Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

I hate that i love you ft. Houmous

Beloved
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Beloved
Ven 19 Aoû - 14:25
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Trois ans... trois années de passées avant qu'ils ne se retrouvent à nouveau. Trois de douleur, à vivre avec ce sentiment de trahison, avec toutes ces questions, tout ces pourquoi... Pourquoi m'as tu menti? Pourquoi m'as tu trahi? Pourquoi m'as tu fait endurer ça?

Peut être auront ils les réponses aujourd'hui? Peut être que tout n'est pas perdu...

Contexte provenant de cette recherche, le flic et le voleur
Beloved
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Beloved
Ven 19 Aoû - 15:08

Samuel Lawrence
J'ai 33 ans et je vis à New York, Pays. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, ma naïveté, je suis séparé et je le vis plutôt mal... même trois ans plus tard, je me sens toujours aussi mal.

+ il a des marques dans le dos, vestiges des coups de ceinture de son père
+ il est devenu flic à 18ans, suivant très vite les traces de son père
+ il travaille depuis cinq maintenant dans le département s'occupant des vols d'objets rares et précieux
+ il fait partie de ceux qui ont arrêté "Le billet"
+ son père est mort en intervention alors qu'il avait 15ans
+ il n'a jamais été au courant de son coming out
+ il a le chiffre VII tatoué à l'intérieur du poignet droit

"Réunion d'équipe!! Je veux tout le monde en salle de conférence dans moins de cinq minutes!!!"

L'ordre avait été aboyé par Malcolm. Comme à son habitude il avait débarqué dans notre open space et avait balancé ses ordres avant de partir. Il ne prenait jamais la peine de vérifier que nous avions bien entendu. Il savait que nous étions toujours attentif lorsqu'il parlait et que le moindre écart de conduite serait sévèrement réprimandé. Je rassemblais mes notes et laissais de côté les recherches que j'étais entrain de faire. Il était temps de débriefer et vu le peu d'avancé de l'enquête, on allait se faire engueuler encore une fois.

Et ça ne manqua pas. Il nous hurla dessus, se plaignait de voir qu'on ne parvenait pas à attraper le Renard comme on avait fini par le surnommer à cause de la petite statuette de renard qu'il laissait derrière lui. Toujours un renard mais jamais la même, jamais façonné dans le même matériaux. Elle était tantôt en verre, tantôt en bois, parfois en métal. Nous en avions même eu un en peluche une fois.

Ce fut mon tour de parler, j'expliquais comme il était difficile de remonter la piste des petits renards qu'il laissait. Ils pouvaient soit être fait à la main pour certains, pour d'autres ils provenaient de la grande distribution, impossible d'identifier un renard parmi les milliers d'autres du même genre qui avaient été vendu. Je terminais mon exposé, subissant le regard noir du chef. Les autres continuèrent leurs exposés. Nos pistes ne menaient nulle part, nous étions dans une impasse.

Puis vint le moment où l'ambiance bascula. L'agent qui parlait fini par lâcher, presque sans s'en rendre compte :

"C'est comme pour Le Billet, il fera tôt ou tard une erreur et on le coincera."

Et la tension qui régnait jusque là laissa place à autre chose. Les coups d'oeil de mon côté se multiplièrent, les remarques également. On n'a qu'à demander à Lawrence avec qui il couche en ce moment, à coup sûr le Renard doit faire partie de ses amants. Ouais il est clair qu'il a un penchant pour les mauvais garçons, n'est ce pas Samy? Et les rires gras n'avaient pas tardé à fuser un peu partout dans la salle de réunion. Le chef ne tarda pas à mettre un terme à la réunion. Je venais de me lever pour partir quand le chef m'interpella. Il voulait me parler en tête. Je hochais brièvement la tête avant de le suivre dans ce bureau.

Je sentais que ce qui allait suivre n'allait pas me plaindre. Il était beaucoup trop poli, beaucoup trop courtois. Il me proposait gentiment de m'asseoir. Il me faisait un café. C'était trop étrange pour être honnête. J'attendais que la sentence tombe, le regardant s'installer face à moi, prenant une profonde inspiration avant de parler.

"Je ne vais pas te mentir, tout le monde en a conscience, on piétine sur cette enquête. Pas loin d'une dizaine de vols en moins de deux mois. Les journaux s'en donnent à coeur joie. Ils ont fait le même rapprochement que nous. Il y a un lien entre lui et Le Billet. Soit ils se connaissent et il est son successeur, son élève ou quelque chose du genre. Soit il l'imite, il l'idolâtre au point de vouloir lui rendre hommage. Dans tous les cas, ils sont liés."

- Si vous pensez que je peux le connaitre chef vous vous tromp...

"Non non Sam je n'insinue rien de ce genre. Je sais que tu es réglo. Tu nous as aidé à l'arrêté. Tu es celui qui lui a passé les menottes quand on l'a trouvé sur les lieux de son dernier vol. Je sais que je peux compter sur toi. Ce n'est pas ça..."

Je le fixais, attendant qu'il parle, de voir là où il voulait en venir. Il ne m'avait pas fait venir pour rien. Il ne me reparlait pas du Billet sans raison. Et je ne me trompais pas...

"J'ai discuté avec le procureur. Les élections vont bientôt approché. Il a besoin qu'on arrête ce type. C'est pourquoi il a proposé de passer un marché avec Le Billet. Une offre qu'il ne pourra refuser... Sa liberté, contre la tête du Renard.

Effectivement c'était une offre qu'il serait fou de refuser. Il en avait pris pour vingt ans quand on l'avait arrêté. Vingt ans transformé en trois, c'était un deal plutôt alléchant. Mais quelque chose me disait qu'il serait tenté de refuser quand il verrait toutes les conditions qui accompagnaient la proposition.

Moi j'avais refusé... j'avais crié comme je ne le faisais que rarement. Je ne me mettais jamais en colère. Mais là c'était trop. Je ne pouvais pas accepter ça. C'était trop me demander. Il y avait trois ans j'avais décidé de rayer cet homme de ma vie, de faire comme si rien n'avait existé. Plus d'une année à être à ses côtés, à l'aimer. Une année de mensonges, de faux semblant. J'avais fini par me rendre compte que je ne connaissais rien de l'homme que je pensais aimer. Rien n'avait été vrai, tout n'avait été que mensonges. Je n'étais même pas certain qu'il m'ait aimé un jour...

Et voilà que je me retrouvais installé dans une des salles d'interrogatoire de la prison où il était détenu, attendant de le revoir pour la première fois depuis trois ans.

Je le regardais entrer, essayant de ne rien laisser paraitre de la tempête d'émotions qui se déchainait en moi. J'attendis qu'il s'installe, parlant et me concentrant sur le speech que j'étais sensé faire. Le boulot... le boulot et rien de plus, c'était pour ça que j'étais là.

- Bonjour Monsieur Parkins. Je vais être bref. Vous vous demandez certainement pourquoi je suis là. Je viens vous proposer un marché de la part du Procureur de New York.

Je le regardais froidement, mes mains jointes sur la table pour les empêcher de trembler.

- Vous avez certainement entendu parler du Renard. Le deal est simple. Vous nous aidez à l'attraper. Vous coopérez avec la police sur cette enquête et nous donnez toutes les informations qui pourraient nous permettre de l'arrêter et nous vous rendons votre liberté...

Le seul problème était la contrepartie. Une semi liberté surveillée pendant le temps de l'enquête, avec moi même dans le rôle du geolier. Et si mon chef était persuadé que j'étais la meilleure personne pour le faire parler et le surveiller, moi je savais que c'était justement l'idée d'être coincé avec moi qui le ferait refuser.

Houmous
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Houmous
Ven 19 Aoû - 19:08

Donald "Don"
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J'ai 36 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis un grand voleur et je m'en sors très mal, je suis en prison. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai été abandonné par mon mec et je le vis plutôt très mal.

La craie sur le mur crissait depuis de longues dizaines de minutes déjà lorsqu’enfin elle cessa son raffut. La dernière création de Don, une cage à oiseau en fer forgé aux portes grandes ouvertes, touchait à sa fin. Le mur était couvert de symboles divers et plus hermétiques les uns que les autres. L’administration l’avait autorisé à recouvrir les obscénités qui ornaient sa cellule à son arrivée après qu’il ait envoyé un essai long de plusieurs pages sur l’importance de l’art comme thérapie anti-criminalistique. Il se recula et observa l’œuvre accomplie avec un soupçon de fierté. Son « colocataire », Jake Garrison, se posta à son côté en observant le tout, l’air dubitatif.

- Mais je comprends pas, Don. Il est où l’oiseau de ton dessin ? fit-il en observant la longue fresque que complétait la dernière composition.

- Il est libre, Jake. Il s’est déjà enfui de ce mitard, lança-t-il calmement en observant l’ensemble de longs instants. Mmh, c’est déjà mieux comme ça.

L’artiste prit quelques instants pour corriger un remplissage de ci, une arabesque de là et ajouter un ornement à cet objet de l’esprit pour le rapprocher d’un obscur idéal. Ce genre de choses ridicules l’aidaient à se détendre ces derniers temps. A vrai dire, il en avait besoin depuis que le ton était devenu plus musclé avec certains détenus… L’ambiance n’avait jamais réellement été au beau fixe mais il fallait avouer qu’il en venait à en craindre pour sa vie ces derniers temps. Enfin, il pourrait le dire et le penser s’il avait la sensation d’être réellement vivant. La prison l’avait privé de ses principales sources de plaisir et il guettait chaque mois avidement le passage de l’aumônier pour lui donner la liste d’ouvrages sur lesquels il voulait mettre la main pour le mois suivant. En dehors de cela, la peinture et le dessin étaient ses exutoires pour ses regrets et ses philosophismes.

Parfois, l’ennui, dans sa cellule, l’attrapait et venait l’emmener dans quelques fantasmes de mondes qui pourraient être mais qui n’avaient pas été. Un mur s’abattait le plus souvent et, à la place des graffitis, des scènes improbables de joie, de fête et d’autant de sensations dont il ressentait le manque se visualisaient. Parfois, il se voyait être de l’autre côté du bar dans un bouge exotique des Caraïbes où il servirait les boissons à toutes sortes de clients. D’autres, il était dans sa loge d’un luxueux opéra, théâtre ou concert. Il voyait des choses merveilleuses tout droit sorties de son esprit le plus profond et qui s’achevaient invariablement par la violente réalisation que la réalité n’avait pas changé. Lorsque les rideaux rouges de satin se rejoignaient, il remarquait à nouveau le mur de béton froid et imperturbable qui l’entouraient et à nouveau, il étouffait.

Passé un certain point, le temps se liquéfiait. Il coulait en de longues trainées qui mouillaient, tachaient et ne partaient pas vraiment. Le temps, c’était tout ce qu’il avait, faute d’autre chose. Il pouvait imaginer, planifier, profiter de tout ce qu’il voulait sans pouvoir jamais rien en faire. L’enfer, ce n’était pas l’enfermement, c’était le temps qui coulait entre ses doigts et tombait au sol sans le moindre espoir d’être récupéré. Il en avait perdu du temps, enfermé dans cette grande boite à se perdre dans les aujourd’hui, les hiers et les lendemains toujours pareils les uns aux autres. Parfois, tout semblait absurde, car il réalisait devoir encore attendre beaucoup avant qu’on considère que le temps y avait été assez long. Il soupirait, laissant tomber le livre qu’il tenait au-dessus de sa tête sur son visage, comme une autruche qui pense pouvoir faire disparaitre ses soucis de sa vue et de sa vie en même temps.

Un maton frappa sur les barreaux de sa cellule, le ramenant à la réalité. « De la visite pour toi, Parkins » fit-il en commençant à déverrouiller la porte. Comme cela s’était avéré rare dans les trois dernières années, le millier de jours précédents, il se jeta rapidement au pied du lit, enfilant chaussures réglementaires et haut rouille de prisonnier en toute hâte. En passant devant les cellules encore pleines d’autres qui n’avaient pas sa chance, et auxquels il appartenait le plus souvent, il se sentit être un Roi. Il se pavanait sous les sifflets enthousiastes, engageant un pas de danse ou époumonant sa joie sous le jugement réprobateur de son guide. Ce dernier le fit passer devant la salle de visite pour les familles sans s’arrêter et là, il haussa un sourcil en se rendant compte que quelque chose n’allait pas du tout. Lorsqu’il se figea devant la porte fichée « Salle sécurisée n°4 » et en ouvrit la serrure à l’aide de sa carte d’accès, remplaçant depuis peu les lourds trousseaux qui servaient jadis, il sentit le sol se dérober sous ses pieds.

Il crut mourir un instant, perdant subitement ses organes au profit du sol, et tituba quelques pas vers la chaise qui lui était destinée après une légère pause, à l’autre bout d’une table fixée au sol, toute de fer froid. Il posa ses fesses et crut quelques secondes que c’était la chaise la plus inconfortable qu’il n’avait jamais eu l’occasion d’utiliser. Elle était bancale, anguleuse et glaciale, lui marquant les jambes et le dos au travers de ses vêtements, d’une douloureuse lourdeur. C’était à son tour de se liquéfier face à celui qu’il avait maintes fois rêver de revoir sans jamais réellement y croire. Il se tenait là, face à lui, et lui proposait un marché sorti d’on ne savait où. Tout semblait être hors sol dans cette situation, si bien qu’il en fut sonné un long moment, laissant passer les unes après les autres la colère, la culpabilité, la tristesse et toute une autre palette d’émotions contradictoires. Il ne savait s’il devait enjamber la table pour venir lui casser la gueule ou se jeter à son cou. Les larmes lui montaient aux yeux tandis qu’il se remémorait la manière dont les choses s’étaient terminées alors il pencha son visage pour les rendre moins luisantes aux lumières froides du plafond.

- Navré, agent Lawrence, mais je ne connais pas de renard… J’ai connu des blaireaux, fit-il en le regardant, l’émotion tant bien que mal dissimulée dans sa gorge percée d’épines, mais je ne connais pas de renard. Je veux bien sortir et faire ce que je peux mais je ne le connais pas votre gars, avoua-t-il dans un partage de supplication et de négociation, honteux d'avoir été dévasté par la prison et tout le reste.


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Lun 22 Aoû - 12:25

Samuel Lawrence
J'ai 33 ans et je vis à New York, Pays. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, ma naïveté, je suis séparé et je le vis plutôt mal... même trois ans plus tard, je me sens toujours aussi mal.

+ il a des marques dans le dos, vestiges des coups de ceinture de son père
+ il est devenu flic à 18ans, suivant très vite les traces de son père
+ il travaille depuis cinq maintenant dans le département s'occupant des vols d'objets rares et précieux
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+ son père est mort en intervention alors qu'il avait 15ans
+ il n'a jamais été au courant de son coming out
+ il a le chiffre VII tatoué à l'intérieur du poignet droit

Je ne savais pas à quoi je m'étais attendu en venant en prison. J'avais fait tout mon possible pour éviter de penser à lui pendant ces trois dernières années. Chaque fois que je le faisais je sentais monter une bouffée de colère cachant un abysse de douleur. Je repensais à chaque instant qu'on avait passé ensemble, chaque baiser et chaque caresse. Mais tout avait été souillé. Il ne restait plus que les mensonges là où j'avais cru vivre quelque chose de vrai.

J'avais tout fait pour ne pas penser à lui pendant ces trois ans. Je n'avais pas essayé de m'imaginer ce qu'il avait pu devenir, comment il vivait son emprisonnement. Alors j'avais été surpris en le découvrant. La prison avait laissé sa marque sur lui. Il paraissait fatigué, amaigri, les traits tirés. Ses cheveux avaient poussé sans qu'il ne prenne la peine de les couper. Je ne savais même pas s'ils avaient la possibilité d'avoir accès à un coiffeur en prison. Mais ses cheveux ne me gênaient pas, ça lui donnait même un certain charme. C'était son allure, l'épuisement que je pouvais lire sur ses traits qui m'avaient choqué. Je m'étais attendu à ressentir de la colère en le voyant mais pas à ressentir aussi de la peine.

Je m'étais attendu à pleins de choses en le voyant. A ce qu'il me hurle dessus, qu'il me crache sa haine au visage, qu'il essaie même de m'attaquer. Je me souvenais de son arrestation... Le souvenir était encore trop cruellement ancré dans ma mémoire. Je revoyais son regard alors que je lui passais les menottes, la douleur... J'avais tout fait pour éviter de le croiser, pour ne pas avoir à affronter ça. Mais je l'avais quand même vu et ce souvenir me hantait.

Il aurait du faire tout ça. Il aurait même du refuser net ma proposition. Pourtant il me répondait calmement, le regard baissé et il acceptait. A part la petite pique sur les blaireaux, il n'avait rien dit... La prison avait vraiment brisé quelque chose en lui...

- Mais le Renard imite votre style. Votre aide pourrait nous être précieuse...

Je sortis les papiers de la chemise que j'avais amené avec moi. Je déposais le contrat devant lui, le laissant le lire.

- Vous serez placé sous la surveillance d'un agent, muni d'un bracelet électronique en permanence. Vous pourrez vous déplacer librement dans l'appartement et avec l'agent à l'extérieur. Si vous tentez de vous enfuir de l'appartement ou de vous éloigner à plus de cinquante mètres de l'agent vous serez placé à nouveau en détention et l'accord sera nul. Vous acceptez les termes de l'accord?

J'avais bien entendu évité de lui expliquer que l'agent en question, c'était moi. Tout était écrit sur l'accord de toute façon. Mon nom se répétait beaucoup trop souvent... "Le détenu sera placé sous la surveillance de l'agent Lawrence...", "Si le détenu tente de se dérober à la surveillance de l'agent Lawrence...". Je savais que c'était là que ça risquait de coincer. On lui donnait une chance exceptionnelle de s'en sortir. Il pouvait racheter ses crimes, faire quelque chose de bien en arrêtant un autre voleur. Il serait libre, pourrait vivre une vie normal pour une fois. C'était sa chance, de tout reprendre à zéro pour être un type bien. Mais il devrait me supporter pour ça. Il dirait non, j'en étais certain.


Houmous
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Lun 22 Aoû - 19:21

Donald "Don"
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J'ai 36 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis un grand voleur et je m'en sors très mal, je suis en prison. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai été abandonné par mon mec et je le vis plutôt très mal.

Donald se rendit compte du regard et de l’attitude froides de son ancien amant. A mesure qu’il parvenait à retrouver son calme et à chasser le choc hors de lui, seules subsistaient la colère et la tristesse de cette rencontre inopinée et des souvenirs ravivés. Ils ne s’étaient plus vus depuis… depuis ce soir fatidique où tout avait basculé 3 ans auparavant. Il n’avait pas témoigné à la barre durant le procès, faisant acte d’un témoignage lu par le procureur en raison de leurs circonstances uniques : amants et ennemis comme il l’avait présenté alors. Il n’avait pas pu s’expliquer avec celui qu’il croyait aimer réciproquement et avait été extériorisé de sa vie sans possibilité de protester. Il ne s’attendait pas à ce que leurs rapports soient les mêmes une fois qu’il avait atterri ici, à Ryker’s Island. Cela dit, il ne s’était pas figuré qu’il n’aurait pas même le droit à la moindre visite de sa part pour mettre un terme aux choses correctement.

Cette réalisation le ramenait dans les premiers temps de son incarcération, lorsque les médias s’étaient empoignés de l’affaire et avaient diffusé des photos de son appartement, des témoignages à son sujet, des reconstitutions de ses vols et, bien sûr, des illustrations et photos de lui. On avait longuement parlé du fait qu’il avait accès à une large base de connaissance lui permettant de commettre ses délits mais aussi à des documents officiels comme des plans « particuliers » de la ville… Il s’était senti dépossédé de tout ce qui faisait sa vie : si le trip avait été sympa, le retour à la réalité était des plus violents. Il n’avait répondu à aucune lettre de ses « fans » qui voyaient en lui un nouvel Arsène Lupin et n’en avait plus reçu au bout de quelques mois tout de même. Il le regarda pour essayer de comprendre ce qu’il ressentait de tout ça et s’il avait quelque chose en tête mais tout ce qu’il avait face à lui semblait être un mur impassible. Voilà ce qu’ils étaient devenus par la force des choses : des étrangers ni plus ni moins.

Il prit le papier et lu les lignes sans sembler en comprendre le sens. Ce devait être un jeu pervers créé par un fêlé. Pourquoi voudrait-on le faire réemménager avec son ex pour qu’il travaille sur une enquête ? Ça n’avait absolument aucun sens. C’était tellement ridicule qu’une soudaine envie d’exploser son poing sur la table le traversait un instant. Et pourtant, en avait-il réellement le choix ? Allait-il sacrifier 17 ans de plus par honte et peur d’affronter le démon du passé qui se trouvait face à lui ? Allait-il accepter de retourner à sa vie de taulard alors qu’il savait avoir une opportunité unique de s’en sortir ? Allait-il prendre le risque que les menaces qui pesaient sur lui soient mises à exécution dans les douches ou un quelconque endroit où il se trouverait seul ? Il serra les dents jusqu’à en sentir le goût du sang envelopper sa langue pour y chercher du courage.

- C’est une putain de blague, s’incongrua-t-il à demi-voix. C’est complètement débile… Vous avez vraiment besoin du « billet » tant que ça pour votre affaire ?! On s’est tué à me faire oublier tout ce que je savais de cette vie, bordel ! Et maintenant !! Maintenant que ça vous chante, je dois reprendre du service et remuer toute la merde dans laquelle j’étais comme un bon chien obéissant ? commença-t-il à hausser de la voix sans s’en rendre pleinement compte.

Il soupira et se recula dans sa chaise réchauffée par son torrent d’émotions. Il prit de longues secondes à frotter ses yeux gonflés par ses larmes avec ses paumes pleines de craie directement. Il se sentit défaillir et tomber à la renverse, chavirant sous le coup de la colère avant de se reprendre et de rouvrir des yeux rouges. Ce nouvel impact sur sa psyché avait au moins eu le mérite de le réveiller pleinement de sa torpeur. Après cela, il ne détournait plus le regard de ce sale type qui revenait le tourmenter. Il jouerait le jeu… un temps…

- Passe-moi un putain de stylo… fit-il en tendant la main avant de parapher chaque page soigneusement de son écriture rugueuse. J’ai signé, on peut y aller, ajouta-t-il en lui offrant un regard amer et tranchant.

A peine quelques dizaines de minutes après, il était dans l’entrée de la prison. On lui posait sous les yeux un carton contenant les affaires avec lesquelles il était arrivé. Ses vêtements bien sûr, ceux qu’il avait en rentrant dans le Modern Artistic Nature Museum. Il avait également son téléphone, déchargé depuis le temps évidemment, quelques pièces dans son portefeuille et quelques papiers sur lesquels il avait noté une chose ou une autre. La chose qui retint le plus son attention était un petit mot que lui avait laissé la veille Sam pendant qu’il dormait chez lui. Le papier, chiffonné, n’en était pas moins lisible et il y voyait un mélange d’instructions et de mots d’amour qu’il lui connaissait alors. Il serra le poing avant de le balancer à la poubelle avec son pull noir, devenu trop reconnaissable à son goût, et s’en alla vers la voiture sans un regard en arrière.


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Mar 23 Aoû - 13:53

Samuel Lawrence
J'ai 33 ans et je vis à New York, Pays. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, ma naïveté, je suis séparé et je le vis plutôt mal... même trois ans plus tard, je me sens toujours aussi mal.

+ il a des marques dans le dos, vestiges des coups de ceinture de son père
+ il est devenu flic à 18ans, suivant très vite les traces de son père
+ il travaille depuis cinq maintenant dans le département s'occupant des vols d'objets rares et précieux
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+ il n'a jamais été au courant de son coming out
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Ca y est... il l'avait lu. Il avait vu le nom de l'agent qui allait l'encadrer pendant sa sortie. Je pouvais le voir à son regard, avant même qu'il n'éclate comme je m'attendais à ce qu'il le fasse. C'était pleinement compréhensible. Ca semblait complètement fou comme idée. Et pourtant ils l'avaient déjà fait dans le passé. Ils l'avaient fait entre autre pour Franck Abagnale le faussaire qu'ils avaient eu tant de mal à arrêter. Ils lui avaient permis de retrouver la liberté en échange de sa coopération. Qui mieux qu'un faussaire pour comprendre les techniques d'autres faussaires? Qui mieux qu'un voleur pour en arrêter un autre? Cela faisait toujours bien dans la presse, ça redorait l'image du procureur. Il avait réussi à arrêter un nouveau voleur insaisissable mais par dessus le marché il avait permis à un ancien voleur de se réhabiliter, de rentrer dans le rang et de devenir un honnête citoyen. Vous voyez le système marche. Alors votez pour moi!

Moi je ne croyais pas à tout ça. C'était un menteur, un voleur, un escroc. Il n'avait pas hésité un instant à jouer avec l'homme qu'il prétendait aimer. Je n'étais que ça, un jeu de plus dans sa vie, un passe temps. Aurait il fini par me jeter si je ne l'avais pas arrêté avant? J'en étais persuadé.

Je soupirais alors que je sortais le stylo de ma poche pour le lui tendre.

- Je vous expliquerais tout en détail une fois parti.

Bien sur qu'il allait signer. Ce n'était pas un imbécile. Il avait là l'occasion de redevenir libre, de pouvoir vivre sa vie. Et dans un joli conte de fée il m'aiderait à arrêter ce connard. Il aimerait ça et se dirait qu'au final sa vie de voleur n'avait été qu'une suite d'erreur, que j'avais raison, que le droit chemin était la meilleure voie possible. Ouais... un joli rêve. Je n'étais pas assez stupide pour y croire.

Je rangeais les papiers dans ma chemise avant de me lever pour quitter la salle d'interrogatoire avec lui. Je discutais brièvement avec les gardiens pour leur expliquer la situation. Ca ne les enchantaient pas, forcément. C'était un peu un échec personnel que de voir s'échapper un détenu si vite. Mais ils obéirent. Ils ne pouvaient pas aller contre un ordre du procureur.

Je le laissais balancer à la poubelle quelques unes de ses affaires, regardant tristement le dernier petit mot que je lui avais écris finir avec les ordures. C'était mieux... il me semblait appartenir à une autre vie, une autre personne l'avait écrit. Ce mec là, le Samuel fou amoureux de Don n'existait plus. J'attendis qu'il jette les derniers reliefs de notre couple à la poubelle avant de lui passer les menottes.

- Simple précaution, tant que tu n'as pas ton bracelet. Je n'ai pas envie de courir chercher ton cul à travers toute la ville.

Je tirais légèrement dessus le forçant à me suivre avant de le faire monter à l'arrière de la voiture. C'était une voiture de flic, forcément, impossible de s'échapper quand on était enfermé à l'arrière. Je m'installais à l'avant, montant le son du poste pour couper court à toute discussion. Je ne voulais pas parler. Je ne voulais pas entendre les reproches qu'il ne manquerait pas de me faire. Dans sa version de l'histoire, j'étais certain d'être celui qui tenait le rôle du méchant. Le pauvre gentleman voleur, trahi et jeté en prison par celui avec qui il partageait sa vie. Je ne voulais pas entendre ses reproches. J'avais décidé que je ferais simplement mon travail, le plus rapidement possible, puis je le laisserais sortir de ma vie à nouveau.

Je me garais au pied de mon immeuble et allais le récupérer avant de l'entrainer dans mon appartement. En trois ans, rien n'avait changé. C'était toujours le même appartement, toujours les même meubles. Le seul changement notable était les quelques photos de nous qui avaient fini à la poubelle. Je le laissais entrer dans l'appartement avant d'ouvrir la mallette qui contenait le système de surveillance et le bracelet. J'installais le tout, essayant de ne pas trop serrer sa cheville pour ne pas le blesser. Je finis par me redresser et par m'éloigner de lui.

- Le bracelet est étanche. Tu peux te doucher avec sans problème. Si tu essayes de l'enlever l'alarme se déclenchera et une patrouille viendra t'arrêter. Si tu sors de l'appartement, même chose.

Je fis quelques pas dans la pièce avant de prendre un épais dossier que je laissais tomber sur la table.

- C'est tout ce qu'on a sur le Renard. Compte rendu de ses vols, photos, pièces à conviction. Il y a les rapports sur l'avancée de notre enquête, les conclusions auxquels on est arrivés. Le procureur en a assez de cette affaire. Elle est beaucoup trop médiatisée. Les élections approchent, il veut qu'on règle ça au plus vite. C'est là qu'il a eu l'idée de faire appel à toi. Le style de ce mec se rapproche du tien. Il s'est dit que tu serais le mieux placé pour le comprendre et l'arrêter. Joue le jeu, aide nous à l'arrêter et tu seras libre. Fais le con, essaie de t'enfuir ou d'aider le Renard, et c'est retour direct en prison.

Les règles étaient simples, le reste ne dépendait que de lui.

- Fais comme chez toi. Tu connais l'appartement après tout.

Je lui fis un petit sourire ironique avant de continuer.

- L'ordinateur est bloqué par un mot de passe, pareil pour le wifi. Je n'ai pas de chargeur pour ton téléphone et même si je l'avais ton forfait a été résilié lors de ton incarcération. Je te laisse étudier le dossier. Si tu as des questions ou des requêtes, note les et je les ferais passer à mon supérieur. Je dois sortir. Je compte sur toi pour te tenir tranquille.

J'allais seulement voir mon chef pour lui faire un compte rendu de l'entretien avec Don, rien de bien exaltant. Mais je préférais lui laisser imaginer ce qu'il voulait, qu'il souffre un peu de m'imaginer faire autre chose.



Houmous
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Mar 23 Aoû - 18:48

Donald "Don"
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J'ai 36 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis un grand voleur et je m'en sors très mal, je suis en prison. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai été abandonné par mon mec et je le vis plutôt très mal.

Tout menotté et harnaché à l’arrière du véhicule de police, il se surprit à comparer ce moment à sa chute en tant que billet.

Musique:

Sam ne l’avait pas emmené et les deux flics qui le conduisaient alors se foutaient de lui. Il beuglait à tous poumons qu’on le laisse s’expliquer et que tout ceci était une erreur monumentale… en vain… Sortir du pénitencier n’avait rien en commun et pourtant il était tout de même attaché. Comme il ne comptait pas non plus parler, il plongea son regard à l’extérieur, au loin, pour y retrouver la beauté des paysages urbains. Il n’y avait pas à dire : New York était vraiment magnifique sous un grand soleil tel que ce jour-là.

Il ne protesta pas non plus pendant que son nouveau geôlier le menait à l’appartement et lui passait les équipements de surveillance, se contentant d’essayer d’agiter un peu sa cheville pour en tester la liberté. Il ne serait probablement pas trop impacté, même s’il avait besoin de courir. Cela le rassura car le job ne serait surement pas de tous repos. Alors que Sam finissait de paramétrer le tout, Don se mit à regarder autour de lui. Il était gêné et mal à l’aise d’être aussi proche de son ex et se retenait de frissonner chaque fois que leurs peaux se touchaient. Il remarqua que tout était plus ou moins pareil à lorsqu’il y avait mis les pieds pour la dernière fois. Les mêmes meubles bon marché sur le même mur bleu marine qu’ils avaient choisi ensemble. La table derrière laquelle il était assis, il se souvenait avoir eu beaucoup de mal à la ramener d’une vente de meubles d’occasion. La chaise sur laquelle était assis Sam était aussi celle qu’il avait dû réparer une fois à cause de l’assise brisée… Il secoua la tête et ces pensées, n’écoutant que les grandes lignes de ce que disait Sam.

- Mmh… Sam ? demanda-t-il dans un ton étrange et gauche. Achète-moi des clopes en passant ! Enfin, si tu peux sans devoir sucer ton boss, acheva-t-il, acerbe.

A cause de toute la nostalgie dans laquelle il était plongé, il avait failli perdre pied et le remercier... ou s’excuser, il n’en était pas réellement sûr. Il soupira un peu en se prenant la tête dans les mains une fois que la porte s’était fermée. Rien n’irait correctement à partir de là, il en avait l’intime conviction. Il ne pourrait pas cacher éternellement qu’il l’aimait toujours autant. La déception et la colère l’empêcherait de se rapprocher à nouveau de lui mais rien ne l’empêcherait de le porter dans son cœur. Cette nouvelle vie confinait à l’absurde mais il ne se rendrait pas si facilement. S’il fallait qu’il prouve mériter la liberté, il subirait tout ce qui pouvait bien se passer avec bravoure.

Son regard se posa enfin sur l’épais porte-folio et il se redressa pour reprendre plus fière allure. Des dizaines d’expertises, rapports et autres récapitulatifs se bousculaient dedans, bien sagement rangés derrière plusieurs sous pochettes correspondant à chaque vol du fameux Renard. Avec une certaine excitation, il ouvrit la première pochette pour découvrir son coup d’inauguration. Le Renard avait commencé par voler le Modern Artistic Nature Museum, en représailles de l’échec du Billet paraissait-il. La première figurine, qu’il y avait mise, était faite de papiers verts, encore une fois en référence à sa signature. Un demi-sourire amusé se fraya un chemin sur ses lèvres alors qu’il étudiait en détail le petit collage. Un seul numéro de série était lisible sans démonter la sculpture : 002-2313150101. Il prit le temps de le renoter sur du papier pour réfléchir à ce message qui était passé au nez et à la barbe des agents en charge de l’affaire. Après tout, ils ne devaient pas avoir le temps de s’intéresser à ce genre de choses alors qu’ils copiaient leurs dizaines de pages de rapport, songea-t-il, moqueur.

Il se mit à marcher en rond, obsessif, alors que son cerveau venait buter sur ce premier jeu d’esprit. Où voulait-il donc en venir en indiquant ce message ? Est-ce qu’il annonçait quelque chose ? Était-ce sa véritable signature, dissimulée sous une masse d’autres informations ? Il ne savait quoi tirer de cette découverte mais il avait l’intime conviction que le Renard y mettait du sens, même s’il était peut-être inatteignable à quelqu’un d’extérieur. Mais avec tout ce thème sur l’œuvre du Billet n’était-ce pas là un message qui lui était destiné ? Sans nicotine, il aurait du mal à pénétrer plus avant ce mystère. Haussant des épaules, il concéda de laisser tomber pour le moment. Partant en recherche de la cafetière, il chantonnait joyeusement quelques notes d'un obscur jazz. Il rentra dans la cuisine à proprement parler et ouvrit instinctivement le bon rangement pour l’y trouver, laissée à l’abandon. Suivant la remarque qui lui avait été faite, il la brancha et prépara de quoi se mettre un coup de fouet et se posa sur l’appui de fenêtre pour profiter de l’odeur de la liberté, sans se soucier que cela pouvait être considéré comme une tentative de fuite...


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Mer 24 Aoû - 10:37

Samuel Lawrence
J'ai 33 ans et je vis à New York, Pays. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, ma naïveté, je suis séparé et je le vis plutôt mal... même trois ans plus tard, je me sens toujours aussi mal.

+ il a des marques dans le dos, vestiges des coups de ceinture de son père
+ il est devenu flic à 18ans, suivant très vite les traces de son père
+ il travaille depuis cinq maintenant dans le département s'occupant des vols d'objets rares et précieux
+ il fait partie de ceux qui ont arrêté "Le billet"
+ son père est mort en intervention alors qu'il avait 15ans
+ il n'a jamais été au courant de son coming out
+ il a le chiffre VII tatoué à l'intérieur du poignet droit

Je lui jetais un regard noir en entendant sa remarque avant de partir sans un mot de plus. Il mériterait que je ne les lui achète pas ses clopes. Que je me grille gentiment la mienne devant lui sans lui en passer. Sucer mon patron... si il savait à quel point c'était loin d'être le cas. Je faisais mon travail, ni plus ni moins. Je le respectais et je lui devais bien ça. Il m'avait sauvé la peau quand on avait arrêté Don. La moitié du poste voulait ma tête. Ils étaient persuadés que j'étais au courant de tout depuis le début, que j'avais refilé des infos au Billet et que c'était pour ça qu'on avait galéré à l'attraper pendant tant de temps. Que je l'ai arrêté ne changeait rien à leurs yeux. Je n'avais fait ça que pour me couvrir, parce que je sentais que mon mensonge était sur le point d'éclater. Le boss avait été le seul à croire en moi, à voir que j'étais sincère, que j'étais juste un pauvre con qui s'était fait avoir par le mec dont il était amoureux. Alors je n'oublierais jamais ce qu'avait fait mon patron. Ce n'était pas le sucer, juste être reconnaissant envers un type qui avait fait beaucoup pour moi.

Je montais dans la voiture, claquant la portière énervé avant de me rendre au poste. Je traversais l'open space, ignorant les commentaires que mes chers collègues faisaient sur moi et sur le fait que j'avais certainement déjà du me faire enculer par le Billet vu à quel point j'avais toujours aimé ça. Je traçais droit devant moi et entrais dans le bureau du chef avant de me laisser tomber sur une chaise face à son bureau.

"Alors? Il a accepté?"

Je soupirais doucement.

- Ouais, beaucoup plus facilement que ce que j'aurais cru.

Il lâcha un rire sec, bref, presque comme un aboiement de chien.

"C'était à prévoir. La prison, c'est pas de la rigolade. Ils sont prêts à tout pour en échapper."

Ouais... prêt à tout oui, même à se retrouver coincé avec le mec qu'il avait baisé, dans tous les sens du terme. Il fallait croire qu'il se foutait pas mal d'avoir à me supporter tant qu'il pouvait s'enfuir. Ou peut être que ça l'éclatait, pouvoir torturer un peu plus moralement le mec dont il s'était foutu pendant tant de temps.

- Quand ça sera fini... quand on aura arrêté le Renard. Je demanderais ma mutation. Mettez moi là où vous voulez, les stups, les moeurs, même la circulation, je m'en tape. Je suis même prêt à quitter New York pour me retrouver dans un village paumé du fin fond des Etats Unis. N'importe où. Mais laissez moi me barrer chef. Vous me devez bien ça.

Cela faisait des mois que je le lui demandais et toujours il refusait. Il ne voulait pas perdre un bon élément. J'étais un bon flic selon lui, efficace, sérieux, droit. Je n'étais pas corrompu. Je ne jouais pas de mon influence pour faire plonger les autres. Des flics comme moi c'était rare disait il. Mais je n'en pouvais plus. Je devais partir. Trois ans que je supportais ça... que j'étais toujours aux yeux des autres le mec qui se tapait le Billet. Il fallait que ça s'arrête.

Il me regarda tristement avant de hocher la tête.

"Quand ça sera fini... je te trouverais un petit poste de police sympa que tu pourras diriger. Je t'en fais la promesse."

Je le saluais d'un bref signe de tête avant de quitter son bureau. Nouveau passage dans l'open space, nouvelles remarques... Comment vont tes genoux Lawrence? T'as pas trop mal à force de t'agenouiller pour sucer ton joli Billet? Je serrais les poings, faisant de mon mieux pour les ignorer avant de partir. Il était tard. Don était seul à la maison avec rien d'autre dans le frigo et les placards qu'un peu de café, quelques bières et un fond de ketchup. Il fallait que je rentre, que je lui apporte de quoi manger. Après avoir bouffé trois ans en prison même le plus médiocre des restos chinois lui semblerait être un repas de prince. Mais je n'avais pas la force de rentrer, pas pour le moment.

Je me trainais à la place dans un bar que j'avais l'habitude de fréquenter. J'avais besoin d'un verre, d'oublier un peu le bordel qu'était ma vie.

A quel moment est ce que ça avait pu merder comme ça? J'avais une chouette petite vie avant. J'étais flic, comme j'en avais toujours rêvé. A l'époque je m'entendais bien avec mes collègues. Oh il y avait bien eu quelques blagues lourdes quand je leur avais avoué mon homosexualité mais il avait suffit de quelques coups bien placés à l'entrainement pour les faire taire. J'étais plutôt un bon flic. J'avais de bons résultats et ça avait aussi aidé à me faire respecter par mes collègues. Je n'étais pas une tafiole à leurs yeux. Je faisais un boulot qui me plaisait. J'avais quelques amis, un bon petit appartement. Tout allait bien. Et je l'avais rencontré...

Je pensais que ma vie ne pouvait pas être plus belle à ce moment là. Il était ce qu'il me manquait pour être parfaitement heureux. Je pensais avoir trouvé le bon, ma moitié, l'homme de ma vie. Et tout s'était effondré...

"Salut beau gosse... je peux t'inviter à boire un verre?"

Je terminais mon whisky cul sec avant de tourner mon regard vers le mec en question. Pas mal... mais pas mon style. En outre, je n'étais pas d'humeur ce soir. J'aurais juste voulu que cette journée n'existe pas. Ou plutôt que les quatre dernières années n'ait jamais existé.

- Désolé pas ce soir.

Je lui fis un petit sourire d'excuse avant de me lever de mon siège. Il insista. Il voulait juste me payer un verre et discuter, rien de plus. Ca n'engageait à rien. Alors j'acceptais. Il se trouvait que le type s'appelait Josh, qu'il était courtier dans une banque et qu'il avait un sourire absolument craquant. Je finis par le laisser, récupérant quand même son numéro de téléphone qu'il glissa avec un sourire dans la poche arrière de mon jean.

Il était donc vraiment tard quand j'arrivais chez moi avec deux pizzas dans les bras, ma préférée et la sienne. Je jetais une cartouche de clopes sur le canapé, la marque qu'il aimait, avant d'aller poser les pizzas sur la table.

- Viens manger.


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Mer 24 Aoû - 19:46

Donald "Don"
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J'ai 36 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis un grand voleur et je m'en sors très mal, je suis en prison. Sinon, grâce à ma malchance, j'ai été abandonné par mon mec et je le vis plutôt très mal.

Don regarda un peu à l’extérieur une fois son café fini. Le plaisir avait été de courte durée mais il goûtait tout de même la joie de pouvoir librement choisir ce qu’il faisait de chaque instant. Quand il était derrière les barreaux, il devait respecter des horaires, des créneaux qui s’enchainaient inlassablement. Plus que de manquer de liberté, c’était quelque chose qu’il vivait comme infantilisant. On lui disait quoi faire et quand alors qu’il était en pleine possession de ses moyens et tout à fait capable de faire ses choix pour lui-même. Parce qu’il avait fait quelques erreurs et s’était fait prendre, on lui avait retiré toute opportunité de choisir et cela, il avait eu du mal à l’accepter. Enfin, il s’y était fait mais ne l’avait jamais vécu de gaieté de cœur.

Sam ne lui avait pas donné d’horaire concernant son retour mais il voyait quand même le temps long. La faim commençait à arriver au fur à mesure. Quelques jours auparavant, il aurait juste raisonné sur l’horaire qu’il était pour savoir s’il devait se forcer à se remplir un peu l’estomac mais la détente relative qu’il vivait le menait à naturellement rechercher le réconfort d’un bon repas. Il ne savait pas trop à quoi s’attendre mais la pensée s’installa dans son esprit graduellement, y taillant sa route. Bientôt, pour se déconcentrer de ça, il se mit à relire quelques pages suivantes du dossier. Le cœur n’y était plus et la concentration non plus. Il s’imaginait un repas chinois et ses multiples bouchées, des nachos au fromage dégoulinant ou toutes sortes d’autres choses.

Le soleil, enfin, se coucha, ce qui indiquait l’heure qu’il pouvait être dans cet été étouffant. Il soupira un peu en changeant de dossier pour le second casse, celui du Whitney Museum of American Art. Son ventre faisait savoir son mécontentement bruyamment, ce qui ne manqua pas de l’inquiéter. Avait-il énervé Sam pour qu’il revienne si tard que ça ? Il savait y avoir été trop fort en l’insultant par rapport à son boss… Il regrettait bien sûr mais c’était l’une des seules manières qu’il connaissait de se protéger : blesser avant de l’être. Les pensées passant rapidement les unes après les autres et la fatigue commençant à se faire sentir, il ferma les yeux un instant au milieu des cadavres éventrés de pochettes et rangements ordonnés de documents.

Il se réveilla en sursaut lorsqu’il entendit la clé rentrer dans la serrure. Il avait toujours eu du mal à se lever après avoir fermé l’œil, quelle que soit la durée de l’opération. Aussi, lorsqu’il vit son ex entrer dans la pièce et lui balancer les clopes sans cérémonie, des sentiments contraires le prirent aux tripes. D’un côté, il n’y était pas et pensait se réveiller d’un cauchemar, son amant arrivant à ses côtés. De l’autre, il réalisait lentement, sans vouloir se l’avouer dans un premier temps, que tout était réel et que c’était le rêve qui touchait à sa fin. Il se redressa alors et prit le temps de s’étirer. Rapidement, il débarrassa les papiers pour pouvoir prendre place face à lui.

Son visage était fermé. Il l’était plus encore que ce coffre-fort du National Gallery of Art qu’il avait percé pour un Soulage. Non, en réalité, il était exténué et un peu saoul. Peut-être que la situation n’était pas forcément plus facile à vivre pour lui… Ouvrant la boite qui avait été déposée devant lui, il découvrit une peppéroni. L’espace d’un instant, une dissonance se fit dans son esprit. La faim lui ramenait les pieds sur terre et il se mit en manger avec appétit après un maladroit « Merci, Sam… ». Il y avait des choses qui ne collaient pas entre l’attitude et les actes de Sam. Il semblait faire attention à certaines choses malgré sa froideur. Don n’avait, à force, aucune certitude et cette déduction reposait globalement sur un grand rien mais il avait tout de même remarqué ce détail. Il fit une note mentale du chavirement de son ex pour savoir s’en servir si la situation le demandait.

- J’ai commencé à regarder un peu les dossiers, se mit-il finalement à déclarer, intimidé face au silence pesant. Je pense que j’ai quelques pistes pour commencer mais ça ne va pas te plaire. Je veux aller voir quelqu’un demain pour poser quelques questions et voir si je peux pas confirmer mes idées. Le seul problème, c’est que c’est quelqu’un que je ne peux pas te montrer. C’est un vieil ami et… il est pas complètement nickel si tu veux. Tu penses que ça irait si tu me laissais y aller seul ? risqua-t-il finalement, sans la moindre conviction que sa plaidoirie pourrait le convaincre.


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Sam 27 Aoû - 11:06

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+ il a des marques dans le dos, vestiges des coups de ceinture de son père
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+ il a le chiffre VII tatoué à l'intérieur du poignet droit

Pourquoi est ce que j'avais acheté des pizzas au juste? Parce que c'était l'un des rares trucs ouverts que j'avais trouvé sur ma route, le premier devant lequel j'étais passé. J'y étais entré sans réfléchir, parce qu'il fallait bien manger et qu'après être resté tant de temps en prison il devait avoir envie de tout sauf de quelque chose qui lui rappellerait la prison. J'avais pris sa préféré. Je n'étais pas mesquin au point de prendre une pizza qu'il détesterait. Oui j'étais en colère contre lui. Je me retenais de dire tout ce que je pensais, de vider mon sac, de lui cracher ma haine au visage, mais ce n'était pas une raison pour jouer à des jeux ridicules de ce genre.

Non, si je me demandais pourquoi j'avais acheté ces putains de pizza, c'était surtout parce que je n'arrivais pas à avaler une bouchée de la mienne. J'avais l'estomac noué. Peut être un peu trop d'alcool alors que je n'avais rien avalé de la journée. Peut être que c'était juste cette situation de merde qui me mettait dans cet état. J'avais réussi à avaler une part avant de repousser le carton devant moi. Je fouillais dans mes poches pour sortir mon paquet de cigarette. J'en glissais une entre mes lèvres et l'allumais pendant qu'il parlait. Il avait commencé à bosser sur le dossier. Il était beaucoup plus sérieux que ce que j'aurais cru. Il semblait déjà avoir des pistes, peut être quelques éléments qu'on avait raté. Peut être que ce connard de procureur n'avait pas complètement tord quand il avait décidé de faire appel à lui. Il n'y avait qu'un voleur pour comprendre un autre voleur.

Je l'écoutais parler avant de lâcher un petit rire. Il n'avait pas perdu de temps. Il venait à peine d'être libéré qu'il tentait déjà de négocier pour avoir un peu plus de liberté.

- Non.

J'avais lâché ma réponse, brève, sèche, une condamnation sans appel. Je tirais une bouffée de ma cigarette, le toisant alors que je m'adossais au dossier de ma chaise.

- Ce n'était pas ça le deal. Tu nous aides sur l'enquête en échange de ta liberté si tu réussis. SI tu réussis. En attendant tu n'es pas libre. Tu es toujours un prisonnier. Tu es dehors parce que c'est plus simple pour enquêter mais ne te trompe pas, rien n'a changé. Tu ne peux pas te balader comme tu en as envie et encore moins pour aller rencontrer seul des mecs louches.

Et qu'est ce qui me prouvait qu'il n'en profiterait pas pour voir un mec capable de lui enlever son bracelet, qu'il disparaitrait dans la nature, quitter le pays, refaire sa vie ailleurs. Non... je ne pouvais pas avoir confiance en lui, il me l'avait déjà prouvé.

- Il est hors de question que je risque de perdre mon job une nouvelle fois à cause de toi.

Une fois ça m'avait déjà largement suffi.

- Donc tu vas m'expliquer ce que tu as trouvé, me parler de tes pistes et nous irons voir ton gars ensemble. Promis je ne lui dirais pas que je suis un flic et je ne l'arrêterais pas, quoi qu'il nous raconte.

Je ne lui demandais pas si ça lui convenait. C'était la seule option qu'il avait. Et si il refusait de faire ainsi, c'était simple, il retournerait en prison.



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