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LE TEMPS D'UN RP

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Padmachou
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Padmachou
Dim 21 Mai - 18:50
Le contexte du RP
May the odds be ever in your favor

La situation

Zaymo Doomedine a remporté les 72e Hunger Games, grand bien lui fasse.
Mais comme disent les gagnants des jeux, "personne ne sort jamais de l'arène". Zaymo est morte là-bas, qu'elle l'admette ou non.
Et pourtant, la voilà de retour du district 9...



Univers Hunger Games

Zaymo Doomedine
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BIO - Zaymo (prononcé Zaille-mo) vit dans le district 9, celui de la production céréalière. Âgée de 15 ans, elle est la 2e de sa fratrie de 4. Elle, son frère et sa soeur vivent avec leur père, moissonneur de blé. Leur mère est morte en couche lors de la naissance du 4e enfant. L'aîné de la fratrie, Damion, a été tiré au sort à l'âge de 12 ans il y a 5 ans de cela. Zaymo a toujours pensé que le destin s'était déjà suffisamment acharné sur sa famille et que son nom ne serait jamais tiré au sort.
Elle laisse sa soeur Lyao, âgée d'un an de moins qu'elle, en charge de la famille, et sait qu'elle s'occupera de leur petit frère tout jeune, mais redoute que son père ne meure de cet énième chagrin. Toutefois, elle peut compter sur la solidarité des agriculteurs du district 9 pour veiller sur eux.

Elle est décidée à se battre pour sa propre vie et espère que le coach du district sera à la hauteur, malheureusement son district n'est pas réputé pour le nombre de champions victorieux et elle ne connaissait même pas son nom avant de la rencontrer. Il s'avère que c'est une femme voûtée et ridée ayant survécu par un coup de chance et de hasard : virtuose de la discrétion, elle est restée cachée tandis que les derniers tributs s'entretuaient. Zaymo ne sait pas trop quelle leçon tirer de cette insolente victoire restée unique dans l'histoire des Hunger Games et n'ayant pas marqué les mémoires au Capitole.

Zaymo compte sur son habilité à manier la faux, et ne craint pas les conditions difficiles, habituée au travail des champs, elle est robuste et agile mais manque de rapidité.
Elle se réjouit d'avoir bénéficié d'une styliste novatrice qui lui a concocté un look tout en vert, pour évoquer le printemps dans les champs, et faire ressortir ses yeux, et espère avoir marqué les sponsors malgré la piètre réputation de sa coach.
Elle a choisi d'emporter avec elle comme objet personnel un foulard brodé par sa mère et qu'elle porte habituellement sur la tête lors du travail des champs.
Padmachou
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Padmachou
Dim 21 Mai - 19:31

Zaymo Doomedine
J'ai 17 ans et je viens du district 9 de Panem. Pour ces jeux, j'ai été tirée au sort. Je ne pensais pas cela possible, mon frère aîné a été tiré au sort il y a 5 ans, et il est mort.

Je suis la 2e de la fratrie, la 2e moissonnée
⊱ ma mère est morte en couches, mon père, ma soeur et mon petit frère comptaient sur moi
⊱ j'ai découvert avec effroi que ma coach avait gagné ses jeux en se cachant, a une réputation inexistante, sa victoire est méprisée par le Capitole
⊱ j'ai survécu en tuant 4 personnes dans l'arène, mais j'en ai blessé beaucoup plus, j'ai fait souffrir beaucoup de monde
⊱ je ne suis plus sûre de qui je suis, est-ce que je vaux mieux qu'un tribut de carrière ?


Pixabay / Storm Reid - The Last of Us


Zaymo se réveille en hurlant.
Elle soupire, et se rallonge dans ses draps emmêlés. Personne ne vient.

Elle ferme les yeux. Elle n'a pas peur du noir. Elle a peur de la nuit. Des cauchemars.
Elle a peur d'elle-même.

Cette nuit encore, elle s'est vue étrangler la fille du district 4. Hier, c'était le garçon du 2.

Elle est épuisée, mais elle ne parvient pas à se rendormir. Tant pis. Être fatiguée, mais hors de danger de mort, ce n'est rien, ce n'est pas grave. Parfois, elle pense que plus rien ne l'atteint, qu'elle ne ressent plus rien. Une douleur ? Rien. Faim ? Rien. Soif ? Laissez-la rire. Mais quand elle dort, elle redevient elle-même. La fille d'avant. Celle qui ressentait, avant les jeux.

Elle sort des draps de soie, ne refait pas son lit, et se glisse en-dehors de son compartiment. Tout est silencieux. Le train la ramène au district 9. Enfin.

Elle s'installe dans un canapé, lovée sous une couverture douce, et regarde les arbres défiler. Des arbres normaux, des arbres comme chez elle, des arbres qui ne tuent personne. Des arbres sans scorpions géants.

Elle a hâte de serrer dans ses bras sa soeur, son père, son frère.
Mais elle a peur. Elle a peur de ce qu'elle ressentira, ou ne ressentira pas. Elle a peur de ce qu'elle verra dans les yeux des autres, ceux qui ont vu la fille dans l'arène.

Depuis la fin des jeux, Zaymo s'est mise à détester les yeux. Elle les craint, elle les fuit.
Il y a ceux de sa coach, qui la jugent en silence, tout en lui répétant qu'elle est en vie, qu'elle est sauvée, que c'est fini. Ces yeux-là ne disent rien. Comme les siens, ils ont tout vu. Toutes les horreurs, tous les horribles.
Il y a les yeux de son équipe de stylistes, pleins de commisération, de respect et oui, un peu d'admiration. Ceux-là, elle peut les supporter. Ils savent qu'elle a souffert, et ils ne la jugent pas pour ce qu'elle a fait. Tout au mieux, ils admirent sa capacité à survivre. Ce n'est pas le pire.
Mais les yeux des autres, au Capitole, le public, Ceasar Flickerman, les sponsors... ces yeux-là lui donnent envie de vomir. Ces yeux-là ne voient en elle que la fille qu'elle ne voudrait pas être, qu'elle redoute d'être, vraiment, au plus profond de soi. Ils voient la victorieuse, la meurtrière. L'égoïste. La "chanceuse".

Oui, c'est vrai, de la chance elle en a eu. Sans cela, elle ne serait plus en vie.
Elle passe machinalement la main sur la cicatrice qui remplace son oreille. Celle que lui a laissée Théa, la fille du 7 qui ne voulait pas mourir. Mais à la fin, Théa n'a pas eu de chance. Zaymo a eu de la chance. Zaymo a survécu. A priori, c'est sa, sa chance.

Que trouvera-t-elle, dans les yeux de Lyao ? Dans les yeux de son père ? Dans les yeux de son petit frère, Silao, si jeune que les jeux sont encore pour lui une menace lointaine ?
Dans les yeux des habitants du districts, qui savent qu'elle n'a rien fait, rien tenté, pour le garçon du 9 qui a été moissonné avec elle, dont elle a tout juste retenu le prénom ?

Oui, elle arrivera au district avec de l'argent, des vivres. Leur quotidien sera meilleur, leur survie plus probable.
Mais la survie, physique, cela ne suffit pas, Zaymo le sait désormais.

Le train s'engouffre dans un tunnel, et sur la vitre noire, elle voit le reflet d'une jeune fille maussade qui la juge. Il lui manque l'oreille gauche. Trophée qu'une autre moins chanceuse a emporté dans sa tombe.
Ses yeux sont verts, mais sombres.






Lojzo
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Lojzo
Mer 24 Mai - 14:12

Silao Doomedine
J'ai 9 ans et je viens du district 9 de Panem.

Je suis la 4e et dernier de la fratrie
⊱ ma mère est morte à ma naissance
⊱ j'ai perdu mon grand frère pendant les jeux quand je n'étais qu'un bébé
⊱ ma grande soeur vient de gagner


Josh Hutcherson (c) encmatic
La personne qui m'a donné la vie est morte à la naissance, il est logique que j'ai transféré mon amour pour ma mère sur la personne qui m'a élevée et c'était Zaymo. Elle m'a éduqué, appris tout ce que la vie pouvait m'offrir, elle m'a emmené aux champs dès que j'ai été en âge que marcher, elle m'a montré comment être fort, intelligent, utile. Zaymo, c'est mon modèle.

Alors, lorsque j'ai vu ma famille en larmes après qu'elle ait été choisie pour les jeux, j'ai cru que c'était fini. Je suis un enfant certes, mais je ne suis pas débile, j'ai vu les autres versions des Hunger Games, je sais qu'il n'y a qu'une seule - vieille - personne qui vit au Village des Vainqueurs de notre district, mais si je perds Zaymo, je perds tout et ça, je n'étais pas prêt.

Elle a survécu au premier jour. Elle a couru, elle s'est battue, elle a rencontré des gens, aussi perdus qu'elle. J'étais fier de la voir debout, forte, prête à tout essayer.

Et puis... son regard a évité les caméras et je l'ai vu sombrer dans la folie. J'ai pas eu le choix, tout le monde doit voir toutes les images, les retranscriptions sont obligatoires, qu'on soit jeune, vieux, que ce soit des enfants qu'on connaisse ou des inconnus. Quand elle a tué le carrière du 2, j'ai pleuré, parce que je ne la reconnaissais plus. Quand elle a tué Aline, du 4, j'ai vomi, parce que c'était trop violent. J'aurai voulu fermer les yeux, mais chaque fois que mes paupières bougeaient, je ne voyais que son visage couvert de sang. Zaymo, ma soeur, ma mère, la personne que j'aime le plus au monde est devenu un cauchemar.

Lyao me serre contre ses bras, et ensemble, on pleure, parce qu'on est terrifiés, parce qu'on a peur. Malgré tout, je continue d'avoir peur pour elle parce que je ne pourrais jamais m'empêcher de l'aimer, mais, quand le troisième jour se termine, j'ai peur pour moi. Que va-t-elle devenir ensuite, sera-t-elle toujours capable de m'aimer ? Ou voudra-t-elle me tuer ?

Je passe les plus longues heures de ma vie à attendre ce train, l'estomac noué, le souffle court et les mains tremblantes. Je veux voir ma soeur. Je ne veux surtout plus jamais la voir. Ce n'est que lorsque je renifle que je me rends compte que je pleure, Lyao essuie les larmes sur ma joue, mais elle n'a aucune parole réconfortante à m'offrir, il n'y en aura plus jamais. Peut être, ça aurait été plus facile qu'elle meure.

Quand le train arrive enfin à la gare du district neuf et que Zaymo sort, mon corps réagit de lui-même, je vomis. Sur mes souliers tout bien frottés par Lyao, sur mon pantalon que mon père a tenté de teindre afin qu'il retrouve une couleur normale. Et après ça, je cours me cacher derrière ma soeur, la seule qu'il me reste. Parce que Zaymo elle me terrifie. Elle est trop similaire à ce qu'elle était avant, elle est propre, comme quand elle est partie, mais il lui manque une oreille, il lui manque un sourire, il lui manque la lueur d'éclat qui brillait dans ses yeux. Zaymo n'est plus ma soeur.



Asma
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Asma
Dim 4 Juin - 15:15

Lyao Doomedine
J'ai 16 ans et je vis dans le district 9 de Panem.

> Lyao est la 3ème de sa fratrie
> Sa mère est morte en couches à la naissance de Silao
> Son frère aîné Damion est mort il y a 5 ans lors des Jeux
> Sa grande sœur Zaymo revient tout juste victorieuse des Jeux et c'est l'horreur.


ft. Nico Parker
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Lyao n’avait pas envie de venir, mais elle n’a pas eu le choix. Parce que la famille doit être là pour accueillir le retour de leur tribut victorieux. Comme tout le reste du district, venu applaudir leur championne. Une championne. Pathétique. Écœurant. Ce que fait le Capitole est écœurant. Forcer les gens à se réjouir de tuer leurs enfants chaque année sur grand écran. Au fond d’elle-même, Lyao est révoltée.

Il y a cinq ans de cela, la mort de Damion les avait brisés de douleur. Leur père, en particulier. Il y a quelques semaines à peine, quand Zaymo a été appelée, une nouvelle fois quelque chose s’est brisé. Comme si le sort s’acharnait sur cette famille qui a pourtant déjà tant souffert. Leur mère, à la naissance de Silao. Damion, à cause des Jeux. Zaymo…

Toutefois, cette fois, c’est quelque chose de nouveau. Un mélange de soulagement et de tristesse et de dégoût et de regret. Du soulagement parce que leur sœur a gagné les Jeux. Grâce à elle, Silao et elle ont une échappatoire. Parce qu’elle revient avec de l’argent. Les deux derniers enfants de la famille n’auront pas besoin de mettre leur nom aussi souvent dans cette urne de malheur que ce qu’ont eu à le faire leurs deux aînés avant eux. De la tristesse parce que leur Zaymo, la Zaymo qu’ils connaissaient, est morte. Du dégoût parce qu’elle a laissé place à cette créature défigurée. A cette créature qui a accepté de commettre des atrocités pour survivre. Du dégoût encore parce que Silao, du haut de ses neuf ans tout juste, a été obligé d’assister aux atrocités commises par sa sœur. Comme tout le district. Du regret, enfin, parce que cette créature, elle, aurait dû mourir.

Lyao n’a pas réalisé qu’elle a serré ses poings si forts que ses ongles ont fait des marques dans la chair de ses paumes de main. Le train est en approche. Silao en est physiquement malade et ça lui brise le cœur. Même si le cœur n’y était pas pour elle, elle l’a fait tout beau et propre comme un sou neuf pour accueillir sa sœur. Parce qu’elle le sait, bien que plus vieille que d’un an de plus qu’elle, Zaymo a toujours été une mère pour le petit garçon. Lyao, égoïstement, ne lui a jamais jalousé ce rôle qui l’a fait grandir bien plus vite qu’elle n’aurait dû. Son frère s’est caché derrière ses jambes et elle a du mal à lui en vouloir. Elle-même, si elle avait pu, serait déjà partie depuis longtemps. Mais elle ne peut pas. Parce que son père est là, au bord des larmes, face à sa fille qu’il vient juste de retrouver. C’est pour lui qu’elle reste là.

Zaymo approche. Par réflexe, Lyao pose une main protectrice sur son petit frère dans son dos. Comme si sa sœur, pourtant sa chair et son sang, était désormais une menace pour le petit garçon. Elle se tient très droite, raide même, menton levé et fixe son aînée droit dans les yeux. Parce que cela lui évite d’avoir à regarder le côté de son visage défiguré. Parce que cela lui évite d’avoir à croiser le regard encore plein de larmes de son père. Des larmes de joie ou de tristesse ? Elle n’arrive pas à le dire. Son propre regard commence à se brouiller à son tour de larmes. Intérieurement, elle enrage. Elle déteste la façon qu’elle a de pleurer à chaque fois qu’elle est en colère. Elle insiste lentement et souffle bruyamment par les narines.

- Alors, tu es fière de toi ? Assène-t-elle, glaciale, en guise de bienvenue.
Padmachou
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Padmachou
Ven 23 Juin - 15:30

Zaymo Doomedine
J'ai 17 ans et je viens du district 9 de Panem. Pour ces jeux, j'ai été tirée au sort. Je ne pensais pas cela possible, mon frère aîné a été tiré au sort il y a 5 ans, et il est mort.

Je suis la 2e de la fratrie, la 2e moissonnée
⊱ ma mère est morte en couches, mon père, ma soeur et mon petit frère comptaient sur moi
⊱ j'ai découvert avec effroi que ma coach avait gagné ses jeux en se cachant, a une réputation inexistante, sa victoire est méprisée par le Capitole
⊱ j'ai survécu en tuant 4 personnes dans l'arène, mais j'en ai blessé beaucoup plus, j'ai fait souffrir beaucoup de monde
⊱ je ne suis plus sûre de qui je suis, est-ce que je vaux mieux qu'un tribut de carrière ?


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- Alors, tu es fière de toi ?

Ce furent les premiers mots que sa soeur lui adressa à son retour au district.

Elle n'avait pas eu le temps de les assimiler, de les comprendre, leurs regards s'étaient à peine croisés. Jaffy, l'hôte de notre district issu du Capitole, avait eu un rire embarrassé et avait détourné les caméras vers la foule des habitants du district venus les accueillir. Quelques-uns souriaient authentiquement ; ce n'était pas tous les jours que le district 9 avait un vainqueur aux Hunger Games, et cela voulait dire plus de nourriture. Cela voulait aussi dire qu'un enfant moissonné était revenu en vie... Il y avait sans doute de quoi sourire, pour certains. Ne serait-ce que dans l'espoir, qu'un jour, ce soit le leur...

Zaymo, elle, avait imité Jaffy et plaqué sur son visage un sourire de circonstance, faisant mine d'être attendrie par l'embrassade de leur père, qui les avait serrés les uns contre les autres, Lyao en colère et dégoûtée, Silao tremblant et terrifié. Cela avait le mérite de camoufler leurs visages défaits, à défaut de ramener au sein de la famille la substance originale de l'amour et de la confiance qui s'était évaporée.

Jaffy avait présenté les membres de la famille les uns après les autres aux caméras, avait palpé la joue rebondie de Silao avec affection, avant de lui demander de dire encore à la nation entière combien il était fier de sa soeur - c'était sans doute la dixième fois, depuis la fin des jeux.

Quelques plans pour émouvoir le Capitole, une découverte, époustouflée, de la maison qui leur était réservée dans le village des Vainqueurs, et puis les caméras s'étaient enfin éparpillées.

Zaymo prit une grande bouffée d'air frais, s’apercevant que c'était un des rares moments depuis des semaines où elle n'avait pas l'oeil d'une caméra braqué sur elle. Elle pouvait enfin agir naturellement.

En conséquence, elle resta dans l'entrée de la maison, les bras ballants.

Alors, tu es fière de toi ? pensa-t-elle.

Il y avait une chaise. Elle s'assit mécaniquement et retira ses chaussures en soupirant. Elle resta là, immobile, les yeux dans le vide. Elle ne se pensait pas fière. Elle ne pensait même pas.  








Lojzo
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Lojzo
Mer 28 Juin - 12:06

Silao Doomedine
J'ai 9 ans et je viens du district 9 de Panem.

Je suis la 4e et dernier de la fratrie
⊱ ma mère est morte à ma naissance
⊱ j'ai perdu mon grand frère pendant les jeux quand je n'étais qu'un bébé
⊱ ma grande soeur vient de gagner


Josh Hutcherson (c) encmatic
J'ai peur de Zaymo, infiniment peur, mais quand je la vois, là, comme ça, debout au milieu de nous, quand j'entends Lyao lui cracher au visage, j'ai mal au coeur pour elle. Parce que Zaymo est toujours Zaymo, même si elle n'est plus Zaymo. Clairement, ce problème d'identité est trop complexe pour mes neuf ans et je ne sais pas trop comment réagir. D'ailleurs, elle répond à la moitié de mes questions quand elle ne me regarde pas, elle ne tend pas les bras vers moi, elle ne cherche pas à me rassurer, me parler. Pourquoi ?

C'était ma mère et maintenant elle n'est plus rien. J'aurai détesté qu'elle me touche, mais j'ai trop mal au coeur qu'elle ne l'ait pas fait. Et quand la présentatrice me fait monter sur scène, quand tout le monde sourit, quand les hourras et les cris de victoires pour la nourriture se font entendre, je tremble. J'ai peur, j'ai honte, j'ai mal. Mais voilà bien le message du Capitole, on est jamais trop jeune pour cette douleur. Alors j'essaie de sourire aussi, mais je regarde plutôt les tâches de vomi sur mes chaussures et je songe au temps perdu à les astiquer, je songe à tout sauf à Zaymo.

La présentatrice s'approche de moi, elle touche ma joue, je tente de sourire encore, comme tous les autres le font. Et de mes lèvres tremblantes j'arrive à dire :

- Je suis très fier de ma soeur et heureux qu'elle soit de retour.

Mais à aucun moment je ne regarde vers elle, mes yeux se posent plutôt sur l'étonnante coiffure de Jaffy, je la regarde elle et personne d'autre. Les gens de mon district ? Ma famille ? Zaymo ? Non, c'est plus simple. J'ai l'impression de reprendre mon souffle une fois que les longues jupes de la présentatrice s'éloigne de moi. Son discours me vrille les oreilles et je n'entends plus rien. Mon coeur bat à une vitesse anormale.

Et puis, soudainement, on est au milieu de la maison. Je ne me rappelle plus comment on est partis de l'estrade, comment on s'est retrouvé ailleurs, je tiens la main de Lyao dans la mienne, c'est la seule chose qui me rappelle sur terre.

- Elle est où grande soeur ?

J'ai peur, mais je l'aime quand même, non, c'est pas ça les grandes soeurs ? J'aurai pas aimé qu'elle soit morte. Je crois que c'est ça le plus important pour moi, j'en suis pas sûr, vu l'éclat dans les yeux des autres, je me demande ce qu'ils préféreraient eux. J'ouvre la porte pour aller voir dehors, mais elle n'est pas dehors, elle est là, sur une chaise, en train d'enlever ses chaussures.

Je me fige un instant, regardant ses pieds. Ils ont l'air normaux ses pieds, peut être qu'elle est encore un peu normal ? Je me retourne pour appeler Lyao, mais elle est déjà là, alors je me fais tout petit. J'ai rien à dire, je crois.
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Asma
Sam 1 Juil - 12:31

Lyao Doomedine
J'ai 16 ans et je vis dans le district 9 de Panem.

> Lyao est la 3ème de sa fratrie
> Sa mère est morte en couches à la naissance de Silao
> Son frère aîné Damion est mort il y a 5 ans lors des Jeux
> Sa grande sœur Zaymo revient tout juste victorieuse des Jeux et c'est l'horreur.


ft. Nico Parker
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Lyao s’est mordu l’intérieur de la joue jusqu’au sang pour se retenir de cracher des horreurs au visage de sa sœur. Sa sœur… ou plutôt la Muttation qu’elle est devenue. Elle tremble d’une colère mal contenue. Heureusement pour elle, on peut s’y méprendre sur la nature profonde des émotions qui la font tressaillir. La tragédie atteint son apothéose quand son père embrasse ses trois enfants ensemble dans une grande accolade familiale.

Collée de force au reste de sa fratrie, Lyao est coincée entre son père et sa droite et Silao à sa gauche. Elle est face à Zaymo, son front collé contre le sien. L’adolescente tressaille une nouvelle fois. Parce que le contact de sa grande sœur est le même qu’avant. Qu’a-t-elle cru ? Qu’elle aurait une peau glacée de reptile, maintenant ? La réalité était qu’il aurait été plus simple pour Layo de purement et simplement la détester et la maudire.

Elle ne peut s’empêcher de penser à toutes les fois où elles ont partagé ce simple geste ensemble. Leurs deux fronts collés l’un contre l’autre. Parfois une main posée sur la nuque de l’autre, en signe d’empathie. D’encouragement. De soutien. Souvent, s’en suivait un grand éclat de rire. Lyao n’a pas envie de rire. Ni même de sourire. Et pourtant, elle fait comme tous les autres. Elle plaque sur ses lèvres l’esquisse d’un sourire de circonstance qui lui fait l’effet de s’être fait lacérer le visage. Un véritable supplice.

Quand le manège prend fin, elle attrapa Silao par la main. Le garçon a le regard dans le vide. Il rêvasse ? Elle l’entraîne à la suite du cortège en direction du village des Vainqueurs. Parce que, comble de la mascarade, ils sont maintenant obligés de quitter leur maison. Ce n’était peut-être pas grand-chose, cette maison, mais c’est leur maison. A eux. Construite par la sueur et le sang de ses parents et de ses grands-parents. De leurs amis qui ont donné un coup de main. Pas un cadeau empoisonné du Capitole. De quoi leur est-elle redevable, à ce foutu Capitole ? Un frère mort et une sœur revenue d’entre les morts. Et toujours une menace qui pèse sur sa propre tête et celle de Silao. Leur maison, si elle n’a pas toujours connu que des bonheurs, c’est aussi plein de souvenirs. Des moments et moins heureux, le souvenir de sa mère. Leur mère. Ils vont maintenant devoir vivre dans un endroit étrange… avec une étrangère.

Lyao est la dernière à rentrer dans la bâtisse. Elle referme derrière elle, au nez des caméras et de tous les importuns qui les ont suivis jusque-là sous les « hourras ». Peut-être qu’enfin on va les laisser en paix. Qu’enfin elle va pouvoir faire son deuil de la Zaymo qu’elle a perdu. Enfin elle va pouvoir essayer de comprendre comment vivre avec cette chose qui n’est plus vraiment Zaymo.

Silao a suivi leur aînée dans la cuisine. Quand la petite brune apparaît dans l’embrasure de la porte, il est occupé à regarder fixement la Championne qui enlève ses chaussures. Lyao s’efforce de ne pas regarder dans la direction de cette dernière. Elle porte toute son attention sur son petit frère. Si elle est assez grande et dégourdie pour être capable d’ignorer Zaymo, dorénavant, elle sait que ce sera plus difficile pour le garçon.

- Sil’, l’appelle-t-elle, s’efforçant de mettre un enthousiasme qu’elle ne ressent aucunement dans sa voix.

Elle est obligée de répéter une nouvelle fois pour attirer son attention ;

- Le premier en haut des escaliers choisit sa chambre ! s’exclame-t-elle alors, faisant mine de tourner les talons pour partir en tête.

Elle espère que cela suffira – au moins momentanément – à le distraire. Elle fera ce qu’elle fait d’habitude. Elle ralentira quand il ne regardera pas ou fera semblant de trébucher pour le laisser gagner. Le plus important dans l’immédiat, c’est qu’il ne reste pas seul avec elle.
Padmachou
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Padmachou
Lun 6 Mai - 16:10

Zaymo Doomedine
J'ai 17 ans et je viens du district 9 de Panem. Pour ces jeux, j'ai été tirée au sort. Je ne pensais pas cela possible, mon frère aîné a été tiré au sort il y a 5 ans, et il est mort.

Je suis la 2e de la fratrie, la 2e moissonnée
⊱ ma mère est morte en couches, mon père, ma soeur et mon petit frère comptaient sur moi
⊱ j'ai découvert avec effroi que ma coach avait gagné ses jeux en se cachant, a une réputation inexistante, sa victoire est méprisée par le Capitole
⊱ j'ai survécu en tuant 4 personnes dans l'arène, mais j'en ai blessé beaucoup plus, j'ai fait souffrir beaucoup de monde
⊱ je ne suis plus sûre de qui je suis, est-ce que je vaux mieux qu'un tribut de carrière ?


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Silao et Lyao étaient en train de courir dans les escaliers.

- LES ESCALIERS -

Leur maison était si grande qu'elle avait des escaliers. Une entrée, avec une chaise où Zaymo était assise, ses chaussures rutilantes du Capitale à côté de ses pieds, nus. Sur un carrelage immaculé. En face d'elle, un meuble attendait les chaussures qu'elle avait enlevées.
Silao et Lyao n'avaient pas enlevées les leurs. Ils n'avaient jamais enlevé leurs chaussures chez eux. Ils n'avaient pas de meuble pour les ranger. A quoi bon, dans une maison en terre battue ?

Pourquoi Zaymo avait-elle enlevé les siennes ? Avait-elle été changée, déjà, tant et si bien qu'elle était désormais de cette classe sociale de ceux qui, en rentrant chez eux, enlèvent leurs chaussures proprettes pour enfiler d'autres propres souliers confortables qu'on peut laisser traîner sur les sofas sans les tacher ?

D'un coup de pied rageur, elle renversa ses chaussures argentées, les envoyant valser sur le carrelage.
NON. Elle les avait enlevées, car elle les détestait. Car ce n'était pas elle. Parce que, peut-être, une part d'elle, de la fille du 9e, subsistait quelque part. Que cette fille voulait rentrer chez elle.

Mais elle n'était pas chez elle. Elle était dans une maison, immense et dotée d'un étage, et elle entendait au plafond les cavalcades de son frère et sa soeur qui se comportaient comme elle le devrait : comme des enfants, des enfants pauvres mais pleins d'espoirs.

Et elle, elle était pleine de haine. Et de larmes. Qui débordaient, un ruisseau glacé d'eau de mer, de ses yeux immobiles et vides.

Zaymo avait besoin de quelque chose, quelque chose, pour aller mieux, pour aller bien.

Zaymo avait besoin... elle ne savait pas de quoi.

Zaymo avait besoin...

... et Silao et Lyao, en haut, riaient. Zaymo était assise sur la chaise, en bas. Et elle pleurait, immobile, étouffée par la haine d'elle-même.








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