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 What in water did bloom _ Myre

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Callian
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UNIVERS FÉTICHE : Dystopie, City, Fantasy ou Historique
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Le contexte du RP
Mise en situation

What in water did bloom ?
C'est comme un roman de Jane Austen, elle c'est une fillette devenue femme, lui c'est ce frère de coeur qui partit au loin servir son pays à bord de navires enferrés dans la guerre. Alors qu'elle doit faire ses premiers pas dans le monde, il sera son bras, celui qui la soutiendra, qui la recueillera quand les langues se délieront et la mépriseront. Sous les regards et les sourires, il y a les prémices du désir, incertain, impossible aussi.

@Myre

Contexte inventé par les deux trublionnes, mais basé sur l'ambiance des Bridgerton


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Callian
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Lawrence Heathcliff
J'ai 38 ans et je vis au chateau de Lewes, en Angleterre, quand je dois mettre pied à terre. Dans la vie, je suis Commander du vaisseau HMS Indefatigable, dans la royal navy. Fils de Peter Heathcliff, autrefois majordome du baron de Lewes, j'ai été recueilli au chateau lorsque je me suis retrouvé orphelin. J'ai reçu une éducation de haut rang, mais je n'ai aucun titre. Aujourd'hui, m'étant illustré dans le conflit anglo-birman, j'ai malheureusement été blessé à la jambe, et je suis en convalescence. Je dois guider celle que j'affectionne particulièrement, Abelia Lewes, dans ses premiers pas qu'elle fera dans le monde. Nous sommes en 1826.

Avatar(c)jenesaispas.
Janvier 1926. [...] Je sais que vous aurez alors grandi, fleuri comme ces camélias que vous admiriez tant, sous la tonnelle quand parfois vous me donniez le bras. Et vous serez alors prête à vous épanouir dans le monde... J'essaierai alors d'être le témoin de votre autre naissance. Affectueusement. L.

Des jours que le château bruisse, des mots, des éclats, des songes qui se navrent de se savoir perdus dans la réalité. Des jours que les domestiques s'affairent, et qu'il fait mine d'ignorer, dans sa retraite austère, qu'il faudra s'afficher pour tenir la promesse donnée. Alors il se raccroche à l'idée qu'une saison passe vite, que les regards appuyés aussi, et que la bienséance fera certainement son office. Qu'elle sera baignée de ces lueurs auxquelles elle aspire tant, et qu'elle pourra l'oublier dans ses ombres. Il est en train de dessiner, sous la pergola, alors que les jours accueillent le deuil des frimas. Il aime à regarder parfois le temps passer à l'écart. Sa blessure à la jambe ne cesse de le hanter, lui rappelant cet enracinement qu'il avait jadis quitté. Il n'y plus nulle part où fuir désormais... Il inspire, il pose un nouveau trait dans le carnet relié de cuir, qu'elle lui a offert à son dernier anniversaire. Il avait dit qu'il reprendrait, et qu'il crayonnerait ces paysages enchanteurs qu'il n'a fait que lui raconter. De mémoire, il vient de tracer un hommage à l'île bourbon et à la canonnade qui permis de mettre en péril les français.

Il la voit arriver, elle ne cherche pas à se dissimuler. Et puis, dans le parage de sa retraite, il a une vue fort dégagée sur l'ensemble du jardin. Il se redresse un peu et referme le carnet avec soin, avant de se lever et de l'attendre, extrêmement droit comme s'il s'agissait là de l'entrée de quelque duchesse. Pourtant, ici, Abelia vit de simplicité, c'est sa prison dorée, où courent les essences que son père fait planter pour ravir ses filles. J'avais promis de résister à l'envie de m'enfuir. Comme vous voyez, je suis homme de parole. Ce vouvoiement, automatiquement réinstauré depuis qu'elle a cessé d'être une enfant, et qui parfois les encombre. Ils ne sont plus seulement frère et soeur et l'ingénuité a indélicatement disparu, il est incapable de dire exactement quand il s'en est aperçu. Il lui sourit, avec elle c'est comme ça, l'austérité finit toujours par céder le pas. Faut-il que le voyage soit demain pour que chacun devienne chèvre, ainsi ? J'ai vu Clémire tirer une malle dix fois plus lourde qu'elle. Un haussement de sourcil, pour indiquer qu'il se demande vraiment si elle compte voyager avec l'ensemble de ses possessions jusqu'à Londres.


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Myre
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UNIVERS FÉTICHE : Tous, avec une belle histoire d'amour en général
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Abelia Lewes
blabla.

Avatar(c)swan
Un arc-en-ciel de mousselines, de flanelles et autres tissus était soigneusement étalé sur le lit au point de le recouvrir. Allez Abelia, tu peux le faire, seulement trois. Elle adorait la douceur de la lavande, et ce bleu si profond, et puis la pureté du blanc, mais comment faire sans ce vieux rose absolument exquis ou ce gris si élégant et sophistiqué, ou encore cette soie verte, si douce et précieuse... La pauvre fille n'avait aucune idée de ce qui l'attendait à Londres et en oubliait qu'elle pourrait se faire faire des robes dans les plus chics boutiques du pays, pas qu'elle ne le savait pas mais l'angoisse de décevoir se transformait en question du genre : comment savoir ce qu'il fallait emmener pour rester de nombreux mois là-bas ? Comment être sûr que rien ne lui manquera ? Alors à force de se dire "et si", elle avait pris bien trop d'affaires et rendait fous tous les serviteurs. Pour ne pas aider, sa mère l'avait gâté d'années en années, remplissant tous les placards du château de ses cadeaux, même si Abelia n'avait jamais pris la grosse tête de toutes ses possessions. Bien éduquée dans la sobriété des Lewes, sa mère semblait s'être souvenue de son existence assez tardivement et Abelia était souvent plus ennuyée qu'autre chose quand elle recevait ses présents, voyant bien le regard jaloux de sa sœur sur les paquets, petits ou grands... Abelia n'était pas d'un naturel égoïste et très souvent, elle cachait le cadeau pour l'offrir plus tard à Alina plutôt que de l'ajouter à sa collection. Petit geste qui ne laissant personne dupe probablement et qui ne faisait que rendre leur relation plus complexe encore malgré les bonnes intentions d'Abelia.

La demoiselle se laissa tomber sur les lits, les froufrous des robes virevoltèrent autour d'elle avant de retomber avec douceur. Elle soupira et resta quelques minutes ainsi avant de s'exclamer : "Ça suffit, j'en ai assez prise !" Le choix était fait, toutes celles-ci resteraient sagement ici et l'énergie fournie par cette décision lui permis de sauter sur ses pieds et de se redresser. Il lui restait encore les chapeaux à sélectionner, élément ô combien indispensable en société mais elle n'avait pas envie de s'y coller maintenant.

- Clémire, suis-moi, fit-elle gentiment à sa gouvernante. Précaution nécessaire puisque la baronne était toujours au château et qu'Abelia était décidée à partir à la recherche de Lawrence. Elle savait la vieille femme capable de sournoiserie et de méchanceté à son égard, elle savait aussi qu'elle la surveillait depuis sa fenêtre, quand bien même elle était trop malade pour sortir de sa chambre. Abelia avait compris depuis quelques temps indéfinis qu'être seule avec Lawrence n'était plus approprié. Quand exactement avait-elle ressenti l'obligation de formaliser leur relation ? Elle ne saurait le dire, l'étiquette s'était imposée subtilement entre eux et même si c'était un bon entraînement, cela rendait Abelia nerveuse. Parfois elle ne savait plus comment lui adresser la parole, comme s'il était devenu un étranger alors qu'il était comme un frère.

Elle savait qu'il serait certainement dans les jardins, en train de profiter des premières fleurs du printemps et des rayons de soleil d'un climat anglais pour le moins capricieux. Le trouver fut donc aisé et quelques minutes plus tard, elle marchait droit vers lui, souriante, mais détournant les yeux par instant, parce que c'était étrange et maladroit de le fixer, avec un jardin à admirer comme excuse idéale. Elle lui jeta un regard sombre alors qu'il évoqua l'idée de s'enfuir, même si son sourire ne s'effaça pas complètement, il était le pilier de sa vie, si fiable et si constant, elle savait pouvoir compter sur lui, toujours ; elle fit juste une petite moue mêlée de contradictions, son visage dégageant des airs si enfantins encore parfois. Clémire resta quelques mètres derrière elle, presque transparente.

- Tu peux t'assoir un peu plus loin Clémire, tant que tu ne nous perds pas de vue. Son visage s'illumina en évoquant ce souvenir d'elle bien plus jeune, échappant à la vigilance de sa pauvre gouvernante pour aller jouer les aventures que Lawrence lui racontait, quand ce n'était pas pour le suivre. Elle se retourna ensuite vers lui alors qu'il la taquinait, comme il avait toujours su lui montrer l'absurdité de sa condition lorsque c'était nécessaire. Abelia soupira.

- Vous osez vous moquer de votre chère... Chère quoi ? Sœur ? Ce n'est plus le cas depuis quelques temps déjà. Il n'y avait pas de terme exact pour définir leur relation et c'était fort ennuyeux. ... De moi, finit-elle par conclure, un brin boudeuse. Je croyais que vous étiez ici pour me conseiller pour Londres, alors si vous pensez que je prends bien trop d'affaires superflues, je vous en prie, ne me laissez pas passer pour une sotte à notre arrivée ! Quant à cette fameuse malle très lourde, il s'agit du petit pianoforte. Il est fait pour être replier ainsi et déplacer... Je tiens tellement à l'emmener...
Abelia se justifia, puisqu'elle savait qu'il avait raison, et en même temps elle trépignait, comme si elle avait besoin de son accord pour emmener le piano désormais. Elle s’excusera auprès du personnel dans la journée.

- Alors, allez-vous m'aider à trier mes bagages ou bien allons-nous commencer par regarder vos croquis ? Elle s'était avancée, avait tendu le bras pour poser sa main sur son carnet puis réalisant qu'elle touchait sa peau en même temps, et ce sans gant, elle l'avait ramené dans son autre main, contre son propre ventre. Elle regardait ses pieds. C'était si simple avant... Abelia détestait cette situation, et pourtant cela ne faisait que commencer. Toute innocence s'était envolée alors qu'elle était devenue une femme et qu'elle devait désormais être l'incarnation même de l'innocence, de la pureté. Quelle ironie, songeait-elle, pas du tout dupe.
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J'ai 38 ans et je vis au chateau de Lewes, en Angleterre, quand je dois mettre pied à terre. Dans la vie, je suis Commander du vaisseau HMS Indefatigable, dans la royal navy. Fils de Peter Heathcliff, autrefois majordome du baron de Lewes, j'ai été recueilli au chateau lorsque je me suis retrouvé orphelin. J'ai reçu une éducation de haut rang, mais je n'ai aucun titre. Aujourd'hui, m'étant illustré dans le conflit anglo-birman, j'ai malheureusement été blessé à la jambe, et je suis en convalescence. Je dois guider celle que j'affectionne particulièrement, Abelia Lewes, dans ses premiers pas qu'elle fera dans le monde. Nous sommes en 1826.

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C’est quelque chose qu’il a perdu à tout jamais, et qu’il ne saura retrouver. Leur relation, en filigrane de l’instant qui lui apparaît aussi agréable que falsifié, est un rêve éveillé, une sorte de chimère qu’il serait bien incapable de seulement retenir. Alors il faut supporter son écho, et se dire que le fragment qui demeure vibre encore, en secret. Il la regarde arriver, cherche à dissiper son image, à l’inscrire dans quelque mirage. Elle est Abelia, celle qu’il connaît, presque par coeur. Elle est autre, jeune femme qui cherche à conquérir un monde où ils ne seront plus côte à côte, ils ne seront plus ces frères et soeurs, hommage aux années vécues en toute intimité. L’intime s’est refermé, comme une plaie, et la cicatrice le démange encore parfois. Douleur résiduelle. Douleur quand même.

Leur regard ne s’accroche que lorsqu’elle parvient à sa hauteur, et la légère pique toute emplie d’ironie qu’il lui lance est reçue exactement lorsque parfois il aimait à la rendre insolente, à ne lui dévoiler ces secrets inventés après moults débats. Jamais il ne l’abandonnerait, en territoire hostile, ce territoire que représente la capitale d’un pays qui ne tient que par les lignes acérées de sa pyramide. Les classes les plus élevées, malgré sa dote, se feront un plaisir d’éclabousser une réputation qui fleurit dans la bâtardise. Il en a un pincement au coeur rien que d’y songer, c’est une marée alanguie, qui remonte ses sentiments, tous voués à la protéger. Elle est une enfant, qui s’apprête à marcher au milieu des loups. Il salue Clémire, un signe léger, une connivence pour ceux qui se sont fréquentés bien plus longtemps que ne dura la simple traversée. Clémire aurait pu être une amante, mais il n’a pas souhaité forcer le trait de celui qu’elle prenait alors pour son sauveur. Ç’aurait été risquer de défigurer une image d’épinal. La phrase demeure suspendue… Chère… Elle lui est chère. Une ombre passe sur les traits de Lawrence. Elle lui est chère, comme une chère amie qu’il ne pourrait jamais nommer. De vous. ajoute-t-il très doucement, appuyant cette dernière syllabe, la caressant un peu. De vous. De toi. Abelia. Pourquoi ne peut-il tout simplement pas abandonner là ces convenances qui l’encombrent, et comment pourra-t-il supporter de s’en incommoder durant les mois que durera cette saison ? De vous, je ne me moque jamais totalement, et certainement pas avec méchanceté. Mais je vois que vous me rappelez à mes devoirs, et je vous dirai bien au contraire : continuez à charger cette pauvre Clémire. Je crois que les demoiselles rivalisent toutes en terme de toilettes, et vous savez très bien que de vous afficher avec une robe identique serait soudain vu comme preuve de vos moyens limités. Et vous n’êtes en rien limitée. Il aimerait que ce fut vrai bien au delà de l’argent et des cadeaux envoyés par sa mère, figure tutélaire enfuie outre-Atlantique. Vous emmenez le pianoforte ? Me jouerez-vous quelques airs, comme autrefois ? La mélancolie ternit le ton, l’adoucit, le laisse plus onirique qu’il ne le devrait. Et c’est à ce moment là qu’elle lui effleure la main, et que tous deux se tendent, aussitôt. Il y a ce silence, ce silence qui les encombre plus encore que les convenances semble-t-il, et ses prunelles se figent sur elle, avant de dévier, juste au dessus de son épaule, là où l’horizon n’existe plus, et qu’il invente un autre temps où inscrire son trouble. Il le recueille et le renferme, avec ténacité, et lui tend doucement le carnet pour qu’elle puisse voir ce qu’il a crayonné depuis ce matin. Et ce qu’il a crayonné en mer, juste avant d’être blessé. Il y a certains visages, mais surtout des horizons, comme si des expressions y dansaient, des sentiments aussi, trop amples pour se voir enfermés. J’ai quelque peu perdu de mes capacités, mais je me suis entraîné pour vous rapporter... Ces endroits où vous n’étiez pas. Où tu ne m’as jamais accompagné. ... Un peu de fantaisie dirons-nous. Il se reprend et lui offre son bras, afin qu’ils fassent quelques pas, autour de la pergola. Quant à votre requête de trier vos affaires, je crois que vous surestimez grandement mon intérêt pour la mode londonienne. Un soupir, avec une très fausse emphase. Mais si je parviens à mâter un équipage, j’imagine que je peux me perdre au milieu de vos possessions sans y risquer la vie. Il inspire avec délicatesse l’air printanier et ose enfin un regard sur son profil et une question qui le fait reprendre ses allures de frère, et cet élan protecteur qu’il a toujours eu envers elle. Vous n’êtes pas trop anxieuse, dites-moi, vous qui défaisiez toute une armée dans les bois ? Le souvenir de certains jeux. Jeux enfouis, jeux enfuis, les rires taris se déguisent en une tendresse qui sourde.


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Abelia Lewes
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Abelia a souri du coin des lèvres, imperceptiblement, en réponse à ce timbre de velours qu'il utilise pour la désigner et qui lui fait entendre enfin l'homme qui se trouve en face d'elle, et non le grand frère, même si elle n'ose encore le regarder ainsi dans un dernier refus de grandir elle-même.

- Bien sûr ! Vous en aurez même tellement marre de m'entendre jouer que vous finirez par vouloir lui couper les cordes !

Puis les sourires se perdent lorsque les convenances se mettent entre eux, et pour trois fois rien. La jeune femme se sent sotte, cela n'avait rien de terrible d'avoir sa peau contre la sienne, elle n'a pas ressenti la moindre gravité dans ce geste mais en ayant peur du regard des autres, elle lui a donné de l'importance. Pour laisser tout ça derrière eux, elle se saisit du carnet et s’assied sur le banc sans tarder, tout en ouvrant la lanière de cuir qui la sépare de ses dessins. Ses yeux s'illuminent sur ses tracés, et elle ne peut s'empêcher de parcourir de ses doigts les pages crayonnés pour sentir la peau du papier et les reliefs créés par son coup de crayon. Il y a des paysages incroyables - ces îles sont si petites ! - et si inconnus pour elle. Mais c'est avant tout une fleurs qui attire son attention, une dont elle ne connait pas le nom, ni ne connait ses fruits au goût divin, mais dont la forme seule la fascine. Elle l'écoute d'une oreille en même temps qu'elle reste emerveillée devant la fleur, puis outrée soudainement. Mais... Vous avez tiré sur cette flore incroyable ? En évoquant les canons pointés sur l'île dans son paysage. Et sur ses habitants... réalise-t-elle très rapidement. Faut-il que nous soyons en guerre jusque dans ces endroits sauvages et magnifiques ?

Une question qui n'attend pas vraiment de réponse, ils n'allaient pas à eux deux refaire le monde, surtout un monde que la jeune femme ne connaissait qu'à travers des livres décrivant la suprématie de l'Angleterre. Abelia referme alors soigneusement le carnet, se lève et lui tend. Cette fois elle le regarde dans les yeux et lui sourit pleinement en guise de remerciement pour avoir bien voulu lui partager ses dessins. J'ai hâte de voir d'autres de vos croquis. Pour mes affaires, nous verrons plus tard. Je ne ferais pas défaire ce qui a été fait, comme vous l'avez si bien fait remarquer, par contre vous m'aiderez à choisir mes coiffes... n'est-ce pas ? La demande semblait un brin autoritaire, même s'il venait d'accepter de l'aider, d'où ce besoin d'ajouter une petite interrogation. Mais avant cela, allons marcher et profiter de ce jardin une dernière fois.

Abelia pose alors sa main à l'intérieur de son coude, sur les épaisses couches de tissus, il n'y a ainsi pas grand chose à craindre, puis elle l'observe avec le luxe d'être un peu derrière lui, presque cachée, comme si elle pouvait le regarder enfin, sans honte, ni timidité. Redécouvrir les traits de son visage sous un œil d'adulte. Elle n'avait jamais remarqué à quel point il pouvait être beau, tant tout ce qu'il avait vécu marquait son visage et ses expressions. De la même façon qu'elle voulait comprendre chaque trait de crayon sur ses dessins, elle avait envie de connaître l'histoire de chaque ride, et de chaque cicatrice, de ce visage qui n'est pas juste une façade mais bien l'expression de son âme. Abelia espère qu'elle rencontrera à Londres quelqu'un avec autant de beauté et de profondeur, que ce ne sera pas qu'une vaste mascarade.

Ils avancent ensemble sur les chemins, au milieu des fleurs, des abeilles et des bourdons, tout doucement. Il lui demande alors comment elle se sent, ce cher ami qui ne la connait que trop bien. Elle n'a guère envie ni besoin de lui mentir.

- Cette armée me semble bien plus insurmontable... Mais j'essaye de ne pas trop y penser pour le moment. Trier mes affaires est donc un passe-temps apprécié, au final.

Elle marque une pause alors qu'ils prennent un tournant là où son père a planté tous les abelias, ses fleurs préférées. Ces fleurs qui pourtant ne se distinguent en rien, ni pour leur beauté, ni pour leur couleur, ni pour leur port buissonnant, ni même pour leur parfum. Mais Abelia ne craint même pas d'être seulement perdue dans la masse, sans se faire remarquer, elle a surtout peur d'être raillée, répudiée par la société. De se retrouver sans partenaire de danse, quand bien même cela ne serait pas des manières. Elle n'ose pas demander à Lawrence une fois de plus, lui faire promettre encore. N'a-t-il pas assez promis pour ses jolis yeux ? Il ne lui refuse rien, elle ne doit pas en abuser. Et puis, peut-il seulement danser avec sa blessure à la jambe ?
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Be with me always—take any form—drive me mad. Only do not leave me in this abyss, where I cannot find you.
Il ne le lui dira pas. Il ne le lui dira sans doute jamais désormais qu'elle le considère encore avec la naïveté de son âge, avec la candeur de sa condition. Il ne lui dira pas que jamais il ne saurait se lasser de l'entendre jouer, et que c'est le souvenir de quelques mélodies qu'il transporte sur l'horizon, pour l'encombrer de ce soleil qui parfois lui fait défaut. Il se tait, mais il lui sourit, de cet air entendu, pour demeurer cryptique quand elle devrait sans doute savoir. Sans doute savoir que sur une page du carnet, soigneusement dissimulée dans la doublure, c'est son portrait qu'il a dessiné, pour l'emporter avec lui. Là où elle ne va pas, elle le suit, sans même s'en douter. Il attend, le verdict, sans prendre place à ses côtés sur le banc, bien que déjà sa jambe s'ankylose d'une très désagréable façon. La papier qu'elle frôle porte ses songes, leurs songes même, car n'ont-ils pas rêvé de nombreuses fois côte à côte, lorsqu'il lui racontait ce qu'il vivait loin d'elle ? C'est une rose de porcelaine. Il le lui dit comme si elle avait posé la question de la pulpe de ses doigts, s'attardant sur cette floraison sauvage. Tout prêt de la demeure qu'il loue là-bas, il y a un immense bosquet, orangé et rose, bientôt rouge sous les feux du soleil couchant, au point que l'on pourrait croire qu'il prend feu. Et quand elle évoque la guerre, il se souvient c'est vrai, de la canonnade, et de cette victoire arrachée. Est-ce que cela change quelque chose, que l'endroit soit magnifique ? Une question sous la forme d'un constat, la guerre ne s'évoque pas, de peur de porter outrage à cet avancement qu'il connaît, au front de la mort elle-même. Sa blessure actuelle lui rappelle avec acuité qu'il est loin d'être immortel.

Le carnet retrouve son lien de cuir, puis le confort de la poche intérieure de sa veste, tout contre son coeur. Et les voilà à braver le jardin qu'ils connaissent si bien, mais vu qu'ils l'abandonnent, c'est comme des adieux qui emportent la ferveur et un brin de mélancolie quant à ce qu'ils abandonnent ici. Une once d'innocence. La seule once d'innocence qui leur restait encore, sans doute. Il eut aimé la laisser ici, enfermée en ce jardin, à fleurir à l'abri des regards et des cruautés, et il ne sait s'il s'agit là d'une pensée égoïste ou désespérée. Si vous l'ordonnez, madame. Il incline un peu la tête sur le ton de la moquerie. Les coiffes, parfait, c'est là sans doute un dixième seulement de tout l'habillement, le voilà fort chanceux. À ses côtés, il s'efforce de marcher droit, détend le muscle qui continue de le faire souffrir, procession alanguie, autant pour arracher au jour, ce qui leur reste d'intime autant qu'il le peut. Il sent son regard sur lui, mais jamais il ne confronte ses yeux, préfère uniquement le poids de ce secret qui se tisse, comme lorsqu'on se sait observé mais que l'on continue à paraître, avec dégagement. Ils passent tous deux sous un arceau où courent déjà les rosiers en boutons avant que les fragiles abelias ne se distinguent à leur portée. Vous triompherez sans aucun mal, je le crois volontiers. Car elle est faite pour le triomphe, force et fragilité alliées dans ses airs et ses allures princières, malgré les racontars sur sa naissance. Et je ne vous abandonnerai pas. Juste ce qu'il faudra. Un léger sourire, quelque peu amer. Il faudra s'efforcer de la laisser faire, de la laisser trouver un autre havre que celui qu'offre son bras. Du bout des doigts, il caresse la corolle d'une fleur à portée, un peu plus opiniâtre que les autres, à se dégager ainsi du buisson dont elle est issue. Elle n'a pas été taillée, elle n'a pas été façonnée, la sauvagerie d'une nature encore inscrite dans son inflexion. Exactement comme celle qu'il regarde désormais. Je ne vous abandonne pas. Répète-t-il cette fois-ci, alors que le temps ne s'allonge, et qu'il cesse de caresser la corolle pour dessiner un geste qu'il ne terminera pas. Peut-être par convenance ou simplement parce que Clémire qui les suivait à distance, s'occupe alentours histoire de conserver son attention sur eux. Il se reprend, et poursuit ce qu'il tente de lui dire. Vous apprendrez que le mépris que vous essuierez bien souvent n'est que cette mesquinerie dont vous êtes déjà familière. Comme avec ses soeurs, comme avec toutes les jeunes filles moins libres qu'elle croisait parfois dans la ville attenante. Comme celle qu'il essuyait lui-même à n'apparaître comme ce parasite dépendant de la générosité de son père.


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Abelia Lewes
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Une rose de porcelaine. Quel curieux nom, si terre à terre et si peu vivant pour une fleur aussi exotique. Quoique les roses viennent de contrées lointaines elles aussi, elle a appris ça au cours de ses leçons. Et tout ce qui avait attrait à la découverte du monde la fascinait particulièrement. Ironie certaine pour quelqu'un qui n'avait presque pas bouger de Lewes et de son château, cachée derrière ses vieux remparts elle était protégée du quand-dira-t-on. Cela n'avait pas toujours été son choix, ni jamais. Son père avait tant voulu la protéger de la méchanceté du monde et ses premières sorties en ville furent si marquantes d'humiliation que la jeune Abelia souffrait de terribles crises d'angoisses dès qu'elle passait la porte. Cela s'était arrangée fort heureusement, les crises se faisaient rares même si elle n'était jamais allée très loin, et ça n'avait pas empêché la jeune fille de rêver de voyage et de demander maintes fois à Lawrence de l'emmener avec lui.

Une rose de porcelaine. Belle fleur fragile, comme elle. Elle songe. Est-ce qu'il a pensé à elle en découvrant cette fleur ? En la dessinant ? Puis la fleur disparait dans le carnet et l'idée avec elle. Tout comme ces discussions sur la guerre qu'il est préférable d'oublier pour ne pas ternir cette belle journée. Abelia détestait qu'il soit devenu soldat, égoïstement d'abord parce que cela l'éloignait d'elle. Plus tard lorsqu'elle a compris ce que cela signifiait, elle a arrêté de lui faire la tête et a commencé a prié pour lui. Et lui, ne lui racontait que le plus merveilleux de ses aventures, la maintenant quelque part dans son innocence et sa fragilité. Mais comment lui en vouloir ? Abelia a fini par savoir lire entre les mots et dans les regards mélancoliques mais s'est toujours sentie mal placée pour aborder de tels sujets. Non pas parce que ce ne sont des sujets appropriés pour les jeunes femmes, plutôt parce qu'elle aimait le voir sourire et qu'inconsciemment elle se savait être un refuge de bienveillance et de fraîcheur.

Abelia jette un regard autour d'eux, d'abord vers Clémire qui est assise non loin et feint de regarder ailleurs, puis vers la demeure. Ils ont suffisamment avancé désormais pour la végétation les cachent aux regards de la belle-mère malade. Elle l'avait aperçu toute à l'heure, ne les quittant pas des yeux depuis la fenêtre de sa chambre. Abelia sourit aux encouragements de son ami, puis attrape sa main au vol avant qu'elle ne s'éloigne totalement, sans doute en réponse à ses nouvelles promesses et à la voix de velours qu'il prend pour les lui faire. Son attention est bien de ramener cette main contre sa joue, pourtant elle se ravise et glisse simplement sa paume au creux de la sienne puis referme ses doigts. Leurs mains emmêlées, cachées entre eux deux, une dernière fois. Ce sera leur secret. Elle lui sourit, engaillardie par sa proximité et ses paroles.

- Vous avez raison, rien ne saurait me surprendre de ce côté là et ce sera ma force. Avec un peu de patience, les personnes qui me méritent sauront voir plus loin et m'apprécier pour ce que je suis.

Abelia essaye de s'imaginer les salles de bal, les belles dames et les gentlemen, elle se voit au bras d'un homme charmant, elle espère secrètement tomber amoureuse comme dans quelques belles histoires dont elle serait l’héroïne. Son regard se perd sur le jardin avant de revenir vers lui.

- J'espère que je rencontrerais quelqu'un comme vous, dit-elle avec la jeunesse du printemps et l'ignorance du bourgeon sans savoir que ses mots sont des épines.
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Callian
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Lawrence Heathcliff
J'ai 38 ans et je vis au chateau de Lewes, en Angleterre, quand je dois mettre pied à terre. Dans la vie, je suis Commander du vaisseau HMS Indefatigable, dans la Royal Navy . Fils de Peter Heathcliff, autrefois majordome du baron de Lewes, j'ai été recueilli au château lorsque je me suis retrouvé orphelin. J'ai reçu une éducation de haut rang, mais je n'ai aucun titre. Aujourd'hui, m'étant illustré dans le conflit anglo-birman, j'ai malheureusement été blessé à la jambe, et je suis en convalescence. Je dois guider celle que j'affectionne particulièrement, Abelia Lewes, dans ses premiers pas qu'elle fera dans le monde. Mes sentiments pour elle se révèlent peu à peu, mais la différence d'âge et ma situation font que je tiens au silence les émois que nous traversons. Elle ignore que je suis depuis des années, l'amant de sa soeur aînée, Aurelia. Nous sommes en 1826.

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Be with me always—take any form—drive me mad. Only do not leave me in this abyss, where I cannot find you.
Ils sont à l’ombre du manoir, Abelia est estampée sur le jardin, elle fleurit au milieu de la verdure et il a véritablement l’impression que devant lui se présente une femme, une femme inconnue à qui il a oublié de présenter ses respects. Et l’envie de lui parler de ce qu’il lui a toujours caché refait surface, remonte les profondeurs et vient percer les flots, au moment où elle se saisit de sa main. Il ne la lui reprend pas, il n’a pas de gants, Clémire ne peut surprendre ce geste qui devrait être anodin. Qui devrait ne rien signifier, et surtout ne déclencher ni frisson ni tendresse. C’est pourtant cette tendresse qui s’allonge au bord d’un nouveau précipice, il serre sa main quelque peu, un écho à un instant disparu. Un écho à un instant perdu. Au coeur des océans, les sentiments diffus, impossibles et imparfaits. Il aimerait repartir aussitôt, la laisser là, elle, son jardin, son sourire, ses mots, et surtout son entrée dans le monde. Pourtant, pourtant, il conserve sa main dans la sienne, et son pouce frôle sa paume, comme une entente tacite. Un dernier secret mutique. S’ils ne vous voient pas, Abelia, c’est qu’ils sont idiots, ou bien aveugles. Lui la voit, lui la voit à cet instant là, et l’on pourrait dire que son regard sur elle a une certaine ferveur. Mais comme sur tous les océans où le soleil frappe, ce sont des nuances qui brillent, qui brûlent, et disparaissent à l’horizon de ses prunelles. Eclipse.

La phrase qu’elle élance est pour lui comme un coup de poignard. Il paraît pourtant imperturbable, mais la regarde longuement. C’est un aveu incomplet, l’aveu de sa naïveté. Cela ne signifie que son amitié pour un homme qui représente ce frère qu’elle n’a jamais eu. J’espère que vous rencontrerez quelqu’un de bien mieux que moi. Parole douce, qui s’ourle d’un très léger sourire. Lawrence n’a pas de naissance, il n’a rien à léguer, même pas sa solde de marin, aucun titre, aucune propriété. Lawrence ne devrait représenter ni une entrave, ni un modèle. Il lui rend très délicatement sa main, le mirage est passé, il reprend son altérité, redevient cet autre qui ne devrait guère la retenir. Il cherche à ravaler la pointe acérée de la mélancolie qui l’atteint, et ajoute, d’un ton un peu plus guilleret, bien qu’il lui faut pour cela se forcer. Puis, vous savez bien que je suis taciturne, à peine drôle, et souvent effroyablement ennuyé par la société. Priez donc plutôt pour rencontrer quelqu’un qui sache vous divertir. Il hausse légèrement son sourcil, et lui redonne le bras, pour qu’ils contournent la maison, en direction du verger, qui fleurit et exhale tant d’harmonies que l’on se croirait dans un tableau de maître. La légère brise cesse de souffler, et de battre au travers des fleurs, c’est le silence, et leurs pas dans l’herbe, une procession rien qu’à deux. Clémire n’a pas encore totalement décidé si elle devait les poursuivre ou bien les garder à l’oeil de loin. Racontez-moi, comment imaginez-vous votre première sortie londonienne ? Et celui qui vous donnera alors le bras. Du moins si je me décide à le lâcher. Une boutade, ou bien une vérité. La voir danser au milieu de la foule, et rêver d’être son cavalier. Voilà des errances qui ne siéent pas vraiment à son âge, ni à sa profession. Il met ça sur le compte de sa blessure, et de son obligation à rester à terre.


~ i'm just a man of no consequence...
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