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LE TEMPS D'UN RP

Je voulais juste te mener en bateau...

Oskar
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Oskar
Mer 19 Oct - 11:03

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec...
Emma Byrne, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.


Je voulais juste te mener en bateau

Keld Møller , peter Black, Martha Black, Pharell O'Hara , Lucan Erlik

Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 F06ea810

 « Hey, Pharell ! Faut qu'on y aille, les parents sont en panne. On prend ton Van. »

A ça, je n'ai rien à dire, c'est vrai que ma bagnole est plus apte à tracter si ça devient nécessaire, mais pourquoi ajoute-t-il :  «Et on en profitera pour parler tous les deux. » ? Parler ? De quoi ? Pourquoi ? Je me suis posé ici, je bosse, je pense que je fais du mieux que je peux pour ne pas être déplaisant ? Pourquoi ne me lâche-t-il pas la grappe ?

Et de continuer :

 « Je peux savoir pourquoi tu m'ostracises tout le temps comme ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? J'ai la Gale pour que tu me fuis comme la Peste ? Bon sang, si t'as quelque chose à me reprocher, dis-le moi ! Faut faire quoi pour entrer dans tes bonnes grâces ?! »

Je le quoi ? Déjà, s'il veut parler, qu'il emploie des mots normaux, pas des trucs qui me font sentir que l'école, je n'y ai vraiment pas usé mes fonds de culotte longtemps ? Qu'est-ce que j'ai à lui reprocher ? Mais rien putain ! Entrer dans mes bonnes grâces ? Je ne comprends rien à son discours ? Je me comporte comme toujours ? Qu'est-ce qu'il voudrait ?

« Je ne comprends pas ce que tu veux dire ?  »

Et plus il continue moins je comprends ?  « En tout cas je suis bien content que mon frère ne soit pas né parce que s'il aurait dû te ressembler, ça n'aurait pas pu le faire... », il pense tout seul là ou ça s'adresse vraiment à moi ?  « Je me suis excusé pour ton accueil et je t'en ai même expliqué les raisons, qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus ? Tu n'as qu'à me dire, je le ferai... »

J'en fais un écart, je viens de saisir, il trouve que je le … snobe ? J'ai un sourire malgré moi...

« Mais t'as rien à faire ? Je suis comme je suis, pas très parlant et plutôt... distant ? Je ne peux pas me changer, je n'ai rien contre personne, juste, j'aime être dans mon coin, je me sens pas bien avec les autres...  »

Ça va lui suffire ou il va revenir à la charge ? Je ne suis pas ce frère dont il parle, et donc je ne sais rien. Je suis juste un cousin curieux de rencontrer Martha ? S'ils ont besoin de moi à la ferme, je viendrai, travailler là ou ailleurs... Mais... Enfin comme j'ai dit, j'ai l'habitude d'être seul, ça ne me dérange pas, même, au contraire, s'il y a trop de monde autour de moi, j'ai envie de retrouver ma caravane et mon silence...

Qu'est-ce qu'il espérait ? Qu'on deviendrait cul et chemise ? Qu'on irait draguer ensemble sous prétexte qu'on aime les mecs tous les deux ? Moi, je suis un passant ? Je ne m'attarde nulle part, à l'hiver je me tirerai et je retournerai... chez moi ? J'habite plus avec les parents, ni avec Emma, mais j'ai ma baraque là-bas, un truc à peine plus grand que la caravane, ça suffit à un homme seul, mais avec un bout de terrain. Je reverrai Lilian et sa tribu qui ne m'ont pas tourné le dos. Ma vie c'est deux ou trois mois là-bas, et le reste du temps sur la route...

« T'aurais voulu quoi Peter ? Moi, je suis un passant... Je vais et je viens, si on m'accepte je pars et je reviens, mais si je devais rester au même endroit toute une vie, je me sentirais... comme en taule ? Enfermé, tu vois ? Je suis comme les oiseaux, j'ai besoin de migrer, puis de revenir, un oiseau migrateur qui reste sur place, ça crève, c'est pas son mode de vie.  »

Moi, j'emploie pas des grands mots comme « ostracise » que j'ai rien compris ? Est-ce qu'il capte ce que j'ai dit ? Ça me met mal à l'aise qu'on me croit hostile, mais moins que de me sentir serré et poursuivi. Martha l'a saisi, et son mec est pas du genre à attacher de l'importance à des liens qui ne sont que ténus. Alors pourquoi pas lui ? Je me dis que « fils unique » contrairement à ce que je pensais ça n'apporte peut-être pas le bonheur ? Tu as plus pour toi, toute l'attention des parents déjà, mais après ? Lui n'a pas l'air d'aimer être seul ? Peut-être parce qu'il l'a trop été ? Moi, c'est le contraire, quand tu as passé toute ta vie à dix dans vingt-cinq mètres carrés, tu apprécies l'espace et le silence !

« C'est quoi ton histoire de frère ?  »

La voiture de John et Martha est en vue, à la fumée qui s'échappe du capot je me dis que mes connaissances en mécanique ne me serviront pas, ça a cassé, elle va finir en épave à mon avis vu son âge, à moins qu'il trouve un mécano honnête qui veut bien chercher la pièce dans les casses ! Là je peux peut-être être utile, nous, nos bagnoles on ne les change pas comme ça ! C'est un sacré investissement une voiture, pas question de s'en laisser compter par un mec qui veut t'en vendre une et prétend que la tienne est foutue. S'il le faut, je mettrais le téléphone arabe en marche : cherche telle pièce de telle bagnole, modèle de telle année... En général ça marche bien, et c'est à charge de revanche, tu payes juste le prix de la pièce, et tu t'engages à rendre la pareille.

Avant de descendre je regarde Peter. Il veut répondre à ma question pendant qu'on est seuls ?

Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 Ab549410

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Clafoutis
Jeu 20 Oct - 8:43

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

Spoiler:
 


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Pas très parlant...? Et plutôt distant... ? C'était un peu les litotes de l'année ! Non parce que si on appelait les choses par leur nom, il aurait plutôt dit qu'il lui faisait la gueule. Tout simplement. Mais apparemment, tirer une tête d'enterrement à longueur de journée serait son état naturel... Eh bien, il y en avait qui n'étaient pas gâtés par la nature ! En tout cas le message était passé. Pharell n'était pas bien avec les autres, et comme il faisait partie en toute logique des "autres", il pouvait donc comprendre qu'il n'était pas bien avec lui. C'était toujours sympathique de le savoir...

Quant à ce qu'il aurait voulu, c'était malheureusement de l'ordre du chimérique. Il préféra donc ne rien répondre à ça alors que son regard se portait à travers la vitre sur les champs environnants, laissant Pharell justifier l'injustifiable. Parce que aussi beau que son raisonnement pouvait être, il ne tenait absolument pas la route. "Pour rappel, si les oiseaux migrateurs voyagent, c'était surtout pour mieux se coller à leur environnement pour toute la durée de leur présence dans celui-ci. Pour profiter du soleil, des insectes, et de la vie douce qu'ils y trouvent... T'es tout sauf un oiseau migrateur." De quoi casser la belle image d'Epinal que Pharell voulait se donner. Parce que Pharell voyageait oui, mais l'analogie s'arrêtait là. Et s'il eut le réflexe de le comparer à un loup, il ne rejeta cependant bien vite là aussi l'idée. Les loups vivaient en meute et avec une société bien hiérarchisée entre les membres de celle-ci. Et Pharell refusait toute intégration, même temporaire, à un quelconque groupe que ce soit...

Mais après tout, Pharell était libre de vivre comme il l'entendait. Quant à lui, il avait compris le message et il ne comptait certainement plus se prendre la tête avec lui. C'est donc en fixant franchement Pharell qu'il le lui fit savoir. "Mais j'ai compris la démonstration et je ne viendrais plus t'ennuyer." De quoi satisfaire Pharell même si ça risquait de lui faire bizarre parce qu'ils avaient toujours été très accueillant avec toutes les personnes venues travailler à la ferme, considérant que c'était la moindre des choses.

Quelque part, et malgré la tournure étonnante qu'avait pris cette discussion, il considérait que celle-ci avait été fructueuse. Il savait maintenant à quoi s'en tenir et il se sentait... mieux. Bien mieux même ! Et comme il pouvait voir au loin la voiture de ses parents qui... fumait ?! il allait pouvoir rapidement se soustraire de la présence de Pharell, ce qui était encore mieux. Sauf qu'il ne s'était certainement pas attendu à une telle question ! Et certainement pas après tout le laïus qu'il lui avait fait sur le fait de n'être qu'un "passant" dans leur vie... Il le regarda donc sidéré -à se demander d'ailleurs à quoi il jouait ?- avant de répliquer. "Euh... T'es juste de passage, non ? Alors je vois pas en quoi ça te concernerait." La leçon avait été retenue. Et suffisamment bien pour la lui renvoyer en plein visage. "Et juste une chose... Ne parle pas de ça à mes parents, ça sert à rien de remuer le couteau dans la plaie." Surtout pour ses propres âneries à vouloir voir des choses là où il n'y en avait pas. Parce que si c'était ça le sentiment familial existant du côté de sa mère, il comprenait bien mieux pourquoi elle les avait tous lâchés du jour au lendemain et sans un regard en arrière, pour aller s'installer avec son mari. Il aurait fait exactement pareil !

Et ce fut exactement ce qu'il fit alors qu'il sortait du Van en claquant la portière derrière lui sans tenir compte de comment Pharell avait pu prendre sa réponse, bien déterminé à désormais l'ignorer lui aussi. Pour aller rapidement auprès de sa mère et la prendre dans ses bras avant de déposer un petit bisou sur sa tempe. C'est que ce n'était que maintenant qu'il réalisait à quel point sa vie n'avait pas dû être facile, et pas seulement à cause du manque de place dans la caravane ! "Je t'aime maman, tu le sais ça ?" Avant de s'adresser à son père. "Tu as une corde ou une sangle pour accrocher la voiture au Van ?" Et là aussi, il ignorait royalement Pharell préférant faire comme s'il n'était pas là. D'ailleurs, il comptait bien faire le chemin retour à l'arrière de la voiture de ses parents et non à l'avant du Van avec Pharell. Quitte à devoir faire avec les questions de ses parents.



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Jeu 27 Oct - 9:32

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...

 


Je voulais juste te mener en bateau
Suite de "Naufrage administratif"

Keld Møller ft peter Black & Martha Black
avec la participation de Pharell O'Hara et de Lucan Erlik...

Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 House-10

Je vois John se relever du capot avant même que moi j'ai entendu quelque chose ? Est-ce fortuit ? Ou en vieillissant ai-je perdu un peu de mon ouïe ? Je l'ignore, et pour l'intant ce n'est certainement pas le plus urgent ! La camionnette de Pharell approche, et dedans -si j'entends moins bien je vois toujours pareil !- il y a mon Peter, et le Pavee. J'ai un sourire radieux qui me vaux un sourire en retour de mon John, amusé le sien, parce que je dois avoir l'air d'une gamine qui voit arriver la clé qui lui ouvrira une porte fermée, ou bien comme quand j'étais tombée dans ce puits en voulant voir le lutin qui se cachait au fond, une échelle et mon père dessus ?

Le van s'avance donc, à petite allure, mais sûrement. Au mouvement qu'il fait je pressens que Pharell est en train de chercher où faire demi-tour sans s'embourber sur ce chemin étroit, il faut lui reconnaître qu'il est prudent et mesuré, et qu'il manie bien son engin.

Pourtant, dès que le véhicule est dans le bon sens pour nous tracter, Peter en jaillit, et je sais qu'il s'est passé quelque chose ?! Je connais mon fils, et je commence à connaître un peu l'autre. Ils se sont attrapés, encore ? Pharell présente un visage fermé -ce qui n'est pas inhabituel, il n'est pas du genre à s'offrir dés l'abord, mais là ?- et Peter parle, trop, en tournant le dos ostensiblement à son cousin ? Qu'est-ce qu'ils ont encore trouvé pour s'accrocher l'un l'autre !

J'allais dire « nos garçons sont difficiles à cerner  pour qui n'est pas de notre communauté », déjà, ce n'est plus la mienne, je me suis enfuie pour trouver l'amour. Je ne le regrette pas, d'abord regretter est stupide même si l'on commet une erreur, et je n'en ai pas commise, ensuite, bien sûr, j'ignore ce que j'aurais trouvé en restant, donc comme on dit « il faut boire le vin qu'on a tiré ». Ce n'est donc plus « ma » communauté. Et puis dire « nos garçons », ça reviendrait à dire « nos garçons » en parlant de Peter pour situer tous les jeunes hommes de Pennsylvanie ! Pharell est Pharell. Il ressemble pas mal à mon taiseux de père, et à d'autres, courageux, bosseur, muet, et facilement … quoi ? Vexé, blessé, heurté ? Bref. Pharell est susceptible et il prend la mouche, mais qu'en est-il de Peter !

 « Tu as une corde ou une sangle pour accrocher la voiture au Van ? »

Il s'est adressé à son père, tournant le dos à Pharell qui n'a pourtant pas attendu la question pour en extraire une de son coffre ? Pendant que mon fils la lui arrache presque des mains, semblant refuser de le voir malgré le nécessaire contact pour prendre l'objet, je regarde -moi- mon mari ? Après tout, John aussi est un homme calme, travailleur, circonspect avec les étrangers... Et particulièrement perspicace ! Lui aussi a capté l'ambiance, et s'en étonne, voire s'en inquiète ?

 « Je t'aime Maman, tu le sais ça ? »

Je pense le savoir ? Mais pourquoi le dit-il ? Nous sommes tombés en panne ! Pas entre les mains de ravisseurs avides de nous détrousser ? Ou de tueurs en séries ? Ou d'animaux féroces prêts à nous dévorer ? Je réponds d'un ton qui doit laisser percer mon étonnement ?

« Mais je t'aime aussi Peter ?  »

John me fait signe de remonter en voiture tandis que Pharell sans avoir prononcé un mot reprend le volant aussi. J'ai la... surprise ? Est-ce une surprise ? Pas vraiment ! De voir Peter s'engouffrer dans l'habitacle, lui qui avait tant bataillé pour ne pas venir avec nous. Heureusement finalement, nous aurions été bien ennuyés !

Devant la maison, j'ai les bras qui tombent ! Une demeure pareille ! Ah ça, cette vieille fouine de Elsie Campbell avait raison en me disant que pour un comptable il se mettait bien ! Elle avait eu le culot de dire qu'il devait pas être bien honnête pour gagner tant, ou alors qu'il avait trouvé la poule aux œufs d'or en se mariant... puisque le bruit courait qu'il était marié ! Elle avait encore ajouté qu'il le cachait bien son amour des femmes, vu qu'isolé comme il était il aurait pu organiser des parties fines que personne aurait rien entendu ! Et qu'elle voyait surtout des mecs monter sur son bateau... A part qu'elle avait dû essayer de pointer son museau de mustélidé et se faire rembarrer par Keld, ça ne m'avait pas appris grand chose, qu'il a un bateau, il nous l'avait dit ! Et qu'il est -malheureusement- marié je le sais ! Qu'il n'organise pas d'orgies, c'est plutôt à son honneur non ? Je n'aurais pas laissé Peter fréquenter un garçon qui …

J'ai un sourire, Peter a trente-cinq ans ! Mon Dieu ! Trente-cinq ans ! Je me revois encore porter mon bébé, si jeune et si radieuse, même si j'aurais tant voulu en avoir un sur chaque bras... Je ne dois pas penser à ça ! Pas ici, pas aujourd'hui ! J'ai connu le bonheur d'enfanter, un garçon parfaitement normal, plein d'entrain, de qualités, même s'il a un caractère bien trempé. Après tout, entre son père -qui n'a pas l'air mais sait ce qu'il veut et l'obtient- et moi... Comment aurait-il pu en être autrement ? Il va là où il souhaite aller Peter, parfois, il me raconte de grosses blagues en croyant qu'une mère ne sait pas tout ! Allons donc ! Je le laisse croire, ça lui fait plaisir, et puis... un jour, ni John ni moi ne serons plus là pour lui tenir la main...

Je repousse mes pensées ! Ce n'est pas l'endroit pour se laisser aller à des idées pareilles ! Dedans là, il y a un jeune père, un jeune épousé ! On ne va pas lui saper le moral ? Je vois John et Pharell pousser la voiture à la main, pour la garer un peu, puis discuter en catimini ? Pharell montre son van, puis la voiture, puis le chemin. Je demande à Peter de m'aider à sortir mon chargement, John vient nous rejoindre tandis qu'un sifflement ramène chat et chien et que le van démarre ?

« Il ne reste pas ? »

Je regarde John interloquée ?

« Il va chercher Enoch, on ne peut pas laisser la voiture ici, il va la mettre sur un plateau et voir ce qu'il peut faire. »

Mon homme n'ajoute rien et prend le reste du pactage, sur le palier, Keld Møller sourit, semblant surpris par les cartons que nous portons tous... Je lance un sonore :

« Bonjour ! Désolée, nous avons eu un souci ! C'est magnifique ici dites donc !  »

Je suis sincère, quelle maison ! Je n'ai jamais dû entrer dans ce genre d'édifice, du moins habité par des particuliers ! Il faut absolument que sa femme et ses enfants y viennent, une demeure pareille ça doit se remplir de cris d'enfants joyeux, et ce terrain ! Les petits pourraient jouer en toute liberté !

Je cherche Peter des yeux... Quel dommage ! Un homme marié, et ce cousin avec lequel il ne cesse de se battre... Je vais devoir trouver ailleurs, je doute que même divorcé Pharell soit un homme pour lui, et ce Keld qui aurait été parfait... Mais pourquoi ne trouvons nous pas ! Jayden ça n'a pas marché, les autres sont tous mariés ou visiblement attirés par les femmes ?! Ça ne devrait pas être si compliqué ?



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« Martha » -  « Peter » -  « Keld » - « John » - « Pharell » - « Dr Erlik »


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Mar 1 Nov - 8:17

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

Spoiler:
 


Spoiler:




Qu'on ne vienne pas lui dire qu'il avait surréagi parce que... Peut-être, oui. Il aurait pu effectivement serrer les dents -une fois de plus- et laisser couler. D'autant que généralement, il savait prendre les personnes telles qu'elles étaient. Mais généralement aussi, ces mêmes personnes ne le fuyaient pas comme la Peste. Juste un petit mot à la place de tourner les talons, c'était trop demandé ? Qu'avait-il fait, bon sang ?! Apparemment... Rien. Et c'était peut-être ça le pire. Toujours est-il qu'il avait l'impression d'être revenu à ses deux ans où il tentait de mettre des formes colorés dans les bons trous et que n'y arrivant pas, il avait tout envoyé valser... Bonjour la régression ! Et comme si ça ne suffisait pas, il se retrouvait maintenant à bouder dans son coin. Ou plutôt à l'arrière du véhicule de ses parents sous leurs regards aussi interloqués qu'inquiets... On avait déjà vu plus mature comme réaction.

Mais il n'y avait pas non plus à chercher bien loin pour savoir d'où ça venait. Parce que des aides à la ferme, il en avait vu passer ! Souvent avec un désintérêt poli, parfois avec une franche amitié à la clé comme avec le vieux Stevenson qui lui faisait voler les gâteaux de sa mère en échange de lui laisser toucher son harmonica, du moins le temps qu'il mangeait les gâteaux et il les mangeait sacrément vite ! Ou lorsqu'il lui avait montré comment faire des pots avec la terre argileuse, sauf qu'il avait voulu les faire cuire dans le four familial derrière le dos de sa mère parce qu'à 8 ans, il n'avait pas le droit de toucher au four... Et que suite à ça, il avait fallu racheter un nouveau four et lui avait gardé plus d'une semaine des pansements sur ses brûlures, ce qui avait d'ailleurs mis fin à sa future carrière de potier... Et d'autres de façon beaucoup plus intéressée comme avec Jayden. Mais avec Pharell, ça avait tout de suite été différent. C'était la famille... Ou du moins il l'avait cru. Alors que du point de vue de Pharell, le seul vague lien familial se résumait à sa mère et certainement pas à lui ! On pouvait dire qu'il avait été un bel abruti sur ce coup-là... Ou qu'il avait pris ses rêves pour la réalité. Même si le message était maintenant passé.

Et il eut bien vite autre chose à penser. La réaction de sa mère devant la "maison" de Keld valait à elle seule son pesant d'or. Tout en préférant oublier que la sienne n'avait certainement été guère mieux ! "Jolie maison, hein ? C'est assez... impressionnant." Et il se garda bien de verbaliser son commentaire sur le fait que tout était décidément beau chez Keld. Il y avait des choses qui gagnaient à être tues. Surtout devant sa mère ! Et alors qu'il sortait de la voiture, Pete couru vers eux pour leur faire la fête. Et c'était un véritable émerveillement que de le voir faire... Pete qui courrait, c'était si rare qu'il se demandait parfois s'il n'avait pas oublié comment courir. "Oh mais c'est super Pete ! C'est bien, mon chien !" Oui, ça valait des félicitations ! Mais surtout il suivait lui aussi, et aussi discrètement que possible, ce qu'il se passait du côté de Pharell et de son père. Parce que s'il y en avait un qui savait comment temporiser les choses, c'était bien son père. Il fallait dire qu'il avait vécu toute sa vie -ou presque !- avec sa mère, il avait certainement dû apprendre deux ou trois trucs après toutes ces années... Et étrangement, il souhaitait que son père puisse rattraper le coup. Même si c'était idiot puisque ça ne changerait rien à la situation  mais... Oui, c'était définitivement idiot.

Il se retrouva de toute façon rapidement réquisitionné en tant que volontaire d'office pour décharger la voiture avant que les bras chargés, il ne relève la tête vers le Van qui partait. Et sans qu'il n'y ait plus de trace de Devil nulle part... Echangeant un regard plein de perplexité avec sa mère, il y alla lui aussi de sa petite question. "Mais... Il va revenir ?" Parce que Devil n'étant plus là, rien n'était moins sûr. Et il ne manquerait plus qu'il ne revienne pas... Ce serait encore bien possible avec Pharell ! Mais tout ça fut mis de côté dès l'instant où son regard tomba sur Keld qui les attendait sur le perron. Après tout si Pharell préférait ne pas passer le week-end avec eux, tant pis pour lui. "Salut." Montrant du menton les cartons qu'il avait en mains, il demanda. "Tu nous montres où se trouve la cuisine ?... Maman a prévu pour ce week-end, ce qui veut dire que tu auras de quoi manger pour tout le reste de la semaine !" Entrant dans la maison avec Pete sur ses talons, la tête levée vers les cartons au cas où quelque chose en tomberait, il admit bien volontiers et avec un sourire admiratif. "C'est vrai que t'as une belle maison. Tu dois être bien ici." Pas qu'il était mal à la ferme mais il y avait les poules, le tracteur, et... toute l'animation d'une ferme en fait. Et on pouvait oublier les grasses matinées, du moins pour tous ceux qui n'avaient pas le sommeil aussi lourd que lui et Pete !

Et alors que sa mère évoquait rapidement un souci, il expliqua davantage. "Leur voiture est tombée en passe. Du coup, Pharell est parti chercher un dépanneur. Tu t'étonneras pas, je me suis pris la tête avec lui, encore, donc ça risque d'être un peu froid entre nous." Bien que ça n'allait pas changer grand-chose à leurs habitudes, mais il préférait tout de même prévenir. D'autant que cette fois-ci, il avait impliqué sans vraiment le vouloir ses parents et il s'en voulait un peu d'avoir mis tout le monde à porte-à-faux pour ce qui était tout de même censé être un week-end de détente. "Enfin, j'espère que ça se passera bien quand même. Ce serait dommage de se prendre la tête ce week-end." Et cela même si ça avait mal commencé !


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Lun 7 Nov - 11:58

Keld Møller
J'ai 26 ans et je vis à Gettysburg , dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis expert-comptable, chargé de mission du principal cabinet comptable de Gettysburg et je m'en sors très bien . Sinon, je suis célibataire et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Je suis arrivé du Danemark après un grave accident de la route, il y a quatre ans et me suis d'abord arrêté à New-York, avant de répondre à une offre d'emploi alléchante.



J'ai laissé derrière moi une mère et deux frères et sœur qui me croient mort, ainsi que beaucoup de souvenirs douloureux.

En plus de la comptabilité, je pratique... l'extorsion de fonds, utilisant l'internet et toutes les merveilleuses possibilités qui se sont multipliées pour un hacker correct. Présent sur le dark web aussi bien qu'ailleurs, j'ai pour habitude d'arrondir mes fins de mois en délestant habilement de grosses fortunes, pour lesquelles quelques milliers de dollars par an ne représentent rien. Bien entendu, ni mon employeur ni ses clients ne sont au courant...



Pas plus qu'ils ne savent que j'ai quitté mon pays après le décès de mon amant, Niels, petit malfrat notoire.



Je joue très bien aux échecs et suis classé, je participe toutefois de moins en moins aux tournois, ne voulant pas attirer l'attention, beaucoup me pensent mort... J'ai un bateau qui a été acheté et retapé avec amour, et qui nous a servi de home avec Niels. Je joue du violon, comme Sherlock Holmes, pour me détendre. En arrivant à Gettysburg, j'ai d'abord pris un appartement dans un petit complexe très chic restauré de façon admirable par un agent immobilier local. J'en suis à chercher une maison, un peu isolée, de taille moyenne, si possible près de l'eau dont j'ai du mal à me passer.

Pour tout le monde autour de moi, je suis un gentil, poli, et plutôt joli garçon. Un peu effacé, un peu démodé... Timide avec les femmes, serviable, le gendre idéal, certainement issu d'une excellente famille puisque je suis très à mon aise...

Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 House-10

Je voulais juste te mener en bateau...
Keld Møller ft peter Black, Martha Black, Pharell O'Hara

Le mail me fait de l'oeil, depuis un moment maintenant, mais je ne peux pas m'occuper de cela tout de suite... Je ne peux pas non plus dire à mes invités -ne se seraient-ils pas un peu invités eux-même, du moins pour Martha, et du coup John?- j'en souris intérieurement... A l'origine, je voulais juste montrer la maison, et surtout le bateau, à Peter... Pharell est venu se greffer ensuite, et le docteur qui aurait dû venir et s'est décommandé, mais lui aussi s'était presque imposé. Pharell... m'a donné l'occasion de le jauger. Pour un type qui paraît négligé et inculte, il a de la ressource, et probablement autant d'expérience que moi. Je le vois bien se poser un peu partout et partir en chasse, lui sans se gêner alors que moi, j'en suis encore à me cacher de tous comme si ce que je fais ou souhaite était honteux ! Il y a dans l'éducation reçue enfant certaines bombes qu'on ne désamorce pas, même adulte... On a réussi à me faire haïr ce que je suis, et ne peux m'empêcher d'être. J'aime les hommes... Je vis avec eux des délices, de l'extase, toutes sortes de choses qu'aucune femme ne pourrait me donner, aussi belle, aussi experte, aussi parfaite soit-elle... Bref, face au miroir du hall, avant d'ouvrir la porte, je dois bien me dire ce qui est : je suis homosexuel, et aucune Cheryl au monde ne pourra ravir mon cœur, alors qu'un Peter ma foi... On verra bien.

Ce fichu miroir me renvoie un air soucieux. Je dois le gommer absolument, sinon la fine mouche qu'est Martha le captera aussitôt, mais j'ai initié cette nuit une transaction non pas hasardeuse, je ne me confie jamais au hasard, mais disons... délicate, et je devrai très rapidement m'occuper de la sécuriser. J'ai pour l'instant envoyé un « brouilleur » qui je l'espère jouera son rôle, il ne s'agirait plus qu'un service de contrôle des transactions financières quelconque se mêle de mes affaires, la dernière fois j'ai dû organiser un « accident » de la responsable pour que tous me foutent la paix. Il faut dire qu'à part elle, personne n'avait cru à l'hémorragie faible mais régulière qu'elle avait repéré sur certains postes comptables de la clientèle de sa banque. Il n'empêche que j'ai dû cesser un moment de draguer cette rivière-là, et j'ai horreur de ça.

J'affiche sur mon visage ce sourire ouvert, empathique, et niais que j'offre généralement aux autres, celui qui fait fondre les dames d'un certain âge, et assure aux messieurs que je suis quantité négligeable et ne viendrai pas mettre en danger leur mâle supériorité. Il ne m'a pas stoppé dans ma progression au sein du cabinet comptable, au contraire, mes collègues m'ont presque poussé en avant, ce petit Keld, timide et effacé ! Allons ! Ce qui me vaut d'être désormais l'associé du boss, sans que personne ne l'ai remarqué avant que ça se fasse, et ce dont personne ne s'offusque, puisque je suis -toujours- timide et en retrait. Notre patron seul pousse les coups de gueule qu'artistement je mets en scène, lui seul est détesté lorsqu'il vire un bon à rien ou une fainéante, lui seul est jugé intraitable et tyrannique... et c'est très bien. Moi, je veille, lui agit.

J'en reviens à mes invités, j'ouvre la porte, souriant, je lâche par la même occasion Pete que j'avais fait entrer, pauvre chien, heureusement mon canapé est en tissu. Il a tout de même reniflé avec intérêt un pouf ramené du Maroc par mon ex-propriétaire que j'ai escamoté vite fait dans un placard, j'aime bien poser les pieds sur ce truc...

 « Salut. Tu nous montres où se trouve la cuisine ?... Maman a prévu pour ce week-end, ce qui veut dire que tu auras de quoi manger pour tout le reste de la semaine ! »

Grand Dieu ! Heureusement que j'ai un immense congélateur, ça serait dommage de gâcher la cuisine de Martha mais je doute une fois seul de pouvoir avaler tout ce qui sera resté. Peter est là,

 « Leur voiture est tombée en passe. Du coup, Pharell est parti chercher un dépanneur. »

Il ajoute plus bas.

 « Tu t'étonneras pas, je me suis pris la tête avec lui, encore, donc ça risque d'être un peu froid entre nous. Enfin, j'espère que ça se passera bien quand même. Ce serait dommage de se prendre la tête ce week-end »

Quelque chose me dit que je ne verrai pas Pharell du week-end... Le nomade est pour le moins sauvage, aussi sauvage qu'ardent, et il avait déjà émis des réserves sur l'idée d'un regroupement familial. Je réponds sur le même ton au :

 « C'est vrai que t'as une belle maison. Tu dois être bien ici. »

de Peter.

 « Je n'y suis que le week-end, et encore pas toujours, plus souvent sur le bateau que je te montrerai, si on a un moment... Et la semaine à l'appartement en ville, je te montrerai aussi si ça te dit. »

Pourquoi est-ce que je me projette ainsi ? Peut-être que notre « essai » mutuel ne sera pas du tout concluant et qu'on conviendra de se séparer aussitôt rencontrés ? J'ai pris bien garde à parler alors que Martha guidait John dans les rangements, s'extasiant sur le nombre de placards de la cuisine et l'électroménager flambant neuf et haut de gamme... Elle aussi -la cuisine- je l'ai remise au goût du jour, l'ancienne ressemblait à un décor de film muet des années trente.

Je m'adresse à ses parents, il ne faut pas qu'on semble trop faire de messes basses.

 « Si vous avez besoin d'une voiture de prêt je peux vous laisser la mienne, j'ai la moto. »

Et là, je reste pantois devant Martha qui me tend en rougissant un petit paquet dans un papier plein de petits cœurs roses et bleus.

« C'est pour les petits, vous n'avez rien dit cachottier alors j'ai pris des couleurs neutres ? Comment s'appellent-ils ? Filles ou garçons ? »

Ciel ! Je n'ai même pas pensé à ça ! Quel père indigne ! Pas de photos et même pas les prénoms ou le genre de mes rejetons ! Pour être sûr de ne pas oublier, je leur donne les prénoms de mon frère et ma sœur ! Comme ça ce sont des faux jumeaux et il y a les deux, une fille et un garçon !

Je dois paraître fort gêné moi aussi ce qui est parfait vu les circonstances, ça colle au personnage du jeune père un peu paumé.

 « Markus et Sigrid, un garçon et une fille, c'est parfait les couleurs « neutres » Cheryl n'aurait pas aimé le rose et le bleu. »

Voilà, j'ai réussi à poser un nom sur les gamins que je vais devoir absolument « documenter » et sur le caractère de mon épouse supposée. Je regarde Peter d'un air un peu égaré. Mais quelle famille mon dieu ! Mon téléphone m'envoie une alerte, mon brouilleur a été détecté ! Et neutralisé ! Putain il fallait que je tombe sur une équipe informatique à la hauteur, justement ce week-end !

 « Installez-vous, j'arrive, un souci professionnel que je vais régler au plus vite. »

Je remonte vite fait dans mon antre, je vais couper court aux recherches et tarir cette nouvelle rivière ! Les Américains sont décidément plus chiants que les Européens ! Eux, surveillent leur argent.



Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 Heker10


« Martha » -  « Peter » -  « Keld » - « John » - « Pharell »


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Sam 12 Nov - 18:43

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec...
Emma Byrne, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.


Je voulais juste te mener en bateau

Keld Møller , peter Black, Martha Black, Pharell O'Hara , Lucan Erlik

Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 F06ea810


Je serre les poings, je ne sais même pas pourquoi ! Qu'est-ce que j'en ai à faire de ce Peter ! Même qu'est-ce que j'en ai à faire de Martha, et de John ! Ça m'apprendra à foutre mon nez là où il n'a rien à faire ! Je comprends qu'elle faisait tellement la gueule la  cousine, même pas dit ce qu'elle était à son bêcheur de fils ! Si elle en a honte, fallait le dire dès le début ! Je ne serais pas resté !

Je serre les poings en sortant du camion, et en appelant le mécano.

Quand il sort, abruti par je ne sais quoi, la sieste ? La gnôle ? Je l'ai dérangé pendant qu'il baisait ? Je m'en tape ! Quand il sort donc, je lui explique que je suis l'ouvrier de John... je manque dire O'Hara ! Taré le Pharell, donc John Black, même sa femme ne doit pas rester O'Hara dans ma tête, et qu'il est en panne à telle adresse.

Il regarde le papier donné par Keld, siffle d'un air « C'est pas à côté » ? et fait un signe des épaules, à moitié il les hausse, à moitié elles s'affaissent ? Je ne saurais ni décrire ni imiter ça ! Avec une lenteur qui me fait dresser les poils, il va d'abord chercher les clés du hangar, puis sort sa dépanneuse, puis referme, puis va reposer les clés dans sa cuisine, verrouille la maison, monte enfin dans le camion et me lance

« Tu me guides ?  Je te suis ? »

Là, j'ai comme un spasme. Est-ce que j'y retourne ?

Je me revois sortant du van, la corde à portée de la main pour remorquer, et Peter qui me passe sous le nez en s'adressant à son père ? Je le réentends me faire une scène pour terminer par une phrase sibylline à propos d'un frère, et ma question -justifiée-

« C'est quoi ton histoire de frère ?  »

« Euh... T'es juste de passage, non ? Alors je vois pas en quoi ça te concernerait. » et puis, d'une voix plus pressée  «  Et juste une chose... Ne parle pas de ça à mes parents, ça sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. »

Je n'ai toujours pas la réponse, ni Martha, ni John, n'ont jamais évoqué un deuxième enfant ? Est-ce que mon père aussi me gomme de ses conversations ? Préférant oublier mon existence ? Ils ont eu deux enfants, et l'un pour une raison quelconque n'est plus là, et il fait tellement honte que personne ne parle plus de lui ! Je réentends les paroles :

« Mais j'ai compris la démonstration et je ne viendrais plus t'ennuyer. »

Et bien moi aussi j'ai compris ! Je regarde Enoch Murton et répond :

« Je ne peux pas, je dois atteler, la route est moins chargée à cette heure-ci, avec le double attelage c'est mieux.  »

Je me barre ! J'attends même pas mon salaire de la semaine, Martha n'aura qu'à tricoter d'autres brassières avec le fric économisé, ou bien l'envoyer à Emma ! Après tout, c'est toujours ma femme Emma !

De rage, je vais coller la roulotte et le van à cheval au cul de ma camionnette, je récupère Sunshine chez le voisin, et j'appuie d'un geste rageur sur l'accélérateur !

Et puis sur la route tout à coup, je réentends la voix rageuse du cousin.

«  En tout cas je suis bien content que mon frère ne soit pas né parce que s'il aurait dû te ressembler, ça n'aurait pas pu le faire... »

Pas né ?

C'est encore pire ! Je suis un traveller's et donc je l'avoue je m'échauffe vite, des gens de chez nous qui n'ont pas la tête près du bonnet, ça existe, mais c'est assez rare, surtout dans des histoires comme ça où l'honneur et ce que je pensais de l'amitié, voire de l'affection, sont en jeu. Mais... s'il ne faut pas m'en conter trop pour que je prenne feu... je suis aussi curieux ?

J'ai un mouvement pour m'arrêter et attendre le bon moment pour faire demi-tour ?

Et puis je réentends la voix rageuse de Peter. C'est vrai, je ne suis pas de la famille hein ! Il l'a dit, rien de ce qui les concerne ne me regarde !

Alors j'accélère ! Couché sur la couchette arrière Devil aboie pour marquer sa désapprobation, j'ai une conduite trop nerveuse pour le bien être de mon chien ! Et donc de mon cheval... Manquerait plus que je casse l'attelage de colère ! D'autant que j'ai pas des masses de tunes, même en ayant été nourri, blanchi parce que d'abord j'ai pas ma dernière enveloppe et qu'ensuite j'ai dû nourrir le cheval au moins...

Il faut que je me calme, je m'en tape de leurs histoires de famille ! Non ? Qu'est-ce que j'en ai à foutre !

Je regarde la carte, pas le GPS du téléphone, j'aime pas ces trucs. Je veux passer les limites de l'état avant la nuit, je repars dans le sud !

En faisant le plein, je vais au téléphone à pièces, j'utilise pas le mien, va savoir pourquoi ? et je compose un numéro, de portable lui, je ne sais pas où il est...

« Pa' ? C'est Pharell, tu sais s'il y a du taf autour du Village en ce moment ? »

C'est ça la famille ! Il ne demande pas « Tu rentres ? », ne fais pas de remarques, il dit juste qu'il y aurait bien besoin d'une paire de bras en plus, ils montent le chapiteau pour l'office du rassemblement annuel !


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Clafoutis
Ven 18 Nov - 7:40

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

Spoiler:
 


Spoiler:




S'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était bien avoir le mauvais rôle, et là on pouvait dire qu'il remplissait toutes les cases. Déjà parce que c'était lui qui avait "agressé" Pharell -celui-ci se "contentant" de l'ignorer royalement depuis des semaines- et ensuite parce que par sa faute, il allait y avoir une mauvaise ambiance tout le week-end... Parce qu'il se doutait bien que Pharell n'allait pas faire le moindre effort pour y mettre un minimum du sien ! C'était tellement mieux de jouer les grandes Divas heurtées dans leur sensibilité à fleur de peau... Alors que lui, ça faisait des semaines qu'il faisait avec un mur sans que personne ne se préoccupe un instant de sa propre situation ! Non, il faisait avec. Et sans se plaindre, lui ! Enfin si, il s'était plaint mais à la personne directement concernée. Pharell donc. Et avec un résultat... Catastrophique ? Oui, on pouvait dire ça comme ça.

Les ondes négatives qui avaient irradiées de lui tout le long du trajet avaient au moins évité que le sujet ne soit abordé. Mais ce n'était que reporter la future discussion parce qu'il savait déjà que sa mère allait mettre son nez là-dedans pour "arranger les choses"... Mouais, il lui souhait tout de même un bon courage parce qu'il fallait se le farcir le cousin ! Et d'ailleurs, est-ce qu'ils étaient réellement cousins ? Ça se trouve, ils étaient tous "cousins" comme tous les afro-américains étaient "frères"... Et pourquoi, ils n'étaient pas afro-américains ?! Donc il pesta intérieurement jusqu'à arriver à la demeure -difficile d'appeler un tel bâtiment une maison- de Keld, où Pharell reparti aussi vite qu'il était arrivé. Mais il pouvait fuir aussi vite qu'il pouvait, lui connaissait assez sa mère pour savoir qu'il ne couperait pas lui non plus à une discussion avec elle. Au moins, un peu de Justice en ce monde !

Il avait en tout cas retrouvé tout son sourire alors que Keld leur ouvrait la porte. Et c'était cool de le revoir alors qu'il se retrouvait avec bien trop de choses à lui dire en trop peu de temps ! En vérité, il aurait eu tout le week-end pour lui parler mais là, c'était des choses importantes ?... Ok, il se faisait l'effet d'une midinette face à une quelconque célébrité qu'elle verrait "en vrai" pour la première fois... Même s'il supposait que l'informer de possibles tensions entre lui et Pharell était important. Malgré tout, la justification restait bien maigre et il se serait bien mis des baffes lorsque Keld loin de s'en offusquer lui proposa dans un possible futur des visites autant de son bateau que de son appartement. "Oh mais oui, bien sûr ! Ca me dit ! J'ai pas l'habitude d'aller sur des bateaux et pour l'appartement, euh..." Difficile de dire qu'il n'avait pas l'habitude d'y aller ! Ca virait vraiment au ridicule et ce n'était plus des baffes qu'il méritait mais des enclumes sur la tête comme dans les dessins animés. "Je serais curieux de voir ça !" Dieu, c'était un appartement, pas un musée ! Enfin... Normalement. Parce que vu la demeure "familiale", on pouvait être en droit de se poser la question.

Ce fut sa mère et son cadeau pour les petits chérubins totalement inexistants qui le tira du gouffre de ridicule dans lequel il s'enfonçait allègrement. Merci maman ! Des jumeaux... Keld n'avait pas pu savoir forcément mais voir sa mère offrir ces deux brassières lui brisa le cœur. Ou alors était-ce à cause de la discussion qu'il avait tenu avec Pharell dans la voiture ?... Ce fut en tout cas après avoir échangé un discret regard avec son père qu'il s'approcha de sa mère pour lui déposer un petit bisou sur la tempe en guise de soutien. Juste pour lui rappeler qu'il était là, lui... Pour découvrir que des prénoms avaient été donnés, et que donc la famille imaginaire de Keld s'étoffait ! Et sans doute qu'il aurait eu à répondre à une bonne centaine de questions sur celle-ci lorsqu'un souci professionnel -imaginaire lui aussi ?- requis son attention, les laissant finir le rangement dans la cuisine.

Du moins jusqu'à ce qu'un dépanneuse se fasse entendre devant la maison. "Laisse papa, je m'en occupe ! Continue d'aider maman." D'autant que celui-ci avait les mains pleines par les cartons alors que sa mère se bagarrait dans le frigo pour trouver de la place... Ce qui l'avantageait puisqu'il allait pouvoir ainsi parler à Pharell. Avant de se rendre compte qu'il n'y avait aucune trace de Pharell ou du Van... "Bonjour ! Oui, c'est bien cette voiture-là... Excusez-moi mais le jeune homme qui est venu vous chercher, il n'est pas revenu avec vous ?" Une histoire de double attelage et de routes moins chargées plus tard, il serrait les dents tout en remerciant Monsieur Murton pour le déplacement. Le brave homme n'y était pour rien mais Pharell... Oh Dieu, Pharell !

Il patienta cependant le temps que la dépanneuse s'éloigne avant de sortir son téléphone alors qu'il tombait -évidemment !- sur la messagerie. A croire qu'il le faisait exprès cet imbécile ! "Pharell, à quoi tu penses ? Que tu en aies après moi et que tu puisses pas me sentir est une chose mais t'as pas le droit de faire ça aux parents ! Tu ne leur as même pas dit au revoir ! Ca va tuer maman... Comment tu peux lui faire ça ! Et papa ! Il a toujours été très correct avec toi, toujours réglo. Et tu t'en vas comme un voleur ?! Mais t'as pas le droit de faire ça, c'est... moche. Ecoute, euh... Je vais trouver une excuse qui expliquerait ton retard mais reviens, s'il te plait. Au moins pour leur dire au revoir. Qu'ils ne se sentent pas coupables de quelque chose envers toi, alors que c'est moi le responsable. Et..." Et la sonnerie de fin de message retentit à ses oreilles alors que la communication se coupait. Lançant un regard sidéré à son téléphone, il refit le numéro bien déterminé à terminer ce qu'il avait à dire ! Que cette fichue messagerie soit d'accord ou pas. "Et j'ai pas terminé ! Je vais dire que Monsieur Murton avait besoin de toi pour garder l'atelier le temps qu'il fasse l'aller-retour et tu n'auras qu'à dire qu'il t'a gardé pour... Je sais pas, un truc à faire, à toi de réfléchir un peu aussi ! Mais tu t'amènes, et si tu veux partir alors tu fais les choses correctement. Pas pour moi mais pour les parents. Ils le méritent... Je t'attends." Et cette fois-ci, ce fut lui qui coupa avec une certaine satisfaction !

Rentrant dans la cuisine où sa mère en avait visiblement fini avec le frigo mais se bagarrait cette fois-ci pour ranger les fruits, il expliqua. "Ca y est, la voiture est partie. Par contre, Monsieur Murton a gardé Pharell parce qu'il en aurait eu pour trois heures de ranger et de fermer l'atelier, et comme c'était juste pour un aller-retour... Il reste autre chose à faire ?" Et heureusement qu'il avait une bonne imagination parce qu'on ne pouvait pas dire que Pharell lui facilitait la vie.


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Sam 19 Nov - 7:46

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...

 


Je voulais juste te mener en bateau
Suite de "Naufrage administratif"

Keld Møller, Peter Black, Martha Black & Pharell O'Hara


Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 House-10

Parfois, je me demande pourquoi je n'ai pas comme tant de femmes de ma connaissance une vie à la fois oisive et inutile ? Bon je suis cruelle, je le sais, l'oisiveté -apparente- de certaines n'est qu'une bonne organisation assortie d'une efficacité comme la mienne... Quand tu travailles vite et bien, il t'arrive de paraître inoccupée, et de ce fait, on te taxe d'oisiveté. Pour d'autres, elle est bien réelle, et aussitôt moi Martha Black née O'Hara, j'y accole « inutilité » parce qu'à quoi sert une femme dont la seule occupation sur cette terre est de ravir le regard, de son mari voire de tous les hommes ? Plus rarement de certaines femmes également je l'avoue, comme cette pimbêche de Rita Lockwood, la femme du procureur qui est malgré sa cinquantaine avouée, magnifique, et embellit ta journée rien qu'à être croisée ? Il n'empêche qu'elle occupe à ne rien faire une maison de fonction ! John -à la fois pragmatique et indulgent- me répondrait qu'elle donne du travail à trois femmes et un homme, une bonne, une femme de chambre, une cuisinière et un jardinier. Mais qui les paye ces gens ! Nous, le contribuable. Je ne sais pas pourquoi j'en suis venu à penser à ça ? Ah !

Ah ! À cause de Pharell ! Et de la façon qu'il a eu de disparaître, pour aller chercher Enoch Murton ? Mais ils n'auraient pas pu demander à Keld de chercher sur internet ? Ou le faire depuis leur téléphone ? Moi je peine un peu mais Peter ou Pharell ? Enfin Pharell ? Je ne suis pas si sûre, j'ai idée qu'il n'aime pas trop ces trucs là, pourtant il est jeune ? Keld lui aurait trouvé à coup sûr, il est comptable ! Les comptables se servent d'ordinateurs tout le temps maintenant, il suffit de se souvenir de la manière dont il a enlevé d'une traite notre déclaration annuelle !

Bref, si je pense à une vie d'oisiveté et de calme plat, c'est que le départ de Pharell, et la tête ennuyée de Peter, assorties à la gueule qu'ils tiraient tous les deux quand ils sont arrivés pour nous remorquer... me fait penser à un ouragan de plus dans notre beau ciel de Pennsylvanie. Peut-être est-ce moi qui les attire ? Ou mes voisines qui sont d'une discrétion rare ? Je n'ai pas l'impression qu'elles ont autant de remous dans leurs vies ?

En tout cas, Keld a apprécié mon cadeau, il était tout rose d'émotion, il n'en trouvait plus les noms de ses jumeaux ! C'était si touchant ! Et puis dans cette maison au moins, il y a des rangements, je vais pouvoir tout mettre, comme ça, si sa Chéryl décidait de finalement le rejoindre... J'ai un mouvement de tête apitoyé qui fait se retourner John ? J'ai dû terriblement soupirer aussi... C'est si triste un jeune couple ainsi séparé à la naissance de leurs premiers enfants ? Cette Chéryl elle, n'est pas oisive pour devoir ainsi rester à proximité de son travail, alors que son jeune mari est si loin !

 « Laisse papa, je m'en occupe ! Continue d'aider maman. »

John et moi on se regarde. Depuis le temps qu'on vit ensemble, je sais qu'il a eu exactement la même pensée que moi. Ce n'est pas tant l'attention, ni la phrase... Peter est quelqu'un de très attentionné, et qui adore rendre service et être utile aux autres... enfin, la plupart du temps... Non, ce qui nous a alertés, c'est le ton. Dégagé, détourné, et sa voix un peu trop haut perchée ? Exactement comme enfant quand il avait piqué un pot de confiture ou de conserves pour l'échanger contre je ne sais quel trésor à l'école ? Non, on ne me la fait pas, il se passe quelque chose, et mon homme pense pareil, alors il pose ce qu'il avait en main et suit notre fils. Je me presse de finir de ranger, pour ne pas laisser Keld face à un bazar et suit John, me mettant un peu en retrait dans l'encoignure de la porte de cuisine. Cette maison a même une entrée de service !

 « Bonjour ! Oui, c'est bien cette voiture-là... Excusez-moi mais le jeune homme qui est venu vous chercher, il n'est pas revenu avec vous ? »

Je dois tendre l'oreille pour entendre Peter, mais Enoch lui est audible par toute la ville ! Il faut dire qu'il est sourd Enoch, depuis l'adolescence m'a dit John, une fusée de feu d'artifice  que son frère lui aurait fait éclater dans l'oreille quand ils étaient enfants. Alors j'entends très bien, Pharell a attelé ! Il n'a pas mesuré ce que ça signifie Enoch, il a juste répété ce que le gamin lui a dit, mais moi, je sais très bien ce que ça veut dire, j'en ai vu des Pavees qui attelaient, et qui choisissaient leur heure pour ne pas avoir trop de circulation... Mais pourquoi ? Ce matin, il avait l'air très bien ? Il n'est certes pas parlant, mais il m'a aidé à débarrasser la table, il a plaisanté avec John ? Ils ont parlé de ce qu'ils feraient la semaine prochaine ? Et puis là, tout à coup, il met les remorques au camion et il part ? Sans rien dire, sans prévenir, comme un voleur. Je demande à John.

« Tu as payé Pharell ? Il t'a parlé de repartir ? »

John fait non de la tête au début de ma phrase et me regarde abasourdi quand je termine. Non, le garçon n'a parlé de rien, ce matin, avant d'arriver ici, il n'avait pas prévu de prendre la route. Et je revois sa tête quand il est arrivé avec Peter pour nous dépanner.

Je cherche mon fils des yeux, il est au téléphone, il a l'air contrarié, il parle beaucoup, apparemment son interlocuteur raccroche, parce qu'il refait un numéro et a l'air plus contrarié encore en reprenant la parole ?

Je lâche un soupir qui fait sursauter mon mari. Mais que s'est-il ENCORE passé ! Pharell c'est un tinkers, à le fréquenter j'ai retrouvé toutes les qualités des miens, mais aussi tous les défauts de nos hommes... Il est travailleur, courageux, serviable, peu regardant sur les conditions de vie, mais il est aussi d'une susceptibilité maladive, prompt à se monter la tête, fier à en donner la nausée, silencieux, distant, et je le suppose violent quand il est en colère, cela je ne l'ai jamais vu, mais des comme lui j'en ai connu d'autres, qui une fois un peu pris de boisson, ou pour une bêtise « d'honneur » comme une fille ou une sœur regardée trop intensément, ou bien des soupçons de vol, sortaient le couteau ou te foutaient leur poing dans la gueule... C'est curieux, avant l'arrivée du cousin, j'avais totalement oublié tout ça ?

Qu'il soit parti m'ennuie, beaucoup plus profondément que je ne me l'avoue.

D'abord, j'aurais voulu qu'il me le dise, on est en famille non ? Je l'ai accueilli, traité comme mon frère ou mon fils, John et lui s'entendaient bien ? Il avait l'air satisfait, et même heureux parmi nous ?

Et puis, pour John justement ça me gêne parce que mine de rien, l'aide de Pharell, c'était bien plus que celle d'un journalier habituel même les plus travailleurs et investis, il nous aidait comme il aurait aidé son père ou un de ses frères justement, il ne comptait pas ses heures, ne réclamait rien, ne disait jamais non, j'ai une idée que je chasse vite, il était avec John comme un fils devrait l'être ?

Je me fustige, son père et moi étions ravis que Peter ne reprenne pas la ferme, nous n'avons jamais rien fait pour l'inciter à travailler avec nous, bien au contraire ! Alors lui opposer Pharell alors que nous ne voulions pas qu'il s'investisse, c'est bas, et j'en ai honte. Bref, si le petit O'Hara est vraiment parti, durablement, il faut qu'on trouve un aide. À cette saison, ça va être compliqué, les bons ouvriers agricoles sont tous déjà retenus, c'est un métier qui n'attire plus guère, c'est dur et peu gratifiant, et ça paye bien moins que d'autres travaux bien plus aisés...

 «  Ça y est, la voiture est partie. Par contre, Monsieur Murton a gardé Pharell parce qu'il en aurait eu pour trois heures de ranger et de fermer l'atelier, et comme c'était juste pour un aller-retour... Il reste autre chose à faire ?  »

Même John fronce les sourcils. Pourtant, John a une tendance innée à croire ce qu'on lui dit, surtout son fils, mais là... A nouveau l'intonation, et puis cette phrase ? J'essaie d'imaginer Pharell proposant un week end d'aider un total inconnu alors qu'il était attendu à une réunion famili-amicale ? Je regarde John qui me rend mon regard incrédule. J'étais prête à poser une question quand Keld arrive, tout sourire. Nous sortons tous de la cuisine, Mon Dieu cette maison ! Je plains la malheureuse qui doit briquer les sols, et faire les carreaux ! En plus il  y a des miroirs partout pour renvoyer la lumière probablement, les pièces sont si profondes...

Un bruit qui me paraît strident me fait sursauter, tout résonne ici !

 « Installez-vous, j'arrive, un souci professionnel que je vais régler au plus vite.  »

Je me pose comme une gamine sur un bord de canapé tandis qu'il remonte l'escalier gigantesque à grands pas, l'air contrarié lui aussi... Alors j'en profite vite pour m'adresser à mon fils.

« Pendant qu'il est parti, si tu nous disais réellement ce qui s'est passé avec Pharell, Peter ? Ton père et moi ne sommes pas encore assez âgés pour gober toutes tes âneries ! »

Je me fâche rarement, mais là, j'ai dû retrouver le ton que j'avais quand à onze ans il a décidé de cacher un bébé chipmuk  trouvé, dans le piano que nous avions dégoté à une brocante pour qu'il apprenne la musique et que la bestiole avait rongé la moitié des cordes !



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Clafoutis
Dim 20 Nov - 8:40

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

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Que ne fallait-il pas faire ! Mais là, il ne s'agissait pas de lui mais de ses parents et il n'aimait pas qu'on puisse leur faire du mal. Et encore moins par sa faute ! Il avait donc fait ce qu'il pouvait pour tenter de ramener Pharell autant à la raison, qu'ici physiquement. Il avait même dû batailler avec la messagerie pour cela ! Mais il n'était pas dit qu'un messagerie aurait raison de la détermination des Black ! Par contre, il avait encore dû raconter une histoire à dormir debout à ses parents -par chance, il avait une assez bonne tête pour tout leur faire gober- mais il préférait encore cela à devoir leur annoncer le départ de Pharell... Et pour leur dire quoi ? Que c'était de sa faute ? Mais on ne pouvait pas dire que Pharell faisait le moindre effort lui non plus. Mais en attendant, c'était lui qui se sentait mal comme jamais. Et si Pharell ne revenait pas ? Et que son père cherchait à contacter Murton pour savoir où en était Pharell ?! Il supposait donc que c'était le moment pour prier tous les dieux qu'il connaissait -et même ceux qu'il ne connaissait pas !- pour que Pharell se repointe ici.

Mais il n'était apparemment pas le seul à être contrarié puisque Keld les abandonna rapidement pour un souci professionnel, et il espérait pour lui que ça irait. Et s'il suivit pour le coup ses parents au salon, il le regretta très vite. Apparemment, sa bonne tête ne faisait pas tout... Et il était sommé de s'expliquer, et pas avec un rire à peine voilé dans la voix de sa mère qui laissait présager qu'il n'y aurait aucune conséquence. Non, là c'était bien plus sérieux. Un peu comme la fois où il avait ouvert l'enclos des poules pour leur rendre leur liberté, espérant les voir s'envoler haut dans le ciel... Elles avaient des ailes après tout. Son père avait passé deux jours à courir après pour les récupérer. Et encore, il en avait manqué à l'appel ! Il allait sans dire qu'il avait été puni ce jour-là, par son père et par sa mère... Bon, il avait passé l'âge des punitions mais il n'en restait pas moins qu'il n'aimait ni le ton de sa mère, ni même ce qu'il allait devoir lui dire. "Ok, je suis désolé, Pharell n'est pas chez Monsieur Murton. En fait, il est... parti. A cause de moi." C'était un bon résumé de la situation, non ? Il aurait donc bien voulu s'arrêter à ça.

Sauf qu'évidemment, il ne le pouvait pas. C'était de sa faute et le minimum qu'il devait faire était d'en expliquer les raisons. S'asseyant à son tour sur le canapé, il en soupira avant de finalement se lancer. "Quand je l'ai vu arriver ici, j'étais déjà là prêt à sonner à la porte et au lieu de me rejoindre, il s'est détourné et s'est éloigné. Alors je sais qu'il fait tout le temps ça mais là... Ça m'a agacé. Je me voyais pas passer le week-end comme ça et vous avez appelé, j'ai voulu mettre les choses au clair avec lui dans la voiture. Et tout ce que j'ai obtenu c'est qu'il n'était que de passage ici..." Il détestait être dans cette position et pourtant, il ne voulait pas non plus mimer Pharell en fuyant parce que c'était bien trop simple. Il n'avait pas été éduqué ainsi. Dès la plus petite difficulté, ou dès que quelque chose ne nous plaisait pas, on attelait et on partait ? C'était ça, la façon de faire des nomades ?... Il préférait de loin être sédentaires et faire face aux choses aussi difficiles qu'elles soient. "Je suis désolé de vous avoir menti. Je voulais juste lui laisser la possibilité de revenir sans que vous n'appreniez son départ..." Même s'il n'était pas du tout certain qu'il revienne un jour.

Regardant tour à tour ses parents pour tenter de lire sur leur expression ce qu'ils pensaient de tout cela, il finit par hausser les épaules avec un certain fatalisme. "On est toujours à trois et on s'en sort pas si mal, non ?" Bon, question travail à la ferme, il ne servait pas à grand-chose c'était vrai. Mais il était là, et surtout il ne tirait pas une tête d'enterrement H24 ! Et bon sang, ils étaient parvenus à vivre toutes ces années sans l'existence de ces nomades dans leur vie, ils pouvaient bien continuer, non ? "Et on ne peut pas l'obliger à vivre auprès de nous s'il ne le souhaite pas. C'est un nomade après tout." La voix de la raison donc, c'était encore le meilleur chemin à suivre.


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Oskar
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Mer 23 Nov - 3:16

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec...
Emma Byrne, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.


Je voulais juste te mener en bateau

Keld Møller , peter Black, Martha Black, Pharell O'Hara , Lucan Erlik

Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 Th?id=OIP


J'ai presque roulé d'une traite... avec les remorques il faut plus de dix heures pour rallier Murphy Village depuis Gettysburg, mais rouler me calme. Le téléphone a pas arrêté de biper, alors je l'ai arrêté, si c'est mon père ou un de mes frères et sœurs ils sauront, on ne conduit pas avec le cellulaire allumé, ça déconcentre, et si c'est quelqu'un d'autre, j'en ai rien à cirer !

Quand je pense quelqu'un d'autre, bien sûr je pense à Peter. Dès le début, ma gueule lui revenait pas ! Mais qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Je demandais juste à faire la connaissance d'une cousine que Lilian m'avait dit adorer, c'est aussi ma famille non ? Et là, je tombe sur ce bêcheur raciste ! Un con qui pète plus haut qu'il n'a le cul fait, et qui se permet de se sentir supérieur ! Il voit pas qu'il inclut sa mère en nous crachant dessus ? Je manque fermer les yeux au volant en ressassant, sans fin ses paroles, avec des phrases et des mots qu'il a fait exprès de compliquer pour mieux me faire sentir que j'aurais dû passer plus de temps à l'école ! Sale prétentieux ! J'ai une autre insulte qui me vient à la bouche, que je siffle presque tant je suis furieux, seul dans l'habitacle, mais celle-là, seule sa mère comprendrait, à condition qu'elle n'ai pas tout oublié de ce que nous sommes ! J'ai des larmes qui perlent, mais je me retiens, je suis assez débile comme ça, me laisser avoir pareillement ! Je réentends sa voix pédante :

« Pour rappel, si les oiseaux migrateurs voyagent, c'était surtout pour mieux se coller à leur environnement pour toute la durée de leur présence dans celui-ci. Pour profiter du soleil, des insectes, et de la vie douce qu'ils y trouvent... T'es tout sauf un oiseau migrateur. »

Pourquoi ça m'atteint autant ! Bordel ! Je suis moi aussi le cycle des saisons, de la nature, me présentant pour la moisson, les vendanges dans les états où il y a de la vigne, les fruits divers, et même simplement les labours ! Qu'est-ce qu'il fait lui, à part mettre les pieds sous la table chez ses parents en posant à l'artiste ! Est-ce qu'il a déjà travaillé des journées de dix heures parfois douze parce que le temps menaçait et qu'il fallait rentrer le foin, ou mettre les bêtes à l'abri ! Sûrement non, c'est juste un fainéant prétentieux qui se la pète en méprisant ceux qui bossent.

 « Mais j'ai compris la démonstration et je ne viendrais plus t'ennuyer.»

Et puis, son

 « Euh... T'es juste de passage, non ? Alors je vois pas en quoi ça te concernerait.»

Non, ça me concerne pas ! Rien ne me concerne, alors de rage j'accélère, je veux revoir les miens, est-ce que mon père aussi va ma snober en me disant « Euh... T'es juste de passage, non ? Alors je vois pas en quoi ça te concernerait.» Pourtant lui pourrait ! Je me suis barré il y a maintenant huit ans et n'ai plus jamais donné de nouvelles, sauf à Lilian, quelques fois à ma mère, ou à ma femme.

 « Et juste une chose... Ne parle pas de ça à mes parents, ça sert à rien de remuer le couteau dans la plaie.» Parler de quoi ? De ce frère dont il est ravi qu'il soit mort ? Parce que c'est ça non le grand secret ? Son frère est mort jeune, ah non, il a dit « pas né » mais m... qu'est-ce que j'en ai à faire ! Il est plus d'une heure du matin quand je vois Murphy Village se profiler, je vais direct sur ma parcelle, range la caravane à côté d'une sorte de mobilhome sans roues qui  me sert de baraque. Ici, Sunshine a une écurie plus grande que mon chez moi, je le mets dans l'enclos le temps de transférer la chatte et le chien, et le peu de bordel indispensable pour moi. Pendant que je dételle, j'ai des têtes curieuses qui sortent sur leur palier, voient se qui se passent, font un signe bonjour vague mais sincère, et retournent se coucher. C'est rien qu'un Pavee qui rentre au bercail... pour la première fois depuis huit ans, mais chez nous on n'est pas curieux !

Je pose mon sac à dos, et mon téléphone toujours éteint, prends une douche, donne à boire et à manger au chien et à la chatte, me fait un sandwich. J'hésite à laisser Sunshine dans l'enclos, libre de rentrer s'abriter mais les nuits sont fraiches et je ne suis pas assez riche pour payer un vétérinaire si mon cheval a froid. Je fais donc l'effort de ressortir, de le mettre dans sa stalle, puis je rentre, et je m'effondre.

Sur la table, le téléphone vit sa vie, toujours éteint, je n'en ai pas besoin, je suis : chez moi ! L'oiseau pas migrateur a retrouvé le nid.


Je voulais juste te mener en bateau... - Page 2 Screenshot_2020-12-05-Murphy-Village

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