Le Temps d'un RP
le seul rpg où tu joues
qui tu veux,
quand tu veux
Retrouve les animations du forum pour t'amuser,
découvrir de nouvelles plumes et vivre de folles aventures !
Le deal à ne pas rater :
Manga : le contenu du Tome 10 Collector de L’Atelier des Sorciers ...
Voir le deal

LE TEMPS D'UN RP

Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max)

MonkeyMama
Messages : 562
Date d'inscription : 17/06/2021
Région : Alsace
Crédits : vocivus

Univers fétiche : réel
Préférence de jeu : Homme
cat
MonkeyMama
Dim 28 Nov - 22:10
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Californie, USA : quelque part dans la campagne californienne, il a une maison, transformée en studio de musique. Lui, cette rockstar connue dans le monde entier à qui on a mis dans les pattes une star montante de la pop. Leur mission, collaborer pour écrire un album. Ensemble.

Contexte provenant de cette recherche
MonkeyMama
Messages : 562
Date d'inscription : 17/06/2021
Région : Alsace
Crédits : vocivus

Univers fétiche : réel
Préférence de jeu : Homme
cat
MonkeyMama
Lun 29 Nov - 10:53
f180a7a411d611b1a157e794fcc00692c02247a8.gifv
Pete
Hewson

J'ai 44 ans et je vis aux USA. Dans la vie, je suis auteur compositeur interprète et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis divorcé et je le vis plutôt pas bien.

Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) Giphy

I could sing it to you all night, all night, if I could, I'd make it alright, alright, nothing's stopping you except what's inside, I can help you, but it's your fight, your fight.

Malgré sa célébrité, Pete est quelqu'un qui a su rester très discret. Il essaye d'avoir le moins possible les projecteurs braqués sur lui et il se confie extrêmement peu sur sa vie privée. Ses chansons sont des classiques, son public est plutôt mature et le suit depuis qu'il a commencé il y a de ça vingt ans. C'est un homme qui pense trop et qui a tendance à se refermer sur lui-même, faisant de lui quelqu'un de solitaire. Il n'a jamais eu d'enfant justement parce qu'il ne se voyait pas imposer la célébrité à quelqu'un qui n'aurait rien demandé. Lassée du train de vie infernal de l'artiste et contrariée par ce choix de ne jamais avoir d'enfant, c'est sa femme qui a demandé le divorce il y a de ça un an. Ils n'en ont jamais parlé publiquement mais il va de soi que le monde entier est déjà au courant malgré tout. Pete est reconnaissant de son train de vie de privilégié, tellement qu'il est extrêmement investi dans l'humanitaire. C'est sa façon à lui de ne pas perdre pied dans les affres du show-business. C'est quelqu'un qui essaye de rester simple. Il est plutôt agréable, charmant et abordable, mais son coté loups solitaire peut le rendre extrêmement grognon aussi.  
Il avait du mal à croire qu’il était tombé dans un tel traquenard. Avait-il seulement eu le choix ? Bien sûr qu’il avait tenté de refuser mais, finalement, il n’avait pas eu le coeur à dire non. Alors il avait accepté et, bon sang, ce qu’il pouvait regretter déjà. Il n’aimait pas ça. La superficialité. Les paillettes. La starmania. Elle représentait tout ce qu’il détestait dans sa profession. Et elle allait venir. Chez lui. Il lui prêterait ses mots, ses mélodies. C’était absurde. Pete voyait mal comment ça pouvait rendre quelque chose de bien. Mais il s’y était engagé alors il y mettait du sien. En mettant l’endroit à disposition pour commencer. Une maison de campagne assez grande pour être transformée en studio d’enregistrement, des travaux que Pete avait mené il y a de ça dix ans. C’était un vrai havre de paix. Rares étaient les paparazzis qui s’aventuraient jusque-là et, de toute façon, il n’y avait jamais rien de croustillant à y voir. Pete restait enfermé des heures durant pour composer. Il se demandait si, en arrivant, la petite starlette serait suivie. En s’intéressant à son oeuvre, Pete s’était déjà fait une idée assez précise de la jeune femme. Une star de passage selon lui, une fille assez mignonne pour qu’on la starifie mais probablement pas assez talentueuse pour perdurer dans le milieu. Elle ferait un tube, peut-être deux, et tomberait dans l’oubli comme tant d’autres. Leur collaboration serait simplement un moyen de la porter sur le devant de la scène un peu plus longtemps, une ruse de producteurs qui tirent les ficelles derrière eux. Il n’en avait tellement pas envie mais il se consolait en se disant qu’il faisait sa bonne action de l’année. Il avait entendu les crissement de pneus d’une voiture devant la maison et, par bienséance, il s’était dirigé vers la porte d’entrée pour l’ouvrir et attendre dans l’encadrement de celle-ci sa jeune invitée. Vêtu d’un simple jeans et d’un pull à col v, il inspectait avec curiosité la berline qui s’était engagée dans l’allée dans l’attente de voir la petite starlette en sortir. Quand enfin elle en sortit avec ses valises, Pete s’essaya à un sourire mais ne parvint qu’à trahir la grande désapprobation qu’il ressentait à son égard. Il était sorti de la maison pour l’aider avec ses valises, congédiant le chauffeur de la demoiselle avec un pourboire qu’il avait au préalable préparé dans sa poche. Ce n’est qu’une fois rentrés dans la maison et la porte refermée que Pete se décida à la saluer. « Bonjour. » fit-il en tentant de se montrer le moins blasé possible. Difficile de simuler un entrain inexistant chez lui. « Vous avez fait bonne route ? » demanda-t-il par simple politesse en continuant son chemin dans la maison pour la guider jusque dans la chambre des invités. Une chambre spacieuse avec des armoires vides pour qu’elle y range ses affaires, une salle de bain accolée pour ne pas avoir à se croiser dans des moments intimes. Elle y serait bien, logiquement. Pete y posa les valises de la petite blonde. « On va travailler du lundi au vendredi de 9h à 17h avec une pause pour le déjeuner. En principe. On fera en fonction de l’inspiration, évidemment. Ensuite ce sera quartier libre. Ça va pour vous ? » Il la jaugea du regard. Etait-elle contente d’être ici ? Il n’en avait pas réellement discuté avec leurs intermédiaires. Connaissait-elle son travail ? L’appréciait-elle ? Ou est-ce qu’elle était, elle aussi, à contre coeur ? Pete cherchait chez elle quelque chose qui trahirait son excitation ou, au contraire, son dépit.
Mad Max
Messages : 321
Date d'inscription : 06/05/2021
Région : Centre-Val de Loire
Crédits : Mad Max (signature : magma)

Univers fétiche : De tout
Préférence de jeu : Femme
patrick
Mad Max En ligne
Mar 30 Nov - 18:08
xv22.png
Roxanne Bartholomew
J'ai 23 ans et je vis à New-York, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis chanteuse, vedette de la pop et je m'en sors fantastiquement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je me moque bien de mon célibat, ma passion pour la musique étant ce qui m'importe le plus.

God save the Prom Queen,
Turned her tears to diamonds
in her crown.


Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) X2c0

Le minois placardé sur toutes les affiches publicitaires de parfum ou de maquillage. La voix qui résonne dans tous les postes radios. Toujours à la une des magazines peoples. Roxie, elle s’est attirée un succès que jamais elle ne penserait obtenir, ou du moins, pas aussi jeune, pas alors qu’il lui reste tant à apprendre du monde musical. Étoile montante de la pop, son visage de poupée est la raison de sa gloire florissante. Paillettes, followers et argent rythment son quotidien de vedette favorite du moment. Roxanne, elle se complaît dans sa fortune, offrant au monde entier le sourire qu’il veut voir, l’image qu’il veut contempler, la femme qu’il désire. Elle se perd un peu, dans toute cette richesse. Elle doute. Elle écrit en secret. Et elle chante les chansons des autres. Roxanne fait ce qu’on attend d’elle, au nom de l’amour qu’elle porte à la musique. Elle veut chanter. Elle veut se produire sur scène. Elle suffoque dans ce rôle mais...le jeu en vaut bien la chandelle, quitte à ne plus reconnaître son reflet dans un miroir. Roxie, la fabuleuse icône de la pop, la pousse à croire que son talent, celui qu'elle dissimule, n’est rien d’autre qu’une pierre au milieu des rochers. Et, au fond, peut-être est-ce la vérité.

jfa2.gifIt is sometimes an appropriate
response to reality to go insane.


Son cœur trépignait d’impatience dans sa poitrine. Son pied martelait le tapis du véhicule. Ses doigts, aux ongles soigneusement manucurés, tapotaient le cuir de sa petite pochette Gucci. Depuis que Roxanne avait jeté ses valises dans le coffre du taxi, elle bridait difficilement son enthousiasme, lequel grandissait à mesure que les heures filaient, faisant ainsi vibrer son palpitant d’impatience. Et comment pouvait-elle s’exhorter au calme ? Elle allait le rencontrer, lui. Une véritable légende de la musique à ses yeux. Mieux, ils allaient collaborer ensemble.

Lorsque ses agents lui avaient appris la nouvelle, la demoiselle n’y avait pas cru un seul instant, convaincue que c’était une plaisanterie de mauvais goût. Mais elle était bien là, Roxie, installée dans une berline pour rejoindre la campagne californienne. Pour rejoindre le studio d’enregistrement de Pete Hewson. Seigneur, elle ne parvenait toujours pas à croire qu’elle s’apprêtait à produire un album avec un tel virtuose, dont elle avait écouté les chefs d'œuvres en boucle jusqu’à connaître la moindre note par cœur. Elle rêvait d’avoir ne serait-ce qu’une pincée de son talent. Mais sa petite voix intérieure, celle qui l’empêchait de réaliser ses propres musiques, lui répétait que jamais elle ne serait aussi talentueuse. Elle n’avait même pas le cran de composer elle-même ses morceaux...comment pouvait-elle prétendre à une telle maîtrise ? La vedette observa en silence les champs défiler sous ses yeux. Enfouie sous l’excitation, Roxanne sentait son appréhension s’intensifier alors qu’ils se rapprochaient de la destination.

D’après les informations glanées sur Internet, le musicien offrait l’image d’un homme discret, qui se montrait très peu malgré tout le succès amassé au cours de sa carrière. Était-ce par modestie, ou dédain pour le monde qui l'entourait ? La curiosité l’avait poussé à le chercher sur les réseaux sociaux...en vain. Roxanne n’avait rien trouvé. L’échec lui avait inspiré une profonde déception, qui avait finalement très vite disparu durant le trajet, chassé par une euphorie débordante.

Le mouvement du véhicule ralentit. La vedette se tordit le cou pour scruter les environs, remarquant alors avec dépit l’océan de champ qui s’étendait jusqu’à perte de vue. Pas de grands buildings. Pas de vrombissements incessants des moteurs. Et encore moins de marées humaines...le lieu renforça ses incertitudes. La demoiselle n’était certainement pas friande de la campagne et du silence inquiétant qui enveloppait l’endroit. Elle était accoutumée aux bruits, Roxanne. À l'effervescence citadine. À être entourée à longueur de journées. Elle était habituée à nager dans un tintamarre permanent, sans jamais ressentir la moindre lassitude...à côté de ça, la campagne était pour elle une véritable source d’angoisse. Ah, Roxie commençait presque à regretter d’avoir quitté New-York et son agitation permanente.

Le taxi s’arrêta au centre d’une cour gravillonnée. La pression tordit subitement son estomac. Elle jeta instinctivement un coup d'œil à son reflet dans l’écran de son téléphone afin de s’assurer que ses ondulations dorées retombaient bien en bataille sur ses épaules. Son mascara n’avait pas coulé. Son trait fin d’eye-liner était toujours en place. Roxanne rangea son cellulaire dans son sac et émergea de la berline tout en remerciant le ciel d’avoir eu l’idée d’enfiler une petite veste en cuir noire plutôt qu’un léger cardigan, comme une amie le lui avait suggéré. Le propriétaire des lieux apparut rapidement. Elle eut à peine le temps de l’étudier que déjà, ils se dirigeaient vers la bâtisse, traînant dans leurs sillages ses nombreuses valises. Roxanne s’efforça de surveiller où elle mettait les pieds. Mais difficile de marcher avec assurance lorsque l’on pénétrait dans l’antre d’un des artistes les plus compétent de sa génération. A vrai dire, son regard ne décrochait pas du dos de l'interprète. La vedette s’évertuait à s'acclimater à cet accueil… presque glacial, qui était loin de correspondre à ce qu’elle s’était imaginée. Lorsque la voix de Pete Hewson se mêla aux crissements des roulettes sur le parquet, Roxanne lui adressa un sourire qui se voulait avenant. Et bien plus distinct que le maigre sourire placardé sur le visage du virtuose.

Elle le salua à son tour. Ses yeux se mirent à scruter les couloirs, analysant les moindres recoins de cette habitation si...secrète. “ Oui, merci. Enfin...On a failli percuter un chevreuil. Et le chauffeur s’est perdu deux fois mais...on a fini par arriver à destination, c’est le principal.”ajouta-t-elle avec légèreté, sa vitalité naturelle reprenant le dessus sur son appréhension malgré la froideur de son hôte. Elle déposa son sac sur le lit. Son esprit était encore partiellement connecté à la réalité ; Roxanne ne réalisait toujours pas que le célèbre musicien avait accepté de travailler avec elle. Et à en voir l’expression qu’il affichait, elle n’était pas certaine qu’il partage son enthousiasme....sans se laisser démonter par cette possibilité, la demoiselle se débarrassa de sa veste, avant de se retourner vers Pete. Les photographies sur la toile ne rendaient absolument pas justice à son charme naturel ; lequel contrastait totalement avec la plastique parfaite des chanteurs prépubères qui envahissent les réseaux chaque jour. Elle approuva d’un signe de tête ses propos. “ Ça me convient.”Et puis, la vedette ne se voyait pas opposer une quelconque objection. Elle ne voulait pas qu’il la voie comme une petite nuisance venue parasiter son quotidien. Mais peut-être était-ce trop tard pour ça ?

Roxanne attrapa son téléphone et son chargeur puis fouilla la pièce du regard afin de trouver une prise électrique. Elle s’avança aussitôt vers le boîtier blanc incrusté au pied du mur et brancha son cellulaire plus par reflex que par véritable nécessité. “ J’adore votre travail.”lâcha-t-elle brusquement en se redressant, maîtrisant tant bien que mal son allégresse d’être ici, dans son studio...mais la lueur enjouée qui illuminait le bleu ciel de ses yeux la trahissait.

La vedette se tourna vers Pete. Elle écarta une mèche de son visage avant de poursuivre. “ Au risque de passer pour une folle, j’ai écouté toutes vos musiques.” Plusieurs fois. Jusqu’à les connaître par cœur. Les mélodies qu’il avait créées lui parlaient, d’une certaine manière, tout en lui évoquant diverses choses, divers sentiments inexplicables. “ Vous avez vraiment un talent incroyable. Et je vous remercie d’avoir accepté cette collaboration et...de m’avoir laissé une chance. ”Elle avait certainement usé toute sa salive. Et tout son courage. Mais...au moins le brouhaha de son esprit s’était-il enfin tu. Malgré la nervosité qui l’empêchait de déglutir correctement, Roxanne s’était exprimée avec une sincérité que ses agents lui avaient souvent reprochée. Son public se moquait bien de savoir si elle était honnête ou non. Il voulait l’entendre chanter des chansons d’amour et aduler sa beauté tout en réclamant chaque jour quelque chose de différent. Sois plus belle, Roxie. Sois plus souriante. Sois plus grosse. Sois plus mince. Et surtout, préserve bien ton visage de poupée avant que le temps ne vienne l’effriter.


j1uq.pnggtfb.png9m0b.png
But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
MonkeyMama
Messages : 562
Date d'inscription : 17/06/2021
Région : Alsace
Crédits : vocivus

Univers fétiche : réel
Préférence de jeu : Homme
cat
MonkeyMama
Jeu 2 Déc - 17:45
f180a7a411d611b1a157e794fcc00692c02247a8.gifv
Pete
Hewson

J'ai 44 ans et je vis aux USA. Dans la vie, je suis auteur compositeur interprète et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis divorcé et je le vis plutôt pas bien.

Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) Giphy

I could sing it to you all night, all night, if I could, I'd make it alright, alright, nothing's stopping you except what's inside, I can help you, but it's your fight, your fight.

Malgré sa célébrité, Pete est quelqu'un qui a su rester très discret. Il essaye d'avoir le moins possible les projecteurs braqués sur lui et il se confie extrêmement peu sur sa vie privée. Ses chansons sont des classiques, son public est plutôt mature et le suit depuis qu'il a commencé il y a de ça vingt ans. C'est un homme qui pense trop et qui a tendance à se refermer sur lui-même, faisant de lui quelqu'un de solitaire. Il n'a jamais eu d'enfant justement parce qu'il ne se voyait pas imposer la célébrité à quelqu'un qui n'aurait rien demandé. Lassée du train de vie infernal de l'artiste et contrariée par ce choix de ne jamais avoir d'enfant, c'est sa femme qui a demandé le divorce il y a de ça un an. Ils n'en ont jamais parlé publiquement mais il va de soi que le monde entier est déjà au courant malgré tout. Pete est reconnaissant de son train de vie de privilégié, tellement qu'il est extrêmement investi dans l'humanitaire. C'est sa façon à lui de ne pas perdre pied dans les affres du show-business. C'est quelqu'un qui essaye de rester simple. Il est plutôt agréable, charmant et abordable, mais son coté loups solitaire peut le rendre extrêmement grognon aussi.  
Au début de sa carrière, Pete avait suivi le schéma typique et cruellement cliché d’une rockstar. Il était dans la vingtaine, il faisait des tournées dans le monde entier, il faisait la fête, il rentrait avec une fille différente chaque soir. Une période relativement courte où il simulait le bonheur alors qu’il se sentait incroyablement vide. Et il avait rencontré une femme. Sa femme. Son ex maintenant. Elle lui avait apporté le confort et la stabilité d’une vie normale, à elle seule elle compensait toutes les excentricités d’une vie d’artiste. Elle avait ramené Pete sur la terre ferme et c’était tout ce dont il avait besoin. A cette époque, il avait pensé avoir trouvé la femme de sa vie. Il aurait été bien déçu s’il avait su qu’elle partirait. Cependant, il n’était pas retombé dans ses mauvais travers. Sa vie était restée tranquille et rangée, malgré les moments incroyables qu’il continuait de passer sur scène ou les paparazzis qui ne se lassaient pas de le suivre à chaque fois qu’il apparaissait en public. Alors, forcément, une star qui essaye aussi fort de ne pas en être une se fait une idée toute faite des petites vedettes émergentes qui essayent de tirer la couverture à eux. L’accueil de Roxanne est donc froid. Pete fait des efforts pour qu’il ne soit pas glacial pour autant, mais son récent célibat a fait de lui un ours sacrément mal léché. Il aimait être seul et la petite blonde allait troubler sa tranquillité en plus d’être… elle, tout simplement. Elle raconta les détails de son périple et Pete se crispa. Pourquoi lui avait-il posé la question ? Il ne savait absolument pas quoi répondre maintenant. Il marqua un temps d’arrêt conséquent avant de difficilement articuler : « C’est le principal. » qu’il avait simplement répété, visiblement incapable de tenir une conversation normale. Les banalités d’usage, ce n’était pas son fort. La starlette avait l’air de beaucoup mieux maitriser ce credo. Elle accepta les conditions de travail, il hocha la tête. Maintenant qu’il l’avait en face de lui, il se rendait compte à quel point le défi était grand. Il n’avait rien à faire ensemble. Rien. Sensation qui s’accentua quand la demoiselle prit son téléphone pour aller le mettre à charger sur une des prises de la pièce. Pete écarquilla les yeux. Son propre téléphone était à l’abandon quelque part dans la maison. Pete n’y portait aucune attention particulière et ça le rendait assez difficile à joindre. Il ne commenta pas pour autant. Il passerait définitivement pour un vieux con. Par contre, il s’en faisait un avis. Avis auquel il n’eut pas trop le loisir de penser puisque la starlette l’intercepta avec un compliment. Et quel compliment ! Pete n’aurait pas pu être plus gêné. Elle avait vraiment tout écouté ? Il peinait à y croire. Pete avait beau remplir des stades, il était toujours surpris quand quelqu’un lui témoignait autant d’admiration. Surtout quelqu’un d’aussi… Jeune ? Superficielle ? Clinquante ? Comment c’était possible ? Pete se connaissait un public de son âge, des gens qui lui ressemblaient. Il s’était raclé la gorge, tentant de dissimuler son malaise. « Eh bien… Merci et de rien. » C’était assez lamentable mais c’était tout ce qu’il avait trouvé à dire. C’était bien la première fois qu’il méprisait une fan. « Je vais vous laisser vous installer tranquillement. On peut se rejoindre dans le salon d’ici une demi heure ? » Et il avait attendu son approbation pour s’éclipser de la pièce. Une fois la porte refermée, il avait laissé échapper un soupir. Le travail s’annonçait éreintant. Lui laisser une chance… Les mots de la jeune femme résonnaient en lui. Etait-ce vraiment ce qu’il avait fait ? S’il devait être honnête avec lui-même, il serait obligé d’admettre qu’il n’en était rien. Roxanne Bartholomew avait déjà été totalement cataloguée dans la catégorie greluche à succès pour lui. Il était allé s’installer dans un des canapés du vaste salon principal de la maison. Ici, il avait entreposé tout un tas de récompenses amassés pendant sa carrière. Le regard dans le vide, il attendait le retour de son invitée.
Mad Max
Messages : 321
Date d'inscription : 06/05/2021
Région : Centre-Val de Loire
Crédits : Mad Max (signature : magma)

Univers fétiche : De tout
Préférence de jeu : Femme
patrick
Mad Max En ligne
Lun 6 Déc - 15:57
xv22.png
Roxanne Bartholomew
J'ai 23 ans et je vis à New-York, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis chanteuse, vedette de la pop et je m'en sors fantastiquement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je me moque bien de mon célibat, ma passion pour la musique étant ce qui m'importe le plus.

God save the Prom Queen,
Turned her tears to diamonds
in her crown.


Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) X2c0

Le minois placardé sur toutes les affiches publicitaires de parfum ou de maquillage. La voix qui résonne dans tous les postes radios. Toujours à la une des magazines peoples. Roxie, elle s’est attirée un succès que jamais elle ne penserait obtenir, ou du moins, pas aussi jeune, pas alors qu’il lui reste tant à apprendre du monde musical. Étoile montante de la pop, son visage de poupée est la raison de sa gloire florissante. Paillettes, followers et argent rythment son quotidien de vedette favorite du moment. Roxanne, elle se complaît dans sa fortune, offrant au monde entier le sourire qu’il veut voir, l’image qu’il veut contempler, la femme qu’il désire. Elle se perd un peu, dans toute cette richesse. Elle doute. Elle écrit en secret. Et elle chante les chansons des autres. Roxanne fait ce qu’on attend d’elle, au nom de l’amour qu’elle porte à la musique. Elle veut chanter. Elle veut se produire sur scène. Elle suffoque dans ce rôle mais...le jeu en vaut bien la chandelle, quitte à ne plus reconnaître son reflet dans un miroir. Roxie, la fabuleuse icône de la pop, la pousse à croire que son talent, celui qu'elle dissimule, n’est rien d’autre qu’une pierre au milieu des rochers. Et, au fond, peut-être est-ce la vérité.

jfa2.gifIt is sometimes an appropriate
response to reality to go insane.


L’atmosphère de la pièce n’aurait pas pu être plus désagréable. L’indifférence du musicien était on ne peut plus distincte, bien qu’il semblait faire un brin d’effort pour paraître un minimum reconnaissant. Roxanne s’était imaginé voir un sourire naître sur son visage après la myriade de compliments qu’il venait de recevoir...mais il fallait croire que son imagination était débordante et remplie d’illusions. Elle reçut en réponse un simple remerciement. Quelques mots vides et froids, lâchés sans aucun doute pour combler le silence embarrassant qui venait de s’installer.

La vedette ressentit une pointe de déception. Ce n’était pas ainsi qu’elle s’était représentée sa rencontre avec Pete Hewson...Oh, non. Elle ne s’était pas préparée à découvrir une personnalité aussi désinvolte et désintéressée, que l’ego ébranlé de Roxanne percevait comme de l’arrogance dissimulée. Elle ne laissa aucune émotion négative transparaître sur son visage. Quand bien-même sa petite fierté de starlette avait été touché par l'accueil de Pete, son regard gardait un éclat chaleureux qui illuminait son minois de poupée. “ D’accord. Je m’occupe de ranger mes affaires et j’arrive.”lui apprit-elle poliment, s’efforçant d’adoucir le climat, avant que le musicien ne referme la porte, emportant alors avec lui cette ambiance profondément déplaisante.

Une fois seule, son sourire s’évapora brusquement et Roxanne sentit le dépit la gagner. Seigneur. Ce n’était que le début. Son amertume fut telle que la vedette s’installa en silence sur le matelas, contemplant ses immenses valises qui gisaient dans un coin de la chambre, s’autorisant quelques instants d’égarement pour faire le tri dans ses pensées. Pensées qui convergeaient toutes autour d’un même sujet : Pete Hewson. La célébrité avait-elle affecté sa sociabilité au point qu’il ne savait plus comment se montrer chaleureux envers ses invités ? Ou était-ce sa solitude ? Ou était-ce simplement une partie de lui ? Pas étonnant que sa femme l’ai quitté, songea-t-elle avec rancœur, encore un brin vexée. Elle était habituée à ce qu’on la couvre de compliment. Elle était habituée aux courbettes. Aux éloges. Partout où elle passait, la gloire rampait à ses pieds et Roxanne récoltait toujours quelques louanges. Roxie, elle ne laissait personne indifférent. N’importe quel cœur frémissait à la vue de son sourire...et ce comportement à son égard avait vite marqué son quotidien comme une vulgaire banalité.

Pete Hewson avait à peine jeté un coup d'œil dans sa direction. Elle rejeta cette vérité dans les tréfonds de son esprit et se redressa. Ne souhaitant pas se laisser ronger par son orgueil pour si peu, Roxanne se dirigea vers ses valises et plia soigneusement ses vêtements dans les armoires, se concentrant sur ce que signifiait cette collaboration pour sa carrière. À cette pensée, un sourire fleurit sur son visage. C’était une merveilleuse opportunité. Et la vedette ne comptait pas se laisser empoisonner par le venin de son orgueil, lequel pouvait la pousser à commettre une erreur...Une terrible erreur qu'elle finirait assurément par regretter. Aussi décida-t-elle de sortir de sa chambre après une demi-heure passée à combler le vide des meubles, emmitouflée dans un large pull crème, ses cheveux rassemblés en une queue-de-cheval désordonnée.

Elle regagna le salon, téléphone en main, évoluant dans une profonde quiétude bien différente de l’atmosphère bruyante de son studio à New-York. Dès son arrivée, elle nota aussitôt la présence de son hôte, installé sur un large canapé, mais les décorations qui meublaient la pièce attirèrent rapidement son regard.

De nombreux trophées trônaient sur des étagères et ses yeux les étudièrent avec insistance, l’un après l’autre. Cet étalage de succès ne la surprenait pas. Roxanne avait encore du mal à croire qu’elle s’apprêtait à travailler avec un homme aussi talentueux, qu’elle considérait presque comme une légende du monde musical. La demoiselle se retourna vers le musicien. Non, elle n’y croyait toujours pas...le déni était sûrement sa manière d’étouffer sa rancœur, que son ego légèrement froissé avait causé.

“ Il paraît que vous avez rénové entièrement la maison pour en faire un studio ?”demanda-t-elle pour combler le silence en s’asseyant sur un des fauteuils. Ses yeux glissèrent jusqu’à Pete. Ils pétillaient d’un éclat vif et naturel, bien que Roxanne était loin d’être à son aise dans un tel environnement, coincé avec un maître des lieux aussi...aussi peu avenant. “ Est-ce que vous avez du wifi ? Je n’ai pas beaucoup de réseaux ici.”Question typique d’une demoiselle de sa génération. Une question instinctive. À l’instant même où il avait quitté sa chambre, la vedette s’était empressée de regarder l’écran de son cellulaire...et, sans surprise, elle avait remarqué l’absence de réseau. Depuis, la question taraudait son esprit. Il lui tardait de sous-entendre furtivement sur les réseaux sa collaboration avec Pete Hewson mais, en vue du caractère de ce dernier, elle n’était pas certaine qu’il lui donne son approbation.



j1uq.pnggtfb.png9m0b.png
But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
MonkeyMama
Messages : 562
Date d'inscription : 17/06/2021
Région : Alsace
Crédits : vocivus

Univers fétiche : réel
Préférence de jeu : Homme
cat
MonkeyMama
Mer 8 Déc - 22:32
f180a7a411d611b1a157e794fcc00692c02247a8.gifv
Pete
Hewson

J'ai 44 ans et je vis aux USA. Dans la vie, je suis auteur compositeur interprète et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis divorcé et je le vis plutôt pas bien.

Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) Giphy

I could sing it to you all night, all night, if I could, I'd make it alright, alright, nothing's stopping you except what's inside, I can help you, but it's your fight, your fight.

Malgré sa célébrité, Pete est quelqu'un qui a su rester très discret. Il essaye d'avoir le moins possible les projecteurs braqués sur lui et il se confie extrêmement peu sur sa vie privée. Ses chansons sont des classiques, son public est plutôt mature et le suit depuis qu'il a commencé il y a de ça vingt ans. C'est un homme qui pense trop et qui a tendance à se refermer sur lui-même, faisant de lui quelqu'un de solitaire. Il n'a jamais eu d'enfant justement parce qu'il ne se voyait pas imposer la célébrité à quelqu'un qui n'aurait rien demandé. Lassée du train de vie infernal de l'artiste et contrariée par ce choix de ne jamais avoir d'enfant, c'est sa femme qui a demandé le divorce il y a de ça un an. Ils n'en ont jamais parlé publiquement mais il va de soi que le monde entier est déjà au courant malgré tout. Pete est reconnaissant de son train de vie de privilégié, tellement qu'il est extrêmement investi dans l'humanitaire. C'est sa façon à lui de ne pas perdre pied dans les affres du show-business. C'est quelqu'un qui essaye de rester simple. Il est plutôt agréable, charmant et abordable, mais son coté loups solitaire peut le rendre extrêmement grognon aussi.  
Pete laissait ses pensées divaguer. Il avait toujours aimé ça. Il s’asseyait quelque part et mettait en route son cerveau en roue libre. L’inspiration lui venait souvent comme ça. Par mots, par phrases, qu’il collectait sur des carnets qui trainaient partout dans la maison. Là, l’inspiration n’était pas là. Il se concentrait pour rester serein mais son pied s’était mis à tambouriner nerveusement le sol. Il n’y arriverait pas. Ou peut-être que c’était un peu trop tôt pour le dire ? De toute façon, elle était là. Si Pete était une célébrité, il n’était pas une star capricieuse pour autant. Il n’allait pas la faire repartir. Pas comme ça, pas si vite. Il gâcherait le temps de la demoiselle… Et un peu du sien, aussi, ce qui n’était pas négligeable. Alors il allait essayer. Il allait y arriver, qu’il tentait vainement de se convaincre mentalement. Il avait porté sa main à son menton, frottant sa barbe mal rasée dans un autre tic trahissant sa nervosité. Bon sang, dans quoi avait-il embarqué ? Il eut du temps pour ruminer, un peu plus de trente minutes comme lui avait appris l’horloge du salon. Et elle était arrivée, téléphone en main, sortant Pete de ses pensées d’artiste torturé. Est-ce qu’elle allait vraiment toujours se promener avec ce truc dans la main ? Il pesta. Intérieurement. Il n’allait quand même pas lui faire la remarque. Il n’était pas son père. Mais elle avait quoi, vingt ans ? Peut-être un peu plus, mais pas moins. Mon Dieu. Oui. Il aurait pu être son père. A cette pensée et sans comprendre pourquoi, il frémit. En silence, il l’observa évoluer dans la pièce. Il la voyait s’attarder sur ses récompenses et un sourire sincère apparut sur son visage à la vue de la scène. Etait-elle en train de rêver, de s’imaginer en recevoir elle aussi un jour ? Peut-être qu’une collaboration avec lui pourrait lui ouvrir ces portes-là… Encore faudrait-il qu’ils arrivent à pondre quelque chose. Et ce n’était pas gagné, se rappela Pete. Son sourire s’était évanoui aussi rapidement qu’il était apparu. Il hocha la tête en signe d’affirmation à sa question, croisant son regard à cette occasion. A défaut d’être réellement talentueuse, elle était vraiment rafraichissante. Pete pouvait au moins lui reconnaitre ça. « Oui. J’ai fait ça avec d’autres maisons à vrai dire… C’est bien de pouvoir s’isoler du monde extérieur pour composer. » Faisait-il allusion à ce maudit smartphone qui semblait collé à la main de la starlette ? Peut-être le devinera-t-elle. Ou peut-être pas. Ça avait l’air si naturel chez elle qu’elle n’y voyait certainement pas le mal. Voilà qu’elle lui demandait s’il y avait le wifi ici. Il plissa les yeux. « Non. Navré. » Oh, il ne l’était évidemment absolument pas. Il se releva. « Mais il y a du thé. Vous en voulez ? » demanda-t-il poliment. On était bien loin de l’image sulfureuse qu’on se faisait du train de vie d’une star du rock et, dans un sens, Pete aimait ça. Après tout, s’il tenait tant à cacher sa vie privée, c’était sans doute parce qu’elle n’avait absolument rien d’intéressant. Un homme qu’on reconnait dans la rue et qu’on entend à la radio mais un homme simple avant tout. « Asseyez-vous. » Il s’empressa de rajouter de peur de paraitre autoritaire : « S’il vous plait. » Il se racla la gorge. Le malaise qu’il ressentait était palpable. Il ne parvenait pas à la dissimuler, même sous sa froideur. « On pourrait peut-être discuter de ce que vous envisagez pour cet album. » Il chercha son regard du sien, plus intensément cette fois. « Quel thème, par exemple ? » Si seulement elle pouvait lui inspirer douze chansons très rapidement qu’ils puissent se quitter au plus vite.
Mad Max
Messages : 321
Date d'inscription : 06/05/2021
Région : Centre-Val de Loire
Crédits : Mad Max (signature : magma)

Univers fétiche : De tout
Préférence de jeu : Femme
patrick
Mad Max En ligne
Dim 12 Déc - 15:48
xv22.png
Roxanne Bartholomew
J'ai 23 ans et je vis à New-York, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis chanteuse, vedette de la pop et je m'en sors fantastiquement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je me moque bien de mon célibat, ma passion pour la musique étant ce qui m'importe le plus.

God save the Prom Queen,
Turned her tears to diamonds
in her crown.


Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) X2c0

Le minois placardé sur toutes les affiches publicitaires de parfum ou de maquillage. La voix qui résonne dans tous les postes radios. Toujours à la une des magazines peoples. Roxie, elle s’est attirée un succès que jamais elle ne penserait obtenir, ou du moins, pas aussi jeune, pas alors qu’il lui reste tant à apprendre du monde musical. Étoile montante de la pop, son visage de poupée est la raison de sa gloire florissante. Paillettes, followers et argent rythment son quotidien de vedette favorite du moment. Roxanne, elle se complaît dans sa fortune, offrant au monde entier le sourire qu’il veut voir, l’image qu’il veut contempler, la femme qu’il désire. Elle se perd un peu, dans toute cette richesse. Elle doute. Elle écrit en secret. Et elle chante les chansons des autres. Roxanne fait ce qu’on attend d’elle, au nom de l’amour qu’elle porte à la musique. Elle veut chanter. Elle veut se produire sur scène. Elle suffoque dans ce rôle mais...le jeu en vaut bien la chandelle, quitte à ne plus reconnaître son reflet dans un miroir. Roxie, la fabuleuse icône de la pop, la pousse à croire que son talent, celui qu'elle dissimule, n’est rien d’autre qu’une pierre au milieu des rochers. Et, au fond, peut-être est-ce la vérité.

jfa2.gifIt is sometimes an appropriate
response to reality to go insane.


L’isolement était à ses yeux une situation insupportable, qui à l’inverse d’éveiller son inspiration, l’étouffait entièrement. Tous ses champs à perte de vue…ce profond silence…Éloigné de l’agitation citadine…tous ses éléments ne faisaient que renforcer son malaise. Son cellulaire était un moyen de lui rappeler l'effervescence de New-York, sa popularité et son importance pour son public. Ici, au cœur de la campagne, Roxanne se sentait presque inexistante et la froideur de son hôte n’aidait en rien à instaurer un climat de confiance pour dissiper son trouble. Sans surprise, elle ne partageait pas l’avis du virtuose quant aux bénéfices de la solitude. La starlette avait tendance à fuir la quiétude. Pas à la chercher. L’euphorie urbaine bourdonnait dans son sang et un séjour en milieu rural ne suffirait pas à la débarrasser de cette vitalité new-yorkaise. “ Je suis trop habitué à New-York pour partager votre avis sur l’isolement, Monsieur Hewson.”lui apprit-elle, en s’éloignant des multiples trophées entreposés sur les étagères.

Voilà des années qu’elle n’avait pas mis un pied à la campagne et l’odeur de la végétation, du fourrage et du pâturage ne lui avait assurément pas manqué. Mais son plus grand ennemi…était sans aucun doute l’absence de réseau. Son téléphone était resté inhabituellement silencieux depuis plus d’une heure et le mutisme de ce dernier commençait à la titiller. Aussi demanda-t-elle naturellement au musicien le code de la wifi.

Sa réponse, d’une brutalité immédiate, lui arracha un large sourire, avant qu’un rire furtif ne fuit aussitôt entre ses lèvres étirées. Mais Roxie eut tôt fait de perdre son rictus. L’expression du musicien indiquait qu’il ne plaisantait pas, à son plus grand dam, et ses traits fondirent très légèrement face à cette constatation. Une pointe de déception s’alluma dans son regard. Quel genre d’ermite se privait d’internet ? “ Ah, vous êtes sérieux. D’accord, c’est…pas bien grave. ”Elle scruta une nouvelle fois l’écran de son téléphone. Pleine d’espoir, la starlette comptait sur sa chance légendaire pour obtenir ce dont elle se languissait tant mais…une maudite petite croix, toujours aussi détestable, remplaçait encore les barres de réseaux. Roxanne redressa la tête, le visage dépourvu de toute amertume. Elle dissimula son appréhension derrière un de ces sourires ravissants dont elle seule avait le secret. Un thé ? La proposition de Pete lui semblait si banale, si simple, pour un homme qui avait arpenté les plus grandes scènes du monde…que ce contraste lui insuffla un étrange sentiment, mêlé à une certaine curiosité.

Roxanne se frotta légèrement le front. “ Non, merci, ça ira. Est-ce que vous avez du café, plutôt ?”Inutile de s’attirer les foudres de son hôte en exprimant ouvertement qu’elle abhorrait le thé. Elle n’avait, pour le moment, aucune envie d’apercevoir son visage se durcir plus qu’il ne l’était déjà, bien que le ton qu’il employait conférait naturellement un brin de sévérité à sa physionomie. Son invitation à s’installer sonnait presque comme un ordre. La starlette balaya du regard les environs avant de s'asseoir confortablement sur un des fauteuils.

L’ambiance de la pièce lui filait des frissons d’embarras…et un élan d’incertitude la traversa lorsque Pete aborda le sujet du futur thème de l’album. La vérité ? Elle restait coincée dans sa gorge, préférant rester dans l’ombre, trop craintive pour se révéler à la lumière du jour. Des idées, Roxanne en avait des tas. Son esprit fourmillait d’envies, de pensées, de croyances… mais il n’y avait pas la moindre trace de volonté. La peur du jugement l’oppressait tant et si bien qu’elle lui retirait le courage de s’affirmer pleinement. Ses iris accrochèrent un instant celles du virtuose. Avait-il subi cette même pression, à ses débuts ? Ou avait-il toujours eu l’audace d’exprimer tout haut ce qu’il pensait tout bas ? À en voir ses yeux si froids et son regard si inflexible, tout portait à croire qu’il avait toujours été animé par une détermination sans faille. “ Je ne sais pas trop…pour le moment. Je n’écris jamais mes propres chansons. Mais la nuit porte conseil. ”répliqua-t-elle, avec une profonde assurance et un détachement factice, afin de rendre son hésitation moins distincte. Son regard pouvait être un véritable océan d’émotions…comme il pouvait être un vide profond. D’ordinaire, son entourage ne remarquait jamais la différence.

Elle croisa une jambe par-dessus l’autre et rangea son cellulaire dans la poche de son jean.“ Et vous ? Est-ce que vous avez des idées ?”Pourvu qu’il en ai, criait l’intégralité de son âme. Roxie n’aurait qu’à louanger sa créativité, flatter son ego, bien qu’il semblait mépriser toutes formes de compliments, et se dissimuler derrière son inexpérience pour pallier son manque de bravoure. Une partie de son être était rongée par la honte…mais la peur était installée depuis trop longtemps pour que la starlette soit en mesure de lutter contre celle-ci.



j1uq.pnggtfb.png9m0b.png
But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
MonkeyMama
Messages : 562
Date d'inscription : 17/06/2021
Région : Alsace
Crédits : vocivus

Univers fétiche : réel
Préférence de jeu : Homme
cat
MonkeyMama
Lun 13 Déc - 16:10
f180a7a411d611b1a157e794fcc00692c02247a8.gifv
Pete
Hewson

J'ai 44 ans et je vis aux USA. Dans la vie, je suis auteur compositeur interprète et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis divorcé et je le vis plutôt pas bien.

Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) Giphy

I could sing it to you all night, all night, if I could, I'd make it alright, alright, nothing's stopping you except what's inside, I can help you, but it's your fight, your fight.

Malgré sa célébrité, Pete est quelqu'un qui a su rester très discret. Il essaye d'avoir le moins possible les projecteurs braqués sur lui et il se confie extrêmement peu sur sa vie privée. Ses chansons sont des classiques, son public est plutôt mature et le suit depuis qu'il a commencé il y a de ça vingt ans. C'est un homme qui pense trop et qui a tendance à se refermer sur lui-même, faisant de lui quelqu'un de solitaire. Il n'a jamais eu d'enfant justement parce qu'il ne se voyait pas imposer la célébrité à quelqu'un qui n'aurait rien demandé. Lassée du train de vie infernal de l'artiste et contrariée par ce choix de ne jamais avoir d'enfant, c'est sa femme qui a demandé le divorce il y a de ça un an. Ils n'en ont jamais parlé publiquement mais il va de soi que le monde entier est déjà au courant malgré tout. Pete est reconnaissant de son train de vie de privilégié, tellement qu'il est extrêmement investi dans l'humanitaire. C'est sa façon à lui de ne pas perdre pied dans les affres du show-business. C'est quelqu'un qui essaye de rester simple. Il est plutôt agréable, charmant et abordable, mais son coté loups solitaire peut le rendre extrêmement grognon aussi.  
L’exaspération grandissante de Pete se lisait dans son regard. Il avait beau essayer de le camoufler, il n’avait jamais été doué pour prétendre. Il était musicien, oui, mais pas acteur. Raison pour laquelle il était plutôt rare dans les médias. Il acceptait peu de plateaux télé, l’exercice avait toujours été horriblement difficile pour lui. La bonne humeur, sourire, les questions parfois indiscrètes, ce n’était pas vraiment pour lui. Roxanne, quant à elle, devait probablement exceller dans le domaine. « Parce que vous composez ? » Il avait haussé un sourcil, l’air inquisiteur. Sa question était relevée d’une pointe de sarcasme, Pete aurait été bien étonné d’apprendre qu’elle sache faire autre chose que de chanter sur des airs qui n’étaient pas les siens. « Appelez-moi Pete. » qu’il avait continué pour passer au plus vite à autre chose. Il ne voulait pas paraitre moqueur. Pas aussi ouvertement en tout cas. New-York. Pete eut une pensée pour l’endroit en se remémorant à quel point il était difficile pour lui de circuler dans des lieux aussi fréquentés. Casquette et lunettes de soleil y étaient obligatoires, ce n’était pas une tenue de rockstar mais bien une tenue de camouflage. Passer inaperçu. Pete adorait la musique… mais il détestait être célèbre. Comment pouvait-elle le comprendre ? La demoiselle devait certainement adorer toute cette attention. Pourquoi venir s’enterrer à la campagne, loin de toute la reconnaissance quotidienne et continue qu’elle reçoit quotidiennement dans une ville comme New-York ? Quand Pete lui avait annoncé qu’il n’y avait pas de wifi ici, elle avait rigolé. Ce qu’elle pensait être une blague, relevait pourtant bien de la réalité. L’autarcie, c’était précisément ce que recherchait Pete quand il venait ici. Elle regardait son portable puis relever la tête avec un sourire digne de la petite starlette qu’elle était, c’en était… épatant. Pete resta quelques secondes silencieux, à la jauger du regard. Comment sait-on quand elle est triste ? Enervée ? Vraiment heureuse ? Son état avait l’air si parfaitement stationnaire que ça étourdissait le quarantenaire. « On capte un peu de réseau à l’étage… Dans mon bureau. Si vous deviez avoir besoin de passer un coup de fil. » Et il fallait bien avoir passé la quarantaine pour ne pas se rendre compte que plus personne ne passait de coups de fil. A l’ère du numérique où tout va toujours plus vite, on s’envoie des sms, des vocaux. Que d’outils que Pete ne maitrisait pas. « Bien sûr. » Sourire froid avant de partir s’affairer dans la cuisine pour faire couler un café à la blondinette. Il n’avait pas passé autant de temps avec quelqu’un, chez lui, depuis longtemps. Son divorce ne l’avait pas seulement rendu malheureux, il avait au passage également renforcé sa solitude. Pete n’arrivait pas à croire qu’il en était réduit à de telles fréquentations. A l’abri des regards, il avait soupiré. Il était revenu ensuite avec leurs boissons respectives dans le vaste salon. Il s’était installé à une distance raisonnable de la jeune femme. « Il n’y a aucun sujet qui vous tient à coeur ? » qu’il avait regretté sur un ton courtois, peiné de comprendre qu’elle n’allait certainement pas l’aider à trouver de l’inspiration. Il avala une gorgée de son thé. « J’aime m’inspirer des gens pour qui j’écris, de leurs sentiments… De leur vécu. » Et quel vécu, ironisa Pete intérieurement. Vingt-trois ans, petite star montante de la pop, probablement à moitié oubliée l’année prochaine. Il se retint de tout commentaire et continua : « La célébrité, par exemple… C’est assez nouveau pour vous, non ? Vous le vivez comment ? » Oh mon Dieu, pourvu que ce soit un minimum intéressant de creuser ce genre de sujet avec la jeune femme. Pete ne saurait pas dans quelle direction aller avec elle autrement.
Mad Max
Messages : 321
Date d'inscription : 06/05/2021
Région : Centre-Val de Loire
Crédits : Mad Max (signature : magma)

Univers fétiche : De tout
Préférence de jeu : Femme
patrick
Mad Max En ligne
Jeu 16 Déc - 17:45
xv22.png
Roxanne Bartholomew
J'ai 23 ans et je vis à New-York, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis chanteuse, vedette de la pop et je m'en sors fantastiquement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je me moque bien de mon célibat, ma passion pour la musique étant ce qui m'importe le plus.

God save the Prom Queen,
Turned her tears to diamonds
in her crown.


Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) X2c0

Le minois placardé sur toutes les affiches publicitaires de parfum ou de maquillage. La voix qui résonne dans tous les postes radios. Toujours à la une des magazines peoples. Roxie, elle s’est attirée un succès que jamais elle ne penserait obtenir, ou du moins, pas aussi jeune, pas alors qu’il lui reste tant à apprendre du monde musical. Étoile montante de la pop, son visage de poupée est la raison de sa gloire florissante. Paillettes, followers et argent rythment son quotidien de vedette favorite du moment. Roxanne, elle se complaît dans sa fortune, offrant au monde entier le sourire qu’il veut voir, l’image qu’il veut contempler, la femme qu’il désire. Elle se perd un peu, dans toute cette richesse. Elle doute. Elle écrit en secret. Et elle chante les chansons des autres. Roxanne fait ce qu’on attend d’elle, au nom de l’amour qu’elle porte à la musique. Elle veut chanter. Elle veut se produire sur scène. Elle suffoque dans ce rôle mais...le jeu en vaut bien la chandelle, quitte à ne plus reconnaître son reflet dans un miroir. Roxie, la fabuleuse icône de la pop, la pousse à croire que son talent, celui qu'elle dissimule, n’est rien d’autre qu’une pierre au milieu des rochers. Et, au fond, peut-être est-ce la vérité.

jfa2.gifIt is sometimes an appropriate
response to reality to go insane.


Composer ? C’était un rêve que Roxanne couvait depuis son enfance, caressant l’espoir qu’un jour, le monde entier danserait au rythme des mélodies qu’elle avait elle-même imaginé. Et ce rêve, la starlette ne l’avait pas oublié. Il flottait dans une partie de son esprit, effrité par les années mais toujours aussi vivace. Mais ses producteurs ne lui avaient jamais soumis l’idée qu’elle puisse chanter sur ses propres airs, pas une seule fois, aussi Roxie n’avait jamais osé leur demander. La peur de l’échec la suivait comme une ombre.

“ Non je ne compose pas. Je voulais plutôt dire que je n’aime pas la solitude. C’est ennuyeux. Et puis il paraît qu’au bout d’un certain temps, ça affecte les habiletés sociales.”décréta-t-elle, sans se départir un seul instant de son sourire. Pourtant, il y avait bien un sous-entendu, caché dans ses paroles, que Roxanne n’avait pas pu retenir. Un sous-entendu destiné au musicien, dont le comportement commençait à éveiller certains traits de sa personnalité que la starlette dissimulait. Le semblant d’irritation qu’elle croyait apercevoir dans le regard de Pete l’affectait. Bien plus qu’elle ne le montrait. La déception liée à cette première rencontre se muait progressivement en agacement. Mais, à l’inverse du virtuose, Roxanne gardait un masque d’indifférence qui ne reflétait rien d’autre qu’un enthousiasme de plus en plus discret.

Ce n’était pas surprenant que Pete cherche à se terrer dans la campagne. Loin de la foule. De l’agitation. Des projecteurs…il devait fuir toute forme d’attention pour éviter d’avoir à feindre un vague intérêt pour quiconque. Derrière ses bonnes manières, Roxie le trouvait condescendant. Son air, son ton…certains aspects chez lui respiraient le dédain et la suffisance. Le grand et célèbre Pete Hewson, hypocrite ? Oh, quelle déception. Parce qu’il semblait être un véritable mystère pour la presse, elle avait espéré que sa discrétion soit pour lui un moyen de préserver uniquement un semblant de normalité. Ah, il menait une vie simple, ça ne faisait aucun doute…en revanche, Roxanne croyait déceler dans son attrait pour l’isolement le mépris évident qu’il portait pour autrui. Oui, ce n’était manifestement pas étonnant qu’il aspire à une vie en autarcie. Il méprisait certainement le monde entier. Voilà une éventualité qui ternissait l’image si éclatante qu’elle avait pourtant du chanteur, avant de le rencontrer.

Se réfugier dans son bureau pour obtenir un peu de réseau ? C'était une solution peu envisageable. Roxanne refusait de pénétrer dans l'intimité du chanteur ou, du moins, préférait se tenir à l’écart des pièces qu’il fréquentait sûrement le plus. Pour passer un coup de fil. Son expression prouvait à quel point Pete était un élément…hors du temps, comme figé depuis une décennie. Leurs différences s’accumulaient, encore et encore, rendant vain l’espoir d’une collaboration fructueuse. “ D’accord, merci. On a traversé une grande ville en venant ici, je m’y rendrai cette semaine pour acheter un routeur. Ça sera…beaucoup plus pratique.”

Roxie suivit le musicien des yeux. Il disparut dans la cuisine, emportant avec lui ce sourire glacé qui lui filait presque des frissons. Elle essaya de s’installer confortablement dans le fauteuil mais même le moelleux du siège ne parvenait pas à la détendre entièrement. Elle attrapa sa boisson et inhala doucement l’odeur amère qui s’en échappait, refermant ses mains autour de la tasse pour s’imprégner de sa chaleur. La starlette releva les yeux pour rencontrer ceux du virtuose. Tout aussi amer que le café, ses iris étaient d’un bleu grisâtre d’une froideur inégalée, qui n’était pas sans rappeler un ciel hivernal. Au moins, s’efforçait-il de lui témoigner un minimum de courtoisie.

Ses questions furent cependant toutes aussi déstabilisantes que son austérité. Alors qu’elle portait sa tasse jusqu’à ses lèvres, son bras se figea lentement dans les airs, témoignant d’un trouble que son sourire permanent masquait. Ses réflexions étaient les seules parties de son être qu'elle gardait encore secrète. À l'abri. Protégée du jugement extérieur. On s’accaparait son corps, sa voix, son image ; son visage n’était plus un secret pour personne, à présent. Elle était un coffre-fort dévalisé. Ne restait plus que la petite trappe mystérieuse que personne n’avait encore soulevée ; ses pensées lui appartenaient et si Roxie les camouflait tant, c’était bien pour les préserver. “ Eh bien….”commença-t-elle, presque…penaude. Ses pensées se bousculaient dans son crâne. Elle étudia le musicien, l’hésitation prenant d’assaut son regard et son esprit. Elle ne s’était pas préparée à un tel interrogatoire. À vrai dire, elle s'attendait à ce que leur album lui soit apporté sur un plateau d’argent. Comme d’habitude. Elle se contentait de jouer son rôle d'interprète et le monde semblait en être ravi.

Les mots commençaient à se presser à la frontière de ses lippes. Seulement, Roxanne gardait résolument sa bouche fermée. Elle pouvait jouer la carte de la sincérité. Ou de la naïveté…le regard perçant de Pete ne l’encourageait pas à prendre une décision. La starlette prit une gorgée de son café. “ C’est beaucoup de pression, mais je ne vous apprends rien.”Seconde gorgée. Elle profitait du silence pour chercher soigneusement ses mots. “ Ça a ses bons et mauvais côtés, c’est vrai, mais j’adore chanter. J’adore la musique.” Une lueur étincelante s’alluma dans ses yeux lorsqu’elle évoqua sa passion pour le chant. “ Je ne me serais jamais lancée si ma sœur ne m’y avait pas poussé et je ne regrette pas un seul instant. Je crois que la célébrité…ça peut devenir un cauchemar, seulement si on s’entête à voir les choses sous cet angle.” Roxanne haussa les épaules. Son incertitude s’était évanouie, ne laissant aucune trace sur son visage de poupée. “ Je suis jeune, je profite des opportunités qui me sont offertes et ça me convient pour le moment.” De toute façon, on ne lui avait jamais demandé son avis. Elle était jolie. Elle plaisait au public. Son sourire faisait chavirer les cœurs et c’était ce qui maintenait sa carrière à flot. Et tant pis pour toutes ces pensées qu’elle réduisait au silence.

Roxanne but une grande lampée de sa boisson, avant de reposer sa tasse sur la table basse. “ Désolé, je suis restée assise toute la journée, je crois que je vais aller me dégourdir les jambes dans votre jardin.”déclara-t-elle en se levant, ne ressentant intérieurement pas l’ombre d’un remords pour mettre un terme à cet échange loin d’être plaisant. Quelques semaines plus tôt, elle aurait donné tout ce qu’elle avait en sa possession pour converser ne serait-ce que quelques minutes avec Pete Hewson. Mais maintenant…maintenant, son enthousiasme venait de prendre un sacré choc. Et ce n’était que le début.


j1uq.pnggtfb.png9m0b.png
But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
MonkeyMama
Messages : 562
Date d'inscription : 17/06/2021
Région : Alsace
Crédits : vocivus

Univers fétiche : réel
Préférence de jeu : Homme
cat
MonkeyMama
Lun 20 Déc - 10:03
f180a7a411d611b1a157e794fcc00692c02247a8.gifv
Pete
Hewson

J'ai 44 ans et je vis aux USA. Dans la vie, je suis auteur compositeur interprète et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis divorcé et je le vis plutôt pas bien.

Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max) Giphy

I could sing it to you all night, all night, if I could, I'd make it alright, alright, nothing's stopping you except what's inside, I can help you, but it's your fight, your fight.

Malgré sa célébrité, Pete est quelqu'un qui a su rester très discret. Il essaye d'avoir le moins possible les projecteurs braqués sur lui et il se confie extrêmement peu sur sa vie privée. Ses chansons sont des classiques, son public est plutôt mature et le suit depuis qu'il a commencé il y a de ça vingt ans. C'est un homme qui pense trop et qui a tendance à se refermer sur lui-même, faisant de lui quelqu'un de solitaire. Il n'a jamais eu d'enfant justement parce qu'il ne se voyait pas imposer la célébrité à quelqu'un qui n'aurait rien demandé. Lassée du train de vie infernal de l'artiste et contrariée par ce choix de ne jamais avoir d'enfant, c'est sa femme qui a demandé le divorce il y a de ça un an. Ils n'en ont jamais parlé publiquement mais il va de soi que le monde entier est déjà au courant malgré tout. Pete est reconnaissant de son train de vie de privilégié, tellement qu'il est extrêmement investi dans l'humanitaire. C'est sa façon à lui de ne pas perdre pied dans les affres du show-business. C'est quelqu'un qui essaye de rester simple. Il est plutôt agréable, charmant et abordable, mais son coté loups solitaire peut le rendre extrêmement grognon aussi.  
Et sans aucune surprise pour Pete, la starlette lui avait confié qu’elle ne composait pas. Et sans aucune surprise encore, Pete avait un avis sur la question. La surprise fut ailleurs dans les propos de la blondinette. Pete rêvait ou bien elle commençait à montrer subtilement les dents ? Le musicien s’était crispé, s’agrippant à son thé pour retenir une autre remarque acerbe de sa bouche. Il n’avait pas besoin de se crêper le chignon avec Roxanne Bartholomew… Si ? « J’imagine que la solitude peut demander beaucoup de ressources personnelles… » qu’elle n’a pas, évidemment. La solitude, ennuyeux ? Du plus loin qu’il se souvienne, Pete avait toujours aimé ça. Notamment pour composer, créer. Autrefois, c’était un sujet de dispute régulier avec sa femme. Il pouvait passer des jours et même des semaines à s’isoler, trop emporté par l’inspiration pour quitter sa bulle de création. Une année, il en avait même oublié l’anniversaire de sa femme et comment s’était-il fait pardonner ? En écrivant une chanson d’amour pour sa belle… Et aujourd’hui sa belle n’était plus sienne. Elle serait sans doute d’accord avec la starlette. Pete n’arrivait plus à flanquer un sourire factice sur son visage. Il ne souriait plus. Ses yeux trahissaient une irritation de plus en plus profonde. Ils n’avaient donc vraiment rien à faire ensemble. Rien. Et comment pouvait-il en être autrement ? Elle sortait tout juste du lycée pour être propulsée au rang de vedette internationale. Pete se sentait d’office plus légitime. Son âge. Son expérience. Tout un tas de choses dont la jeune femme ne pouvait pas connaitre par la force des choses. Il en avait croisé des tas des filles comme elles et ça ne durait jamais bien longtemps. Il aimait penser que si quelqu’un avait du talent, il était capable de le voir. Et chez Roxane Bartholomew, Pete ne voyait rien d’autre qu’une fille mignonne qui savait pousser la chansonnette.
Mais il essayait. Il n’était pas du genre à reculer devant ses engagements. Alors il avait initié une conversation qui se voulait constructive, une conversation qui l’aiderait à trouver les paroles qu’il ferait chanter à Roxanne. Il en avait besoin. Tout devait avoir un sens, au final, pour Pete. Autrement, il aurait l’impression de bafouer son art et de gaspiller son temps avec elle. Et quelle déception, quelle désolation, quand enfin elle parvint à lui répondre. Elle ne lui donnait rien. Pas le début d’une piste ou d’une idée à exploiter. N’avait-elle donc rien à raconter à son public ? N’était-elle donc qu’une opportuniste qui profiter d’une vague de succès pour exister sur la scène internationale ? Pete s’était à nouveau renfrogné. Il se sentait acculé, mis au pied d’un mur qu’il ne saurait pas escalader. Dès qu’il aurait deux minutes, il irait appeler celui qui a eu l’idée de lui mettre Roxanne Bartholomew dans les pattes pour lui expliquer que c’était tout bonnement impossible d’en tirer quelque chose. Pour le moment, il semblait avoir retrouvé la force de sourire poliment tout en hochant la tête devant le discours de la jeune femme qui le faisait intérieurement bailler de tout son être. Elle ne voulait pas parler. Ce truc-là, c’est ce qu’on raconte tous quand on devient célèbre. Ça n’avait rien de profond, c’était bateau. Pete ressentait qu’il s’était aventuré sur un terrain auquel la jeune femme ne lui donnerait pas accès. Au lieu de voir ça comme une piste sur laquelle il devait s’attarder plus habilement, il avait décidé de voir ça comme la preuve ultime que toute collaboration était impossible entre eux. Mais il n’était pas au bout de ses peines. Sans crier garde, la jeune femme le congédia. Sans le vouloir, Pete avait écarquillé les yeux. Il avait camouflé son trouble en avalant une gorgée de son thé, détaillant du regard cette jeune fille qu’il trouvait maintenant capricieuse. « Bien sûr, je comprends. » qu’il avait articulé après quelques secondes de silence, son sarcasme était brulant. « Puisse la solitude vous sembler un peu moins ennuyeuse dans ce cas. » Mon Dieu, ce que la cohabitation s’annonçait pénible déjà.  
Contenu sponsorisé
Miss Americana and the HeartBreak Prince (ft.Mad Max)
Page 1 sur 5
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Sujets similaires
-
» Did you miss me ?
» (m) mister défense contre les forces du mal et miss potion / lestrange-weasley (en cours)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE TEMPS D'UN RP :: Les Univers :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: