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LE TEMPS D'UN RP

Je voulais juste te mener en bateau...

Oskar
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patrick
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Oskar
Dim 21 Aoû - 21:21
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Je voulais juste te mener en bateau... Farm-110


Keld Møller expert-comptable danois est arrivé en Pennsylvanie à la suite d'une affaire compliquée qu'il est bien décidée à cacher. Homosexuel, son vécu -de l'enfance à la mort de son compagnon- l'a conduit à taire ses préférences et à faire de sa vie tout entière une vitrine de bienséance et de réussite sociale. Keld vit dans le paraître, la façade, le non-dit, professionnellement comme dans son existence personnelle...

Envoyé par son Cabinet comptable pour conseiller John Black pour l'établissement de sa déclaration fiscale, il fait la connaissance du fils du fermier, Peter, de sa mère Martha, et de l'imparable Pete, carlin fantasque.

Après maintes péripéties que nous vous invitons à découvrir dans Naufrage administratif , la salle de séjour de la ferme est bien remplie : Lucan Erlik, médecin de famille appelé en toute hâte, Pharell O'Hara, cousin de Martha tombé de nulle part, Peter, ses parents, et Keld...

Le projet qu'avaient Peter et Keld d'aller se retrouver sur le bateau amarré près de sa maison à Wrightsville pour "pêcher" tranquilles et au calme, s'est mué en une réunion de famille obligeant le Danois à se renseigner sur les techniques et à acheter le matériel pour passer pour un pêcheur émérite...

Je voulais juste te mener en bateau... 04c225cdaa5fc57c8fd14e97f3b8078a

Contexte provenant de Naufrage administratif


Prendre son envol

et tout oublier
Oskar
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Oskar
Dim 21 Aoû - 21:49

Keld Møller
J'ai 26 ans et je vis à Gettysburg , dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis expert-comptable, chargé de mission du principal cabinet comptable de Gettysburg et je m'en sors très bien . Sinon, je suis célibataire et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Je suis arrivé du Danemark après un grave accident de la route, il y a quatre ans et me suis d'abord arrêté à New-York, avant de répondre à une offre d'emploi alléchante.



J'ai laissé derrière moi une mère et deux frères et sœur qui me croient mort, ainsi que beaucoup de souvenirs douloureux.

En plus de la comptabilité, je pratique... l'extorsion de fonds, utilisant l'internet et toutes les merveilleuses possibilités qui se sont multipliées pour un hacker correct. Présent sur le dark web aussi bien qu'ailleurs, j'ai pour habitude d'arrondir mes fins de mois en délestant habilement de grosses fortunes, pour lesquelles quelques milliers de dollars par an ne représentent rien. Bien entendu, ni mon employeur ni ses clients ne sont au courant...



Pas plus qu'ils ne savent que j'ai quitté mon pays après le décès de mon amant, Niels, petit malfrat notoire.



Je joue très bien aux échecs et suis classé, je participe toutefois de moins en moins aux tournois, ne voulant pas attirer l'attention, beaucoup me pensent mort... J'ai un bateau qui a été acheté et retapé avec amour, et qui nous a servi de home avec Niels. Je joue du violon, comme Sherlock Holmes, pour me détendre. En arrivant à Gettysburg, j'ai d'abord pris un appartement dans un petit complexe très chic restauré de façon admirable par un agent immobilier local. J'en suis à chercher une maison, un peu isolée, de taille moyenne, si possible près de l'eau dont j'ai du mal à me passer.

Pour tout le monde autour de moi, je suis un gentil, poli, et plutôt joli garçon. Un peu effacé, un peu démodé... Timide avec les femmes, serviable, le gendre idéal, certainement issu d'une excellente famille puisque je suis très à mon aise...

Je voulais juste te mener en bateau... Dd6eba382beecf70088222fe2c46a60629d0ffb5a2e41ebbb23a80cf9f54a9a8

Je voulais juste te mener en bateau...
Keld Møller ft peter Black, Martha Black, Pharell O'Hara & Lucan Erlik

Il y a un mois, j'ai fait la connaissance de Peter. Et, de son entourage... Peter, c'est un type qui vaut le détour, il me rappelle un peu Niels, à sa façon, par le physique déjà, brun, le regard sombre, les tatouages... Par le côté... déjanté... Pas le même que Niels, personne ne remplacera Niels ! Pas de noirceur d'âme, pas d'esprit de revanche, pas de violence, mais une façon à lui de dire merde aux convenances et de vivre sa vie, comme lui seul s'en réserve le droit.

Moi, je suis bien trop accro à la respectabilité, au « qu'en dira-t-on », j'ai toujours peur d'en dévoiler trop, d'être catalogué, rejeté, mis au ban. C'est ridicule, j'ai fait, et fais encore bien des choses qui mériteraient que je sois jeté en pâture à mes détracteurs, à commencer par les « petites rivières » que je fais couler de comptes bancaires obèses vers les miens, désormais loin de la famine, en me basant sur l'incurie de la sécurité sur le net et la naïveté des gens... Bref, ce que je fais et qui me vaudrait à n'en pas douter d'être puni par la société m'importe peu, ce que je veux cacher à tout prix, c'est... que je ne trouve aucun plaisir à fréquenter des femmes !

Je le fais, par obligation. Certains détournements de fonds demandent qu'on s'investisse, davantage qu'en tapant quelques codes sur internet. Je le fais, et je sais même avoir déjà plu à certaines. Mais ce que je kiffe moi, c'est un beau mec, pas regardant, ouvert, inventif. Cela, un seul l'a su, Niels. Et Niels est mort. Il est la cause de ma fuite éperdue, de mon arrivée sur le sol américain.

Et d'une certaine façon, de la rencontre avec Peter, et sa terrible mère !

Pour échapper à Martha, j'ai dû annoncer à mon patron et à ma délicieuse et si bavarde collègue Charlène Pattison que je partais me fiancer au Danemark, avec une charmante amie de la famille dénommée Cheryl. Comme ça, si Martha cherche, le temps que ça lui revienne, la notion de soudaineté aura été gommée par des dizaines d'améliorations apportées par chacune des personnes qui aura colporté la rumeur. Je suis même presque sûr qu'en rentrant tout à l'heure, mes voisins de Gettysburg vont me féliciter pour mon mariage ! Et me demander pourquoi mon épouse est restée au pays ?

C'est que voyez-vous, elle voyage beaucoup, elle organise des voyages dans le monde entier, des voyages de luxe, pour une clientèle à la fois exigeante et fortunée... J'ai eu le temps d'y réfléchir après la désastreuse journée où Cheryl a jailli de nulle part, inventée de toute pièce par Peter désireux de tenir sa mère loin de nos projets. Ça n'a guère servi de toute manière, oh cette journée ! Et la soirée qui a suivi ! Si je devais écrire un jour, je pourrais m'en inspirer.. Il y a tout eu, la rencontre entre deux hommes libres qui se seraient volontiers épris l'un de l'autre, la mère curieuse, le père amusé, un cousin haut en couleur jailli du néant, un malaise qui n'en était pas vraiment un, un mystère familial, un médecin de famille hors du commun...

Pour finir, mon week-end de rêve sur le bateau, soi-disant pour pêcher la carpe, s'est transformé en réunion familiale dans ma propriété de campagne...

Je viens de passer trois semaines, non au Danemark pour convoler, mais au Canada pour y apprendre les techniques de la pêche sportive... C'était indispensable, comment dans un bourg comme celui-ci se prétendre pêcheur alors qu'on n'a jamais tenu une canne ? J'ai aussi fait l'acquisition de matériel -d'occasion!- je suis supposé pratiquer ce hobby depuis des années, je ne pouvais pas arriver avec un équipement flambant neuf et étiqueté de l'année ? Niels aurait adoré et serait parti d'un éclat de rire interminable ! Toi et tes mensonges ! Tout ça pour sauvegarder les... apparences ! C'est bien fait m'aurait-il dit !

Il me manque, mais j'ai eu beau passer quelques nuits avec des québécois pas du tout déplaisants, ce qui me manque, c'est surtout d'avoir dans mon entourage une personne de confiance, ou plusieurs... Mais des gens à qui je n'ai pas à mentir, parce que j'ai bien assez de raisons de dissimuler sans me cacher pour baiser quoi !

En entrant au Cabinet ce matin, je peux mesurer la force de la rumeur à Gettysburg, Martha elle-même serait bluffée ! La standardiste-réceptionniste lâche casque, téléphone et souris pour se précipiter !

- Alors Monsieur Møller ! Elle a eu des jumeaux votre femme !

J'avoue que je n'en peux plus, la pauvre ne comprend pas pourquoi je me tiens les cotes, plié en deux par un rire impossible à stopper !





« Martha » -  « Peter » -  « Keld » - « John » - « Pharell »

@Clafoutis @Val @Mandrin


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Lun 29 Aoû - 12:04

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...

 


Je voulais juste te mener en bateau
Suite de "Naufrage administratif"

Keld Møller ft peter Black & Martha Black
avec la participation de Pharell O'Hara et de Lucan Erlik...

Je voulais juste te mener en bateau... Retouc10


Pharell est là, à me regarder sans rien répondre ? Je sais que nos garçons sont plutôt taiseux, mais lui, doit avoir une malformation de la langue ! Son chien -qui est pourtant silencieux- parle plus que lui, surtout d'ailleurs si Pete est dans le voisinage il faut l'avouer.  Ils en sont encore tous les deux à se disputer le morceau de cuir fétiche qui finit par former une masse informe à force d'être mâché, restes glorieux du blouson de Keld Møller. C'est lui d'ailleurs, ce fichu comptable qui est cause de mon émoi, ou plutôt Charlène Pattison que je viens de croiser à l'Association des Femmes de Gettysburg (AFG) où elle passe sa vie depuis la naissance de son deuxième ! Pour une fille qui nous disait quand elle est arrivée que sa carrière passait avant tout, elle a bien changé, deux enfants en trois ans ! Il faut croire que son... comment déjà ? Matthew je crois ? sait y faire, autant dans le semis que dans l'élevage  ! Bref. Pharell donc ne bronche pas, pourtant mon indignation est à la fois visible et audible, il m’énerve quand il est comme ça, amorphe à force de « ça ne me regarde pas » ! Je désespère d'en faire un homme civilisé.

« Mais enfin tu te rends compte Pharell ! Dis quelque chose ! »

Dis quelque chose ! Je suis sûre que mes pots de confiture parleraient plus que lui ! Oh ça, pour ce qui est  de travailler, John est aux anges, il n'a jamais eu un aide qui en abattait autant, même le petit Jayden qui pourtant n'était pas en reste pour mouiller la chemise -peut-être pas que la chemise quand Peter était en vue ? Pourquoi ça n'a pas marché tous les deux...- n'était pas aussi bosseur... Mais c'est normal, il est sourd et muet le Pharell, il n'est distrait par rien ni personne ! La seule chose qu'il entend, c'est son cheval qui hennit, ça, ça lui fait lever le nez, ou son chien, sa chatte -sacrée chasseuse celle-là, si elle a des petits je lui en demanderai un ou deux, elle ramène six souris par nuit, ou mon homme quand il lui dit « On va faire ça » ou « Allez, on y met du cœur ! » Mais ce gamin, ce n'est pas une machine quand même ! Bref, ce n'est pas Pharell le souci, c'est ce Keld !

« Mais tu as entendu ce que je te dis ? Charlène colporte partout que SA FEMME A EU DES JUMEAUX ! SA FEMME PHARELL !  »

Il me regarde à peu près de la même façon que la Marguerite des Bush quand une voiture passe...

« Mais Pharell ! »

« Il a dit qu'il était fiancé, si elle a accouché il a dû se marier, c'est pour ça qu'il est parti ? »

Oh je lui collerais des claques !

«  Un homme marié et père de famille c'est plutôt normal non ? »

Je marmonne un truc qui le fait sourire, il n'y a que lui et moi qui pouvons comprendre ! Il me désespère, le pire c'est que ça a l'air de hautement l'amuser... C'est vrai, Keld Møller avec tous ses mystères et son éducation d'un autre âge -et pays- a dit être fiancé... Et après tout que sa Cheryl ait été enceinte et qu'il ne l'ait pas dit, vu la pudeur dont il semble affublé, c'est normal, c'est mon fichu Pavee qui a raison. Mais...

ça fait pas du tout mon affaire ! Moi, je le voyais bien avec Peter ce Keld ? Ça m'apprendra à me faire des idées !

« Et toi Pharell ? Ça avance ton divorce d'avec Emma ? Tu vas pas lui gâcher toute sa vie à cette petite ? »

Il devient aussi rouge que mes fraises à cuire là, qui attendent dans le laboratoire à confitures. Je n'arrive pas à lui coller dans le crâne qu'un mariage non consommé et avec séparation immédiate après l'échange du « oui » n'est pas un mariage.

Il regarde la porte, et me sort : « Je crois que John a besoin de moi, il m'a semblé l'entendre appeler... »

Bah tiens Pharell... John il est dans la pâture de l'ouest, à quatre kilomètres, si tu l'entends d'ici ou ton ouïe est exceptionnelle ou comme disaient les vieilles de chez nous « tu as le don », tu es télépathe...

Je ne prends même pas la peine de relever... On devait pas aller à la pêche avec Keld ? Il est rentré en tout cas, drôle de type quand même, il a volé jusqu'au Danemark pour voir ses rejetons et sa femme et est rentré -à nouveau seul- aussitôt après ?

Décidément, je dois me faire vieille, je ne comprends plus rien à rien moi !





@Clafoutis @oskar @Mandrin

« Martha » -  « Peter » -  « Keld » - « John » - « Pharell » - « Dr Erlik »


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Clafoutis
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Clafoutis
Mer 31 Aoû - 9:12

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

Spoiler:
 


Spoiler:




Qui aurait pu croire que Chéryl allait prendre corps et forme ? Enfin corps peut-être pas mais forme, on y était ! Parce que son pari -plutôt osé, il fallait bien l'avouer- était plus que réussi. Surtout grâce à Keld qui avait apparemment monté tout un stratagème pour rendre son histoire de fiançailles plausible. Tellement plausible qu'il se retrouvait aujourd'hui marié et père de jumeaux ! Et eux avaient à la maison une Martha Black qui ne digérait toujours pas la nouvelle... Enfin, il supposait qu'elle finirait par s'y faire et comme Pharell était pour sa part déjà bel et bien marié, il se trouvait lui à l'abri d'un quelconque possible mariage. La vie pouvait être parfois vraiment belle... Quoique, il restait toujours le Docteur Erlik, pas vilain du tout au demeurant. Bel homme, de beaux costumes, cultivé, et tout à fait à la hauteur d'un Keld Møller... Mais il était de notoriété publique que celui-ci vivait déjà avec un homme, et sa  mère ne pouvait tout de même pas le caser avec leur médecin de famille, n'est-ce pas !?

Donc la vie était belle et il affichait quasi en permanence un énorme sourire radieux. Qui apparemment rendait quelque peu soupçonneux son père au vu des regards en coin qu'il lui lançait mais ce n'était pas si grave. Quant à Pharell, hormis le fait qu'il soit encensé par son père pour tout le travail qu'il abattait à ses côtés -et non, il ne se sentait absolument pas mis en comparaison avec lui !- celui-ci semblait avoir du mal à rester plus de dix minutes auprès de sa mère. En vérité, il donnait l'impression de la fuir comme la Peste mais celle-ci avait toujours été très maligne dès qu'il s'agissait de mettre la main sur quelqu'un. Et il en savait quelque chose vu les années de pratique qu'elle avait eues avec lui ! Ou même son père d'ailleurs... Bref, on n'échappait pas à Martha Black comme ça. Lui n'étant pas sa mère avait forcément plus de mal à traquer son cousin puisqu'il avait son travail de tatoueur et qu'une fois rentré à la ferme, son père lui trouvait toujours quelques menus travaux à lui faire faire. Enfin, "menus" d'après son père, lui ne les trouvait pas du tout menus ! Et il ne pouvait même pas s'en plaindre puisque Pharell Blablabla- blablabla... En fait, il n'écoutait plus passé le Pharell ! Il comptait donc bien sur ce week-end "pêche" pour se rapprocher un peu de son cousin. Et de Keld évidemment ! Et pourquoi pas aussi du Docteur Erlik ? En fait, les seuls à être de trop là-dedans étaient ses parents... Mais allez dire ça à sa mère !

Les seuls à vivre leur vie tranquillement, hormis lui-même qui savourait l'efficacité de son petit stratagème, c'était bien Démon et Pete ! La limite étant cependant, puisque limite il y avait, cet affreux bout de cuir tout mâchouillé qui avait été dans une autre vie un morceau de la veste en cuir de Keld. Mais ça restait mignon de voir le petit carlin décidé à faire sa loi au "monstre" qu'était Démon à côté de lui. Le plus impressionnant était de le voir malgré tout parvenir à ses fins, du moins tant que cela concernait la relique du blouson de Keld. Il fut d'ailleurs étonné de ne pas trouver les chiens à l'attendre à son retour du travail, quoique venant de Pete c'était presque normal. Il était généralement là que parce qu'il cherchait à ennuyer Démon, qui lui avait pris l'habitude de venir saluer les nouveaux arrivants... Mais à défaut de Démon, il tomba sur son maître qui partait ? Oh, bah non alors ! "Qu'est-ce que tu fais Pharell ? Tu vas quand même prendre une pause ? Allez viens, on va se prendre un café." En fait, il obligeait celui-ci à prendre une pause dès qu'il le croisait parce que sinon il serait tout le temps en train de travailler. Et tant que Pharell était en pause, lui aussi par la force des choses l'était. Et c'était bien le côté pratique de la chose. Il ne chercha donc absolument pas à entendre ses protestations alors qu'il tenait la porte ouverte pour qu'il entre avec lui dans la maison.

Avant de se diriger dans la cuisine où sa mère commençait à préparer le repas. "Coucou maman. T'as préparé les affaires pour demain ?... Ca va être cool de revoir Keld." Versant le café dans trois tasses qu'il fit réchauffer au micro-ondes, il en tendit une à Pharell avant de déposer l'autre à côté de sa mère. Pour ensuite fouiner dans le panier à ouvrage de sa mère posé sur une des chaises, à la recherche des deux petites brassières en tricot que sa mère s'évertuait à terminer avant le jour J pour les offrir en cadeau de naissance... Et on ne pouvait pas dire qu'elle avait eu beaucoup de temps pour les réaliser dès lors qu'elle avait entendu parler de cette rumeur. A se demander d'ailleurs d'où celle-ci sortait puisque pour une fois, il n'y était pour rien. Ce qui ne l'empêchait pas de participer activement au cadeau, n'hésitant pas à donner son avis et à en suivre l'avancée. "Ca y est, tu les a terminées ?" Bon, ce n'était pas vraiment cool de l'avoir laissé tricoter à la vitesse de la lumière les deux petits vêtements pour des bébés totalement inexistant mais il lui aurait été difficile d'expliquer en quoi ces naissances ne pouvaient pas être possibles. Il avait donc... Suivi le mouvement ? Et de la façon la plus convaincante possible ? Tout en jetant à Pharell des regards totalement désespérés par l'ampleur qu'avait pris son "petit" mensonge. Même s'il en riait à moitié en imaginant la tête de Keld à ça... Et il ne manquerait plus que sa mère lui demande des photos des deux petits chérubins dans leur jolie brassière...


@Val @Oskar @Mandrin
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Oskar
Jeu 1 Sep - 10:46

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec...
Emma Byrne, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.


Je voulais juste te mener en bateau

Keld Møller , peter Black, Martha Black, Pharell O'Hara , Lucan Erlik

Je voulais juste te mener en bateau... Retouc10


Le « mariage » de Keld, ça, la cousine elle le digère pas. Moi ça me fait vachement rire parce que Keld on s'est téléphoné au moins six fois pendant qu'il allait s'épouser au Danemark... Et s'il y a bien quelqu'un qui sait qu'il a pas vu la moindre femme pendant la période... c'est moi. Par contre il m'a fait rêver en me décrivant un Canadien que j'aurais bien mis à mon menu... Faudra que je monte un jour jusque là-haut, ils ont l'air accueillant les « natifs » du coin.

Donc Martha s'époumone... Et je ris, doucement, sans en avoir l'air. Je ne suis pas ingrat, et ils m'ont pas si mal accueilli, loin s'en faut, elle est unique, et John est franchement un des patrons les moins chiants que j'ai pu trouver. Par contre, il bosse comme un malade, à nous deux on doit bien remplacer une équipe de six bras cassés, mais je m'en fous, travailler ça occupe la tête, ça fait les muscles et ça rapporte du fric. Du fric, pas trop, mais ils ne roulent pas sur l'or, et si tu comptes que je paye rien pour l'emplacement de la caravane et que je suis gavé comme une oie pour Thanksgiving, moi, et les bestiaux, ça rattrape vachement ! Puis blanchi, Martha c'est le genre qu'une tâche grosse comme un pouce ou un trou de tête d'épingle dans un vêtement fait frémir, elle te fout à poil sans que t'ai à en placer une « je vais réparer ça ! Tu vas pas te balader avec des guenilles ! » Elle a dû souffrir enfant, des guenilles, parfois c'est même sympa d'affubler nos fringues de ce nom là.

Donc, elle s'est mis en tête de « fêter l'heureux événement », je me dis qu'elle aurait sans doute aimé être grand-mère... Et comme elle a que Peter, au contraire de ma mère ça lui arrivera pas, à moins qu'il trouve un mec et décide d'adopter ? Moi vraiment, les enfants ça me manque pas, on n'est pas l'aîné de huit sans en garder une trace... J'ai d'excellents souvenirs de mon enfance et de mon adolescence, quand Peter me raconte sa solitude d'enfant unique, je ne comprends pas, et pour cause, mais... j'ai pas du tout envie de faire une chiée de mômes. Et puis, les mômes, faut leur donner un avenir, à l'époque de mes parents, chez nous on considérait que te donner la vie, c'est déjà un sacré cadeau, moi je trouve que te donner la vie pour que tu crèves de faim toute ton existence c'est surtout du plaisir égoïste... On s'engueulerait avec le père si je lui sortais ça, il est heureux comme il est, et après tout moi aussi. Mais ça ne m'empêche pas de me dire que si Emma avait un gamin, je ferais en sorte qu'il aille à l'école et apprenne un vrai métier.

J'y pense à Emma, faut pas qu'elle croit la cousine... Mais, quand je lui ai reparlé, j'ai pas eu l'impression que ça la dérangeait trop d'être la madame d'un O'Hara fantôme... Même, je pourrais bien oui me retrouver père par procuration, et j'assumerai, elle est pas avare de son plaisir ma femme et elle a raison. Moi non plus après tout ! Bien sûr, elle est discrète et elle fait pas ça parmi les nôtres, elle passerait tout de suite pour une putain ! Je vois pas où est le mal à se faire du bien moi ? Elle est jolie, je n'ai jamais dit le contraire, jeune, pleine de vie, et seule. On se cause pas souvent, mais assez pour que je sache qu'elle reste pas à tricoter en regardant la télé dans sa piaule, elle bosse, elle vit, elle rencontre des hommes, parfois même elle a dû tomber amoureuse parce que le divorce on en a parlé, et puis elle a dit « non, pas la peine ». ça je ne sais pas pourquoi, j'ai pas demandé, et bien entendu je ne l'ai pas dit à Martha...

« Mais tu as entendu ce que je te dis ? Charlène colporte partout que SA FEMME A EU DES JUMEAUX ! SA FEMME PHARELL !  »

J'ai juste souri... Elle était outrée, et moi, je me marrais. Je ne sais pas comment il a fait pour lancer cette rumeur là, ici ça a l'air assez facile de lancer, mais contrôler après... Il n'a peut-être pas prévu les jumeaux d'ailleurs... Sans doute pas ! On va rire quand il va devoir sortir des photos ! On a intérêt à trouver des images de bébés nouveaux nés et à les photoshoper !

« Mais Pharell ! » Je ris toujours ! J'ai les yeux qui doivent éblouir tellement il y a de joies et d'espièglerie dedans... Devil est tout heureux quand il me sent heureux et il a collé ses énormes pattes pas trop propres sur la table de préparation des confitures ce qui lui vaut un regard noir de la cousine.

« Il a dit qu'il était fiancé, si elle a accouché il a dû se marier, c'est pour ça qu'il est parti ?  Un homme marié et père de famille c'est plutôt normal non ? »

Je crois que si elle avait pu me tuer, là, juste en me toisant de la tête aux pieds, je serais tombé raide mort, seulement ça, c'est dans les dessins animés. Elle aborde direct mon divorce ! Et sait que c'est un coup bas ! Je me barre à toute vitesse... Pourquoi tous les parents veulent marier leurs gosses ? Elle peut pas lui foutre la paix à son Peter ? De la famille c'est celui que je sens le moins, et il a encore l'air par moment de me regarder comme un ovni dans sa cour ? Je peux pas lui en vouloir, je crois qu'à part le goût des hommes on n'a rien en commun ? Si, la volonté d'être libres ? Remarque c'est déjà pas mal...

Lui ce qui l'épate semble-t-il c'est que je bosse comme une brute. Moi j'aime travailler, surtout dans une bonne ambiance... Ici, ça me rappelle quand on arrivait dans un campement et que mon père distribuait les tâches, celui qui allait chercher l'eau ou brancher au raccordement municipal quand on avait cette chance, celui qui allait repérer les commerçants, et l'autre qui regardait l'agencement du terrain, et ceux qui se mettaient à la lessive ou à la toilette des petits parce qu'en roulant c'est pas facile tout ça... Bref, c'est un peu « chez moi » mais en fixe, comme à Murphy Village...

D'ailleurs, on est là tous les trois, dans sa cuisine à Martha, faut lui avouer qu'elle aussi en terme de boulot elle se pose ! D'une main elle surveille ses casseroles, que ça en met l'eau à la bouche, et de l'autre elle prend la mesure d'un tricot qui nous fait autant marrer l'un que l'autre avec son fils...

 « Ca y est, tu les a terminées ? » J'ai un regard que j'essaie de garder sérieux en direction de Peter. Je n'ai rien dit à Keld, je veux voir sa tête quand elle va lui offrir ça, bien emballé dans du papier cadeau...

 « T'as préparé les affaires pour demain ?... Ca va être cool de revoir Keld  »

Moi je l'ai revu. Oui ! Je sais ! J'avais dit que je le laissais au cousin, mais c'était un hasard, on n'a rien prémédité, j'étais avec Sunshine à le faire courir un peu, un cheval si ça prend pas d'exercice ça va pas bien, ils sont pas fait pour rester au pas ou à l'écurie ! Keld, je l'ai rencontré, il était posé à côté de sa voiture à penser à je ne sais quoi... Il avait peut-être juste arrosé les arbres, ça arrive qu'on doit s'arrêter en chemin quand on a vidé trop de bière, encore que je le vois pas à la bière le Danois... J'ai rien dit, ni demandé ce que ça lui faisait d'être père, ni parlé du week-end ou des Black... On n'a pas eu trop le temps, on voulait pas en perdre...

Je tourne les yeux vers Peter. Ça il est sûr que je vais pas lui dire, il me ferait une crise, mais c'est pas de la malhonnêteté, j'ai rien prévu, rien manigancé, et Keld non plus ! C'est juste... naturel, deux mecs adultes et consentants, et ça l'empêchera pas d'avoir sa chance ? D'ailleurs il l'a peut-être revu aussi, c'est pas devant sa mère qu'il irait s'en vanter.

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Jeu 8 Sep - 11:28

Keld Møller
J'ai 26 ans et je vis à Gettysburg , dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis expert-comptable, chargé de mission du principal cabinet comptable de Gettysburg et je m'en sors très bien . Sinon, je suis célibataire et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Je suis arrivé du Danemark après un grave accident de la route, il y a quatre ans et me suis d'abord arrêté à New-York, avant de répondre à une offre d'emploi alléchante.



J'ai laissé derrière moi une mère et deux frères et sœur qui me croient mort, ainsi que beaucoup de souvenirs douloureux.

En plus de la comptabilité, je pratique... l'extorsion de fonds, utilisant l'internet et toutes les merveilleuses possibilités qui se sont multipliées pour un hacker correct. Présent sur le dark web aussi bien qu'ailleurs, j'ai pour habitude d'arrondir mes fins de mois en délestant habilement de grosses fortunes, pour lesquelles quelques milliers de dollars par an ne représentent rien. Bien entendu, ni mon employeur ni ses clients ne sont au courant...



Pas plus qu'ils ne savent que j'ai quitté mon pays après le décès de mon amant, Niels, petit malfrat notoire.



Je joue très bien aux échecs et suis classé, je participe toutefois de moins en moins aux tournois, ne voulant pas attirer l'attention, beaucoup me pensent mort... J'ai un bateau qui a été acheté et retapé avec amour, et qui nous a servi de home avec Niels. Je joue du violon, comme Sherlock Holmes, pour me détendre. En arrivant à Gettysburg, j'ai d'abord pris un appartement dans un petit complexe très chic restauré de façon admirable par un agent immobilier local. J'en suis à chercher une maison, un peu isolée, de taille moyenne, si possible près de l'eau dont j'ai du mal à me passer.

Pour tout le monde autour de moi, je suis un gentil, poli, et plutôt joli garçon. Un peu effacé, un peu démodé... Timide avec les femmes, serviable, le gendre idéal, certainement issu d'une excellente famille puisque je suis très à mon aise...

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Je suis allongé sur mon lit dans la maison de Wrightsville... J'ai fini par l'acheter, trop de réparations et d'aménagements que le propriétaire ne voulait pas -ou ne pouvait vraiment pas?- faire. Je peux comprendre qu'un vieil homme soit dépassé et que les prix demandés par des professionnels lui fassent dresser les cheveux sur le crâne, du moins s'il en avait encore eu ? Mais la laisser tomber en ruine n'a pas fait son affaire, mais la mienne. J'ai fait une offre, très en dessous de ce qu'il pensait pouvoir tirer de la maison, et quand il s'est écrié que je voulais le voler, j'ai sorti un à un les devis que j'avais fait faire, juste pour remettre en état le toit, la plomberie, l'électricité, la clôture... Je n'ai même pas abordé la décoration, ou l'aménagement d'une cuisine fonctionnelle, ça, c'est de mon ressort, mais la somme astronomique atteinte par les travaux « indispensables » lui a fait baisser les bras, anéanti, et j'ai eu cette grande bâtisse magnifique pour un peu plus de la moitié de sa valeur en bon état. Il revient me voir, et regarde l'avancement des réparations avec semble-t-il de la fierté. Je crois qu'il aimait cette maison et que la voir « sauvée » même si elle n'est plus sienne, le comble d'aise, c'est parfait.

Là, le toit est neuf, la plomberie et l'électricité refaites, la déco, en train... Et je suis à penser à ce week-end qui va voir débarquer cinq invités. C'est un peu ma pendaison de crémaillère, ma fête « fin de travaux »... Je suis sur mon lit, à moitié nu, et je pense, j'organise la journée qui arrive, j'ai distribué les chambres, mettant Peter et Pharell de chaque côté de la mienne... Il y a des portes de communication, dissimulées derrière des armoires parce que je n'ai pas l'utilité ordinairement de passer d'une chambre à l'autre -et avouons le sans rougir- que je crains que Martha venant visiter celle de son fils ne fasse la remarque : une porte ? Où donne-t-elle ? Martha me fait toujours aussi peur, mais je signalerais à mes deux invités particuliers qu'il suffit de pousser un peu le meuble, elles ne sont pas si lourdes. Les parents eux et le docteur auront un espace personnel un peu plus loin à l'autre bout du couloir, la chambre attribuée à Martha et John est très idéalement dans un renfoncement qui obligerait la dame à faire plusieurs pas à l'extérieur de la pièce, venant dans le couloir bien en vue,  pour surveiller ce qui se passe dans celle de son fils, mais elle ne verra rien, s'il me rejoint il n'aura pas à emprunter le couloir !

Je suis donc nonchalamment sur le lit, à rêvasser tout en organisant, et je sens sur mon corps des caresses pas si anciennes... J'ai cru comprendre qu'il y avait comme une compétition entre Peter et Pharell ? Moi, j'aime bien changer de partenaire, tout en ayant des partenaires fiables, donc les deux me conviennent, et j'avoue que Pharell... J'avais bien capté lors de notre rencontre qu'il n'était pas encombré de scrupules, mais le passage à l'acte ! Il est beau nu ce garçon, et il baise à la perfection... L'expression boudeuse et contrainte qu'il affiche presque en permanence disparaît, il devient un homme jeune, musclé, à la peau un peu rêche de travailleur manuel, à l'odeur musquée... Il faut dire qu'il descendait de cheval, une très belle bête même si je me contente de faire acte de présence au centre équestre, parce que les gens bien montent à cheval... Lui, vit l'équitation comme il vit... la chevauchée ? Chevauchement ? Bref, la baise !

J'ai les yeux dans le vague, à l'image de Pharell se substitue celle de Niels... Les ébats se font plus brutaux, c'est un jeu de garçons, comme les bagarres « pour rire » de mon enfance, mon visage d'extase devient douloureux Niels ne sera plus jamais là ! Je n'entendrai plus jamais sa gouaille moqueuse, sa voix à la fois autoritaire et douce, je ne sentirai plus ses abdos contre ma peau... Je respire longuement, comme à la recherche d'air ! Puis vais à la fenêtre et l'ouvre d'une poussée brusque, cesse de te perdre dans tes pensées Møller ! Tu as à faire ! Dans quelques heures tu vas voir arriver tes invités !

Je me lève, m'habille, je me doucherai après le café. Je fais un tour des chambres avant de prendre l'escalier pour aller au rez de chaussée, vérifier que la personne chargée du ménage a -pour une fois- fait correctement son travail, elle a tendance à bavarder et fouiner plus qu'épousseter... Je parcours des yeux les quatre pièces destinées à mes visiteurs, à la recherche d'une erreur d'agencement ou d'une poussière mal venue, renifle pour m'assurer qu'elles ont été aérées... Je sais, je suis un patron monstrueux, toute la ville le sait la brave dame a -comme Martha et Charlène- des tas d'amies auxquelles elle raconte que... je l'oblige à travailler contre son salaire ! A Gettysburg au Cabinet, les secrétaires et aides-comptables ont la même opinion. Le boss lui, me trouve fabuleux... Est-ce parce que je trouve qu'un travail rémunéré doit être fait correctement ? Même le bénévolat je le fais bien moi ! Si on ne veut rien faire, on ne se dit pas collaborateur ou employé ! Juste glandeur ?

Je n'ai rien trouvé à reprocher à mon employée de maison, vais dans la cuisine, me verse un café, et à nouveau reste perdu... J'essaie de déshabiller Peter en imagination... Pharell, j'ai vu désormais, et goûté. Et puis, j'ai une vision amusée... J'aurais voulu assister à la découverte par Martha de mon mariage et de ma paternité ! Charlène m'a rendu un service dont elle n'a pas conscience ! Aller colporter partout que je suis papa ! Je l'aurais embrassée -je l'ai fait d'ailleurs, mais pour la « remercier » de ses vœux de bonheur et de ses compliments pour les naissances- non mais... des jumeaux ! Par contre comment diable vais-je me sortir de là, heureusement que Cheryl est restée au Danemark, plus pratique pour elle, sa famille, ma mère, et puis son boulot qu'elle peut en partir suivre depuis notre maison là-bas...

Je note de commander à une boîte spécialisée tout un panel de photos, Cheryl, les enfants, la maison, la famille... ça doit pourvoir se faire ! Je demanderai à ce type rencontré à Montréal et qui travaille dans l'animation et la publicité, il doit pouvoir me bétonner un dossier ?

J'enfile mon café à toute vitesse, il faut avant d'en reprendre un que je m'assure que tout est en ordre à cet étage aussi. Puis que je me rende présentable.



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Clafoutis
Ven 9 Sep - 12:50

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

Spoiler:
 


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A quoi ça servait d'avoir un cousin si c'était pour le voir agir comme un étranger -ou presque- avec lui ? Il ne pouvait tout de même pas lui en vouloir encore pour son accueil mitigé lors de son arrivée à la ferme ? En tout cas, il avait cherché à le coincer pour lui demander s'ils pouvaient faire la route jusqu'à Wrightsville ensemble -ça aurait pu être sympa- mais celui-ci avait semblé bien déterminé à l'éviter. Au point que ce ne soit pas Pharell mais sa mère qui lui ait proposé de partager la voiture, arguant du fait que son père avait maintenant du mal à faire de la route, et ça... Non. Et comme à chaque fois qu'il devait se sortir d'une situation délicate, son imagination fonctionna à plein régime. "Tu sais, je crois que j'ai une meilleure idée... Pourquoi tu ne demanderais pas à Pharell plutôt ? Il vous adore, et ça ne pourra que lui faire plaisir d'aider papa. Et ça le fera se sentir intégré comme un membre à part entière de la famille." Et surtout, il avait l'argument choc qui ne pourrait que faire réagir sa mère. Le tout avec l'air concerné qui allait avec parce qu'il était un bon garçon qui se préoccupait de son cousin. "Tu trouves pas qu'il est toujours renfermé dans son coin, à ne pas participer aux discussions avec nous ? On devrait tous être présent pour lui ce week-end, ne serait-ce que pour lui montrer qu'il compte pour nous... Qu'est-ce que t'en penses ?" Normalement avec ça, toute l'attention maternelle allait forcément se reporter sur Pharell et il devrait pouvoir profiter lui d'une relative tranquillité...

C'était ainsi qu'il s'était retrouvé le lendemain seul dans son pick-up, avec Pete et un sac de voyage essentiellement rempli par le paquet de croquettes spécial régime de celui-ci. Sans oublier son carnet de dessin avec ses feutres pour dessiner ses carpes, et quelques vêtements de rechange pour compléter le tout. Son sac chargé et Pete installé avec son bout de cuir mastiqué qui avait été la veste de Keld dans une vie antérieure, il partait pour Wrightsville, pas mécontent d'être en avance sur tout le monde puisque sa mère en était encore à charger le coffre de leur voiture divers plats préparés, paniers de légumes et autres confitures. Il ne savait pas combien de personnes elle comptait nourrir avec tout ça mais certainement un régiment entier. Au moins s'ils avaient une panne sur la route, ils auraient de quoi manger !

Pour une fois arrivé à bon port, se trouver sidéré. Visiblement ça payait bien d'être comptable, plus que tatoueur, c'était sûr ! Parce que la demeure face à lui était d'un tout autre niveau que son studio contigu au laboratoire à confiture ou même la maison de ses parents. Ca n'avait même rien à voir ! Pour un peu, il se serait cru dans un de ces films d'époque façon Jane Austen que sa mère affectionnait tant, où une héritière désargentée se trouvait invitée dans le domaine de leur voisin beau, riche et surtout célibataire ! Le tout accompagné de sa mère qui ne pensait qu'à un possible mariage... Toute ressemblance avec des faits réels était totalement fortuit... Finalement, il aurait peut-être dû écouter les conseils maternels et laisser son kimono à fleurs roses dans son armoire. Mais il avait voulu se rendre présentable et pour éviter toute faute de goût, il avait misé sur le total look noir où seul son précieux kimono apportait la touche de couleur qu'il aimait tant. Si on exceptait ses chaussettes rouges qu'il aimait particulièrement parce qu'elles étaient douces et qu'il était bien dedans.

Mais de toute façon, il n'était pas là pour la maison ou un mariage quelconque mais juste pour le propriétaire des lieux. Quoique entre Pharell qui décidément ne lui facilitait la tâche en rien, et ses parents, un rapprochement avec Keld ce week-end s'annonçait quelque peu ardu. Et dire qu'ils auraient dû profiter d'une sortie pêche ensembles, et rien que tous les deux ! Il y avait des choses sur lesquelles il valait mieux ne pas s'attarder au risque de se faire un ulcère. A la place, il tira son sac et s'échina à faire descendre Pete du fauteuil passager où il avait pris ses aises. "Allez Pete ! On descend, on est arrivé... Oh, je te jure, ce chien... Pense aux bonnes vestes en cuir que tu vas pouvoir croquer... Allez !" Et si Pete le regarda bel et bien d'un œil totalement amorphe, il ne donna par contre aucun signe de vouloir bouger un jour le plus petit coussinet. En désespoir de cause, il se retrouva comme bien souvent dans ce cas à devoir porter le carlin pour le sortir du pick-up, tout en râlant après lui. "Non mais franchement, t'es quand même drôlement fainéant ! Tu pourrais au moins faire l'effort de descendre, c'est quand même pas si compliqué." Ce fut donc en portant son chien sous un bras et son sac dans l'autre main qu'il se dirigea vers le perron de l'imposante demeure. Et là, il ne se faisait plus du tout l'effet d'une délicate jeune fille de la haute société bonne à marier mais juste d'un lourdaud sortant tout juste de sa ferme !... On allait dire qu'il y gagnait au change.



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Oskar
Ven 7 Oct - 15:59

Pharell O'Hara
J'ai vu le jour en Caroline du Sud, à Murphy Village, le 12 décembre 1995. « Village »... C'est surtout un campement, un immense campement nomade, où on trouve des baraques en dur et des caravanes, même des roulottes avec des chevaux encore...



Je vis... là où les routes me mènent, pour l'instant je vais vers Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis un peu touche à tout, je me place comme ouvrier agricole, docker, forain, ça dépend, ça n'a aucune importance puisque je ne reste pas ! J'ai du mal à tenir en place, j'avoue .

 
Je m'en sors pas si mal, j'ai le nécessaire et même un peu du superflu, ça suffit ? Non ?Sinon, je me suis marié, à dix-huit ans, avec...
Emma Byrne, on s'est séparés deux ans après, et jamais revus. Elle veut pas divorcer, ça la regarde, moi je m'en fous. Elle est bien capable de me faire des gosses, à distance, au moins ça ferait plaisir à mon père quelques « O'Hara » en plus...   Et je le vis parfaitement. De toute manière, on est tous cousins quelque part, alors qu'ils aient mes gènes ou pas ses mômes, je peux bien leur donner mon nom.


Informations supplémentaires ici.
En passant ? Je suis ce qu'on appelle un « Irish Traveller's », un nomade dont les ancêtres sont arrivés d'Irlande, probablement au début du dix-neuvième siècle, mais ça, on n'est pas très doué pour tenir des registres nous autres...


Ma vie, c'est le voyage, la route. Parmi nous certains -de plus en plus nombreux- se sont « sédentarisés », pas moi. J'ai pas besoin de me fixer pour vivre, même, moins je reste en place et moins les autres cherchent à savoir qui je suis, d'où je viens, comment je vis et ce que j'aime.

Quand je donne ma parole, je la tiens, si on me la donne... Vaut mieux en faire autant. L'honneur, c'est la richesse des gens comme moi. Je plaisante pas avec.
Contrairement aux bruits qui courent sur ma communauté, on est honnêtes, moi le premier. Je ne vole pas, ne mens pas, ne cherche pas  à arnaquer. C'est comme pour la parole, faut pas me chercher trop, je ne suis pas méchant mais j'aime pas qu'on m'emm... La liberté, c'est d'abord le respect.

Ma vision du monde, c'est être indépendant, sans attache, seul ou accompagné selon mon envie du moment. La famille, les amis, ça compte, mais pas au point d'en devenir esclave...

En fait, à part mon chien, mon chat et mon cheval... Y a pas grand monde pour qui je donnerais ma vie.  Parfois, je me pose, et j'aime... C'est rarement très long comme relation, mais ça peut être intense. Mais ça, ça ne regarde que moi.


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Je ne sais pas qui a eu l'idée fumeuse de me faire faire le copilote avec Martha et John, enfin, je ne sais pas... Je ne pense pas que ça soit l'un des deux, après tout si John est fatigué, Martha conduit ? Et puis, j'ignore ce qu'elle a trouvé à entasser dans le coffre mais il n'a pas suffi, elle a aussi posé des valises, des cartons, et d'autres sacs non identifiables sur les sièges arrière... Il a donc été très aisé de dire d'un ton navré :

« Moi je serais ravi de vous assister, mais Devil et moi on ne va pas tenir tous les deux...  »

D'ailleurs, je me suis vraiment demandé si je n'y allais pas à cheval parce que laisser Sunshine seul non plus ne me plaît pas... La chatte à la limite se débrouillera, Martha lui a laissé les portes de la grange entrouvertes, et j'ai laissé moi dans le mobilhome des tas de croquettes et la porte ouverte aussi.. Même si un type venait squatter, ou des gosses fouiller, je n'ai rien qui puisse intéresser un voleur, et je me fais fort de virer un mec qui se croirait trop chez lui. Reste le canasson... Jamais je n'ai laissé mon cheval seul tout un week-end, et lui, pourrait tenter des voleurs... J'ai tellement fait la gueule que John est allé voir un voisin qui me l'a pris en garde, il faut croire que ma présence est absolument indispensable ?

Ça me fait drôle, depuis que j'ai quitté Emma, et donc les miens, je n'ai plus jamais fait partie d'une communauté. Pas de familles, très peu d'amis, je suis un routard solitaire, je m'offre des plans culs au hasard des rencontres, je me sais pas vilain mais très négligé, je m'en fiche, à part mes bêtes, il n'y a pas grand monde qui compte.

Je suis arrivé ici par curiosité, à cause des descriptions incroyables de la tante Lilian. Je dis tante, j'essaie de contrôler dans ma tête si la femme du frère de la bru de mon oncle est une tante ? Peu importe ! J'ai toujours dit « Tante », je ne vais pas changer! Chez nous de toute manière, cousin, oncle, tante, aïeul, c'est parfois plus lié à la promiscuité sociale qu'au sang, et à l'âge des gens. Je n'appellerais pas facilement quelqu'un de mon âge « Oncle » même s'il est le fruit d'un second mariage et réellement le frère de mon père, alors qu'un vague cousin tout le temps fourré chez nous deviendra naturellement un « oncle »... Je radote, ça ne résout pas le problème. En fait, ai-je envie de me retrouver avec trois ou quatre autres personnes chez Keld ? On s'est envoyés en l'air il y a peu, je crois qu'on a apprécié tous les deux, mais les préparatifs de Martha, la tonne de nourriture en conserves, les brassières pour les jumeaux... Mon côté sauvage est réapparu, que vais-je faire là-dedans ?

Mais je me retrouve au volant... J'ai tenté un  « Je ferais mieux de garder la ferme je crois...  » et me suis attiré les foudres de la cousine tandis que John se marrait carrément. Je n'ai pas eu le choix, en fait ce n'est pas Keld qui a organisé tout ça, c'est elle... Elle a réussi l'exploit d'inviter toute sa famille plus le toubib chez le petit comptable, à ses frais, et franchement c'est vrai que ça serait vache de lui gâcher son plaisir...

J'ai donc embarqué Devil, et finalement Katty, parce que je n'aimais ni l'idée de la laisser seule, ni c elle que toutes les portes restent ouvertes pour lui permettre de s'abriter. L'un comme l'autre sont des voyageurs habitués au mouvement d'un véhicule depuis leur plus jeune âge, dans le van, la chatte et le chien sont comme toujours : l'une dans les pattes de l'autre, endormis.

En arrivant devant la baraque, je vérifie le GPS ? J'ai dû me tromper ?

Mais non, il habite là ? Je réprime le juron qui manque sortir ! Le carrosse de Peter attire mon attention, il a été bien plus rapide que ses parents ! C'est donc pour cela qu'il tenait tant à ce que je fasse partie du convoi familial ? Je souris. J'ignore depuis combien de temps il est arrivé, je n'ai pas lambiné mais ne me suis pas pressé plus qu'il ne fallait, j'ai peur que nos gens ne soient pas des obsédés des horaires et des montres... On prend le temps qu'il faut, le temps, c'est une richesse qu'on ne gaspille pas, mais dont on jouit comme il se doit...

Adossé à mon siège, je regarde. Là encore, je ne suis pas « en retard », pour moi le retard est difficilement chiffrable, de nombreux employeurs l'ont constaté, si j'arrive dix minutes « après l'heure » je peux aussi rester vingt minutes « après l'autre heure » celle du soir... Je fais mon boulot, je ne me préoccupe pas de regarder chaque minute si l'heure de la sortie est proche mais en revanche, je me débrouille pour arriver aussi près que possible de celle de l'embauche. Je sais parfaitement que ça en agace beaucoup... Je m'en fiche.

C'est le manque de roulis qui fait réagir mes bêtes, et donc me pousse dehors, on est arrivés oui, j'aurais pu venir avec le cheval, il y a devant la maison une sorte d'enclos qui a sûrement en son temps accueilli du bétail... Mais je doute fort que Keld s'encombre d'animaux, je ne sais pas pourquoi, il caresse aussi bien Pete que Devil... Peut-être un manque de temps ? Lui paraît faire partie de ces gens qui « optimisent » chaque seconde.

En tout cas, le cousin peut profiter de son avance, moi, je lâche ma meute et pars explorer les alentours, le chien courant et la chatte sautant dans l'herbe... ça c'est un moment de bonheur aussi intense que celui que j'ai connu avec Keld, allongé dans l'herbe, la semaine dernière.

Je voulais juste te mener en bateau... Delawa10

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Prendre son envol

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Val
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Val
Dim 9 Oct - 22:20

Martha Black
On ne dit pas l'âge d'une dame enfin ! Mais bon, mon fils a plus de trente-cinq ans, j'étais jeune à sa naissance mais ça ne me m'ôte pas les années vécues... je vis à Gettysburg dans l'Etat de Pennsylvanie, aux USA. Dans la vie, je suis femme d'un fermier et mère d'un tatoueur ! Bon, un peu active sur la ferme aussi, je ne pourrais de toute façon pas chercher à longueur de temps comment m'occuper, ça doit être l'enfer sur terre !
Alors je fais preuve d'une présence de chaque instant, bien au delà des tâches ménagères. Et puis ne suis-je pas « la reine des confitures » ? au point qu'on m'a installé un local rien que pour moi et trouvé des débouchés pour les dizaines de pots de confitures maison qui sortent de mes mains ! J'ai même de l'aide pour les produire maintenant.

 
Je m'en sors bien, de mieux en mieux je dirais, on a eu des périodes difficiles.Sinon, et bien je l'ai déjà dit,  je suis mariée  avec l'homme de ma vie ! Et je le vis parfaitement..


Informations supplémentaires ici.
Outre que je suis bonne cuisinière et je l'espère bonne mère, j'ai quelques passions.
D'abord « savoir »... Tout savoir sur tout et tous autour de moi, une commère ? Pff ! Simplement une personne impliquée dans sa communauté, c'est important de savoir qui est avec qui, comment les parents de l'un ou de l'autre réagissent à cela, si le futur époux venu d'ailleurs est aussi bon parti qu'il y paraît ! Je suis au même titre que la plupart des mères de Gettysburg un excellent détective-privé.


Ensuite, je suis un peu mère poule... Mon fils unique s'est rapidement affiché « différent » de la majorité de ses camarades, pas questions qu'on lui fasse du mal, pas même des reproches ou des réflexions !
Il paraît que je suis romantique ? Parce que j'aime rendre les gens heureux et pleure aux mariages ? Que je lis principalement des romans où deux amoureux arrivent à passer des tas d'obstacles mis sur leur passage par le destin et à se trouver ? Encore pff !
Autre chose, je suis née dans une communauté soudée mais étrangère à cette ville. Mon fils n'en sait rien, ça n'a pas d'importance, désormais, ma vie est ici. Rien ne me prédestinait à épouser John, j'étais même promise à un Brian que j'aimais... bien... Rien qui justifie de l'épouser ! Pour me marier, j'ai dû mentir aux miens et les quitter, je ne regrette rien, ma vie est ce que je la voulais ! Et envers et contre tout nous irons de l'avant !
Ah ? On me dit aussi « battante » et volontaire...

 


Je voulais juste te mener en bateau
Suite de "Naufrage administratif"

Keld Møller ft peter Black & Martha Black
avec la participation de Pharell O'Hara et de Lucan Erlik...

Je voulais juste te mener en bateau... Chevro10

Parfois, je me demande si je n'ai pas failli dans l'éducation de mon fils ? Depuis l'arrivée de Pharell, il me prend souvent pour une imbécile non ? Qui croit-il tromper ? J'aime bien Pharell, il me rappelle des tas de choses que j'avais enfouies au fond de ma mémoire, et qui, le temps ayant passé se retrouvent être devenues de bons souvenirs. Mais jamais je n'aimerai Pharell plus que l'enfant que j'ai porté, peiné à mettre au monde, aimé de tout mon cœur depuis qu'il a poussé son premier soupir. Peter est mon fils, je ne vois vraiment pas en quoi l'arrivée d'un cousin relativement lointain, proche parent de ma meilleure amie lorsque j'avais... seize ans ? peut susciter tant de jalousie ! Pense-t-il vraiment que je suis dupe ?

 « Tu sais, je crois que j'ai une meilleure idée... Pourquoi tu ne demanderais pas à Pharell plutôt ? Il vous adore, et ça ne pourra que lui faire plaisir d'aider papa. Et ça le fera se sentir intégré comme un membre à part entière de la famille. »

Pour une raison qui lui est propre, il veut voyager à part, sans son père et moi. Il aurait été bien plus simple de dire « Je souhaite être autonome pendant le week-end, pouvoir aller là où je le souhaite sans déranger personne ? » Je me sais un peu possessive, mais je n'aurais même pas demandé la raison ? Je ne dis pas que je ne l'aurais pas cherchée, mais de toute manière, là, je cherche ! Intégré ! Pharell O'Hara m'a tout l'air de vouloir tout sauf être intégré ! Il reste que Peter le voit ou pas, distant, poli, travailleur, souriant parfois, respectueux de ses aînés comme tous nos garçons, mais il ne veut pas squatter ad vitam æternam, je suis certaine que le printemps arrivant il va atteler et repartir ! En bon Trinker's qu'il est.

« Tu trouves pas qu'il est toujours renfermé dans son coin, à ne pas participer aux discussions avec nous ? On devrait tous être présents pour lui ce week-end, ne serait-ce que pour lui montrer qu'il compte pour nous... Qu'est-ce que t'en penses ? »

J'en suis presque en colère ! Pas qu'il ne comprenne rien à son cousin, j'avoue que même moi qui ai les clefs pour décrypter je le trouve parfois excessif, mais qu'il me mente à moi ! Sa mère ! Je ne l'ai pas élevé ainsi ! Comme s'il se souciait d'être présent pour Pharell ? Dès le début, à cause de moi je le reconnais, il s'est braqué. C'est ma faute, si je n'avais pas été si bizarre à l'annonce de l'arrivée d'un Pavee qui demandait « Martha O'Hara », mon fils n'aurais pas pris de travers l'arrivée de ce garçon, et si j'avais tout simplement dit d'où je sortais aussi ! Après tout, je n'ai pas honte de mes origines ? Je me suis -moi- parfaitement intégrée comme le dit Peter ! Tellement intégrée qu'il a été sidéré en apprenant qu'il a quelque part des grands-parents et des oncles et tantes nomades, qui vont d'une ville à l'autre avec camionnette et caravane pour se placer ? Bref, là n'est pas la question, la question, je le répète, c'est qu'il me ment ! Et qu'il se pense assez fin pour cacher quelque chose à sa mère !

Je fais celle qui n'a rien compris. Bien sûr, Pharell consulté a décliné « Devil et moi ne tiendrons pas tous les deux », ce qui est vrai, mais lui aussi aurait dû me dire « Martha, je préfère être libre de mes mouvements.  » Déjà, se trouver associé à son corps défendant l'a poussé à nous dire qu'il allait garder la ferme... Je me demande ce que ces deux-là trament, à se regarder comme deux coqs face à une seule poule ! Prêts à s'écharper et se bouffer la crête à tout moment. Si Keld Møller n'était pas parti au Danemark se marier et assister à la naissance de ses jumeaux, je jurerais que c'est lui la poule que mes deux poulets se disputent ? A moins qu'ils n'aient des visées sur le Docteur ? On ne sait même pas s'il pourra se libérer le Docteur, il doutait la semaine dernière quand je lui ai rapporté les résultats de mes examens. Comme il a dit, avec ses mots à lui qui me font me sentir fermière et indécrottable « Vous m'excusez auprès de Keld ? Je compte sur vous Martha ? C'est inconvenant de ne pas prévenir, si je le sais à temps, je lui passerai un coup de fil... »

Si c'est bien le Docteur qu'ils s'arrachent, ils risquent d'être déçus.

Je fais l'inventaire de ce que j'emmène. Dans mon sac de voyage, en plus de mes effets personnels les deux brassières. Pauvre femme, des jumeaux ! Pourvu qu'il ait des photos ! Puis, je passe aux provisions. J'ai passé la semaine à aller de ferme en ferme, et jusqu'à la nouvelle coopérative, pour trouver des produits garantis de la région, j'ai préparé un immense carton, déjà affranchi, on ne va pas lui faire payer un cadeau, pour qu'il envoie à sa femme un échantillon des productions de la Pennsylvanie. Puisque, désormais plus que jamais, elle ne peut venir le rejoindre, qu'elle sache au moins où il vit, je suis certaine que s'il a emporté des « spécialités » il les a achetées dans un de ces magasins pour touriste qui mettent des étiquettes « spécialité artisanale locale » sur un produit fabriqué en Asie ou au Mexique !

John bien que me connaissant fronce les sourcils de surprise en soulevant mon chargement, mais ne pose pas de question. Il est habitué et sait trop bien que ma réponse serait d'une logique imparable. Nous montons en voiture et ça me fait bizarre de nous trouver seuls, tous les deux, avec des bagages... Depuis des années nous ne partons plus « en voyage » même à une cinquantaine de kilomètres, sans Peter, il était toujours de nos aventures familiales, là, nous sommes un vieux couple, la sensation, si elle est agréable, nous deux et rien que nous, est...  étrange et nouvelle. Par rapport à d'autres je devrais me trouver comblée, mon fils est resté proche de ses parents jusqu'à trente-cinq ans ! Pas comme le morveux des Benton qui a fui dés sa majorité me faisant dire, et à toutes les mères de la ville, qu'il y avait quelque chose d'anormal à un tel besoin d'indépendance !

Nous roulons. La voiture de John est vieille mais il refuse d'en changer, et puis même d'occasion, un véhicule reste cher, et nous pouvons très bien la garder quelques années encore. Elle avance à son rythme, provoquant des accès d'irritation chez d'autres conducteurs qui nous doublent, parfois en klaxonnant ou en nous faisant des gestes... déplacés. Nous quittons la route principale, Keld a fait un plan et dit que c'était beaucoup plus court en prenant un chemin rural surtout réservé aux tracteurs, mais à cette heure-ci, les agriculteurs ne sont pas dans les champs, nous en savons quelque chose, et puis, il n'y a plus grand chose à faire dehors, même pour les éleveurs...

Nous avançons, discutant, cahotant... Le chemin n'est pas franchement mauvais, mais c'est un chemin juste empierré, un comme il y en a autour de chez nous, qui permet d'aller en voisins d'une ferme à l'autre, fréquenté par les camions de la coopérative et les tracteurs. Et puis un voyant se met à clignoter, rouge vif. Je sais conduire, mais les voyants m'ont toujours horrifiée parce que je n'y connais absolument rien en mécanique ! Ma science se limite à remettre du liquide de refroidissement, contrôler le niveau d'huile, remplir le réservoir du lave-glace, et bien sûr celui de carburant. Pour le reste, c'est John qui s'occupe de tout, même de la pression des pneus ou de l'état de charge de la batterie, ou du changement des essuie-glaces.

John justement, il a sa tête des mauvais jours et il jure dans sa barbe ! Je le regarde, cette fois-ci paniquée ! La voiture s'arrête, tandis que du capot une fumée blanche sort comme pour alerter les tribus alentours au moyen de signaux de fumée ! Je dis alors une chose stupide à laquelle il ne daigne pas répondre, il hausse juste les épaules, visiblement furieux et inquiet.

« On est en panne ? »

Il est sorti et cherche à ouvrir ce fichu capot brûlant. Même si j'avais voulu me méprendre, mon époux depuis désormais quarante ans ne m'a pas fait le fameux coup de la panne pour me sauter dessus au milieu des blés ! Enfin, des sillons... Il y a longtemps qu'il n'a plus besoin de ce type d'artifice de toute manière, sûr qu'il est de mon assentiment à toute ses sollicitations, et ce, malgré notre âge que Peter juge « avancé » !

« J'me rappelle pas du numéro  d'Enoch Murton ! Va falloir se faire remorquer, et peut-être bien prévoir une dépense imprévue ! »

Enoch Murton ? Le garagiste ? J'ai pas ça, il est vieux garçon ! S'il avait été marié à n'en pas douter j'aurais su comment joindre sa femme ! Mais un célibataire qui frise la soixantaine et n'a jamais daigné prendre épouse...

Je sors mon téléphone, la ville est proche, le réseau est parfait. Je ne connais pas le numéro de Pharell, il a un téléphone mais vu qu'il est à la maison, et toujours avec John ou presque je n'ai pas songé à lui demander. J'appuie sur une touche, un de mes numéros « d'urgence » après celui de son père.

« Peter ? C'est Maman, on est en panne, ton père veut que tu nous remorques !»

Bon, il n'a pas dit ça, mais on ne va pas faire faire cinquante kilomètres à Enock Murton ! Alors que Peter et Pharell doivent être pas loin, Pharell se serait mieux, son camion est équipé pour tracter bien plus lourd qu'une voiture de tourisme, mais s'ils ne sont pas ensemble je ne sais pas comment le joindre. Et puis c'est mon fils ! C'est heureux finalement qu'il ait voulu partir de son côté.



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Clafoutis
Mar 11 Oct - 15:14

Peter Black
J'ai 35 ans et je vis à Gettysburg, Pennsylvanie, USA. Dans la vie, je suis Tatoueur et pianiste à ses heures perdues. et je m'en sors très moyen, merci papa et maman pour l'aide de la ferme. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien ! Non maman, je refuse de me marier !.

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Sa mère n'y avait vu que du feu ! Et tant mieux d'ailleurs parce qu'il aurait été bien en peine d'expliquer pourquoi il ne voulait pas faire la route avec eux. Parce qu'en soi, ça ne le gênait en rien habituellement. Même à 35 ans. C'est que c'était idiot de dépenser deux fois du carburant pour aller au même endroit alors qu'il y avait assez de places pour tout le monde dans un véhicule. Mais aujourd'hui n'était en rien un "habituel" et si voyager avec Pharell n'aurait été en rien un problème, avec ses parents... définitivement, non. Et puisque Pharell n'avait pas voulu de lui, il s'était débrouillé pour le coller avec ses parents ce qui était certes puéril, mais on ne pouvait pas dire que ses tentatives pour se rapprocher de lui avaient été fructueuses. Enfin, ça c'était ce qu'il avait naïvement cru au point de s'en sentir presque coupable, et le "presque" avait toute son importance ici. Sauf que visiblement alors que le Van se garait dans l'allée, Pharell avait su trouver le moyen de venir seul lui aussi. Chose qui l'amusa et le fit même sourire...

Et alors qu'il se détournait de la porte de la bâtisse pour l'accueillir avec une remarque de son goût teintée d'une réelle admiration parce que ce n'était après tout pas tout le monde qui parvenait à s'échapper des griffes de Martha Black, il eut la -très mauvaise- surprise de le voir partir dans la direction opposée. Allons bon... Son sourire s'effaça aussitôt alors qu'il le regardait s'éloigner et que son sac tombait à ses pieds, qui ne parvint d'ailleurs même pas à faire sursauter Pete. Est-ce qu'il pouvait dire qu'il commençait à en avoir sérieusement marre ? Non sérieusement, tout ça pour un mec ? Ok, pas qu'un mec mais... Keld. Sauf qu'il commençait franchement à lui prendre la tête le cousin ! Il avait quoi pour qu'il refuse de seulement lui parler ? Le Choléra ?! Fixant Pete toujours à ses pieds sans bouger -le contraire aurait été étonnant !- il lui proposa. "Qu'est-ce que t'en penses, et si on rentrait à la maison tous les deux ? On se fait un week-end os-canapé et sans cousin débile pour nous pourrir le week-end ?" Parce qu'il voulait bien faire des efforts de compréhension et mettre beaucoup de choses sur le dos de la vie nomade mais il n'avait certainement pas mérité un tel dédain. Ou comment lui faire renoncer en un claquement de doigts à un week-end qui avait pourtant au départ, tout pour être sympa. Mais un week-end dans cette ambiance, il passait son tour ?

Il était donc tout prêt à faire demi-tour pour reprendre son pick-up se moquant comme d'une guigne de ce qu'en penserait Pharell, ses parents ou même Keld ! Il était... déçu ? Et énervé aussi ! Parce que bon sang, il n'avait rien fait pour mériter ça ! Quand son téléphone le ramena à la raison. "Ok, je récupère Pharell et on vient vous chercher." Pas que ça l'enchantait -et c'était peu de le dire- mais là c'était un cas d'urgence. Il chercha et ne fut pas long à trouver un morceau de craie dans l'allée pour écrire sur le perron face à la porte d'entrée.

Désolé, urgence. On revient.

Je te laisse Pete en garde.

Et déformation professionnelle aidant, il avait inconsciemment pris en compte les altérités du support pour former ses lettres comme lorsqu'il le faisait sur une peau cicatricielle ou pour couvrir un autre tatouage. Mais surtout, comme il ne savait pas ce qu'il en serait pour Devil -allez savoir avec Pharell !- il ne l'avait pas inscrit au côté de Pete. "Tu restes là toi, tu gardes les affaires et t'es sage !" Quoique à part pour la bouffe, il ne voyait pas vraiment ce qui ferait bouger Pete.

Pour aller ensuite vers Pharell. "Hey, Pharell ! Faut qu'on y aille, les parents sont en panne. On prend ton Van." Et il ne lui laissait pas vraiment le choix, pas lorsque ses parents se trouvaient coincés sur un chemin de campagne isolé de tout. "Et on en profitera pour parler tous les deux." Et là aussi, il ne lui laissait pas le choix. Et si habituellement il prenait des gants avec lui cherchant à ne pas le brusquer ou à prendre en considération le fait que celui-ci ne semblait guère l'apprécier, il était très loin de tout cela en cet instant. Mais il parvint tout de même à garder son calme, du moins jusqu'à ce qu'ils soient entrés dans le véhicule et en route pour aller récupérer ses parents, histoire d'être totalement certain que Pharell ne trouverait pas d'échappatoire. "Je peux savoir pourquoi tu m'ostracises tout le temps comme ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? J'ai la Gale pour que tu me fuis comme la Peste ? Bon sang, si t'as quelque chose à me reprocher, dis-le moi ! Faut faire quoi pour entrer dans tes bonnes grâces ?!" Il tentait malgré tout de garder un calme tout relatif... Même s'il en avait franchement marre de ces conneries.  

Soupirant de fatigue, il finit par lâcher plus pour lui-même que pour Pharell. "En tout cas je suis bien content que mon frère ne soit pas né parce que s'il aurait dû te ressembler, ça n'aurait pas pu le faire..." En vérité, sa frustration n'était pas tant dirigée contre Pharell -ou tout de même un peu quand même- que surtout contre lui-même. Quelle importance pouvait bien avoir ce cousin sorti de nulle part ? Si ce n'est celle que lui-même lui accordait... Après tout sa mère avait su faire sans lui pendant des années, et elle ne s'en était pas portée plus mal. Alors pourquoi il n'arrivait pas à juste l'ignorer comme Pharell le faisait si bien avec lui-même ? il se faisait presque pitié à courir ainsi après lui... "Je me suis excusé pour ton accueil et je t'en ai même expliqué les raisons, qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus ? Tu n'as qu'à me dire, je le ferai..." Parce qu'il restait malgré tout plein de bonne volonté même si franchement, il ne savait vraiment pas par quel bout prendre Pharell ! Pour un peu, il aurait presque vu Pete tentant d'attraper un hérisson... Et il n'y avait rien de bien mirobolant à se dire qu'il n'était guère plus intelligent que son chien !


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