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LE TEMPS D'UN RP

"Oh boy your eyes betray what burns inside you" | ft. Mad Max

Paddy
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Paddy
Dim 9 Juil - 22:54

Rollo Lothbrok
J'ai 38 ans et je vis à Kattegat, Norvège. Dans la vie, je suis un soldat et je m'en sors assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal..

Il a vécu dans l'ombre de son petit frère qui a obtenu la femme qu'il aimait, Lagertha, des enfants avec elle, une vie dont Rollo rêvait secrètement. • Il s'est enfermé dans les entraînements et est devenu un grand guerrier. • Il préfère occuper ses journées à boire quand il ne combat pas. • Il manie aussi bien l'épée que le bouclier et la hache. Même si il a une préférence pour cette dernière. • Il a été sur le premier raid vers l'Ouest, soutenant son frère qui lui avait promis de grands combats. Il n'as trouvé que des vieillards fuyants mais beaucoup d'or. • Il a été torturé par l'ancien Jarl qui ne supportait pas son petit frère. Il n'hésita pas à les couvrir, même si sa jalousie le rongeait. Il restait son petit frère et il était loyal. • Il finit par se rendre compte que cette vie n'était pas celle à laquelle il était destiné et finit par rejoindre les guerriers permanents des raids. Après tout, il n'avait aucune attache à Kattegat.

You'll never be what is in your heart.



C'était déjà le troisième raid depuis la découverte des terres à l'Ouest. Ce pays à la terre aussi noire que les plumes des corbeaux d'Odin était gorgé de richesse, de l'or à foison, seulement gardés par des vieillards incapables de se défendre. Le dieu qu'il priait semblait bien plus faible que nos Dieux. Aussi, c'était du tout cuit.

Ce raid était dans la même ambiance que les précédents. Les figures de proue des navires de Floki leurs faisaient aussi peur que nos hurlements. De la fumée bien efficace sur ce peuple. Je m'étais posté contre la coque du bateau à l'avant, affutant ma hache sous le regard perçant et bleu électrique de mon petit frère.

On ne se ressemblait aucunement. Il était plus petit que moi et ses cheveux blonds comme les blés contrastaient avec ses yeux que l'on disait aussi pur que ceux de Odin lui même. Pour ma part, je n'avais rien d'extraordinaire. Des yeux noisettes, des cheveux marrons ordinaires comme la plupart des hommes ici. Mais je surpassais tout le monde en taille et en force. Je cultivais cela par l'entraînement. Tout le monde parlait de moi comme d'un berserk. Mais je n'avait pas exploité complètement cela. J'attendais le bon moment pour devenir un véritable ours et une bête si féroce qu'elle dévasterait tout sur son passage, et mourir sur le champ de bataille dans l'honneur de pouvoir entrer dans le palais de Odin.

Je tournais mon regard sombre vers mon petit frère et un sourire entendu se dessina sur mes lèvres. On avait beau se disputer et être en froid régulièrement, cela ne nous empêchait pas d'être là l'un pour l'autre.

Le reste du voyage se déroula sans accrocs et quand nous arrivions sur les côtes de cette nouvelle terres, la pluie s'était abattu et la mer était agitée. L'accostage se fut avec beaucoup d'efforts mais la pluie nous galvanisaient. Nous y étions habitués. Et alors que nous marchions dans les terres, on pouvait entendre au loin, des cloches sonner. Cela signifiait qu'une chose : de l'or.

Mais contrairement aux autres fois, cette fois ci, ce village était armé. La bataille ne dura cependant pas longtemps car nous étions cinq pour un seul de leurs soldats. Le combat fut si bref, que j'eus à peine le temps de m'échauffer. Le cœur encore lourd d'adrénaline, je me mis à fouiller le village. Les rires de mes frères d'armes faisait écho aux cris des villageois. Car ceux qui ne se soumettaient pas étaient abattus. Les autres feront de bons esclaves pour Kattegat.

Un sourire passa sur mes lèvres alors que nous arrivions sur la place principal. La grande maison flanquée de sa tour était là, dressé au milieu du village, une croix sur sa façade. On a vite compris avec Ragnar qu'il s'agissait du lieu de culte de ce peuple et qu'il regorgeait d'or. Observant la place, je me dirigeais vers une maison qui semblait être une forge car des armes étaient disposées sur une table devant la porte ou était accrochés sur le bois faisant office de mur.

La boue recouvrait une partie de mon visage, du sang coulait de ma joue alors que la pluie nettoyait mes épaules et trempait mes cheveux. J'inspirais un grand coup et fracassa la porte d'un coup de pied violent. Elle céda sur ses gonds, s'enfonçant dans la bâtisse.

Observant le lieu, je remarquais une immense cheminée, semblable à nos forges. Je tirais une barre de fer qui servait surement à la fabrication d'une épée et me dirigea vers mon frère qui sortait du lieu de culte avec une poche d'alcool dans les mains.

«Mon frère ! Regarde... ils sont en train de s'armer. Si c'est nos raids qui font cela, cela veut dire que d'autres villes encore plus grandes sont présentes. Et qui dit grande ville, dit grande richesse.»

La perspective d'encore plus d'or était comme une récompense des dieux. Ragnar posa une main sur mon épaule nu, la serrant entre ses doigts. Il allait parler quand l'un des soldats vint vers lui pour lui annoncer qu'ils avaient trouvés la réserve un peu plus loin. Un sourire et un rire gras traversa Ragnar suivit du mien. Nous nous dirigions bras dessus, bras dessous vers la réserve.

Quelques tonneaux d'alcool furent percés. De la bière ! Je remplissais une poche et trinqua en l'honneur des dieux avec mes amis. Inspectant cet étrange lieu, portant la gourde à mes lèvres faisant couler le liquide miel sur mon menton, c'est là que je la vis, dans ce qui semblerait un cachot. J'abaissais mon regard vers la personne présente derrière la cage.

«Eh bien, qu'avons nous là ?»

En regardant la forme humaine, j'intriguais Ragnar qui se dirigea vers moi, observant lui aussi la forme humaine enfermée. Un sourire entendu et je sortis ma hache de son fourreau. Je tendis ma gourde à Ragnar le poussa d'une main et abattit la hache sur le fermoir. Il ne céda pas mais le bois tout autour éclata en morceau. Encore deux coups et il ne restait plus rien de la serrure. Un sourire à mon frère et j'ouvris la porte en bois...
Mad Max
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Sabrina
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Mar 11 Juil - 20:23

Eabha
J'ai 26 ans et je n'ai plus de foyer. Dans la vie, je suis une druide et j'ai été emprisonnée pour mes croyances. Sinon, grâce à ma chance, je n'aiaucun homme dans ma vie et ça m'est bienégal.



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Because it takes a single wild ember to bring a whole wildfire to life.




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“ Accorde ta confiance à l’ours qui ne la mérite pas.
Eabha.
Furieuse est la bête. Triste est l’homme.”


Un cri déchirant la tira brusquement de son sommeil. Eabha ouvrit les yeux, tous les sens en alerte, scrutant aussitôt l’immense porte en bois de la bâtisse. Elle tendit l’oreille…et un frisson d’effroi la parcourut. Dehors, une pluie d'hurlement sinistre s’abattait sur le village. Le fracas soudain du métal lui glaça le sang. Que se passait-il ? Le monde à l’extérieur semblait être plongé dans le chaos, à croire que les dieux avaient décidé de punir les humains en déchaînant leur furie. Tremblante, la fugitive se redressa et inspecta les environs. Le hall était entièrement vide mais des plats, des assiettes et de petites jarres gisaient sur les différentes tables, derniers vestiges des festivités de la veille.

Eabha tendit alors le bras vers le buffet derrière elle. Elle grimaça légèrement lorsque les barreaux de fer pressèrent ses os mais continua tout de même de glisser sa main jusqu’à la surface boisée, parvenant ainsi à effleurer un couteau de cuisine. Derrière les murs, la guerre faisait rage. Une odeur de cendre se répandait dans la grande salle, apportant avec elle des effluves de sang et de terre. Un soupir de soulagement lui échappa lorsqu’elle récupéra l’ustensil. C’était petit. Peu affûté. Mais la présence de cette arme improvisée la rassurait. Légèrement. Elle n’était de toute évidence pas de taille à affronter un guerrier. C’est à peine si elle savait manier une dague…mais la prisonnière refusait de mourir ici. Se raccrocher à cette volonté de vivre était son seul et unique choix.

La druide se laissa retomber sur la pierre froide. Voilà des jours qu’elle n’avait pas vu la lumière du soleil. Son visage était maculé de poussière. Ses cheveux étaient entremêlés, ternes, poisseux. Ses geôliers la laissaient pourrir ici bien que d’après leurs dires, le bûcher serait bientôt son berceau. Harpie, vipère, jugée barbare car elle ne croyait pas en leur maudite et faible divinité….son estomac se noua. Non, elle ne voulait pas mourir. Ni par les flammes ni par ce qui ravageait le village.

Sa main se resserra lentement autour du manche de sa lame. Les rugissements s’étaient atténués. Un silence morne, glacial, venait d’engloutir le monde autour de la grange, comme si le temps s’était arrêté. Il n’y avait plus que le bruit incessant des gouttes d'eau…c’est alors que la porte d’entrée se renversa brutalement dans un fracas qui la fit sursauter de peur, révélant ainsi plusieurs silhouettes…des soldats, armés de hache et d’épais boucliers, vêtus étrangement, immenses et à l’aspect terrifiant. Ils déferlèrent dans le hall, traînant derrière eux la mort et la désolation.

Un flot de terreur afflua dans ses veines. Eabha se recula dans sa cellule, espérant disparaître dans l’obscurité et se faire oublier puisque les guerriers étaient trop absorbés par leur butin pour remarquer sa présence. Jusqu’à ce que le regard de l’un d’entre eux s’arrête sur son visage. Ses yeux croisèrent les siens. Il éclipsait tous les autres combattants par sa prestance et son imposante carrure. La druide n’avait jamais vu un homme d’une telle stature, avec des épaules aussi vigoureux et des jambes aussi puissantes que les siennes. Un pas et la terre toute entière semblait trembler sous ses pieds. Une simple pression de ses doigts…et il parviendrait probablement à briser sa nuque. Comme si elle n’était qu’une simple colombe.

Il s’exprima dans une langue étrangère mais lorsqu’il s’avança dans sa direction, la fugitive comprit que la suite ne présageait rien de bon. Ses jointures se mirent à blanchir. Son cœur se mit à cavaler dans sa poitrine. Elle porta son autre main vers le pendentif en forme de tête de loup,  dont elle ne se séparait jamais, et susurra doucement une prière en gaëlique pour se donner du courage. Le guerrier s’était planté devant sa cage. Nouvelle prière. Elle l’observa, l’expression déchirée par l’effroi et l’inquiétude. Il éleva alors sa hache et abattit sa lame sur le loquet. Il poussa ensuite la porte et Eabha resta pétrifiée face à cet homme, ne songeant dorénavant plus qu’à une chose : la fuite.

Son cœur palpita une fois. Deux fois. Trois fois. Au quatrième battement, la fugitive bondit sur ses pieds et se rua sans réfléchir sur son adversaire, brandissant son couteau de cuisine comme une arme menaçante, vociférant quelques jurons dans sa langue natale. Eabha le percuta de plein fouet. Elle ne voyait plus qu’une chose : la lueur du jour. Elle brillait dans le dos de sa cible, légèrement grisonnante mais si attirante. L’extérieur l’appelait, lui offrait une force nourrie par un profond désespoir… et par la peur de ces inconnus, du sort qui l’attendait si elle restait entre leurs mains. Non, elle ne mourrait pas. Pas aujourd’hui.



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Paddy
Mar 11 Juil - 23:13

Rollo Lothbrok
J'ai 38 ans et je vis à Kattegat, Norvège. Dans la vie, je suis un soldat et je m'en sors assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal..

Il a vécu dans l'ombre de son petit frère qui a obtenu la femme qu'il aimait, Lagertha, des enfants avec elle, une vie dont Rollo rêvait secrètement. • Il s'est enfermé dans les entraînements et est devenu un grand guerrier. • Il préfère occuper ses journées à boire quand il ne combat pas. • Il manie aussi bien l'épée que le bouclier et la hache. Même si il a une préférence pour cette dernière. • Il a été sur le premier raid vers l'Ouest, soutenant son frère qui lui avait promis de grands combats. Il n'as trouvé que des vieillards fuyants mais beaucoup d'or. • Il a été torturé par l'ancien Jarl qui ne supportait pas son petit frère. Il n'hésita pas à les couvrir, même si sa jalousie le rongeait. Il restait son petit frère et il était loyal. • Il finit par se rendre compte que cette vie n'était pas celle à laquelle il était destiné et finit par rejoindre les guerriers permanents des raids. Après tout, il n'avait aucune attache à Kattegat.

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J'ouvris la porte de bois en grand, observant la silhouette qui s'était recroquevillée dans un coin de la cellule improvisée. Elle était petite et devait surement être une femme. Le peu de lumière dans la pièce, rendait l'examen compliqué.

Elle se leva d'un bond, hurlant des mots incompréhensibles dans une langue qui m'étais complètement inconnu. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'attaque et mon cœur rata un battement quand je vis l'éclat métallique d'une lame se diriger vers moi et mon torse. La surprise du se lire sur mon visage. J'esquivais cependant avec facilité la lame mais son épaule percuta la mienne. Je grognais un coup faisant rire Ragnar qui se tenait à côté de moi. De toute façon, elle n'ira pas bien loin. Je tournais mon regard furieux vers mon frère qui me lança un air de défi. Je ne dis rien mais me retourna tout en rangeant la hache dans le fourreau à ma ceinture.

Elle n'étais pas une menace. Elle était petite et frêle et il était évident, que si je la serrais trop fort, je pourrais être capable de la briser en deux, tel une brindille dans ma main. Un sourire se répandit sur mes lèvres et finit par me lancer à sa poursuite.

Le sang des cadavres se mêlait à la boue, s'incrustait dans les pavés de la place et son odeur âcre remplissait l'air humide de la pluie battante. J'observais la scène du coin de l'œil, balayant l'espace de mon regard noisette et furieux. Surpris par une femme aussi fragile. C'était complètement absurde !

Elle s'enfuyait en direction d'une grande porte, passant devant leur lieu de culte. Allait elle prier son dieu maintenant ? Je haussais un sourcil. Décidément, leur dieu leur donnait des principes bien étranges. Je courus dans sa direction, prêt à l'arrêter et l'attraper mais la suite me stoppa dans ma course.

Un de leurs croyant, au vu de la richesse de son habit, qui était encore vivant mais souffrant à côté du lieu de culte, hurla de rage à la vue de la femme. Il lui hurla des mots dont j'ignorais la signification. Elle voulut l'esquiver mais ce dernier, tel des griffes acérées sur sa proie accrocha les cheveux de la femme qui tomba à la renverse.

Il la tenait au sol, hurlant des mots dans une fureur que je n'avais vu que dans les yeux des fous alors qu'il fondit sur elle, s'agenouillant au dessus du corps blessé et commença à l'étrangler. J'étais habitué à de tel scène de violence, moi même ayant commis des actes dont certains je regrette aujourd'hui. Mais il s'agissait de ma prisonnière et cet homme était en train de tuer mon esclave !

Cette fois ci, voyant rouge, je finis par ressortir ma hache et attrapa le manche, en soufflant violemment. La colère gronda dans mon estomac. Dans sa propre fureur, l'homme ne m'avait pas entendu arriver.

J'abattis ma hache dans son crâne, faisant gicler le sang partout et surtout sur la jeune femme qui était en train d'étouffer. J'attrapais les épaules de l'homme et jeta son cadavre plus loin. Je récupérais ma hache en tirant d'un coup sec. Le son de son cerveau et du sang coulant de sa plaie me fit grimacer. Encore un cadavre de plus parmi le village.

Je fixais la lame d'un air dégouté et vit un ami me fixer au loin. J'eus un rictus moqueur avant de l'essuyer avec le vêtement du mort pour éviter qu'elle ne rouille. Je me tournais ensuite vers la jeune femme qui était encore par terre.

« Allez debout toi !»

Je l'attrapais par le bras, la retenant prisonnière près de moi et plaça ma hache sous sa gorge. D'un regard, je la menaçais. Bouge et tu es morte. Son visage était recouvert du sang du religieux tout comme le mien. Je gardais mon rictus moqueur, descendant la hache le long de son corps sale et affaibli. Peut être que nettoyé, elle serait potable à regarder ... Je tombais alors sur le pendentif en forme de loup et je me stoppais.

« Fenrir ?»
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Ven 14 Juil - 15:39

Eabha
J'ai 26 ans et je n'ai plus de foyer. Dans la vie, je suis une druide et j'ai été emprisonnée pour mes croyances. Sinon, grâce à ma chance, je n'aiaucun homme dans ma vie et ça m'est bienégal.



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Elle n’avait jamais couru aussi vite de toute sa vie. Son cœur allait exploser dans sa poitrine…lorsqu’un chrétien lui barra subitement le chemin. Eabha s’arrêta, autant menacée par la présence de l’homme que par son regard, au sein duquel se reflétait une haine viscérale à son égard. “ Bâtarde païenne…c’est toi qui les a menés jusqu’ici ! ”éructa-t-il, enragé, avant de fondre sur elle. La peur éclata dans ses veines et son corps tout entier commença à s’affoler pour se débarrasser de son assaillant, lequel pesait bien plus lourd qu’il n’en avait l’air. Ses efforts semblaient vains. Le chrétien referma ses mains autour de sa nuque et pressa sa trachée avec une force surhumaine, mue par une terrible folie.

“ Tous ses morts… quel massacre…quel massacre…c’est de ta faute !” Les larmes jaillirent hors de ses yeux tandis que l’air lui manquait de plus en plus. Non. Ce n’était pas de sa faute. Elle était innocente…mais pas aux yeux des paroissiens. Sa religion était un péché, un vice pour lequel Eabha s’apprêtait à mourir. Tout ce chemin, ses semaines d’emprisonnement, ses espoirs, pour finalement périr dans la boue, sous une averse diluvienne et un ciel maussade.

Le chrétien s’immobilisa brusquement. Les yeux de ce dernier s’écarquillèrent et des perles d'eau explosèrent sur son visage. Seulement…Eabha comprit que ce n’était pas de l’eau lorsque le visage du croyant se paralysa en une expression d’horreur et qu’il retomba sur le côté, inerte, le crâne fendu par une immense hache. La fugitive resta un moment stoïque, frappée par la brutalité de l’instant. Le regard braqué sur le cadavre de son assaillant, un flot de bile remonta dans sa gorge et son estomac fut comprimé par un profond dégoût. Une main sévère et puissante se referma sur son bras, l’arrachant ainsi à cette vision d’horreur. La druide se pétrifia de nouveau alors que les larmes s’amassaient au coin de ses yeux sans jamais oser franchir la frontière de ses paupières inférieures.

Ses jambes manquèrent de se dérober sous son poids lorsqu’elle sentit le froid glacial de la lame contre sa peau. Eabha s’arma de tout son courage pour croiser le regard du guerrier…qui n’avait guère besoin de mot pour lui intimer quoique ce soit. Ses iris, aussi sombres que l’écorce d’un chêne, ainsi que la dureté de sa physionomie, l'intimidaient assez pour qu’elle ne songe pas à s’enfuir une nouvelle fois…du moins, pour le moment. Elle le dévisagea, partagée entre l’incrédulité et la terreur.

Fenrir ? De quoi parlait-il ? La druide n’avait jamais entendu ce mot. Elle abaissa alors légèrement le menton et découvrit ce qui retenait l’attention de l’homme. Son pendentif. La fugitive redressa la tête et tenta de calmer les battements précipités de son coeur pour répondre à son interrogation mais sa voix restait coincée dans sa gorge. Une larme roula le long de sa joue. “ L..Lug.” répliqua-t-elle doucement. A l’évocation de la divinité, une forme de témérité s’empara de son être, remplaçant progressivement la torpeur qui l’avait envahie. Lug représentait pour les celtes la divinité suprême et le loup faisait partie de ses symboles, seulement la valeur du bijou allait bien au-delà de ses croyances puisqu’il appartenait à son foyer depuis des siècles et lui rappelait ce pourquoi elle se raccrochait désespérément à la vie : retrouver sa famille.

Eabha ignorait comment communiquer avec le guerrier. Il n’y avait aucune chance qu’elle parvienne à lui échapper une nouvelle fois. Son corps était épuisé. Ses muscles réclamaient un peu de répit mais la fugitive savait au fond d’elle que son calvaire était loin d’être terminé. L’homme allait-il profiter de son corps ? Pour la tuer ensuite ? Lui offrirait-il une mort lente, ou rapide ? Allait-il se servir d’elle comme esclave ? Les questions se bousculaient dans son esprit. “ Allez-vous…me tuer ?” demanda Eabha. Pour illustrer ses propos et faciliter la compréhension, elle désigna du doigt la dépouille du chrétien avant de pointer sa gorge.

Un soldat, plus petit, mais tout aussi menaçant, s’approcha d’eux. Il posa sa main sur l’épaule de son confrère. “ Tue-là. Laisse là. Profite d’elle. Emmène là. Peu m’importe, mais on doit partir Rollo.” Sur ces mots, incompréhensibles pour elle, il repartit aussi vite qu’il était arrivé. Les envahisseurs autour d’eux commençaient à se rassembler, transportant avec eux des caisses immenses, chargées d’or et de trésors. Eabha les suivit des yeux. Elle analysa les environs, évaluant les possibilités qui se présentaient à elle. Ses pieds glissèrent discrètement sur le côté : si l’immense bête à la hache décidait de la tuer, alors elle comptait bien lui filer encore une fois entre les doigts.



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Sam 15 Juil - 0:07

Rollo Lothbrok
J'ai 38 ans et je vis à Kattegat, Norvège. Dans la vie, je suis un soldat et je m'en sors assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal..

Il a vécu dans l'ombre de son petit frère qui a obtenu la femme qu'il aimait, Lagertha, des enfants avec elle, une vie dont Rollo rêvait secrètement. • Il s'est enfermé dans les entraînements et est devenu un grand guerrier. • Il préfère occuper ses journées à boire quand il ne combat pas. • Il manie aussi bien l'épée que le bouclier et la hache. Même si il a une préférence pour cette dernière. • Il a été sur le premier raid vers l'Ouest, soutenant son frère qui lui avait promis de grands combats. Il n'as trouvé que des vieillards fuyants mais beaucoup d'or. • Il a été torturé par l'ancien Jarl qui ne supportait pas son petit frère. Il n'hésita pas à les couvrir, même si sa jalousie le rongeait. Il restait son petit frère et il était loyal. • Il finit par se rendre compte que cette vie n'était pas celle à laquelle il était destiné et finit par rejoindre les guerriers permanents des raids. Après tout, il n'avait aucune attache à Kattegat.

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Elle semblait être au bord de l'évanouissement ou de la nausée à chaque instant. Si je ne la retenais pas, il était certain qu'elle allait s'effondrer à même le sol. Je pouvais sentir son poids dans l'étreinte autour de son bras. Quand je parlais de Fenrir, elle sembla alors réaliser où elle se trouvait. Ses yeux, seules parties de son visage sans tâche, semblait s'animer soudainement d'un feu nouveau. Quand elle baissa le regard sur son collier, elle me fixa quelques secondes après, avant de me répondre un nom. Lug. Il a fallu que je tende l'oreille pour comprendre ce qu'elle me disait.

« Lug...»

Je murmurais ce nom étrange à mes oreilles de norrois. Alors elle avait un dieu qui se nommait Lug. Je l'interrogeais du regard, curieux et intéressé. Cependant, je n'abaissais pas la hache pour autant quand elle parla dans sa langue. L'incompréhension me frustrais et m'énervais. Mais pour se faire comprendre, elle me montra le cadavre de l'homme que je venais d'abattre de sang froid et sa propre gorge.

Je ne répondis pas de suite ben que ma décision était prise. Il était évident que je ne la tuerai pas, sinon j'aurais laissé faire l'homme et on aurait eu le droit à un joli spectacle. Mais si elle était prisonnière ici, j'étais surtout curieux d'en savoir la raison. Aussi, je me mis à l'observer, essayant de sonder son esprit, comme si cela pouvait m'aider à comprendre. Bien évidemment, mon silence devait surement plus l'effrayer qu'autre chose.

Je baissais ma hache quand un soldat vint poser sa main sur mon épaule. Il m'expliqua que le voyage du retour était imminent. Je hochais la tête et lui répliqua de me laisser un peu de temps dans un rictus moqueur. J'avais déjà profité de femme faite prisonnière dans les raids précédents. Si elle y passe, elle ne serait pas la première. A cette idée, je reportais mon attention sur elle. Je pourrais la briser dans son esprit, au plus profond d'elle même. Mais était-ce ce que je souhaitais ? Pour le coup, la réponse fut non. Pour répondre à son interrogation, je me redressais un peu et rangea ma hache définitivement dans son fourreau à ma ceinture, espérant cette fois ci que je n'ai pas besoin de la reprendre encore une fois.

Je me mis alors à marcher, l'entrainant avec moi, quitte à la brusquer dans ses pas. Je trouvais un morceau de corde, enroulé sur un crochet à quelques pas de là, j'attrapais ses poignets et les attacha ensemble. Je ne me souciais pas de savoir si elle protestait ou non.

« Ah, enfin tu te décides mon frère ! Tu en a mis du temps ! »

Il se moqua mais je me retournais vers lui, lui lançant un regard noir, tenant la corde relié aux poignets de la jeune femme, dans ma main.

« Ton prêtre pourrait être utile au final et lui apprendre notre langue. Et j'ai besoin d'une esclave pour tenir la maison. »

Le ton était sans appel et je le dépassais pour retourner vers les bateaux. Puis je me retournais vers la jeune femme. Comment lui faire comprendre que si elle tentait de s'enfuir, je n'hésiterais pas à la tuer ? Une esclave qui ne veut pas de sa position c'était évident qu'elle ne servait à rien. Je mimais comme je pouvais avec les mains, des jambes courir loin puis un signe de mort à la gorge. Si elle tente la fuite, elle perdrait la vie.

Le retour jusqu'au bateau se fit dans les chants de nos peuples, les charrettes trouvées sur place, dépassant d'or, d'armes, de nourritures, de boissons. D'ailleurs certains ne marchait absolument pas droit. Je marchais vers l'arrière du cortège, voulant profiter d'un peu de calme pour essayer de communiquer avec la jeune femme. La pluie avait cessé mais le ciel était toujours aussi menaçant. Je fixais ma prisonnière du coin de l'œil et tira un coup sur la corde pour l'obliger à me regarder. Je pointais alors mon propre torse.

« Rollo. Et toi ? »

Quand je posais ma question, je pointais du doigt la jeune femme, haussant un sourcil interrogateur. Peut être que le pendentif en forme de loup m'intriguais plus que je ne voulais l'admettre. Après tout, Fenrir était le loup vengeur qui apparaitrait pour tuer Odin. Et si cette jeune femme devait renverser le cours des choses, je voulais être de la partie. Ou alors, peut être que c'était tout simplement la jeune femme en elle même. Mais je voulais en savoir plus. Si cela se trouve, nous avions les mêmes dieux sous des noms différents. Mais pour cela, il fallait pouvoir se comprendre. Et le prêtre que Ragnar avait ramené du premier raid fait en Angleterre pourrait être un bon instructeur. Mais si je pouvais connaître son nom, se serait déjà une avancée.
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Sabrina
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Mar 18 Juil - 11:29

Eabha
J'ai 26 ans et je n'ai plus de foyer. Dans la vie, je suis une druide et j'ai été emprisonnée pour mes croyances. Sinon, grâce à ma chance, je n'aiaucun homme dans ma vie et ça m'est bienégal.



"Oh boy your eyes betray what burns inside you" | ft. Mad Max 2rjm

They should have checked the ashes of the women they burned alive.
Because it takes a single wild ember to bring a whole wildfire to life.




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The fire can’t touch me, for I have burned one too many times & the sea can’t harm me, for I’ve been drowning all my life. Oh but you could rip my heart open, darling,
for I have never known love before.




S à yeux la sondèrent avec une telle instance…qu’Eabha crut s’enfoncer six pieds sous-terre. Mais la curiosité semblait briller dans son regard, un détail qui la rassura et amplifia le mince espoir qu’elle ressentait. Si le guerrier avait voulu la tuer…il l’aurait déjà fait, n’est-ce pas ? L’a druide préférait rester sur ses gardes. Elle ne connaissait que trop bien la cruauté des hommes et cet étranger avait tué de sang froid un chrétien. Juste sous ses yeux. La fugitive n’était pas naïve et si une part d’elle espérait retrouver sa liberté, l’autre partie commençait à se résoudre à son sort.

N’ayant pas d’autre choix que de le suivre, Eabha se contenta de le scruter avec un visage fermé, ses larmes s’étant taries au même titre que la terreur s’était atténuée. Ses lèvres se crispèrent de douleur lorsque la corde brûla ses poignets déjà meurtris. La prisonnière suivit ensuite l’échange entre les deux hommes. Elle ne comprit pas le sujet de leur discussion mais elle nota la rapidité avec laquelle son geôlier se rembrunit face à l’air taquin de son interlocuteur. Ne pas jouer avec les nerfs du grand brun…sous peine de subir son courroux.

Elle frissonna. Que lui réservaient les Dieux ? Eabha ne cessait d’entendre dans son esprit les paroles du vieux prêtre. “ Fais confiance à l’ours.” Bien qu’elle avait passé des journées entières à décrypter cette palabre, celle-ci n’avait toujours pas de sens à ses yeux…encore moins maintenant qu’elle se retrouvait entre les mains d’un homme aussi puissant que son geôlier. Mais elle la poussait à croire que son chemin ne s’arrêterait pas de sitôt. Elle allait vivre…mais à quel prix ?

Tandis qu’ils reprenaient la marche, Eabha étudia ces étranges guerriers qui fanfaronnaient, chantonnaient, alors qu’ils laissaient derrière eux un village détruit et dépouillé, un cimetière d’innocents. Elle ne portait pas les chrétiens dans son cœur mais…toute cette brutalité lui faisait froid dans le dos. La présence de l’immense combattant près d’elle n’aidait pas à tempérer ses palpitations saccadées. Elle lui jetait des regards en biais, redoutant qu’il change d’avis et décide de lui ôter sauvagement la vie. Comme il l’avait fait avec le chrétien.

La douceur n’était visiblement pas son fort. La corde brûla subitement sa peau, lui faisant grincer des dents avant de se retrouver confuse face au comportement de son geôlier. Rollo. Était-ce ainsi qu’il s’appelait ? Quel nom…étrange. Eabha le jaugea avec une profonde méfiance, sur la défensive. Elle laissa le silence s’éterniser. Le regard du guerrier lui semblait moins intimidant, maintenant qu’une lueur d’interrogation s’était allumée dans ses prunelles. Aucun prêtre ne lui avait demandé son prénom. Jamais. Elle n’était qu’une païenne, traitée comme une vipère. Sa vie n’avait pas assez de valeur à leurs yeux pour qu’ils s’intéressent à son identité.

« Eabha. » répliqua la druide sur un ton à la fois prudent et surpris. Elle n’avait pas prononcé son prénom depuis bien longtemps…mais elle n’avait pas pour autant oublier ses origines, ses terres. Son cœur appartenait à l’Irlande, sa famille et ce, jusqu’à sa mort.

Son attention fut détournée par le bruit assourdissant des hommes qui embarquaient sur les larges navires accostés au bord du rivage. La peur réapparut dans ses iris. La dernière fois qu’elle était montée à bord d’un bateau, l’océan avait été si féroce que tout l’équipage avait bien failli perdre la vie. La fureur de l’eau avait détruit toutes leurs vivres. Quant aux plus faibles…ils n’avaient pas survécus. Eabha eut le réflexe de vouloir effleurer son pendentif, mais ses liens l’en empêchèrent.

Un petit cris amusé dans son oreille la fit soudainement sursauter. Elle déclencha l’hilarité du soldat qui, fier de lui, arborait un large sourire moqueur. « Pas très téméraire, celle là ! » déclara-t-il à l’attention de Rollo. Eabha le fusilla du regard alors que l’homme s’éloignait pour rejoindre le navire. L’a druide jeta un regard à son geôlier puis étudia la hache qu’il gardait près de son flanc. Le geste qu’il avait esquissé quelques minutes plus tôt pour la dissuader de tenter quoique ce soit lui revint en mémoire et la druide échappa un petit soupir de résignation. La mort l’attendait patiemment…qu’elle se trouve sur le bateau ou non.

« Les cordes me brûlent. » marmonna Eabha en redressant la tête pour croiser le regard du guerrier. Son expression s’adoucît légèrement, bien qu’elle le dévisageait toujours avec une pointe de méfiance. « Douleur. ». Elle désigna du menton ses poignets irrités par les liens. Sa peau avait été blessés par des semaines d’emprisonnement et sa chair boursouflée n’avait pas encore terminé de cicatriser.



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Paddy
Jeu 20 Juil - 1:48

Rollo Lothbrok
J'ai 38 ans et je vis à Kattegat, Norvège. Dans la vie, je suis un soldat et je m'en sors assez bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal..

Il a vécu dans l'ombre de son petit frère qui a obtenu la femme qu'il aimait, Lagertha, des enfants avec elle, une vie dont Rollo rêvait secrètement. • Il s'est enfermé dans les entraînements et est devenu un grand guerrier. • Il préfère occuper ses journées à boire quand il ne combat pas. • Il manie aussi bien l'épée que le bouclier et la hache. Même si il a une préférence pour cette dernière. • Il a été sur le premier raid vers l'Ouest, soutenant son frère qui lui avait promis de grands combats. Il n'as trouvé que des vieillards fuyants mais beaucoup d'or. • Il a été torturé par l'ancien Jarl qui ne supportait pas son petit frère. Il n'hésita pas à les couvrir, même si sa jalousie le rongeait. Il restait son petit frère et il était loyal. • Il finit par se rendre compte que cette vie n'était pas celle à laquelle il était destiné et finit par rejoindre les guerriers permanents des raids. Après tout, il n'avait aucune attache à Kattegat.

You'll never be what is in your heart.



Eabha. Quel nom étrange. Rollo fixa un instant la jeune femme qui avait mis du temps à répondre. Rolla ne demanda rien d'autre pour le moment. De toute façon, il en aurait été incapable et se serait tourné en ridicule en tentant de communiquer avec l'étrangère. Il préféra garder le silence. Le trajet ne dura pas longtemps cependant. On entendait déjà les autres hommes s'affairer à monter les trésors sur les bateaux. Le rivage était animé de norrois qui préparaient déjà le voyage du retour. Rollo se dirigea vers celui de droite quand il entendit un cri derrière lui. Il se retourna vivement pour voir Eabha complètement effrayé et les quatre farceurs éclater de rire.

C'était souvent un jeu établi depuis le deuxième raid. Effrayer les esclaves et voir lesquels sont effrayés et ceux qui se sont déjà résignés. Evidemment, plus la réaction était forte, mieux c'était. Rollo éclata de rire lui aussi. Quand l'un se tourna vers lui pour lui dire qu'elle n'était pas très téméraire. Rollo haussa un sourcil provocateur.

« Je l'ai pas choisi pour ça...»

Néanmoins, le regard de Eabha ne lui était pas passé inaperçu. Elle avait de la fougue. C'était certain. Il suffisait juste de voir comment faire réveilleur le lion qui dormait. Rollo était déjà amusé, s'imaginant des stratagèmes tout aussi sournois les uns que les autres. Jusqu'à ce qu'il l'entende parler dans son dos. Il se retourna et la fixa désigner ses poignets en feu. Il se maudit sur l'instant pour avoir été si brutal. Il n'avait pas cherché à savoir si elle serait blessé. Une esclave blessée était inutile. Rollo se retourna sans rien dire pour se diriger vers le bateau.

Echoué sur le rivage, il ne bougeait pas trop. Il attrapa cependant Eabha par la taille et la souleva sur son épaule comme un sac que l'on prendrait pour le transporter. Il ne chercha pas à comprendre si elle s'offusquait ou pas. De toute façon, il ne lui laissait pas le choix et ses bras puissants empêchait toute tentative de fuite. Elle était légère sur ses épaules. En vérité, il avait fait cela pour l'empêchait de glisser sur la rampe qui menait au pont. Peut être aura-t-il pu être plus doux mais il ne savait faire les choses autrement.

Il reposa Eabha sur le plancher de bois et la força à s'asseoir sur un tonneau. Il en attrapa un autre et se plaça devant la jeune femme. Il dénoua alors la corde autour de ses poignets pour voir l'étendu des dégâts. Ce n'était pas joli à voir. Rollo grimaça en faisant tourner le poignet pour l'examiner sous toutes les coutures. Il était évident que cela ne datait pas d'aujourd'hui. Il ignorait quelle genre de torture elle avait vécue mais Rollo s'en fichait. Là, pour le moment, il devait la soigner sinon, la mort noire viendrait la prendre.

Il regarda autour de lui avant de trouver ce qu'il lui fallait. Un morceau de linge qu'il déchira en une bande. Il attrapa une gourde d'un alcool fort et prit un morceau de bois. Il mima une morsure sur le morceau de bois et le tendit à la jeune femme puis il versa l'alcool sur ses poignets.

Il connaissait la douleur de la chair déchirée. Il avait assez de cicatrice sur le corps et le visage pour témoigner des effets néfastes du fer sur la peau. Il avait arrêté de les compter mais il se souvenait des plus douloureuses. Celle du visage était dans le haut du panier. Il attendit quelques instants avant d'attraper les bandes de tissu et enrouler les chairs brûlées par le contact des fer. Il serrait suffisamment pour éviter tout frottement et entreprit de faire la même chose avec l'autre poignet.

Puis il se mit à la fixer. Il ne savait pas si il pouvait lui faire confiance. Il n'avait pas envie de lui infliger le supplice des fers à nouveau. Mais il ne pouvait la laisser seule sans surveillance, au risque qu'elle tente de cette inattention pour s'enfuir. Il chercha dans son regard une réponse à sa question muette mais il ne trouva rien. Au final, il préféra jouer la sécurité mais simplement le temps d'aider ses compagnons. Il l'attacha par la cheville à la coque et s'éloigna.

Il profita de ce moment pour réfléchir véritablement ce qu'il ferait de la jeune femme. Il avait agit par instinct plus qu'autre chose. Par curiosité aussi. Si elle était ennemie des anglais, peut être pourrait elle être notre amie ? Son peuple aussi ? Peut être était il encore plus riche que ces anglais ? La perspective de nouvelles terres pourrait être un moteur à utiliser sur Ragnar. Il garda cette option dans un coin de la tête.

Une fois tout le matériel et les trésors entreposés sur les bateaux, le signal de départ résonna dans la vallée. Les bateaux furent mis à l'eau et les rames sorties pour se diriger vers le large et sortir les voiles à temps. Un long voyage allait commencer jusque Kattegat. Mais malgré le ciel grisonnant, les Dieux semblaient être avec eux. Il se retourna vers Eabha qui était toujours attachée et finit par la libérer de ses chaines. Si elle tentait de fuir, l'océan ferait son œuvre. Inutile de la blesser plus qu'elle ne l'était déjà.

« Tu ne pourras pas t'échapper maintenant. »

Un sourire victorieux naquit sur ses lèvres alors qu'il se relevait, frottant la tignasse pleine de boue et de poussière sur le sommet de son crâne, comme on le ferait avec un animal qui a été sage et attendu son maitre, et se dirigea vers son frère à l'arrière du navire.
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