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LE TEMPS D'UN RP

Le reflet- feat Jo'

Pyramid Rouge
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Univers fétiche : Silent Hill/ Horreur
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Pyramid Rouge
Jeu 29 Juin - 0:36
Le contexte du RP


Le reflet- feat Jo' Bdbe0c2f4a2b54fc4b1f38eb72892f2e18534499
Mise en situation

La situation
Automne 1990- Brahms- New Hampshire Etats-Unis-

Rachel Fräzer jeune femme somme toute parfaitement fondue dans la masse avec un travail stable et une stabilité financière se voit être traqué depuis quelques jours. Si au début cette impression semble être simplement dans sa tête lorsqu'elle se retrouve en face de son agresseur les choses tourne mal.

Seulement à son réveil elle n'est pas chez elle...

TW: Violences hospitalières- Horreur- Sang- Agressions- Viol- Torture

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Pyramid Rouge
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Pyramid Rouge
Jeu 29 Juin - 0:36

Rachel
Fräzer

J'ai 26 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis secrétaire d'archivage d'une société et je m'en sors normalement. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

- Elle voit régulièrement un homme avec qui elle entretient des relations sexuelles. Il est amoureux d'elle mais pas elle.
-Elle est mal a l'aise à l'idée de faire rentrer quelqu'un dans sa sphère privée.
- A de bons contacts avec sa mère / plus aucun avec son père.
Mardi, 18h32 le téléphone à l’oreille en sortant de son travail des lunettes de soleil au bout du nez, un regard a droit puis un autre à gauche avant de traverser pour rejoindre un parking et s’engouffrer dans la voiture. Callant le portable entre son oreille et son épaule elle lève un peu les yeux au ciel semblant écouter une longue tirade de la part de son interlocuteur. Refaisant son lacet tout en remontant les yeux autour d’elle, elle soupire un peu avant de répondre vivement.

-Bon écoute maman je te répète que tout vas bien de mon coté, ce nouveau boulot est super, je m’épanouie totalement ça n’a rien a voir avec avant…   Une pause le temps que son interlocutrice lui réponde avant de reprendre de plus belle. Ah bha on ne choisis pas d’où viennent les promotions et les offres alléchantes…  

Fronçant les sourcils en regardant son volant, son regard fut bientôt attiré par une lueur, une lueur qu’elle connaissait que trop bien : Lui. Le fixant là juste a quelques mètres devant elle derrières un arbre son visage se fige alors que d’une main elle caresse les plaies de ses joues. Tétanisée, ses lèvres tremble rien qu’a l’idée de le quitter des yeux une seconde. Le voir c’était terrible mais avec le temps c’était ne pas le voir qui était plus effrayant. Le fixer c’était s’assurer qu’il reste là, loin d’elle, hors de portée. Hors de sa portée. L’estomac grinçant sa contrariété elle expédia alors.

-Bon désolée maman mais là il faut que je te laisse j’ai plus beaucoup de temps pour aller faire des courses… On se rappelle plus tard d’accord ? Elle sentit son portable vibrer, regarda l’écran pour voir un numéro non rentré puis son portable vibra plus fort « Proprio ». -Je te laisse j’ai un double appel bisous…

Relevant les yeux sur « lui » elle le constata maintenant un arbre plus près d’elle un téléphone sur l’oreille en train de lui faire un signe « shhh » de la main. L’échine de sa nuque se tissant d’un frissons désagréable elle lâcha dans un sursaut son téléphone sur le siège passagers pour démarrer. Tournant la clé en enclenchant la marche arrière elle recula rapidement sans trop regarder et s’en alla sur la route. Roulant un moment et ne passant que sur des voix rapide elle n’était pas tranquille et vérifiait ses différents rétroviseur de façon répétés, les sourcils courbés.  Le souffle court elle se calma progressivement en voyant le supermarché encore allumé au loin. Plusieurs kilomètres séparait ce supermarché du parking de son travail, il ne pourrait pas arriver jusqu’ici. Et puis ce n’est pas réel, non elle s’est fait des idées cet homme n’est pas réel. C’est le traumatisme, juste le traumatisme… Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme. Juste le traumatisme.

-Mademoiselle ? Mademoiselle tout vas bien ?

Tournant son regard vers une vieille dame portant une horrible casquette de compagnie de ménage un panier à la main l’air inquiet Rachel  lui sourit en reprenant pied dans la réalité.  Regardant autour d’elle et souriant un peu, comme perdue avant de répondre, elle mis finalement le pot de sauce tomates dans son panier remplie de Javel que la vieille fixait avec inquiétude.

-Oui, tout vas bien pourquoi ?  

La vieille dame a l’air contrariée, la bouche pincée d’inquiétude et réplique presque timide.

-Eh bien  ça faisait bien 5 minutes que vous regardiez cette conserve de tomates…

Un regard bref sur le rayon de "Tomato SOUP" Rachel haussa les épaules et resta parfaitement souriante même pas vraiment stressé par ce que venait de lui annoncer la vieille dame.

-Je suis un peu fatiguée je crois, ne vous en faites pas…  

S’en allant pour continuer à parcourir les rayons elle balayait les étagères du regard sans grande inspiration. Prenant quelques produits alimentaire elle finis, au détour d’un rayon par tomber sur lui. D’un seul coup, elle se stoppa. S’arrêtant nette derrière lui elle commença a sentir son cœur cogner. Une sueur sur le front elle ravala sa salive avant de rebrousser chemin à l’opposé du magasins croisant quelques clients qui la regardait bizarrement… En avançant dans sa fuite, elle regardait derrière elle : il la suivait. Passant de rayons en rayons elle s’agglutina dans un coin entre plusieurs frigo surgelés. Le voyant avancer en courant vers elle la panique l’embarqua et elle commença à appeler au secours. Dans la folie de l’instant, elle balança plusieurs sachet de nourriture surgelés sur lui pour en profiter  et s’enfuir en courir loin des rayons jusqu’à se faufiler dans l’espace réservé au personnel pour se cacher dans un casier.

La respiration haletante les larmes lui remontait jusque dans les yeux. L’instant sembla durer une éternité Reprenant doucement son calme, elle entendit bientôt la porte de la pièce s’ouvrir. Retenant sa respiration pour qu’on ne l’entende pas les interstices du casier ne permettait pas qu’on voit le visage de qui que ce soit qui pourrait se trouver là. Entendant des pas tourner dans la pièce elle aperçu rapidement le torse d’un homme en chemise blanche. Le regard fixé sur lui qui était plus loin, la porte s’ouvrit brusquement et elle se protégea en hurlant à nouveau.

-Madame ! Tout vas bien… Tout vas bien…

Ouvrant de nouveau les yeux elle vis un ambulancier lui tendre la main et derrière lui le gérant du magasin. Perdue la jeune femme s’accrocha a lui complètement apeurée.

-Il est partie ?  

-Qui ?

-L’homme qui me suit… Il y a plusieurs témoins… il me suivait dans les rayons et a tenté de m’agresser… J’ai eu peur je me suis enfuie…

Elle sentait sa joue déjà muni d’une cicatrice, à nouveau ouverte et sanglante, la tâtant de ses doigts elle constata le sang sur ses doigts horrifiée et troublée. L’urgentiste lui tendit la main tandis que son collègue semblait parler avec le directeur du magasin.
-Je vois, venez avec moi madame on va regarder cette joue.

Acceptant de le suivre elle baissa les yeux en voyant que plusieurs personnes la regarder tendit que dehors au travers des baies vitrés on voyait des voitures de police non loin du camion du SAMU. L’homme fit s’installer Rachel dans le camion pour l’examiner, il lui fit passer une lumière devant les yeux avant de doucement s’occuper de penser sa plaie à la joue. Se laissant faire elle observait les policiers faire des allers-venus. Inquiète de voir a nouveau son agresseur. Le collègue de l’urgentiste des papiers dans les mains s’approcha et hocha de la tête.

-Votre plaie à la joue est vilaine, il vaudrait mieux qu’un médecin y jette un œil, d’accord ? On vous emmène à l’hôpital.

Relevant son regard sur lui elle hocha de la tête et attacha sa ceinture alors qu’il resta à proximité. Les portes claquèrent et au moins, il n’était plus là. Soulagée elle posa sa tête sur le dossier du siège ou elle était et accepta le verre d’eau que l’urgentiste lui tendit. Complètement sereine après quelque minutes elle ferma progressivement les yeux s’endormant paisiblement de fatigue suite à ces terribles évènements…

Quand elle se réveilla, sa tête était lourde et ses souvenirs brumeux. Titubant pour ouvrit les yeux elle retrouva conscience dans une pièce blanche aux murs moelleux. Progressivement elle constata qu’elle portait une tenue blanche d’hôpital et commença a paniquer. S’approchant de la porte elle aussi capitonné elle la tambourina sans effet et ne pu rien voir au travers de la vitre qui ne lui laissait voir que du noir…
-HEY ! HEY ! Laissez-moi sortir !
Jo'
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Jo'
Sam 1 Juil - 22:33

Henry Cellier
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt de manière compliquée.

Extrait d'état civil |
Né le 10 juin 1943
Epouse en 1964 Benedict Layfield (décédée en 1970).

Brochure de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms |
Il obtient son diplôme de psychiatre en 1968 et fait deux ans de spécialisation en traumatologie auprès de survivants de la guerre du Vietnam.
Psychiatre behavioriste.


Hermann Càrter
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Extrait d'état civil |
Né le 06 octobre 1943

Brochure de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms |
Il obtient son diplôme de médecine en 1968 et poursuit sa formation dans des séminaires en sismothérapie.
Il est professeur à l'Université de médecine de Brahms.
Psychiatre psychanalyste.
"Pourquoi a-t-elle été placée en chambre capitonnée ?"

Il avait une voix paisible et sincèrement soucieuse, le visage froncé sur le rapport d'admission qu'on lui avait mit entre les mains.

"Elle est dangereuse, Monsieur Cellier. Elle a renversé quelqu'un et une procédure contre elle est en cours pour délit de fuite et excès de vitesse. Puis elle est allée faire ses courses comme si de rien n'était !" Il contempla la feuille sans un regard pour son infirmière, estomaquée. "Elle est entrée par effraction dans la salle de pause des employés du Walmart et les ambulanciers l'ont retrouvée avec sa plaie au visage, qu'elle s'est manifestement faite elle-même si vous voulez mon avis."

Elle prenait une posture commère et il remonta vers elle un visage souriant, amusé et supérieur. "Je n'ai pas demandé votre avis." Sa voix était douce mais suffisamment claire ; la jeune femme retrouva un peu de rigueur. Il replongea quant à lui plus serein dans le compte-rendu. "C'est quoi ces doses de cheval ?" Des opiacés et des benzodiazépines avaient été administrées de concert et en quantité, tel qu'on le voit parfois lors d'anesthésies générales. "Oh ! s'exclama l'infirmière à nouveau sur le ton du potin. Si vous saviez ! Durant le trajet elle s'est mise à paniquer, elle clamait que son agresseur était dans la voiture avec eux, elle était convaincue qu'il avait pris la place de l'urgentiste à l'arrière. Ca s'trouve, elle avait juste pas vu sa tête avant d'entrer dans le véhicule, enfin c'est c'que j'en pense." Même cinéma, regard paternaliste et mâtiné de patience contrite. "A nouveau, Olivia, je ne vous demande pas ce que vous en pensez."

Cette fois, elle ne démordit pas et en vint à s'asseoir tout à fait sur le bureau, plongée dans la confidence. Le poste avait été long pour elle aussi, et elle savait le Dr C. amical sous ses couches de rigueur polie. "En tous cas elle a déliré, poursuivit-elle, s'est mise à se débattre et il a fallut la sédater sérieusement. Pis quand ils sont arrivés, pour la recoudre, ohlala ! J'avais jamais vu ça, il a fallut lui faire une anesthésie générale parce qu'elle tenait pas en place." Il fronça les sourcils - cette panique, contrairement aux contusions qu'elle s'était vraisemblablement faites elle-même, était le type de maladie qui le concernaient. Il lut à voix haute, mais marmonnant pour lui-même.

"Hurlements de la patiente envers tout le personnel médical, violence, tentative de fuite. Le sujet est un danger pour elle-même et autrui." Cette fois son visage était très clairement inquiet, dans l'expectative, comme s'il s'agissait d'une enquête. "Que hurlait-elle ?" L'infirmière haussa les épaules, descendit du bureau, lorgna discrètement sur sa manucure - petite coquetterie qui lui rappelait que malgré les choses innommables qu'elle touchait de ses mains, elle restait une personne à part entière. Son allure de confidente avait la même fonction. "Elle disait que le médecin venait pour lui coudre les yeux clos, ou ouvrir sa bouche jusqu'à ses oreilles ! Jamais entendu ça ..." Il observa distraitement le papier, et remercia Olivia qui prit congé de lui. Il se frotta les yeux, se sentait cotonneux. Sa fatigue de la journée s'accumulait sur ses cils.

*

Il n'alluma pas la lumière - à quoi bon tous les réveiller alors qu'il ne venait que visiter sa patiente tout justement arrivée ? Il avançait à la lueur des veilleuses au-dessus des portes alors qu'à quatre heures trente, le petit matin était encore à la nuit. Pas que ça ne changeasse beaucoup : les chambres capitonnées, et le couloir qu'elles décoraient, n'avaient pas de fenêtres.

"Hey ! Hey !! Laissez-moi sortir !"

Sa voix l'exécra comme une bouffée de chaleur, et il accueillit les cris de l'éplorée d'un coup bien senti dans la vitre de la porte. La force du choc, sa proximité avec la tête de Rachel quoique la fenêtre eût été blindée, et son apparition soudaine et tardive à la lueur de la veilleuse forcèrent la jeune femme à reculer dans sa chambre. Il s'assura qu'elle était assez loin pour ouvrir et refermer derrière lui. Habituellement, un vigile ou au moins un infirmier accompagnait les visites aux patients dangereux, car de deux choses l'une, soit le soignant s'enfermait là avec quelqu'un prêt à le tuer, soit il prenait le risque de laisser la porte ouverte pour s'enfuir, mais pour permettre aussi au malade de s'échapper. Cependant à cette heure-ci, le Docteur C. n'était pas supposé être encore en poste, et il avait pris soin de ne pas avertir son équipe de sa présence.

"Mademoiselle Fräzer, commença-t-il d'une voix coupante. Vous êtes ici parce que vous avez fait du mal autour de vous." Dans la lumière blafarde du néon, Docteur C. donnait l'impression d'un homme changé, son regard noisette virant à un ambre ahuri dans un orbite creusé par les cernes. Sa peau dévoilait quelques aspérités, et les murs blancs insistaient sur sa chevelure poivre et sel pour la dévitaliser encore. "J'ai vingt-quatre à soixante-douze heures pour établir si oui ou non je vais vous garder dans mon service." Il répéta pour lui-même, plus bas, l'air de rien en parcourant le feuillet de soins à son porte-document. "Avec moi."

Il s'adossa dans un coin avec confort, abandonnant des yeux le papier pour la scinder - la sonder - du regard. "Vous avez renversé quelqu'un, et il est mort." C'était faux, ou du moins, il ne savait rien de l'état de sa victime. "Vous verrez que vous aurez tout intérêt à rester internée plutôt qu'à purger une peine de prison." Il sourit d'un air carnassier. "Les filles comme vous, en ..." Un coup d'oeil à la feuille de la patiente. "... en secrétariat, elles ne font pas long feu en taule." Et puis un sourire bien plus franc. "Je suis donc certain que nous trouverons une façon de coopérer pour vous faire rester le plus longtemps possible ici, vous verrez : vous vous rendrez service à vous-même autant qu'à moi !"

Il partit d'un fou rire incompréhensible mais manifestement satisfait. "Reposez-vous Rachel. Demain vous aurez une longue journée."

Et il repartit, tournant avec autorité la clef dans la cellule éclairée de la patiente. Dans la chambre d'à côté, on put l'entendre sortir un lit à roulette et l'emmener quelque part dans les couloirs.


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Lun 10 Juil - 2:31

Rachel
Fräzer

J'ai 26 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis secrétaire d'archivage d'une société et je m'en sors normalement. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

- Elle voit régulièrement un homme avec qui elle entretient des relations sexuelles. Il est amoureux d'elle mais pas elle.
-Elle est mal a l'aise à l'idée de faire rentrer quelqu'un dans sa sphère privée.
- A de bons contacts avec sa mère / plus aucun avec son père.
TW : sang / automutilations  
Elle n’avait pas finis d’hurler son désarroi que la porte trembla d’un coup dont le bruit sourd sembla galvaniser la peur des autres patients. Les bruits, tamisés et étouffés dans les chambres semi-insonorisés donnait l’impression simple et tout bonnement effroyable que le bâtiment gémissait son grand âge et l’horreur de ce qu’il renfermait. Se reculant en un sursaut c’est comme si tout son corps devenait l’extension métallique de la porte, le coup porté à celle vibrait en elle, passant de la pulpe de ses doigts, au cœur de ses os remontant dans une vibrance désagréable le long de ses bras jusque dans sa tête, son crâne et son cerveau. Grimaçant à moitié Rachel se retenait la tête  pour empêcher son crâne de vibrer davantage alors que son cerveau était lourd et cotonneux à la fois… S’asseyant par terre dans des gémissements de douleurs, la confusion était totale. Le néon de la chambre éclairant d’une timide lumière bleuté teintait cette instant de cauchemar.  Se secouant la tête comme pour se réveiller cela n’avait comme effet que d’accroitre la douleur crânienne de la jeune femme repliée sur elle-même.

Quand on prononça son nom elle releva les yeux dans un autre sursaut en constatant avec surprise quelqu’un devant elle. Droit à la carrure masculine, juste devant le néon d’éclairage nocturne les ténèbres avalait l’identité de son visage… Effrayée elle se recroquevilla contre un mur en enveloppant ses épaules de ses propres mains. Sa respiration s’accélérant elle hyperventilait totalement tout en fixant son interlocuteur nocturne d’un air hébétée… Au fur et a mesure de l’observation médusée de l’interlocuteur elle constata sa chaire veineuse et l’un de ses yeux ambré et désorbité… Semblable à un cadavre ou a une vieille personne il n’avait rien de rassurant mais il demeurait immobile devant elle, entre la porte et elle… Tétanisée par la douleur et une forme de peur ses muscles se crispait et elle ne bougeait pas recroquevillée au mur le regard hagard et craintif. L’écoutant, sa voix tonnait à sa mémoire de se rappeler des précédents évènements. Tout à coup elle commença a regarder autour d’elle totalement perplexe et perdue. Elle voulait se souvenir. Qu’avait-elle fait de mal ? A qui ? C’était elle la victime ?  Ou ? Que s’était-il produit ?

« […]et il est mort. »

-Mort ?! Non… C'est... ce n'est pas possible?!
S’exclame t-elle le cœur sursautant dans sa poitrine avant de lacérer de douleurs infâmes l'organe. Pianotant sa tête avec ses doigts  elle essayait de se souvenir…

Mort ? Oui. Le parking, lui, les courses. Tremblant totalement en se souvenant de ce son ridicule de choc crânien contre le coffre de sa voiture elle eu un rire nerveux. Comment avait-elle pu oublier ? Il était donc mort ? Pourtant elle n’avait dû que le bousculer ? Tout remontait dans ses pensées mais la terreur de s’imaginer en prison se mélangeait alors bientôt dans le flux désarticulé de ses pensées. Elle regarda à nouveau son interlocuteur : le docteur, oui c’était bien le docteur. Puisque c’était son service. Le docteur. Le docteur. Pourquoi le docteur ? Le docteur docteur docteurdocteurdocteurrrrdocteur,horreur. Non il ne pouvait pas mentir. Était-il donc mort ? Peut-être ? Oh. Peut-être, sûrement en fait. Surement certainement. ASSUREMENT. Les larmes coulent alors tout le long de ses joues, l'une décharnée de coutures grossières. Le choc émotionnel est si grand. Elle a tué quelqu’un. TUE QUELQU’UN. La tête est lourde, il y a des mouches, rien ne va. Que se passe-t-il vraiment ?
Tuer quelqu’un, tu as  tué quelqu’un, tu es quelqu’un. Tu es quelqu’un. TU ES QUELQU’UN.

Les mots désarticulés dans l’épellation que son cerveau fait la soulage un peu et  le stress diminue. Doucement sa respiration jusqu’ici saccadée et difficile se transforme en un exercice de sophrologie paisible et elle reprend ses esprit et un temps soi peu de calme. Les mouches s’en vont. Elles ne bourdonnent plus. Il lui demande de se reposer car demain sera une longue journée. Repos ercar de main se ra unelongue jour née. Repos écart deux mains ce rat  Oolong jour née. Les mots n’ont pas de sens car peut-être refuse-tu la vérité Rachel ? La porte se referme et son rire raisonne encore dans sa tête. Se recroquevillant genoux contre abdomen elle observait avec éffroi la simplicité extrême de sa chambre. Le regard inquiet elle ne voyait aucun toilette et cela la stressait. Elle vérifia alors sous son pantalon et ne constata aucune protection... Etait-elle destinée a se pisser dessus ? Perdue et perplexe quant au discours de son médecin que faisait-elle ici ? C’était elle qui avait été agressée, pas elle qui avait agressé… Tué quelqu’un… Rien que d’y penser elle ravalait sa salive par peur que ce soit vrai. En effet elle avait vite reculé et peut-être heurté quelqu’un mais elle se souvenait maintenant avoir eu un rire nerveux en entendant le bruit ridicule du choc. En s’étant retournée la personne était redressée. Ou bien ? Peut-être que non…

Les souvenirs engluée elle se tritura la tempe, la douleur de son crâne continuant de la persécuter. Que lui avait-il donné pour qu’elle ai aussi mal à la tête ?  On l’avait droguée. Droguée et elle était ici pour qu’on la fasse taire. Doucement se formait des pièces d’un puzzle chimérique et en entendant un bruit métallique retentir elle s’agglutina a la petite fenêtre en plastique et légèrement opaque, curieuse. Le couloir était sombre et simplement éclairé des rayons de la lune par une fenêtre d’un coté du couloir et les néons sombre de chaque chambre, tandis que de l’autre seul la lumière verdâtre d’une sortie de secours montrait le bout de son nez… Dans ces ténèbres il était délicat de voir quoi que ce soit et d’entendre quelque chose de vraiment précis. Mais au loin elle vit de grands mouvements et entendit quelques cris étouffé. La silhouette du docteur s’enfonçait alors dans les ténèbres d’une porte qui menait vers un ascenseur vu le bruit… Le bruit s’atténua jusqu’à retrouver le silence presque parfait et seulement  perturbé par le grésillement du néon nocturne des chambres… S’allongeant au sol la fatigue l’assommait dans ses pensées.  C’était la dernière chambre, celle de gauche quand on se tenait en face de la porte de sortie de secours qui menait en réalité aux escaliers. La chambre de gauche, la plus proche de l’ascenseur. C'était celle d'ou on avait extrait un patient en pleine nuit. Ca n'avait rien de normal. Non rien.

Embuée de question elle se laissa portée à réfléchir à ce qu’il venait de se passer et ce qu’elle venait de voir… Quelque chose n’était pas clair… cependant en plein cœur de la fin de la nuit il était tout bonnement impossible de poser des questions. Fixant la lumière inaccessible du néon Rachel semblait entrer dans un état catatonique comme hypnotisée, perdue dans ses pensées. Puis elle sentit quelque chose la piquer à la joue, la gauche, celle qui arborait sa cicatrice. Palpant son oreille a moitié brûlée qui lui valait un malus de surdité elle remonta le long de sa cicatrice et elle sentit quelque chose de pointu au bout de son doigt. Grimaçant en éloignant sa main de son visage Rachel fronça les sourcils et sans pouvoir se voir tira sur le petit objet métallique visiblement courbé. Le sang coulant de sa joue tâcha le sol capitonné de tissus imperméable blanc… Sa main tremblant d’avoir dû se faire mal pour retirer l’objet elle constata une aiguille à cuir… Effrayée elle la balança devant elle et commença à paniquer en sentant sa joue progressivement se maculer de sang. Hurlant elle s’imaginait avec horreur de quel façon avait été recousu sa joue. Parcourant celle-ci sous ses doigts elle sentit les coutures former quelque chose. Curieuse, elle se releva et alla devant la petite vitre de sa porte. Dedans elle ne se voyait pas bien mais a force de se triturer la plaie pour comprendre chaque position de point de couture elle écrivit dans sa tête le mot suivant : Meurtrière.
Gémissant d’effrois ses paupières se gorgèrent d’eau et elle hurla d’effroi une nouvelle fois, attrapant l’aiguille pour découdre l’abus de ce qu’on lui avait fait en la recousant elle repeignit sa chambre en rouge…
Pourquoi le sort s’évertuait a s’acharner sur elle ?

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Mer 19 Juil - 16:46

Henry Cellier
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt de manière compliquée.

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Né le 10 juin 1943
Epouse en 1964 Benedict Layfield (décédée en 1970).

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Il obtient son diplôme de psychiatre en 1968 et fait deux ans de spécialisation en traumatologie auprès de survivants de la guerre du Vietnam.
Psychiatre behavioriste.


Hermann Càrter
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Extrait d'état civil |
Né le 06 octobre 1943

Brochure de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms |
Il obtient son diplôme de médecine en 1968 et poursuit sa formation dans des séminaires en sismothérapie.
Il est professeur à l'Université de médecine de Brahms.
Psychiatre psychanalyste.
"Il y a encore eu une urgence cette nuit ?"

Il observait l'air confus l'atermoiement de sa tasse de café. Sa compagne faisait tournoyer sa cuillère dans le sien, sonnant un cliquetis strident et régulier qui rentrait dans les tempes du Dr. C.

"Pourquoi ?
- Il était trois heures passées quand tu es rentré.
- Ah, si tard ... ?"


Il soupira, sourcils froncés sur la céphalée qui lui barrait le front - sa fatigue concordait effectivement avec les observations de Madeleine. Il aurait pourtant juré qu'il était rentré à une heure raisonnable, il crut même se souvenir de l'émission qui était passée à la radio et qu'il aimait choper les soirs où il ne s'éternisait pas trop à la clinique, mais selon toute vraisemblance il confondait les jours.

"... Eh bien, ça ne m'étonne pas, on a eu une nouvelle patiente hier. Elle est violente, il a fallut la mettre en isolement et bien la charger.
- Ah, tu n'aimes pas beaucoup ça."


Sa main vint chercher la sienne, puis elle se leva et se porta à ses côtés. Il nicha son visage dans le creux de sa poitrine et respira longuement l'odeur de sommeil qui marquait encore sa peau.

"Je te l'ai déjà dis, Henry : tu es trop doux pour ce travail !"

Il rigola un peu.

*

Il décrocha dans la voiture - au bout du fil, deux voix suaves de femmes lui étant toutes dévouées : celle du répondeur automatique, et celle très jeune de la personne qui avait laissé un message.

"Salut, handsome ! Je voulais juste te dire que j'avais trouvé le mot que tu m'as laissé hier. Enfin, le dessin plutôt ..." Un rire candide. "... J'espère qu'on remettra ça vite. Je sais jamais à l'avance quand tu viens. J'adore ça." Un soupir lascif. "Enfin bref, je devrais déjà être sous la douche. Rappelle-moi !"

Il tapa sur la touche deux pour l'effacer et poursuivit son chemin vers l'hôpital où Olivia l'attendait déjà de pied ferme, des commentaires pleins la bouche et de l'acrylique plein les ongles. Le Docteur la gratifia d'un sourire franc pour toute salutation et elle suivit son pas jusqu'à son bureau pour lui faire le topo des dernières nouvelles, comme ils en avaient l'habitude.

"La chambre deux a pris correctement son petit déjeuner ce matin, il me faudra votre signature pour l'autorisation de la laisser manger seule avec une cuillère souple.
- Mettez-la dans le porte-vue avec les autres décharges à valider.
- C'est comme si c'était fait ! Pour le reste du couloir, RAS, hormis deux patients mais les nouvelles sont mauvaises."


Justement, ils entraient dans le bureau et pouvaient garantir un peu de confidentialité.

"Monsieur Trocado continue ses crises d'épilepsie. Il en a faites deux dès le réveil.
- La prise de sang ? Les analyses d'urine ?
- Les mesures sont absurdes, on n'y comprend rien."


Du même coup, le psychiatre observait le tableau des examens de son malade qui ne faisait en effet pas de sens.

"On aurait dû avoir au moins un semblant de retour à la normale depuis son opération. Ca commence à devenir un véritable problème, son état se détériore de crise en crise, il ne vit plus qu'endormi.
- Si ça se trouve c'est pas un problème médical ...
- Olivia, je vous en prie !
suppliqua-t-il totalement excédé."

Il voyait très bien ce qu'elle voulait dire : Olivia maintenait que lorsqu'un cas psychiatrique critique n'était pas résolu par la science, c'était qu'il avait besoin d'exorcisme. En particulier lorsque les patients étaient épileptiques, ce qui lui faisait grandement peur, car elle avait grandi dans une famille hautement superstitieuse et que l'école d'infirmière n'était pas parvenue à lui faire redescendre les deux pieds sur Terre.

"En tous cas c'est bizarre, voilà ce que je dis !"

Il examina le sujet à la fois suspendu à ce qu'elle venait de dire, et dans un tout autre univers.

"... c'est pas un problème médical ... murmura-t-il pour lui-même. Monsieur Trocado reçoit-il de la visite ?
- Sa fille vient une fois par semaine.
- Retirons-lui le droit de visite quelques temps."


Olivia désapprouva du regard.

"Quoi, il guérit pas alors vous le punissez ?
- Mais non voyons."
Il leva vers elle des yeux à la fois professeurs et courroucés qu'elle pense cela de lui. "Nous sommes face à des résultats à contre-courant de tout ce que nous lui administrons comme traitement. Il n'est pas impossible que quelqu'un lui donne quelque chose à notre insu.
- Vous pensez que la fille Trocado drogue son père ?!"
Elle s'excita comme une puce sur le potentiel potin en vue, ce que son supérieur réprimanda d'un soupir impatient.

"Je ne pense rien du tout ! Nous allons essayer cette méthode et s'il y a un mieux lorqsu'il est isolé alors nous ferons un signalement à l'agence de santé au sujet de sa fille, voilà tout.
- Bon, bon ..."
Elle était déçue du professionnalisme de son patron. "... Sinon, l'autre sujet, c'est la nouvelle. Mademoiselle Fräzer a rouvert ses plaies cette nuit.
- Pardon ?
- Oui alors je vous raconte pas comment l'a retrouvée l'équipe du matin. Totalement déchiquetée, la fille est allée arracher son pansement, chercher ses sutures et a tiré dessus comme une malade !"
Elle rigola. "Enfin, question d'expression, malade, elle l'est déjà." Le Dr. fit un moulinet de poignet pour l'inciter à continuer à dérouler le récit. "Elle aurait eu une hallucination cette nuit, elle a décrit un médecin qui serait venu lui rendre visite. Enfin, elle a rien décrit, mais elle demandé où il était passé, quoi. On a dû à nouveau la sédater pour la recoudre.
- Vous avez appliqué le protocole ?
- Oui, elle est attachée à son lit, en position allongée.
- Bien, j'irai la voir."


Et ce fut tout.

*

Sur l'écran des caméras de surveillance, on pouvait voir Rachel s'effrayer d'un point fixe dans sa cellule, situé à l'angle mort du dispositif. Elle se recroquevillait puis sembla parler d'un sursaut avant de maugréer pour elle-même. Enfin, elle s'approcha de la porte, elle aussi dans l'angle mort, et lorsqu'elle reparut dans l'écran, elle s'acharnait sur son malheureux visage pour en retirer des lambeaux de chair. Le psychiatre ne comprenait pas. Vu ce qu'elle avait reçu par intraveineuse, les délires auraient dû être apaisés à son réveil. Qu'elle ai des hallucinations si vives et précises lui semblait délirant. Il fallait qu'il la rencontre.

Il entra dans sa chambre tandis qu'elle était attachée aux chevilles et poignets aux rambardes de son lit médicalisé. Il s'asseya le plus doucement qui soit et adopta une posture avenante au possible, sourire paternaliste et voix de miel.

"Bonjour Mademoiselle Fräzer, je suis navré de ne pas avoir pu vous rencontrer plus tôt. Dites-moi, j'ai entendu que vous aviez eu une première nuit et une arrivée agitées. Vous voulez en parler ?"


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Jeu 20 Juil - 13:11

Rachel
Fräzer

J'ai 26 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis secrétaire d'archivage d'une société et je m'en sors normalement. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

- Elle voit régulièrement un homme avec qui elle entretient des relations sexuelles. Il est amoureux d'elle mais pas elle.
-Elle est mal a l'aise à l'idée de faire rentrer quelqu'un dans sa sphère privée.
- A de bons contacts avec sa mère / plus aucun avec son père.
TW : Sang
 L’aiguille se plantant dans sa joue, elle tirait sur les fils a s’en arracher la chair. TUER QUELQU’UN. NON. TU ES QUELQU’UN ! Les larmes se mélangeant au sang de sa joue explosée, elle n’avait même pas vraiment hurlé dans toute son engeance, elle s’était contenté de gémir en arrachant ce qu’on lui avait fait pour déformer son visage d’un crime qu’elle n’avait pas commis. Non. Non. Les mouches sont là à voler dans la sphère intime de son crâne autour d’elle. Pour les éviter elle gigote de droite a gauche et elle agite l’un de ses bras autour de sa tête. Le sol de matelas blanc se macule de sang, ses longs cheveux noirs se divise en une toile macabre sur son visage. Le sang, les larmes, la transpiration, les cheveux,  tout se mélangent et à eux seuls ces éléments décrivent  la violence de la souffrance à laquelle Rachel est réduite de subir. Dans tout ça : elle tremble et quand enfin tous les points qui reformait sa joue son a nouveau ouvert, elle se sent libre… Le sang coule. Sa joue n’est plus qu’une cascade sanglante et elle s’allonge -enfin- dans la flaque éclaboussée de son propre sang. Elle regarde le plafond, lâche l’aiguille qui siège entre ses doigts. La lumière bleue a enfin une couleur apaisante et le plafond est blanc.

-Bon sang , mais …Comment a-t-elle eu accès a une aiguille ?Fit une première voix masculine transpirant de jeunesse.

-Tait-toi jette moi-ça, on va se faire tuer si le docteur apprend qu’elle a eu accès a une aiguille. Va chercher un fauteuil roulant il faut qu’on la recousse rapidement. On a eu de la chance qu’elle se grève pas un œil. Fit la seconde, féminine et grinçante d’ancienneté ses deux doigts frippés sur le poignet de Rachel pour mesurer son pouls.
-Ou il est … ?  
-T’es sûr sans calmant ?  Si elle s’est fait ça après la dose que l’équipe d’hier lui a donné … Moi je veux pas risquer qu’elle nous agresse, on ne la connais pas encore.

-On est deux Malcolm, elle est plus légère que tes deux grandes jambes musclées réunis et en plus elle est évanouie. Alors secoue toi et met là sur le fauteuil, tu l’attache par précaution et je te rejoins dans la salle de soin. Je vais voir ou en est l’infirmière avec monsieur Trocado…
Bientôt mobilisée pour être assise sur un fauteuil roulant sans confort, sa tête balance dans un réveil brumeux. Ses cheveux la gêne et elle bouge un peu la tête. L’aide soignant, massif et immense est dans les débuts de sa pratiques professionnel extrêmement impressionné par le sang qui macule le sol en une immense tâche noirâtre et séchée.
-Ou il est … ? Ou il est ? Marmonne-t-elle alors qu’il prend des notes sur son calepins.
Tournant le regard vers lui elle l’observe sans violence. Quand il se retourne, il sursaute à moitié de croiser son regard à moitié réveillé et se dit qu’heureusement elle est attachée…
-Bonjour, mademoiselle Fräzer. Comment vous vous sentez ce matin ? Reprend-t-il d’une voix qui se veux bienveillante.
-Ou il est ?  
-De qui vous parlez ?

-De lui. Le docteur de cette nuit. Il est partit ? Demande t-elle les sourcils courbés d’appréhension.

Mal a l’aise, le jeune aide-soignant à appris durant ses études qu’il ne faut pas rentrer dans les délires des patients et rester calme. Mais-là sa langue à beau se tordre dans tous les sens, qu'il ne sait toujours pas quoi répondre.
- Quel docteur ?
Continue t-il alors qu’il referme la porte de la chambre capitonnée à nettoyer pour commencer à faire rouler le fauteuil dans la couloir. Dedans, Rachel est avalée de fatigue et en profite pour regarder autour d’elle d’un air inquiet.
-Ou vous m’emmenez ?
« Reposez-vous mademoiselle Fräzer. Demain vous aurez une longue journée».
L’aide-soignant ne répond pas tout de suite, distrait pas l’ASH qui lui demande quelle chambre elle doit nettoyer. Pour s’y diriger. Continuant sa route ils se dirige avec Rachel vers l’ascenseur. Tandis qu’il n’a pas répondu, l’inconfort de la jeune femme remonte et elle commence a respirer plus vite en se crispant sur son fauteuil a l’idée de prendre l’ascenseur. Fixant les portes de celui-ci elle commence à gémir quand finalement le jeune homme fait tourner le fauteuil à droite en arrivant devant les porte de sorties de secours. L’ascenseur derrière elle retourne la tête et aperçoit la porte ouverte dela première chambre, celle au plus près de l’ascenseur. A l’intérieur, deux femmes se tiennent au chevet d’un homme endormis comme une pierre…
Stressée à l’idée de ce que le docteur de cette nuit avait pu lui faire , elle commença  à paniquer sur le fauteuil et gigoter. Elle tente même de se lever alors que l’aide soignant fait rouler le fauteuil. Pas besoin de description, elle s’écroule à moitié en gigotant ses bras vainement pour les libérer de l’emprise des bracelets de cuir sans résultat. Elle commence a crier, se sentir agressée.

-Laissez moi partir… Je veux partir ! Laissez moi partir ! ARGH§

En hurlant, d’autres soignants approchent pour tenter de la remettre sous contrôle tandis que le jeune aide-soignant se sent idiot d’avoir oublié de lui attacher les chevilles. Mais il se fera disputer plus tard. Rachel est infernal, hors de contrôle. Elle n’entend pas les mots de l’infirmière se voulant rassurant. Celle-ci refuse d’ailleurs de lui injecter un autre produit pour la sédater  puisqu’elle semble déjà avoir atteint la dose maximale depuis hier. Le grand jeune homme la saisit alors par les épaules pour la forcer à sa rasseoir. Dans l’énergie du mouvement, elle lui met un coup de tête. Il saigne du nez, mais rien de grave. La maintenant sur le fauteuil roulant, le sang de son nez coule sur sa bouche et rejoins le front de la patiente qui s’agite dans tous les sens pour tenter de s’échapper. Dans l’agitation quand elle relève la tête sur le visage de l’aide soignant, elle ne le voit plus, elle le voit lui. Cela aggrave tout. Les mouches reviennent , elle hurle mais l’air finit par lui remonter dans la tête et elle s’endort dans des supplications terrifiée…

*
A son réveil, plus de cri, plus de douleurs, plus de souvenir l’espace d’une seule seconde, juste ce plafond, toujours blanc. Néanmoins cette fois-ci les murs sont bleus. Bleu ciel, presque blanc, comme sa vraie chambre. Le cerveau en coton il y a des moustiques au plafond. Elle les fixe comme si son regard pouvait les empêcher de bouger. Il n’y a pas de douleur, plus de douleur, rien que le corps, le cerveau lourd. A mesure qu’elle reprend conscience dans la réalité elle observe ce qui se trouve autour d’elle : du vide. Rien qu’une chaise du matériel médical pour l’instant inutilisé et une  fenêtre avec des vitres floutées. En les fixant elle devine que cette fenêtre à des barreaux.
Elle n’en pense rien pour l’instant, elle la fixe juste, cette fenêtre dans laquelle elle ne se voit pas et ne voit pas l’extérieur, cette fenêtre emprisonnée. Oui. Elle enfermée ici. La chair de poule dévore l’échine de sa nuque tandis que le regard sans espoir elle lâche une larme sur le gros pansement qui assiège sa joue. Alors que les larmes coulent elle ne fait rien, elle ne se débats pas et laisse les sangles retenir son corps dans une position d’inconfort. Elle a froid, froid au ventre et faim. Tellement faim. Mais elleest condamnée. Elle  regarde cette fenêtre :  épée Damoclès d’une réalité qu’elle se refusait de croire mais qui était pourtant bien là. La porte grince, et elle se referme aussitôt. Encore un homme ? Encore lui ?

Rapidement elle tourne la tête sur son oreiller pour entrevoir qui la visite. C’est d’ailleurs agréables de sentir que ses cheveux ont été soigneusement nattée depuis le sommet de son crâne jusqu’au bout de sa belle longueur de cheveux… Un homme oui. Encore un homme. Il n’a rien de particulièrement terrifiant. Il a des rides, un beau visage et un sourire bienveillant. Il est trop parfait, elle en fronce légèrement les sourcils alors qu’elle ne le quitte pas du regard et qu’il s’assoit. Elle s’éloigne de lui, du moins autant qu’elle le peut avec ses sangles et se tord dans une position bien plus inconfortable pour lui faire face. Son regard, d’abord froncé deviens plus timide jusqu’à se transformer en une grimace effrayé.
-Vous êtes qui ?

Commença t-elle par répondre alors que sa question lui tire les larmes immédiatement quand elle repense à tout ce qui s’est passé en l’espace de si peu de temps. Son crâne lui fait mal, son ventre se crispe, entre la faim et l’envie de vomir la contrariété de ce qu’elle croit être une injustice.

-Je n’ai tué personne… Je suis quelqu’un. On m’as agressée… C’est moi la victime. Pas lui…  
Entre ses mots elle balbutie et son entre-jambe se crispe. Elle a envie de faire pipi. Les larmes sont plus intenses et l’injustice séquestre son cœur. Elle a honte, son mal-être est palpable. L’inconfort est trop fort. Elle a faim, elle a froid, rien ne va.

-Je veux partir… je veux rentrer chez moi je n’ai rien a faire là … Il se passe des choses bizarres… Je ne suis pas folle. J’ai vu.  

Les larmes assaillissent ses joues et viennent lui chatouiller le cou pour finalement s’évanouir dans le tissus de sa blouse de patiente. Elle pleure a chaudes larmes, alors que l’incompréhension grandit et s’emmêle dans sa tête.

-Ne me faites pas de mal… je vous promet que je ne dirais rien à personne sur ce qu’il se passe ici… Pitier laissez moi partir. J’ai froid j’ai faim et j’ai envie de pisser…
Tout a coup elle s’agite un peu tire sur ses sangles en refusant l’inévitable de ce qui va arriver sous peu.
-J’ai envie de faire pipi ! VITE ! Je ne veux pas me faire dessus… Détachez-moi ! DETACHEZ-MOI !
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Jo'
Jeu 27 Juil - 22:38

Henry Cellier
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt de manière compliquée.

Extrait d'état civil |
Né le 10 juin 1943
Epouse en 1964 Benedict Layfield (décédée en 1970).

Brochure de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms |
Il obtient son diplôme de psychiatre en 1968 et fait deux ans de spécialisation en traumatologie auprès de survivants de la guerre du Vietnam.
Psychiatre behavioriste.


Hermann Càrter
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


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Né le 06 octobre 1943

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Il est professeur à l'Université de médecine de Brahms.
Psychiatre psychanalyste.
Le psychiatre notait ses observations dans son esprit - d'expérience il avait remarqué que les patients étaient plus en confiance lorsque la visite était moins codifiée. Parce qu'elle représentait un danger et qu'il était occupé ailleurs, Rachel avait été d'abord placée en salle capitonnée et ça avait été une erreur critique qui l'avait poussée plus loin dans les délires. Son équipe avait dû imaginer que, étant donnés les anesthésiants, elle n'aurait émergé qu'au matin où on aurait pu l'installer plus idéalement une fois que le traitement pour les hallucinations ferait effet. Problème étant : elle paraissait terriblement bien encaisser les benzos et ses délires ne pas craindre davantage les neuromodulatoires. Pourquoi elle n'avait été retrouvée qu'au matin et sans équipe de nuit, le docteur allait devoir s'en enquérir, car les coupes budgétaires de l'hôpital ne pouvaient pas souffrir de telles négligences. Il en parlerait à la direction.

Hop, nouvelles notes mentales.

"Vous êtes qui ?"

Il souria. La pauvre erre était un peu mieux lotie que la veille, dans une chambre classique peinte en vert passé, la vitre donnant sur le couloir recouverte d'un autocollant brise-vue opaque. Il y avait là son lit médicalisé, auquel elle avait dû être attachée pour lui éviter de se mutiler en attendant les entraves chimiques nécessaires, une chaise visiteur alors investie par le psychiatre, et de l'autre côté du renfoncement de la cabine de toilettes - là où elle ne pouvait pas voir - se trouvait une petite table avec une carafe d'eau et un verre. Des choses bien inutiles et qui lui seraient de toutes manières retirées tant qu'elle ne calmait pas ses accès de violence, question de sécurité.

"Pardon, je ne me suis pas présenté." Il passa ses doigts sur ses yeux, la fatigue semblant lui avoir fait oublier l'essentiel. Puis il questionna comme hors de propos, abrupt. "Vous m'avez déjà oublié ... ?" Avant de relever les yeux vers elle, ayant retrouvé sa composition préalable. "Je suis le Docteur Cellier, co-chef de service de psychiatrie de cet hôpital."

Mais Rachel n'est déjà plus tout à fait avec lui, et se concentrait sur une justification obscure à laquelle il ne comprenait rien.

"Je n’ai tué personne… Je suis quelqu’un. On m’as agressée… C’est moi la victime. Pas lui…"
Aussi le médecin se contenta-t-il de la rassurer.
"Vous êtes en sécurité ici, vous êtes là pour qu'on prenne soin de vous ... et des choses difficiles que vous êtes la seule à voir."

Il ne fallait pas aller dans la confrontation avec les hallucinés, et le psychiatre le savait. Dire qu'une hallucination n'existait pas était doublement mauvais : parce que c'était faux (elles existaient, dans l'esprit de la personne, les visions ne sont pas des mensonges), et parce que ça les braquait ou les situait en détresse folle.

"Je veux partir… je veux rentrer chez moi je n’ai rien a faire là … Il se passe des choses bizarres… Je ne suis pas folle. J’ai vu."

Elle s'impatientait et c'était normal. Le médecin ne pouvait décemment pas avoir d'échange convenable avec sa patiente tant qu'il n'avait pas réglé le problème de son manifeste syndrome de persécution et de ses hallucinations récalcitrantes. Il récupérerait et éplucherait mieux son dossier ultérieurement. Il se leva pour rebrousser chemin, ce que Rachel dû prendre pour une intimidation.

"Ne me faites pas de mal… je vous promets que je ne dirais rien à personne sur ce qu’il se passe ici… Pitié laissez-moi partir. J’ai froid, j’ai faim et j’ai envie de pisser…"

Le visage du docteur C. s'ombragea immédiatement, et il profita de s'être levé pour la toiser. Il persifla à voix très basse, mais le timbre sombre assuré, sans murmure.

"De quoi pensez-vous que vous soyez en droit de parler, Mademoiselle Fräzer ? Ce que vous croyez avoir vu n'est que le fruit de votre imagination malade et c'est la raison pour laquelle vous êtes ici. Estimez-vous heureuse qu'on ne vous fasse pas plus de mal que vous ne vous en faites déjà, car ça pourrait changer ..."

Ce à quoi sa panique répondit.

"J’ai envie de faire pipi ! VITE ! Je ne veux pas me faire dessus… Détachez-moi ! DETACHEZ-MOI !"

Le psychiatre aborda soudain un air très empathique, et sa voix s'éclaira en tonnant plus distinctement.

"Ne vous en faites pas, je vais vous faire accompagner aux toilettes et amener un petit déjeuner. Nous rediscuterons quand vous aurez trouvé vos marques, mais je ne peux pas vous détacher sans supervision, vous risqueriez de vous blesser ou de blesser un membre de notre équipe médicale."

Puis la saluant respectueusement, il prit congé d'elle. Contrairement à ce qu'il lui avait promis en revanche, dès sa sortie, il cingla à l'infirmier qui préparait le charriot de traitement des ordres contraires.

"Posez-lui une sonde urinaire, endormez-la si besoin. Elle n'est sereine que sous anesthésie de toutes façons. Et puis vous lui collerez une sonde nasale pour le nourrissage parce qu'elle serait capable de s'étouffer pour nous faire braire."

L'infirmier, qui prenait les ordres comme il prenait son chèque de paye - c'est-à-dire avec une moue insatisfaite mais désinvolte - acquiesça.


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Sam 12 Aoû - 0:29

Rachel
Fräzer

J'ai 26 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis secrétaire d'archivage d'une société et je m'en sors normalement. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

- Elle voit régulièrement un homme avec qui elle entretient des relations sexuelles. Il est amoureux d'elle mais pas elle.
-Elle est mal a l'aise à l'idée de faire rentrer quelqu'un dans sa sphère privée.
- A de bons contacts avec sa mère / plus aucun avec son père.
 Les médecins ont le luxe d’être culotté. Un luxe non négociable en psychiatrie. Brian Adders, jeune trentenaire bedonnant au regard fatigué à l’habitude des patients. Ca fait des années qu’il est là, des années qu’il injecte, maitrise, surveille les patientes comme des détenues fédérales. A force avec le temps, les patients, patientes se ressemblent tous, malgré qu’ils soient tous différents. Brian fait son travail, juste assez bien pour qu’on ne l’emmerde pas,  mais dans un goût de routine bien installé, le zèle n’a plus sa place. Au final, les voir, hurler, frapper, mordre ou rien que tenter de le faire est devenue la routine de l’homme et les voir comme des humains, être empathique a ce moment précis devenais une faiblesse. Dans l’action, pas d’empathie, autrefois peut-être mais hier,  aujourd’hui comme demain, plus d’empathie possible. Alors le regard rivé sur son écran de suivi ,  il accueille la demande de son supérieur avec résignation. Ce n’est jamais agréable d’appréhender un patient violent. Jamais. Préparant son soin de sédation avec pragmatisme et habitude il verifia ce qu’elle avait déjà reçu et haussa les sourcils de surprise face a ce chiffre.

« Et elle est réveillée et encore paniquée ? » Se demande-t-il avant de laisser l’information se perdre en s’imprégnant dans son cerveau. S’avançant comme un condamné devant la porte, une Rachel au regard de cocker le regarde, des larmes dans les yeux en tremblant a moitié, crispée sur ses sangles de contention. Les larmes dans ses yeux perturbés vacillent, il regarde alors le nombril de la patiente, pour oublier ce regard triste et ne pas voir en face que la traitement demandé par le docteur est peut-être et même surement excessif. Il soupire un peu, discrètement tandis que son cœur se crispe.

-Bonjour, mademoiselle Fräzer, je suis l’infirmier de jour. Je vais vous administrer votre traitement. Ne bougeait pas ce sera très rapide.  

La bouche tremblante Rachel perçois cette phrase comme une imposture, un piège dont elle perçois l’échine insidieuse. Attachée là elle est démunie face à tous et personne ne l’écoute. Est-t-elle folle ? A-t-elle tué ? Elle ne sais pas, elle ne sais plus. Mais l’inconfort est son seul partenaire dans cette expérience. Se recroquevillant dans son lit autant qu’elle le peut, le plus loin possible de l’infirmier, les bribes de la conversation s’entrechocs et elle ne sent pas en sécurité. D’une voix de fond de gorge terrifié elle régurgite quelques mots d’un ton demandeur et piteux.

-Le docteur m’as dit que vous m’emmèneriez aux toilettes… Que vous me donneriez mon petit déjeuner… Contrairement a lui, elle, elle essai de le regarder dans les yeux et ses larmes déborde une à une avant qu’elle ne chuchote bien mois fort. -Je ne suis pas malade, je n’ai pas de médicament, il doit y avoir une erreur…

L’infirmier pince le coin de sa lèvre, elle comprend qu’il ne la détachera pas, qu’il ne l’emmènera pas au toilettes, qu’elle ne prendra pas de petit déjeuner ce matin. Elle comprend qu’a leurs yeux elle est folle et le restera aussi longtemps qu’il le souhaiterait. Piégée, désarmée, l’infirmier s’approche et immédiatement elle se crispe, quand il tend son bras pour remonter la manche de sa blouse de patiente elle s’agite, cris a nouveau le regard terrifié et suppliant se noyant dans le siens et ses propres larmes. Encore une fois, elle hurle, elle cri, ce qu’elle dit n’a plus d’importance car elle est folle. Tout ce qu’elle dit est faux. Sa conscience l’a pris en compte mais pour l’instant les chocs restent brutaux et face à la violence qu’elle croit recevoir injustement, elle n’arrive pas à rester calme.
Pendant ce désastre une femme ouvre la porte et regarde son collègue l’air froncé.

-Bordel Adders, qu’est-ce que tu fais on dirait que tu étrangle un cochon…  

Surprit, il recula et Rachel dans la folie de l’instant devint toute rouge. Se calmant frénétiquement elle s’arrêta de crier et se mit a simplement pleurer comme si on venait de lui annoncer une perte émotionnelle. Le visage trempé, le nez coulant la scène était aussi éprouvante a regarder qu’a vivre. Rachel sentait que les fluides de son nez tombait sur sa bouche et qu’elle semblait ne pouvoir se nourrir que de sa propre peine… Plus concentrée sur ce qui se dit elle pleure simplement complètement honteuse, comme une gamine qu’on viendrait d’engueuler.

-[…]c’est rien, elle a juste eu peur des aiguilles je pense...
-Rah, tu n’es pas finaud toi…
S’approchant de Rachel doucement elle constate que le lit est trempé et crois alors comprendre ce qui se passe. Cependant cette aide-soignante ne connaissant pas la nouvelle patiente, la pris simplement pour une attardé. Peut-être qu’au final c’était une bonne chose.
-Bonjour Mademoiselle. Oh, je vois que vous avez eu un  petit accident, ne vous en faite pas ce n’est rien de grave, on va vous remettre dans des draps propres. Mais pour ça il faut que vous vous calmiez, regardez-moi. Regardez-moi… Elle regarda le nom indiqué au bout du lit.Rachel. Regardez-moi Rachel.  Tout vas bien d’accord, tout vas bien. Maintenant vous allez poser la tête sur votre oreiller et vous calmer. Regardez-moi. Vous inspirez, puis expirez d’accord ? Voilà comme ça c’est bien.

Tellement mal, tellement stressée cette approche sembla mieux fonctionner. Rachel haletait en respirant les visage toujours trempé, son pansement de joue se ramollissant un peu. Alors que l’aide-soignante réussi a trouver un point de calme chez la patiente, Adders s’avança comme un chat et injecta le produit à Rachel qui recommença à s’énerver aussitôt et pris cet tentative comme une nouvelle agression. Les larmes coulant toujours, le produit pénétra bientôt les synapse de la jeune femme pour décoordonner ses mouvements et la laisser plonger dans un sommeil sans rêve.
-Maman… je… veux… mmmmmma…. Man… Barbouilla t-elle la langue alourdie au même titre que sa conscience.

-Bordel elle a quand même réussi a me griffer.
-[i]T’es vraiment pas doué, moi qui avait fait tout le travail pour toi.[i]
***

Plus tard, Rachel se réveilla, le ventre vide grognant son inconfort. Le plafond blanc de sa chambre était là mais maintenant elle avait une perfusion qui lui glaçait le sang de la main, un tuyau scotché sur sa joue qui semblait lui gêner la gorge. Elle tenta de tousser pour se dégager mais la douleur la rappela a l’obligation de rester immobile. En toussant sa vessie avait également été secouée d’une douleur qui lui fit baisser les yeux sur son pubis, Couverte de bonnes couvertures cette fois elle pencha un peu la tête pour voir un tuyau rempli de liquide jaune sortir de dessous pour rejoindre une poche partiellement rempli de ce qu’elle compris être de l’urine.  A cette constatation de déchéance d’elle-même son égo était attaquée. Elle n’était plus humaine. Juste bonne à être attachée au lit, nourrit au tuyau et perfusé de décontractants pour se pisser dessus sans retenue comme un animal de test.

De cela, elle adopta un comportement prostré et fuyait le regard de quiconque entrait. Quand ce fut l’heure de manger, une aide-soignante arriva toujours une nouvelle. Elle se présenta bêtement avant d’ouvrir un sac répugnant contenant une purée jaunâtre presque liquide dans un récipient. Ouvrant une grosse seringue neuve elle aspira l’horrible liquide et la brancha à la sonde nasale de la jeune femme. Détournant le regard elle sentait presque la nourriture passer dans le tuyau, c’était une sensation répugnante. Tremblant a moitié accroché a ses bracelets de contentions elle gémissait en quémandant dans des suppliques discret sa mère à littéralement mille lieux de se douter ou se trouvait sa fille.
Jo'
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Jo'
Mer 16 Aoû - 12:27

Henry Cellier
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt de manière compliquée.

Extrait d'état civil |
Né le 10 juin 1943
Epouse en 1964 Benedict Layfield (décédée en 1970).

Brochure de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms |
Il obtient son diplôme de psychiatre en 1968 et fait deux ans de spécialisation en traumatologie auprès de survivants de la guerre du Vietnam.
Psychiatre behavioriste.


Hermann Càrter
J'ai 47 ans et je vis à Brahms, Etats-Unis. Dans la vie, je suis psychiatre et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.


Extrait d'état civil |
Né le 06 octobre 1943

Brochure de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms |
Il obtient son diplôme de médecine en 1968 et poursuit sa formation dans des séminaires en sismothérapie.
Il est professeur à l'Université de médecine de Brahms.
Psychiatre psychanalyste.
Il consulta le planning du service pour s'enquérir du responsable de l'équipe de nuit ayant laissé Rachel livrée à elle-même et à ses mutilations. Son visage se contrit soudain totalement en tombant sur le nom même auquel il s'attendait : Docteur Hermàn Carter. Chaque fois que celui-ci était en poste, les patients tombaient un peu plus en décrépitude. Un jour quelqu'un porterait plainte contre l'hôpital à cause de lui, le docteur en était persuadé. Il empoigna son dictaphone.

"Courrier à l'attention du Docteur Hermàn Carter. Cher confrère, j'ai vu ce matin en consultation votre patiente Rachel Fräzer de la nuit du 8 au 9 novembre 1990." Un temps de réflexion. "L'équipe infirmière l'a retrouvée ce matin mutilée au niveau de ses plaies, avec des entailles profondes à modérées réouvertes et qui ont nécessité seize sutures. Selon toute vraisemblance, images de vidéosurveillance à l'appui, elle aurait été l'auteure de ses propres blessures." Il s'enfonça mieux dans son fauteuil. "Ce n'est pas la première fois qu'une négligence pareille a lieu sous votre responsabilité et j'entends bientôt entamer des démarches disciplinaires auprès de la hiérarchie pour régler ce problème en tant que chef de service." Un soupir, mâchoire serrée de colère. "Dans l'attente de votre réponse je vous prie d'agréer cher confrère mes salutations les plus distinguées, signature."

Il fit venir Olivia et lui confia la piste audio pour lui dicter à loisir la correspondance. Du même temps, il décida de téléphoner au contact d'urgence spécifié dans le dossier médical de Rachel, sa mère. Après quelques sonneries, le chevrotement de sa voix répond son inquiétude.

"Bonjour Madame Fräzer, ici le Docteur Henry Cellier de l'hôpital d'Innsmouth de Brahms.
- ... oui ?"


Il pouvait sentir dans sa voix toute l'angoisse d'une mère qui s'apprête à entendre que sa fille est décédée dans un grave accident, qu'on a fait tout ce qu'on a pu et autres phrases toutes faites qui empaquètent des réalités de fin du monde.

"Je vous appelle pour vous signaler que votre fille a été admise dans notre service de psychiatrie cette nuit après avoir eu des comportements violents. Elle a été placée chez nous par décision préfectorale après avoir percuté un individu en voiture et agressé des urgentistes.
- Oh mon Dieu ... ! Je veux la voir, rappelez-moi le nom de l'hôpital ?"


Il posa son front dans sa main, une pression nerveuse sur les arcades sourcilières.

"Ecoutez, il est mieux que vous ne veniez pas. Nous allons prendre deux jours pour statuer sur son état de santé mentale et sa responsabilité dans les actes qui lui sont reprochés.
- Peu importe, je viens !"


Il pouffa légèrement du nez, un sourire suffisant lorgnant derrière la main couvrant son visage épuisé.

"Votre gamine est une folle ou un danger. Si vous aviez un peu mieux travaillé, elle n'en serait pas là. Je lui fais suspendre immédiatement toutes les visites en attente de diagnostic. Vous aurez des nouvelles d'elle par courrier recommandé de la préfecture."

Elle allait protester lorsqu'il raccrocha sèchement, enfoncé avec assurance dans son siège. Il était temps d'en découvrir davantage sur cette mystérieuse patiente qui semblait si peu réagir aux antipsychotiques et autres entraves médicales. Avec appétit, il éplucha le dossier finalement obtenu des services médicaux de St Anthony, dans l'Idaho. Et ça n'eut pas fini d'attiser sa curiosité. En 1984, elle avait été soignée pour brûlures et lacération au visage, qui avaient altéré son ouïe gauche, sans précisions sur les circonstances de l'incident. Se les étaient-elle faites seule ? Avait-elle été admise à l'hôpital pour les brûlures et plaies uniquement ou pour ce qui les avait provoquées, à savoir un délire ? La monomanie de mutiler son visage son visage tirait-elle sa source de cet incident, ou en était-elle la cause ? Entre ses antécédents et sa résistance aux traitements, elle apparaissait comme un cas si passionnant que complexe. Le psychiatre adorait ça.

Olivia toqua et entra dans le bureau où il l'accueillit d'un sourire radieux dont elle s'étonna sans le remettre en question.

"Le courrier pour le Docteur Carter est prêt il partira avec le ramassage de seize heures. J'ai l'interdiction de visite de monsieur Torcado à vous faire signer."

D'un signe supérieur, il l'incita à lui apporter le porte-vue, et griffonna rapidement son aval.

"Vous en ferez une aussi pour Madame Fräzer. Sa mère a l'air très anxieuse et je ne crois pas que ce soit une bonne idée qu'elle la voit. Elles pourraient se transmettre leur stress mutuel.
- Entendu ! Heureusement que le reste de l'étage est en bonne voie parce que ces deux là promettent de nous donner encore des cheveux gris ! Enfin, vous c'est déjà bien avancé ..."


Il accueillit la camaraderie d'un sourire froid et un tantinet moqueur.

"... C'est parce que je ne fais pas de couleur, contrairement à vous Olivia.
- Roh vous êtes dur !"


Elle rigola et repartit.


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Mar 22 Aoû - 13:22

Marie Brohers
Fräzer

J'ai 52 ans et je vis à Saint-Anthony , Idaho, Etats-Unis. Dans la vie, je suis professeur d'une  école pour fille religieuse et je m'en sors normalement. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée au pasteur et je le vis plutôt moyennement bien .

- A eu deux enfants : Edwards en 1962 et Rachel en 1964.
-Voit très régulièrement son fils et ses petits enfants.
-Apprécie énormément son travail.
-S’inquiète pour Rachel et lui envoie de l’argent en secret depuis 1984.
 -Oh mais, pauvre enfant , elle doit souffrir le martyr seule …  

Le visage crispée par le peine, Marie se frottait le front les yeux fermés pour éviter aux larmes de sortir de ses paupières. Le regard contrarié, l’estomac en branle cette maigre femme n’est pas bien grande. Ses cheveux blancs révèlent quelques boucles d’un blond passé, son regard turquoise implorant  semble avoir vu les milles et un maux du monde.  Son visage émacié par la fatigue révèle une femme à l’apparence plus âgé. Néanmoins dans cette apparence forgée avec vigueur par le temps, Madame Fräzer n’a pas perdue le sens du style. Effectivement, encore figée dans les années soixante elle reste vêtues de robes de ces années-là lui donnant cet air propre, chic mais démodée au possible. Elle ressemble exactement à ce qu’elle est : une femme fatiguée par la foi zélée de son mari, battue par les stéréotypes misogynes assumé du comté, embrigadé par la foi par crainte plus que par conviction. Leur chien : Church, un vieux cocker anglais à le même regard que Marie, implorant , inquiet et miséreux. Dos au mur elle raccroche le combiné quant une voix rauque de rigueur tremble dans le silence.

-Qui était-ce ? La morgue d’un hôpital ?

La voix, masculine en tout point n’a rien d’agréable dans son ton. Marie s’avance jusqu’au salon l’air grave. Dans l’encadrement de la porte elle aperçois James. James Fräzer, son odieux mari habillé de noir assis avec dignité dans un fauteuil des dernières modes. Il ne lui adresse aucun regard et il lit le journal, juste devant  une cheminé crépitant ses dernier instants. La vitre de la cheminée n’est propre que d’un seul coté, pourtant dieu sais que cette maison est nettoyée rubis sur l’ongle. Marie, dans son encadrement de porte le regarde avec mépris, les mains tremblant en serrant le tablier attaché autour de sa taille.

-Qu’est-ce que tu attend ? Continue de cuisiner sinon le repas ne seras jamais prêt. Ed nous amène Laurène ce soir. Je ne veux pas avoir honte.

-James… Elle est à l’hôpital… Je dois aller la voir…

-Psychiatrique ? Très bien. On dirait qu’elle a enfin trouvé sa place. Je crois avoir entendu le médecin  te dire qu’elle n’était pas en droit de recevoir des visites. Soit gentille et retourne cuisiner, je n’ai aucune envie de me salir les mains.

Un tressaillement dans la main, la salive qu’elle ravale à un goût de vinaigre dans sa gorge. Elle ne voudrait pas avoir un goût de métal sur la langue.. Sa bouche tremble et elle s’imagine attraper le tisonnier pour le lui enfoncer dans le crâne. Mais sur cette douce pensée elle baisse la tête et continue à préparer cette foutue tourte que cet enfoiré adore. Les mains dans la farce Marie ne compte pas abandonner sa fille. Si bien qu’après le repas elle prétexta que sa vieille mère avait fait un malaise et qu’elle devait lui rendre visite. Edwards n’y vit que du feu et intima a sa mère d’embrasser grand-mère pour lui tandis que James compris parfaitement ce qu’elle faisait. Mais la loi du silence de cette famille respectée il ne demandait rien de plus, rien de moins.

-Assure-toi que Nana va bien maman, merci pour le repas. C’était excellent.

-Oui Marie, assure toi que ta mère va bien. Fais-le savoir.

Personne n’y voit rien, mais elle connait par cœur les sous-titres de son mari. Ainsi une fois qu’elle eu embrasser sa belle-fille, son fils et ses deux petites filles avec amour elle passa chez sa mère qui fumait un énorme cigare dans son fauteuil. Après l’avoir réprimandé elle lui expliqua la situation et ainsi elle obtint son aide pour partir de Saint-Anthony sans que personne ne connaisse la vraie raison de son départ. Donna, la mère de Marie fit semblant d’avoir fait un malaise plus tôt dans la journée et expliqua le lendemain au club de bridge qu’elle dirigeait que sa gentille fille était partie lui chercher le meilleur médecin pour l’aider à vaincre son cancer. Donna était une femme puissante sous ses air de vieilles peau décrépit et elle menait par le bout du nez chaque habitant de son époque qui habitait encore Saint-Anthony.

Le lendemain matin en fin de mâtiné elle arrivait à Brahms les yeux creusé par la fatigué, elle n’avait dormi qu’une heure mais pour elle ce n’était que la moindre des choses qu’elle pourrait faire pour son vilain petit canard. Au guichet, sans surprise on lui refusa la visite de sa fille. Un homme d’environ l’âge d’Edwards se leva de la salle d’attente en fureur en entendant qu’on refusait encore une visite a quelqu’un .

-C’est dégueulasse ce que vous faites ! Vous avez pas le droit de refuser les visites comme ça ! Ca s’appelle emprisonner les gens contre leur gré c’est illégal !  

-Ca suffit monsieur, calmez vous bon-sang, vous n’avez aucun statut qui vous permette de rendre visite a cette femme alors allez-vous en.

Perplexe, Marie  n’ajouta rien et tandis que le jeune homme l’air insatisfait se rassit sur sa chaise avec l’intention de rester là. Il marmonna.

-Vous pouvez pas me forcer a partir… Je resterais là jusqu’à ce que je la vois… Franchement c’est quoi cet hôpital…  

Marie demanda sur un ton discret si elle pouvait voir le docteur pour lui expliquer quelques éléments qui pourrait certainement l’aider a la prise en charge de sa fille. Celle-ci après les nombreuses demande s’organisa pour dégoter cela.

-Je vais voir ce que je peux faire. Elle déclencha un système d’appel. - Olivia, vous pouvez prévenir le docteur Cellier que la mère d’une de ses patientes voudrait le rencontrer pour lui donner des éléments essentiel au dossier ?  

Marie alla s’asseoir en attendant qu’on vienne la chercher bien décider a rencontrer celui qui s’occupait de sa fille. Non loin du garçon énervée celui-ci la regarda avec un sourire et lui intima.

-Vous êtes la troisième personne a qui il refuse la visite d’un proche ce matin… Une femme est partie en pleurant ce matin parce qu’elle ne pouvait pas voir son propre père… J’ai bien peur que vous le puissiez plus jamais la voir…  
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