fois débarrassé des bijoux et fioritures, Nathaniel se plonge dans le bain pour terminer de faire disparaître l’or qu’il a partout, ainsi que toutes les traces de maquillage. Les serviteurs le laissent tranquilles pour ses ablutions après avoir retiré le plus gros et il se perd dans ses réflexions. La proposition du régent est tentante et ignoble, mais ce n’est pas ce qui l’agace le plus. Ce qui fait qu’il rumine, c’est son constat intérieur : bien qu’il peste encore contre Drefer, il ne peut se résoudre à le tuer. Tirant sur son collier, Nate a l’impression de suffoquer et donnerait tout pour respirer l’air frais extérieur, persuadé qu’il perdait pied à force de rester enfermé ici. Il ne pouvait s’agir que de cela, sinon pourquoi hésiterait-il autant ? A la question, ses pensées se perdent dans les souvenirs des derniers jours, les gestes et les émotions qu’il ne parvient plus à interpréter. Se plongeant entièrement sous l’eau, il se met à hurler de rage. Il demeure ainsi dans l’eau jusqu’à ce que les serviteurs décident qu’il en était assez. Juste avant que sa peau ne se fripe. Il ne faudrait surtout pas que ce soit le cas pour le Prince… Entièrement lavé et parfumé d’une odeur qui l’en-tête un peu, c’est le cœur lourd qu’il revient dans les quartiers de son propriétaire. Comme promis par le régent, il n’y a aucun garde dehors.

A peine est-il rentré et enfermé qu’il devine que quelque chose ne va pas. Tournant la tête vers la porte quelques secondes en fronçant les sourcils. Il se dit que le verrouillage était peut-être un peu abusif… A moins que le Prince ne soit considéré comme un prisonnier également à présent ? Intérieurement, Nate savait pertinemment qui en avait donné l’ordre. C’était une mesure pour s’assurer que Drefer ne puisse pas s’enfuir si Nate décidait de le tuer. Comme c’était prévenant de la part du régent… Faisant fi de l’accoutrement du Prince car il n’était pas mieux, il s’avance en vue de prendre place sur sa paillasse réglementaire, mais quand il l’observe davantage, ses yeux se plissent de suspicion. Il allait ouvrir la bouche lorsque Drefer lui ordonne de s’en aller. Figé, Nathaniel se tourne vers lui. « Ai-je fait quelque chose qui vous a déplu ce soir ? ». L’humeur mauvaise qui émanait du Prince ne lui était pas inconnue, si bien que le doute premier fût celui-là. Il pensait s’en être bien tiré lors du banquet mais à en juger par les réactions du brun… Ce n’était pas le cas. A moins que ce ne soit l’abus de vin Vérétien. N’osant faire un geste pour le moment, il se contente de le regarder, attendant une réponse, les cheveux encore humides.    





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khalomnie
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Tournesol
khalomnie
Ven 28 Jan - 14:32
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Drefer de Vère
J'ai 20 ans et je vis à Vère. Dans la vie, je suis prince du royaume de Vère, attendant de monter sur le trône et je m'en sors comme je peux.

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Matthew Daddario :copyright:️ TEXAS FLOOD
Il aurait pourtant dû s’y attendre, dans le fond. Il aurait dû se douter que Nathaniel ne lâcherait pas aussi facilement et que, en dépit de l’ordre donné, il continuerait à faire des siennes et à insister. Le poison brûle dans toutes se spores, le laissant pantelant de sueur et le regard vitreux, la peau en fusion. Il sent jusqu’à sa présence dans son dos, quand bien même l’esclave n’est pas si proche de lui. C’est tout son corps, bouillant, qui ne tend qu’à se jeter dans ses bras pour éteindre le brasier qui enflamme son être, lui pourtant toujours de glace. Il refuse de le regarder, lui tournant toujours le dos, les prunelles rivées sur la fenêtre et l’extérieur des jardins sous la lune. « Ai-je fait quelque chose qui vous a déplu ce soir ? » Un léger rire qu’il ne parvient pas à retenir, désabusé, presque amusé. « Bien sûr que non. » qu’il lâche simplement. Il aurait pu lui dire qu’il avait été parfait, bien au-delà de toutes ses attentes mais n’aurait-ce pas été jouer avec le feu qui le consumait déjà ? La drogue s’enfonce encore et encore et il lutte éperdument, de toute la force de sa volonté, forteresse de raison. Ses doigts tremblants se saisissent du pichet de cristal, se servant un verre d’eau glacé, un de plus qui ne servira pas à étancher sa soif. Il l’avale d’une traite, sans que cela ne change rien et ça l’agace, Drefer, de se voir si impuissant face à des réactions corporelles qui le dégoûtent. Ses phalanges se serrent autour de la coupe, la brisant en petits morceaux, dans un craquement sonore qui lui laisse la paume en sang. La douleur lui permet de reprendre pied, un bref moment, et il regarde, fasciné, presque dans un autre monde, le carmin qui ruisselle lentement sur sa peau blanche. Trois gouttes de sang sur la neige… Il y avait une symbolique à ça, autrefois. Il l’a oublié. Mais ce n’est pas assez, pas assez suffisant pour vaincre le venin qui embrase toujours chaque centimètre de sa carcasse et les vagues empoisonnées, telle une marée ascendante, repartent de plus belle à l’assaut des murs imprenables de sa raison. Il a beau lutter, même les plus grandes forteresses finissent par s’éroder et finalement, il abandonne, ses muscles se relâchant d’un coup à mesure qu’il accepte sa reddition. Ne serait-ce pas moins douloureux, au fond, de cesser de lutter ?

Il se retourne lentement, faisant volte-face. Ses prunelles fiévreuses détaillent net et il ne peut nier qu’il est bien plus agréable à regarder ainsi que lorsqu’il est fardé d’or et de bijoux. Sa main blessée vient glisser dans ses cheveux sombres, les replaçant mollement, déposant du sang sur sa tempe. « Nathaniel. » Il ne l’avait jamais appelé ainsi. Nate avait été bien suffisant comme sobriquet, sans pour autant avoir besoin de l’affubler du prénom royal de son illustre homonyme d’Akielos. Il ne savait pas, naïf petit Prince de Vère, à qui il avait cependant réellement affaire. Ironie du sort. « Nathaniel. » qu’il répète encore, de plus en plus fébrile à mesure qu’il approche de lui, prédateur en surface seulement. Ses prunelles claires le détaillent avec un intérêt lubrique qu’il ne lui a jamais accordé jusque-là, glissant de son visage à sa taille avant de remonter dans les propres iris de son vis-à-vis. Le Vérétien a un sourire, un de ceux qui ne lui ressemblent pas, un peu doux presque rêveur, comme sa main ensanglantée vient se poser sur la joue de l’esclave, caressante, lente, le marquant d’hémoglobine. Comme s’il y avait besoin que je te marque davantage. Et puis, elle redescend, le long de sa gorge puis de son épaule nue, traçant à chaque fois des sillons pourpres sur sa peau hâlée, comme autant de tatouages. Chaque contact enflamme davantage son être, faisant battre son cœur à un rythme aussi effréné qu’erratique. Sans prévenir, parce qu’il n’a jamais su être doux et surtout parce que la mixture dans ses veines appelle à l’urgence, il se plaque contre lui, sa peau brûlante venant réchauffer la sienne, encore fraîche des ablutions. « Allons, Nathaniel... » qu’il réprimande presque en voyant que l’esclave ne fait pas mine de bouger, de prendre ce qu’il lui offre. Sa main vient se saisir de celle de du blond, l’obligeant à la déposer sur sa propre peau d’albâtre, ne retenant ni le frisson ni le ronronnement que ce contact provoque. Il ferme les yeux quelques secondes, frustré que Nate ne prenne pas les devants. « Tu ne me feras pas croire que tu n’en meurs pas d’envie… » Alors, comme pour se donner raison, sa main se fait plus indiscrète, se glissant sous le pagne de l’esclave pour se saisir de cette virilité dont il entend bien qu’elle lui fasse honneur…


Texas-Flood
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Texas-Flood
Sam 29 Jan - 11:26
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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





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En réalité, ce n’était pas que Nathaniel ne voulait pas s’éloigner, c’est tout simplement qu’il ne le pouvait pas… Mais ce détail, Drefer l’ignorait. Il ne semble d’ailleurs pas dans son état normal et si sur le coup, l’Akielonien met ça sur le compte de la contrariété, il se rend vite à l’évidence : c’est autre chose. Mais quoi ? Le vin ? Le Prince ne tiendrait-il pas bien l’alcool ? Le scrutant sans oser bouger, Nate essaie de percer la carapace de Drefer d’un simple regard, cherchant des indices là où il peut en trouver. La tâche n’est toutefois pas aisée étant donné que celui-ci lui tournait ostensiblement le dos depuis son retour. La tension présente dans les muscles du brun est impossible à manquer, mais ce qui surprend le plus Nathaniel, c’est le soudain bruit de cristal brisé. A trop le fixer, il ne s’était pas rendu compte du geste du Prince. D’un pas, il s’avance puis se ravise, note les gouttes qui s’échappent de la main blessée. L’air autour d’eux est aussi tendu que les muscles en sueur de Drefer, si bien que le soldat en lui perçoit la note dangereuse de la situation. Malgré son envie de vérifier qu’il n’a rien, il ne bouge pas d’un mètre supplémentaire, méfiant comme jamais. Il demeure parfaitement immobile lorsque le Prince se retourne vers lui avec une lenteur prédatrice. Non, il y a définitivement quelque chose qui ne va pas. Nathaniel. Le prénom. Son prénom en entier qui roule sur ses lèvres. Est-ce là le souci ? A-t-il démasqué le pot-aux-roses ? Sait-il à qui il a réellement à faire depuis plusieurs jours ? Nate n’aurait pas cru ressentir de la crainte à cette idée, pourtant le doute qui s’insinue au travers de ses veines en est empli. Pas à l’idée de mourir, non, plutôt à l’idée que si jamais c’était le cas… Les choses ne pourraient alors plus évoluer dans le sens qu’il l’espérait secrètement. Si seulement il était capable de mettre un mot sur ce qu’il voulait exactement. Nathaniel. Il passe sa main ensanglantée dans ses cheveux et l’Akielonien voudrait lui dire d’éviter mais il demeure inlassablement muet, les yeux rivés sur le brun approchant. Intérieurement, il sait que les choses vont dégénérer. Il a un très mauvais pressentiment à ce sujet. Ne souhaitant néanmoins pas être à nouveau l’objet du fouet, il s’abstient de tout commentaire, les cheveux encore humides de son bain récent.

Il respire avec précaution, comme si même ce petit détail risquait de déclencher la tempête grondant au sein de Drefer. La distance s’est considérablement amenuisée, mais pire encore, c’est le sourire qui apparaît sur les traits de son visage qui manque de faire vaciller Nate. Sa main, rouge, se pose alors sur sa joue et il déglutit sans quitter le regard clair du Prince qu’il voit à présent parfaitement bien. La sueur se mêle au regard légèrement voilé, brillant de quelque chose d’anormal. Dans sa tête, Nathaniel fait les comptes, lie les faits jusqu’à remonter à cette entrevue avec le Régent, la raison pour laquelle il lui avait fait cette proposition. L’absence de gardes, la porte verrouillée… Et l’attitude du brun. Poison ? Non. Drogue, probablement. Les doigts de Drefer glissent sur sa peau, pendant ce temps, et Nate lutte pour ne pas frissonner malgré lui. Peine perdue. Par les méandres de Vère, il n’était qu’un idiot pour s’être laissé ainsi… Il coupe le flot de ses pensées qui déraillent, se focalise sur sa respiration qu’il fait extrêmement lente quand son cœur bat à tout rompre. Malheureusement pour l’Akielonien, en un battement de cil il se retrouve plaqué contre la peau nue et chaude du brun. La peste soit de… Il ne réalise avoir coupé sa respiration que lorsqu’il se met à manquer d’air. Sa chaleur. Non, il allait le tuer s’il continuait de jouer comme ça… D’être aussi… Allons, Nathaniel... Il s’obstine à ne pas lui rendre la pareille, à tenter de rester de marbre face à ses agissements. Parce qu’il n’était pas dans son état normal. Parce que ce n’était pas ce que Drefer voulait et il le savait. C’était uniquement le contre coup de ce qu’on avait clairement mis dans son vin ce soir. Nathaniel se laisse faire, quand sa main se saisit de la sienne pour la poser contre sa peau. Le ciel sait combien il donnerait tout pour pouvoir le toucher de cette manière, mais… « Vous êtes blessé. » qu’il parvient à lâcher d’une voix plus rauque qu’il ne l’aurait voulu.

Cela n’empêche malheureusement pas Drefer de poursuivre. Analysant ses options à la hâte, ses prunelles quittant le visage du Prince pour observer la chambre alentour, les traces de sang au sol et la vue sur la salle d’eau, Nathaniel se dit que dans tous les cas ça ne plaira pas à Drefer. Mais ça lui déplairait sans doute un peu moins que s’il lui cédait. Ce n’était pas ainsi qu’il le voulait – s’il devait l’avoir. Tu ne me feras pas croire que tu n’en meurs pas d’envie… A la seconde où les paroles résonnent et qu’il sent sa main sur lui, Nate manque défaillir. Non. Hors de question. Il inspire, prit de court et frissonne de tout son long. Le réflexe est toutefois instinctif. « Ce n’est pas ce que vous voulez, on le sait tous les deux. C’est la drogue qui parle. ». Il force la main du Prince à le lâcher et recule de deux pas pour essayer de calmer la fièvre qui venait de s’insinuer en lui comme la vapeur brûlante d’un bain. Il empestait toujours les huiles d’ailleurs. Les huiles et le sang maintenant. « Il faut arrêter le saignement de votre main. » qu’il dit comme pour faire la conversation, se raclant la gorge pour mieux se donner une contenance quand son corps hurlait tout l’inverse. Nate se détourne, passe rapidement à côté de Drefer pour trouver un linge et le baume qu’il utilisait encore pour son dos quelques jours auparavant. Il ne comptait pas se laisser attraper.






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