Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

呪い - Noroi feat Houmous

Houmous
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Houmous
Sam 8 Jan - 16:08
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Sae
Matsumori

J'ai 23 ans et je vis au château Matsumori, au nord du Rokugan. Dans la vie, je suis bushi du clan du Dragon et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis autorisée à voyager pour découvrir le monde et je le vis plutôt formidablement bien.

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Musique:

Sae arriva à bout de souffle à la maison dégingandée de la fameuse sorcière. Tout dans sa façade exprimait les affres les plus terribles de telles manifestations. Le bois des murs avait grisé comme un bâtiment sorti des enfers pour récolter la progéniture de la région, le papier des portes coulissantes, déchiré, volait dans un courant d’air invisible, et le toit s’était partiellement effondré sur lui-même dans quelque orage. Dans ses oreilles, le vent soufflait de sombres présages et laissait entendre que le malheur avait cru bon de s’installer ici. N’écoutant que son courage, elle tira ses deux sabres et enfonça la porte pourrie d’un coup d’épaule. A l’intérieur, la vision d’effroi était bien plus frappante encore. Le plancher s’était écroulé sous le poids du toit et laissait voir une mare noirâtre et épaisse. Les murs étaient couverts de feuilles blanches aux mille et une malédictions impies lisibles à l’aide d’aussi nombreuses bougies couleur de sang. La souillure volait ici dans l’air comme dans l’Outremonde à n’en point douter.

Les pleurs des enfants, appeurés sur un rare îlot de planches parmi cet océan de boue étrange, étaient saisissants de par la détresse extrême qu’ils prouvaient. Sae rentra sans attendre dans la pièce, scrutant les alentours sans pouvoir remarquer où se trouvait la sorcière. Les enfants la supplièrent de les aider, de les sauver, mais elle devait faire preuve de discernement pour comprendre comment y parvenir. Bien vite, un plan s’échaffauda dans son esprit : marcher au milieu de toute cette matière impossible ne pouvait être bon pour elle et il lui fallait se prémunir de tout contact tout en leur ouvrant la voie pour une fuite rapide et aisée. De plus, elle remarqua que la sorcière n’était nulle part de visible et qu’il faudrait probablement compter sur son arrivée prochaine. Elle se mit rapidement en marche et alla face à un pilier de la pièce. Ce dernier était orné d’un long parchemin aux écritures pourpres décrivant la fin de la pureté dans un poème inexcusable. Elle vint le frapper à plusieurs reprises de toutes ses forces pour l’abattre mais rien n’y faisait, elle ne parvenait pas à le basculer pour créer un chemin pour les enfants…

- Madame !! Faites attention, la sorcière va revenir bientôt ! s’écria un petit garçon chauve sur la plateforme alors que les bougies vacillaient lentement, donnant une ambiance éthérée et mystique à la pièce.

Effectivement, quelques instants plus tard, une créature sortit de la boue lentement et se souleva au-dessus de la masse commença à la toiser. La créature avait la forme d’une femme nue, salie jusqu’à la moëlle. Sa peau était d’un noir impénétrable à l’exception de ses cheveux d’un gris sale, de ses yeux jaunes et de sa longue langue écarlate. Les deux femmes se battirent d’abord dans le regard avant qu’aucun geste ne soit fait. Il y avait dans la présence de cette créature, plus si humaine que ça, une lueur démoniaque et profondément dérangeante.

- Ahahah !! La magie du sang est réellement sans limite ! Je suis à nouveau vivante et mes nombreux enfants aussi !

De la boue sortirent des dizaines d’autres silhouettes sombres de petite taille. Parfois, on reconnaissait dans certaines d’entre elles des traits humains. Elles avançaient lentement sans donnait réellement l’impression de marcher, glissant sous le voile absolu de cette mélasse dégoûtante. Sae sentit sa tête tourner et tourner et son esprit s’embrumait. Elle se voyait, comme dans un rêve, s’approcher de cette vaste étendue de matière corruptrice. Alors qu’elle s’apprêtait à lâcher ses armes, elle reprit conscience et se recula vivement. La sorcière grogna et envoya ses nombreux petits se saisir d’elle.

A partir de ce moment, la lutte n’était plus mentale mais purement physique. Le sabre tranchait la boue et elle retombait mollement pour s’en retourner vers la vaste étendue qui l’avait vu naitre sans que qu’aucun camp ne faillisse réellement. La sorcière prit part à la bataille tentant de l’abattre avec une force naturelle qui animait ses cheveux comme autant de lames tentaculaires et fines. Au bout de quelques minutes, Sae s’exténuait et commença à respirer fortement. De nombreuses estafilades avaient abimé ses habits et des plaies s’échappaient lentement son essence vitale au rythme de ses intervalles de combat. Elle eut alors une idée. Elle continua à recevoir les attaques de son adversaire et s’approcha graduellement du pilier. A un instant clé, elle laissa apparaitre une faille dans sa défense pour qu’une attaque plus puissante soit portée par la sorcière. A l’instant précis où, par réflexe, cette dernière pensa se saisir d’une excellente opportunité, Sae fit l’usage de son second sabre et d’une technique basée sur la posture de l’eau pour détourner la puissante attaque et faire en sorte qu’elle tranche le pilier.

Musique:

Alors que la sorcière hurlait de rage, voyant que sa demeure s’écroulait plus encore et que les enfants pourraient s’en sortir, elle décida d’essayer de pousser le massacre un peu plus loin. Maintenant qu’une part importante de ses parchemins rituels avaient été abimés et qu’un feu commençait à se déclarer, elle n’était plus en mesure de maintenir son incarnation et celle de ses enfants en même temps. Elle concentra donc toute sa matière toxique pour se reformer en une créature unique, chimérique et terrifiante. Les enfants ne demandèrent pas leur reste et fuirent en tous sens. Sae, seule, resta quelques instants à contempler quelle abomination elle combattait depuis le début. Grouillante, absurde et instable, elle lui faisait face dans toute sa gloire décadente. La petite bushi ne s’attendait pas à pouvoir l’abattre seule mais elle se figurait que si elle offrait le temps de fuir aux habitants d’Okamiyama, elle gagnerait bien sa place parmi ses illustres ancêtres. Elle se mit donc en position, abandonnant tout espoir et toute retenue. Etrangement, elle ressentit un grand soulagement à combattre pour elle et pour rien d’autre et c’est en ça qu’elle se sentait plus forte. Plus rapide et plus adroite qu’elle ne l’avait été durant tout le combat, la fatigue ne l’entravait plus.

La bête abattit l’un de ses nombreux organes dans sa direction pour se débarrasser d’elle aussitôt mais elle esquiva le coup qui souleva un peu le sol dans un tremblement et elle frappa avec ses deux armes violemment. Alors que la sorcière redoublait dans sa fureur et qu’elle tenta de la balayer, Sae roula au sol vers l’extérieur du bâtiment. Sans obtenir plus d’essence vitale, sa puissante ennemie serait-elle en mesure de quitter le lieu de son invocation pour récolter d’autres âmes innocentes ?

Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Jeu 17 Fév - 1:36

Oyunchimeg

Utaku

J'ai 26 ans et je vis à  RokuganDans la vie, je suis un samuraï de l’école des vierges de batailles. Je sert un seigneur depuis  3 ans. Sinon, grâce à mon courage je suis maudite.

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la légende des 5 anneaux
Encore allongé au sol le regard tourné vers le ciel, la brume s’estompa enfin un peu plus. Le souffle court la jeune bushi n’a pas le temps d’essayer de se redresser que son bras la broie d’une douleur inacceptable. Serrant des dents elle voudrait hurler, seulement cela pourrait attirer bien d’autres créatures sur ces terres. Cette plaie peut ordinaire semblait se nourrir de la peur, et de la malfaisance des créatures de l’outre monde… Se dépêchant de rejoindre un point d’eau pour calme la douleur de la brûlure qui l’accablait elle sentait que la plaie avait pris de l’ampleur.  Parcourant seulement la moitié de son avant bras, avant, la blessure venait maintenant engloutir l’entièreté de celui-ci jusqu’au coude. En découvrant son bras sous une cascade d’eau elle le remarqua sans énoncer un commentaire qu’un regard vide de pénitence. Soupirant, elle rhabilla rapidement son bras et soigneusement pour qu’aucune parcelle de peau infectée ne soit visible.

Courant à bonne allure dans la montagne elle gardait espoir de ne pas arriver trop tard auprès de sa consœur bushi. Pendant ce temps Aki avait pu rejoindre un flan de la  montagne et bientôt il vit des enfants se ruer vers lui. Oyunchimeg ne détériorant pas sa course, elle fut heureuse de voir les enfants saufs. Souriant elle les plaça sur le cheval et laissa le plus grand de tous tenir les rennes.

-Je te fais confiance mon ami, ramène les à Okamiyama saints et saufs.

Sans attendre le cheval se mit au galop pour rejoindre le village, les enfants s’accrochant à lui comme il pouvait. La bushi ne tarda pas à reprendre du sérieux pour aller constater l’avancement du combat. Que fut sa surprise en voyant la vieille demeure claudicante à moitié en train de s’écrouler alors que Sae semblait avoir été vomi par celle-ci. Au sol qu’elle était un calme vacillait au milieu du silence pesant de la montagne mais l’affrontement n’était pas tout a fait terminé… Le brouillard était toujours là témoignant que les forces surnaturelles environnante n’avait pas finis de maudire ces lieux…

S’approchant de Sae elle ne regardait que les restes de la demeure, fixant la moindre possibilité de mouvement pour la contrer.  Les ruines de la maison abritait cependant encore l’autel d’invocation de cet esprit. Le dernier coup de la bushi de jade ayant bien ébréché l’objet malin,Oyunchimeg sentait dans son bras que le mal certes plus faible restait cependant encore invaincu. Postée devant sa potentielle recrue elle s’érigeait comme un rempart. Malgré ses blessures la licorne restait bien ancré dans la terre, l’esprit aussi vif que l’air qui fendait de glace leur chair. D’un coup, la bicoque en ruine fut secouée dans ses gravats de pierre et de planches et un dernière assaut de mélasse noir tenta de vaincre les bushi. Cependant à peine la sorcière- ou ce qu’il en restait- avait amorcé son geste qu’Oyunchimeg le sentit dans l’air. Instinctivement elle bloqua l’ultime offensive de leur adversaire et d’un sourire sur les lèvres elle mit un instant à réaliser que c’est à l’aide de son unique bras qu’elle avait réussit à saisir le tentacule de mélasse. Bien sûr il s’agissait de son bras meurtri par la malédiction, celui-ci était entouré d’une aura bordeaux violacée qui frémissait. Serrant alors plus sa prise, elle coupa le tentacule de son sabre avant de fendre l’air dans une posture ferme pour terminer de détruire l’autel. Une fois l’autel en pièce les restes de la maisons crépitèrent comme un cadavre empli de mouche avant que la brume laissa place à une lame de soleil. Le soleil acheva la demeure qui finis de s’écrouler pour ne laisser place qu’a quelques planches rongés et pierres brisées.

Levant le menton vers le ciel pour profiter du soleil qui venait effleurer son visage, elle esquissa un léger sourire avant de tendre sa main non infecté à sa consœur. Restant sobre elle ne dit aucun mot et se contenta de vérifier visuellement l’état de la jeune femme. La voyant saigner à l’arcade elle plia un mouchoir sortis de son kimono pour venir tamponner sa plaie avant de la laisser le prendre pour le tenir elle-même. Sur ce geste elle reprit la route du village pour récupérer son cheval, presque comme si de rien était. La peur rongeait en fait la jeune femme. Sae avait maintenant pu clairement voir ce qu’il ne fallait voir… En se taisant elle espérait qu’elle ai cru halluciner...

Houmous
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Houmous
Sam 5 Mar - 9:58
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Sae
Matsumori

J'ai 23 ans et je vis au château Matsumori, au nord du Rokugan. Dans la vie, je suis bushi du clan du Dragon et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis autorisée à voyager pour découvrir le monde et je le vis plutôt formidablement bien.

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Sae était exténuée. La bataille avait fait rage et maintenant que les enfants avaient pu fuir et se mettre en sécurité, elle se sentait un peu moins forte. La pulsion et l’empressement à agir afin de protéger ce qu’il y avait de plus sacré s’était estompée, laissant place à un empoisonnement de ses muscles. La brûlure acide de la fatigue s’emparait d’elle impérieusement, sans lui laisser le moindre recours. Le souffle court, elle avait fini dehors et au moins pourrait-elle périr sous les assauts du monstre et le soleil. La brume, auparavant impénétrable, s’était désépaissie pour laisser entrevoir les merveilles de la lande sauvage. Véritablement, il n’y avait plus rien à regretter et elle pourrait partir en sachant que son nom rejoindrait la légende d’Okamiyama.

Alors que la créature commençait à se précipiter vers elle pour sortir lourdement de la bâtisse en ruines, elle savait que son heure était venue. Aussi se saisit-elle de ses sabres fermement pour avoir une mort de guerrier mais contre toute attente, la bushi sénior arriva devant elle pour la protéger. De dos, elle paraissait tel un mur inébranlable qui la protégerait de la corruption de l’Outre Monde et elle put relâcher sa garde. La grande force avec laquelle elle abattit la justice des Kamis, se saisissant de la corruption même avant de la trancher pour la voir disparaitre, était impressionnante. Ne craignant pas pour sa propre âme, elle se souillait pour protéger le monde alentour.

La créature hurla une dernière fois, alors que son dernier flagelle puissant s’était vu nié toute existence immédiatement. Bientôt, le soleil perça la brume et la dissipa comme pour montrer que les fortunes arrivaient rapidement à eux pour les féliciter de leur lutte honorable. La maisonnée à flanc de montagne acheva de s’effondrer sur elle-même, rendant son dernier souffle alors que la sorcière avait disparu, pour le moment probablement. Oyunchimeg se retourna vers elle pour soigner la légère plaie qui avait estafilé son sourcil, blessure bénigne s’il en était, dans une attitude galante et chevaleresque. Sae ne put s’empêcher de porter son regard sur l’autre main, celle-là même qui avait fait face à la souillure ultime noirâtre. Elle lui parut poisseuse comme le pouvaient l’être les cadavres de ceux qui mourraient de la peste. Elle aurait voulu lui poser moult questions mais aucune ne passa le seuil de ses lèvres.

Accueillies en héros dans le village, le temps s’était également fait plus clément ici-bas. Les villageois sortaient des tablées et des paillasses pour pouvoir fêter l’événement dignement par un festin. Les deux invitées d’honneur se regardèrent un instant et, chassant le doute comme elle savait si bien le faire, Sae saisit le bras de sa nouvelle amie et mentor pour l’emmener avec elle jusqu’à l’une des installations. On leur servit nombres plats : poissons, viandes, saumures, légumes, omelettes, tous y passèrent.

En fin de cette journée, alors que le calme revenait peu à peu et que les festivités venaient à se calmer, elles étaient toutes deux en train de boire du vin de riz. Profitant de cet instant en marge où elles pouvaient parler librement sans risque d’être dérangées ou interrompues, elle continua à parler du fait de voyager ensemble afin qu’elle ait l’occasion d’en apprendre plus sur les pratiques de sa voisine.

- Vous savez, j’ai bien vu que votre bras n’est pas dans un état parfaitement sain… On entend souvent parler de guerriers qui combattent la corruption et finissent par se corrompre eux-mêmes dans les légendes, raconta-t-elle d’abord, pour la rassurer. J’ai parfois même ouï dire que certains shugenja du crabe étaient en mesure de chasser la souillure pour permettre à l’âme de ne pas s’égarer de la voie. Peut-être pourrions-nous diriger vers le sud jusqu’à l’un de leurs bastions à la frontière de l’outre-monde et leur demander conseil en la matière ? Il me semble que c’est là la seule chose réaliste que nous puissions faire pour vous sauver… fit-elle avec un léger sourire en risquant une main sur sa cuisse, en signe de soutien honnête.

Elle la regarda un peu et vit que comme on pouvait le dire parfois, les diamants les plus bruts ne manquaient pas de charme pour autant. Elle retira sa main lentement, un sourire satisfait s’ancrant sur son visage.

Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Dim 15 Mai - 17:48

Oyunchimeg

Utaku

J'ai 26 ans et je vis à  RokuganDans la vie, je suis un samuraï de l’école des vierges de batailles. Je servait un seigneur depuis  3 ans. Sinon, grâce à mon courage je suis maudite. Maintenant je suis sur la route.

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la légende des 5 anneaux
Le soleil qui caressait les plaines et leurs dos lorsqu’elles rentrèrent au village était pour la bushi parme l’ultime récompense qui venait réchauffer et apaiser quelque peu la blessure rongeant ses chairs. Celle-ci ne grondant plus dans sa chair pour le moment cela était un soulagement lui proférant un confort non négligeable qui lui arracha un rictus de soulagement. « Tant que le soleil était le mal resterait loin ». En arrivant au village, une foule insoupçonné les accueillit avec gratitude et chaleur. Les enfants saints et saufs se permirent même d’aller étreindre les jambes de leurs sauveurs. L’un des enfants, mal vêtue, les cheveux en pagailles et le teint tâché de terre trahissant la vie sans facilité qu’il subissait. A peine sauf, sa reconnaissance était telle qu’il tendait avec un sourire large une pièce d’or frappé de l’ancien temps.

Tout a coup, elle qui se sentait si bien d’avoir élaboré son devoir cru sentir une enclume emporter son cœur. Protéger tout ces gens qui n’ont rien était une juste cause. Mais alors qu’ils n’avaient rien ou presque leurs cœurs n’attachait que tellement peu d’importance aux choses matérielles qu’ils n’hésitaient pas a donner toute leur richesse comme gratitude. Ce geste pouvant pourtant paraître si banal laissa Oyunchimeg pensive. N’osant ni prendre la pièce ni la repousser, elle soupira avant de la saisir en se forçant a sourire. La pièce n’était qu’un début. Sans compter les habitants orchestrèrent des festivités seulement limité à ce qu’il possédait. La journée fut festive et pourtant le visage de celle de parme restait tel une pierre taillé d’une seule expression : le calme respectueux. Se retrouvant bientôt seule avec Sae, elle restait digne et se préparait à repartir. La seule chose qui l’avait maintenu ici était son cheval. Celui-ci avait mérité un repos certain et elle s’en assurait, lui donnant tout ce dont il avait besoin pour reprendre sa force. A plusieurs reprise elle avait été le voir et le congratuler de caresses. Buvant un dernier verre d’alcool de riz elle sentait l’excitation de sa consœur rien qu’a sa posture face a elle.

Elle ne semblait jamais lasse de parler, cela la changeait. Ne la regardant pas particulièrement, elle sentait cependant une détermination certaine à ce qu’elle l’accompagne. Alors qu’elle se plaisait a réitérer sa demande, Oyunchimeg, elle, tournait ses mots dans sa tête pour refuser jusqu’à ce qu’elle parle de la marque. Tout son corps se crispa et plus encore sa main autour de son verre… Le regard tout a coup plongé dans le vide elle l’écouta et sentit son bras jusqu’à maintenant en ataraxie totalement brûlant. Serrant son poing pour éviter que celui-ci n’essaye de l’étrangler, son bras pulsait de douleur comme si la douleur était un être a part entière doté d’un cœur… Se levant un peu brusquement lorsqu’elle se permit un geste, elle s’en alla doucement vers son cheval.

-Comme vous l’avez si bien dit il s’agit de légendes.

La voyant la rejoindre dans son dos elle s’empressa de venir sceller son cheval sans à aucun moment la regarder vraiment. La douleur dans son bras pulsait encore et encore et lui donnait presque envie de vomir. Alors que les mots de sa consœurs raisonné dans sa tête elle se souvenait de la terreur qu’elle avait insinuer à un troupeau de chevaux. Elle les revoyait sauter sans hésitation dans le ravin plutôt que s’approcher d’elle… Après cela, elle avait pris le temps de descendre la falaise pour constater tout le mal qu’elle avait fait en un geste. La culpabilité revenant, son objectif s’endurcissait plus encore et elle clama alors en regardant les yeux dans les yeux sa consœurs.

-Qui vous a dit, que je méritait d’être sauvée? Moi, je vous le dis assurément, je ne le mérite pas. Si vous avez vu cette marque oubliez-là, tout comme moi. Je ne me risquerait pas à commettre encore plus de mal en risquant votre vie et à trahir le bushido au profit de l’égoïsme couard.

Avait-elle déclamé avec assurance et ferveur dans un ton malgré tout calme et respectueux. Sur ces mots elle dirigea ses pas vers la sortie du village saluant tous les habitants qui restait amicaux et joyeux vis à vis d’elle. A l’orée du village elle regarda Sae une dernière fois.

-Que ta vie soit longue et que ta mort soit rapide Sae-san.

Un salut de respect et elle se préparait a disparaître aussi vite qu’elle était apparut…
Houmous
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Houmous
Mar 31 Mai - 21:34
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Sae
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J'ai 23 ans et je vis au château Matsumori, au nord du Rokugan. Dans la vie, je suis bushi du clan du Dragon et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis autorisée à voyager pour découvrir le monde et je le vis plutôt formidablement bien.

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Sae la regarda faire sans bien comprendre. Elle s’était voulue rassurante et amicale mais n’avait été perçue que comme intrusive semblât-il. Malheureusement pour elle, son esprit cartésien était aussi un fardeau dans ce genre de situation. Elle ne put percevoir que la bushi de la Licorne avait le besoin de voyager pour se prouver avoir le droit d’être pardonnée et de survivre. Elle ne put comprendre que dans son état actuel, elle ne pouvait être sauvée car sa pire ennemie résidait en ce moment en son sein.

Elle aurait voulu pouvoir tendre une main et abriter de la pluie mélancolique celle qu’elle considérait d’ores et déjà comme une amie mais réalisa alors la distance qui se creusait entre elles. Alors qu’elle s’écartait, chargeant son puissant destrier pour reprendre la route, Sae ne put faie un pas vers elle à nouveau et tenter de la convaincre d’entendre raison… sa raison… Les mots ne passèrent point ses lèvres alors qu’elle mourrait d’envie de l’assommer avec ses faits et sa logique.

- Très bien, Oyunchimeg Utaku-sama… Dans ce cas, bonne route et que le vent vous porte !  souhaita-t-elle calmement, affectant la dignité en réprimant la déception. Si jamais le cœur vous en dit, retrouvons nous au palais des quatre temples, sur la côte du Phénix… glissa-t-elle néanmoins.

Quelques minutes après qu’Oyunchimeg parte, les regards de plusieurs villageois qui avaient vu la scène se dérouler sous leurs yeux furent surpris de voir Sae s’étirer sans cérémonie avant de bailler un peu. Se secouant vaguement la tête, elle se reprit rapidement avant de prendre son baluchon sur l’épaule. Elle ne pouvait le dire en restant sympathique mais malheureusement, elle n’avait plus rien à faire ici-bas. Elle procéda toutefois à un dernier salut, prenant le temps de remercier les villageois qui s’étaient occupés d’elle et se remit également sur la route, à pieds pour sa part. Le soleil déclinait déjà de son zénith alors elle comprit n’avoir pas plus de quelques heures avant de devoir trouver un lieu où se reposer. Ah… Le soleil était si pâle en cette fin de journée…

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Musique:

Clap, clap, clap firent les deux mains à chaque union joyeuse.

Sae se pencha légèrement, en déférence. Relevant le regard, elle prit plus de temps pour scruter la fortune honorée par l’autel auquel elle s’était arrêtée. La créature avait tout d’un vilain gros chat espiègle et joueur. Ses moustaches frisaient sous son regard amusé, probablement attiré par son ventre, d’une rondeur parfaite. Supposant, elle se l’imaginait bien la gueule emplie de quelques poissons subtilisés au nez et à la barbe d’un marchand, sur un port de pêche. Tamago Neko semblait être son nom, à en croire l’écriteau esquinté. Elle prit le temps de le nettoyer du revers de la main et fut satisfaite alors que le nom du pauvre minou pouvait être connu de tous à nouveau. On lui avait maintes et maintes fois asséné qu’une fortune mal honorée pouvait s’avérer pire furie qu’un yokai. Elle salua à nouveau, doutant de s’être inclinée deux fois. De ses maigres provisions, elle déposa tout de même une poignée de riz sur le bol à offrande avant d’allumer l’un des batônnets d’encens.

Alors qu’elle songeait silencieusement à ce qui pourrait concentrer ses prières, ses pensées voguèrent sur un flot d’idées surgissant du passé et bondissant de l’avenir. Elle prit d’abord le temps d’une pensée à ses parents. Malheureusement, paraissait-il, la jeune samurai apprentie n’avait pas eu la chance de les rencontrer. On lui avait raconté que, protégeant le temple et le peuple qui s’y était réfugié, ils avaient trouvé la mort héroïquement sous les assauts d’un monstrueux mage de sang gravement atteint par la Souillure. Elle savait qu’elle avait été pris sous l’aile de son oncle parce qu’il était un proche ami de son père et qu’il n’avait pu se résoudre à simplement la laisser à son sort dans son clan.

Elle secoua vivement le bras avant de constater une brûlure à la surface de ce dernier. Sa peau, pâle et douce, rougissait à vue d’œil, une cendre s’étant lentement déposée dessus par son manque de concentration. Elle soupira en s’essuyant, prenant soin de ne pas salir l’autel comme il avait pu l’être avant son arrivée. Sae réalisa alors que cette douleur aigue, tranchante, incisive, était peut-être le lot quotidien de son amie Utaku-sama. Avec le temps d’y réfléchir, elle n’avait pu s’empêcher de réfléchir à la manière dont elles s’étaient quittées avec une pointe de mélancolie. Aurait-elle pu faire les choses autrement ? Elle fronça alors tristement les sourcils et se retourna. Il y avait un temps pour prier et un temps pour marcher, et celui-ci était déjà arrivé. Autour d’elle, la vaste mer d’arbres et de bambous s’étendait jusqu’au firmament…

A quelques pas de là, sur le chemin, elle parvint jusqu’à une clairière au centre de laquelle se trouvait une maisonnée isolée. A son côté, un fourneau soufflait paresseusement une fumée noirâtre. Sae comprit bien vite qu’ici, les occupants fondaient l’acier et tiraient de l’éther la substance de sabres exceptionnels. De ci de là, elle pouvait voir de nombreux fragments de bambou tranchés en biseau, signe de l’épreuve rude à laquelle pouvait être soumise ces nombreux katanas. Elle approcha la demeure, curieuse de faire la rencontre de quelque maitre forgeron retiré du commerce des hommes pour mener à bien sa recherche de la parfaite lumière.

A y voir de plus près, le lieu avait tout d’une demeure d’ermite. Loin d’elle l’idée de déranger, elle frappa par trois fois à la porte. En réponse, elle n’entendit que des pleurs provenant de l’intérieur. Elle décida donc d’ouvrir en ayant tiré son wakizashi, aux aguets d’un assaut quelconque. A l’intérieur, elle ne retrouva que deux jeunes enfants. La grande sœur, pas plus haute que trois pommes, protégeait son frère farouchement, la main serrée et tremblante sur un couteau de cuisine. Regardant autour d’elle, Sae ne comprit pas comment ce paradis avait bien pu être atteint par la folie des hommes et la peur des enfants. Elle rengaina son arme prestement.

Le flocon fuit
Un cœur solitaire meurtri
Les moineaux chantent encor


Pyramid Rouge
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la légende des 5 anneaux
Laisser s’envoler
Les souvenirs les plus lourds
Refermer les yeux.
Tel était le poème inscrit au bas de cette tombe à la terre battue. Agenouillée face à cette tombe la nuit brillait de toute sa noirceur semblant un éternel jour pour Oyunchimeg. Dans les ténèbres elle se saisi d’une poignet de terre pour la renifler un peu avant de la délivrer de sa poigne maudite. Fraîche et humide, l’odeur ne trahissait qu’une chose : quelque chose avait ravagé ce cimetière il y a peu de temps encore. Ou bien quelque chose était sortie de là. Les semaines défilant plusieurs kalpa semblait s’être déroulé. Les épaules lourdes, les jambes crispée d’avancer davantage, la bras plus brun encore a chaque instant il fallait pourtant continuer. Chaque pas la menait toujours vers de nouveaux fantômes, de nouveaux yokaï plus terrible les un que les autres. La marque les attirait tandis qu’eux aidait la marque a s’étendre et pénétrer la peau de la bushi de parme. La douleur devenait si intense que la méditation n’était plus une option. Marchant vers un nouveau village, Akì semblait épuisé et laissait voir une plaie béante a son poitrail. Continuant d’avancer en suivant le chemin de terre bientôt elle entrevu au bas d’une petite vallée en cuvette un village. Illuminé par quelques lanternes faiblarde la nuit n’était pas le meilleur moment pour arriver au cœur d’un village. Sans difficulté elle trouva rapidement un petit renfoncement de pierre ou elle pu installer son couchage. Faisant un feu elle mangea que peu de riz avant de céder à un sommeil de plomb.

Au petit matin, les gouttes d’humidité ruisselait sur les feuilles des arbres alentours tandis qu’une odeur immonde de cadavre sortie Utaku de son sommeil. Se relevant en sursaut presque elle observa autour d’elle avec ferveur. Des feuilles craquait et des branches, quelqu’un marchait. Au bout de quelques minutes, elle distingua au loin une femme aux longs cheveux noirs noué en un élégant chignon traditionnel avancer. Son kimono était pleins de boues et déchiré. Sans pouvoir en distinguer plus ni même le visage de cette dame Oyunchimeg ne fit qu’un bon.

-Attention madame ! N'allez pas la bas! Une odeur putride règne!

Courant en suivant les pas de la femme dans la boue ceux-ci menait jusqu’au petit cimetière. L’odeur putride continuait de peser l’air ce qui en faisait froisser les yeux de la bushi. S’attendant au pire en pénétrant le cimetière, elle ne distingua rien d’autre que les tombes humides de la nuit. La femme avait disparue et avec elle les traces de pas qu’elle avait faite. Effectivement le sol devenant de pierre plus aucune trace ne permettait de savoir ou elle était allée. Perplexe l’odeur avait disparu alors cela rassura quelque peu le samuraï.

-Hum...

S’en allant jusqu’à la tombe a la terre retourné, celle ci semblait n’être qu’un mauvais rêve. La terre était dure, froide et l’herbe avait recommencé a poussé depuis longtemps, signe que la tombe n’avait pas été profanée.

-Rends-toi au sud des monts longeant les cotes flamboyante… Tu y trouvera sur le chemin de tombent profanée une réponse avoisinant la vérité de ce qui te tourmente.

Tels étaient les mots exacte du dernier prête rencontré en remerciement des honorables actes de la licorne.Le sud des monts longeant les cotes flamboyante, cela ne pouvait être que la montagne sud bordant les cotes du Phénix. Traversant l’univers sans autre quête qu’un regard sans haine  de protection, ce que ce prêtre avait dit avait malgré tout ce qu’elle veux bien avouer guidé ses pas.  Était-ce de là qu’était venu le démon ravageur des plaines de la Licorne ? A part avancer il n’y avait rien d’autre a faire. Rejoignant ses compagnons de voyage Oyunchimeg masqua son visage et pris attention a dissimuler l’entièreté de sa marque sous un gant. Lorsqu’elle arriva comme a son habitude les gens la dévisageait. Le brouillard pesait encore. Si bien que même sur les rebords de la vallée on ne distinguait pas la mer. Soupirant elle se dirigea vers celle qui vendait du riz et la saluant lui demanda paisiblement.

-Remplissez ce sac s’il vous plait.

Lui tendant un sac, la marchande le saisi et en remplissant le sac de riz lui répondit.

-Qu’est-ce qu’un samurai tel que vous viens faire ici ? Notre bon village ne souffre d’aucune plaie et tout en ataraxie nous aimerions que cela reste ainsi...

-Loin de moi l’idée de troubler votre paix, votre village n’est qu’un passage obligé pour moi afin de rejoindre mon objectif.  

Récupérant son sac elle paya l’humble dame et même plus. Celle-ci sembla ébahi.

-Serait-ce possible de voir le chef de votre village s’il vous plaît. J’aimerais simplement me présenter et gagner quelques informations…

Oui. Le brouillard pesait. Partageant respectueusement un thé avec le chef de cette petite cuvette appelé Ikeda Oyunchimeg lança sur la table une étrange pierre de plomb. La voyant, le chef du village devint pâle et son sourire accueillant disparu. Il était assez jeune mais pâle presque autant qu’un mort, des cernes soulignait ses yeux et il finit par tousser.

-Avez-vous quelque chose à me dire sur cette pierre ?

-A part vous dire que cette pierre est bien abominable j’ai bien peur de ne pouvoir vous aider...

Regardant la tasse de l’homme, celui-ci semblait se forcer a ne pas la saisir et le malaise se lisait dans ses yeux, seulement malgré tout ce qu’Oyunchimeg pouvait dire, il restait frileux dans ses réponses. Quelque chose clochait dans ce village. La brume était là mais pourtant personne ne semblait paniquer, la marque brûlante, rien ne pouvait être plus clair: une créature hantait ce village mais bizarrement personne ne voulait s’en rendre compte. Sans plus attendre le chef écourta les présentations.  Étrange mais bien décidé a ne rien révélé ce village cachait une réponse essentielle pour la vagabonde. Paisible malgré tout il suffirait d’observer un peu.

Passant la journée au village elle avait lâcher son cheval dans les montagnes afin que celui-ci se ressource après qu’elle l’ai soigné de leur dernière bataille dans les monts avoisinant les territoires de la Grue.  Marchant a la recherche d’indices elle se faisait discrète et s’essaya dans un restaurant pour  boire quelques verres d’alcool de riz. Ce genre d’endroits laissait place à des langues déliées…

-Il paraît que la dame du seigneur devient complètement folle depuis que le chef a rompu les promesses d’achats des forges du sud… Yoko l’a entendu hurler ce matin alors qu’il allait aux rizières.

-Le pauvre… Depuis le temps qu’il se démène a nous protéger des menaces des démons par tous les moyens. Rien ne semble ralentir ses tourments…

-Malgré tout depuis qu’il a brisé le contrat avec les forges il est vrai que le village vit moins de tourments démoniaque...

-Hum… oui cependant il n’a aucun héritier et sa santé semble décliner de jour en jour c’est inquiétant...

Le cuisinier frappa alors de toutes ses forces le plan de travail. Sursautant Oyunchimeg compris qu’elle était de trop ici et que dans tout son silence il avait remarqué qu’elle était là pour écouter.  Sortant après avoir donné sous, elle salua le restaurateur et s’en alla. En sortant elle remarqua que ce qui semblait être un médecin sortit de la demeure du chef en toute discrétion. Soupirant elle laissa passer un petit temps et alla se détendre plus loin vers une petite cascade pour méditer et éviter la douleur de son bras se faisant avaler par la marque…
Tout a coup sa méditation fut brisé par des bruits de fuite. Un humain. Une femme. Une belle femme au teint pâle qui vint bientôt s’avaler au bord de l’eau de la petite cascade. Essoufflée elle pleurait et semblait terrifié de ce qui la suivait. Sans réfléchir Oyunchimeg lui tendit sa main saine pour l’aider a se relever.

-Madame, que vous arrive t-il pourquoi pleurez-vous ?

-Pitier… Pitier aidez-moi, ne me dénoncez pas ! Je ne veux pas y retourner je ne veux pas passer une nuit de plus dans cette maison !

-Calmez-vous, venez, expliquez moi votre problème.

Ramassant le ruban de la jeune femme elle le lui rendit et lui tendit la main. En confiance la jeune femme se leva et se laissa accompagnée. S’asseyant avec elle sur une roche celle-ci avait l’air stressée et préféra se cacher sous la grotte derrière la cascade pour discuter car elle se disait suivi. Après quelques échanges Oyunchimeg compris aussi de part ses vêtements qu’elle n’était autre que la femme du chef dont parlait les deux habitant au restaurant, bar. Elle s’appelait Chiyo.

-Je vous le dis mon mari  est maudit ! Chaque nuit depuis des semaines un cadavre viens s’asseoir a coté de lui. Toute la nuit lui il dort, il n’ouvre pas l’œil mais moi je vois , je sent et j’entends cette femme décomposée crisser des dents a coté de lui en lui tenant la main… et… et… elle me regarde…  

Expliquant cela elle repartie en des sanglots palpable et se jeta dans les bras de la samouraï complètement désemparée que personne ne la crois.

-Personne ne me crois et pourtant elle est bien là avec son kimono azuré  ! Tout le monde me dit qu’une femme des terre de la grue ne serait jamais venue ici que j’imagine mais je n’imagine rien même si c’est vrai que ça semble dingue !Mais… mais c’est vrai…

-Moi, je vous crois Chiyo. Je vais vous aider mais pour ça… vous allez devoir m’aider aussi...
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