Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Captive Prince - Drefer & Nathaniel

Texas-Flood
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Texas-Flood
Mer 3 Mar - 21:47
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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





Nate parle en #cc6666



Liam Hemsworth :copyright: ALL SOULS

Les deux premiers jours, Nathaniel n’a fait que dormir lorsque Drefer n’était pas dans la pièce pour répéter le même rituel que la veille. Il n’avait pas bougé d’un pouce, sauf pour le stricte nécessaire, chacun de ses gestes étant un supplice pour son dos. Le moindre geste. Lever le bras, se tourner. Même tourner la tête pouvait se révéler compliquer et tirer sur ses plaies à vif. Il ne se pensait pas parmi les plus douillets, mais force était de constater que la manœuvre du prince n’avait rien eu d’une partie de plaisir. Chaque jour, c’était la même chose : Drefer rentrait dans la pièce, faisait le nécessaire pendant que Nate se montrait silencieux, et repartait. Ou plutôt, il fuyait ses propres quartiers. Alors Nathaniel ne s’était pas fait prier pour conserver le droit de dormir sur le lit du brun où l’odeur d’onguent remplaça trop vite celle du prince. Pour ce qui était de l’entente, elle était au plus bas, l’akielonien refusant catégoriquement d’adresser les paroles au prince de Vère. Au bout d’une semaine, il en avait oublié le son de sa propre voix, mais son dos avait fait de grands progrès grâce aux soins prodigués par Drefer. Il devait bien l’admettre.

Il est assis à sa place, lorsque le prince revient dans ses quartiers pour la fin de journée. A la même heure, irrémédiablement à l’heure. Il ne sait pas ce qui a pu se dire dans son dos. Il avait bien tenté d’écouter à la porte les racontars que pouvaient échanger les gardes mais non. Rien de neuf sous le soleil. Rien qu’une semaine de plus passée ici et du temps de perdu à guérir sans pouvoir s’enfuir. Car si l’idée n’avait jamais disparue de sa tête, elle avait été un tantinet apaisée. Jusqu’à ce que le drame ne se produise et que la colère envers le Prince ne se ravive de plus belle. Mais qu’en était-il aujourd’hui ? Tandis qu’il lui offre un regard qui ne laisse passer aucune émotion. Pas la moindre idée de ce à quoi il peut bien penser présentement. En revanche, à en juger par la façon dont se tient Drefer, la journée n’a pas été bonne pour lui. Une altercation avec son oncle, probablement. Il n’y avait guère que cela qui lui faisait perdre son calme. Ca et… Lui-même en fin de compte. Sans un mot, le prince s’éclipse vers ses thermes accompagné d’une dague. Nathaniel pince les lèvres et esquisse un sourire en coin, le trouvant absolument adorable sur le moment de craindre pour sa vie. Il est vrai qu’en-dehors du collier, l’akielonien n’était plus enchaîné, mais tout de même. Ca ne l’aurait pas empêché de le tuer si c’était ce qu’il avait vraiment voulu. Amusé, il devait bien l’admettre, il laisse au brun le temps de se déshabiller et de se glisser dans l’eau chaude. Il attend de longues secondes avant de se lever lentement en grimaçant légèrement et de prendre la direction des thermes à son tour. Il s’avance sans se presser lorsque la voix du prince se met à résonner. Je te le déconseille. Evidemment mais un autre que Nathaniel aurait très nettement sauté sur l’occasion et ne se serait pas fait prier, même malgré la menace sous-jacente du brun. Sans un mot, il s’accroupit, attrape le flacon d’huile puis vient se mettre lentement assis dans son dos pour commencer le laver, passant sur les poings de tension. Il ne lui offre que le silence mais un geste qu’il n’aurait pas pensé faire quelques jours plus tôt. Nate lui en voulait toujours, et pourtant c’était sa manière à lui d’enterrer la hache de guerre. Il savait que sans Drefer il ne sortirait jamais d’ici, et quand bien même il se raccroche à l’idée que c’était là la seule raison qui le poussait à agir ainsi, ce n’était pas totalement vrai.

Ses doigts glissent sur la peau dorénavant huilée et il ne dit toujours rien. De longues minutes s’écoulent ainsi sans qu’il ne jette un coup d’œil à la dague posée non loin. Il y a songé, mais en réalité cela n’a duré qu’une seule seconde. « Tournez-vous. » sont les premières paroles qui s’échappent de ses lèvres d’une voix rauque, faute de pas s’être servi de ses cordes vocales pendant sept jours.  Pendant que le prince s’exécute, ou non, Nathaniel reprend le flacon d’huile parfumée et en remet sur ses mains. Il fait ce qu’il sait faire de mieux ici, entre ces murs. Il le sert. Sûrement un prêté pour un rendu, une manière silencieuse de dire merci, quand bien même il sait que le prince n’a jamais fait ce qu’il avait fait de gaieté de cœur. Il préférait que Drefer voit toute l’intelligence qui lui était propre, de ne pas se servir du bâton pour le battre. De ne pas profiter de la situation. Car en définitive le silence avait pire que les insultes ou l’indignation. Nate avait fait ce qui visiblement était le pire pour Drefer. Il l’avait ignoré de plein gré, jusqu’à ce soir où il le prenait au dépourvu en faisant un geste surprenant de paix.




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Mer 3 Mar - 22:49
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Drefer de Vère
J'ai 20 ans et je vis à Vère. Dans la vie, je suis prince du royaume de Vère, attendant de monter sur le trône et je m'en sors comme je peux.

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Matthew Daddario :copyright:️ TEXAS FLOOD
Ses prunelles crucifient Nate du regard quand le blond approche. Si ses doigts ne se sont pas encore refermés sur la garde de la lame, attendant de connaitre ses intentions avant de se prononcer, ses yeux en disent suffisamment long. S’il tente la moindre chose, il n’hésitera pas à faire de son mieux pour lui planter la dague dans le cœur. Alors, quand il voit l’esclave se saisir d’un flacon d’huile pour s’asseoir au bord du bassin, juste dans son dos, et commencer à le frictionner avec, il se tend encore plus, si seulement c’est possible, sans comprendre. Ce n’était pas ce qu’il aurait dû faire, le servir encore, après ce qu’il lui avait fait subir, encore plus quand la servitude n’était, clairement, pas inscrite dans son sang, ce qui se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il aurait dû continuer à le snober, tenter de s’échapper ou de le tuer, au mieux, lancer des insanités mais pas… Pas ça… Sa main demeure en suspens de longues secondes, interminables, entre les eaux et la lame, cherchant le piège, son esprit trop tortueux refusant d’accepter l’acte pour ce qu’il était ; un armistice. Et puis, finalement, Nathaniel passe sur un point de tension particulièrement douloureux et il laisse échapper un grognement de satisfaction pure, le brun, en sentant la raideur quitter ses muscles sous les soins prodigués par l’Akielonien. « Tournez-vous. » Ca ressemble un peu trop à un ordre pour lui plaire vraiment mais il est encore trop sous les effets conjugués de la surprise et de l’incompréhension pour oser lui lancer un regard noir et protester alors, presque trop docilement, il s’exécute, ses prunelles claires venant plonger dans celles du blond. Positionnés ainsi, Nathaniel le surplombe légèrement mais Drefer ne s’en offusque pas, ses iris glissant sur le collier de servage qui ceint toujours le cou de l’homme. Sans mot dire, il le laisse continuer, le lave puis le rincer et, finalement, il sort des thermes sans une once de pudeur avant de s’emballer dans un peignoir molletonné et de regagner sa chambre, jetant un rapide coup d’œil par-dessus son épaule pour voir si Nate le suit. Ses iris glissent sur le lit défait, les draps tâchés de l’onguent guérisseur, et il esquisse une moue contrariée. Il aurait pu appeler un serviteur pour demander qu’on change le linge de lit mais il était quasiment certain que son oncle avait aussi coupé ses moyens à ce niveau-là, en une ultime punition, et il refusait de montrer à Nate la hauteur de la réprimande qu’il subissait. Quand bien même l’autre, pas complètement stupide, ne tarderait pas à faire le rapprochement…

Il se laisse retomber mollement assis sur le matelas, ses iris glissant dans ceux du blond en un avertissement silencieux, clamant le retour de ce qui lui appartenait maintenant que ses blessures étaient quasiment guéries. « Approche. » qu’il grogne, un peu trop bourru, avec cette sauvagerie et cette impétuosité qui ne lui ressemblait guère. Trop de chaleur et de sentiments dans son ton, lui qui n’était que froideur et implacabilité, d’ordinaire. Comme Nate s’exécute, il se lève pour lui faire face avant d’attraper le baume cicatrisant, de le faire pivoter sur lui-même et d’en appliquer une énième couche épaisse et bienfaitrice. Echange de bons procédés, diraient les uns… Un esclave frappe quelques coups rapides à la porte avant d’entrer sur l’ordre de Drefer, apportant un plateau repas composé essentiellement de fruits et d’entrées froides, avant de s’éclipser en silence. Les prunelles du brun détaillent la pitance sans mot dire, avare de paroles. Le repas n’est que pour lui, les serviteurs étant sensés manger entre eux et après leurs maîtres mais la pratique vérétienne voulait que lesdits maîtres donnent quelques miettes à picorer à leurs esclaves durant le repas, comme on gâterait un animal de sucreries sous la table. Drefer n’avait jamais cédé à ces pratiques, majoritairement parce qu’il n’avait jamais possédé de mignons. Se rasseyant sur son lit, observant le plateau posé sur le matelas, le Prince finit par ordonner, avec plus de douceur qu’il ne l’aurait voulu. Il fallait bien s’en faire apprécier, pas vrai ? « Assieds-toi. » en désignant le matelas et la place libre de l’autre côté du plat. « Tout le monde s’attend… » Il corrige en grimaçant. « Mon oncle s’attend à ce que j’aie fait des progrès avec toi en matière de dressage. » Son index vient jouer mollement avec une fraise avant qu’il ne relève les yeux vers lui. « Tu as dû comprendre que ce genre d’exercices ne m’intéressait pas alors je te propose une offre, Nate. » Il ne pouvait imaginer à quel point il touchait juste quand il utilisait le prénom qu’il lui avait donné comme une moquerie. « Donnons-leur ce qu’ils veulent tous voir… Donne le change et fait montre de soumission et nous aurons tous deux ce que nous voulons. Toi, ta paix relative et la protection de cet esclave Akielonien… Moi, le retour de mes privilèges. » Demander gentiment aurait pu fonctionner davantage mais cela n’était pas dans ses habitudes. « Il y a un dîner diplomatique demain soir, avec le gratin de la noblesse vérétienne, alors… Toi et moi, on va s’entraîner et faire en sorte que ça ait l’air vrai, d’accord ? »

Nate était supposé être un esclave de plaisir, un plaisir qui n’intéressait pas le Prince de Vère, se murmurait-il dans les couloirs mais, pour un peu de répit, il était prêt à jouer le jeu des apparences. Ses doigts délicats se saisissent d’une fraise particulièrement charnue et il la tend à Nate, remuant la tête quand le blond fait mine de vouloir s’en saisir de la main. « Ce n’est pas comme ça que l’on fait, à Vère… » Il a un sourire narquois. Le jeu l’amuse autant qu’il lui déplaît. « Seulement avec ta bouche. Toucher mes doigts avec tes lèvres serait considéré comme effronté mais cela se fait, entre amants. » Il hausse un sourcil moqueur. Si Drefer était dit frigide, il n’était pas prude pour autant. « Pas que ce soit le genre de services que j’aie l’intention de te demander mais peu m’importe qu’ils le croient… » Ses doigts approchent le fruit des lèvres de Nate. « Montre-moi. » Montre que tu sais faire preuve de délicatesse quand la situation l’exige.

Texas-Flood
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Dim 14 Mar - 13:47
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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





Nate parle en #cc6666



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Il n’aurait suffi que d’un geste, pour que la menace de la lame devienne réelle. D’un côté comme de l’autre. Nathaniel aurait pu le prendre de vitesse, user du stratagème de ladite paix pour mieux se saisir de l’arme et égorger le Prince baignant dans ses thermes. Mais à quoi cela aurait-il servi ? En quoi cet acte arrangerait-il sa situation ? Au mieux, il se débarrassait d’un Prince de Vère, au pire, il était décapité sur le champ et ne reverrait jamais Akielos. Deux princes morts en une seule journée. Tout au plus quelques heures. Non. Malgré l’effort considérable que ça lui demande, Nate n’est pas prêt à risquer sa vie et ses chances d’évasion pour le seul plaisir de faire souffrir le brun dont les muscles roulent sous ses doigts.

Le son de sa voix lui paraît lointain, lorsqu’il finit par lui demander de se retourner. Il a conscience que cela sonne plus comme un ordre qu’une demande faîte dignement mais Nathaniel n’en a cure. Après ces derniers jours, il n’était pas encore pardonné, si tant est qu’il le fusse un jour. S’il faisait le premier geste envers lui, c’était uniquement car Drefer était sa seule porte de sortie possible. Rien d’autre. Du moins c’est ainsi qu’il maintenait le fil de ses réflexions à flot. Les états d’âmes du prince ne l’intéressait guère. Ses gestes sont sûrs de lui, même lorsqu’il croise le regard clair du brun. Ses billes bleues ne restent cependant pas bien longtemps dans celles d’émeraudes, parce qu’il est toujours en colère au fond, voué à l’envie de l’ignorer encore d’une certaine façon. Ses doigts glissent sur sa peau, puis il le rince et se redresse lentement, encore gêné dans ses gestes par la guérison de son dos. Pendant ce temps, Drefer est déjà retourné dans la pièce principale de ses quartiers, enveloppé dans son peignoir, pièce où Nathaniel le rejoint quelques secondes plus tard, les parfums de l’huile lui faisant tourner la tête. Approche. Comme chaque soir, il laisse le soin au Prince de prendre soin de son dos, ses doigts traînant sur sa peau. Au début, il l’aurait étranglé de ce simple contact tant il lui en voulait, mais blessures se faisant il n’en aurait jamais eu la force. De toute manière dans ces moments-là, entre l’odeur prenante des huiles et de l’onguent lui-même il planait à mille lieues de la réalité. Mais plus maintenant. Lorsqu’il se retourne, il a pleinement conscience des mains sur sa peau, de la présence froide dans son dos. Il ne dit rien, la chose se passe de commentaires de toute façon et il subit cet énième traitement en silence car c’en est plus facile ainsi. Dans la foulée, un serviteur amène le plateau repas du prince et s’en va aussitôt, donnant l’occasion à Nathaniel de s’écarter du lit de quelques pas, ayant parfaitement compris que l’heure n’était plus de profiter des bienfaits d’un matelas.

Il est néanmoins surpris du ton doucereux avec lequel il lui demande de venir s’asseoir à ses côtés. Nate n’y est pas habitué et sur le moment son cœur manque un battement. Le prince frigide ne s’était tout de même pas décidé à passer à l’acte ? Un tantinet inquiet, l’Akielonien fronce doucement un sourcil de méfiance mais s’avance au bout de quelques secondes pour venir trouver place sur le matelas, de l’autre côté du plateau. Mon oncle s’attend à ce que j’aie fait des progrès avec toi en matière de dressage. Evidemment, le régent avait été on ne peut plus clair à ce sujet, et si Nathaniel n’aimait pas l’homme, sur le moment il ne pouvait nié avoir apprécié que le brun se prenne une majestueuse réprimande. Toujours aussi perplexe, il se contente de l’écouter en silence, soupirant mentalement d’entendre le surnom glisser d’entre les lèvres de Drefer telle une insulte. Il ne pouvait pas tomber plus juste en l’appelant ainsi. Tu as dû comprendre que ce genre d’exercices ne m’intéressait pas alors je te propose une offre, Nate. Un rictus apparaît aux lèvres de Nathaniel malgré lui. Vous y preniez pourtant un malin plaisir il n’y a pas si longtemps, qu’il manque de lui répondre, mais l’heure n’est pas à la confrontation directe et rester entre ces murs le rendent dingue. Alors il ravale ses sarcasmes et sa méprise pour l’écouter aller au bout de son idée. Donnons-leur ce qu’ils veulent tous voir… Donne le change et fait montre de soumission et nous aurons tous deux ce que nous voulons. Toi, ta paix relative et la protection de cet esclave Akielonien… Moi, le retour de mes privilèges. Etait-ce donc ainsi qu’il entamait les négociations ? En lui faisant un somptueux chantage sur le dos de l’Akielonien sauvé ? Si tant est que l’on puisse considérer le jeune homme comme sauf. Nate n’était pas dupe au point de deviner que tout ce qui intéressait Drefer à ce moment était la possibilité de retrouver ses privilèges. Sa paix relative il pouvait se la mettre où il pensait… Ce n’est pas l’envie qui manque à l’Akielonien de l’envoyer se faire voir, mais ce serait aussi une très mauvaise idée. Intérieurement, Nathaniel peste comme un diable de devoir ainsi s’agenouiller encore une fois pour l’ensemble de son plan. Il doit voir plus loin, mais sur l’instant il n’a que l’envie de vomir. Il y a un dîner diplomatique demain soir, avec le gratin de la noblesse vérétienne, alors… Toi et moi, on va s’entraîner et faire en sorte que ça ait l’air vrai, d’accord ? Cette fois, Nate ne peut empêcher le sourire narquois d’étirer ses lèvres. Ce n’est qu’à cette seconde qu’il ouvre la bouche, laissant sa voix éraillée s’évaporer dans le silence. « Si je comprends vos conditions, vous effectuez cette négociation avec moi tout en vous basant sur une forme de chantage. J’ignorais que c’était ainsi que cela fonctionnait à Vère. Qu’ai-je donc de plus à y gagner ? La seule chose que j’en retiens est la menace sous-jacente d’interrompre la protection de l’akielonien. Menace qui peut difficilement être mise à profit étant donné que comme vous l’avez dit vos privilèges ne sont plus. Je ne suis donc pas même certain que l’akielonien soit toujours sain et sauf loin des griffes de ce salaud. ». Plus malin qu’il n’en avait l’air. Plus malin que ce que Drefer pensait sûrement d’un esclave de plaisir. Chose que Nathaniel n’était pas mais dont le prince ignorait tout. Il avait cependant bien conscience que des ficelles plus grandes se jouaient au milieu de ces couloirs. Pour autant, il voulait participer à ces négociations. « Je suis prêt à jouer le jeu si vous retirez la laisse de manière permanente et à condition de pouvoir naviguer en-dehors de ces quatre murs. Avec garde, si vous le désirez, je veux juste être en mesure de sortir. ». Il ne pensait pas demander la lune. Juste un soupçon de liberté qui lui permettrait de repérer les lieux.

Une fois les négociations terminées, Nathaniel consent à l’écouter lui apprendre un tuyau ou deux sur les manières de Vère. Du moins, surtout sur les manières des esclaves en réalité, car lorsque Drefer lui refuse la fraise sous prétexte qu’il est censé la prendre uniquement de sa bouche, Nate n’a qu’une seule envie, le tuer. D’autant plus lorsqu’il rapproche le fruit de ses lèvres en claquant son ordre de son ton faussement doucereux. Sur le moment, il se dit qu’il va le laisser là à sa propre honte mais finalement son côté stratège lui intime plutôt de se prêter au jeu. D’être même meilleur que le jeu. Alors il prend sur lui, se force à croiser son regard, esquisse un sourire du coin des lèvres et entrouvre ses lèvres. Dévoilant lentement ses dents, Nathaniel vient attraper la fraise avec délicatesse. Sur un champ de bataille il était capable de tuer sans vergogne, mais Drefer se trompait s’il pensait que Nate n’était pas non plus capable de finesse. Ses lèvres prennent garde de ne pas se refermer sur ses doigts, quand bien même il sait qu’il le désarçonnerait de cette manière tôt ou tard… Son regard bleuté figé dans le sien.





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Dim 14 Mar - 15:26
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Drefer de Vère
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Nate cherche à négocier et, même si ça l’agace, c’est tout de même de bonne guerre… Sa première remarque lui fait serrer imperceptiblement les dents, un brin énervé par la justesse de ses propos. Pas si idiot pour un gros balourd de guerrier tel que lui, finalement… Alors, quand finalement, le blond expose ses réels désirs, le Prince écoute attentivement, ne le quittant pas des yeux. « Je suis prêt à jouer le jeu si vous retirez la laisse de manière permanente et à condition de pouvoir naviguer en-dehors de ces quatre murs. Avec garde, si vous le désirez, je veux juste être en mesure de sortir. » Le brun esquisse une moue de réflexion. Cela ne lui semblait pas trop demander et, de toute façon, même avec la possibilité de se promener dans l’enceinte du palais, il ne serait pas en mesure de fuir, encore plus s’il lui collait un garde sur le dos. Voire sans doute deux, pour plus de précaution… Finalement, il consent à répondre, après un silence affreusement long. « D’accord pour la laisse. Mais tu conserveras le collier ainsi que les bracelets. Si un malheureux hère dans ce palais n’a pas entendu parler de toi, il saura à qui tu appartiens en les voyant. Tu resteras dans l’enceinte du palais. Si tu sors, j’ordonnerai qu’on t’abatte à vue. Et si tu t’attires des ennuis, tu seras fouetté. Une fois de plus. » Un simple soupir comme il regarde ailleurs, un bref instant. « Tu ne connais pas les codes de cette cour, tu sais ? Cette laisse, quand je te la retirerai, tout le monde croira que… » Il serre les dents, sans poursuivre sa phrase. Retirer la longe de Nate serait un geste fort ; ça ne l’identifierait plus comme un prisonnier à dresser mais bel et bien comme un esclave de plaisir à part entière et, tout le monde, penserait que Drefer avait enfin succombé à l’appel de la luxure. Il n’aurait su dire pourquoi ça le contrariait autant mais il préfère changer de sujet bien vite, revenant sur le repas du lendemain.

Quand le blond daigne enfin mordre dans le fruit, le fixant droit dans les yeux avec ce léger sourire en coin, Drefer gronde à voix basse. Il faisait pourtant exactement ce qu’il lui avait demandé, même mieux que ça, à la réflexion, jouant parfaitement le rôle qu’il venait de lui assigner. Ce qui le fait grogner, en réalité, c’est que, l’espace d’un fugace instant, il a allumé une pointe d’envie dans les reins princiers. Un sentiment qu’il n’avait jamais ressenti pendant toutes ses années, et à raison. « Absolument charmant. » qu’il marmonne en affichant pourtant toute les marques de la contrariété. « Qui eut cru que tu avais ça en toi ? » Très vite, il lui faut transformer le moment en une brimade moqueuse. Tu sais te comporter comme une catin de cour, Nate, félicitations. C’est ce que semblent dire ses prunelles acerbes comme il le dévisage. « Encore. » qu’il ordonne d’un ton sec, lui présentant un autre fruit, posé à plat sur sa paume, cette fois. « Ne touche pas ma peau, tout en essayant de rester digne au pire, sensuel au mieux. » Ils auraient l’air fin si l’esclave se mettait à manger comme un goret, malgré la gymnastique qu’il lui impose. La leçon dure une bonne partie de la nuit entre dégustations de friandises et informations sur le protocole. Comment se tenir, que dire ou ne pas dire et autres choses bien ennuyeuses mais indispensables. Ce n’est que lorsqu’un énième bâillement vient l’abrutir que le Prince consent enfin à mettre un terme à la séance et à aller se coucher.

Le lendemain matin, c’est bel et bien Drefer le dernier réveillé, pour une fois et, quand bien même le soleil resplendit derrière les rideaux tirés, il est bien tenté de rester calé entre ses édredons. Un bref coup d’œil circulaire que Nate est déjà réveillé et « habillé », sans doute a-t-il déjà même déjeuné puisque la règle voulait, ici, que les esclaves mangent avant ou après leurs maitres mais jamais en même temps. Les serviteurs ne devaient pas encore eu vent des nouveaux ordres de Drefer, qui autorisait Nate à divaguer dans le château car, contre toute attente, on l’avait rattaché à cet anneau dans le sol, ce qui expliquait sans doute sa mine maussade. A moins qu’il n’ait pas assez dormi. A moitié dénudé, le Prince lâche un soupir en le regardant avant de passer devant lui comme si de rien n’était, se dirigeant vers son armoire pour en retirer ses vêtements du jour. Toujours la même teinte de bleu, toujours ces interminables lacets destinés à protéger sa peau des regards quand, toute la cour semblait faire exactement le contraire. Les habits dans une main, il revient vers le blond, esquissant un sourire un brin moqueur avant de lever les yeux au ciel. « Je n’ai pas oublié notre accord, n’aies crainte… » Du bout des doigts, il glisse son index et son pouce entre sa peau et le collier, effleurant son épiderme de façon sans doute involontaire au passage, libérant la laisse qui retombe au sort dans un bruit métallique, lui rendant sa liberté de mouvement. « Habille-moi et ensuite tu pourras aller visiter le palais. » Un léger sourire avant qu’il ne lui tourne le dos après avoir enfilé sa tunique, appelant à son aide pour nouer les innombrables lacets. « Je serai ton garde aujourd’hui… » Après tout, il n’en avait pas à allouer à sa surveillance pour le moment et il n’aurait pas voulu que son oiseau à peine apprivoisé s’envole…



Texas-Flood
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Dim 11 Avr - 19:28
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J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





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Il est loin d’être idiot, et s’il savait que Drefer était surpris de sa capacité à négocier, il en aurait probablement un peu jubilé. Cela lui prouverait également que le prince n’avait absolument aucune idée de qui il était. Si tel était le cas, Nate serait déjà mort à l’heure qu’il est. Entendre le prince de Vère céder à ses demandes est un soulagement pour le blond, car enfin il pourrait voir autre chose que les murs de ces quartiers. Une prison dans une prison. Voilà tout ce qu’était la chambre du prince, quand bien même elle soit spacieuse et composée de pièces annexes. Il hoche doucement la tête en guise d’acquiescement aux précisions du consentement de Drefer. C’était en effet de bonne guerre, d’un côté comme de l’autre, mais Nathaniel avait bien compris que le prince avait besoin de sa coopération sur ce coup. Pour ce qui était de l’étiquette en revanche… L’Akielonien haussa un sourcil. « … Que je vous ai grimpé dessus, c’est ça ? ». Sur le moment, il se dit que le protocole vérétien est vraiment tordu, puis il se souvient des rumeurs et des on-dit au sujet du prince et Nathaniel se permet un sourire en coin. « Je croyais que les racontars ne vous gênaient pas outre mesure. Me serais-je trompé ? ». Il tente un brin d’humour, chose qu’il n’aurait pas cru capable quand il y avait à peine quelques jours il n’avait qu’une seule envie : le tuer. L’étrangler. Le voir disparaître. Toutefois, il ne pouvait nier commencer à s’habituer à la présence du prince, à mesure qu’il lui paraissait le connaître un peu plus. Tout du moins, voire au-delà des seules apparences qu’il mettait un point d’honneur à se donner.  

Peut-être qu’il s’était montré un peu trop provocateur pour que Drefer souhaite lui faire une leçon de protocole culinaire… Car à la seconde où le prince l’observe, fraise tenue entre les doigts, Nate se dit que finalement l’idée de le tuer ne serait pas si mauvaise. Encore un énième jeu qu’il devait jouer et qui lui déplaisait. Lui déplaisait…Vraiment ? Avec précaution, l’Akielonien se prête au jeu, décidant de faire fi de sa condition pour répondre à sa demande de lui-même. Jugeant que ce serait sur son propre terrain qu’il serait le plus à même de le désarçonner, d’avoir l’ascendant. D’une manière ou d’une autre. Alors il récupère la fraise entre ses dents, exemple de finesse pour un guerrier comme lui, le tout sans le quitter de ses yeux azur. Il venait de se passer quelque chose, infime, mais le temps d’une seconde il avait cru s’être perdu temporairement dans son regard. Il se reprend néanmoins bien vite, chassant le moment de son esprit pour mieux conserver son sourire au coin. Oui, c’était sûr à présent, Nate le provoquait. Mais il ne s’agissait pas de la même provocation qu’au tout début. Il préférait s’amuser de la situation pour une fois. Qui eut cru que tu avais ça en toi ? A peine les mots s’échappent des lèvres du prince qu’ils lui rappellent combien il peut être exécrable quand il le voulait. Plissant le nez de contrariété, Nathaniel soupire sèchement et gronde, détournant son regard agacé, sourire envolé dans le même temps. « A croire que vous vous attendiez à ce que j’échoue. C’est donc ça qui vous amuse ? Que j’échoue ? ». Il ne devrait pas jouer avec le feu, son dos le sait bel et bien mais c’est plus fort que lui lorsque Drefer n’y met pas du sien. Et le prince n’en mettait pas beaucoup, du sien. Encore moins lorsque ses yeux hurlaient à l’insulte. Encore. Un ordre, à n’en pas douter, mais l’exercice se fait plus compliqué. Fruit posé dans le creux de sa paume il doit redoubler d’adresse pour espérer le prendre sans rien toucher. Il observe longuement la fraise, réfléchissant à la façon de faire, puis il s’exécute. S’aidant de sa langue pour que ses lèvres ne touchent pas sa peau, il prend tout le temps qu’il lui faut, manque d’agripper doucement le poignet de Drefer mais se retient de justesse alors que ses dents trouvent leur prise. Du jus coule doucement entre ses lèvres mais sa langue fait le nécessaire juste avant qu’une goutte ne tombe sur la peau du brun. Mâchant la fraise après s’être redressé, il jette un coup d’œil au prince, cherchant à voir… Il ne savait quoi en réalité. Toutefois, une question logeait dans un coin de son esprit, en lien avec leur discussion sur le protocole et les racontars. « Est-ce que vous le prendriez mal, si j’osais vous demander si les rumeurs qui circulent à votre sujet sont vraies ? ». Il repose ses yeux dans les siens. « Même si pour être honnête, je ne les crois pas. ».

***

Une bonne partie de la nuit. Les exercices avaient duré une bonne partie de la nuit et à la fin Nate ne savait que penser, si ce n’est qu’il allait probablement se ridiculiser. Ce n’était pourtant pas les avis des autres vérétiens qui l’inquiétaient. Car au réveil, l’Akielonien paraissait y voir plus clair. Les racontars ne l’avaient jamais intéressés, c’était plutôt avec sa propre fierté et son propre orgueil qu’il avait un souci. C’est avant tout sa fierté qui en prenait un coup de devoir se mettre à genoux à côté du prince et de se laisser nourrir par lui. Ce que pensaient les autres il n’en avait que faire, cela ne changerait pas son plan initial. Réveillé en premier, Nathaniel papillonne des yeux, surpris que Drefer ne soit pas encore debout. Du coin de sa paillasse, il observe la silhouette endormie du brun. Encore une fois, il serait si facile à tuer, là tout de suite. Mais aussi étrangement que cela puisse paraître il n’en ressent pas l’envie. Pas cette fois-ci. En revanche, lorsque les serviteurs arrivent avec son petit déjeuner modeste et vérifient que la laisse est toujours convenablement accrochée, il leur offre une moue contrariée, essayant de gratter sa peau sous le collier d’or. Quelle effroyable mascarade, vraiment. C’est sans réel appétit qu’il grignote dans son bol, peu convaincu et réfléchissant tout en patientant que Drefer ne daigne se réveiller. Il ignorait quand leur représentation devrait avoir lieu. Car il ne s’agissait que de ça… Une funeste représentation. Ce n’était finalement peut-être pas un mal qu’il retire cette fichue laisse pour ainsi dire le même jour où ils allaient se donner en spectacle. L’illusion n’en serait que meilleure. Pour qui ? Drefer ? Sans nul doute, car hormis un soupçon de fausse liberté, Nathaniel n’y gagnait rien.

Lorsqu’enfin la belle au bois dormant décide de sortir de son lit, les rayons du soleil sont déjà forts contre les fenêtres. Assis en tailleur, Nate attend toujours, les jambes endolories d’être resté ainsi dans cette position. Sans doute même avait-il somnolé ainsi. Il ne quitte pas des yeux le brun qui choisit ses affaires. Sempiternel rituel. Il lâche un soupir tandis qu’il termine de choisir ses vêtements. Ce n’est que lorsqu’il se rapproche de lui que l’Akielonien se relève pour lui faire face. L’index qui glisse contre sa peau le surprend mais il n’en dit rien, se contente d’attendre en silence que Drefer mette leur accord à exécution. Ce qu’il fait. La chaîne tombe au sol, le voilà libre de marcher jusqu’à l’autre bout de la pièce sans crainte, s’il le souhaite. Habille-moi et ensuite tu pourras aller visiter le palais. Je serai ton garde aujourd’hui… Il ignorait ce qui poussait le prince à vouloir sa compagnie aujourd’hui mais il n’allait pas se plaindre. « Fort bien. » qu’il déclare simplement avant d’attraper les lacets et de commencer à les nouer comme à l’accoutumée. Il avait fini par prendre le coup de main. Il s’était même rapproché le temps de finir de nouer les lacets qui arrivaient au niveau de sa nuque. Sans doute même que son souffle se perdait un peu sur le rare espace de peau mis à nu à cet endroit.






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Drefer de Vère
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Nate se montre affreusement appliqué, affreusement sensuel et, quand il se saisit de la fraise qui repose sur sa paume, sa langue venant se saisir du fruit pour mieux le croquer et en lécher le jus, son cœur manque un battement. Peste, qu’il était… S’il voulait s’amuser à ça… La provocation dans son regard, il savait qu’il ne l’avait pas imaginée une seule seconde et, à vrai dire, il préférait encore quand Nate le haïssait et le fusillait du regard plutôt que… plutôt que ça. Un léger grognement, il détourne le regard, avisant déjà le fruit suivant. « Est-ce que vous le prendriez mal, si j’osais vous demander si les rumeurs qui circulent à votre sujet sont vraies ? » Ses prunelles se figent sur le plateau de fruits, son geste s’interrompt en plein vol et, pendant quelques secondes, il a l’air d’une statue de sel. Ses iris reviennent se planter dans les siens, contrariés. Comment osait-il ? « Même si pour être honnête, je ne les crois pas. » Il hausse un sourcil, finissant par éclater d’un rire froid. Il ne les croyait pas hein ? Grand bien lui fasse. « Et quelles sont donc ces rumeurs, hein ? » qu’il interroge en l’observant avec malice. Ses doigts remontent lentement, délaissant les fruits pour venir effleurer l’arête de sa mâchoire puis descendre le long de sa gorge, doux, affreusement tentateurs. « Que murmurent les gardes quand j’ai le dos tourné ? » Son visage s’approche du sien, déviant jusqu’à son oreille contre laquelle il murmure d’une voix aguicheuse. « Que je suis frigide ? Que je ne prends jamais personne dans mon lit ? » Ses dents viennent accrocher le lobe de l’oreille du blond, y mordillant avec douceur, tandis qu’il poursuit, décalant son visage pour mieux revenir se positionner devant lui, planter ses prunelles dans les siennes. « M’as-tu vu en compagnie de quelqu’un, Nate, mh ? Des esclaves se glissent-ils dans mes draps, la nuit tombée ? » Ses lèvres ne sont plus qu’à quelques centimètres des siennes. « T’imagines-tu que tu seras le premier, mon joli ? » Une langue amusée vient lécher ses propres lèvres, comme il esquisse un sourire amusé. « Rêves-tu du jour où tu pourras prendre ta revanche en me pliant dans un lit ? » Un léger rire quitte sa gorge, cristallin, avant que, finalement, son visage ne reprenne son sérieux. « Ne perds pas ton temps. Ces rumeurs sont vraies, tu ne gagneras rien à essayer de les démentir. » Et d’un regard noir, il avait clos la conversation. Qu’aurait-il pu dire d’autre ? Que son régent d’oncle l’avait initié aux arts de la chair quand il était bien trop jeune pour ça et qu’il avait fini par se lasser quand il avait été trop vieux à son goût, le dégoûtant de la chose et le rendant froid comme un iceberg ? Non, certainement pas… Ses prunelles avaient eu une lueur mélancolique, presque enfantine, avant qu’il ne poursuive les leçons.

***

Il avait libéré Nate, sitôt le matin arrivé. Drefer était une pourriture, pour sûr, mais il avait une parole et il s’y tenait. Tournant le dos au blond, il attend que l’Akielonien lace son vêtement, comme d’ordinaire. Sauf que, cette fois-ci, Nate était si proche, qu’il sentait son souffle brûlant contre sa nuque, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Il se tend, imperceptiblement, ses doigts se crispant malgré lui. Il ne lui donnerait pas le plaisir de le voir lui faire ressentir quoi que ce soit. C’était hors de question. Alors il serre les dents, ne lui offrant même pas la satisfaction d’un mouvement de recul. Une fois vêtu, il ajuste sa tunique, se retournant vers lui, comme si de rien n’était, un fin sourire étirant ses lèvres. « Allons-y. » Il lui désigne la porte, lui offrant la possibilité de passer devant ; après tout, il connaissait ce palais par cœur, lui, alors autant laisser Nate divaguer où il le souhaitait. Mains croisées derrière son dos, il le suit en silence, perdu dans ses pensées, sans même se soucier des endroits où les pas de l’esclave les mènent, de ses airs admiratifs devant certains de leurs jardins, encore moins des regards surpris des courtisans de le voir marcher derrière son esclave désormais plus enchaîné. Ce n’est que lorsque le blond s’arrête au beau milieu d’un couloir, provoquant une légère collision, Drefer lui rentrant dedans, que le Prince sort enfin de ses ruminations moroses, fronçant les sourcils. Qu’est-ce que… ? Il comprend très vite en voyant Lucian planté juste devant eux, accompagné d’un esclave si frêle et si jeune que c’est à se demander comment il pourrait bien lui monter dessus sans le briser. Et, à voir les airs apeurés du jeune homme, il l’a sans doute déjà fait… « Lord Vanserra… » commence Drefer. En temps normal, jamais il n’aurait osé lui manquer de respect mais, son dernier manquement à sa parole concernant le blond qu’il aurait dû lui céder, couplé à sa récente déchéance au sein de la Cour, semblait avoir donné des ailes au rouquin. « Prince Drefer… » Le regard éloquent qu’il leur lance se passe de mots mais il entend les prononcer quand même. « Etrange vision que celle qui vous montre marchant derrière votre esclave comme si c’était vous qui portiez la laisse… » Les prunelles de Drefer se font incisives mais il ne dit rien. « …Laisse que je ne vois plus autour de son cou, par ailleurs… » Un léger rire, un ronronnement de gorge qui fait naitre une grimace méprisante sur les traits du brun. « J’imagine que vous avez fini par céder, finalement… Il doit être particulièrement doué pour avoir réussi à vous faire écarter ces cuisses réputées inviolables… » Drefer baisse le regard, honteux et contrarié, incapable d’aligner un mot pendant plusieurs longues secondes, devant l’insulte qui lui est faite. Et puis, finalement, il reprend ses esprits, retrouvant sa langue acérée, quand bien même il se maudissait lui-même des mots qui allaient sortir de sa bouche. « Il est absolument divin. Nul doute qu’il vous ferait taire sans le moindre souci, lui… » Vanserra lance un regard éloquent à Nate avant de ricaner de bonheur, s’éloignant, suivi par son docile esclave. Drefer grogne, les poings serrés, la rage au ventre. « D’ici deux heures, tout le monde au palais te considèrera comme un héros. Félicitations. » Il est amer, amer à en crever, et ça se voit comme le nez au milieu de la figure. D’ailleurs, de dépit, il plante Nate là, purement et simplement sans se soucier qu’il le suive ou non. Qu’il continue à se promener dans le palais si ça lui chantait, ils se retrouveraient ce soir au dîner, si Nate ne le suivait pas.





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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





Nate parle en #cc6666



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Le temps que le Prince ne daigne se réveiller, Nathaniel s’était perdu dans la contemplation de ce dernier, l’air absent. Ses pensées tortueuses ne l’avaient pas quitté depuis la veille, perdues entre l’envie irrépressible de lui faire payer, le massacrer, et celle de… Il n’aurait vraiment su le dire. En songeant à ce qu’il s’était passé lors des leçons, Nate ne faisait pas le fier. La provocation que Drefer lui avait renvoyé au visage était des plus perturbantes, et il avait bien failli en perdre définitivement son souffle lorsqu’ils s’étaient retrouvés bien trop proches l’un de l’autre. De fait, son humeur du matin est des plus moroses, et pas uniquement car les serviteurs avaient remis cette maudite chaine en place. Tandis que la belle au bois dormant sortait enfin des bras de Morphée, Nate a bien le loisir de le voir prendre son temps, choisir savamment ses vêtements du jour sans se soucier de leur accord de la veille. Par les braies d’Akielos, il allait vraiment finir par le tuer. Après plusieurs minutes d’attente supplémentaire, la laisse tomba enfin, et l’effluve du parfum du Prince revint chatouiller les narines de l’Akielonien avec plus de force. Merde. Nouant les lacets avec plus d’adresse qu’à son arrivée, Nate s’applique tout en essayant de finir au plus vite. Ce matin, la proximité le dérange plus que toute autre chose, sûrement à cause du fait qu’il a hâte de pouvoir vadrouiller dans les couloirs. Même sous bonne garde, cela serait toujours mieux que de rester cloîtré ici comme ces derniers jours de convalescence. La peau de son dos le tiraille toujours mais il l’ignore de tout son être, si bien qu’il ne se rend pas compte s’être rapproché du brun pour terminer de nouer les lacets à sa nuque. Son souffle chaud ricoche sur la légère bande de peau encore visible, mais là encore Nathaniel n’en a pas conscience. Lorsque, enfin, il est sommé de se diriger vers la porte de sortie, l’Akielonien ne se le fait pas dire deux fois.

Il y a presque quelque chose d’étrange à errer dans les couloirs sans attache, Drefer à quelques pas derrière lui. C’est comme s’il découvrait les lieux pour la première fois – ce qui était, en réalité, bel et bien le cas. Ses prunelles bleues se posent ainsi à droite et à gauche, observant les entrées menant au jardin, d’autres menant à des salles plus imposantes et décorées de couleurs vives. Les Vérétiens n’avaient visiblement pas de goûts subtils en ce qui concernait la décoration. Tout était soit vulgaire, soit empli de couleurs vives et criardes. Si bien que par moments, Nate aurait pu s’en brûler les yeux. Pour autant, il doit bien admettre que les lieux disposaient d’un certain charme indéniable, probablement à cause des rayons de soleil qui semblaient filtrer par des endroits stratégiques. Ils savaient jouer avec la lumière, à n’en pas douter, et il se dégageait ainsi de certaines pièces une ambiance pour le moins particulière. Nate en avait presque souri, à certains moments, jusqu’à… Jusqu’à ce que la vue se fasse immédiatement plus désagréable au détour d’un couloir. A la vue de l’homme qu’ils allaient croisés et dont le regard venait de se poser sur lui d’un sourire narquois, Nathaniel s’arrêta net. Comme figé en plein vol. Drefer lui rentre dedans sans crier gare mais le brun ne s’en formalise pas, se contentant de fixer Lord Vanserra comme un prédateur prêt à bondir sur sa proie. Quel être méprisable. Ses billes bleues ne quittent le visage du Lord que pour s’intéresser au jeune homme présent à ses côtés. Intérieurement, la colère gronde mais il demeure parfaitement immobile. Ce ne sont pas les piques qui manquent au sein de son esprit, mais Nate prend sur lui. Cela n’arrangerait pas la situation, ni ne mettrait Drefer dans une bonne position. Alors il se tait, serre les dents à s’en faire crisper méchamment la mâchoire. Aux mots lâchés par l’autre, Nathaniel sent la colère vrombir un peu plus. Comment osait-il seulement s’adresser ainsi à un Prince. Il l’aurait déjà fait pendre par les pieds, les tripes à l’air s’il avait pu. Nul besoin de jeter un coup d’œil au principal concerné dorénavant à ses côtés pour deviner l’agacement et la gêne ressentis. A force de l’avoir observé, Nate commençait à reconnaître les mimiques de Drefer, tout comme ce dernier devait commencer à bien connaître les siennes. Il meurt d’envie de répondre quelque chose, n’importe quoi qui puisse rabattre le caquet de cet infâme, mais le Prince décide visiblement d’assumer la fausse rumeur qui allait se propager. Il est absolument divin. Nul doute qu’il vous ferait taire sans le moindre souci, lui… . Nathaniel comprend alors ce qu’il lui avait révélé la veille face à sa demande personnelle. Cette situation était pleinement sa faute, et s’il devrait en jubiler, il se rend compte que ce n’était pas le cas. Le regard coulant que lui jette Vanserra lui fait l’effet d’un courant d’air froid. Il aurait pu en vomir s’il n’était pas aussi immobile. Sourcils froncés, il observe le Lord reprendre sa marche et en profite pour décaler légèrement son pied, avec subtilité, juste assez pour qu’il trébuche sans tomber. Simplement pour le désarçonner. Se rattrapant de justesse, Lord Vanserra n’a pas besoin de se retourner pour savoir à qui était-ce la faute. « Faîtes attention Lord Vanserra, je ne voudrais pas que vous vous cassiez une jambe avant les festivités de ce soir. » sont les seuls mots que Nathaniel lâche à son encontre avant que Vanserra ne disparaisse, suivi de près par son esclave.

A ses côtés, Drefer se met à grogner, les poings serrés, et il ne sait comment réagir face à cela. Encore moins lorsque les mots résonnent sans perdre un instant, ramenant à la surface tout le côté désagréable de sa personne. Sauf que cette fois, Nate en comprend parfaitement les raisons et n’irait pas lui dire de se calmer. Il aurait voulu néanmoins dire quelque chose, mais le Prince s’écarte déjà, furibond et s’éloigne de lui. Le brun soupire, pourrait continuer son exploration mais stratégiquement parlant, il décide plutôt de le rattraper, marchant à quelques pas derrière lui, se rapprochant uniquement au bout de plusieurs longues secondes. « Laissez-le parader. Des rumeurs, il y en aura toujours, vous devriez vous en servir pour prendre l’ascendant. Qui plus est, je ne suis pas obligé de tenir le rôle qu’ils veulent m’assigner. Si vous voyez ce que je veux dire… ». Il n’était pas forcé d’être le dominant de l’histoire sous prétexte qu’il était jugé comme une brute Akielonienne. Etait-ce d’une certaine manière une forme de bonté de sa part ? Nathaniel n’en sait rien, mais il n’a pas non plus aimé le manège du Vanserra. Alors s’ils pouvaient en jouer pour donner plus de poigne à Drefer, soit, il assumerait. On ne pouvait pas l’humilier plus que ce qu’il avait déjà subi de toute façon… Et en y réfléchissant, lui comme Drefer n’avaient strictement rien à perdre de plus. Uniquement à y gagner, peut-être ? « Si vous devez me frapper pour vous sentir mieux, il y a un coin sombre là-bas. ». Une vaine tentative d’humour de mauvais goût, tandis qu’il esquisse un sourire près de son oreille.  






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Drefer de Vère
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Si Drefer apprécie, il va sans dire, l’attitude de Nate face à Lord Vanserra, cela ne suffit pas à le calmer. L’idée que ce porcelet de Lord puisse l’imaginer dans un lit avec l’esclave Akielonien le répugne au plus haut point et, sitôt le courtisan parti, il s’empresse de faire de même, peu désireux qu’on le voit aussi bouleversé par les rumeurs déplaisantes qui ne vont pas manquer de s’ensuivre. S’il entend les pas de l’esclave derrière lui, il ne prend pas la peine de ralentir ou encore moins de s’arrêter. La rage lui tord les boyaux, le rendant presque fébrile. Quand il s’arrête enfin, il est essoufflé mais toujours aussi énervé et la présence de Nate dans son dos n’arrange pas les choses. « Laissez-le parader. Des rumeurs, il y en aura toujours, vous devriez vous en servir pour prendre l’ascendant. Qui plus est, je ne suis pas obligé de tenir le rôle qu’ils veulent m’assigner. Si vous voyez ce que je veux dire… » Sur le moment, il ne comprend pas ce qu’il lui raconte, ce qu’il essaie de lui dire et puis la lumière se fait jour dans son esprit et il fronce les sourcils. Sa fureur redescend d’un coup, ne laissant plus qu’une vague de fatigue immense, comme il passe une main nerveuse sur son visage avant d’éclater d’un rire nerveux. Ses prunelles glissent du visage de l’esclave jusqu’à son torse pour finir sur ses hanches, et il laisse échapper un petit reniflement presque dédaigneux. « Bien sûr, Nate. Tout le monde y croira… » L’idée semble tellement cocasse qu’il ne peut retenir un nouveau rire. Consciemment ou pas, pourtant, sa colère était redescendue d’un cran. « Si vous devez me frapper pour vous sentir mieux, il y a un coin sombre là-bas. » Il hausse un sourcil, un brin surpris, se fendant d’un sourire sincère, le premier, sans doute, depuis que le blond était entré en sa possession. Réalisant qu’il a laissé tomber son masque de froideur, l’espace de quelques secondes, il reprend aussitôt sa contenance, se recomposant une image à peu près glaciale. « On ne frappe pas les esclaves de plaisir, à Vère, Nate. Et c’est ce que tu es aux yeux de tous, désormais… » Sa main se lève, lentement, en direction de son visage, non pas pour frapper, mais pour venir effleurer sa joue du bout des doigts, glissant sous son menton pour lui faire relever légèrement la tête. « Si tu veux me consoler, tâche de te montrer irréprochable au dîner de ce soir. » qu’il ajoute, son index venant tapoter doucement la lèvre inférieure du blond. « Sois de retour dans mes appartements à la tombée du jour, quelqu’un t’aidera à te préparer… » Et sans rien ajouter de plus, il esquisse quelques pas pour fuir. Si Nate voulait continuer à se promener, grand bien lui fasse ; personne ne s’étonnerait de le voir libre de ses mouvements maintenant que les rumeurs allaient enfler comme une marée en pleine montée. Pourtant, il s’arrête net au bout d’un mètre ou deux, se retournant avec un léger sourire en coin. « Oh et… Bien sûr, si tu essayes de franchir les portes du palais, tu seras exécuté, alors ne joue pas les héros. » Et dans un demi-tour gracieusement exécuté, il disparait au détour d’une alcôve.

[…]


Assis à la table de banquet, tout de bleu roi vêtu, Drefer ne cesse de jeter des œillades en direction de la porte, plus ou moins discrètes. Nate n’est toujours pas là et à en croire les regards qu’il sent peser sur lui, tout le monde n’a qu’une seule hâte : pouvoir juger de la nouvelle relation entre le Prince et son esclave si rebelle, autrefois. Les murmures vont bon train même s’il tente de les ignorer et le retard de l’Akielonien lui déplaît. On le lui aurait dit, tout de même, s’il avait été abattu en tentant de s’enfuir, n’est-ce pas ? Le doute commence à l’envahir quand il apparait enfin, un fin sourire de satisfaction venant alors ourler ses lèvres. Les laquais ont vraiment bien bossé et Nate est magnifique, même lui ne peut pas dire le contraire. D’ailleurs, à voir les prunelles brillantes des convives, peu oseraient prétendre qu’il leur déplaît sans être accusé de mensonge. Docilement, peut-être un peu trop, le blond vient se placer derrière sa chaise, un peu en retrait comme le sont tous les autres mignons de cette noblesse désoeuvrée. D’un signe de tête, il lui fait signe de s’approcher, l’esclave tendant sa tête pardessus le dossier de la chaise du Prince pour mieux entendre ce qu’il a à lui dire. Si les courtisans voulaient le spectacle d’un barbare mâté par un prince mal considéré, ils allaient être servis. Ses lèvres viennent se poser sur le lobe d’oreille de l’Akielonien et ce qui pourrait ressembler à des mots doux tient en fait davantage de la remontrance. « Tu es en retard, j’ai cru que tu ne te montrerais jamais… » Reprenant sa position, ses prunelles bleues se posent sur les convives plus ou moins estomaqués à des degrés différents. Cette attitude de sa part est des plus inhabituelles, lui qui ne s’était jamais intéressé aux esclaves de plaisir, tout comme l’est la soudaine docilité de celui que tous considéraient comme un barbare indomptable, quelques heures plus tôt encore. « Vous avez fait des merveilles avec lui, Prince Drefer… » commence le courtisan en face de lui, les yeux rivés de convoitise sur Nate. « Dire qu’il y a encore quelques jours il était prêt à arracher la gorge de tous ceux qui l’approchaient… » Le prince de Vère incline la tête face au compliment, ses longs doigts fins se saisissant de sa coupe de vin pour en boire une longue gorgée. « J’imagine que tout le monde trouve son maître un jour… » ronronne cette fois-ci l’imprudent, les prunelles fixées dans celle du brun, provocateur. Cette fois, les mots lui étaient clairement adressés, comme pour signifier que tout le monde ici avait une bonne idée de qui était le maître des deux. Les phalanges du prince se resserrent sur sa coupe, blanchissant sous la force avec laquelle il la serre mais il conserve son sourire de façade. Du bout des doigts, il attrape une fraise bien rouge et juteuse dans le plateau devant lui, la faisant rouler entre ses phalanges, comme pris d’indécision, avant de reporter son attention sur le blond, toujours derrière lui. « Nate, fais-moi le plaisir de montrer à Lord Orchard qui est ton maître… » Les mots ont été dits suffisamment fort pour que tout le monde s’arrête soudainement de discuter pour braquer leur attention sur eux. Il lève la main pour lui tendre le fruit, mais pas assez haut pour qu’il puisse l’atteindre sans se pencher. Ses prunelles croisent les siennes en un regard d’avertissement. Fais-moi défaut et j’aurai ta tête… Le message était parfaitement clair…




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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





Nate parle en #cc6666



Liam Hemsworth :copyright: ALL SOULS

Il essaie. Pour le coup il essaie vraiment sans trop le réaliser, si bien que sa proposition échoue pour ce que Drefer considérait comme une raison logique. Ca ne l’était toutefois pas pour Nathaniel. En quoi le physique devrait conditionner les rôles de chacun ? Bien sûr, Nate. Tout le monde y croira… Et pourquoi pas ? Laissé perplexe une fois de plus par les mœurs de Vère, il se contente de le regarder, prêtant néanmoins attention aux bruits alentours qui évoqueraient l’arrivée d’une tierce personne. Le Vanserra avait suffisamment mis en boule le Prince, Nate préférait éviter que son humeur n’empire quand il essayait vaillamment d’obtenir l’effet inverse. Ni de une ni de deux, la proposition suivante se veut tentative d’humour, si tant est que l’on puisse l’appeler ainsi. Le sourire qui se dessine sous la surprise n’échappe pas à l’Akielonien mais il n’en fait rien. Il ne commente pas, les traits de Drefer se refermant étaient une preuve suffisante comme quoi il était parvenu à quelque chose. Même infime, sa tentative avait fait mouche. La réponse qui suit est alors une véritable surprise pour Nathaniel. Ce n’était pas ce qu’il avait pu voir depuis le début de son séjour à Vère. Quand bien même il n’ait pas vu grand-chose en réalité… La dénomination d’esclave de plaisir ne lui plaît pas, mais il ne peut pas aller à l’encontre de cette dernière étant donné qu’elle était le centre même de leur accord. En son for intérieur, il sentait son cœur se serrer à chaque fois qu’il songeait un peu trop à sa condition. Cet accord lui hérissait le poil à bien des égards, mais il s’est forcé à garder la colère en sourdine. Cela faisait maintenant quelques temps qu’il avait compris que la violence ne résoudrait rien ici, pas même la colère. La ruse en revanche, était source de réussite.

Tandis qu’il est légèrement perdu dans ses songes, les doigts du Prince effleurent sa joue. S’il l’avait vu entamer ce geste, il aurait probablement eu un mouvement de recul par réflexe. Mais ce n’est pas le cas. Au contraire, ça l’oblige à relever ses yeux bleus dans leurs semblables, quand bien même il se retrouve à devoir suivre sans broncher le mouvement de ses doigts tout juste placés sous son menton. Si tu veux me consoler, tâche de te montrer irréprochable au dîner de ce soir. Nate meurt d’envie de rétorquer. Le consoler n’était pas vraiment ce qu’il essayait de faire, si ? Seul un souffle s’échappe de ses narines, lèvres scellées par son index tapotant par surprise l’une d’entre elles. Dieux qu’il… « Il n’y a aucune raison pour que je ne le sois pas. » qu’il finit par lâcher malgré tout sans trace de haine, car ils étaient au beau milieu d’un couloir. Ses propres paroles en étaient presque ironiques tant elles lui paraissaient complètement irréelles. Et soudain, Drefer fait demi-tour en le laissant là. Incrédule, le jeune homme se demande s’il n’est pas en train d’halluciner. On l’avait drogué, c’était forcément ça. En réalité il pensait être en dehors des quartiers du Prince mais ce n’était pas le cas. Oui, c’était forcément à cause de l’odeur trop forte des huiles parfumées. Oh et… Bien sûr, si tu essayes de franchir les portes du palais, tu seras exécuté, alors ne joue pas les héros. Non, finalement il n’était pas en train de rêver. Il en est certain à cette seconde. Rendant le sourire en coin au Prince déjà éloigné, il se contente de lui répondre par une révérence un peu trop appuyée et attend que la silhouette de Drefer ait disparue à l’angle du couloir pour prendre la direction opposée d’un pas nonchalant. Car strictement rien ne pressait.

Il prend le temps de mémoriser chaque couloir emprunté, repérant des décorations ou des marques sur les pierres qui pourraient l’aider à se souvenir des chemins traversés. S’il croise quelques gardes et autres personnes, il ne prête guère attention aux regards qui se posent sur lui, jouant son rôle à ce qu’il pense être la perfection. Camoufler les habitudes princières qui lui sont propres, celles jugées barbares par les Vérétiens, est plus difficile qu’il n’y paraît mais il se force à jouer la comédie. Raison pour laquelle il passe une partie de la journée à observer l’attitude des autres, enferme son amertume au plus profond de lui-même face à plusieurs spectacles. Lorsque l’heure de retourner aux quartiers du Prince arrive, en fin d’après-midi, il a vu tellement de choses en une journée qu’il sait qu’il en aura besoin de supplémentaires pour parvenir à bien s’imprégner de toutes les informations. Mais, il était prêt à tenir son rôle. L’esprit dorénavant plus clair.

***

Drefer allait le tuer. Pour le retard. Mais ce n’était pas de sa faute.
Les serviteurs avaient visiblement sous-estimé la surface de sa peau et s’étaient retrouvés à devoir préparer plus de leur mixture que prévu. Pendant qu’on l’apprêtait et le pomponnait à outrance, Nate ruminait intérieurement, perdu entre la gestion de sa colère et son envie de bien faire. Son envie de bien faire, rien que pour ça il pourrait se frapper de se mettre à penser ainsi. Agacé, il regardait d’un œil distrait les différents hommes et femmes s’atteler autour de lui. Il s’exécutait à chaque demande muette, ne disait rien à la surutilisation des huiles sur son corps. Il y avait longtemps maintenant qu’il n’était plus pudique ou enclin à grogner dès qu’on le touchait. Il les laissait donc faire ce pour quoi ils étaient là. Les laissait peindre ses paupières et ses lèvres, passer une multitude de bijoux allant de paire avec son collier et ses bracelets qui eux ne bougeaient jamais. Il aurait tout donné pour pouvoir sentir la brise légère de fin de journée effleurer son cou, ne serait-ce qu’une minute. Il les laissa même lui percer l’oreille en vue d’y ajouter une boucle en or pendante. Quand ils eurent enfin terminé, Nate n’osa même pas soupirer, de peur qu’ils doivent effectuer des retouches.

Derrière la porte, il n’en mène pas large, prend une lente inspiration et se convainc en pensant que ce n’est qu’un jeu politique de plus. Alors ses traits se métamorphosent et il avance au détour des couloirs empruntés le matin-même. Si bien que lorsqu’il pénètre enfin dans la salle de banquet, tous les regards sont rivés sur lui. Envolé le barbare quand bien même sa silhouette ne soit pas aussi délicate que la majorité es autres mignons se trouvant dans la salle. S’il dégage toujours cette force à l’état brute, il a bien conscience de dégager également autre chose. En premier, avant même de marcher, il pose son regard sur Drefer qu’il ne quitte pas des yeux, se focalisant uniquement sur lui comme si les autres ne comptaient pas – et c’était le cas. Entièrement doré de la tête aux pieds à l’exception de ses cheveux, il ne se formalisait nullement du peu de tissu qu’il portait à la taille et qui le camouflait à peine. D’un pas mesuré, il se dirige sans ciller jusqu’au Prince, prenant suffisamment de temps pour laisser à l’assemblée le temps de bien le regarder et prendre conscience de toute la place qu’il occupait subitement. Intérieurement, Nathaniel haït cette idée avec force, mais rien ne transparaissait au-dehors. S’il pestait encore contre Drefer, tout était soigneusement caché à l’intérieur de sa tête. Arrivé finalement à la hauteur du brun, il baisse respectueusement ses yeux fardés de noir et or et vient se positionner derrière lui. Toute son attention n’est portée que sur sa personne et il ne peut nier que ce bleu lui va à merveille. Sommé de s’approcher, il avance et se penche lentement, les yeux rivés sur le sol. Son cœur manque un battement lorsqu’il sent alors ses lèvres contre son oreille récemment percée. Tu es en retard, j’ai cru que tu ne te montrerais jamais… . Sachant que répondre serait une erreur face à tous les regards posés sur eux, il se contente de sourire légèrement et hocher la tête, continuant donc le manège du Prince en leur faisant croire à un compliment de maître à propriété. Il lui expliquerait les causes de son retard plus tard. Reprenant sa place, il ne s’autorise à observer l’assemblée qu’à cet instant, d’une telle manière que cela pouvait sous-entendre une certaine fierté d’être ainsi derrière le Prince de Vère. A l’intérieur par contre, il avait toujours la nausée.

Vous avez fait des merveilles avec lui, Prince Drefer…
Nathaniel sent ses entrailles vrombir de plus belle aux simples mots prononcés, mais il ne croise pas le regard du lord, focalisant plutôt son attention entière sur l’assemblée ou sur Drefer, comme si le lord n’était qu’un moucheron insignifiant. Du moins indigne de ses compliments à lui. Et ça l’indifférait bel et bien, ce n’était pas dur à jouer. Dire qu’il y a encore quelques jours il était prêt à arracher la gorge de tous ceux qui l’approchaient… A ce stade, Nate se disait surtout que cela faisait plusieurs semaines et non quelques jours, mais il n’allait certainement pas le contredire. En revanche… Je pourrais définitivement t’arracher la gorge avec mes dents. Il aurait aimé être en mesure de le lui prouver. Aux prochaines paroles qui s’échappent alors de sa bouche, Nate manque de le fusiller du regard. Ce n’est d’ailleurs qu’à cet instant que ses prunelles bleues se posent dans celles de lord Orchard. A peine une minute, juste de quoi signifier qu’il avait parfaitement compris le sous-entendu et qu’il avait trop de considération pour son maître, pour apprécier qu’on ne parle de lui en ces termes. En réalité, Nathaniel n’avait pas du tout aimé ce ton doucereux, ni ce qu’ils sous-entendaient. Ca le mettait en colère. Ainsi, Drefer n’a pas besoin de se montrer convaincant par le regard lorsqu’il lui demande de faire une démonstration de ce qu’ils avaient inlassablement répété. Il ne se fait pour ainsi dire pas prier, s’avançant déjà sans quitter le lord des yeux, ne les détournant que lorsqu’il arrive au niveau du Prince. Il plonge ses yeux dans les siens un instant, de la même manière que s’il avait regardé un amant et pose un genou à terre pour mieux être en mesure de se pencher vers sa main. Aussi pour signifier par ce geste qu’il n’arrivait certainement pas à la cheville du prince de Vère. Puis, sans l’effleurer un seul instant, il vient récupérer la fraise du bout des dents, avec une lenteur telle que le silence autour d’eux se fait lourd. Pas une seconde, il n’a quitté les yeux clairs de Drefer et son air princier. Pas une seule. Une goutte rouge perle sur sa lèvre inférieure qu’il récupère à l’aide de sa langue tandis qu’il s’agenouille à côté du siège du brun en balayant l’assemblée du regard.
Ils avaient voulu du spectacle.
Ils en avaient.





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NO MOURNERS, NO FUNERALS
Cut me deep, storm in the quiet ☽ Feel the fury closing in, all resistance wearing thin. Nowhere to hide from all of this madness.
khalomnie
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khalomnie
Mar 11 Jan - 21:11
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Drefer de Vère
J'ai 20 ans et je vis à Vère. Dans la vie, je suis prince du royaume de Vère, attendant de monter sur le trône et je m'en sors comme je peux.

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Matthew Daddario :copyright:️ TEXAS FLOOD
Nate joue parfaitement son rôle, malgré les premières craintes de Drefer qui s’était imaginé le pire. Peut-être même qu’il le joue un peu trop bien. L’esclave en fait trop, beaucoup trop, il le voit bien, lui, mais les courtisans de Vère sont bien trop émerveillés par la scène pour le réaliser. Leurs regards se croisent puis ne se lâchent plus et, si Drefer a toujours conscience du monde qui les entoure, il oublie presque leur public, un bref instant. Les dents de l’Akielonien se font délicates, gracieuses, tandis qu’il récupère le fruit du bout des lèvres pour finalement l’avaler avant de recueillir de sa langue la goutte qui s’était échappée sur sa lèvre inférieure. Le Prince reste un moment hypnotisé par le spectacle, pensif, presque rêveur et puis Nate regarde l’assemblée et le charme se rompt. Drefer revient très vite à son état naturel, masque frigide mais non départi d’un sourire presque triomphant en voyant les visages incrédules de leur compagnie du soir. Les doigts du Vérétien viennent glisser dans les cheveux de l’esclave toujours à genoux, s’y enfonçant pour les caresser, comme on flatterait un animal dont on est satisfait. Ses phalanges se couvrent d’un peu de poudre d’or quand il retire sa main, ses doigts effleurant au passage l’une des épaules de Nate, y laissant trois sillons parallèles révélant la vraie couleur de sa peau. « Vous disiez donc, Lord Orchard ? » Le fameux Lord balbutie des paroles incompréhensibles, le visage cramoisi par l’embarras, évitant soigneusement son regard. D’un léger mouvement de tête, il fait signe à Nate de se relever ; il n’aimait pas vraiment le voir à genoux si près de lui, contre toute attente.

Le reste du repas se déroule sans encombre. Après que Drefer a réitéré le manège de nourrir Nate par bouchées microscopiques à plusieurs moments de la soirée, plus personne n’a osé remettre en cause son autorité et les courtisans ont fini par cesser de leur prêter une attention soutenue. Le prince a fait bonne chère, buvant plus qu’il n’a mangé, se repaissant du délicieux vin Vérétien servi aux convives. Mais, au fur et à mesure de l’avancée du repas, il commence à se sentir un peu fiévreux ; sans doute était-il temps de retourner à ses appartements avant que l’alcool ne lui fasse faire des choses stupides qui auraient gâché son triomphe de ce soir. Ainsi, quand Drefer décide de se retirer, tous s’inclinent avec un respect dont ils n’ont plus fait preuve depuis un moment. Ses doigts effleurent le poignet de l’esclave, sans le regarder, pour lui signifier qu’il doit le suivre. Malgré les couloirs déserts qu’ils traversent, le Prince ne lui accorde pas un mot ; ici, même les murs ont des oreilles et il le sait. Régulièrement, toutefois, il tire sur le col de sa tunique comme s’il avait trop chaud. Quand une livrée d’esclaves apparait de nulle part au détour d’une alcôve, il est presque soulagé de les trouver là. « Débarrassez-le de tout ça et renvoyez-le moi. » leur ordonne-t-il en désignant le blond. Il n’avait jamais été friand de tous les artifices qu’on rajoutait aux esclaves de plaisir et, si ça n’avait tenu qu’à lui, Nate n’aurait jamais été paré de la sorte. Il est tellement pressé de retourner dans le refuge de ses appartements que c’est à peine s’il accorde un regard aux domestiques ou à Nate avant de s’enfuir.

L’on aurait pu penser que les esclaves auraient conduit Nate directement aux thermes pour lui retirer les peintures, les huiles et les bijoux qui parsemaient son corps mais il n’en est rien. Quand la porte s’ouvre, cette fois-ci, ce n’est pas sur un bassin d’eau mais sur le régent en personne, bedonnant, assis à son bureau finement ouvragé. Les domestiques poussent l’Akielonien à l’intérieur avant de refermer la porte derrière lui. Le roi par intérim daigne enfin lever les yeux vers lui, un sourire torve accroché à son visage rubicond. « Eh bien, eh bien… Quel changement ! Je peux presque comprendre ce que mon neveu te trouve, barbare… » Il le toise de haut en bas mais, loin d’être appréciateur, son regard est davantage analytique, comme s’il cherchait à deviner ce que l’esclave avait dans le ventre. « Vous nous avez offert un touchant spectacle au banquet, tous les deux mais, tu sais… » Sa langue vient lécher ses lèvres comme un prédateur prêt à se repaître de sa proie. « Je connais bien mon neveu et je sais que les choses, entre vous, ne sont pas ce qu’elles paraissent, alors dis-moi… Que t’a-t-il offert en échange de ton obéissance, mh ? » Il semble attendre une réponse, qu’elle vienne ou pas, avant d’enchainer. « Quoiqu’il t’ait offert, je peux te proposer davantage… Je peux te donner ce que tu désires réellement… Ta liberté… » Son sourire se fait plus large, plus machiavélique, comme il enchaîne. « Ce soir, les gardes du Prince ne seront pas à leur poste. Tu pourras t’offrir une jolie vengeance avant de jouer les filles de l’air. Personne ne t’arrêtera. Réfléchis-y… » Et sans attendre sa réponse, peu disposé à trop discuter avec un esclave et certain du choix qu’il allait faire, il le congédie, les esclaves prenant de nouveau le relais et le conduisant bien aux thermes, cette fois.

Dans ses appartements, Drefer étouffe sous la chaleur qui a envahi son corps tout entier. Il blâmerait bien le vin mais il sait qu’il n’en est rien. Il lui a suffit de jeter un regard à ses yeux vitreux et fiévreux pour comprendre le mal qui le ronge. La drogue est la même que celle qui est souvent utilisée sur les captifs récalcitrants, celle qui abrutit et qui laisse le corps empli d’un désir brûlant, comme tout bon esclave de plaisir qui se respecte. Il a beau avoir avalé trois verres d’eau glacée, rien n’y fait et la brûlure ne s’apaise pas. Il a même fini par délacer lui-même les liens de sa tunique pour la retirer, son torse pâle demeurant nu et couvert d’une fine pellicule de sueur, pantelant. Quand la porte s’ouvre enfin et qu’il aperçoit du coin de l’œil les domestiques qui ramènent Nate avant de les enfermer dans les appartements du Prince, il laisse échapper un soupir plaintif. « Va-t’en. » qu’il murmure simplement, tentant encore vainement de résister aux effets de la drogue qui s’infiltrait toujours plus avant dans son organisme.



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Captive Prince - Drefer & Nathaniel
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