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 La Nation du Feu

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 991
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 26
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - Fantasy - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Narnia

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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


Ursa :copyright:️ Google

Je vois bien que mes taquineries lui échappent et c'est ce qui les rendent encore plus drôles. Le prince Ozaï tombe dedans à chaque fois comme un novice, c'est adorable. C'est une petite part d'innocence et de naïveté que je ne connaissais pas et que j'ai plaisir à connaitre. Je la garderais jalousement rien que pour moi, hors de question de lui faire des plaisanteries avec d'autres personnes autour de nous, je veux que son air incrédule me soit totalement dévoué. Puisque je suis sienne, il n'est que justice que je dise également qu'il est mien. C'est étrange. Je.... Jusqu'à il y a encore quelque chose, je pensais que je n'étais et ne serai que la femme d'Ikem et de personne d'autres. C'est fou comme le destin peut nous jouer de sales tours... Ma foi, maintenant je suis la Ursa du prince Ozaï et bien qu'il me faille encore un peu de temps pour me faire à cette idée, elle n'est pas non plus si cauchemardesque que je l'imaginais. Cela dit, je reste encore sur mes gardes, rien ne me garantis que le prince se montrera tout aussi patient et attentionné quand nous serons de retour au palais. Si ça se trouve, il va vouloir faire de moi sa servante, une poule pondeuse qui reste cloitrée chez elle sans parler, sans avenir et sans aucun rêve ni espoir. Hors de question !

Malgré tout, je tiens à lui signaler que les efforts qu'il fait actuellement sont vus et me vont droit au cœur. Aussi, c'est toujours main dans la main que nous arrivons à table pour commencer à diner. Un serviteur me tire la chaise d'en face celle du prince.

"Mais...C'est beaucoup trop loin !"

Aussi, je prends mon assiette et mes couverts pour aller m'asseoir à la droite du prince, tout près de lui.

"Voilà, là au moins je pourrais l'entendre."

Le serviteur devient rouge, bleu, violet comme s'il y était pour quelque chose ! Il s'incline, s'excuse et part en cuisine. Le pauvre, sur le coup, je me dis que je n'aurais peut-être pas dû. Je regarde le prince pour avoir son avis en lisant l'expression de son visage.

On finit par nous apporter de la soupe et je la goutte avec ma cuillère. J'ai beau avoir des airs de jeune fille rebelle, j'ai tout de même le manuel des bonnes manières gravé dans la tête. Mon père était à cheval sur le fait que je sache bien me tenir en société. Je suis la petite fille de l'Avatar Roku et la fille d'un haut magistrat du Seigneur du Feu Azulon, aussi, il faut que chacune de mes présentations soit impeccables, c'est une question d'honneur.
Donc boire de la soupe, je peux le faire les doigts dans le nez sans en renverser une seule goutte sur ma fabuleuse robe rouge qui scintille encore plus sous la lueur des chandelles.

Le silence s'installe dans la pièce et seul le bruit de nos cuillères brise ce silence. Jusqu'à ce que le prince lâche un cheveu dans la soupe. Je bouffe de rire, attendrie par son aveu puis j'hoche la tête avec affection en lui prenant la main.

"C'est une merveilleuse idée. Ne faisiez-vous pas aussi des portraits avec vos parents ?"

J'ai envie de lui poser tellement de questions, mais je ne veux pas paraitre indiscrète ou du genre à commérer. Il est vrai que j'en ai entendu des histoires sur la famille royale et aujourd'hui, voilà que j'ai la chance de savoir si toutes ces histoires sont vraies.

"C'est vrai que le prince Iroh a réussi à sauver son équipage d'une attaque de l'Unagi près des côtes de Kyoshi, à lui tout seul ?"

Il est vrai que les exploits du prince Iroh ne sont plus à raconter tant tout le monde les connait. De ce j'entendais quand j'allais au marché, le prince n'a rien à envier à personne, fort, grand, courageux, il est aussi drôle, doux et romantique. Pfff, comme si toutes ces commères du marché pouvaient savoir personnellement si le prince est réellement doux et romantique ! Mais bon, il a l'air moins bourru et sauvage que son jeune frère. Je regarde le prince Ozaï en souriant, amusée de mes pensées.

Je continue de boire ma soupe jusqu'à la finir et qu'un domestique vienne récupérer nos assiettes. Il nous pose à boire en attendant que le plat soit servi. Comme la bonne future femme que je m'apprête à être, je prends la carafe de vin et en verse dans le verre de mon fiancé avant de m'en servir moi-même. Un peu de soumission dans mon nouveau couple ne fera pas de mal. Je m'engage à être une bonne femme s'il s'engage à ne pas me traiter comme une femme uniquement utile à faire le ménage et porter les enfants. Non, je veux être son pilier, celle sur qui il pourra compter quand il aura le sentiment d'être entouré d'incapable, celle qu'il ne le décevra jamais entre les quatre murs de notre chambre à coucher qui sera le témoin de tout nos secrets.

Le plat arrive, du poisson frais et des légumes typiquement originaire de l'île. Tant mieux, je n'avais pas envie de manger trop gras, il faut que je garde la ligne pour ma robe de mariée.

"Ça sent merveilleusement bon. Quel est donc votre plat préféré prince Ozaï ? Ou bien dois-je vous donner un petit nom doux ?"

Dis-je avec malice en le regardant, souriant toujours d'une oreille à l'autre. Nous sommes seuls, alors je peux bien l'embêter un peu.


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Selenaë
Selenaë
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Hélo

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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


ozaï (c) googleimage
Tout est somptueux, grandiose. Tout est tel que je l'ai toujours connu : plein de règles de bienséance. Quand elle prend son assiette et se déplace j'ai envie de m'insurger. Tout mon corps me dicte les règles inculquées par ma mère. Je n'en fais pourtant rien, sa volonté de s'assoir à mes côtés me fait plaisir, plus qu'elle ne le devrait. Tient-elle vraiment déjà à moi ? Ou pense-t-elle encore à ce paysan geignard ? Je ne dis rien, mais je la regarde avec un air sévère. Quand le serviteur s'en va, je hausse un sourcil.

« Ce comportement ne sera pas accepté en dehors de la sphère intime. » expliquai-je.

Suis-je en train de me ramollir ? Clairement dans mon ton, je lui explique que ce sont mes parents le problème. Or c'est faux, je n'accepterai pas une telle façon de tordre le nez au protocole, mais ici tout ça me paraît loin. Moi aussi j'ai envie d'être assis à ses côtés pour l'entendre jacasser. A moins que ce ne soit pour la surveiller ?

Par contre, je ne peux m'empêcher de remarquer à quel point elle connaît et maîtrise les règles. Ainsi, elle sait ce qu'elle doit faire et s'amuse constamment à jouer avec les limites ? Elle est bien plus dangereuse qu'elle ne le laisse voir, je dois réellement me méfier. Mettre de la distance entre nous. Je ne dois pas me laisser attendrir par ses jolies manières et son ton si doux. Elle n'est ni mon égale, ni mon amie. Fort de cette décision, je reviens à ma soupe. La seconde d'après, je broie et j'écrase ma promesse.

Heureusement, elle me rappelle à l'ordre. Elle parle d'Iroh avec un enthousiasme trop sincère pour être feint. « Oh oui, Iroh est un excellent commandant, qui sauve et réussit tout ce qu'il entreprend. » Mon sourire me paraît faux même à moi-même. Iroh par-ci, Iroh par-là, ne serais-je donc jamais débarrassé de sa présence ? Et soudainement, la colère est en moi. Je me tais pour ne pas en dévoiler plus, mais il ne me suffit d'un rien pour qu'elle vienne me pourrir. Cette colère qui m'habite, je dois la maîtriser pour en faire quelque chose qui me sera utile.

"Ça sent merveilleusement bon. Quel est donc votre plat préféré prince Ozaï ? Ou bien dois-je vous donner un petit nom doux ?"
« Jamais. »  

Ma réponse siffle avant même que je ne la pense. J'inspire et je me reprends. « Je déteste les petits noms, Ozaï suffira pour le privé, Prince Ozaï pour le public. » Quelle horreur que les mièvreries. « Ne vous attendez pas à ce que je vous nomme autrement que Ursa. » soupirai-je devant son sourire. Comment peut-elle rester si plaisante ?

Je soulève ma fourchette pour goûter le plat. C'est bon, comme toujours. Je n'ai jamais manqué de quoique ce soit, je ne savoure même pas mes plats, je n'ai jamais connu autre chose que la qualité.

« Je n'ai pas particulièrement un lien fort avec la nourriture, cela suffit à me nourrir et me donner suffisamment de force pour ma maîtrise du feu. C'est tout. » avouai-je en la regardant droit dans les yeux. Être fort, ça m'est important. Le reste, ce n'est qu'accessoire.

Je sais que je devrais lui retourner la politesse, mais ça ne m'intéresse pas. Je n'ai aucune envie de parler de ce bellâtre de frère aîné, continuons donc sur un autre sujet moins dangereux. « Demain, vous pourriez assister à mon entraînement si vous le souhaiter. » Je pourrais parler pendant des heures du pouvoir du feu et de sa beauté. 
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Cheval de Troie
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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


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Alors que je m'assois à ses côtés, le prince me jauge de son air sévère.... Je me contente de lui sourire gentiment en guise de réponse. Je me moque pas mal de s'il est d'accord ou non que je me mette près de lui. Je suis sa fiancé et nous sommes en plein voyage de séduction, j'estime être dans mon bon droit de me rapprocher de mon fiancé. Mais la réplique qu'il me sort une fois que le serviteur s'en va, me fait vite redescendre de mon petit nuage. Mon visage se ferme doucement et je prends un air plus solennel, plus... princesse.

"Oh. Et en dehors de la sphère intime, où sera donc ma place, Prince Ozaï ?"

Demandai-je non sans une pointe d'arrogance et d'insolence. Je balaye de ma main l'immense table pour qu'il m'indique où est-ce que je devrais m'asseoir lors de dîner mondain. La princesse ne doit-elle pas être près de son prince ? Ou veut-il que je sois à l'opposé totalement ? Ou à ses pieds peut-être ?! Plus j'y pense et plus je me renfrogne. Un silence pesant commence à s'installer dans la grande salle, uniquement interrompu par le bruit de nos couverts.

Je me force à regarder droit devant moi en prenant un air désinvolte mais je bouillonne au fond de moi. Je...Je crois que....je boude. Oui c'est ça. Je boude. On en est donc là. Je commence déjà à le bouder sans raison. Je suis folle ! Vraiment je dois être totalement dérangée pour me comporter ainsi avec le prince Ozaï ! Non seulement il n'est pas n'importe qui mais en plus, des deux enfants du Seigneur Azulon, il est le moins commode....
J'ai beau me dire qu'il doit me trouver ridicule et puérile, je n'arrive pas à m'empêcher de bouder. Je reste silencieuse et droite sur ma chaise en continuant de dîner tout en suivant les règles de la bien-séance. La cuillère pour la soupe, la fourchette pour la salade, celle pour le plat, le couteau à viande, celui pour le poisson etc. Tant de conventions si inutiles entre nous et pourtant, je sens bien que le prince y tient. Alors soit. S'il veut me voir assise au bout de la table, c'est dorénavant là que je me tiendrai.

Je rumine en silence jusqu'à finir par me rendre compte que soit je mets un peu d'eau dans mon vin, soit mon séjour ici risque d'être interminable. Aussi, je décide de rebondir sur ses souvenirs de famille pour essayer de savoir si tout ce qu'on dit sur le prince Iroh est vrai. À en voir la mine de mon fiancé quand je parle de son frère, il ne partage pas l'admiration que j'éprouve pour son aîné. Je décide de ne pas pousser le bouchon trop loin, avec notre ambiance déjà tendue, je n'ai pas envie de le mettre en colère et de gâcher notre première journée sur l'île.

Encore une fois, le silence devient pesant et les plats arrivent enfin. J'en profite pour essayer une nouvelle approche de discussion mais le prince la remballe sèchement. À tel point, que j'ai un mouvement de recul surpris. Il a dû remarquer qu'il avait employé un ton trop sec alors que je ne tente que de rendre ce repas austère un peu plus chaleureux. Il soupire avant de reprendre avec moins de froideur et m'expliquer qu'il n'apprécie pas les surnoms. Le contraire m'aurait étonné. Et qu'il ne compte pas m'en donner non plus. Bhein tiens. Je le regarde avec un petit sourire aux lèvres. Un sourire qui veut simplement dire "On verra bien.".

"Sachez en tout cas, que je ne m'oppose pas à l'idée que vous me donniez un petit nom dans la sphère intime."

Dis-je avec un sourire qui se veut aguicheur et un regard de braise, avant d'ajouter innocemment en commençant à goûter mon poisson.

"Enfin, si le cœur vous en dit, un jour."

Je le regarde du coin de l'œil avec un ravissant sourire puis je continue de manger. Je serai la meilleure et la plus grande épouse qu'il n'aura jamais et n'aurais jamais eu, c'est une promesse que je me fais à moi-même. Je ne serais ni une potiche, ni un trophée, je serais importante à ses yeux, c'est promis !

Sur ces belles promesses, nous commençons à discuter et je l'écoute attentivement. Je sens sa soif de force et sûrement de pouvoir bien qu'il n'en ait jamais fait allusion mais à quoi bon être si fort si ce n'est pas pour se faire connaitre ?! Comme il me regarde droit dans les yeux, je lui rends un regard sûr et convaincant.

"Savoir s'intéresser et s'ouvrir à ce qui vous entoure peut être une force. La force brute est destructrice et éphémère."

Ouuuuh là j'ai dû sûrement piquer sur son nerf sensible, ma foi, c'est ce que je pense. La compréhension et la sagesse sont les véritables forces de ce monde. La force brute ne suffit pas à apporter le bonheur et ne nous rend pas bien différent d'un animal. Mais ça, je vais le garder pour moi, nous ne sommes pas encore assez intimes pour que je lui déballe toute ma façon de pensée sans prendre le risque de finir à la broche.

Je ne suis même pas surprise qu'il ne me retourne pas la question. Je souris, attendrie, décidément, s'intéresser à ce qui l'entoure ça ne sera pas pour tout de suite. Je ne lui en veux même pas, il est comme ça, j'imagine que je vais devoir faire avec.
Le prince me propose d'assister à son entrainement de demain, bien que je ne sois pas une partisane des combats et autre forme de violence, j'imagine que je peux faire l'effort d'entrer dans son univers le temps d'un entrainement. Et puis qui sait, j'y prendrai peut-être gout. Je suis déjà profondément touchée qu'il ait envie que je vienne, car je sais très bien que s'il ne voulait pas de ma présence, il ne me l'aurait jamais proposé.

"Avec plaisir ! Serez-vous seul ou est-ce que vous vous entraînerez aussi au combat avec un soldat ? Car je doute que vous puissiez trouver un adversaire à votre taille sur cette île."

Dis-je tendrement, voulant le complimenter et flatter son égo. J'ai beau l'avoir taquiné toute la journée ou l'avoir agacé en parlant de son frère, je tiens à ce que mon fiancé sache qu'à mes yeux, il a l'image d'un homme fort et puissant, peut-être même trop. Ma mère flattait souvent l'égo de mon père, j'imagine que les hommes en ont besoin par moment, surtout quand ça vient de leur femme.

"Soufflé super épicé."

Dis-je simplement en finissant mon assiette puis devant l'air incrédule du prince, je souris amusée.

"Mon plat préféré, le soufflé super épicé de l'île de Kirachu. Délicieux, mais il ne faut pas avoir le palais d'une mauviette !"

Je lui offre un grand sourire amusé au moment où un serviteur s'avance pour attendre de pouvoir récupérer nos assiettes. On pourrait s'attendre à ce que mon plat préféré soit le célèbre Loco Moco d'Hira'a mais non, bien que j'aime le plat de ma ville natale, je préfère le soufflé super épicé. J'aime ce qui pique !

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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


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"Oh. Et en dehors de la sphère intime, où sera donc ma place, Prince Ozaï ?"

Sa question m'arrache un haussement de sourcil, c'est délicat. Comment lui dire que je la veux loin de moi assez rapidement pour avoir l'espace libre d'agir comme bon me semble ? C'est lorsqu'elle étend la main vers les places libre sur la table, que mon corps se relâche et je me sens moins crispé. Je lui récite alors l'étiquette, d'une voix morne.

« Les fiancés ne sont pas séparés, par d'autres personnes s'entend. Puis les jeunes mariés sans enfants doivent être espacés. Une fois le couple devenu une famille avec enfants, c'est laissé à la volonté de la maîtresse de maison, mais en règle générale, il n'y a plus de règles. »

Je me penche vers mon plat pour manger, mais je mets du temps à comprendre pourquoi le silence est électrique. Normalement, j'aime quand les gens m'écoutent parler ou se taisent, mais là, je sens que quelque chose de puissant émane d'Ursa, pourtant elle n'a aucun pouvoir. Je hausse un sourcil dans sa direction, sans qu'elle ne me remarque. Alors je reprends la parole, pour chasser cette gêne passagère, sans vraiment comprendre pourquoi c'est important.

"Sachez en tout cas, que je ne m'oppose à l'idée que vous me donniez un petit nom dans la sphère intime."

Je me retiens de rougir, sans savoir comment j'y parviens, ni même si c'est réel. Puis je plonge ma fourchette dans mon plat. Ne pas répondre, c'est sûrement la meilleure façon de faire.

"La force brute est destructrice et éphémère."

Sa remarque me fait violemment lever la tête, mais je me force à sourire et à la regarder avec puissance. Ma force ne sera pas éphémère, je domine ma vie depuis ma naissance et c'est grâce à ma force. Je sais, je sens, que je suis capable de soulever des montagnes.

« Nos avis divergent, laisse-moi le temps de te montrer combien ma force et ma puissante vont permettre d'assoir mon pouvoir. »

Je fabule sûrement, mais je veux faire de grandes choses. Même si Iroh héritera du trône, même si je ne serais jamais le chef des armées, je sais que je connaîtrais la gloire.

« Je ne sais comment l'expliquer, mais je le ressens au fond de moi. Et puis, qu'as-tu réellement vécu pour savoir ce qui dure ? »

J'ai envie de l'appeler Gamine ou de la mépriser, mais ça ne servirait à rien. Alors je me tais, mais n'en pense pas moins.

"Avec plaisir ! Serez-vous seul ou est-ce que vous vous entraînerez aussi au combat avec un soldat ? Car je doute que vous puissiez trouver un adversaire à votre taille sur cette île."

Je ressens un frisson de plaisir qui me montent des entrailles, ces mots me font du bien et j'y crois instantanément. Je suis fort et elle le sait. Pour peu, un sourire niais se dessinerait sur mes lèvres, mais je me contente d'un signe de tête approbateur.

« Maître Zhu réside sur l'île, il viendra s'entraîner avec moi. J'ai une excellente maîtrise du feu, mais je reste humble, je sais que j'ai encore à apprendre. »

Notamment, pour maîtriser l'éclair, c'est une légende, mais je m'en sais capable. Maître Zhu ne me donnera pas beaucoup de fil à retordre, mais je tire tout de même des enseignements de ce qu'il a vécu. Et me fera vivre durant l'entraînement.

"Soufflé super épicé."

J'écarquille mes yeux et mes paupières papillonnent. Je vérifie mon assiette, ce n'est pas ce que l'on mange. Ah, devant son grand sourire je sens qu'elle a fait exprès de me piéger. Oh, elle ne perd rien pour attendre, mais j'avoue que je n'ai pas sa subtilité. Je n'aime pas forcément particulièrement ce qui pique ou non, mais avec ma maîtrise du feu, ça n'agit pas beaucoup sur ma langue. Soudain, j'ai une idée, je vais la manipuler en lui faisant croire que ça m'intéresse. Oh, que je suis futé.

« Je ne suis pas sûr d'en avoir déjà mangé. Il doit y avoir des restaurants qui en font à la Capitale, nous pourrions... » je commence ma phrase avec un léger sourire. « en faire venir au palais ? » Pas un seul instant je n'imagine me mêler à la plèbe pour déguster un plat.
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Je laisse le prince me réciter le protocole en le fusillant du regard.

"Et vous, qu'en pensez-vous ? Quand nous serons jeunes mariés, vous avez envie de me voir assise loin de vous à parler avec des généraux, des magistrats et autres personnalités mondaines ?"

Ma question était plutôt "Prince Ozaï, êtes-vous sûr de vouloir me contrarier et de prendre le risque que je m'immisce dans les discutions militaires de la Nation ?". Alors que je le regarde toujours intensément, je suis en train de me rendre compte, que lui et moi étions en plein bras de fer psychologique. Allait-il céder et contourner le protocole ou allait-il me rappeler ma place avec froideur comme il sait si bien le faire ?

Le silence s'installe encore et toujours et devient de plus en plus électrique. Je rumine dans ma tête puis je me dis que ce serait dommage de gâcher cette journée. J'essaye de relativiser, de me rappeler qu'il y a aussi des bons côtés dans cette carapace de rigidité et de soif de pouvoir. Le prince s'est montré patient, à l'écoute et même compréhensif par moment. J'imagine que c'est déjà plus que je n'aurais pu l'espérer !

Heureusement, la conversation finit par revenir entre nous et nous parlons des différents surnoms que nous pouvons nous donner dans la sphère intime, mais mon fiancé a l'air d'y être fermement opposé. En revanche, quand j'évoque l'idée qu'il puisse m'en donner un si l'envie lui prend, ça n'a pas l'air d'être tombé dans l'oreille d'un sourd. Bien qu'il soit trop fier pour le montrer, je suis sûre que ma proposition a dû le titiller un peu. J'affiche un petit sourire de satisfaction en continuant de manger mon plat comme si de rien était.
Mais quand je parle de la force brute, là, son intérêt se manifeste avec force. Il me regarde avec confiance et puissance, il me sourit avant de m'annoncer presque une prophétie. Je lui rends son sourire avant de continuer à manger avec insolence. Je lui parle avec nonchalance comme si ce qu'il pouvait dire n'avait pas d'importance puisque son destin était déjà tout tracé.

"D'asseoir votre pouvoir ?! Sans vouloir vous offenser, vous êtes le second fils, et ce que j'ai appris sur les traditions de la famille royale, c'est que le second fils n'a pas vraiment de responsabilité au sein de la Nation. Votre frère Iroh est élevé pour être le prochain stratège, soldat, souverain, diplomate... Chacune de ses journées est régies dans le but qu'il devienne le prochain Seigneur du Feu. Comment donc pouvez-vous être aussi sûr de l'importance du rôle que vous aurez à jouer dans l'Histoire ?"

Ah et voilà, maintenant il me regarde avec mépris. Je souris en reprenant un air plus humble et délicat, je ne veux pas non plus le blesser dans son égo. Le titiller, le bousculer un peu, oui, mais le blesser, non.

"Je n'ai rien vécu, mais j'ai joué énormément de pièce de théâtre qui parlent de pouvoir, de guerre et de conflits et j'ai beaucoup appris de chacune d'elles. Mais il est vrai que la théorie est bien différent de la pratique. Si vous sentez que vous ferez de grandes choses, alors je suis honorée d'être à vos côtés. Je vous soutiendrai toujours, même quand le reste du monde sera contre vous, je serai votre plus solide pilier. Enfin, si vous le désirez."

J'incline la tête en signe de révérence. Je suis peut-être un peu rebelle mais je ne suis pas méchante ou mal élevée, mon fiancé est avant tout le prince et même si je sais que plus d'une fois je franchirais les limites de l'arrogance, je veux quand même qu'il sache que je ne serais pas toujours opposé à lui, bien au contraire, je veux être son alliée.

Nous continuons de discuter et il finit par me proposer d'assister à son entrainement. J'en profite pour flatter son égo histoire de détendre l'atmosphère et de faire passer toutes les choses déplaisantes que l'on aurait pu se dire dans la journée et/ou soirée. Mon fiancé a l'air d'avoir repris du poil de la bête même s'il tente de ne pas le montrer mais je sens bien qu'il est fier de paraître si fort à mes yeux. Je souris attendrie, c'est mignon que la façon dont je pourrais le voir puisse avoir une quelconque importance pour lui. Je m'autorise à poser ma main sur la sienne pour avoir un petit contact physique avec lui.

"Ne vous en faites pas, avec votre détermination et mon soutient, nul doute que l'élève dépassera rapidement le maitre."

Dis-je d'une voix tendre en lui offrant mon plus joli sourire.

Je me joue de lui quand il ne montre pas d'intérêt pour mon plat préféré et je finis par glousser gentiment avant qu'il ne me propose d'en faire apporter au palais. Je trouve l'attention adorable et le regarde avec des yeux brillants.

"Ou...Nous pourrions aller sur l’île en amoureux, qu'en pensez-vous ?"

Je rapproche mon visage du sien en posant mon menton dans la paume de ma main. Puis je prends un air théâtrale.

"Oh mais ne vous inquiétez pas ! Le prince Ozaï ne sera nullement confronté à la populace ! Mon dieu, non ! Des ouvriers, quelle horreur ! Nous privatiserons le restaurant pour notre venu, hors de question de se mêler aux gueux qui font tourner notre Nation !"

Dis-je avec sarcasme en prenant les airs d'une bourgeoise pompeuse et trop bien pour le commun des mortels. Je regarde ensuite le prince en ricanant de ma parodie. J'espère qu'à travers ma caricature, le prince se sentira un peu honteux de penser toutes ces méchancetés à propos du peuple qui est la source même de son empire. Un Seigneur sans sujet, à quoi peut-il bien servir ? Il ne faut pas l'oublier.

On finit de manger et le serviteur récupère nos assiettes avant de nous apporter le dessert. Je me montre impatiente de ce que le prince va encore me faire découvrir.

"Votre choix du menu était excellent, je me suis régalée, vous avez très bon gout Prince Ozaï."

Un charmant nouveau compliment, avec ma voix la plus délicate et mon sourire le plus radieux. Toujours dans ma tenue écarlate, je suis définitivement sublime.

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Selenaë
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Hélo

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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


ozaï (c) googleimage
"Et vous, qu'en pensez-vous ? Quand nous serons jeunes mariés, vous avez envie de me voir assise loin de vous à parler avec des généraux, des magistrats et autres personnalités mondaines ?"

Le silence qui s'installe, le sous-entendu de ses paroles, sa froideur soudaine, me font hésiter. Je n'ai aucune envie de la laisser gagner, de lui donner ce qu'elle veut, c'est moi le maître ici... sauf que. Sauf que peut être. Et si, j'y gagnais moi aussi ? Et si, en la contrariant je ne faisais qu'y perdre ? Bon sang, ce mariage est une catastrophe, c'était censé être simple. Elle doit sentir la colère dans mes yeux, je sens ma maîtrise du feu bouillonner en moi, mais elle n'explosera pas sans que je ne le décide. J'expire un grand coup, puis la regarde dans les yeux, m'efforçant de paraître moins sûr de moi.


« C'est... c'est ce qu'ils voudraient oui. » marmonnai-je de mauvaise grâce.

Est-ce de mes parents, le coupe royaux dont je parle ? De mes précepteurs ? De mes ancêtres ? Je n'en sais moi-même rien et j'agis comme si j'en avais pas envie, j'essaie de transmettre ça dans mon ton. Sauf que ce n'est pas possible, elle ne doit pas mener le monde, c'est mon rôle ça.

Puis la conversation se détourne et la pièce se réchauffe quand le silence cesse. Soudain, elle me parle encore d'Iroh. L'adule-t-il elle aussi ? Mes yeux voient rouge. Et ce n'est même pas à cause de ses paroles -ridicules-.

"Mais il est vrai que la théorie est bien différent de la pratique. Si vous sentez que vous ferez de grandes choses, alors je suis honorée d'être à vos côtés. Je vous soutiendrai toujours, même quand le reste du monde sera contre vous, je serai votre plus solide pilier. Enfin, si vous le désirez."

Comment peut-elle passer si vite de la sorte ? Pourquoi même ses mots me font-ils plaisir ? Pour cacher ma surprise, j'inspire doucement. Elle maîtrise l'art de la parole avec aisance, je sais que mes précepteurs ont essayé -vainement- de me l'inculquer, mais c'était peine perdue. Or, là c'est clair, elle sait. J'ai déjà envie d'oublier la première partie -méprisante- de son discours, pour m'enorgueillir de la seconde. Pourtant, son rôle est d'être mère, pas plus. Je lui souris.

« Je ne peux pas vous expliquer clairement, mais je le sens. Voyez cela comme un sixième sens, ou de l'intuition. »

Comment lui expliquer ce que j'ignore moi-même ? De toute manière, je provoquerai le destin s'il le faut. Je veux jouer un rôle dans cet empire, j'ai déjà trop d'idée.


Nous parlons de dessert, d'entraînement, de frivolités. Voilà pourquoi je n'étais absolument pas prêt à ce qu'elle me prenne la main, à ce qu'elle me fasse de l'effet. Pourquoi ce toucher délicat me brûle la peau ? Est-ce parce qu'elle me touche ? Je décide une expérience. Avec fermeté mais douceur, j'enlève ma main pour prendre la sienne. La brûlure est toujours là, mais moins forte. Intéressant.

"Ou...Nous pourrions aller sur l’île en amoureux, qu'en pensez-vous ?"

Le terme me fait toussoter. Faut-il réellement tout ramener à l'amour ? Ce sentiment frivole qui fait perdre son libre arbitre ? J'aimerai qu'elle comprenne que ce n'est pas qu'une question d'amitié et d'amour, mes parents eux l'ont bien saisi. Mais peut être est-elle encore trop jeune. Je soupire. Je n'ai pourtant pas le temps de parler qu'elle enchaîne.

"Oh mais ne vous inquiétez pas ! Le prince Ozaï ne sera nullement confronté à la populace ! Mon dieu, non ! Des ouvriers, quelle horreur ! Nous privatiserons le restaurant pour notre venu, hors de question de se mêler aux gueux qui font tourner notre Nation !"

Je n'entends pas le sarcasme dans sa voix, mais je suis ébloui par ses paroles. Enfin la dernière phrase me fait hausser un sourcil.

« Oh, quelle excellente idée oui ! Comme vous l'avez fait remarquer, je ne suis pas destiné actuellement à être quelqu'un d'important pour cette nation, pourquoi prendrai-je des bains de foules dans ce cas-là ?» tentai-je.

Rapidement les serviteurs ramènent le dessert et elle me complimente sur le choix du repas. C'est plus fort que moi, j'hausse un sourcil. Pourquoi me dire cela ? Evidemment que je n'ai jamais mis les pieds en cuisine pour m'occuper de quoique ce soit. Les serviteurs sont en charge de tout cela. Le dessert est une crème brûlée (dédicace à la nation du feu) légère de baies pourpres. C'est un dessert assez populaire, mais ici il est mis en avant et amélioré par le chef pour sembler extraordinaire.

Je décide donc de passer outre sa remarque - est-ce encore une blague que je ne saisis pas ? - pour me concentrer sur le goût du dessert qui, une fois de plus, me rappelle mon enfance sur l'île.

« Oh, tant mieux si cela est à votre goût. De toute manière, j'ai cru comprendre que les cuisiniers d'ici étaient capable de rendre délicieux même le plat le plus commun. Bon, je n'ai jamais goûté un plat commun, je ne peux vous l'assurer... »

Bien vite, nos plats disparaissent et nous sortons de table. Fatigué de la journée intense -tant au niveau de nos discussions que du trajet, j'ai juste envie d'être seul et tranquille. Mais la robe que porte Ursa est faite pour être montrée non ?

« Voulez-vous m'accompagner pour une balade digestive ? Ou préférez-vous monter dormir ? » lui proposais-je galamment.

Soudain je me demande pourquoi je lui laisse le choix, ce n'est pas mon habitude. A-t-elle déjà réussi à me transformer ? Je me rends compte que je ne suis pas autant en colère que je devrais l'être. Cette femme est particulière.

« Demain nous visiterons l'île en bateau et nous pratiquerons l'activité de votre choix. » Pitié qu'elle ne choisisse pas la pèche.  

Nous commençons à marcher dans les couloirs et pour m'habituer à ce futur princier, je lui tends mon bras. Alors qu'il n'y a personne à impressionner ici. Je veux vérifier si seule la peau nue de sa main me brûle ou si c'est sa présence à mes côtés.
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Cheval de Troie
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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


Ursa :copyright:️ Google

Je me calme en entendant le son de sa voix. Il n'a pas l'air de vouloir être séparé de moi durant les repas mais le protocole ne nous laisse pas le choix. Enfin, c'est sans connaitre Ursa. J'ai horreur que l'on m'impose quelque chose, ce qui est plutôt ironique, car si je me retrouve ici, c'est clairement parce que je n'ai pas eu le choix. C'est vrai ça, si Ikem n'avait pas été dans ma vie, est-ce que le prince Ozaï aurait pu... m'intéresser ? Je le regarde du coin de l'œil discrètement tout en me posant la question. Bien sûr, il est beau, grand et fort, ça tout le monde le sait et on est tous d'accord pour le reconnaître. Mais, est-ce que j'aurais pu tomber amoureuse de sa personne ? Je n'en sais rien. De ce qu'on raconte, le prince Ozaï n'est pas le genre d'ami que l'on voudrait avoir, tout l'inverse de son frère, plus d'une fois je l'ai entendu être qualifié de maléfique....
Ma foi, maintenant que je suis sa fiancée, c'est à moi de vérifier si tout ces qu'en-dira-t-on sont vrais ou non.

Peu à peu, l'ambiance de la salle change, elle se réchauffe et nous échangeons quelques banalités. Moi plus que lui mais ce n'est rien, j'amène la conversation à son frère, le prince héritier Iroh. À en voir le visage de mon fiancé, il n'apprécie pas que l'on parle de son aîné, je me demande bien pourquoi, de la jalousie ? À mon égard ou à celle de son frère ? Je suppose que c'est plutôt à celle de son frère. Ouuuuh la rivalité fraternelle n'engendre jamais rien de bon, j'en connais un qui devrait relire ses livres d'histoire ! Ma foi, ça m'amuse de voir mon fiancé s'impatienter à la simple allusion de son frère. Alors forcément, je pars dans une longue tirade pleine d'admiration et de compliment sur les prouesses de cet héro de guerre ! Haha mais je cesse rapidement avant qu'Ozaï ne finisse par ravager toute l’île ! Il me dit être promis à de grandes choses et je lui fais la promesse de toujours me tenir à ses côtés, même quand le monde entier le traitera de tyran mégalomane, car c'est toujours ce qui risque d'arriver avec les gens ambitieux et assoiffé de pouvoir. Mes paroles ne le laissent pas indifférent, je le vois bien au fond de son regard. Tant mieux, je suis heureuse de voir qu'il apprécie mon soutiens même s'il ne le reconnaîtra jamais.

"Alors nous allons suivre votre instinct et faire de vous un personnage important de l'Histoire."

Encore une fois, je pose une main délicate sur la sienne, juste assez longtemps pour lui apporter un peu de soutiens puis je la reprends très vite, j'ai peur que si je me montre trop tactile à chaque fois, il finisse par ne plus vouloir que je le sois du tout. J'essaye de trouver un juste milieu en me basant sur ses réactions. Comment m'ennuyer avec une personne comme le prince ?! C'est impossible ! Il est un mystère, un casse-tête que je me ferais un plaisir de réussir ! Bien qu'il ait l'air de la brute sans cervelle, moi je suis persuadé qu'il cache quelque chose de bien plus profond et complexe.

Le dessert arrive, nous parlons de tout et de rien, jusqu'à ce que je pose ma main sur la sienne. Il me regarde comme si j'avais fait quelque chose de mal puis au bout d'un instant, il retire sa main pour la poser sur la mienne. J'arque un sourcil en analysant sa réaction. Veut-il avoir sa main au-dessus de la mienne pour montrer la domination qu'il est censé avoir sur moi ?! Je trouve cela plus amusant que vexant. Si le prince est un homme intelligent, il comprendra vite que pour me dominer il vaut mieux faire preuve de subtilité que de force brute. Non, je pense qu'il a mis sa main sur la mienne pour une toute autre raison, une raison qui m'échappe encore. En attendant, je le laisse faire, me contentant de déposer mes pupilles dorés dans les siennes avec un agréable sourire aux lèvres.

Je roule des yeux en comprenant que mon sarcasme lui ai passé au-dessus de la tête. Aussi, je veux savoir à quel genre d'individu j'ai à faire. Je le regarde en souriant amusée par sa réaction mais ensuite, plus sérieuse.

"Mon prince, votre envie d'avoir un rôle important dans l'Histoire est-elle motivée par l'envie de faire de votre Nation un royaume plus prospère ? Est-ce que le bonheur de votre peuple fait partie de vos priorités ou bien ne voulez-vous le pouvoir qu'à dessein militaire ?"

Tout ce que je ressens ou ressentirais pour lui dépend de cette question. Est-il vraiment l'homme égoïste et assoiffé de pouvoir que tout le monde décrit. Un monstre.... comme certain le baptise.... Je ne veux pas y croire. Certes le prince parait menaçant au début mais je suis sûre que ce n'est qu'une façade. Je suis sûre qu'il y a du bon en lui.... Il doit forcément aimer son pays et se rendre compte qu'être un tyran ne sera jamais une bonne chose ? Pitié, dites-moi qu'il n'est pas comme ça....

Le repas se termine et les assiettes disparaissent entre les mains des domestiques. Le prince me regarde comme si je l'avais insulté ou que je lui avais demandé de me calculer la distance entre nous et le soleil ! Je ricane légèrement devant l'expression de son visage. Je me demandais seulement si c'était lui qui avait choisi le menu de ce soir mais face à son expression ahurit, je comprends vite que non.

"Ah oui ? Et si je vous cuisinais un plat simple qui me vient de ma ville natale, le goûteriez-vous ? Au moins pour me faire plaisir ?"

Dis-je d'une voix mielleuse et de mes yeux de biches. J'adore flirter avec mon robuste et austère fiancé. Jouer de mon regard, de mes sourires, de la douceur de ma peau ou de mon parfum. Tout est question de séduction si on le veut et devant l'air mitigé du prince, j'imagine que ce n'est pas tout les jours qu'on vient le séduire sans rien attendre en retour. Personnellement, je suis déjà sa fiancée, je n'ai rien à gagner de plus en passant du temps avec lui ou en le dragouillant. Non, je le fais pour que le reste de ma vie à ses côtés, me semble plus agréable. Et qui sait, peut-être il y aura-t-il vraiment de l'amour entre nous ? J'aime à le croire en tout cas.

Le prince se lève et je l'imite quelques secondes après. Ma robe est toujours aussi merveilleuse, pas une seule tache n'est venue l’abîmer et c'est vrai que j'ai très envie de faire des jalouses en me pavanant dans cette tenue extraordinaire ! Aussi, quand le prince me propose une petite balade digestive, je me suis dit que ce serait le bon moment de faire encore des envieuses. Quoi ? Je suis jeune, alors je n'ai pas toujours des pensées matures et profondes ! Parfois j'ai juste envie de sauter dans des flaques ou de regarder les étoiles filantes avec le garçon que j'aime. Soupire. Ursa, Ikem est mort. Mort à tes yeux, mort dans ton cœur. Je sais que ces petites piqûres de rappel seront toujours aussi douloureuse mais il faut que je tourne la page, que je ferme le livre. Je suis une princesse maintenant, je ne dois penser qu'au bien être de mon fiancé, de sa famille et de notre Nation.

"Avec plaisir !"

Je lui offre mon plus joli sourire en tapant dans mes mains pour montrer ma joie et mon excitation à l'idée d'être demain.

"Oh c'est vrai ? L'activité de mon choix ? Vous êtes merveilleux de m'accompagner dans une de mes activités ! Je vais réfléchir ce soir à ce que nous pourrions bien faire demain !"

Nous marchons cote à cote et voilà qu'il me tend son bras pour que je le lui prenne. Ma foi, quelle galanterie ! Je pose mes deux mains sur son bras musclé. Je sens ses muscles saillir sous sa peau, de sens sa chaleur, sa douceur et sa force. Je sens du bout de mes doigts, que le prince s'exerce plus que nécessaire, je sens qu'il est capable de tenir tête à n'importe qui et je trouve ça.... aussi effrayant qu'excitant. Tant de pouvoir réuni en une seule personne....
Je ressens mon emprise autour de son bras, espérant que le contraste entre force et douceur saura lui faire du bien. Je me permets même, puisque nous sommes seuls, de me hisser sur la pointe des pieds pour lui voler un baiser sur la joue. Oui je sais, je suis peut-être allée un peu trop loin. Peut-être va-t-il me dire que ce n'est pas approprié ? Et bien si c'est ça, je lui rappellerai quel bois je me chauffe ! Car, ce baiser, bien qu'il ait fait rosir mes joues, était spontané et innocent. Quel mal y'a-t-il à vouloir être proche de son fiancé ?! Aucun ! Et puis, si le prince m'a tendu son bras c'est qu'il l'idée d'une proximité ne lui déplaît pas, non ?

De toute façon, c'est fait, c'est fait. Nous traversons la maison royale et quand nous passons devant des domestiques, je reste droite et fière, la parfaite fiancée du prince. Nos corps sont à une distance raisonnable et nous respectons bien le protocole, mais une fois les portes de la maison refermées derrière nous, je pose ma tête sur l'épaule du prince et rapproche mon corps du sien, d'une part car j'ai envie de sentir son contact contre moi mais aussi car la légère brise qui vient de me chatouiller le dos m'a fait frissonner suffisamment pour qu'essaye de voler un peu de chaleur à mon fiancé.

"Êtes-vous heureux ?"

Sous les rayons de la lune, je le regarde avec mon visage si jeune, si doux, si beau.... Mes yeux sont brillants, mes lèvres charnues, ma silhouette est parfaite dans cette robe de feu qui brille autant que les étoiles. Je suis magnifique, là, tout de suite, je suis véritablement une vision de rêve. Mais je m'en fiche, pour l'instant je n'ai d'yeux que pour lui. Au fond de mes yeux, il ne peut y voir que son propre reflet car je ne cesse de le regarder.


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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


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Elle parle Ursa, beaucoup. Et c'est différent de ce que j'ai l'habitude d'entendre. Tout ce qu'elle dit est pour moi, un sourire fier s'installe alors sur mes lèvres. Puis je me demande si c'est pour me séduire ou pour obtenir quelque chose ? Je dois me méfier. Puis je hausse les épaules intérieurement. Après tout, pour l'instant rien n'est encore grave ou fait. Peut être, puis-je me laisser aller ?

Nous parlons de mon frère, de moi, des plats, un peu d'elle. Elle a toujours une question, une remarque, elle me voue toute son attention. Pourquoi suis-je en train de chercher la faille ? De rechercher ce que je dois dire ou faire ? Je comprends mieux quand mon père ne me disait pas être à la hauteur, même si ça me fait du mal de l'admettre. Suis-je vraiment prêt à gouverner un pays ? Oh, je sais la question ne se pose pas encore, mais j'en rêve d'envie. Un jour, Iroh fera un faux pas, un jour je serais maître.

Encore un sourire sur mes lèvres et cela semble en faire naître un sur celles d'Ursa. Elle est si belle avec cette douceur sur son visage et dire qu'elle est à moi. J'ai hâte de parader avec elle accroché à mon bras. Nous ferons des envieux et j'attirerai sûrement tous les regards au détriments d'Iroh, bien fait.

"Est-ce que le bonheur de votre peuple fait partie de vos priorités ou bien ne voulez-vous le pouvoir qu'à dessein militaire ?"

Je reste muet un instant, pense-t-elle vraiment que je m'intéresse à leur sort ? Je regarde son visage qui semble attendre une réponse. Je reprends une cuillère de nourriture pour gagner du temps, de par cette phrase elle semble attendre quelque chose de moi, mais je ne comprends pas. Lentement, je pèse mes mots.

« Evidemment que je veux rendre la nation prospère, comment un Seigneur peut-il s'établir s'il n'a personne pour l'admirer ? Mais je sais que faire la guerre contre les autres nations peut permettre une meilleure cohésion et équilibre dans la notre, mais ce n'est que la théorie. »

J'explique cela d'une voix plus forte, au cas où. Que personne ne croit que je prépare une guerre, contre qui et avec quel moyen ? Je n'ai pas de formation militaire comme mon cher frère me le rappelle sans cesse. J'inspire doucement et me ressert à manger. Vivement qu'elle choisisse une discussion moins compliquée. Comment lui expliquer qu'il nous faudra remodeler le monde ? Que j'ai besoin de personnes très pauvres pour faire tourner l'économie mondiale ? Que certains peuples méritent de disparaître de la surface de la terre ?

"Ah oui ? Et si je vous cuisinais un plat simple qui me vient de ma ville natale, le goûteriez-vous ? Au moins pour me faire plaisir ?"

Je tourne la tête vers ma fiancée en souriant. Quelle demande saugrenue, mais puisqu'elle semble y tenir. J'acquiesce avec un léger sourire, elle ne risque pas de m'empoisonner non ? Je la ferai surveiller par un cuisinier au pire.

Bras dessus, bras dessous, nous marchons. Cela ne me semble pas si compliqué, la légèreté de son bras est agréable et par dessus les couches de vêtements je ne sens plus la brûlure électrique qui m'a traversée tout à l'heure. Tout à mes pensées, je n'entends pas qu'elle s'arrête, pourtant je sens bien ses lèvres contre ma joue. Je reste pétrifiée pendant un instant. Alors qu'elle reprend la marche. Mes yeux clignent plusieurs fois sur eux-même et mon corps semble réagir. Je ne comprends pas pourquoi elle a fait ça ni quel est l'intérêt. Je n'ai aucun doute, nous sommes seuls -jamais elle n'aurait osé n'est-ce pas ?- et pourtant cela me gêne. J'ai chaud. J'avale ma salive et je reprends la marche, plus raide que jamais.

Je ne sais pas si ce sont mes pas qui nous guident vers un chemin prévu ou si c'est elle qui prend les devants, je suis tout à mes pensées en essayant de réfléchir si j'ai apprécié ou non cet instant. Puis je me demande si elle va le refaire. Et surtout si j'en ai envie.

"Êtes-vous heureux ?"

Sa question me coupe une nouvelle fois, cette fois-ci je me rends compte que je tiens toujours son bras. Je tourne la tête vers elle et je la vois intégralement pour la première fois. Elle est splendide dans cette robe sous le clair de lune. Elle est une apparition, telle une étoile brillante qui vient déposer ses pouvoirs à nos pieds. Et mieux encore, elle est à moi. Ce sentiment de possession me rend fou. Et je réponds spontanément.

« Oui. »

Puis mes joues se réchauffe, je n'ai jamais parlé de mes émotions auparavant. Comment s'y prend-elle ? Alors, je fais quelque chose de complètement stupide, mais pour une fois, je me laisse aller. Et je prends possession de ses lèvres.


***


Le lendemain nous profitons de la journée et je la suis. Je sais que c'est important pour faire plaisir à mon père et pour renforcer notre lien, mais je crois qu'au fond de moi, j'en ai un petit peu envie. Je remettrai ma carapace plus tard, j'aurai le temps de me faire respecter, mais là, à l'abris de tous les regards, je peux me permettre de me laisser aller. Une journée, peut être deux.

Déjà il est temps de quitter l'Île de Braise, il est temps de retrouver le monde, les conseillers de mon père et de se présenter à la famille royale. Il est temps pour elle de faire son apparition à la cours.

En y réfléchissant bien, je me dis que j'ai agis de la bonne manière, je l'ai adoucie, je lui ai fait croire que je tenais à elle, qu'elle était importante et qu'elle pouvait avoir une vraie place. Intellectuellement, je me rassurerai en me disant que j'ai eu raison et que j'ai agis de la meilleure manière possible. Seulement, au fond de moi, je sais juste que j'aurai trouvé quelque chose d'inaccessible autrement et qu'elle seule aura pu me l'apporter.
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J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


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Le prince reste muet à ma question. Il prend le temps de la réflexion. Hum... Vaut mieux, je veux savoir à quel genre de tyran j'aurais à faire..... J'espère au fond de moi qu'il sera quelqu'un de bon et de juste, j'essayerai même de le garder dans ce droit chemin. Mais si sa soif de pouvoir et sa jalousie envers son frère continue de le dévorer, je crains de ne pouvoir être qu'impuissante face à tous les bouleversements que le prince Ozaï sera potentiellement capable d'engendrer.
Sa réponse n'est pas forcément celle que j'attendais mais au moins il aura réussi à me rassurer. Je ne suis pas née de la dernière pluie, je sais bien qu'il a pesé tous ses mots pour être sûr de réussir le "piège" que je lui ai tendu mais bon... on va dire qu'il a réussi quand même. Sur ce, nous passons à autre chose. Il ne sert à rien de parler politique ce soir, j'ai envie d'en apprendre un peu plus sur l'homme qui va partager ma vie.

Le diner se termine et nous voilà en pleine promenade digestive. J'en profite pour lui demander s'il gouterait ma cuisine un jour et c'est avec surprise que je le vois accepter. Ah oui ? Vraiment ? J'en suis surprise et vraiment cela sur lit sur mon visage, mais je suis agréablement surprise ! Ma mère a toujours su nous cuisiner de bons petits plats et j'ai envie d'en faire de même pour... mon mari et mes futurs enfants. Je voudrais pouvoir être une bonne mère et une bonne femme. Je veux que mon père et mon grand-père soient fiers de moi.

Nous continuons de marcher jusqu'à ce que je m'arrête un instant pour lui embrasser la joue. Ce que je lis dans le regard du prince à ce moment là m'amuse autant que ça me fait rougir. On dirait deux adolescents en plein apprentissage du batifolage. C'est tellement romantique, personne ne pourrait croire que le prince Ozaï s'est déjà retrouvé dans ce genre de situation. Je lui offre mon plus beau sourire en lui demandant s'il est heureux et c'est avec la plus grande franchise qu'il me répond que oui. Il est heureux. Et moi, est-ce que je le suis ? Bof. Oui et non. Oui si je ne pense pas à la vie que j'ai laissé derrière moi. Si je m'imagine être née au palais comme une jeune femme faisant partie de la cour du Seigneur du feu, alors oui je suis heureuse. Maintenant, si je me rappelle que je suis née dans un village bien loin de la capitale, que mon fiancé à toujours trimé dur pour être sous les bonnes grâces de mon père... si je me rappelle qu'en ce moment, je devrais être en train d'essayer la robe de mariée de ma mère pendant que mon père serait en train de parler avec Ikem.... Alors non.... je ne suis pas heureuse... M'enfin, je ne dois plus me remémorer tout ça. Déjà parce que ça me ferait plus de mal qu'autre chose mais aussi car je risque de perdre la bonne humeur du prince. Si Ozaï apprend que je pense encore au seul homme que j'ai jamais aimé, il risque de se mettre dans une colère noire. Aussi, je sais dès à présent qu'il existera toujours un petit monde secret dans ma tête dans lequel je vivrais le parfait bonheur avec Ikem. Mais quand je ne serais pas dans ce petit paradis fictif, je serais à cent pour cent dévouée à mon fiancé et à ma nation. C'est mon devoir et je ne faillirai pas.

Les yeux dans les yeux, nous sommes seulement observés par les étoiles qui scintillent au-dessus de nos tête. Le prince fait alors quelque chose d'insensé, il pose une main sur ma joue et m'embrasse tendrement. Il n'a aucunement essayer de me montrer qu'il était le plus fort, ou que je lui appartiens. Non. Son baiser était tendre, timide, doux.... chaud.... j'adore. Je crois avoir fermé les yeux un instant pour me laisser chavirer. C'était un moment merveilleux qui m'aura fait rougir comme une tomate et m'aura fait fermer mon clapet. C'est bien la première fois que je reste totalement muette face à lui, mais c'est vrai, pendant plusieurs minutes aucun mot ne pu sortir de ma bouche. J'étais bien trop heureuse, intimidée et surprise par ce merveilleux baiser.
Nous finîmes par rejoindre la maison du prince et par regagner chacun nos appartements. Comme un vrai gentleman, le prince m'a raccompagné jusqu'à l'entrée de ma chambre, ensuite, vérifiant que nous sommes seuls dans le couloir, je lui souhaite une bonne nuit en déposant un tendre baiser sur le coin de ses lèvres avant de regagner ma chambre.

La nuit défila rapidement, je me frotte les yeux de bon matin et une domestique tape à ma porte pour s'occuper de moi. Ça aussi, je ne suis pas habituée. Elle attend que je me lève puis elle fait mon lit, elle a déjà préparé ma coiffeuse pour que je fasse ma toilette et ma robe du jour est entièrement repassée et posée délicatement sur une chaise.

"Je ne choisis pas ma tenue ?"

Lui demandai-je surprise. Kaya, ma domestique, me répondit surprise.

"Non madame, encore une fois, c'est un présent du Seigneur Azulon."

Je roule des yeux.

"Et bien j'espère que le Seigneur du feu sait que je peux m'habiller toute seule. C'est très gentil de se montrer si généreux mais je voudrais pouvoir choisir mes vêtements."

Prudente, Kaya ne me répond pas, elle n'a pas envie de parler du Seigneur du Feu et elle a bien raison. Il y a des oreilles partout.
Je me prépare tranquillement avec l'aide de Kaya. Elle fait couler mon bain, me brosse les cheveux, elle m'aide à m'habiller et me coiffer. Puis je finis par quitter ma chambre et à descendre dans le salon. Arrivée en bas, le prince est déjà là et on dirait qu'il m'attend.

"Je suis désolée d'avoir été si longue à me préparer."

Dis-je au prince comme pour me justifier de mon retard alors qu'en réalité, je ne savais pas s'il fallait que je sois prête pour une heure précise. Enfin bon, je finis de descendre les escaliers avec ma robe du jour. Moins moulante que la précédente, elle est tout aussi rouge que celle d'hier et couverte également de dorure. Couleur de notre nation, je suis un parfait exemple de patriotisme, en bien plus élégante quand même. Ma robe est moins... provocante, elle est parfaite pour être vu en public. Elle me serre la taille, me couvre les jambes mais s'arrête au niveau de mes épaules. Je n'ai pas de décolleté mais ma poitrine est quand même fermement tenue par mon bustier et arrondie par le tissu de la robe.
Quand j'arrive au niveau du prince, je le salue d'une légère révérence. Pour respecter le protocole. Je ne vais pas me baisser jusqu'aux chevilles non plus, je ne suis pas une servante ni une inconnue du peuple, je suis sa fiancée.

"J'ai pensé que nous pourrions balader sur l'île, j'ai très envie de m'inspirer des fleurs de la région pour composer mon bouquet de mariée. Ce sera l'occasion pour vous de me donner votre avis. Qu'en pensez-vous ? Puis je me suis dit que nous pourrions nous arrêter pique niquer quelque part ? Et pour l'après midi, je serais enchantée d'allée dans le village pour y voir quelques festivités !"

Je sais qu'il n'est pas aussi enchanté que moi, malgré tout il s'est tenu à sa parole de faire ce dont j'ai envie. J'ai passé une formidable journée ! Les fleurs de l'île sont magnifique et le prince a même choisi certaines fleurs qui composeront mon bouquet ! Nous nous sommes baladés main dans la main ou bras dessus bras dessous et c'était très agréable. Il s'est montré très doux et moins sur la défensive, surtout durant notre pique nique où nous étions seuls dans une prairie à contempler les nuages. Dans le village, il a retrouvé ses instincts de prince et a remis son armure d'homme fort et puissant. Il s'est montré moins bavard mais a accepté de faire tout ce que je lui proposais. Quand nous nous sommes arrêté pour voir des villageois faire une démonstration de maitrise du feu, j'ai très clairement senti le sang de mon fiancé bouillir dans son corps. Je savais que toutes les fibres de son corps le pousser à montrer qu'il était bien plus fort mais qu'en même temps il ne voulait pas se montrer et s'exhiber devant le peuple. Je lui ai discrètement caressé le bras pour le rassurer puis nous sommes partis. La journée a été magique et celle qui a suivi l'été tout autant ! Puis arriva l'heure de faire nos bagages et de rejoindre le palais.


***


Sur le trajet du retour, le prince s'est montré quelque peu distant, ça m'a agacé et plus d'une fois j'ai froncé les sourcils en le regardant mais il a fait mine de faire comme si de rien était. J'ai réfléchi et je me suis dit qu'il devait sans doute être aussi angoissé que moi à l'idée de me présenter à sa famille. Sauf qu'il a une façon bien à lui de le montrer. Hum.... Soit. Il est distant peut être parce qu'il ne tient à montrer trop de familiarité en public ? Je comprends, mais m'adresser la parole c'est faire preuve de familiarité ?! Enfin bon. J'ai cessé de me prendre la tête et j'ai préféré aller bouder dans mon coin. Il fallait de toute façon que je m'apprête pour la grande présentation. Je tenais à être la plus parfaite possible et j'ai chargé Kaya de m'aider dans ma tache.

J'ai choisi de porté un qipao traditionnel de la nation du feu. C'est une robe qui jusqu'au cou, des manches qui s'arrête aux épaules. Elle est moulante au niveau de la poitrine mais plus trop au niveau des hanches, elle est longue jusqu'au sol. Elle est rouge et brodée avec du fil d'or représentant des flammes, emblème de notre nation. J'ai choisi de laisser mes cheveux mi-lâchés mi-attachés en un petit chignon pour y accroché un ornement royal qui me vient de mon grand-père qu'il avait lui-même reçu du Seigneur du Feu Sosin. Kaya m'aida à me maquiller et me coiffer puis je me suis parfumée à l'essence de fleur de cerisier. Une heure après, le bateau accosta sur les cotes du continent et il nous fallut bien une heure et demie de plus pour rejoindre la capitale et le palais.

Le prince ne me fit aucune remarque sur mon apparence, comme si ça lui était complètement égal. Autant je n'en attendais pas moins, autant j'ai quand même été vexé. Un truc de femme surement.
Le carrosse arrive dans la cour du palais et je prends une grande respiration. Ça y est, maintenant c'est pour de vrai. Le prince sort le premier et est accueilli par le prince héritier Iroh.

"Aah mon cher frère qui revient de son escapade nuptiale ! Alors, es-tu follement amoureux maintenant ?"

Je tente de sortir avec l'aide d'un domestique que je remercie puis je m'avance timidement. Iroh vient tout de suite à ma rencontre, s'incline et me baise la main.

"Je suis enchanté de faire votre connaissance..."

"Ursa."

Dis-je très vite.

"Je m'appelle Ursa."

Je m'incline aussi, un peu en retard mais je le fais quand même, il me faut du temps pour m'habituer à tout ça et ce n'est pas mon bavard de fiancé qui va s'échiner à m'apprendre tout ça. Il va surement me laisser moisir dans des cours ennuyeux de maintiens et de bienséance. J'ai beau savoir quelques trucs de part mon éducation, vivre à la cour ce n'est pas la même chose. Côtoyer la famille royale ce n'est pas du tout pareil que de côtoyer des diplomates ou des entrepreneurs.

"Comme la Grande Ourse, celle qui guide tous les hommes vers de contrées lointaines. Et bien, j'espère que vous saurez guider mon frère vers le chemin du bonheur !"

Me dit-il avec un si grand enthousiasme que je ne pus m'empêcher de sourire.

"Je l'espère, être une bonne épouse dans un premier temps, et une bonne mère dans un second, est le but que je me suis fixée dans la vie."

Iroh bouscula son frère d'un mouvement d'épaule.

"Et bien c'est qu'il en a de la chance ! Une femme aussi ravissante et dévouée que vous fera plus d'un jaloux !"

Je rougis en me contentant d'incliner la tête pour le remercier.

"Sur ce je vous laisse, j'ai à faire et mon père a hâte de vous rencontrer Ursa, au plaisir de faire plus ample connaissance ce soir au diner. Bonne journée mon frère !"

Dit-il en nous saluant avant de s'en aller. Je presse le pas pour marcher au cotés du prince et un rapide coup d'œil m'indique que ce n'est pas le moment de sortir une plaisanterie sur son frère. Aussi, je garde prudemment ma blague pour plus tard et je me contente de marcher en silence jusqu'à ce qu'arrivée devant une grande porte il s'arrête pour me donner des indications. Cette fois j'allais rencontrer le Seigneur du Feu... il pose ses mains sur mes épaules et plante son regard dans le mien, il est tellement sérieux qu'il me fait peur.... Je veux dire, j'ai encore plus peur d'entrer dans cette pièce et de faire une gaffe, je pose mes mains tremblantes sur les siennes pour y puiser un peu de sa force et de son courage pendant qu'il me parle puis enfin, nous entrons.
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Selenaë
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Hélo

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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


ozaï :copyright:️ googleimage
Assis sur la plage, collé contre elle, je me sens différent. Un autre peut être. Dans la quiétude du soir, invisible pour tous – parce que je sais qu’ils nous espionnent le reste du temps – je me laisse aller. Je ne sais pas l’expliquer ni même le comprendre, je sais juste que j’en ai envie. Alors je l’embrasse. Doucement, bien plus que je ne l’aurais jamais fait si j’avais été contraint. Parce que je devrais sûrement l’embrasser à un autre moment, pour faire semblant. Sauf que là, rien n’est prémédité et ça me fait du bien. Vraiment du bien. Je ne regrette pas instantanément mon écart, alors je suppose que c’était une bonne chose à faire ?

Seulement, quand elle m’embrasse – très légèrement – sur la commissure des lèvres pour me dire bonne nuit au palais, je me sens idiot. Qu’ai-je fait ? Comment lui faire comprendre que ça n’arrivera plus jamais ? Que c’était juste une fois, comme ça, parce que le moment s’y prêtait ? A moins qu’elle soit finalement tombée totalement amoureuse de moi et qu’ainsi j’ai tout gagné ? Un sourire mauvais s’étire sur ses lèvres. Tout n’est peut être pas perdu, je lui expliquerai fermement… non mieux, j’éviterai de me retrouver seul avec elle. Ursa se doute bien qu’il faut éviter les effusions en public. Parfait.

Allongé dans mon lit, les mains derrière la tête, je regarde les voiles de mon lit à baldaquin et me dit que finalement ce défi de se marier avec une tête brûlée, n’est pas totalement perdu d’avance ni si nul que ça. Et je m’endors avec un sourire involontaire aux lèvres.



****



Chose promise, chose due, je la suis sans rechigner. Elle me montre des fleurs toutes semblables ou complètement différentes, je peigne à m’extasier, sans comprendre comment elle trouve cela si intéressant. Je lui dis que je préfère les rouges, évidemment, mais je crois qu’elle fera ce qui lui plaira. Je souris en imaginant la confrontation avec Mère, puis je perds mon sourire en supposant que tout retombera sur moi. Je finis par acquiescer à son envie de pique-nique pour chasser ces désagréables intuitions. Je n’ai absolument aucune envie qu’on me rejette la faute dessus si Ursa agit comme elle le désire.

Assis sur une nape, au bord de l’eau, éloigné de tous, je me suis laissé aller à lui répondre sincèrement. C’est étrange ce sentiment qui me pousse à avoir envie de la connaître, de la comprendre ! Pourquoi ma réponse « mais non voyons, ils doivent chercher chez eux et travailler pour nous » sur les villagois agricoles qui meurent de faim ne lui a pas plu, tandis que celle sur les défilés « L’empire offrira les restes du mariage dans les rues de la Capitale » a semblé lui faire plaisir ? Je ne sais pas l’expliquer, je pense que nos esprits ne voient pas les mêmes choses, c’est sûrement dû à son éducation loin des Grandes Gens. Il faudra lui apprendre à faire la différence entre son cœur et son esprit rationnel, mais plus tard.

De retour au village, je m’éloigne un peu d’elle, ayant peur qu’elle me gêne en me touchant en public. Soudain, elle m’a demandé de montrer mon pouvoir. Et tout le reste fut oublié ! Je me concentrais pour sentir la maîtrise dans mon corps, dans mon cœur et dans mes veines. Je sentais la puissance, la beauté qui me traversaient. Je souris et je lance des boules enflammées. Je ne suis pas un saltimbanque venu pour les amuser, donc je fis brûler une vieille charrette pleine de purin, mais maîtrisait mon feu à la perfection. Quand elle me caressa le bras, je faillis perdre mes moyens, mais son regard intense me calma. Son pouvoir se lisait dans son regard et je me sentais désarmé. Elle était si puissante même sans sa maîtrise et cela me gênait. Elle n’aurait pas dû pouvoir m’être agréable et utile, même étant la petite-fille de l’Avatar Roku. Je soupirais et rejoignais le palais avec elle.



****




Je me suis habillé avec soin ce matin, presque heureux de voir Ursa. C’est alors que je me fige. Moi ? Heureux ? de la voir ? Elle ? Mon corps ne bouge plus, mes pensées courent à mille à l’heure. Que m’a-t-elle fait et comment me suis-je laisser embobiner ? Ce n’est pas normal, mon objectif est d’avoir une descendance qui sera capable de dominer le monde, pas de passer du temps entre amant. Rien qu’à l’idée j’ai une grimace. Je dois cesser cela tout de suite, ne plus être touchée par ses mots, son regard, ses caresses. C’est une vipère, une anguille. Faire semblant, jusqu’au mariage, puis l’oublier, la laisser dans un coin. Je me dois de faire cela et de le penser. Je ne dois plus avoir envie d’elle.

Quand elle descend à son tour, elle est splendide. Sa robe est travaillée et me fait un effet monstrueux. Son visage est avenant et doux, ses yeux me regardent avec cette intensité que je redoute. J’ai une brusque envie d’aller vers elle et de prendre possession de ses lèvres, une fois de plus. Je me retourne alors brutalement vers le carrosse. Un domestique a déjà ouvert la porte et j’y rentre. Ne plus la regarder, ne plus imaginer quoique ce soit. Elle est un danger. Je ferme les yeux et soupire doucement. J’imagine mon père et sa fierté, mon père et son calme, mon père et son pouvoir. Voilà. Doucement, je me sens mieux. Elle rentre à son tour dans le carrosse, la main tenue par un domestique. J’aurai dû le faire, je crois. Il n’en était pas question.

Je garde obstinément la tête tournée vers le paysage. Dans le carrosse, dans le bateau, puis de nouveau dans le carrosse qui nous mène au Palais du Seigneur du Feu. Qu’importe ce qu’elle croit ou imagine, je ne lui donne rien.

Evidemment, c’est Iroh qui nous accueille.

« Cher frère. » le saluai-je machinalement.

Ursa sourit, rougit, s’incline, discute. J’ai envie de d’égorger Iroh. Je me retiens du moindre mouvement et lance un regard noir à mon frère. Je n’ai rien écouté de ce qu’ils se sont dit, de leurs mots échangés n’étant concentré que sur la posture d’Ursa – qui semble se débrouiller plus que bien – et à haïr mon frère. Comment fait-il pour être si à l’aise ? Pour que cela paraisse naturel alors qu’il a déjà tout ? Il gagne sur tous les tableaux. Oh je le déteste.

Enfin, il s’en va, nous laissant le chemin libre vers Azulon. La lourde porte est fermée, les gardes l’ouvriront de l’intérieur quand je taperai dessus. Pour l’instant nous sommes seuls. J’avale ma salive et me plante devant elle. Je pose mes lourdes mains sur ses frêles épaules. Pendant un instant je songe que je pourrais la briser, j’enlève un peu de poids. Elle est si douce, si petite.

« Mon père ne supportera pas la moindre erreur. Vous devez être délicate et, dans le doute, vous taire et baisser la tête. Vous pouvez sourire, mais ne le regardez pas dans les yeux. Adressez-vous à lui en lui disant « Seigneur Azulon » ou juste «  Seigneur ». Restez droite, les mains libres, ne vous triturez pas la robe, les cheveux ou les doigts. »  

Mes paroles sont des murmures rapides, en vrac, je lui donne des conseils, ceux que ma mère a du appliquer la première fois. Je ne sais pas vraiment, ce n’est pas mon rôle, mais malgré tout, j’ai envie que cela se passe bien. Quand elle pose ses mains sur les miennes pour y puiser de la force, j’écarquille imperceptiblement les yeux, évitant de sursauter. Ce contact est si doux. Trop doux. Fermement, j’enlève mes mains et frappe sur la lourde porte qui s’ouvre enfin.

Le couloir est richement décoré, les tapis sont rouges aux franges d’or, les costumes des gardes sont faits pour être visibles et éclatants, mais l’armures protectrices est en dessous. Des tableaux ornent le passage, racontant les exploits guerriers de l’Avatar Roku et du Seigneur Azulon. Je frissonne de plaisir en passant devant, j’ai toujours adoré cette pièce immense qui met la gloire sur notre maîtrise. Je rêve d’appartenir au mur de tableaux. Nous avançons lentement, côte à côte mais avec une distance réglementaire, jusqu’au pied du trône.

Le fauteuil est immense, impressionnant, majestueux. Azulon y a toute sa place. Son regard ne se pose que sur Ursa et, instinctivement, je le déteste – ce regard. Je n’arrive pas à mettre un mot sur ce que je vois, mais cela ressemble à du désir, comme si l’objet qu’il convoitait depuis longtemps vient d’arriver. Regarde-t-il la différence avec la petite fille qu’il a rencontré quelques semaines plus tôt ? Il est vrai qu’elle ressemble plus à une princesse ici que dans son village perdu.

«  Bienvenue au Palais Ursa. Cette robe vous met en valeur et honore notre nation. Avez-vous aimé mes présents ? »  

Il ne tergiverse pas, il parle, il est à l’aise. Je reste silencieux, blessé qu’il ne s’adresse qu’à elle.

« Mon fils, bon retour chez toi. »

J’acquiesce simplement. Ne voulant pas le remercier, pour quoique ce soit et encore moins pour mes émotions chamboulées et complexes.

« Faites ce que bon vous semble dans le palais. Restez discret, le marriage aura lieu dans 3 jours, d’ici là vous êtes libres. »

Trois jours, déjà ? J’écarquille les yeux, oubliant de me calmer mentalement. J’acquiesce, mais je vois du mouvement sur ma droite. Je tourne la tête et Ursa me regarde. Elle avait son mot à dire, elle voulait demander, elle voulait. Je ne sais pas comment ni où me mettre. Coincé entre ma promesse et mon père. Mais c’est mon royaume qui doit primer, pas elle. Sauf que nous ne sommes pas mariés. Le temps me semble s’étirer à l’infini dans une boucle de malaise. Il ne doit se passer que quelques secondes en réalité.

« Vous avez quelque chose à dire peut être ? »

Je vois Ursa ouvrir la bouche, je sens sa colère qui monte, son envie de dire que non ça ne va pas. Alors je la fais taire d’un regard et m’avance.

« Père, Ursa souhaitait voir les préparatifs du mariage et… peut être si elle en a le temps, s’en occuper. »

J’essaie d’avoir l’air assuré, de savoir ce que je dis et de l’assumer, mais je n’ai aucune envie de mettre mal mon père ou de subir la colère d’Ursa plus tard. Coincé entre les deux, je dois avoir l’air chétif. Mince. Je dois me ressaisir.

« Ah, les femmes… » soupire le Seigneur du feu avec un rictus méprisant. « Ce mariage n’est pas que le vôtre, vous comprenez ? Il est aussi celui du fils du Seigneur du feu… Je vous donne le droit d’y assister, mais pas d’avoir le dernier mot. »

Le regard d’Azulon s’est fait dur et sa la parole forte. Après cela, il nous congédie d’un signe de main las. Est-il déçu ? Embêté ? Je n’en sais pas, je sors vite de cet enfer.

Il va nous falloir voir Mère, regarder les préparatifs, lui fait visiter le palais. Je n’en ai plus envie, je souhaite l’abandonner ici et me réfugier loin. Sauf qu’Iroh n’hésitera pas à la prendre sous son aile tel un animal blessé, que je ne sais pas ce que pourrait faire Père, que les remarques et critiquent viendront. Je suis perdu. Et je déteste ça.

Alors, je m’arrête au milieu du couloir et la regarde l’air de lui demander comment elle se sent. C’est idiot, mais ça me semble être le seul truc réellement important.

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