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 Captive Prince - Drefer & Nathaniel

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Texas-Flood
Texas-Flood
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INSCRIPTION : 18/06/2017
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UNIVERS FÉTICHE : Fantastique, post-apocalyptique, fantasy
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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





Nate parle en #cc6666



Liam Hemsworth :copyright: ALL SOULS

Il se doute des regards et de l’amusement qui doit poindre à l’intérieur du crâne du prince de Vère, mais Nathaniel n’en a cure pour le moment, trop occupé à faire en sorte que cette situation se termine. Et vite. Sa gorge le pique encore de sa récente ingestion par le nez mais il essaie de ne pas trop se la racler, passant ses mains sur le brun avec application sans trop en faire. Il ne note pas le regard de Drefer sur lui lorsqu’il se trouve accroupi devant lui. Il se dépêche d’en finir sans que cela ne paraisse bâcler, puis se montre effroyablement docile. Même lui était surpris de sa propre retenue. Peut-être était-ce à cause de la fatigue ? Peut-être espérait-il ainsi pouvoir dormir au plus tôt car il ne tiendrait bientôt plus la cadence ? La douleur au creux de ses reins persiste, contre-coup du pied du garde qui s’était abattu sur lui, mais il ne fixe du regard que Drefer, lui demandant de but en blanc s’il n’a oublié aucune parcelle de peau. Les doigts qui s’abattent aussitôt contre sa joue sont presque aussi insultant que des mots à son encontre. Un geste qu’un maître donnerait à son chien pour le flatter. Piqué à vif, Nate se force à garder son sang-froid mais son rythme cardiaque bat alors de fureur dans sa poitrine. Eh bien, j’ai cru que tu n’y arriverais jamais… Mâchoire serrée, il le laisse s’immerger de nouveau, luttant une nouvelle fois contre l’envie de le noyer purement et simplement. Au lieu de ça, il s’écarte de quelques pas pour lui laisser plus de place. De toute évidence, il en a fini avec lui, pour le moment. Déjà relevé, aussitôt emmitouflé, le prince ne semble plus lui accorder un seul regard. Une chance qu’il ne puisse voir ses prunelles claires qui s’étaient assombries de colère et de défiance. D’un ordre donné, les gardes s’agitent. Nate a à peine le temps de faire un pas vers eux qu’ils viennent le sortir des bains et lui envoyer une serviette au visage. Dans un hmpf contrarié, il se sèche, se rhabille si tant est que l’on puisse dire qu’il l’était, et se retrouve à nouveau tout de chaînes cliquetants. D’un geste tout aussi contrarié, il tire sur son collier d’or, en vain. Il est ramené jusqu’à sa place précédente puis laissé là, attaché comme un chien à plusieurs pas du lit de son propriétaire. Le cœur lourd et les nerfs à vif, Nathaniel est toutefois rapidement rattrapé par la fatigue, et lorsqu’il trouve enfin une position à peu près confortable, s’endort à poings fermés.

***


Les fins rayons du soleil le réveillèrent. A moins que cela ne soit le tintamarre grandiloquent du responsable des esclaves accompagné des gardes qu’on lui avait assignés depuis la veille qui venait de le sortir de son sommeil réparateur. Nate constate néanmoins à retardement que la couche du prince est déserte et probablement froide depuis longtemps. Forcé de se mettre debout, il demeure immobile tandis qu’on remplace ses chaînes aux poignets par des bracelets allant de paire avec le collier dont il est déjà affublé. On lui fait changer de vêtement, appuie le regard de ses yeux bleus par un trait de khôl, puis le traîne finalement dans les couloirs. Nathaniel réprime une envie de bailler tandis qu’il attend sagement que Drefer sorte de la salle du conseil. Ses traits sont tirés sous le léger maquillage et les gardes ne cessent de le dévisager comme s’ils mourraient d’envie de le tuer. Il pouvait les comprendre au fond, et toute tentative de discussion avec eux semblait vaine, se terminant souvent par un léger coup. Soit, s’évader d’ici se révélerait véritablement plus compliqué que prévu.

La silhouette du prince s’extirpe de la fameuse salle et en un éclair de seconde, Nathaniel sent ses nerfs être de nouveau piqués à vifs. Cela dit, il est plus en forme que la nuit passée, les quelques heures de repos l’ayant un tantinet requinqué et il scrute le regard émeraude de Drefer d’un air noir. Il n’a pas apprécié de se sentir tiré en avant par un collier qu’il voulait briser en deux. Comporte-toi bien et tu seras récompensé. Récompensé. Pour sûr, s’il se tenait bien jusqu’à la fin de la journée, ce ne serait pas dans l’espoir d’obtenir une récompense. Non, cette récompense serait le moment où il lui arracherait les yeux pour les donner à manger aux chiens. Forcé de le suivre, Nate passe sa langue sur ses lèvres, rageurs et s’oblige à détendre légèrement les traits de son visage. Juste de quoi paraître impassible et sérieux, mais certainement pas ravi d’être là. Les commentaires lubriques et chatoyants ne manquent pas, mais l’Akielonien ne les apprécie pas, se demande même comment les Vérétiens peuvent se perdre dans une décadence pareille. Même les esclaves Akielonien étaient mieux traités qu’ici. Être considéré comme une vulgaire marchandise le rendait fou. Lutte permanente avec lui-même pour ne pas créer de vague. Se faire autant oublié que possible. Alors il subit les quelques palpations que certains s’autorisent, encaisse en silence les compliments et remarques à son sujet. Tout ce qu’il faudrait pour – et ça lui paraissait très ironique sur le moment – retourner dans les quartiers du prince de Vère, à l’abri de tous ces fous.

Je te félicite, Nate… Il lève les yeux vers le ciel lorsque Drefer laisse échapper ses mots. C’est la première fois depuis plusieurs jours que Nate est en mesure de l’apercevoir et de humer les effluves d’odeurs extérieurs. Le jardin est magnifique, à n’en pas douter. Reposant ses prunelles claires sur le prince, il se contente de hocher la tête en guise de réponse. Ses félicitations il pouvait se les carrer au cul. Rien ne semblait pouvoir troubler le calme environnant, du moins jusqu’à ce qu’un claquement ne résonne, rapidement suivi d’un hurlement et de pleurs sonores. Nathaniel tourne la tête en même temps que le prince pour apercevoir un esclave se rapprocher à toute vitesse. A la vue de son teint halé, sa gorge se serre. Un esclave Akielonien pourchassé par gardes et… Propriétaire à en juger par l’accoutrement. Son cœur de souverain manque un battement, puis accélère à toute vitesse quand les yeux de l’esclave se posent sur lui et y voient son salut. Il l’avait forcément reconnu. Une panique nouvelle s’empare de Nathaniel, d’autant plus quand le jeune s’écroule à ses pieds en se mettant à parler en Akielonien, s’adressant à lui comme il l’aurait fait en Akielos. Comme il l’aurait fait… Pour son prince. Parcouru d’un courant glacé et réfléchissant à toute hâte. Jamais Nate n’avait ressenti pareilles émotions en une seule fois. « Allons relève-toi. » qu’il adresse à l’attention du plus jeune dans sa langue natale. Une chance qu’elle ne soit pas comprise ici à Vère. « Ici, entre ces murs je ne suis pas ton prince mais ton égal. Je t’en prie, relève-toi. ». Mais l’esclave reste un peu plus à genoux et la vue de son dos ensanglanté réveille sa fureur. Il pose son regard sur Drefer puis sur le rougeaud qui arrive à grand pas, accompagné de gardes, et son cœur s’emballe un peu plus. Le prince de Vère l’observe avec un air de satisfaction évidente et Nate sait pertinemment ce qu’il lui reste à faire. Il est cependant révolté par cela. Entre les mains de son propre maître, il ne peut rien faire, alors son regard parle pour lui avant ses mots. « S’il vous plaît, protégez-le. » qu’il demande en Vérétien, une boule logée au creux de sa gorge. Il avance de deux pas, se postant entre l’esclave à terre et les autres arrivants, mais ce n’est pas eux qu’il scrute du regard. C’est Drefer. « Protégez-le et je ne vous résisterai pas. ». Ces mots lui coûtent horriblement, mais il ne peut décemment laisser ce jeune esclave se faire battre à mort…  






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Khal
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Drefer de Vère
J'ai 20 ans et je vis à Vère. Dans la vie, je suis prince du royaume de Vère, attendant de monter sur le trône et je m'en sors comme je peux.

Informations supplémentaires ici.


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Les deux esclaves se mettent à parler dans leur langue gutturale aux accents exotiques et Drefer fronce les sourcils, peu ravi de ne pas comprendre ce qui se dit. Son regard glisse de l’un à l’autre, contrarié mais déjà, Nate reporte son attention sur lui, le regard plus suppliant que ce qu’il n’a jamais eu jusqu’alors. « S’il vous plaît, protégez-le. » La demande l’amuse mais il ne la considère même pas. Il n’a que faire de l’esclave d’un autre, fût-il de la même patrie que le sien. « Je ne peux pas. » qu’il rétorque du tac au tac. Il était le Prince, il pouvait tout. Ca ne visait qu’à lui faire comprendre qu’il n’en avait pas envie. « Protégez-le et je ne vous résisterai pas. » Un léger sourire vient étirer les lèvres du prince. Maintenant, ça devient intéressant. Ses prunelles glissent sur l’esclave tremblotant encore à ses pieds devant lequel Nate fait barrage de son corps. Déjà, les deux gardes et le noble arrivent à la suite, le propriétaire de la pauvre petite créature suant et essoufflé par sa course. « Votre Altesse, vous l’avez rattrapé ! Louée soit votre sagacité ! » Drefer se fend d’une moue ennuyée. Il semble hésiter mais ses prunelles recroisent celles de Nate et il finit par prendre une décision. « Seigneur Vanserra. Voilà un esclave en bien mauvais état, vous ne croyez pas ? » L’autre se tend sous la réprimande. Si l’esclavage de plaisir était commun, à Vère, il était aussi d’usage de bien les traiter. « Votre Altesse a raison mais il est particulièrement réticent. Nous n’avons pas tous votre talent pour mâter ces molosses. » Ce disant, il coule un long regard appréciateur en direction de Nate, que Drefer ne manque pas de surprendre. « Comment pourrait-il vous obéir s’il ne parle même pas votre langue ? Peut-être pourrais-je vous le racheter et vous permettre d’en trouver un plus convenable. » L’autre bégaie, voulant protester sans trop vouloir avoir l’air de s’opposer aux désirs du prince. « C’est-à-dire qu’il n’y aura pas de chargement d’Akielos avant des mois et tous les esclaves ont trouvé leur maître… » Drefer laisse échapper un petit rire amusé. « Allons, Vanserra ! Si c’est la peur de manquer qui vous effraie, je pourrais sans nul doute vous prêter le mien. » Un sourire cruel vient naître sur les lèvres du prince comme il observe Nate. Voilà le prix de ton sauvetage, Nate. L’autre se râcle la gorge, le visage écarlate. « C’est… c’est une offre généreuse mais… Est-il vigoureux ? Il se dit dans les couloirs du Palais que votre esclave n’a pas été… débourré… » « Un bien vilain mot dans une bouche aussi noble, Lucius. Mais je vous assure qu’il est en pleine mesure de ses capacités. Peut-être vous faut-il une démonstration ? » L’autre ne répond pas mais on peut clairement lire dans ses prunelles concupiscentes qu’il meurt d’envie de voir ça. Le regard du brun se plante dans celui de Nate. Rappelle-toi que c’est toi qui a demandé. Un signe aux gardes qui saisissent déjà les désirs du prince et Nate est entraîné vers le banc de pierre le plus proche, ses poignets attachés de part et d’autre pour qu’il ne puisse pas bouger à sa convenance. Le nobliau, lui, a déjà fait relever son propre esclave et l’a fait s’agenouiller devant le blond sur lequel il laisse glisser un regard lubrique. Si Nate n’a pas encore compris de quoi il retourne, il ne va pas tarder à le faire. Avec fluidité et grâce, Drefer s’assoit juste à côté de Nathaniel, son avant-bras posé sur son épaule en une pose nonchalante. « Je veux que tu traduises. Au mot près… » qu’il susurre à son oreille, entendu de lui seul. « Ordonne-lui de te faire jouir. Avec sa langue. » Son regard ne laisse place à aucun refus. C’est ça ou je le laisse repartir avec son maître et il sera certainement mort avant la tombée du jour.

Sous les mots de Nate, l’esclave ouvre de grands yeux effrayés puis son regard se fait plus doux. Il semble presque heureux de se mettre à l’ouvrage, en y regardant bien. Ecartant la tunique iridescente du blond, l’autre s’empare déjà de sa hampe avec sa bouche, mettant du cœur à l’ouvrage. L’opération dure plusieurs longues minutes sans que Nate ne semble montrer aucune réaction physique, demeurant flaccide. Lucius s’impatiente déjà et Drefer sait que, bientôt, on murmurera sans doute dans le palais que le prince a hérité d’un impotent. Soit Nate se contrôle à la perfection, soit l’esclave est particulièrement mauvais. Dans un cas comme dans l’autre, le prince refuse de perdre la face et, de nouveau, il susurre au blond. « Traduis. » Sans la moindre vergogne, il lui fait dicter ses instructions à l’esclave. Plus lentement, plus profond… Surveillant les réactions de Nate, la moindre crispation involontaire. Bientôt, il lui semble bien que son esclave réagit et il continue à ordonner à son oreille, le forçant à traduire le moindre de ses conseils, le faisant mourir entre les lèvres de l’esclave. Lui-même ne se contente que d’une voix mécanique et, si tous les autres affichent déjà une bosse derrière leurs tuniques, ce n’est pas le cas de Drefer, qui pourrait aussi bien lire un livre de comptes. Quand Nate explose enfin dans la bouche de l’esclave, Drefer se détourne totalement de lui, comme si tout cela n’avait plus le moindre intérêt. « Je pense que nous pouvons désormais nous accorder sur sa vigueur… » Il fait signe aux gardes. « Celui-là en cuisine. L’autre retourne dans mes appartements. » Il se tourne de nouveau vers le noble. « Nous devrions finir notre discussion, seigneur Vanserra. » Déjà, les esclaves sont emmenés d’un côté tandis que les nobles repartent de l’autre.

Quand Drefer rentre, ce soir-là, la nuit est tombée depuis peu et sa mine est lasse. Il avise Nate du coin de l’œil, sans lui accorder un vrai regard. Trainant un peu les pieds, il se place à sa hauteur, lui tournant le dos pour mieux dévoiler son dos et ces dizaines de lacets qui constituent le rituel du soir mais il ne dit rien. Nate devrait savoir quel est son devoir.


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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





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Je ne peux pas. Sous-entendu pourquoi le ferait-il ? Parce qu’il le lui demande ? Même Nathaniel n’était pas assez stupide pour croire que son seul joli minois suffirait à faire craquer Drefer. Se postant entre l’esclave et les arrivants, Nate réitère pourtant sa demande, parfaitement conscient de l’effort mémorable que cela lui coûte. Et se doutant que le prix à payer ne lui plairait sûrement pas. Mais c’était là son devoir de prince envers un membre de son peuple, esclave ou non. Lorsque le propriétaire arrive, suivi des gardes, Nathaniel ne lui jette qu’un bref coup d’œil, toutefois déterminé à ce qu’il n’arrive rien au jeune à ses pieds derrière lui. Le regard de Drefer se pose sur lui et Nate croise ses prunelles, sa demande toujours criante dans ces dernières. Votre Altesse a raison mais il est particulièrement réticent. Nous n’avons pas tous votre talent pour mâter ces molosses. L’envie d’en coller une au bedonnant le prend à la gorge mais il ne bouge pas d’un pouce, ni même ne serre les poings. Il se contente de regarder le seigneur Vanserra, peu incommodé par ses regards lubriques. Il n’éprouve que du mépris pour cet être et au fond, le regard qu’il lui lance à son tour veut tout dire. Peut-être pourrais-je vous le racheter et vous permettre d’en trouver un plus convenable. Les mots du prince de Vère parviennent à ses oreilles et Nate ne peut qu’en être soulagé intérieurement de manière temporaire. Car l’autre ne semblait pas ravi de la chose. Allons, Vanserra ! Si c’est la peur de manquer qui vous effraie, je pourrais sans nul doute vous prêter le mien. Le cœur de Nathaniel manque un battement et il jette un rapide coup d’œil au prince, peu certain d’avoir bien entendu. Prêter ? Un frisson de dégoût invisible s’empare de lui mais encore une fois, il patiente. Ne dit un seul mot. Pas même lorsque ceux du seigneur Vanserra se montrent désobligeants et insultants. Comment diable pouvait-on parler ainsi des esclaves. Qu’ils soient de plaisir ou non. Mais je vous assure qu’il est en pleine mesure de ses capacités. Peut-être vous faut-il une démonstration ? A l’entente de la réponse du prince, Nate a soudainement l’impression que le monde vient de s’ouvrir sous ses pieds. Il relève ses yeux bleus sur Drefer mais rien n’y fait. Il était là, son prix à payer.

Tiré jusqu’à un banc où il est forcé de s’asseoir, il sent son rythme cardiaque accélérer un peu plus à mesure qu’il est immobilisé. Pas d’échappatoire possible, ni même la capacité de se rebeller. Il ne pouvait pas bouger. L’esclave au dos ensanglanté est amené devant lui et Nathaniel déglutit lentement, observant tour à tour les différents protagonistes de la scène, rapidement rejoint par le prince lui-même, ce dernier posant son avant-bras sur son épaule. Pour sûr, il devait apprécier son rôle. Je veux que tu traduises. Au mot près… Dans d’autres circonstances, les murmures et la proximité auraient pu être plaisantes, quand bien même cela le dégoûte intérieurement de penser une telle chose. Pour l’heure, il n’était que glace, ses prunelles s’écarquillant légèrement sous la demande. Le regard que lui rend le prince ne laisse pas place au doute. Il n’a pas le choix. Lentement, il répète les mots dans sa langue natale à l’attention de l’esclave, lui jetant un regard contrits qui ne laisse malgré tout aucun doute quand à l’obligation qui leur incombe à tous les deux. Non de nature pudique, Nathaniel n’a aucun problème avec la nudité, en revanche, pour ce qui était de ce genre de scènes, la donne était toute autre. Le jeune homme s’exécute aux paroles traduites après un temps de surprise que lui-même avait eu, et l’Akielonien se fait alors force de contrôler les réflexes de son corps autant que possible. Cela marche un temps, rien ne se passe malgré les minutes qui s’écoulent et tous perdent patience. Jusqu’à ce que de nouveau, Drefer ne murmure à son oreille. Nate peste alors mentalement, sachant pertinemment ce que le brun était en train de faire. Le rythme change, la pression aussi. A chaque nouvel ordre que traduit Nathaniel malgré lui. Et progressivement la chaleur l’envahit. Progressivement, les traductions sont de plus en plus difficiles à donner tandis que son souffle s’alourdit et que son corps réagit. Il a beau tenter de le contrôler, rien n’y fait, c’est trop pour lui. Et avant qu’il n’ait le temps d’en prendre conscience, l’orgasme le prend tout entier, les joues chauffées, alors que le prince de Vère s’écarte déjà sans le regarder. Je pense que nous pouvons désormais nous accorder sur sa vigueur… Au moins l’esclave Akielonien ne risquait-il plus la mort. Mais la colère de Nate, elle, venait de se renforcer.

Avant son retour dans les quartiers du prince, il fût une nouvelle fois lavé et parfumé à outrance. L’odeur de l’huile lui montait à la tête et laissait une migraine latente à sa tempe. Il n’était pas pressé de revoir le prince, si bien qu’à son arrivée à la tombée de la nuit, Nathaniel n’était pas dans la meilleure des constitutions. Pourtant, il devait une nouvelle fois prendre sur lui, car malgré ce qu’il s’était produit, il lui avait demandé. Il connaissait les risques.

Chaîne reliée à son collier d’or, lorsque Drefer vient lui présenter son dos, nul besoin de mots pour savoir ce qu’il attend. L’Akielonien se lève, portant un regard noir malgré lui, et entreprend de défaire les lacets. Par rapport à la veille, il s’en sortait mieux, attrapant progressivement le coup de mail. Il répéta le même geste encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste plus une seule couche de tissus, ou presque. Mais il restait silencieux, boudeur et contrarié. Sans aucune envie de faire la conversation. Une question le taraudait néanmoins. Une question qu’il n’était pas sûr de poser, mais… Après plusieurs secondes interminables, il prit le risque. « Qu’a-t-il négocié d’autres ? ». Après la démonstration de cet après-midi







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Drefer n’était pas d’humeur mais, à vrai dire, il ne l’était jamais réellement. D’humeur à quoi, d’ailleurs ? C’était une bonne question. Ce soir-là, il est las. Il a dû passer toute une après-midi à cajoler Lucien Vanserra, tout ça pour le plaisir d’un esclave qui voulait en sauver un autre. Alors, contrairement à d’habitude, où sa verve aimait à tourmenter ce pauvre Nathaniel, ce soir, il n’avait que très peu envie de parler. Il laisse le blond le défaire de ses vêtements, délaçant les nombreux cordons qui constituent sa tunique. Il était bien le seul à se vêtir encore ainsi quand tous préféraient des vêtements plus légers, qui les rendaient « disponibles » à tout moment. Le tissu tombe avec lenteur et il frissonne de froid. Il y a pourtant plusieurs bûches dans la cheminée mais ça ne suffit pas. Attrapant une couverture pourpre, il la passe autour de ses épaules, se blottissant dedans après avoir enfilé des vêtements de nuit en lin. Assis ainsi dans son fauteuil, les yeux perdus dans l’âtre, il tient plus de l’adolescent effrayé que du prince cruel. « Qu’a-t-il négocié d’autres ? » Drefer esquisse un sourire amusé sans quitter de vue les flammes crépitantes. Il hausse les épaules ave nonchalance. « Quelle importance ? N’es-tu pas un esclave et n’as-tu pas promis de ne pas résister ? Ton ami est sain et sauf. J’ai tenu ma parole, songe donc à tenir la tienne. » Il y a un moment de silence que seul le craquement du feu vient troubler et puis, ses prunelles viennent se poser dans celles de l’esclave, l’observant avec intérêt. Nathaniel était beau, dans la rudesse de ses traits et le port droit de sa tête. Drefer entendait les murmures admiratifs sur son passage, saisissait également les interrogations. Est-ce que le Prince le baise ? Oh, ce serait certainement plutôt le contraire, si le Prince n’était pas si frigide. Autant de mots attrapés à la volée sur lesquels ils refusaient de s’attarder. Nate était plaisant, certes, mais ça ne suffisait pas…

« Tu es inquiet ? Il est certain que Vanserra te ferait passer un sale quart d’heure. Il a des goûts particuliers… » Un sourire carnassier vient habiller ses lèvres. « Il te mâterait à coups de fouets et à coups de rein. L’on prétend que c’est ainsi qu’il aime ses esclaves : en sang et empalés sur lui jusqu’à la garde… » Dans un autre silence un peu cruel, il le laisse digérer l’information, imaginer ce qui l’attendra, le jour où Vanserra viendra le réclamer. Et puis, finalement, généreux, il met fin à ses souffrances. « Mais ce ne sera pas toi, Nate. Il serait malvenu pour un Prince de confier son esclave à un autre, cet idiot aurait dû le comprendre. » Il lui avait promis le premier choix lors de leurs prochaines cargaisons de prisonniers, à la place, mais Nate n’avait pas besoin de le savoir. Ses iris viennent se planter dans les siens. « Cet esclave… Il semblait te connaître… Les ordres l’ont surpris mais il semblait plus que désireux de te rendre ce service… » Un ancien amant peut-être… Avec un sourire, il l’observe toujours amusé. « Je me suis montré généreux, aujourd’hui, et tu as promis de ne pas me résister… » Lentement, ses longues jambes se décroisent, s’écartant en un angle à 45 degrés qui ne laisse guère place à aucun équivoque. « Vas-tu enfin te plier à ton devoir ? » Un rictus narquois. Après tout, c’était en tant qu’esclave de plaisir qu’il avait été amené ici. Une étrange demande de la part de Drefer qui n’avait montré aucun intérêt pour la chose jusque-là. En réalité, ce n’était qu’un ultime test sordide.

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Les minutes glissent, pendant lesquelles Nathaniel ne dit rien, muré dans un silence évident de contrariété. Le prince d’Akielos savait être de mauvais caractère lui aussi, mais Drefer en avait définitivement la palme. Une fois sa besogne terminée, il observe le brun s’emmitouflé dans une couverture et s’asseoir dans son fauteuil devant le feu. Sur le moment, il dégage une aura étrange, presque mélancolique, mais en un fragment de seconde, le masque qu’il paraît porter en toutes circonstances revient prendre possession de ses traits. Quelle importance ? N’es-tu pas un esclave et n’as-tu pas promis de ne pas résister ? Ton ami est sain et sauf. J’ai tenu ma parole, songe donc à tenir la tienne. Les mots font plisser le nez de l’Akielonien donc le collier est toujours relié à une chaîne, elle-même reliée au coin qui lui a été attribué. Le fauteuil est la dernière limite jusqu’où il peut aller. A en juger par les paroles du prince, la contrepartie que Nate devait payer n’était pas terminée. Il y en aurait visiblement d’autres. Lâchant un soupir, il ne pouvait toutefois nier que Drefer avait tenu parole, raison pour laquelle Nathaniel était toujours en colère au fond. Le spectacle donné cet après-midi ne lui avait guère plu. Il se sentait en quelques sortes sali. Ses yeux clairs baissés vers ses mains qu’il inspecte distraitement, il ne voit pas le regard que pose le prince sur lui et il ne lui répond pas. Il n’y a rien à répondre pour le moment. Bien sûr qu’il était inquiet. Levant finalement les yeux sur Drefer, il ne voit sur son visage que le sourire carnassier qui orne ses lèvres et il le maudit pour ça. Lentement, ses sourcils se froncent à l’énonciation des goûts du Vanserra. Il ne remettrait pas en cause la véracité des dires pour en avoir eu un bref aperçu quelques heures plus tôt. Malgré lui, les images prennent possession de son esprit et Nate se crispe à la seule idée de s’imaginer être monté par un être aussi méprisable. Hors de question. Et telle une prière muette à laquelle on répondrait, la vérité quitte finalement les lèvres du brun. Mais ce ne sera pas toi, Nate. Il serait malvenu pour un Prince de confier son esclave à un autre, cet idiot aurait dû le comprendre. Oui, certainement…

D’un hochement de tête, il signe la fin de la conversation. « Vous m’en voyez ravi. » qu’il ose malgré tout formuler à haute voix. Le regard planté dans celui de Drefer, l’Akielonien se doute qu’il ne veut pas en rester là. La question qui s’échappe alors dans le silence réveille l’élan de panique ultérieur, mais cette fois-ci, Nate parvient à calmer les battements de son cœur. Cet esclave… Il semblait te connaître… Les ordres l’ont surpris mais il semblait plus que désireux de te rendre ce service… Oui, cet esclave l’avait reconnu mais il ne pouvait pas laisser planer les soupçons sur son compte alors il hausse les épaules. « Il était soulagé de voir quelqu’un comme lui, je pense que c’est ce qui l’a mis en confiance. » qu’il répond comme si ce n’était pas très important. « Merci, de l’avoir sauvé. ». Il n’avait pas vraiment voulu les dire ces mots-là, mais parce que Nathaniel était bien élevé et parce qu’il les pensaient toutefois réellement, les dire lui paraissait être une bonne idée. C’est cependant sans compter sur les idées loufoques du prince pour lui rappeler sa condition qui n’est pas très élevée… Je me suis montré généreux, aujourd’hui, et tu as promis de ne pas me résister… D’un œil méfiant, il observe la simagrée de Drefer sans dire un mot, attendant de savoir ce qu’il allait lui demander comme nouvelle contrepartie. Vas-tu enfin te plier à ton devoir ?

Il demeure de longues secondes sans bouger, à seulement l’observer lui et ses jambes écartées. Il sent la chaleur lui monter aux joues, d’énervement. Chaque fois qu’il essayait de faire un effort, Drefer détruisait tout. Soit, il resterait donc le prince détesté. Lèvres pincées, Nathaniel se sent pris dans un étau duquel il ne peut échapper. Refuser revenait à prendre le risque que l’esclave Akielonien ne soit finalement condamné et cela il ne pouvait décemment pas se le permettre. Alors il s’avance de quelques pas, contourne le fauteuil et se met lentement à genoux à contre-cœur. Levant ses yeux bleus sur le prince, il le toise un long moment supplémentaire avant de poser ses mains sur ses mollets, commençant à faire remonter la chemise de lin. Il fût instantanément surpris. Drefer avait beau l’air d’être plus chétif que lui, il n’en demeurait pas moins musclé. Après plusieurs secondes, arrivant à hauteur des genoux. Il s'arrête. « Ce n'est pas ce que vous voulez »






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Drefer de Vère
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Les explications de Nate ne lui conviennent qu’à moitié mais il est bien trop loin de la vérité pour chercher plus avant et, surtout, il est fatigué, ce soir. Le blond semble le regarder différemment et c’est encore pire quand il le remercie d’avoir sauvé son compatriote. Les mâchoires du prince se serrent, bien malgré lui ; il ne voudrait pas qu’on lui prête des traits de noblesse ou de sauveur quand il n’était rien de tout ça. L’autre esclave n’avait été qu’une part d’un marché plus gros, Nate avait tort de s’imaginer qu’il puisse faire preuve de bonté. Et, comme pour mieux le lui prouver, le voilà déjà qui réduit tous ses beaux espoirs à néant, écartant les jambes dans un angle suggestif qui ne laisse encore rien entrevoir, sa chemise de lin dissimulant ses attributs. Leurs regards se croisent et Drefer se fend d’un sourire carnassier ; il y avait quelque chose de divertissant à voir sa détresse. Cela lui permettait, en tous cas, de ne pas avoir à trop se pencher sur la sienne propre. Il le regarde avancer comme on regarderait un agneau aller à l’abattoir, en silence et le regard fixe. Son cœur manque un battement quand il le voit s’agenouiller ; il n’aurait pas imaginé qu’une simple petite faveur puisse, tout à coup, le rendre si obéissant. Comme quoi, en réalité, il n’avait pas suffi de grand-chose pour le faire plier. C’était presque décevant… Ses prunelles se plantent dans les siennes et il a presque envie qu’il refuse, qu’il l’insulte, mais non, Nate se fait docile. Ses mains calleuses se posent sur ses mollets, remontant lentement sa chemise de lin avant de s’arrêter au niveau de ses genoux. De son côté, malgré la tension de la situation, Drefer n’a pas semblé s’émouvoir le moins du monde. « Ce n'est pas ce que vous voulez » Un bref sourire sur les lèvres du Prince. Perspicace petit barbare… Il était définitivement plus malin qu’on aurait pu le penser. Surprenant… A moins qu’il entende les gardes discuter entre eux. Nate était censé détester sa personne alors peu de chance qu’il lui répète les horreurs que la garde se murmurait sur son compte… Il aurait pu lui donner raison, après tout il était dans le vrai, mais il n’était pas dans les habitudes du brun de se dévoiler aussi facilement, encore moins à un présent de son oncle qui aurait tout aussi bien pu tout aller lui répéter dans l’heure. Cadeau empoisonné.

« Qui es-tu pour oser prétendre ce que je veux ou pas, mh ? Un vulgaire dresseur de chevaux… » Ses doigts viennent se glisser entre le collier et la peau du blond, tirant dessus pour le forcer à se redresser. Penché au-dessus de lui, l’esclave surplombe peut-être le maître mais on ne peut douter un seul instant de celui qui possède le pouvoir, ici. Il tire davantage, le faisant approcher un peu plus. Leurs corps se touchent, à peine, mais c’est bien assez… Leurs lèvres ne sont plus qu’à quelques centimètres, il suffirait d’un souffle pour qu’elles se touchent. Il y a presque une lueur douce dans les yeux du brun quand il murmure… « Désolé, ce n’est pas contre toi mais… » Tout à coup, resserrant sa prise sur le collier pour le forcer à demeurer en place, il se met à hurler. « GARDES ! GARDES ! » Presque aussitôt, deux molosses armés surgissent dans la chambre, venant à la rescousse du prince héritier. Drefer se compose une mine bouleversée tandis qu’il relâche le collier de l’esclave, se recroquevillant dans son fauteuil comme s’il craignait pour sa vie. « L’esclave vient de me sauter dessus comme un animal en chaleur ! Eloignez-le ! » Un premier coup dans la jambe de Nate le fait plier et tomber à genoux. Un second, dans le dos, achève de le mettre à terre, l’un des pieds d’un garde appuyé sur ses reins pour le clouer au sol. Drefer ne lui accorde même pas un regard. Nate ne lui a pas fait grand tort mais il n’est qu’un dommage collatéral de la querelle qui l’oppose à son oncle. « Mettez-le aux fers, je le veux hors de ma vue. Et demain, il sera puni sous les arcades. » Les deux hommes attrapent déjà Nate. L’un par le bras, l’autre empoignant sa nuque pour l’emmener hors de la chambre du prince et le jeter dans une cellule, quelques étages plus bas.

***


Le lendemain matin, c’est aux aurores que Drefer a convoqué son garde le plus féroce pour qu’il lui amène le prisonnier. Un poteau de bois lisse sous les arcades, des liens pour y être attaché. Ca ne présageait rien de bon pour l’Akielonien.






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Texas-Flood
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Nathaniel d'Akielos
J'ai 24 ans et je vis à Vère depuis très récemment mais mes terres natales sont en Akielos. Dans la vie, je suis un Prince capturé par l'ennemi et je m'en sors plutôt mal étant donné la situation mais je reste encore incognito. Sinon, grâce à ma malchance, je suis devenu l'esclave du Prince de Vère et je le vis plutôt très mal.





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Il est arrêté, figé dans ses gestes au niveau de ses genoux. Ce n’est pas ce que veut le prince et il le devine. Il n’est pas idiot. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure, mais Nathaniel ne comprend que trop tard qu’il est tombé dans un piège d’un nouveau genre. Malin. Les doigts passent entre le collier déjà serré et sa peau, sensation désagréable lorsque celui-ci se met à le tirer comme un chien réprimandé. Forcé de suivre le mouvement, Nate se redresse, se sent bientôt bien trop proche de Drefer et se retient d’avoir une moue contrariée. Au lieu de ça, il le fixe longuement, tente d’interpréter ses regards qui n’en disent toutefois rien. Chaque fois que Nate pense apercevoir quelque chose d’autre, le prince se referme aussitôt. Ce n’est qu’à la seconde où le murmure s’envole contre ses lèvres qu’il sait qu’il ne va pas aimer la suite. Du tout.

Sa prise sur son collier se resserre et il grince des dents alors qu’il appelle les gardes. Ceux-ci déboulent et Nathaniel observe le prince avec des yeux incrédules. Il n’a pas osé ? Il n’a pas osé prétendre une chose pareille. La colère réapparaît subitement, mais avant qu’il n’ait pu faire un geste il tombe à genoux, forcé d’une béquille par le premier garde. Rapidement, un autre coup suit et il en a le souffle coupé par la violence. Allongé par terre sans possibilité de bouger, Nate serre les dents, le talon du garde s’enfonçant entre ses reins. Il respire comme il peut, cherche le regard du prince, les sourcils froncés d’indignation. Il le hait tellement en cet instant. Il se hait lui aussi, pour avoir temporairement baissé sa garde. A tort. Et dire qu’il pensait avoir aperçu quelque chose de bon en lui. Belle erreur. L’Akielonien s’en mord les doigts. Mettez-le aux fers, je le veux hors de ma vue. Et demain, il sera puni sous les arcades. Sans le moindre ménagement, il est soulevé de terre, le corps endolori. Il boîte légèrement mais avance sans pouvoir de nouveau lancer de regard noir au prince. De toute manière, Drefer ne le regarde pas.

***

La nuit est longue. Enchaîné et coincé derrière les barreaux. Il se surprend presque à regretter le confort des quartiers princiers, mais il n’en dit rien. Il demeure éveillé une bonne partie de la nuit, assis dans un coin, essayant de faire venir le sommeil. Sur le trajet jusqu’aux cellules, il s’est fait railler par des mots atroces, aussi bien à son attention qu’à celle du prince lui-même mais il n’a rien dit. Il n’a rien dit non plus quand la salive de l’un des gardes est venue s’échouer dans son œil. Ce n’est qu’une fois repartis qu’il a pris le temps de s’essuyer autant que possible. Toute la nuit, il a ressassé encore et encore, ruminé sans pouvoir taire la colère. Si bien que le lendemain matin, les cernes sous ses yeux sont impossibles à manquer. Sans doute n’a-t-il dormi qu’une heure ou deux, il ne saurait le dire. Toujours est-il que le réveil est brutal. On le traîne déjà au-dehors tandis que le soleil commence à peine à se lever lui aussi. Plus traîné qu’autre chose, Nathaniel arrive au poteau qu’il aperçoit un peu tard, ses yeux rivés sur la silhouette du prince qu’il fusille du regard. A n’en pas douter la colère n’est pas passée. Aussitôt accroché, Nate ne sait pas vraiment ce qui l’attend, toujours est-il qu’il ne peut plus voir le prince posté dans son dos. La punition prenait de plus en plus de sens. Il n’allait pas l’aimer, pour sûr. Malgré tout, il enroule ses liens autour de ses poignets et s’y accroche fermement, brève préparation à ce qu’il soupçonne. Il n’avait rien fait pour contrarier le prince, alors à quoi rimait tout ce théâtre ?

Le premier coup part et Nathaniel en a le souffle qui se coupe par réflexe, pris de surprise. Le grognement est ravalé dans sa gorge.
Le deuxième part, mais il ne sait pas qui les donne. Son dos se crispent, tout comme ses doigts, jointures blanchissants déjà de la force qu’il y met. Il tente, en vain, de détourner son attention de la douleur de son dos. Mais rien n’y fait.
Le troisième coup, part, et Nate sent un liquide chaud commencer à couleur lentement le long de sa colonne vertébrale. Il faut cinq coups supplémentaires pour que les grognements ne commencent à lui échapper malgré ses lèvres closes. Tout ceci était d’une injustice incroyable, si c’était ainsi que les Vérétiens traitaient leurs esclaves, ils ne méritaient nullement d’être considérés comme des citoyens distingués. C’était eux, les barbares.





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Il regarde tomber les coups, placé dans le dos de l’esclave. Lui-même reconnaissait aisément l’injustice de la situation mais, s’il parvenait à faire croire à toute la cour que Nate s’était montré outrageant alors, on le débarrasserait de lui et la tâche ridicule de dressage qui lui avait été confiée. Un dommage collatéral. C’était bien dommage mais c’était le lot de toutes les guerres. La peau de l’Akielonien se déchire, le sang gouttant de ses plaies, le fouet lacérant sa chair. Une dizaine, imposés à rythme féroce. C’est d’ordinaire l’usage dans ce genre de punition ; davantage et il risquerait de le tuer. A ses côtés, le capitaine de la garde observe la scène, les dents serrées. Quand tombe le dixième coup, l’homme qui fouette le blond se retourne vers lui, attendant ses instructions. D’un signe de tête, Drefer lui fait signe de poursuivre. « Votre altesse, vous allez le tuer ! » Le prince le crucifie du regard. « Il est solide. Il peut encaisser davantage. Soldat ! Je double ta solde si tu le fais pleurer. » Et l’autre s’active davantage, donnant dix coups supplémentaires. Quand Nate est détaché du pilori, il est plus mort que vif et c’est à peine s’il tient sur ses jambes. Encadré de deux gardes qui le traînent davantage qu’il ne marche, on le dirige vers l’infirmerie où les guérisseurs veilleront à ce qu’il demeure en vie. Drefer, lui, lui a à peine accordé davantage qu’un regard au jeune homme sanguinolent. Les yeux du capitaine en disent long sur ce qu’il en pense mais le Prince n’y prend pas garde ; il n’avait pas de compte à rendre à un soldat, aussi haut gradé soit-il.

***


Quand le conseil royal se réunit autour de son oncle, le régent, il est tard dans l’après-midi. Drefer ne s’est nullement enquit de savoir comment se portait sa possession. Non pas qu’il s’en fiche mais… peut-être que si, au fond. Les discussions vont bon train ; gestion de l’arrivée d’eau par aqueduc, annexions de certains territoires, leur guerre contre Akielos… Le conseil se termine finalement mais le régent s’éclaircit la voix, annonçant un autre point à l’ordre du jour. Drefer hausse un sourcil ; il n’en a nullement été informé et la surprise lui déplait. Un déplaisir qui ne fait que s’accentuer lorsque les portes de la salle royale s’ouvrent, laissant apparaitre Nate encadré de deux gardes. Il a l’air envie, de toute évidence et, même s’il est visiblement physiquement éprouvé, il tient debout, droit et fier. Un léger grondement s’échappe de la gorge de Drefer comme on l’amène devant les conseillers les plus hauts placés du roi. Chacun se regarde, se demandant quelle est la raison de cette intrusion mais le Prince sait. Le régent aussi. Il est celui qui a organisé toute l’affaire, pour sûr. « Je t’ai fait un cadeau, neveu. Et c’est ainsi que tu l’as traité ? » Les gardes font retourner Nate, exposant son dos en charpie, tirant des clameurs à toute l’assistance présente. Les esclaves de plaisir ne portaient d’esclaves que le nom. Ils étaient payés par contrat, choyés comme des animaux de compagnie, des compagnons de luxe et de luxure. Ce n’était pas ainsi qu’il convenait de les traiter. Drefer serre les dents. « L’esclave s’est montré sauvage. Et dangereux. » Le régent acquiesce. « Ce n’est pas ainsi que l’on punit les récalcitrants. Si tu traites ainsi un présent diplomatique, alors tu fais un piètre prince et tu feras un roi plus minable encore. » Drefer se tait, prenant la réprimande en silence, fusillant Nate du regard. C’est ta faute« On m’a rapporté que tu l’as fait punir plus que nécessaire. Vingt coups de fouet. Assez pour le tuer. On dit même que tu as offert de doubler la solde du bourreau, s’il frappait plus fort. » Il baisse les yeux, le Prince, gardant le silence, tel un enfant pris en faute. Une conspiration pour le discréditer, voilà ce que c’était. « Vous m’avez offert un homme indomptable, que suis-je censé en faire ? » Le régent ricane, bientôt imité par toute la tablée. « Un piètre futur roi que celui qui baisse les bras aussi facilement. Peut-être devrions-nous retarder ton accession au trône… ? » C’était donc ça… Le Prince se tend, prêt à protester mais on le coupe déjà. « Tu le dresseras ou personne ne te considèrera digne de devenir le roi de Vère. » Les prunelles de Drefer se voilent, levant ses yeux sur Nate dont les iris brillent de haine. C’est impossible. Il ne pourra jamais me haïr plus que maintenant. Je ne pourrais jamais. C’était un piège et il était tombé en plein dedans. « Tu soigneras ses blessures toi-même. » Espérait-il donc que l’esclave le tue, pendant un de ces moments où ils seraient si proches ? « C’est hors de question ! » Un ton au-dessus, le régent réitère. « Tu le feras ou tu subiras le même sort que celui que tu lui as infligé, devant toute la cour. » Drefer ne trouvant rien à y répondre, le régent dissout l’assemblée.

***


Quand il revient, à la tombée de la nuit, dans ses appartements, il constate avec effroi que Nate a retrouvé ses pénates. Rien ne semble avoir changé mis à part son dos lacéré et les onguents qu’on a mis à disposition pour qu’il le soigne. Quelle humiliation… Il s’avance à pas lents, se plaçant devant lui, l’observant en silence pendant de longues minutes. Il pourrait refuser, ne rien faire. Mais si ses plaies s’infectaient, il mourrait et on l’accuserait de l’avoir tué. Un soupir. « Allonge-toi sur mon lit, je vais nettoyer et soigner tes plaies. » Laissant Nate s’exécuter, il trempe un torchon propre dans l’eau tiède d’une bassine et entreprend de nettoyer ses plaies avec précaution. Au moindre sifflement, il s’arrête, prenant soin de ne pas lui faire mal. Ses gestes doux contrastent avec toutes les horreurs qu’il lui a dites et faites jusqu’alors. Tout du long, si Nate essaie de le regarder, il évite soigneusement son regard. Quand les plaies sont propres et la bassine rougie par le sang, il trempe ses doigts dans l’onguent, étalant généreusement la mixture sur ses plaies. Quand tout est enfin terminé, il repose tous les objets à leur place. « Tu peux dormir là. Tes plaies guériront plus vite dans un bon lit que sur ta paillasse dure. » D’ordinaire, il lui aurait demandé de délacer ses vêtements, mais ce soir, il demeure engoncé dans ses cordelettes et ses tissus. Se pelotonnant dans son fauteuil, il décide qu’il dormira là, ce soir. Et la discussion est close, de son côté.



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Les coups pleuvent les uns après les autres et plus ça va moins il a l’impression d’être en mesure de sentir la douleur. A moins que cela ne soit l’inverse mais que son système nerveux soit trop en ébullition pour avoir le temps de comprendre ce qu’il se passe. S’il ne hurle pas, il grogne, n’a bientôt plus la force de le faire d’ailleurs, s’affalant de plus en plus contre le poteau et ratant sa prise sur les liens. Sa chaire à vif tremble sans qu’il ne puisse le contrôler, les muscles trop sollicités de crispations. Il sombre dans l’obscurité trois coups avant la fin. Lorsqu’il reprend un tantinet conscience, il est plus traîné qu’autre chose, perdant la notion du temps ou de son environnement, perdu dans une semi-conscience persistante. Un brouillard sombre qui veut le maintenir dans le noir. Le retour à la réalité est rude et brutal alors qu’ils étalent de l’eau froide sur sa peau sanguinolente. Cette fois, il ne peut que laisser un grognement de douleur s’échapper de ses lèvres, les yeux rougis de souffrance. La colère, elle, n’est pas loin, plus forte qu’avant. Il en veut tellement au prince pour ça…Si bien que lorsqu’on l’amène quelques heures plus tard à la salle du Conseil, il tient debout de justesse, mais refuse de faire voir qu’il n’est envahi que de douleur. A chaque respiration. A chaque pas. Les cernes et les traits tirés de son visage ne mentent pas, mais pas une seule fois il ne croise le regard du prince. Droit comme un i, décidé à se montrer irrémédiablement silencieux. Au diable les décisions de ce Conseil. Mais Nathaniel n’était pas dupe au point de ne pas voir que le régent était satisfait, malgré les mots qu’il prononçait. C’était tout ce qu’il voulait. Ainsi Drefer se faisait remettre à sa place, et sur ce coup, Nate ne trouvait rien à redire.

Peu de temps après, il est ramené dans les appartements du prince où pour une fois, on le laisse tranquille, ce qui ne va pas pour lui déplaire. Il lutte tout l’après-midi contre l’envie de se reposer à même le sol froid, mais chaque mouvement est un supplice, alors il finit par somnoler, assis au milieu de sa paillasse car refusant de s’allonger de peur de ne pouvoir se relever. Il somnole encore lorsque Drefer arrive à la tombée de la nuit. La chaîne à son collier a été remise, c’est un accueil de glace qu’il lui réserve, parfaitement immobile et silencieux. Il le déteste tellement. Le voir se mettre à son niveau pour lui faire face ne change nullement son attitude et il ne croise son regard à aucune seconde. Tout ce qu’il voulait, c’était lui cracher dessus. Mais il n’en a pas la force. Pas ce soir. La douleur perpétuelle se lit dans ses yeux brillants assombris de colère. Allonge-toi sur mon lit, je vais nettoyer et soigner tes plaies. Un instant, il a envie de ne pas s’exécuter. Un instant, il a envie de lui hurler d’aller au diable. Mais il n’en fait rien car il n’en a toujours pas la force. La chaîne tombe dans un cliquetis mais il est comme apathique, présent sans être vraiment là. Il obéit pourtant, se levant avec lenteur et prenant la direction du lit sur lequel il s’allonge sur le ventre tout en s’assurant qu’il ne tente subitement pas de lui apporter de l’aide. Tête tournée de l’autre côté pour ne surtout pas avoir à le regarder, l’Akielonien serre les dents à la seconde où le linge tiède est apposé. Il tressaille de nombreuses fois avant de finalement se perdre dans un nouvel état de somnolence. Peut-être que le linge humide a malgré tout fait ses effets. Les gestes tendres du prince de Vère sont surprenants mais il ne dit rien, se mord plutôt la langue pour ne pas se retourner et lui fracasser le crâne pour cette injustice qu’il ruminait toujours. Il décide finalement que le silence est pire que la hargne et il se désintéresse totalement de lui. Tu peux dormir là. Tes plaies guériront plus vite dans un bon lit que sur ta paillasse dure. Drefer, offrant son lit ? Il croit un instant à un énième piège puis constate que non lorsque le brun s’éloigne pour aller se mettre dans son fauteuil, tout habillé. N’appellerait-il personne pour le défaire de ses lacets ? L’onguent paraît tamiser enfin la douleur, bref soulagement. Il observe un instant le prince de son regard noir, vide aussi. Puis il ferme les yeux sans lui avoir adressé un seul mot ni même un merci.

C’est à croire que le temps des merci était passé aussi vite qu’il était arrivé.




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Les jours passent ainsi, Drefer s’acquittant, bon gré mal gré, de la punition infligée par son oncle, celle de jouer les garde-malades pour l’esclave. Plusieurs fois par jour, il revient donc dans ses appartements, appliquant l’onguent et nettoyant les plaies sans un mot. Nate ne semble, d’ailleurs, pas disposé à parler non plus alors leurs entrevues demeurent aussi silencieuses que glaciales. Si le blond a pu continuer à garder le lit du prince, « généreusement » offert par le brun, ce dernier a fini par déserter les appartements qui sont les siens, la nuit, se réfugiant dans une autre chambre, plus proche mais pas moins confortable. Pour aider à sa guérison, les entraves de Nathaniel lui ont été retirées mais les portes des appartements princiers, elles, demeurent bien verrouillées. Il ne faudrait pas que l’oiseau s’échappe…

Dans les couloirs, seul, sa garde protectrice lui ayant également été retirée sur ordre du régent, lequel semblait tout disposé à le mettre dans l’embarras et à lui faire prendre des risques inutiles, Drefer sent l’hostilité de certains regards. Il n’avait jamais réellement pensé à se faire des amis, ici, trop froid, trop frigide, moins doué pour les belles paroles et les ronds de jambes que ne pouvait l’être son oncle ou que ne l’avait été son propre frère aîné, décédé sur un champ de bataille depuis quelques années. C’est là qu’il réalise l’erreur qu’il a faite, celle de ne pas pouvoir compter sur quelques précieux alliés sur lesquels s’appuyer durant les temps difficiles, comme ceux qu’il traversait…

Il avait fallu une semaine avant qu’il ne se décide finalement à ravaler sa fierté et à demander une audience privée auprès du régent, son oncle, pour réclamer l’arrêt des soins à l’esclave, lequel se remettait bien de ses blessures, et le retour de sa garde personnelle, dont il savait les membres loyaux et dévoués à sa cause. Son oncle l’avait fait entrer dans ses propres appartements, un sourire mesquin et triomphant sur les lèvres, ravi d’avance de le voir devoir quémander. « Mon oncle… J’ai compris la leçon. L’esclave est presque guéri, j’y ai veillé… » Ses prunelles se plantent dans celles du plus âgé. « J’aimerais solliciter le retour de ma garde. Je dois me rendre à Acquitart dans quelques jours, comme vous le savez et mes soldats me seront indispensables… » Une lueur amusée passe dans le regard du régent, comme il le toise avec malice. « Est-ce ainsi qu’il convient de demander une faveur, Drefer ? » Le Prince grogne de mécontentement mais les prunelles cruelles et glaciales de son oncle ne lui laissent pas vraiment d’autres alternatives et il se laisse glisser à genoux, baissant le regard comme l’aurait fait un vulgaire courtisan. « Voilà qui est mieux, cher neveu… » Les doigts de son oncle viennent glisser sur sa joue, lui faisant relever la tête, un sourire mauvais sur les lèvres. « Tu étais bien plus doué à ce jeu quand tu étais enfant… » qu’il ricane, provoquant un mouvement de recul de la part du Prince, lequel se redresse brusquement, ses prunelles lançant des éclairs, un frisson de dégoût parcourant sa peau. La sentence pour sa rébellion ne tarde pas à tomber, aussi brutale qu’un couperet. « Tu iras à Acquitart. Seul. Et si tu as besoin de soldats pour te protéger, tu n’as qu’à te faire accompagner de l’esclave que je t’ai offert. » Drefer grogne et érupte. « Mon oncle, vous n’y pensez pas, ce serait de la folie ! Acquitart est à la frontière d’Akielos. Il pourrait s’enfuir et, pire, me briser le coup pendant l’opération ! » Le sourire du régent, moqueur, prouve qu’il a bien envisagé cette éventualité. « J’imagine qu’il est plus que temps de t’en faire un allié, alors… » qu’il ronronne avec vicissitude. « Peut-être devrais-tu lui écarter tes cuisses, ça aiderait sans doute. » Dans un grognement rageur, Drefer quitte l’endroit en claquant la porte, maudissant son oncle et ses complots de cour.

***


Quand il regagne ses propres appartements, sa rage est toujours chevillée à ses tripes, et la vision de Nate n’est pas pour arranger les choses. Le dos de l’esclave est encore marbré de plaies mais elles ne sont plus à vifs et quasiment cicatrisées. A l’idée de devoir parcourir la moitié du pays en sa seule compagnie, il sent déjà son corps se ratatiner. Il n’était pas un mauvais combattant mais il doutait fort de parvenir à battre Nate si on laissait à l’esclave la voie libre pour lui coller une raclée, au mieux, pour l’assassiner en bonne et due forme, au pire. C’était sans doute ce qu’espérait le régent, pour s’approprier son trône et avoir une raison irrévocable de déclarer la guerre à Akielos. Ses prunelles glissent sur le visage du blond. S’en faire apprécier, hein ? Oui, ce serait sans doute la manière la plus simple de se sortir de ce guêpier mais, il était persuadé, certainement à raison, que les choses entre eux avaient atteint un seuil au-delà duquel on ne pouvait plus revenir. Et en dépit des conseils avisés de son oncle, il était hors de question qu’il se serve du sexe pour s’attacher ses bonnes grâces. L’idée lui arrache un nouveau frisson de dégoût et il se dirige vers ses thermes personnels, ses doigts attrapant une dague au passage. Nate ne devait pas être sans avoir remarqué que le Prince ne disposait plus de gardes pour jouer les chaperons entre eux et il aurait pu trouver l’occasion trop belle. Aussi, Drefer se départ-il de ses vêtements tout en conservant sa lame sur la margelle du bassin pendant qu’il réalise, seul, ses ablutions. Quand l’ombre de Nate se dessine sur l’eau claire du bassin, les prunelles de Drefer glissent sur son visage, sa mâchoire se contractant, ses doigts se tendant déjà vers l’arme sans la saisir encore. « Je te le déconseille. » Quoiqu’il puisse avoir en tête, rien de ce qu’il pouvait imaginer ne semblait acceptable, aux yeux de Drefer.



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