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 La Nation du Feu

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 991
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 26
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - Fantasy - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Narnia

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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


Ursa :copyright:️ Google

Le jour se lève et je n'ai pas réussi à fermer l'œil de la nuit. Peu de temps avant que le soleil ne se réveille, mes parents se lèvent et préparent le petit-déjeuner. Ma mère tape à ma chambre pour voir si je dors encore, mais quand elle me découvre assise sur le lit, à regarder le mur comme une âme en peine, elle ne peut contenir ses larmes. Elle se précipite dans mes bras.

"Oh, ma chérie, pardonne nous. Pardonne-nous de ne rien pouvoir faire pour te sauver... Je me sens si inutile... Je suis indigne d'être ta mère, je ne peux même pas protéger mon enfant."

Elle pleure dans mes bras et cela me brise le cœur, j'ai envie de pleurer avec elle, de la supplier de me sauver de ne pas me laisser partir, mais à quoi cela aurait servi à part nous faire souffrir davantage ? Personne ne peut changer la volonté du Seigneur du Feu sans le payer de sa vie. Mes parents ne méritent pas de mourir sous les caprices de cet homme cruel. Mon grand-père m'aurait dit de rester forte, de prendre sur moi, car après tout, il n'y a pas que du moment, il y a toujours un peu de bon dans chaque chose. Alors au fond de moi, j'essaye de me persuader que cet affreux coup du destin peut être une part de bonheur. Peut-être que je serais plus heureuse que je ne le croie. Je me raccroche à cette branche d'espoir, car je n'ai plus que ça.

"Ne dis pas ça, tu es une très bonne mère. Vous êtes des parents merveilleux et je n'aurais pu rêver mieux. Tout ce que j'espère, c'est que cette union fera la fierté de notre famille et de notre lignée. J'espère juste... que vous serez fiers de moi."

Cette fois, je dus me mordre la lèvre pour ne pas pleurer. Ma mère me serra fort dans ses bras en me caressant les cheveux.

"Nous sommes si fiers de toi, ma chérie, tu es notre plus grande source de joie et de fierté."

Je pleure silencieusement sur son épaule pour ne pas lui montrer ma tristesse. Je dois rester forte. Mon père finis par rentrer dans la taper à la porte avant de nous trouver blottis l'une dans les bras de l'autre. Lui aussi, dû se mordre la lèvre pour refouler ses émotions.

"Je viens de finir le petit-déjeuner, profitons de ce moment pour passer un peu plus de temps tous ensemble dans la joie. Le prince Ozaï arrivera bien assez tôt, alors plus de larmes jusqu'à son arrivée."

Et nous avons respecté cette règle. Nous n'avons plus versé de larmes, à la place, nous avons partagé des souvenirs et des anecdotes. Ma mère me parla de l'Avatar Roku et de tous les exploits qu'il a accompli dans sa vie, des décisions qu'il a dû prendre et des choix qu'il a regretté.... Mon grand-père est un exemple, ma plus grande source d'admiration. J'aimerais être aussi forte que lui.

Les heures défilent et malheureusement, nous finissons par entendre le clairon qui annonce clairement l'arrivée du prince sur nos terres. Dernières étreintes, derniers au revoir. Mon père m'aide pour porter mes bagages devant la porte.

"Sois forte, ma fille, je suis le plus heureux et chanceux des pères d'avoir une fille si courageuse."

Je l'embrasse sur la joue en me retenant de pleurer, il me serre fort dans ses bras puis reste près de moi, mais je lui demande de rentrer à l'intérieur pour consoler ma mère. Je reste seule face à mon destin qui s'approche à bord d'un magnifique carrosse.
Quand il arrive à ma hauteur, le prince m'ouvre la porte par galanterie et m'incite à monter en me tendant la main pour m'aider à monter la marche. Je lui prends la main avec hésitation, chaque contact physique entre nous me fait l'effet d'une piqûre électrique. En même temps, je n'ai jamais été proche d'un homme si ce n'est mon bien aimé Ikem. Une fois à bord du véhicule, je me place aux côtés de mon fiancé, je ne dis pas un mot et regarde droit devant moi. Le voyage risque d'être long. Les conducteurs commencent à avancer, mais à peine avions nous fait trois pas que le carrosse s'arrête et qu'on entend du chahut dehors.

"Prince Ozaï, je refuse de vous laisser passer en emportant avec vous celle que j'aime ! Ursa est MA fiancée et je préfère encore que vous me passiez sur le corps plutôt que vous laissez l'emmener !"

Dit il faisant barrière de son corps devant les chevaux. Ozaï lui demande de s'écarter alors que mon visage s'empourpre d'amour pour mon tendre Ikem. J'ai envie de sortir de là, de sauter dans ses bras et de fuir le plus possible, mais aucune terre ne sera suffisamment éloignée de la colère d'Ozaï, alors je reste sagement à ma place, refusant de le voir mourir si je dis quoi que ce soit. Mais.... Mon fiancé s'impatiente, il commence déjà à créer une boule de feu, prêt à dégainer à la prochaine seconde. Et Ikem, qui ne cesse de clamer notre amour !

"Ursa et moi sommes amoureux et vous pourrez jamais rien y changer !"

Bon, il faut que je prenne les choses en main. Je pose une main délicate sur le bras d'Ozaï en le suppliant du regard de l'épargner. Je....Je ne veux pas que nos fiançailles commence par la mort de mon ancien fiancé.

"Laissez moi lui parler, je vous en prie."

Une voix douce, agréable à entendre, un murmure du bout des lèvres. À ma grande surprise, il me laisse aller lui parler en m'ordonnant de faire vite. Ma foi, on ne peut pas tout avoir. J'obéis sans moufeter, qu'il ne s'habitue pas à me donner des autres, je ne me montrerais pas toujours aussi docile, mais bon, pour le coup, je préfère obéir sagement.

Je descends donc rapidement du carrosse et me précipite vers Ikem pour lui donner une gifle dont il se souviendra.

"Tu es fou ! Tu te rends compte qu'il aurait pu te tuer !"

Fou de rage, il me regarde et me répond :

"Ça m'est égal ! Ma vie ne vaut plus la peine d'être vécue si ce n'est pas avec toi !"

Une autre gifle claque.

"C'est donc ce que je mérite pour toi ? Voir le garçon que j'aime mourir devant mes yeux ? Tu ne crois pas que par égard pour notre amour, je voudrais plutôt te savoir vivant et heureux ? Vis, pauvre idiot ! Vis et oublie moi... Vis Ikem.... Je t'en supplie.... Pour moi, pour notre amour... reste en vie."

Je voudrais l'embrasser, mais tout contact tactile nous ai tout bonnement interdit. Je suis officiellement la fiancée du prince Ozaï, il vient de me faire une fleur, mais je ne dois pas pousser, s'il me voyait embrasser un autre homme, sa fierté le pousserait à nous tuer tous les deux ! Aussi, je garde mes distances et quand Ikem va pour me prendre dans ses bras, je secoue la tête discrètement. Je me recule puis lui tourne le dos pour retourner dans le carrosse.

"Ursa !"

Crie-t-il ! Je me mets alors à courir dans le carrosse.

"Vis Ikem et oublie moi !"

Puis les cochers font repartir le carrosse. Plus aucun incident ne s'est déroulé jusqu'à notre arrivée au port.
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Selenaë
Selenaë
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Hélo

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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


ozaï (c) googleimage
C'est un pauvre gamin, totalement fou amoureux d'Ursa. Je me retiens de ricaner, je tente de garder un visage impassible, mais en réalité je suis curieux. Qui est-il ? Est-ce que Ursa l'aime en retour ? Je m'approche. Elle m'a doucement fait comprendre qu'elle gérait et ce n'était pas pour la remettre en cause, juste pour assouvir ma curiosité.

De toute manière, le paysan parle tellement fort que tout le monde peut l'entendre, mais elle est claire, calme, elle le gifle même. Alors ça, j'avoue que ça me plaît. Elle ne recule devant rien, elle sait déjà quel est son rang. Quelle bonne femme ! Peut être qu'avec le temps, je pourrais supporter sa présence ? Ne nous avançons pas trop non plus, pour l'instant, mon objectif est d'avoir rapidement un héritier pour pouvoir le façonner de la manière qu'il me plaira, le reste n'est que du superflu.

"Vis Ikem et oublie moi !"

Les mots doivent lui faire l'effet d'une gifle, j'espère presque qu'il va effectivement l'oublier et refaire sa vie sans elle, parce qu'Ursa doit l'oublier totalement.

Quand elle remonte à mes côtés, je lui prends la main. De l'extérieur, on pourrait penser à un geste tendre pour lui montrer mon soutien, mais ma poigne est trop forte.

« Tu l'oublieras. »

Mes mots, à peine murmurés, sont une promesse, ou un ordre. Moi-même j'ai un doute. Pendant un instant, je pense à payer un maître de feu pour me débarrasser de paysan, mais il n'en vaut pas la peine. J'allonge mes jambes et ferme les yeux. La conversation est close.

Le reste du voyage, se passe sans heurt, sans que aucun amant qui se jette entre les roues du carrosse. Presque dommage, cela aurait fait de l'animation ! Arrivés au petit port, nous voyons les luxueux bateaux des riches propriétaires de maisons de l'Île de Braise. Je descends en premier du carrosse et commence à tendre mon bras pour lui proposer de l'aider, mais stoppe mon geste en plein milieu. Elle n'en a pas besoin et ici, il n'y a personne à impressionner, mon père ne nous regarde même pas.

Nous montons dans le bateau royal et je me sens tout de suite bien. Sur la mer, en direction de la plus belles des Îles, je suis prêt à accomplir mon destin. La traversée n'est pas longue et nous restons silencieux. Les vagues, les animaux, le vent et surtout le soleil me font du bien. J'aime observer la nature pour m'en inspirer. Ce soleil si fort renforce mon pouvoir, la répétition des vagues m'apprend la persévérance et la puissance des gros animaux marins me montre ce à quoi je peux tendre...

« Bienvenue sur l'Île de Braise. »

Je l'observe pendant quelle découvre sa future demeure, est-elle heureuse ? Regrette-t-elle son patelin paumé ou est-elle jalouse de ne pas être venue ici avant ?

Bien vite, nous arrivons devant la maison et nous faisons un rapide tour du propriétaire. La demeure est immense, mais nous n'occuperons pas tout. Devant l'aile Est, je tends le bras.

« Voilà ta chambre tant que nous ne sommes pas mariés. La mienne est juste à côté, elles peuvent communiquer par la porte sur le côté. »

Les deux chambres sont immenses, composées d'un double lit à baldaquin en son centre et totalement faites de diverses rouges. Les quelques peintures qui décorent les murs racontent l'histoire glorieuse de notre maison.

« Je vais m'allonger, un domestique viendra vous prévenir de l'heure du dîner. »

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


Ursa :copyright:️ Google

Une fois dans le carrosse, mon cœur se brise, mais je tente de ne pas le montrer. C'est donc ça la vie d'une princesse ? Sans cesse cacher ses émotions ?! J'ai envie de fondre en larmes, mais je reste forte. Et lorsque le prince me prit la main, un frisson terrifiant se met à me parcourir la colonne vertébrale. C'est comme s'il se réjouissait de la détresse de mon bien aimé Ikem. Ozaï me demande de l'oublier et je ne réponds rien, regardant droit devant moi, la tête haute. Il ne pourra jamais contrôler mes pensées et souvent, bien trop souvent, je me laisserais emporter dans mes rêves d'amour et de bonheur aux côtés de mon Ikem.

Mon nouveau fiancé se détend et ferme les yeux, du coin de l'oeil je l'observe puis quand je vois qu'il a bel et bien les yeux fermés, je me penche par la fenêtre pour un dernier regard sur ma maison, le village où j'ai grandis mais aussi et surtout sur l'élu de mon coeur, planté là au milieu de la poussière, regardant le carosse royal s'enfuir avec l'élue de son coeur. Mon dieu, on dirait une histoire d'amour qui se joue dans les spectacles de rues. La belle et son fiancé qui se retrouvent séparés par le destin, une vraie tragédie. Je me mordille la lèvre pour ne pas pleurer puis une fois qu'Ikem n'est devenu qu'un point au loin, je rentre ma tête dans le carrosse et m'ordonne de ne plus y penser. Cette fois c'est fait, le village, ma famille et mes souvenirs sont loin derrière moi. Si je veux pouvoir trouver un semblant de positivité à ma nouvelle vie, il ne faut plus que je pense à l'ancienne.

Nous arrivons au port et Ozaï descend en premier, je le suis rapidement et tends la main pour prendre la sienne, mais je vois qu'il finalement, il se ravise. J'arque un sourcil, surprise. Ce ne sont certainement pas ses bonnes manières et sa galanterie qui l'étouffe à celui là... Je fronce les sourcils en descendant toute seule. Bien sûr que je suis assez grande pour descendre seule d'un carrosse, mais tout de même, il est prince et je fais tout de même partie de la noblesse, me courtiser est une étape importante de notre fiançailles mais de toute évidence, ça lui passe à deux mille au-dessus de la tête. Pour le prince, je suis déjà à lui, alors il n'a pas besoin de perdre son temps à me faire la cour. Ça promet. Je peux oublier les bouquets de fleurs, les balades romantiques et les billets amoureux. Je roule des yeux. Rustre. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit pour le décrire. Cette pensée me fait sourire, j'essaye de ne pas paraître trop heureuse pour ne pas soulever de question de la part de sa majesté. Car je suis sûre qu'il n'apprécierait pas que je le traite de rustre, bien que ce soit purement la vérité. Mon sourire s'élargit, fiouuuu, heureusement que je suis derrière lui !

Nous montons sur le bateau et c'est un matelot qui me prend la main pour m'aider à monter.

"Merci beaucoup, vous m'avez évité de finir honteusement dans l'eau !"

Dis-je pour en rajouter une couche et rappeler à Ozaï son manque de galanterie, pfff tu parles ! Il n'a même pas tourné la tête. Le matelot rougit et sans un mot, s'incline devant moi comme pour me remercier. Je....Je ne suis pas habituée à tant de simagrées. Bien sûr, on s'est déjà incliné devant moi mais pas pour un oui ou pour un non. Là, le simple fait que je sois en compagnie du prince fait que tout le monde se prosterne sur notre passage, personne n'ose nous parler ou nous regarder dans les yeux. Bien qu'Ozaï jouisse de ce statut, ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas envie d'inspirer la crainte.

La traversée en bateau se fait sans problème, autour de nous, les bateaux des nobles finissent par jeter l'ancre sur la plus belle des îles de l'archipel. Je descends comme je suis montée, avec l'aide d'un matelot et sans un seul regard de la part de mon fiancé, puis je me tiens aux cotés d'Ozaï pour admirer la beauté de l'île. En dehors de nos apparitions officielles, je refuse de laisser croire à mon fiancé que je lui suis inférieure en me tenant derrière lui. J'aurais voulu aller voir l'illustration de plus près, mais je préfère continuer de marcher aux côtés de mon fiancé. Aussi, je continue de marcher à ses côtés et non derrière lui, un petit sourire satisfait aux lèvres, je suis contente de voir qu'il n'est pas si.... tyrannique, que je l'aurais cru. Ma foi, ce n'est que le premier jour.

En marchant vers la somptueuse demeure, je ne peux cacher mon admiration, elle est magnifique ! En bois épais et taillé, elle ne ressemble en rien aux maisons de mon village, même la mienne qui est l'une des plus belles, ne lui arrive pas à la cheville ! Elle est pleine de moulures, de sculpture, de dorure ! Je ne sais où donner de la tête ni où poser mes yeux. C'est magnifique ! Le prince Ozaï doit sans doute me prendre encore plus pour une roturière.

Une fois à l'intérieur, je m'autorise à regarder les décorations, il y a des illustrations de famille, je pense reconnaître le jeune prince aux cotés de son grand frères quand tout deux n'étaient que des enfants. J'aurais voulu aller voir l'illustration de plus près, mais je préfère continuer de marcher aux côtés de mon fiancé. Ozaï remarquera très vite que je sais faire les bons choix, ce qui en soit, peut être un très grand avantage.
Je m'arrête à ses côtés, devant la porte de ma chambre, je l'écoute puis quand il me dit vouloir rejoindre la sienne pour faire une sieste, j'incline ma tête en signe de respect et de compréhension. Pas de révérence à tout bout de champ, c'est hors de question, je suis sa future femme et non sa domestique, je n'ai pas à me prosterner devant lui, juste à lui montrer signe de respect, ce que je fais.

Je le regarde ensuite avant qu'il ne parte.

"Je...je comptais prendre un bain et me promener un peu...." Encore une fois, il me faut faire preuve d'un grand courage, mais aussi de toute la dignité dont ma lignée peut faire preuve pour faire cette demande à Ozaï... "....Je...J'espère vous voir me rejoindre après votre sieste."

J'ai pas vraiment envie de me balader avec lui, si c'est pour qu'il reste silencieux, austère et dominateur, inutile. J'espère profiter de ce séjour pour découvrir un Ozaï que je ne connais pas... mais bon. Je regarde mon fiancé dans les yeux pour voir s'il envisage de me rejoindre ou non, tête haute, je ne baisse que rarement le regard face à lui.
Le prince me laisse devant la porte de ma chambre avant de regagner la sienne. Une domestique me suit à l'intérieur. Je lui demande de me préparer le bain pendant que je commence à ouvrir mes valises.

"Madame Ursa, le seigneur Azulon vous offre ce présent en guise de bienvenue sur l'île de Braise. Il espère que vous la trouverait à votre goût et qu'elle plaira à votre fiancé."


La domestique me pointe du doigt l'énorme boite posée sur mon lit, je m'en approche et l'ouvre, c'est une robe magnifique ! On dirait une tenue de geisha, ce n'est pas le genre de robe que je pourrais porter n'importe quand, au palais, je me doute bien que ce genre d'accoutrement ne doive être réservé qu'à l'intimité. Rouge sang, elle est tape à l'oeil, puis qui dit robe de geisha dit robe assez moulante le long du corps, légèrement décolletée, mais surtout très échancrée sur les cuisses. Non, clairement pas une tenue de princesse dans un palais. Mais visiblement, le seigneur Azulon pense que cela peut être u ne tenue de princesse en vacance. Pourquoi pas. Cette robe est vraiment magnifique ! Rouges et dorées, les dorures sont vraiment des fils d'or ! Les fleurs sont brodées à la main, cette robe est une pure merveille d'artisanat ! Les couturières ont dû y passer des jours !

"Elle est magnifique ! Tu ne trouves pas ?"

Demandai-je à ma domestique qui bien entendu, aurait approuvé tout ce que je lui aurais demandé. Encore un désavantage de la royauté, personne ne vous dira plus jamais ce qu'il pense vraiment de peur d'en subir les conséquences. Encore une fois, c'est ce que je veux éviter.

"Parle sans crainte, est-ce que tu la trouves jolie ?"

Cette fois, elle me confirme son opinion avec plus de sérénité. J'en souris, heureuse. Kaya, ma domestique, m'informe que mon bain est prêt, elle m'aide à me dévêtir puis j'entre dans la baignoire. Elle me frotte le dos et me lave les cheveux puis me laisse seule jusqu'à ce que je décide de sortir, là, elle m'apporte une serviette chaude, me recouvre le corps et m'aide à sortir de la baignoire.

"J'ignorais qu'être princesse voulait dire ne plus jamais rien faire par moi-même !"

Dis-je amusée de la voir m'assister pour tout et n'importe quoi.

"C'est mon devoir, madame Ursa, je dois vous faciliter la vie du mieux que je peux et vous éviter toute contrariété ou événements potentiellement capable de vous mettre en danger ou vous blesser. Je dois vous suivre partout, sauf si vous ne le désirez pas."

Formidable. Ainsi, je ne serais jamais seule. Ma foi, ce n'est pas de sa faute à elle, mais bon, il me faut un coupable, aussi, je m'en prends à elle pour l'instant.

"Et bien... va..." Je réfléchis à ce que je pourrais bien lui demander pour qu'elle me foute la paix ".... Va donc me chercher à boire ! Et je veux que ça soit bien frais ! Un jus de grenade de Braise, avec de la menthe ! Mais juste le goût de la menthe, pas les feuilles !"

Voilà, avec ça, je serais tranquille au moins le temps de me préparer. Pauvre Kaya, elle se précipite vers la sortie avec la ferme intention d'accéder à ma requête du mieux qu'elle peut. Je sourire de la voir si pleine de vie et si volontaire à l'idée de me plaire. Je veux la ramener au palais avec moi. Elle sera ma dame de compagnie.

Bon, c'est pas tout ça, mais maintenant, j'enfile la robe du seigneur Azulon, elle me va parfaitement, mettant chaque courbe de mon corps en valeur. Je ramasse mes cheveux en un chignon légèrement ébouriffé. Je me maquille pour mettre en valeur mes yeux d'or et mon teint parfait. Puis je me parfume et me voilà fin prête. Kaya revient avec ma boisson, je l'en remercie et lui dit qu'elle peut la boire car elle l'a bien mérité.

"Je vais me promener, seule, si le prince Ozaï me cherche, dis lui que je me promène sur la plage."

Puis je m'en vais. Je sors de ma chambre et puis de la maison, sur mon passage, tout le monde s'incline et me demande où est ce que je vais, si j'ai besoin d'être accompagnée, qu'il ne serait pas prudent de sortir seule, bla bla bla. Je n'écoute que moi-même et me voilà maintenant sur la plage. Le soleil, la brise, l'odeur de la mer... Ça me fait du bien, pour l'instant, c'est tout ce dont j'ai besoin.

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Selenaë
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"Je...je comptais prendre un bain et me promener un peu... ...Je...J'espère vous voir me rejoindre après votre sieste."

La voix d'Ursa est hésitante, pourtant toute sa posture est droite et digne. Mon regard se perd dans le sien quand j'essaie de lire en elle. Joue-t-elle un double jeux ? Fend-elle d'être intimidée ? Ou l'est-elle vraiment mais conserve-t-il une posture digne ? Dans les deux cas, son ton n'est pas en adéquation avec sa posture et cela me fait sourire. Elle a réellement du toupet.

Soudain, je songe à ses paroles, elle veut me voir ? Pour quoi faire ? Mes sourcils se froncent, je ne saisis pas réellement ce qu'elle cherche à me demander. Indécis quant à ma réponse, je hausse les épaules tout en acquiesçant. Elle prendra ça de la manière qu'elle voudra. Et ça me laisse le temps de choisir ce que je veux faire. Si oui ou non j'irai la rejoindre et surtout, cela me laissera le temps de réfléchir à : pour quelle raison irai-je la rejoindre ?

Allongé sur mon lit je songe à mon nouveau statu de fiancé. Est-ce que cela doit changer mon quotidien ? Je sais bien que cela va changement fondamentalement le sien, je sais que je serais marié donc j'aurai des devoirs conjugaux pour obtenir un héritier, mais le reste ? Dans la sphère privée tout sera identique non ?

Las de tourner en rond dans mes pensées, je me relève. Discrètement je sors dans le couloir et me cache dans le renfoncement du couloir, derrière un lourd rideau. De là, si sa porte est ouverte, je peux observer la chambre d'Ursa.

Sa domestique arrive en courant, un grand verre à la main. Elle s'arrête devant la porte, lisse sa jupe et toque après avoir repris sa respiration. Je lève les yeux au ciel, on les paie pour être de parfaits domestiques même s'ils sont seuls. Bon, je retiens ma ...

Elle sort.

Mon corps entier se fige. Puis mon cerveau.

Elle est splendide.

Je secoue la tête, ce n'est qu'une enveloppe, une apparence et ce n'est clairement pas pour moi.

"Je vais me promener, seule, si le prince Ozaï me cherche, dis lui que je me promène sur la plage."

Je fronce les sourcils. Ah si, donc c'est pour moi. J'avale ma salive et me rassoit plus confortablement sur le rebord. Il faut que je me pause et que je comprenne ce qu'on attend de moi. Suis-je censé avoir envie de la rejoindre ? Suis-je censé la rejoindre quelque soit mon avis ? D'où vient cette magnifique robe rouge ? Je suis persuadé que cela ne vient pas de sa garde robe.

Après un temps qui me parait interminable, je sors de ma cachette et me dirige vers la plage. La meilleure solution pour obtenir toutes les réponses, c'est d'aller parler avec elle.

La plage est déserte en cette période de l'année, elle aurait été facilement reconnaissable dans tous les cas. Je m'avance prudemment.

« Cette robe vous enjolive parfaitement. » lâchai-je à mi-voix. « Vous semblez, non, vous êtes très jolie. »

Mes yeux sont fixés sur les détails de la robe, le rouge, l'échancrure, sa cuisse apparente, les dorures, son visage. Tout est sublime. Elle l'est aussi. Mais pourquoi ?

« Pour quelle raison cette robe ? » demandai-je tout de go. Pourquoi tourner autour du pot après tout, ce n'est pas mon genre.

« La maison vous plaît ? »

La deuxième interrogation est une pure question de politesse, ou alors pour lui permettre de dévier la conversation. Je me surprends moi-même, mais qu'au moins les cours de galanteries forcés par ma mère soient utiles.

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J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


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Je me balade calmement sur la plage, l'avantage des iles privées ? C'est qu'il n'y a pas grand monde. Franchement, sur toute la plage, il doit y avoir deux familles et un couple qui s'y promènent. Ça change des plages sur le continent qui sont toujours noires de monde. J'inspire profondément pour remplir mes poumons d'air marin.
Les pères qui jouent avec leurs enfants me font une révérence et je rougis légèrement d'être habillée de la sorte mais aussi d'être sans cesse presque adulée par la foule, partout où je passe on s'incline devant moi. A croire que c'est visible sur mon visage que je suis la fiancée du prince Ozaï. Les femmes de ces maris me sourient et les enfants me saluent de la main, je leur rends leur salut en souriant. Je regarde le couple qui s'aime sur les roches et je les envie. L'espace d'un instant, mon Ikem me manque.... Je me demande si le prince est capable de romantisme, a-t-il un cœur au moins ? Je roule des yeux en me trouvant injuste envers mon fiancé, si je dois être sa femme, je dois croire qu'il.... peut.... Ou qu'il a des bons côtés en lui. Il ne peut pas être la brute cruelle et tyrannique que je m'imagine, c'est impossible. Le prince a eu une mère et... J'ose espérer qu'elle aura su se montrer douce et aimante pour qu'il sache ce que ça fait.

Posé sur la rive, je réfléchis à tout ça, pour un homme que je déteste, je pense beaucoup à lui. On ne pourra pas dire que je ne prends pas mon statut à cœur. Je cogite beaucoup sur le prince et sur sa façon de pensée, sur ce qu'il ressent. Il m'intrigue, oui, voilà c'est ça, il m'intrigue beaucoup. Je voudrais savoir tout ce qui le pousse à être ce qu'il est.
Je continue de contempler la mer sans me rendre compte que la plage se vide peu à peu et que même les amoureux finissent par migrer dans un endroit plus discret afin de s'aimer sans attirer les regards. Ils ont bien raison. Je me retrouve donc seule, sur cette plage, le soleil commence doucement à décliner et dans quelques minutes débutera le coucher de soleil.
C'est à ce moment que je finis par entendre une voix qui me fait tourner la tête. Je le regarde avec surprise, ne m'attendant pas à ce que le prince se retrouve face à moi. Je ne pensais pas qu'il m'aurait rejoint après le peu d'intérêt qu'il m'a accordé depuis. Je souris poliment mais aussi sincèrement à son compliment. Je suis contente de voir que je lui plais, c'est toujours ça.

"Je vous remercie, je suis sincèrement contente de voir que je suis à votre goût."

Dis-je malicieusement. Effrontée, avenante ? Bien sûr, je sais séduire et je ne m'en gêne pas, je suis loin de la petite jouvencelle qui se laisse courtiser en rougissant, sans rien dire. Non. Le flirt est un jeu, un jeu qui se joue à deux, aussi, j'adore flirter avec le prince et lire l'incrédulité dans ses yeux à chaque fois que je le fais. Je souris toujours alors que je commence à faire quelques pas, me tournant vers lui pour l'encourager à me suivre.

Alors que nous marchons, il me demande pourquoi est-ce que je me suis apprêtée de la sorte. Je lui offre mon plus beau sourire enjôleur ainsi qu'un regard de braise.

"Et bien c'est le Seigneur du Feu en personne qui m'a fait ce généreux présent. Parait-il qu'il raffole de ce genre de tenue. Ou bien, est-ce vous, prince Ozaï, qui en raffolait ? Quoi qu'il en soit, le Seigneur du Feu, a jugé bon de me faire porter cette robe. Si elle vous plait, alors j'aurais décidément eu tout bon."

Je ne le lâche pas du regard, ma voix est mielleuse, mes sourires sont dragueurs. Wouah ! Je n'aurais jamais cru me retrouver dans une situation qui met mal à l'aise mon fiancé ! Je...Je ne le croyais pas capable d'être mal à l'aise un jour ! Et pourtant, je vois bien que la drague ce n'est pas son point fort ! Ça en est presque touchant et amusant.

Je continue de marcher à ses côtés jusqu'à ce qu'on arrive sous un palmier sous lequel se trouve un banc face à la mer, je m'y arrête un instant et regarde le prince. Je souris de le voir venir s'asseoir à mes côtés.

"La maison est magnifique ! J'adore particulièrement les photos de vous et de votre frère quand vous étiez jeunes. Vous aviez l'air si heureux et innocent..."

Attention Ursa, terrain glissant, montre-toi subtile.

"....J'espère pouvoir vous rendre aussi heureux un jour."

Je m'en suis sortie sans une égratignure ! Je dévisage le prince de mes pupilles dorées, les mains posées sur mes genoux, je reste le dos droit et la tête haute à ses côtés, digne d'une princesse.

"Vous venez souvent sur l'île de Braise ? Je pense que... nous devrions y venir assez souvent, je...je pense que ça pourrait nous faire que du bien."

Quoi de plus romantique pour un jeune couple que de batifoler sur une plage déserte et absolument magnifique ?! Ma foi, je prends mes rêves pour la réalité, le prince n'a pas le temps de prendre des vacances à chaque fois que j'en aurais envie ! Même si je tentais de le sortir de sa vie de conquérant, je ne pense pas y réussir à tout les coups. Tant pis, je profiterais de chaque instant qu'il daignera m'accorder.

"Combien de temps resterons-nous sur l'île ?"

Demandais-je, j'avoue ne pas avoir hâte d'arriver au palais.... J'ai l'impression que le prince ne sera jamais aussi gentil avec moi que maintenant. J'ai peur qu'à notre arrivée au château, tout change... Et s'il ne m'adresse plus la parole ? S'il commence à se montrer austère et tyrannique ? Du calme Ursa, je ne laisserais pas une chose pareil arriver.

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Selenaë
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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


ozaï (c) googleimage
Les mots qu'elle m'envoie, les regards qu'elle me lance, les sourires qui s'étirent sur ses lèvres, tout cela me déstabilise. Je n'ai pas l'habitude de me retrouver face à une personne avenante de la sorte alors que nous sommes déjà fiancés. J'ai déjà eu deux ou trois courtisanes qui sont venues me voir avec leurs yeux aguicheurs, mais ma froideur les a vite fait cesser, je n'ai jamais eu le temps pour cela. C'était vers Iroh que tous les regards se retournaient, vers son joli visage souriant et son calme froid. Iroh, le commandant, Iroh, le futur Seigneur du Feu, Iroh, le beau garçon au coeur à prendre. Il savait éconduire les femmes tout en continuant de les faire espérer, il avait un sacré don. Je me souviens presque avoir entendu les coeurs des demoiselles se briser lorsqu'il a annoncé ses fiançailles. Maintenant, tout cela est bien loin, les femmes ne viennent plus le séduire et ne se rabattent plus sur moi si Iroh n'est pas disponible. Alors voilà Ursa agir de la sorte ?

Je me reprends, elle ne fait pas cela par jeu ou pas tentative de gain de pouvoir, elle l'a déjà. Après tout, nous sommes fiancés, c'est surtout que je ne comprends pas ce qu'elle cherche. Me séduire ? M'aime-t-elle ? Si oui, je crois qu'elle baisse dans mon estime. S'attacher si vite, cela n'est pas naturel. Je sais que je suis beau et puissant, mais cela la rendrait trop superficielle.

Alors pourquoi suis-je un peu ... déçu ? Je l'avais imaginé un peu plus intelligente.

Je fronce les sourcils, je n'ai pas de temps à perdre avec des suppositions.

« Mon père a toujours eu des goûts aguicheur. » lâchai-je un peu brutalement. Mon père me connaît si bien qu'il maîtrise mes goûts, il savait qu'elle me plairait dans cette robe, avec ce vêtement il m'envoie un message. Je dois faire des efforts pour paraître agréable. J'ai envie de lever les yeux au ciel, et je me dis que j'aurai mieux fait de rester dans ma chambre. Je regarde son visage, elle est pure, elle n'a pas à subir ma colère. Je tente de me radoucir. « Vous êtes douée. » Je me surprend moi-même à lâcher ces mots. Ce n'était pas ce que j'avais prévu de dire. Je détourne le regard, gêné de l'admirer.

Puis je lève les yeux vers le haut de plage, y a-t-il d'autres personnes, est-ce que des hommes l'ont vue et admiré ? Je fronce les sourcils. « Mais vous ne porterez ce genre que de tenue pour la sphère privée, je l'espère ? » J'aurai voulu lui donner un ordre, mais je m'en suis empêché au dernier moment, d'après de ce que j'ai vu d'elle, la demoiselle le prendrait si mal qu'elle pourrait porter ces tenues exprès juste pour l'embêter. Alors que là, c'était comme se je lui laissais le choix, mais mon ton, mon visage et ma posture indique le contraire. Je sens bien que pour la contrôler, il va falloir oeuvrer discrètement et progressivement.

« Nous venions à chaque vacances enfant, mais plus le temps passe et moins nous n'y passons de temps en famille. Vous trouvez l'île à votre goût ? Vous pourrez vous y promener souvent... »

Le ton est clairement lancé, qu'elle y aille, mais sans moi. Après tout, je n'ai pas envie d'y passer des heures juste pour elle. Ursa est libre de ses mouvements et si elle doit faire des apparitions à la cour des maîtres du feu, pourquoi devrait-elle être constamment à mes côtés ?

« Nous repartons dans deux semaines, le temps que les préparatifs soient terminés et votre robe cousue sur mesure par le meilleur des couturiers. »

Cette phrase aurait pu être douce, délicate, pleine d'amour. Elle n'est qu'informative. Je n'ai hâte de ce mariage que pour assoir ma position, pas parce qu'on parle d'amour. Même s'il risque d'être plus intéressant que prévu puisqu'Ursa n'est pas une femme commune.
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Cheval de Troie
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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


Ursa :copyright:️ Google

Je vois le prince totalement déstabilisé par mes avances, cela me fait tendrement sourire. Pourquoi est-il surpris ? Il aurait préféré me voir pleurer ma vie perdue ? Non. Déjà parce que je ne lui ferai jamais ce plaisir mais aussi car je suis plus forte que ça. J'ai accepté mon destin. Je sais que je vais devoir être la femme de cet homme jusqu'à ce que la mort nous sépare, aussi, si je ne veux pas qu'elle arrive plus tôt que prévue, je ferais mieux de le mettre de mon côté. Inutile que je me mette du sien, il est bien trop obscur. C'est à moi de tenter de le conduire vers la lumière, qui sait, peut être sera-t-il moins froid et intimidant. Parfois je me demande s'il n'est pas dénué de sentiment, mais ensuite je me dis qu'il reste humain, il a quand même grandit dans un cocon familial, il a été aimé, il sait donc ce que c'est.
Soupire.
Et voilà que je recommence à cogiter sur la vie, les sentiments, les pensées de mon fiancé. Il me fascine plus qu'il ne me séduit, ça c'est clair. Il parait que le prince héritier, Iroh, est plus.... moins.... enfin, qu'ils sont différents. J'ai hâte de le voir de mes propres yeux.

Je souris à sa remarque qui tombe comme un cheveu dans la soupe. Décidément, le flirt ce n'est pas son truc. Je penche doucement la tête sur le côté en le toisant de mes yeux ambrés alors que le soleil décline lentement en face de nous. Il reconnait mon talent de séductrice et bien que je reçoive le compliment avec fierté, je ne peux pas nier avoir sentie mes joues légèrement s'empourprer. J'ose espérer que les tons orangés du ciel auront cachés mes rougeurs.

"Naturellement, je suis la petite fille de l'avatar Roku. J'excelle dans de nombreux domaines, prince Ozaï."

Dis-je d'une voix délicate et mélodieuse, la tête haute, je porte avec fierté l'héritage laissé par mes ancêtres.

Je le regarde pendant qu'il redresse la tête comme une sentinelle, il regarde aux alentours puis là, il me sort sa petite pointe de jalousie. Je dois me mordre la langue pour ne pas sourire d'une oreille à l'autre. On pourrait croire que je suis la seule à avoir accepté rapidement sa destinée mais pas du tout, sinon il ne serait pas en train de me faire une semi-crise de jalousie à l'idée que d'autres hommes aient pu me voir dans cette tenue. D'autres hommes m'ont vu, effectivement, mais ils avaient soit 40 ans passés et étaient accompagnés de leur femme et de leurs enfants, soit c'était le jeune amoureux avec sa demoiselle qui devaient avoir mon âge mais le jeune homme m'a à peine adressé un regard. C'est ça l'amour, quand on aime, on a d'yeux que pour l'élu(e) de son cœur. Et subitement, je me surprends à me demander si le prince regarde les autres femmes. Non pas que je sois jalouse, ce serait juste... surprenant.

Pour toute réponse à son ordre, subtilement camouflé en question, je lui offre un sourire entendu mais ne réponds rien. C'est mieux de laisser planer le mystère. Et puis, je dois reconnaitre, que de voir le prince dans cet état c'est.... Je ne sais pas, ça papillonne doucement dans le ventre.

Encore une fois, Prince Austère fait son entrée et me fait comprendre qu'il ne m'accompagnera pas dans mes escapades sur l'île. Je croise les bras capricieusement et le regarde l'air de dire "Ah c'est comme ça ?!" mais finalement, je me ravise et mon visage se radoucit. Je décide de la jouer plus intelligemment. Avec nonchalance, je regarde le soleil s'éteindre pour de bon derrière l'horizon en souriant malicieusement. Quelques mèches de cheveux caressent doucement mon visage et la robe brille de mille feux avant que l'obscurité ne commence à gagner la plage.

"Soit. Je viendrai seule. Après tout, vous n'avez pas besoin d'être à mes côtés à chaque fois que j'aurais envie de prendre un bain de soleil en maillot de bain, au bord de la plage. Un des gardes du corps n'aura qu'à me passer de la crème solaire sur le dos, ils seront au moins utile à quelque chose."

J'attends que mon venin se répande jusqu'à son cerveau puis-je le regarde du coin de l'œil pour voir sa réaction. Personnellement, j'espérai juste réussir à le faire changer d'avis. Je n'ai pas envie d'être de ces couples qui ne se voient jamais ou ne se parlent pas. Je n'ai pas envie d'être malheureuse toute ma vie. J'ai envie de croire que le prince Ozaï saura m'apporter de bons moments même si ces bons moments doivent être provoqués par moi. C'est seulement un détail. Mais au moins je serais heureuse de partager ma vie à côté de mon mari, à défaut de ne pas l'avoir choisi. Si c'est pour vivre séparément et le voir seulement le jour d'une fête ou d'une réunion....

Il me parle ensuite de notre mariage et je fronce légèrement les sourcils. Je n'aime pas l'idée que tout soit préparés sans mon avis...

"J'aurais voulu participer aux préparatifs et même vous voir vous y intéresser en tant que futur époux. Mais j'imagine que ce serait trop vous demander, cependant, si je dois vous dire oui, je veux que cela ressemble au mariage de mes rêves. Ce sera ma seule chance de porter une belle robe blanche et de vous voir soulever mon voile. J'estime avoir le droit d'avoir mon mot à dire sur le choix de mon bouquet ou de la décoration, du buffet ou même des invités."

Bon, pour les invités, je pense que c'était en trop, je n'ai aucuns amis et il ne va certainement pas accepter que mes parents assistent au mariage mais j'aurais voulu que Kaya m'accompagne pendant les préparatifs et qu'elle soit invitée au mariage même si ce n'est qu'une femme de chambre. À mon tour, j'annonçais juste l'information, ce n'était pas une suggestion. Je me vois déjà dessiner ma robe avec la couturière, parler des fleurs avec le fleuriste et goûter les entremets des meilleurs cuisiniers pour choisir lequel s'occupera du buffet. J'ai juste envie de me sentir exister dans ma nouvelle vie, je n'ai pas envie d'être une princesse passive qui laisse les autres programmer sa vie. Je veux avoir mon mot à dire.
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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


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"Naturellement, je suis la petite fille de l'avatar Roku. J'excelle dans de nombreux domaines, prince Ozaï."

Elle est belle et douée, je me dois de le reconnaître, même si cela ne me plaît pas parce que ça lui donne de l'importance. Elle n'est pas censé avoir son avis et le donner. Elle n'est pas censé avoir du pouvoir. Elle me déstabilise. Seulement, je ne peux pas juste l'envoyer bouler, elle m'a clairement fait comprendre qu'elle méritait sa place et qu'elle était la petite fille de l'Avatar, ça clairement j'en aurai entendu parler. Je me retiens de lever les yeux au ciel, parce qu'elle est tout ce que je n'avais pas prévu. Mon avenir, je l'ai tracé. Mon pouvoir, je le maîtrise. Et voilà qu'elle arrive et apporte ce subtile changement qui détruit tout. J'avais envie d'une femme bien rangée qui ne dise rien, ce serait plus simple de la laisser dans un coin, sauf que ce n'est plus possible. Ursa ne se laissera jamais faire, or voilà qu'elle m'intéresse. Et cela me déstabilise. Je déteste ça. Pourtant, comment m'en tirer ? C'est trop tard, je lui ai accordé de l'attention, j'ai envie de l'observer encore et de voir combien ses charmes pourraient me combler.

Je me retiens de lâcher une pique glaciale, parce que ce n'est pas totalement de sa faute si elle essaie de s'adapter à ce nouveau mode et vie. En plus, elle s'en sort bien. Ursa semble à l'aise dans ce domaine. Elle sera sûrement une bonne épouse et pourra mener certaines de mes affaires à bien. Comment trouver le juste milieu ? Comment l'utiliser sans lui devoir quoique ce soit ? Tout cela est encore bien trop confus.

"Soit. Je viendrai seule. Après tout, vous n'avez pas besoin d'être à mes côtés à chaque fois que j'aurais envie de prendre un bain de soleil en maillot de bain, au bord de la plage. Un des gardes du corps n'aura qu'à me passer de la crème solaire sur le dos, ils seront au moins utile à quelque chose."

Mes paupières papillonnent et pendant un court instant je suis éberlué. Est-elle sérieuse ? Alors que je devrais éclater de rire, hausser les épaules et faire comme si cela ne m'atteignait pas. Pourtant, cela m'atteint. Et l'idée d'une Ursa dénudée sur la plage en train de se faire toucher par un garde m'est impossible. Alors, j'explose de colère.

« Sérieusement ? » Le ton rauque de violent de ma voix fait s'envoler les quelques oiseaux présents sur les palmiers «  Vous comptiez me rendre quoi... jaloux pour assouvir un faux désir ? Vous pensez que j'aurai du temps à perdre pour courir derrière des gamins ? »

Pas un seul instant je ne songe à un temps passé en couple ou à deux. Ursa est là pour être la mère de mes enfants, je ne la vois pas autrement. J'ai bien compris son petit manège, mais j'ai du mal à voir à quoi cela pourrait nous servir. J'inspire pour parler plus calmement.

« Je veux bien essayer de faire des efforts pour vous comprendre, je SAIS que vous êtes la fille de l'Avatar Roku, mais n'oubliez pas que tout ne vous ai pas dû. »

Ma voix n'est plus hurlante, mais glaciale. Je sais que je n'aurai pas du lui dire tout cela, ni dévoiler qu'elle n'aura plus aucune liberté ensuite, mais la voir ricaner en songeant m'atteindre. Je déteste me faire manipuler, je déteste le comprendre.

« Et plus aucun de vos gardes du corps n'auront de mains. » marmonnai-je.

Ce côté lunatique, colérique puis boudeur comme un gamin, a toujours énervé mon père. Et m'a valu de belle correction. Il n'est plus là, je peux faire ce que je veux. J'inspire. Je ferme les yeux. J'expire. Je m'empêche de partir en courant en la plantant là, pour réfléchir à qui elle doit être.

« Pour le mariage, ce n'est pas de mon ressort. » avouai-je en haussant les épaules. Puis, en me forçant à me montrer conciliant, je rajoute « Mais nous pouvons envoyer un pigeon sur le continent si vous le souhaitez ? » finis-je par lâcher.

Il me faut faire des efforts, parce qu'elle est trop forte pour moi. Si elle me brise avant que je ne la soumette, je ne m'en sortirai pas. Je dois assurer mon pouvoir.
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Ursa
J'ai 17 ans et je vis à Hira'a, Nation du Feu. Dans la vie, je suis comédienne amatrice et petite fille de l'Avatar Roku.

Mon père est un magistrat, ma mère est la fille de l'Avatar Roku, malgré tout, j'ai toujours vécu simplement. Depuis mon plus jeune âge, je suis amoureuse d'un jeune garçon appelé Ikem, lui et moi devions nous unir pour toujours mais l'arrivée du seigneur Azulon et de son fils Ozaï changera le cours de ma vie à tout jamais.


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Plus j'observe le comportement du prince à mon égard et plus je pense que nous nous fascinons mutuellement. Je pense qu'il me porte autant d'intérêt que je lui en porte et qu'il doit se poser autant de questions que moi. Qui l'eût cru ?! Je me sens quelque peu flattée. Je veux dire, quand on voit le prince, on se doute bien que personne ne se bouscule devant le portillon pour faire sa rencontre. Pourtant il est beau, je dois bien le reconnaître, il le serait même encore plus s'il arrêtait de toujours faire la tête, mais bon ça... Ce qui fait que les femmes ne doivent pas venir l'aborder c'est qu'il a toujours l'air froid et sérieux, presque désintéressé par la gent féminine qu'il juge être une perte de temps. Ça se voit. Si moi je le vois, toutes les femmes l'ont remarqué, alors pourquoi perdre du temps à se faire rembarrer par le prince Ozaï quand elles pourraient se faire lire des poèmes par le prince héritier Iroh ?! Ma foi, à moi, il m'a accordé du temps et même s'il refuserait de le reconnaître même sous la torture, il a même su se montrer charmant.

Je pense que nous pourrions former une bonne équipe. Le genre de couple qui parait distant en public mais qui s'aime en privé ? J'avoue que je me perds un peu dans mes rêveries, je n'ai que dix-sept ans, faut pas l'oublier. Je suis bien plus jeune que le prince bien que ça ne me dérange guère. Je suis bien plus mature que les filles de mon âge car mon père étant magistrat, je l'ai aidé voire accompagné dans certaines de ces affaires, d'où est née la réputation de ma beauté. En accompagnant mon père j'ai souvent dû essuyer des propositions de mariages ou des compliments incessants. Le prince au moins est certes très avare de compliments, mais au moins quand il m'en fait un, c'est qu'il le pense vraiment.

Après mes petites manigances pour essayer de le convaincre de venir plus souvent avec moi sur l'île de Braise, je vois le prince devenir fou de rage ! Il devient tout rouge et je vois bien qu'il doit faire un effort colossal pour tenter de rester calme mais le ton de sa voix le trahis. Je le regarde avec des grands yeux de biches innocente mais je n'arrive pas à cacher mon sourire de femme victorieuse mais également enchantée de voir son fiancé jaloux. Encore une fois, je ne le pensais pas capable de ressentir quoique ce soit il y a encore quelques heures. Alors, je suis encore plus flattée que tout à l'heure ! Malgré, mon but n'est pas de le blesser, d'en faire trop ou de finir carbonisée sur cette plage, aussi, je tente de le calmer.

"Je n'ai pas à vous rendre jaloux, puisque vous l'êtes déjà. Si vous ne voulez pas qu'on me touche, alors accompagnez-moi un peu plus souvent sur l'île, nous pourrions y passer des moments que tout les deux, loin du palais. S'il vous plaît... Promettez-moi de m'accompagner."

Dis-je d'une voix mielleuse en lui offrant mon plus beau regard de supplication. Je me rapproche même un peu plus de lui sur le banc où on est assit.
Le prince me rappelle vite à l'ordre en me disant que tout ne m'est pas dû grâce au sang qui coule dans mes veine et je pince mes lèvres en faisant la moue jusqu'à ce qu'il marmonne qu'il coupera les mains de tout les gardes. Je souris en riant légèrement.

"A ce point ? Prince Ozaï, vous pensez sérieusement que je salirais votre nom en me laissant toucher par de simples gardes ?"

Lui dis-je avec tendresse afin de le rassurer. Bien sûr que jamais je ne pourrais bafouer le nom de mon futur mari en ayant un comportement aussi indécent. Cela dit, titiller les nerfs de mon fiancé est un jeu auquel j'ai pris gout.

"Si je devais salir votre nom ce serait avec quelqu'un de votre rang, comme le Roi de la Terre ou.... Je ne sais pas moi.... l'Avatar !"

Dis-je pour l'embêter, un immense sourire malicieux aux lèvres.

Nous parlons ensuite de notre mariage en préparation et je lui avoue que j'aimerais avoir un peu plus mon mot à dire sur les préparatifs. Le prince Ozaï m'informe qu'il ne peut rien faire... mais que nous pouvons toujours envoyer un messager sur le continent. Cette attention me touche profondément. Il n'était clairement pas obligé, surtout avec toutes les boutades que je viens de lui infliger. Et pourtant, il a fait cet effort. Je me mordille la lèvre inférieure, attendrie. Je me rapproche encore de lui jusqu'à ce que nos cuisses se touchent et je lui prends la main. Je plonge mon regard dans le sien en lui offrant mon plus beau sourire.

"Merci. C'est important pour moi et j'aimerais que vous aussi vous participiez aux préparatifs, vous... Vous pourriez peut-être m'aider à choisir ma robe ou... ou nos alliances ?"

J'avoue que je suis bien plus à l'aise quand je fais des plaisanteries que quand je dévoile mes envies ou mes sentiments. Le rouge me monte tout de suite aux joues et je parais plus fragile, vulnérable. Si j'ai la fierté de me dire que je serais sans doute la seule personne à voir le prince vulnérable un jour, il peut avoir le même sentiment de son côté. J'ai toujours l'air forte et noble car on m'a apprit que c'est comme ça que je devais me tenir en société mais rare sont les personnes qui m'ont vu vraiment rire, rougir, tomber, pleurer.... Ikem m'a vu dans tout mes états, ou presque, le prince aura le privilège de dire qu'il m'aura vu dans tout mes états puisque... Nous finirons bien par passer une nuit ensemble.... Je chasse rapidement cette idée de mon esprit car elle me fait rougir encore plus.

Un garde s'approche de nous et s'incline avant de nous parler.

"Votre altesse, madame, je suis désolé de vous déranger mais le dîner est prêt. Si vous êtes disposés à me suivre, il sera servi dans un instant."

Il s'incline encore et se recule comme pour nous laisser de l'intimité en attendant qu'on décide si oui ou non on va manger. Sérieusement, ça sera comme ça à chaque fois ?! Je regarde le prince un peu... interloquée, je ne sais pas vraiment quoi faire. Je suis encore restée sur le madame.... Je n'ai pas l'âge d'être une madame ! Mais.... Je ne suis pas encore mariée donc je n'ai pas le droit au titre royale et je ne suis pas non plus une jeune femme célibataire, je suis la fiancée du prince Ozaï de la Nation du Feu. Plus personne ne m'appellera par mon prénom... La sphère familiale du prince, si, sans doute, mais c'est tout, pour le reste du monde je serais madame jusqu'à ce que je devienne votre altesse. Je soupire brièvement, le temps de me lamenter un peu sur mon sort puis encore une fois je me rappelle que c'est mon devoir et qu'il y a pire dans la vie que de devenir princesse. Je bombe le torse et bien que je garde toujours la main du prince dans la mienne, je finis par me lever.

"Allons dîner, comme ça j'aurais tout le loisir d'écouter vos souvenirs de famille dans cette maison."

Je lui souris de nouveau, attendant de voir s'il est d'accord avec cette idée ou non. Petite parenthèse, qui aurait pris l'imitative de dire au prince Ozaï ce qu'il doit faire ou non ?! Certainement pas les petites midinettes qui lui tournaient autour mais qui avaient bien trop peur de lui. Moi il ne me fait pas peur, aussi puissant soit-il, je sais que j'ai ce quelque chose en plus qui fera toute la différence avec les autres. J'espère que c'est ce qu'il pense aussi.

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Selenaë
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Féminin MESSAGES : 3957
INSCRIPTION : 19/09/2017
ÂGE : 27
CRÉDITS : aslaug. (ava)

UNIVERS FÉTICHE : fantasy, science-fi, réel.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Hélo

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Ozaï
J'ai 28 ans et je viens de la Nation du Feu. Dans la vie, je suis maître du feu et fils du Souverain. Sinon, grâce à mes recherche, je vais épouser une fille de la lignée de l'Avatar Roku pour rendre ma descendance plus forte encore.


ozaï (c) googleimage
"Je n'ai pas à vous rendre jaloux, puisque vous l'êtes déjà. "

Sa phrase me cloue sur place. Est-ce cela de la jalousie ? Suis-je si transparent ? Mon Seigneur de Père aurait honte de moi. Ma maîtrise du feu m'oblige à m'éloigner de toutes émotions futiles pour ne se concentrer que sur la réalité de la flamme. Je n'avais donc pas ressenti la moindre émotion -autre que la fureur pour ce monde en décadence- depuis si longtemps et voilà qu'Ursa me déstabilise au point de ressentir de la jalousie ? Comment pourrais-je en ressentir de toute manière, elle est mienne.

Mes jambes bougent, incapable de se contenir, que s'est-il passé ? Je dois m'éloigner d'elle, pour ne plus faiblir. Je dois être fort. Non. Je suis fort. Je détourne le regard d'elle et me concentre sur ce que je veux : je vais jouer la comédie quelques jours puis, quand on sera marié, je m'éloignerai d'elle. Oui. C'est bien la meilleure chose à faire. Prendre cette décision me fait du bien. M'affirmer à moi même que j'accepte qu'elle puisse me déstabiliser, mais que je suis assez fort pour ne pas le subir me redonne confiance en moi.

Assis sur le banc, face à la mer, je l'écoute d'une oreille. Ce qu'elle me dit ne doit plus m'atteindre ni me toucher.

"Si je devais salir votre nom ce serait avec quelqu'un de votre rang, comme le Roi de la Terre ou.... Je ne sais pas moi.... l'Avatar !"

Je relève la tête vers elle et, au prix d'un énorme effort, je ne fais qu'hausser un sourcil. Si j'ai bien compris, elle se fout de moi. Elle aime être taquine et me faire sortir de mes gongs. Je dois comprendre quand elle joue. L'idée qu'elle me trompe me paraît trop folle pour être réelle, après ce qu'elle vient de me dire. En réalité, je doute, mais ça doit être un jeu.

« C'est une blague ? »

Ma voix n'est pas assurée, c'est une réelle question que je lui pose. Soudain, sa main se colle à la mienne et m'entoure de ses doigts. Ses joues se colorent d'une rose délicat. Joue-t-elle la comédie ou est-elle touchée en plein coeur ? Qu'ai-je fait ? Juste lui proposer d'envoyer un message ? Je fronce les sourcils, mais n'enlève pas ma main. Après toute, cette chaleur me surprend et me réchauffe bien plus que les doigts. C'est nouveau, c'est surprenant, mais surtout, c'est agréable.


"Merci. C'est important pour moi et j'aimerais que vous aussi vous participiez aux préparatifs, vous... Vous pourriez peut-être m'aider à choisir ma robe ou... ou nos alliances ?"

Je suis incapable de répondre, mes mots se perdent dans ma bouche, j'hésite. Je n'en ai strictement aucune envie, ça ne me touche pas plus que cela. Est-ce mon devoir de lui faire plaisir ou en ai-je envie ? Je ne sais moi-même. Je reste dans cette situation inconfortable un peu trop longtemps. Heureusement, un serviteur vient me sauver sans que je n'ai dit quoique ce soit. Je me permets de prendre le temps de réflexion - juste un temps pour trouver une bonne raison de lui dire non.

« Oui, pourquoi pas. » répondis-je simplement, encore sous l'hésitation de la question précédente. Je ne m'offusque pas de l'ordre sous entendu, de toute manière, elle a le droit de prendre des initiatives non ? Et puis dire cela ne nous engage à rien, si je n'ai pas envie de décrocher le moindre mot, je ne le décrocherai pas.

Quelques minutes plus tard, nous sommes assis à table.

Tous deux, sur une table immense, servant aux réceptions. Une multitude de serviteur sont debout dos aux murs, prêts à servir les moindres de nos désirs. Je ne les remarque même plus, par contre je vois le regard d'Ursa se perdre sur eux. Un signe de ma part et ils s'avancent pour nous apporter le repas. Une soupe, bien garnie, pas facile d'être délicat pour manger le potage, pourtant c'est un art que ma très chère mère m'a transmit. Interdiction de se tâcher ou de faire tomber la moindre goutte de la cuillère, sinon mon très cher père nous punissait. Et après, c'est moi qu'on traite de brutal.

Je mange en silence, concentré sur ma soupe, je ne regarde pas Ursa, pourtant je sais qu'elle veut parler, elle a toujours quelque chose à dire. Etrangement, ça ne m'insupporte pas, juste je ne sais que répondre. Je décide de devancer sa première question, histoire d'aller sur un terrain que je choisisse.

« Tous les étés, nous prenions la pose pendant qu'un peintre venait nous faire le portrait, tantôt Iroh et moi ensemble, tantôt séparés... Nous pourrions continuer cela avec nos enfants. » lâchai-je simplement.

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