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 Trapped and jailed in the grip of betrayal and the hungry mouth of despair, my dear, let's meet again - ft. Myre

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Dharma
Dharma
Féminin MESSAGES : 104
INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
CRÉDITS : wadewicons

UNIVERS FÉTICHE : SF, Fantasy, Contemporain, Post-apo, Steampunk
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Londres. 2020. Enquêtes, mensonges, mafia et jeux de pions. Thriller policier. Amour/Haine. Tensions. Post-trahison.

[CONTEXT IN COMING]

Tiré de ce sujet.

@Myre


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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Deux mois. Cela faisait déjà deux mois que Flynn avait quitté le Berceau de l'Hiver, Pelican Bay. Deux longs mois durant lesquels il eut le temps de rejoindre The Old Smoke, sa Londres maternelle, de fonder son propre cabinet de Détective Privé plus ou moins officiel et légal, d'embaucher de bons partenaires (ça restait encore à prouver) pour l'accompagner dans sa passionnante destinée de preux chevalier blanc en quête de Vérité -haha-. Tout se déroulait comme prévu. Ou peut-être pas tout, non. Pourquoi ce silence olympien ? Pourquoi cette absence totale et très soudaine d’intérêt pour sa personne, qui leur fut pourtant si déterminante et indispensable avant le scandale ? Lui faudrait-il se racheter ? Ce n'était pourtant pas de ses faits, il avait été victime de traitrise. Balancé comme du gibier aux gueules des loups. Ironiquement, il en était lui même un, de traitre, auprès de sa "meute"...

Ah, le temps passait si vite, si étrangement, lorsqu'à défaut de le contrôler, on pouvait de nouveau le compter. Dans la forme, Joker se sentait plutôt bien à voler de nouveau de toutes ses ailes dans les sombres quartiers de Greenwich et de Camden. Du moins, en apparence, mais rien n'allait pour calmer les grondements du dragon rouge et ses méfiances chroniques à l'égard de l'univers. Tout était bien trop calme à son goût et, d'expérience, il savait que cela ne présageait jamais rien de bon. Aucune nouvelle, bonne nouvelle. C'était des conneries, ça. Le nouveau détective devait tout comprendre ou au moins pouvoir faire passer l'illusion que c'était le cas, sinon comment pourrait-il prétendre user de ses marionnettes correctement sans se faire prendre en temps voulu ? Tout un art fort délicat, tout un doigté subtil, tout un joli jeu de pion, pas le droit à l'erreur... plus maintenant. Il fallait rester cohérent, et pour se faire, il devait demeurer le parfait maitre du jeu.

Non, tristement -ou peut-être était-ce prévisible selon les points de vue-, ses deux années à croupir en prison ne lui avaient apporté aucun semblant de résipiscence. Joker restait Joker, et c'était bien comme ça. Ce n'était pas comme s'il était capable de montrer autre chose de mieux, de bon, de toute façon. Aucune surprise, mais demeurerait sans doute tout de même une pointe de déception.

Son esprit divaguait par instants. Ce traitre lui jouait de sales tours. La culpabilité et la rage venaient, sans préavis, dévaster ses nuits d'insomnies obscures pour lui interdire de maigres instants de répits. Il n'en demandait pas tant. Des fantômes du passé qu'il lui serait impossible d'oublier, même avec toute la rage du monde, mais qu'il devait au moins se forcer à effacer de ses songes pour un temps, afin de pouvoir réfléchir intelligemment, afin d'avoir moins l'air constamment de valser sur le fil du rasoir, d'être prêt à exploser au moindre regard. Flynn était un bel escroc, un grand joueur, un beau manipulateur, mais lorsqu'il était questions d'elles, il faisait des gaffes... et elles pouvaient lui coûter cher. Emily, Jade... Bella. Il n'y avait toujours eu que ces trois femmes là dans sa vie. Ses deux petites sœurs et son... sa... et Bella Bertocchi. Au fond, qu'était son ex partenaire pour lui, si ce n'était l'inaccessible, l'impossible vérité ? Une franchise brute et juste, immaculée, qu'il avait si sauvagement coloré de ses secrets et mensonges trempés d'ombres. Bella, elle fut un peu. Bella, elle fut beaucoup. Et puis elle fut bien trop pour que cela ne puisse continuer d'exister, pour que cela ne pusse même commencer. Flynn n'était pas homme à aimer, encore moins à être aimé, il suffisait de l'accepter. Et pourtant il avait joué de ça, joué des possibilités. Bassement.

En prison, il s'était fait une promesse.

Le passé devait rester ce qu'il était.

***

Le couloir de la PJ semblait être infini. Les baies vitrées défilaient avec les visages des agents occupés à prendre des dépositions, à boire des cafés ou à téléphoner. Il était huit heures du soir, à peu de minutes près, et Joker marchait aux côtés de son informatrice et "partenaire" qui semblait particulièrement de bonne humeur et surtout affreusement volubile. L'affaire sur laquelle il l'avait aidé dans la pénombre et ses manigances, elle et ses équipes, venait d'être officiellement résolue, et ce succès la ravissait plus que de raison.

— L'affaire est close, Mlle Parker et ses équipes ont récupéré le corps de monsieur Lowell ce midi, c'est terminé. C'était vraiment moins une, j'ai cru qu'on n'y arriverait jamais. Au fait, ils ont retrouvé la gamine, c'est une certaine Madame Bertocchi des services de recherches qui l'a convaincue de descendre de la cabane en bois dans laquelle elle s'était cachée.....Dites, vous m'écoutez au moins, Joker ?

Le concerné eut un moment de pause. Le nom fit écho. Flashback poignant de son visage halé perlé de larmes et de peine. Il était absolument impossible qu'il s'agisse d'elle. Ce devait être une autre Bertocchi.

Agacé de penser à son passé alors qu'il voulait tout reprendre depuis le début, il chassa l'idée parasite d'un clignement des paupières. Il sentit le regard curieux de l'inspectrice le scruter, alors un faible sourire malicieux se dessina sur ses lèvres.

— Merci qui ?
— Pardon ?! Dois-je vous rappeler que c'est un travail d'équipe ? Et puis, je pouvais très bien me passer de vous.
— De toute évidence. Rassurez-vous comme vous le pouvez, mais me sortir l'argument de l'équipe, je dois admettre que c'est assez amusant.
— C'est sûr que votre truc à vous, c'est de vous la jouer perso. Je sais jamais ce que vous trafiquez, lorsque vous allez faire une connerie, ou si vous me cachez des choses... En fait, vous savez ce que vous êtes ? Vous êtes... Déjà loin...

En effet, Flynn avait rapidement fait demi-tour et quittait déjà les locaux à grands pas, sourire satisfait en coin.

— Mmh ? C'est à moi que vous parlez ? Non, parce que je m'en voudrais de devoir me forcer à avoir l'air intéressé, du coup on gagne du temps et on se dit à bientôt ? Je reviendrais vers vous réclamer ma part du butin. Ne m'attendez pas. Maintenant, je vous souhaite une bonne journée, Inspectrice, ce fut un plaisir de vous être indispensable une énième fois. Un petit clin d’œil à l'appui et puis s'envole, l'oiseau de mauvais augure. Il n'avait pas de temps annexe à lui offrir, ni à qui que ce soit d'autre d'ailleurs. Il perdait suffisamment le sien tout seul ces derniers temps.

***

Deux heures étaient passées.
Flynn s'en était allé s'affairer à l'une de ses enquêtes pour le compte d'un sale type qui payait plutôt bien. Ce qui se prédisposait à être un simple interrogatoire se finit dans les ruelles sombres de Greenwich avec un Detective Joker des plus impatients, malmenant un pauvre jeune homme d'une vingtaine d'années aux allures rebelle par le col de sa veste, tout contre la porte d'un garage.

— Mais lâchez-moi ! Puisque je vous dis que j'ai rien vu.
— Tu sais, j'ai peut-être quelque chose qui va te rafraichir la mémoire, gamin. commença l'escroc sur un ton mielleux qui ne présageait jamais rien de bon.

Mais avant qu'il n'eut le temps d'entreprendre quoi que ce soit, un bruit sourd le prit de court depuis l'autre bout de la ruelle. L'ados en profita pour prendre la poudre d'escampette et Joker ne chercha pas à le poursuivre, se contentant de se frotter les mains et de rajuster les pans de son trench, irrité. Il se retourna simplement vers la silhouette qui venait maintenant se dessiner dans la pénombre à peine éclairée par un lampadaire, au loin. Un soupir.

— J'espère pour toi que tu as une bonne excuse, Teddy, tu viens de faire fuir mon seul témoin et je ne suis pas d'humeur à rire de tes mésaventures. lança-t-il, pensant s'adresser à l'un de ses employés qu'il avait appelé une heure plus tôt pour l'assister dans sa tâche.

Aucune réponse immédiate. Teddy se serait déjà confondu en excuses bidons. La silhouette prenait forme. Non, ce n'était définitivement pas Teddy. Elle était là, devant lui. Bella. Les rétines glacées plantées dans les siennes, il demeura absolument interdit pendant plusieurs secondes. Et puis, ce fut violent. Il reçut cette vague puissante d'impossible comme une pure preuve de sa vicieuse folie, comme une marque vengeresse de sa punition. Oh, Bella, comment peux-tu seulement être là ?

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Myre
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INSCRIPTION : 02/08/2020
CRÉDITS : Nina Y

UNIVERS FÉTICHE : Tous, avec une belle histoire d'amour en général
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. Parce que je voulais le sortir de l'ombre sans doute, lui faire profiter de ma lumière et de ma chance. J'ai cru y arriver puis nous nous sommes quittés, moi pour la fac et lui pour... Plus de délinquances. J'ai appris ce qu'il avait fait quelques mois après mon départ et c'est ça sans doute, qui m'a donné envie d'intégrer la police. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.
En 2018, j'ai découvert ce qu'il était réellement et je l'ai mis derrière les barreaux, à contre cœur même si j'essayais de le haïr à nouveau. Quelques mois après j'ai été mise à pied. Je perdais complètement la face.
En 2019, j'ai saisi une opportunité, fini la criminelle, bonjour les personnes disparues. Il fallut que ce soit Londres, évidemment, pour marcher sur les traces du démon dandy. J'ai hésité, puis j'ai décidé qu'il ne devait plus guider chacun de mes pas.
Si seulement...

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Gal Gadot
Deux mois plus tôt.
*5 appels reçus.*
Regard blasé sur l'écran, je balance le téléphone sur le tas de dossier qui forme une muraille entre mon bureau et le reste du monde.
- Pfff, qu'est ce qu'il lui prend aujourd'hui... Oui, je parle toute seule.
Bzzz... Bzzzz... Et un de plus avec le nom de "Chris Parker NY"
J'attends qu'il ait fini de vibrer pour tendre la main vers le maudit appareil et lui couper le son, entre temps une nouvelle notification s'affiche. *Nouveau message vocal.* J'hésite, enfoncée dans mon siège de la SEMA et finalement j'appuie sur "écouter".

- Salut Isabella, bon t'as pas l'air de vouloir décrocher... Je comprends, ça fait longtemps et ça ne s'est pas fini joliment à New-York... Écoute... Je t'appelais juste pour te dire qu'il est sorti de prison... Flynn Goldstein. Déjà ouais... Je sais... On ne connait pas ses intentions, alors fais attention à toi ok ? *silence gênant et bruit de micro qui raccroche*

Je soupire. J'ai envie de croire que je finirais par l'oublier et qu'il ne cherchera pas à me retrouver. Pourtant je sais que maintenant qu'il est libre comme l'air, je vais le chercher à chaque coin de rue. Fais chier Chris, j'avais pas besoin de le savoir.

***

Ma vie était déjà devenue un grand vide difficile à combler. J'ai déraillé là-bas à New-York, parce qu'il était partout, dans les couloirs de la criminelle, derrière son bureau vide, dans les rues, les cafés, les dossiers. Son odeur, sa présence, ses mots. Ils étaient partout, partout dans chacune de mes pensées, chacun de mes pas. Alors j'ai vrillé. Puis je suis partie.

A Londres aussi, il était là, même si c'était dans mon imaginaire. Je ne pouvais m'empêcher de me demander où il avait grandi, comment, ce qui avait fait qu'il était lui, ce sociopathe. Quand mes enquêtes me menaient dans les quartiers où il avait vécu, je le voyais enfant à travers les gamins des rues. Il était devenu mon obsession. Malsaine oui je sais, pour quelqu'un comme moi qui pensait être au dessus de tout ça, c'est pire que lamentable. Plus je pensais à lui, plus je m'identifiais à sa perversion comme faisant partie de moi. Je le détestais, j'essayais, je l'aimais toujours aussi. Constat affligeant. Il faut être un monstre pour aimer un monstre non ?

Alors quand j'ai appris qu'il était libre... Tout ceci s'est multiplié. La moindre silhouette qui lui ressemblait, il était là devant moi, comme une hallucination. La médication qui était déjà mon amie, est devenue indispensable, pour dormir comme pour penser. J'avais maigri, j'avais vieilli et pour oublier, pour me sentir belle j'avais de nouveaux passe-temps qui n'étaient clairement plus de mon âge. Mais quelle autre façon de prétendre à une nouvelle jeunesse que grâce à l'alcool et aux soirées. Sans parler de l'oubli. Toutes mes amies du lycée étaient mariées et au moins enceinte, et moi je trinquais avec mes nouveaux amis, des gens peu fiables et variables qui collaient parfaitement avec ma situation. On a les proches qu'on mérite, et je n'étais plus tellement capable d'autoriser des gens dans ma vie, dans mon cœur, je ne m'étais donc pas fait de vrais amis à Londres.

Ce soir là était donc un de ces soirs où j'avais sortis la petite robe à strass dans le plus pur style londonien pour retrouver cette bande de fêtards dans une boîte de nuit de Greenwich. La robe était courte, les talons hauts et je ne craignais pas non plus le rouge à lèvres vinyle pour la touche femme fatale. Au programme : enfiler les shooters, danser jusqu'à avoir les cheveux collés au visage et rentrer au bras d'un type sympa, peut-être. Sous les flash colorés des projecteurs, dans la pénombre de la piste de danse et de l'alcool dans mes veines, Flynn était partout, sur chaque visage, chaque sourire d'homme, dans chaque recoin d'ombre. Partout et nul part en même temps. Pourtant je ne peux pas dire que je souhaitais le revoir... Juste qu'il m'avait marqué au fer blanc et que je n'arrivais toujours pas à tourner la page. Pas le moins du monde. L'éthanol me donnait l'impression de m'amuser, de flotter. Je dansais avec Gin, sautais avec Ron. Trance dans les oreilles, transe dans le corps, les corps se refermaient sur moi. Collés-serrés en bande d'abord, puis à deux. Un bel homme fringant qui avait son allure et ses cheveux... Je m'en moquais, je l'embrassais et l'ambiance s'embrasait. L'heure ne comptait plus depuis longtemps déjà quand nous nous retrouvâmes à l'extérieur, moi et l'inconnu de la nuit, prêts à s'oublier l'un l'autre, l'un dans l'autre. Mon trench sur les épaules, il me tenait la main et m'entrainait avec lui vers son nid. L'alcool était un peu retombé. Nous étions assoiffés d'autre chose désormais et il n'était pas rare que l'un de nous arrête l'autre pour un baiser, un baiser langoureux qui ne nous rendait que plus impatients d'atteindre le but. Je le sentais à deux doigt de me proposer de le faire là, dans une ruelle mais c'était bien mal me connaître, je restais une fille avec des principes quand même !

Nous avancions à faible allure, d'une rue à l'autre, sans prêter attention à ce qui se passait autour de nous. Jouant comme des ados qui découvrent l'amour... Et c'était rafraichissant. Cette fois, c'est lui qui s'arrêta net pour m'attirer dans ses bras et m'embrasser avec une telle avidité que je reculai, et reculai encore jusqu'à percuter une poubelle qui tomba au sol. Au loin, j'avais entendu quelque chose, des paroles peut-être des cris, je n'étais pas sûre.

- Tu as entendu ?

- Quoi ?
- Bouge pas, je vais voir.
- Mais... Hey ! Non, c'est pas par là...

Il était saoul. Et j'étais déjà partie en direction des bruits que j'avais entendu, tentant de remettre le puzzle en place. J'étais sûre que quelqu'un avait besoin d'aide. De pas en pas pourtant, je ne distinguais qu'une silhouette. Une silhouette fort familière. Mon cœur se mis à battre plus vite, plus fort. Il était là et cette fois il ne disparaissait pas pour devenir quelqu'un d'autre. Mon sang se glaça et ma respiration se coupa nette lorsque sa voix écorcha la nuit, écorcha mon âme déjà meurtrie. Je ne pouvais pas l'imaginer, je la reconnaissais trop bien. Il était là.

Mes jambes se figèrent. Je refermai mon trench par dessus ma robe sans oublier un seul bouton. J'analysais puis comprenais ses mots. Des pas derrière moi me poussèrent à avancer, comme si l'échappatoire à ma petite frivolité se tenait devant moi. Ce qui n'était pas tout à fait faux, d'ailleurs. Je n'étais plus d'humeur à rentrer avec... je ne sais pas son nom. Malgré la tension dans l'air, il fut à mes côtés quelques mètres plus loin, alors que Flynn était là, juste là.

- Qu'est ce que tu fais ? C'est par là-bas. Il montrait du doigt le croisement d'où nous venions et une rue perpendiculaire à celle-ci.
- Rentre chez toi, j'ai quelque chose à régler lui dis-je froidement.
- Oh... heu... ok... Il fit un pas puis revint un arrière pour se saisir de ma main. Attends, j'ai oublié ça... Appelle-moi ! Il écrivit son numéro et son nom sur ma paume puis pris mon visage entre ses mains et m'embrassa, me laissant dubitative alors que je n'avais pas quitté Flynn des yeux. Il était parti, c'était ce qui comptait et je chassai le froncement qui avait pris place sur mes sourcils. En voilà un qui n'avait pas bien compris le principe d'une aventure d'une nuit, ou peut-être que je lui avais fait trop d'effet. Dans tous les cas je ne comptais pas l'appeler ce... Jude, ce n'était pas dans mes projets. Mes yeux s'égarèrent quelques secondes sur ma main qui n'avait pas bougé depuis. Je la remis dans ma poche.

- Goldstein... Je n'allais pas lui faire le plaisir de l'appeler par son petit surnom qui flatte son égo. A peine sortie de prison, et déjà dans des magouilles. On ne t'a jamais appris à traiter correctement un témoin... ou tout autre être humain pour ce que ça vaut ? Qu'est ce que tu fais là ?

La colère pointait déjà. Je ne posais pas la question suivante, parce j'étais persuadée qu'il me suivait d'une manière ou d'une autre, qu'il voulait que je le trouve dans cette exacte situation. Ce ne pouvait être le hasard. J'avais juste envie de lui crier dessus qu'il n'avait rien à faire là, qu'il n'avait pas le droit d'être dans la même rue que moi, pas le droit de respirer le même air que moi. Au lieu de ça je fis un pas en avant, juste un, parce que je voulais savoir, comprendre. Je voulais des explications et je rêvais d'excuses et de regrets.
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J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. Joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. Tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Le Temps courait, mais Flynn avait cessé de le poursuivre. Il refusait bien de le voir, et pourtant, il lui faudrait bien l'admettre rapidement : il faisait face à une impasse. Deux mois, et toujours rien. Deux mois, et les infos qu'il avait recueillies par échanges de bons procédés n'avaient rien donné de fructueux. Il n'avançait pas et ses nerfs en supportaient les ravages qui venaient toujours avec le chaos sans nom d'un Joker enfermé malgré lui, non plus derrière des barreaux, mais les dangereux chuchotements du Silence. Comment pouvait-on oser le laisser en plan, comme ça ? Après tout ce qu'il avait fait pour eux ? Après tout ce qu'il avait perdu en leur nom ? Tout ça pour quoi ? Pour une poussière d'Enfer. Celui dont il rêvait tant, le sien... derrière les murs infranchissables de la prison la plus lugubre et la plus violente des States. Il avait supporté le Silence près d'un an et demi lorsqu'on ne voulait plus de sa maudite compagnie pour les autres incarcérés. Mauvaise influence, soit disant. Mais le Silence avait mauvais goût lorsque la liberté s'en mêlait. Il était supposé avoir des réponses, maintenant. Il en avait besoin.

Le traitre ruminait; ses doutes, ses certitudes, ses échecs,... ses regrets, peut-être, aussi. Et puis il suffit d'un visage à peine éclairé par la lumière d'un vieux lampadaire, au beau milieu d'une ruelle infréquentable..... non loin d'un type infréquentable. Lui même. Ou cet homme futile qu'elle avait délégué à ses ombres. À un futur qui ne l'intéressait pas, et ne le regardait d'ailleurs pas le moins du monde. Un visage pour remettre tout en question, tout en suspend. Sans doute le Joker se posait-il constamment les mauvaises. Elle avait toujours eu don de chambouler ses élans impétueux arrogants. Il pensait tout savoir, tout pouvoir faire sans regarder en arrière. Mais avec elle, il persistait l'après. Le moment où, une fois la faute commise, la douleur osait se présenter au pas de la porte. Malvenue qui venait malgré la haine qu'il lui vouait.

— Bella...

Chuchotement d'ange au fil du néant. C'était pourtant bien son démon déguisé qui parlait. Il lui en avait tant faire voir. Tant qu'elle s'était imprégnée de ses méfaits, de ses mensonges, de ses jeux puérils et mauvais.

Elle ne voulait plus jouer.

Il le sentit à la seconde même où le patronyme exécré lui parvint jusqu'aux oreilles. Comme une claque brute et mesquine. Fair enough. Retour à la réalité. À ce qu'il était et avait toujours été. Flynn esquissa un petit sourire moqueur au goût très amer. Après deux secondes d'hésitation, il se rapprocha à pas de velours, la démarche féline. Prédateur doucereux en quête de perspective. Il tâtait le terrain. Il ne savait pas jouer franc jeu.

— Je ne connais qu'un Goldstein et il croupit en taule à l'heure actuelle. Ou peut-être qu'il s'est enfin décidé à mettre fin à ses jours, va savoir... C'est beau de rêver, tu ne crois pas ?

Il faisait référence à son géniteur. Le monstre originel qui avait fait de lui ce qu'il était. Il ne parlait jamais de lui, en temps normal. Et sans doute ne comprendrait-elle pas, bien qu'il ait pu évoquer par mégarde ses quelques horreurs par le passé; dans une discussion quelconque (ou pas tant que ça), il ne savait si elle s'en souviendrait. Et peu importait, Flynn gagnait simplement du temps. Pourquoi ? Bonne question.

À ses accusations plutôt justifiées, l'escroc se contenta de rire légèrement. L'oeil malice et les mains en l'air d'innocence durant un bref instance. Nonchalance et surprise caractéristiques du lion pris en flagrant délit. Finalement, il se décida enfin à sortir de ses ténèbres, cesser sa ronde autour d'une proie qui ne serait jamais la sienne, et se rapprocha de son ex-partenaire de crimes. Très près. Trop près, sans doute. L'espace personnel, il ne connaissait pas. Il la détailla de ses deux iris lagons mystérieux, la tête penchée sur le côté, puis sourit.

Hello, love, le plaisir est partagé. Tu es sublime, comme dans mes souvenirs.

Son regard divagua un petit instant vers l'endroit où s'en était allé l'inconnu qui avait accompagné Bella jusqu'ici, et s'était épris de ses lèvres. Un haussement de sourcil suffisant et puis Flynn fit volte face pour retourner à l'endroit où le gamin avait déguerpi. Retour aux affaires. Il ne devait pas dévier des ses objectifs.

— Rien n'a changé, on dirait. Toi qui me pose des questions, moi qui n'y répond pas... s'amusa Joker en accompagnant ses mots d'un geste élégant de la main et d'une mimique lasse. Reprendre là où ils s'étaient arrêtés deux ans plus tôt n'était pas un idéal des plus passionnants pour l'anglais. Tout en continuant la discussion, il sortit une clé de sa poche qu'il vint faire virevolter quelques secondes dans les airs pour finir par ouvrir la porte du garage contre lequel il avait maintenu son témoin.

— Aussi étonnant que cela puisse te paraitre, je suis un homme nouveau. Ce que tu appelles des magouilles ne sont que le fruit de mon travail sérieux et impliqué. Purement légal et respectable... Cela va de soi. Pas tout à fait, mais à ses yeux, ses enquêtes menées pour récolter du fric et des contacts n'avaient rien d'incroyablement crapuleux comparé à ses réelles "magouilles" personnelles, bien moins faciles à défendre, il est vrai... Joignant ses gestes contradictoires à ses mots, il alluma la lumière du garage et se retourna pour jeter un coup d’œil provocateur à la jeune femme.

Un petit clin d’œil et puis le jeu du paraitre s'effrita, juste un peu.

— Je suis chez moi, ici. Toi, en revanche... souffla-t-il en plissant les yeux. Elle lui avait demandé ce qu'il fichait ici, mais sa présence à elle était-elle seulement plus logique ? Elle aurait pu demander un poste ailleurs. Il n'aurait pas eu à supporter ce moment. La revoir, après tout ce temps. Cela aurait été bien plus simple pour tous les deux. Oui, ce devait forcément être de sa faute à elle. C'était plus facile à accepter.

Flynn était britannique de naissance, mais de là à dire qu'il se sentait chez lui ici, avec tous les mauvais souvenirs qu'il en avait, c'était ridicule et une insulte injuste et vile qu'il s'infligeait lui même, envers ses propres douleurs bafouées. Il ne s'était jamais senti chez lui nulle part. Il avait d'ailleurs entendu quelque part que l'on se sentait à la maison à l'endroit où le cœur battait. Mais son cœur était sauvage et libre, alors était-il sans cœur, ou sans maison ?

— Tu devrais retourner t'amuser avec ton amant, tu n'as jamais été le genre de femme à perdre ton temps. Je me trompe ? À moins que tu attendes quelque chose de ma part, quelque chose qu'il serait incapable de t'apporter. Ton innocent... insolent. Provocant, séducteur, mais surtout railleur. Son attitude était parfaite, parfaitement dégoulinante de détestabilité.

Pourquoi était-elle encore là ? Pourquoi n'avait-elle pas déjà tourné les talons, sans un regard pour lui, sans l'once d'un sentiment. Il ne méritait pas tant d’intérêt. Pas après tout ça.

Alors quelle meilleure idée que celle de lui rappeler le monstre qu'il avait été, qu'il était, et resterait sans doute toute sa vie. Elle ne devait pas chercher à comprendre, ne devait pas replonger dans ses ténèbres. Pas alors qu'il était persuadé qu'il ne pourrait pas résister longtemps. Pas alors qu'il était incapable de la retenir de tomber avec lui.
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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. Parce que je voulais le sortir de l'ombre sans doute, lui faire profiter de ma lumière et de ma chance. J'ai cru y arriver puis nous nous sommes quittés, moi pour la fac et lui pour... Plus de délinquances. J'ai appris ce qu'il avait fait quelques mois après mon départ et c'est ça sans doute, qui m'a donné envie d'intégrer la police. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.
En 2018, j'ai découvert ce qu'il était réellement et je l'ai mis derrière les barreaux, à contre cœur même si j'essayais de le haïr à nouveau. Quelques mois après j'ai été mise à pied. Je perdais complètement la face.
En 2019, j'ai saisi une opportunité, fini la criminelle, bonjour les personnes disparues. Il fallut que ce soit Londres, évidemment, pour marcher sur les traces du démon dandy. J'ai hésité, puis j'ai décidé qu'il ne devait plus guider chacun de mes pas.
Si seulement...

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Gal Gadot
Je me suis fait la réflexion plusieurs fois. Pourquoi je ne pars pas ? Ce n'est pas les remarques cinglantes suivies d'un adieu qui manquent à mon inspiration... A chacun de ses mots j'ai eu envie de l'étriper et de fuir. Sauf que si c'est pour être poursuivie jusqu'à la fin de mes jours... Est-ce que je crois à cette piètre excuse ? Oui parce qu'elle est assez juste en réalité, ce type est un prédateur et si je fuis comme une biche blessée, il me pourchassera sans cesse, il prendra ça comme un nouveau jeu. Ce que je ne veux pas, c'est lui donner de nouveaux jeux à faire avec moi, même si je ne veux pas le voir, ni lui parler. C'est trop tard pour ça.

Je sers la mâchoire, les poings, mon regard est noir alors qu'il déblatère encore et encore, des surnoms que je ne supporte plus, des allusions que je ne suis pas certaine de saisir. J'ai un vrai doute, parle-t-il de lui-même ? Une pensée profonde sur le peu d'humanité qui lui restait ? Ou simplement de son père ? Avec son arrestation, j'ai eu accès à son dossier complet, alors je sais que son père est en prison. S'il parle de lui, il ne fait que baratiner, encore et toujours. Je le suis des yeux, toujours aussi crispée et je me tends encore plus lorsqu'il se rapproche...

Quand il est là, à quelques centimètres, c'est comme s'il happait tout mon air, toute ma force vitale, toute envie de lui résister. Je ne sais plus respirer en sa présence, à peine penser. Sentir son odeur me dévore de l'intérieur tant je l'ai désiré, fantasmé, seule dans mes draps de satins. Son aura me donne le vertige, l'appel du vide. Mon vide c'est lui, et je ne rêve que d'y plonger. Ou plutôt de le ramener au bord du précipice, en sécurité, bien que cette version soit devenue improbable. Son pouvoir sur moi n'a pas changé, et comme décrire cette sensation à la fois terrifiante et grisante ?
Pourtant je sais que je peux encore résister parce que je m'y étais préparée et je m'étais promise de ne pas replonger entre ses griffes. Parce que j'ai capitalisé ma haine pendant deux ans et qu'elle n'est pas prête à tout lâcher d'un claquement de doigt. J'ai imaginé tellement de fois ces "retrouvailles", j'ai pensé et repensé tout ce que je voulais lui dire - et croyez le ou non, avec beaucoup de vulgarités pour quelqu'un au langage aussi peu fleuri que le mien - même si je sais que je n'arriverais jamais à dire tout ce que je voudrais dire comme je le voudrais, j'ai suffisamment répété pour en garder l'essentiel.

Le repousser, c'est tout ce que j'ai à faire.

C'est lui qui s'éloigne, cependant il me reste les mots pour l'éloigner de mon âme.

- Garde tes petits noms de merde pour toi, y compris Bella, tu as perdu ce droit il y a bien longtemps.

Moi aussi j'ai rêvé, j'ai rêvé que tu changeais par amour, puis j'ai rêvé que tu ne sortes jamais de prison, voire que tu meurs. Mais je ne prends pas la peine de commenter, je connais ses inepties, je ne le connais que trop bien et le revoir à la lumière de ses crimes me donne une nouvelle perspective du personnage. J'en viens même à douter de comment j'ai pu l'aimer autant et si longtemps.

Alors rien n'a changé, oui, si ce n'est dans la perception que j'ai de lui. Et aussi que je ne suis pas vraiment déçue tellement je ne m'attends plus à rien.

Je suis son petit manège des yeux, les bras croisés sur ma poitrine, perchée sur ma talon dans une attitude défiante.

- Respectable ? Ce que tu faisais à l'instant c'était légal et respectable ? Arrête de me prendre pour une conne. Une homme nouveau, pfff... Je ne retiens pas un rictus sarcastique face à autant d'inepties en une phrase.

Une partie de moi a juste envie de le laisser un plan tellement je perds mon temps. Il ne changera jamais, il est juste odieux. A quoi bon ? Sauf que j'ai dit que j'avais quelque chose à régler... Mais quoi exactement ?

Et il continue, avec son petit spectacle et ses phrases incroyables. Dans quel monde il vit sérieusement ? J'ai envie de lui en coller une, là tout de suite. J'ai juste envie d'exploser alors qu'il continue, car comme toujours il ne répond et esquive de façon insupportable. Oh oui, je perds mon temps, j'ai même perdu dix ans de ma vie à te côtoyer, tu me les rembourses comment ? En continuant à me suivre et à me harceler ?

Soudain les pensées deviennent des mots, tout droit sortis des tripes, presque crachés.

- Tu crois que je vais boire tes mots comme avant ? Croire toutes ces fantaisies que tu t'inventes ? Londres t'appartient maintenant ? Tu ne voulais pas rester à New-York avec tous tes petits amis mafieux ? Quoi ? Ils t'ont abandonné eux-aussi ? Pauvre Flynn, si seul qu'il revient suivre les traces de son père dans sa maison familiale. Les mots sortent comme ils viennent, des lames affutés pour blesser, pas pour chercher à énoncer une vérité. Rouge de colère, je lui montre ma paume, si proche de lui que je lui mets presque dans les yeux. Jude, c'est qui ce mec ? Un de tes acolytes que t'as payé pour me ramener là ? Tu me suis depuis quand ?

Évidemment que je suis parano, qui ne le serait pas à ma place ?
Je baisse mon bras et sa proximité me perturbe à nouveau, son pouvoir m'enveloppe telle une cape d'obscurité dès que je m'approche et ma voix se fait presque suppliante.

- Tu crois que j'ai envie d'être là avec toi ? Tu aurais pu avoir la décence de te flinguer en prison, ou d'y rester pour en faire une petite retraite de méditation. Mais même pour ça, tu me déçois. Et c'est tout ce que j'attends de toi Goldstein : une éternité de déception.

Je recule et secoue la tête ; il a raison sur un point, je perds mon temps avec lui, il n'y a rien à en tirer. Il faut que je parte avant de me brûler. Je peste encore et prend la direction de la rue sans le regarder. L'envie me prend d'appeler le numéro sur ma main, mais je marche juste dans n'importe quelle direction. Demain je vais demander ma mutation, partir à Sidney ou à Wellington, le plus loin possible.

Oh je sais bien qu'il ne me laissera jamais plus m'échapper.
Laissez-moi rêver.
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Dharma
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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. Joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. Tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Flynn n'avait jamais compté sur le fait de la revoir. Tout comme ses sœurs, ses collègues, et tout ceux qui eurent le malheur de le croiser de près ou de loin dans son Passé pavé d'hémoglobine, de sournoiserie et de jeux. Non, il n'avait pas misé sur cette hypothèse improbable, parce qu'il était persuadé qu'il ne recroiserait jamais sa route. Question de destin. C'était un salaud, ce type là, presque autant que lui, mais pas au point de décider de pourrir la vie de Bella jusqu'à sa mort. Elle avait suffisamment payé comme ça à côtoyer le diable et se laisser envoûter par ses douceurs bien malgré elle. Le même diable qui avait, une fois de plus, pensé à sa propre petite personne. À sa nouvelle vie, ou nouvelle mort, qu'importait. À ce qu'il devrait faire pour retrouver son nouveau clan, qui semblait s'être débarrassé de lui ? À ses nouveaux plans sordides. À ses nouveaux jeux perfides.

Au fond, depuis sa libération, il n'avait été focalisé que sur sa tragique survie, sa petite carapace rassurante pathétique. Dans la vie, on nait et meurt seul. Il en venait donc à penser comme lui. Le Monstre... Comment avait-il pu en arriver là, à ce point de non retour ?...

— Tout doux, ma douce, range tes griffes, j'ai comme l'impression qu'on ne repart pas sur de bonnes bases, c'est dommage.

Il plaisantait, mais le ton n'y était pas. Il sentait la tempête arriver et savait que rien de ce qu'il ne pourrait dire ne pourrait l'arrêter, ou ne serait-ce que la dévier. Il la lisait dans ses yeux. La rage bouillonnante, suffocante, du cœur meurtri.

À aucun moment il ne s'était imaginé la recroiser en sortant des enfers, du moins pas dans ses jolis complots. C'était plus simple de la rayer de la liste de ses paramètres à prendre en compte pour se refonder un petit empire. Dans ses rêves les plus ridiculement niais, en revanche c'était une autre histoire... Là-bas, dans sa cellule, il avait eu le temps de longuement y penser, à ce qu'elle était devenue, à la femme forte et indépendante qu'il avait tant admiré qui devait s'être enfin retrouvée. Libre depuis que lui ne l'était plus. À ô combien elle devait être somptueuse dans sa renaissance depuis les cendres, depuis qu'il n'était plus là pour l’empêcher de voler. À toute sa sainte justice, son fier soleil qui devaient briller de mille puissance; sans lui. Il ne pourrait jamais admirer tout ça. Il ne pouvait que l'imaginer. Ce n'était qu'une fatalité parmi tant d'autres de son existence. Qui l'interdirait de rêver ?

Mais à la voir, maintenant. Il comprit que rien de tout ceci n'avait pu arriver.

— J'ai fait bien pire. répondit-il à sa remarque en haussant les épaules. Jusque là, il n'avait rien dit d'aussi évident, aussi sincère. Focalisé sur son objectif premier, sans ne plus l'être totalement, Flynn finit par fouiller dans des caisses du garage et en sortir une clé USB. Faible sourire ravi en coin, il enfouit la preuve dans l'une de ses poches et reporta toute son attention sur l'apparition plus que déconcertante.

La tempête Bertocchi le pris de court et lui tomba sur le cœur. Cet organe si vital peinturluré d'ébène et empli de folies sentimentales que personne n'oserait jamais nommer, ni même penser distinguer. Celui même qu'il ne savait faire battre comme les autres le faisaient si bien, si facilement. Ce n'était pas comme s'il ne s'y était pas préparé, et pourtant, elle avait su toucher là où il le fallait. Il n'avait pas cherché à se protéger de l’intempérie, il était bien tard maintenant pour ça.

Elle le connaissait. Elle visait juste. Elle le haïssait.

Que pouvait-il bien y faire ? Tout était dit. Tout était vrai.

Le Silence après ses mots, après ses maux. Elle lui fit mal, là, quelque part, quelque chose se brisa à l'intérieur. Restait-il seulement quelque chose à briser chez lui ? Il ne savait pas... ou plus. Ça n'avait pas d'importance. L'éclat de peine ne passa qu'un instant dans le voile de son regard antarctique. Il était si doué pour porter le masque de l'indifférence. Mais c'était si dur de le garder à la perfection, alors qu'elle lui crachait tout ce qu'il méritait d'entendre depuis plus de deux ans.

— Qu'est-ce que j'ai fait... chuchota-t-il à peine, s'étant de nouveau rapproché au plus près de la jeune femme. Bien pire, tu l'as dit toi même.

Ce n'était pas une question. Un immuable constat d'échec sempiternel touchant le paroxysme de l'horreur. Le diable engendrait donc tant de rougeur. Analysant sans gêne, plus aucune, ses moindres micro-expressions, à la recherche d'autre chose que ce venin mortifère, que cette haine destructrice... et il y lit quelque part la douleur. Elle ne pouvait pas tout lui cacher. Et la Tempête s'en fut, comme elle était apparue ; violemment, le laissant derrière, à s'étouffer dans son chaos. Le laissant là, derrière, seul. Démuni, il prit bien quelques secondes avant de se reprendre et de la poursuivre par un élan impulsif qu'il ne savait aussi bien maitriser que ses plans tordus. C'était la vraie vie, les vrais masques. Il avait trop joué sur la corde du mensonge, il lui devait au moins d'éclaircir certains points. Cela ne pouvait pas se finir de cette façon. Il le refusait.

— Attends, non, Bella, ce n'est pas comme ça que ça doit se passer. Ce n'est pas...

Soudain, des phares illuminèrent la route sur laquelle Bella commençait à traverser sans trop faire attention où elle allait. Flynn se précipita vers elle et la retint par le bras, la tirant contre lui et lui évitant par la même occasion de se faire écraser. L'automobiliste klaxonna puis disparut dans l'autre ruelle.

— Hey, regarde moi, tu n'as rien ? demanda-t-il aussitôt le calme revenu, l'inquiétude latente perçant ses mots et ses gestes légèrement paniqués, cherchant sur son visage un signe de sa part, effleurant de ses doigts la peau laiteuse de sa joue rougie par le froid et la colère.

— Écoute moi un peu, s'il te plait. Je n'ai pas cherché à te retrouver, pas un instant. Je ne t'aurai jamais fait ça. J'en ai assez fait comme ça. Je ne connais pas ce type et je ne sais rien de ta vie. Ou si, uniquement ton nouveau poste à la SEMA... mais c'est ma "partenaire" qui m'a mis la puce à l'oreille ce soir en parlant de tes exploits dans notre enquête, rien de plus. Avant ça, je ne savais rien. Enfin, peu importe, au fond. Deux mois que je suis là, deux ans et deux putain de moi qu'on ne s'est pas vus, et je n'ai pas changé. Tu le constates toi même. Je le sais, tu le sais. Quelle ironie, je ne peux plus rien te cacher maintenant. Ou presque. Mais pense bien que tu ne pourras jamais autant être déçue de moi que je ne le suis déjà moi même depuis toujours. Je m'étonne même que tu ai pu avoir quelconque espoir en moi, je, c'est quand même improbable...

Un sourire amer et douloureux s'installa là, non loin de ses fossettes, l'espace d'une petite seconde. Une poussière de regret dans le miroir d'un regard. Ou peut-être qu'il ne s'agissait que d'illusions... Il aurait préféré.

— Tu peux me haïr de toute ton âme si ça te fait du bien, me souhaiter de crever,  agonisant dans les caniveaux, si ça peut te libérer d'un poids, ou espérer par le seigneur Lucifer lui même ne jamais avoir croisé mon chemin à la crime; mais je ne compte pas te pourchasser où que ce soit. Retire toi cette idée folle de la tête. Je ne suis pas ton ombre ou ton petit démon personnel. Je ne le suis plus... et n'aurait jamais dû l'être...

Il s'éloigna enfin, son regard devenant fuyant. Son visage s'assombrit, ses idées aussi.

— Bon. On va faire un pacte. Moi, je continue à plonger dans mes travers, et toi à vivre ta vie sans que notre rencontre y change quoi que ce soit. Chacun de son côté, l'un dans sa lumière, et l'autre ses ombres. C'est plutôt un bon deal, non ? Tu n'auras plus à me revoir, ça devrait te convenir. Alors, tu marches, love ?

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J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. Parce que je voulais le sortir de l'ombre sans doute, lui faire profiter de ma lumière et de ma chance. J'ai cru y arriver puis nous nous sommes quittés, moi pour la fac et lui pour... Plus de délinquances. J'ai appris ce qu'il avait fait quelques mois après mon départ et c'est ça sans doute, qui m'a donné envie d'intégrer la police. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.
En 2018, j'ai découvert ce qu'il était réellement et je l'ai mis derrière les barreaux, à contre cœur même si j'essayais de le haïr à nouveau. Quelques mois après j'ai été mise à pied. Je perdais complètement la face.
En 2019, j'ai saisi une opportunité, fini la criminelle, bonjour les personnes disparues. Il fallut que ce soit Londres, évidemment, pour marcher sur les traces du démon dandy. J'ai hésité, puis j'ai décidé qu'il ne devait plus guider chacun de mes pas.
Si seulement...

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Gal Gadot
Je repousse la rage qui pèse à la frontière de mes paupières, hors de question de lui offrir mes larmes. Je la laisse plutôt guider mes jambes alors que le reste du monde s'efface. Soudain, une lumière aveuglante, divine. Un ange de la mort. Le bruit assourdissant d'un klaxon. Je n'ai pas le temps de réaliser que je suis dans ses bras, bien vivante, mais secouée.

Il repousse mes cheveux de ses doigts, pour qu'il puisse me voir, entoure mon visage de sa main. Nos regards se croisent, et il y a cette tendresse infinie et étrange, cette douceur et cette sérénité que je ressens à être là dans ses bras. La colère est apaisée, la haine estompée. Un pansement, temporaire surement. Tout ce que je ressens pour lui, tout cet amour refait surface parce que ce portrait qu'il m'offre ouvre la porte de l'espoir. C'est encore plus douloureux de le voir ainsi, transfiguré par un élan de bonté qui ne lui ressemble pas parce que cela m'oblige à y croire. Sa rédemption est possible, j'en suis désormais certaine et je ne peux plus l'abandonner. Mais je chasse cette peine pour profiter de cet instant d'éternité, hors du temps, avant qu'il ne prenne fin. Je sens sa main dans mon dos, son bras qui me serre contre lui, qui ne veut pas me laisser partir, et ça tombe bien car je ne suis pas prête à le quitter. Si je suis prise au piège, c'est de mon plein consentement. C'est la première fois qu'il me tient comme ça, dans ses bras, nos visages si proches. Alors comment résister ? Et pourquoi ? Alors que ses mots sont enfin sincères.
Il a peut-être changé finalement.

Il ne pourrait en être autrement. Lui et moi. Je suis la seule capable de le mener sur la voix de la rédemption.

- Tu m'as sauvé la vie... C'est tout ce que je parviens à murmurer au milieu de ses promesses et de ses explications qui me font un bien inimaginable.

Il continue et je secoue la tête en guise de désapprobation. Je ne le hais pas, du moins pas à cet instant et je refuse de l'entendre dire ça. Puis j’acquiesce, une façon de dire merci alors qu'il lève ma paranoïa. Je pourrais me sentir idiote, mais ce n'est pas le cas, ce n'est pas un de ces jeux où il se moque de mes sentiments, je sais qu'il veut mon bien en disant cela. Et je sais que ma paranoïa était légitime compte tenu de notre histoire. Je suis donc réellement rassurée.

Puis je le regarde s'éloigner, le cœur perdu. Il me fuit, tout en lui cherche à se soustraire à ce moment où le pardon est envisageable. Flynn... Je susurre son nom, une caresse sur la langue, dans une maigre tentative de le retenir. Ce qu'il me propose je l'aurais accueilli à bras ouvert, peut-être même en sautant de joie un peu plus tôt. S'il me l'avait offert d'emblée. S'il ne m'avait pas dit tout ce qu'il venait de me dire. S'il ne m'avait pas sauver la vie. S'il ne m'avait pas tenu avec douceur et tendresse...

J'avance vers lui, sous l'emprise d'une croyance providentielle, et sous son joug aussi probablement, alors que je sais que pour le reste du monde, je commets une erreur, que je devrais juste accepter et partir. Je ne souris pas, car l'heure est trop grave et que l’ascenseur émotionnel marque encore mes yeux, mais je pourrais, en écho à cette lueur d'espoir que j'ai entrevu. A mon tour de tenir sa joue dans ma paume, de caresser sa peau du bout du doigt, d'être tendre.

- C'est un bon deal, sans doute le meilleur que tu n'aies jamais proposé.

Il connaît déjà ma réponse.

- Je ne peux pas Flynn. Je ne peux pas te laisser. Tu n'es pas perdu, tu n'es pas ton père. Tu n'es pas que Joker. Et pour ce que ça vaut, tu ne m'as pas déçu ce soir. Mais réfléchis... Quelle était la probabilité que nous retombions l'un sur l'autre par hasard ? Si tu refuses de voir là un signe du destin, moi je ne le peux pas. J'ai conscience que le chemin sera long et complexe, mais je n'ai pas peur. Ecoute-toi... Tu as déjà changé... Je refuse... Je... Je ne te faillirais plus jamais.
Ne me repousse-pas...


Ma poitrine est lourde, ce sont des mots douloureux à prononcer et en même temps, la seule évidence. En cet instant peu m'importe tout ce qu'il pourrait me faire vivre, s'il trouve la rédemption, si je l'aide à comprendre le bien du mal. Comme s'il s'agissait de la mission de ma vie. Après tout, je n'ai jamais rien voulu d'autre qu'un partenaire de vie, tant pis s'il est tordu, tant pis s'il est irrécupérable. Je peux lui offrir ma vie pour essayer. C'est lui que j'ai choisi d'aimer, et malgré tout ce que je sais sur lui, rien n'y fait, cet amour semble inébranlable. Il revient, même quand je m'y attends le moins. J'ai été misérable pendant son absence, et oui sa trahison m'a fait du mal mais je n'ai souffert encore plus de devoir l'arrêter, de le savoir loin de moi. L'enfer, c'était ces deux dernières années, pas celles d'avant. A moins que ma mémoire soit devenue sélective.

Je sais que c'est insensé. Même moi je peine à y croire. Pourtant, rien ne m'a plus révolté que de l'entendre proposer que nos vies se séparent à jamais. C'est impossible.
J'étais à lui. Je le serais toujours.

Il n'y a que lui pour me faire dire tout et son contraire.

Et il n'a plus aucunes excuses pour me tenir éloigner.

Peut-être que j'avais perdu la tête parce que j'étais passer à deux doigts de la mort. Mais il me semblait plutôt que cela m'avait rapproché de la vérité.
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Dharma
Dharma
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INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
CRÉDITS : wadewicons

UNIVERS FÉTICHE : SF, Fantasy, Contemporain, Post-apo, Steampunk
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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. Joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. Tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
Chord Overstreet - Hold On

Il savait délicieusement plaire, Flynn, il savait se parer du charme félin, létal, des hommes mauvais au magnétisme malsain. Mais il savait aussi forcer les esquisses plaisantes jusqu'à les transformer en couteaux et faire luire une flamme supérieure au sein de ses prunelles chatoyantes. Avec Bella, il avait toujours forcé le trait censé la faire fuir, tout en prêchant paradoxalement le faux en se laissant aller à ses désirs, à ceux qui le poussaient à la vouloir pour lui tout seul. Mais sa douceur du passé, sa partenaire d'un temps révolu, avait cessé de se battre à l'instant même où sa faiblesse l'avait poussé à se montrer pleinement devant elle. Comme le démon qui voyait son enfer s'effondrer. Tu m'as sauvé la vie. Bien sûr, trésor, et je le referai mille fois encore. Mais ça ne vaut rien car ne devrait pas exister. Pour toutes les fois où je te l'ai volée, écorchée, manipulée, ta vie que tu m'offrais si insolemment. Il suffisait qu'il soit de retour dans sa vie pour que les malheurs s'abattent sur elle. Pour que cette espèce de poisse innée se décolle de lui et vienne aussi la chatouiller. Comme une connexion démoniaque qui les liaient dans le malheur. Corbeau de mauvais augure, il attirait le mal comme le miel se prélassait délicieusement au coin des lèvres. Elle ne méritait pas ça.

Susurrement douceur d'ange, sa colère s'en allait avec ses mots. Elle l'observait maintenant de cette infinie tendresse qu'il prenait tant de mal à résister, qu'il n'avait jamais su admirer sans l'effriter par mégarde. Et une seconde, il crût rêver de nouveau. De retour dans sa minuscule cellule, à se perdre, les yeux clos, dans l'impossible, irréaliste, mensonge qui le gardait vivant. Un monde où seuls son visage et ses mots venaient nuits et jours l’apaiser de cette déconcertante détermination lumineuse typique d'Isabella. Et ses prunelles chocolats affreusement désenchantées qui s'imprimaient dans les fissures de son âme rouge sang.

— Bella, ma Bella. Si tu savais... chuchota l'escroc, pris au piège, d'une voix à la douleur profonde et rauque, paradoxalement aussi fragile et perdue qu'il l'était à l'instant présent. Que lui dire ? Que faire ?

Si elle savait, mais si elle savait quoi ? Comme il lui était interdit de glisser sur ce terrain là ? Comme elle lui avait terriblement manqué et qu'il ne voulait plus jamais la quitter ? Quel égoïsme écœurant. Il ne pouvait rien espérer de tout ça.

Alors qu'elle affirmait ses propos, glorifiant sa proposition. L'âme en peine. Il sourit. Simplement. Sans artifices, sans cynisme, sans mensonge. Il sourit puis déposa délicatement ses lèvres sur son front dégagé de ses mèches sauvages par ses soins quelques secondes plus tôt. Un baiser qui dura à peine. Suffisamment longtemps pour lui redonner la force de trouver les mots. Un adieu. Était-ce si simple que ça ?

Bella ne joua pas sa partie. Elle trichait. En commençait une autre et l'invitant en cours de route. Comment pouvait-elle dire tout cela sans sourciller, sans se moquer, sans le frapper ? Comment pouvait-elle donner l'illusion de le penser......, ou pire encore, s'être persuadée toute seule que c'était Vrai.

Le masque de la valse des tricheurs reprit ses droits sur les traits las de l'ex-détenu. Avec difficulté, il se détacha de Bella, s'éloigna un moment, lui tournant le dos.

Seul, dans son monde noir, dans ses erreurs, il donna l'impression de s'adresser au Vide.

— Tu vois, c'est exactement pour ça qu'il aurait mieux fallu que le destin se mêle de ses propres conneries. lança-t-il en l'air d'un ton tranchant, les yeux meurtris.

— Quel connard... grogna-t-il plus bas en baissant la tête. Il ne savait vraiment s'il parlait toujours du destin, ou s'il s'insultait lui même, finalement.

Enfin, il prit le peu de courage qu'il avait en lui pour se retourner et l'observer de nouveau en face, bien que sa présence tout près de lui l'appelait terriblement. Ce n'était pas le moment de fléchir, pas alors qu'il voulait rester cohérent, qu'elle comprenne, elle aussi, qu'elle faisait une lourde erreur.

— Il fout tout en l'air, il te fait penser de travers. Tu ne peux pas me dire tout ça, là, maintenant... jamais. La vérité, c'est que nous n'aurions jamais dû nous recroiser. Tout ça, ça ne doit tout simplement pas exister. C'est beaucoup trop dangereux. Si tu me laisses une dernière chance, si tu me laisses entrer de nouveau dans ta vie, j'ai peur de... t'aimer jusqu'aux ruines. Mais les mots suffoquaient entre ses lèvres, s'éteignirent en même temps que ses paupières se fermaient d'émotions. Celles même qu'il voulait tant savoir balayer, chasser pour toujours de son pauvre cœur incapable de gérer telles folies.

Et puis la colère tragique qui venait facilement chez un Joker dépassé par ses maux. Le loup à l'âme, le lion au cœur; ses grondements s'éveillèrent dans un combat acharné contre l'absurdité d'élans plein d'espoir inatteignable. Flynn se rapprocha de nouveau de sa Bella, non... il fallait qu'il arrête avec ça. Sa Bella, juste Bella. C'était déjà bien trop.

— Ne fais pas ça, putain, t'es plus maligne que moi, Isabella, à quoi tu joues ?! Regarde moi bien dans les yeux et dis moi sincèrement si tu vois quelque chose de bon en moi, parce que moi je ne vois rien. Je tiens à toi, c'est une évidence que je ne peux pas mentir, à ce que nous étions malgré tout ce que je t'ai fait subir. Mais je reste le même monstre que tu as côtoyé toutes ces années avant de m'envoyer là où était ma place. Je suis cet homme là, sweetheart. Je ne suis pas celui que tu crois vouloir retrouver.

Un immense soupir et puis l'escroc sembla se calmer peu à peu de lui même, comme épuisé de son ouragan. Il prenait tellement de peine à lui ouvrir les yeux, mais ses yeux à lui, brillaient d'amertume, criaient tout le contraire de ses mots.

Doucement, son regard retrouva sa place, dans les siens. Il s'adoucit un peu.

— Il est tard, le quartier n'est pas sûr. Je sais de quoi je parle. lança-t-il en arquant un sourcil. Maigre sourire malicieux prêt à naitre, en coin. C'était à cause de types dans son genre que l'endroit était si malfamé passé minuit, après tout.

— Laisse moi te raccompagner chez toi, ou au moins t'emmener retrouver ton... tes amis, en sécurité, d'accord ? lui proposa-t-il en peinant à rester indifférent face à la presque-évocation -volontaire ou non, il ne saurait dire- de cet homme qui l'avait accompagné, puis embrassé, et avec lequel elle comptait probablement finir la soirée. Pointe de jalousie dans la mâchoire qui se contractait et le regard plus dur. Mais il n'avait pas le droit, pas le droit de ressentir tout ça, de lui infliger ses élans possessifs et surprotecteurs alors qu'il passait son temps à la repousser.

Flynn était perdu, et perdait la jeune femme dans ses limbes à ses côtés. Finalement, il pensa qu'il n'y avait que là-bas où ils pouvaient être ensemble sans conséquences, sans concessions, sans efforts. Il aurait aimé que ce soit aussi simple, être plus facile à aimer.
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Myre
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CRÉDITS : Nina Y

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Isabella Bertocchi
J'ai 31 ans et je traine mon âme en peine dans Londres en Angleterre. Dans la vie, je suis détective à la SEMA, à la recherche des personnes disparueset je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et amoureuse du diable en personne et je le vis franchement mal.



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J'étais cette jeune fille pétillante, sûre d'elle, brillante et promise à un grand avenir. J'étais cette femme forte, qui savait ce qu'elle voulait et qui l'obtenait en prouvant sa valeur. Douce, aimante, athlétique et un caractère bien trempé, pas forcément facile à vivre parce têtue et des idées bien arrêtées parfois, notamment sur le bien et le mal. Néanmoins avec des désirs simples : aider les autres, trouver un partenaire pour la vie. Au lieu de ça, j'ai trouvé le partenaire pour une vie de damnation, et depuis je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Ébranlée, écorchée vive dans ma confiance en moi, dans mes jugements, dans mon amour propre. C'est vrai que j'ai toujours été attirée par des bad guys, ou par des crétins mais là... J'avais choisi un monstre. Qu'est-ce que cela voulait dire de moi ? Être amoureuse de quelqu'un qui va à l'encontre de toutes mes valeurs ? Sans parler de tout ce qu'il m'a fait miroiter et subir avant que je ne découvre sa vraie nature, ses manipulations pour transformer ses traitrises en mes échecs, ses promesses d'amour jamais tenues. Je me sens si vulnérable, parce qu'il m'a fait ainsi.

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Des origines italiennes, née sur le sol américain. J'ai grandi dans l'état de New-York et j'y suis restée principalement. Une famille aisée, une vie banale : des parents aimants, trois frères formidables. Aucun obstacle à l'horizon dans une vie tout à fait tranquille et pour une gamine aussi solaire que moi. Jamais du côté des victimes, ni du côté des bourreaux, car j'ai eu une bonne éducation. J'ai toujours eu envie d'aider les autres. Premiers amours, premiers émois au lycée, un petit délinquant. Parce que je voulais le sortir de l'ombre sans doute, lui faire profiter de ma lumière et de ma chance. J'ai cru y arriver puis nous nous sommes quittés, moi pour la fac et lui pour... Plus de délinquances. J'ai appris ce qu'il avait fait quelques mois après mon départ et c'est ça sans doute, qui m'a donné envie d'intégrer la police. En 2009 j'entrais à la criminelle de New-York, recrue prometteuse et je faisais la rencontre de Flynn qui signait le début de ma décente aux enfers.
Je l'ai détesté d'abord, pas crédule une seule seconde face à son petit numéro, mais le temps et le fait d'être forcée à le connaître ont fait que ma haine s'est transformée peu à peu, comme le proverbe le dit il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a joué de vulnérabilités qu'il n'avait pas, je présume. Je ne sais plus vraiment que croire de toutes ces années à ses côtés. Partenaire à la crim seulement, jamais dans la vie. Il a su rester professionnel, même si la limite aurait pu être franchie bien des fois. Et pour ça je l'admirais encore plus.
En 2018, j'ai découvert ce qu'il était réellement et je l'ai mis derrière les barreaux, à contre cœur même si j'essayais de le haïr à nouveau. Quelques mois après j'ai été mise à pied. Je perdais complètement la face.
En 2019, j'ai saisi une opportunité, fini la criminelle, bonjour les personnes disparues. Il fallut que ce soit Londres, évidemment, pour marcher sur les traces du démon dandy. J'ai hésité, puis j'ai décidé qu'il ne devait plus guider chacun de mes pas.
Si seulement...

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Gal Gadot
La valse des émotions étaient impressionnantes, mais cela avait toujours été comme ça avec lui. Il avait toujours eu cette capacité à me rendre bipolaire si on peut dire, simplement parce que je n'étais jamais insensible et tout en lui suscitait une émotion chez moi. Il m'avait manipulé bien des fois, m'avait utilisé de bien des façons, ce soir pourtant j'étais pleinement responsable de mes émotions, autant que l'on puisse l'être. Il les provoquait à son insu disons. Et toutes ces émotions ne découlaient que d'une chose : mes sentiments à son égard, invariables, puissants, inaltérables.

L'amour est fou, l'amour est aveugle, l'amour n'a pas de raison. Pour me débarasser de lui, il aurait fallut que je fasse plus d'efforts, que j'étouffe mes sentiments. Je n'en avais rien fait, au contraire, je les avais attisés, sous forme de haines certes, mais pas que et il m'avait manqué plus que de raisons. Malgré toutes les incompréhensions sur sa véritable identité, sur ses traitrises, sur la façon dont il m'avait utilisé moi et la police pour ses méfaits. Malgré tout ça, je n'avais que cherché à le comprendre un peu plus, à lui trouver des raisons. J'avais suivi tout son procès, appris pour son père. Je m'étais appitoyée. Puis j'avais laissé naître une profonde culpabilité, à cause d'une simple phrase de Parker " Tu étais sa coéquipière, tu aurais du t'en rendre compte !" Une phrase injuste tant il avait trompé tout le monde et ce avant même mon arrivée, mais une phrase percutante néanmoins et qui avait tourné dans mon esprit pendant deux ans. J'avais revécu tout ce dont je me souvenais à la lumière de ce que je savais pour y trouver mes fautes. J'avais ma part de responsabilité, ça ne faisait aucun doute. Cette recherche m'avait maintenu près de lui tout ce temps, son empreinte ne m'avait jamais quitté.

Peut-être que s'il s'était passé plus de temps j'aurais tourné la page.

Flynn, mon Flynn, mon Joker. J'embrassais toutes tes identités, toutes tes facettes, j'étais prête à les accueillir au plus profond de mon être. Tu ne pouvais pas dire ça sur le destin, ne pas croire en ce grand tout, ce grand hasard qui nous a réuni. La vérité, c'est que nous n'aurions pas dû nous rencontrer, ce serait l'unique chose à changer s'il en fallait une. Je ne suis pas certaine de le vouloir, malgré tout, malgré toi. Tu es entré de ma vie et tu y as laissé une marque indélébile. J'étais très jeune quand j'ai rejoins la police de New-York, très jeune et influençable même si j'avais le sang chaud de mes ancêtres italiens et pas la langue dans ma poche. J'étais franche, comme ce soir, comme toujours. Je ne t'appréciais pas et tu as su transcender cela, devenir le centre de mes désirs, obtenir mon amour. J'ai grandi, j'ai mûri, mais toujours avec toi dans le tableau et tu m'as modelé, tu m'as faite comme je suis aujourd'hui, plus ou moins consciemment. J'ai grandi avec toi dans mon ombre.

Donc, je ne te laisses pas entrer dans ma vie, tu l'as déjà et tu n'en es jamais sorti. Toi par contre, tu ne m'as jamais laissé faire pleinement partie de la tienne. Et c'est idiot mais c'est sans doute le plus dur, toi qui me rejette sans cesse. La frustration. La peine. L'égo meurtri.

- De quoi as-tu peur ? Je demande mais je le sais, et ça ne me fait pas peur car c'est exactement ce que je veux. On pourrait appeler ça un sacrifice, même si le mot me semble bien fort. Peu importe le mal qu'il pourrait me faire, tant qu'il ne le fait pas aux autres. Je me sens responsable de lui, de le savoir ici, à Londres, à recommencer ses activités, à manipuler son monde. Et je crois, peut-être naïvement que la vie simple et heureuse que j'ai reçu, je dois la rendre à lui qui n'a jamais rien connu de tel, l'aimer de la façon la plus pure qui soit. Je comprends comme cela sonne, je comprends qu'il s'énerve, pour une fois qu'il ne pense pas qu'à lui-même... Ça ne fait que renforcer la lueur d'espoir.

Je cherche son contact, je cherche son regard alors qu'il s'emporte. Le ramener vers moi, à moi. C'est qu'il oublie un paramètre au milieu de tout ça. Moi aussi j'ai des envies et des désirs, et le fait qu'il n'y ait jamais cédé, pas même un baiser n'arrange rien. C'était une véritable torture et une à laquelle il est aisé de mettre fin. Comment m'en vouloir de chercher à vivre cette histoire que j'ai fantasmé des années ? Il n'y a pas que l'amour, il y l'attirance physique. Lorsqu'il en a terminé, visiblement calmé, je reprend son visage dans ma main pour qu'il me fasse face, pour que nos visages ne soient plus qu'à quelques centimètres.

- J'y vois tout, Joker, toi dans toute ton entièreté. Évidemment qu'il y a du bon en toi, sinon tu ne tiendrais pas à moi, tu ne m'aurais pas sauvé la vie, tu ne m'aurais pas fait cette proposition. C'est la chose la moins égoïste que tu as fait depuis que je te connais. Joker... Je ne sais pas pourquoi je l'avais appelé ainsi, mais c'était dit avec tendresse. Une façon de l'accepter tel qu'il est. J'attire sa main dans ma nuque, le rapproche encore de moi. Tu ne crois pas au destin, très bien. Mais alors explique moi pourquoi alors que je sais tout de toi, alors qu'il s'est passé deux longues années, pourquoi... je suis toujours follement amoureuse de toi ?

Phrase en suspend, ce n'est pas si facile de tout avouer, de lui montrer le trou béant de vulnérabilité au milieu de ma poitrine, celui dont il pourrait usé et abusé comme bon lui semble.

Flynn nous ramène au monde et à la réalité. Celui du faible éclairage des lampadaires dans un quartier peu fréquentable, d'un ciel sombre aux teintes rougeoyantes. Le monde, oui, il disparait quand je suis avec lui. Totalement, au point de ne plus voir les voitures, les autres personnes, ni même le temps. Il est tard en effet, et il faut être en capacité de reprendre le cours de sa vie une fois le jour levé. Je ne veux pas que cette nuit se termine, alors j'acquiesce évidemment à sa proposition d'un signe de tête, tout en ayant un petit sourire en coin face à son évocation. Oh, j'ai déjà envisagé d'employer des techniques qui lui ressemblent bien plus qu'à moi-même pour assouvir mes envies. Je pourrais l'obliger à me ramener chez l'autre, pousser le vice et jouer à mon tour... Néanmoins cela m'amuse qu'il y pense avant moi. Car dans ma tête il n'y avait qu'une autre destination possible à mon appartement. Je jette un coup d’œil à ma paume et au numéro qui s'efface déjà, sans le moindre regret.

- D'accord.

Je l'invite à suivre mes pas, mais très vite les évènements de la nuit me rattrapent et je me sens un peu déboussolée. J'ai suivi ce Jude sans être attentive, clairement, vu que nous étions plus occupés à nous embrasser qu'à regarder le chemin. Je n'ai juste aucune idée de où nous sommes. Je m'arrête, et regarde les alentours.

- J'habite près du parc, à Maze Hill, certainement pas très loin mais je ne sais pas où nous sommes ?

Je le regarde avec espoir, sans douter une seule seconde qu'il m'indiquera la direction. Après un court instant nous continuons tout droit. Après plusieurs croisements où il m'indique la route, je me repère enfin et le conduit jusqu'en bas de mon immeuble. Tout au long de cette marche, j'ai repensé à mes frères et à ce qu'ils diraient s'ils savaient... Jamais ils n'approuveraient un tel choix. Le choisir lui me coupera du peu de proches que je n'ai pas déjà fait fuir, et c'est un risque que je souhaite prendre. Je ne regrette rien de ce que j'ai dit, de ce que je lui ai promis, même après une petite marche méditative, il m'avait manqué, je ne le veux pas hors de ma vie. Je prends son bras, glisse doucement pour prendre sa main et le tirer vers moi.

- Viens.

Ce n'est pas une question, il n'a pas le droit de dire non.

- Je nous ferais une tisane, ou tout ce que tu voudras. J'espère bien plus que ça.

Qui aurait cru que cette rencontre se terminerait en bas de chez moi ? Je ne sais pas s'il m'a bien eu encore une fois, ou si j'ai simplement ce que je mérite. Est-ce que l'on est ce que l'on aime ? Si tel est le cas, je suis peut-être aussi malade que lui au fond.
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Dharma
Dharma
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INSCRIPTION : 15/04/2019
RÉGION : Quelque part sur Gallifrey
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Flynn Joker
J'ai 36 ans et je traine ici et là, dans la pénombre des ruelles londoniennes en Angleterre. Dans la vie, je suis principalement un escroc, un traitre, tout ce qui vous plaira. Je m'en sors mieux que prévu, je suis de nouveau libre. Sinon, grâce à ma chance, je suis seul, amoureux de mes mensonges et je le vis franchement mal.



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L'image répugnante d'une affaire toute aussi sordide qui a fait les unes pendant si longtemps. Celle d'un flic infiltré pourri jusqu'à la moelle foutu au trou il y a deux années de cela, mais surtout foutu de s'en être libéré il y a deux mois. Nom d'emprunt, Joker, c'est avant tout la signature du fier gangster, qui, bousillé de corruption et de mensonges quasi-vrais, en oublierait presque son véritable patronyme : Goldstein. Mais, Joker, c'est tellement plus savoureux. Joker, susurré à mi-voix, inspire autant de dégoût que de crainte. Tableau peint de bien sombres desseins auxquels le nouveau maître du jeu fait face, menton relevé, doigt sur la gâchette sous le trench bleu nuit et cigarette pincée entre les lèvres.

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Flynn est cet indomptable vulpin qui fascine autant qu'il effraie, de par ses élans sauvages imprévisibles et ses allures plus douces et plus graciles.

Esprit foncièrement mystérieux, compétiteur, arriviste, égoïste et égocentrique à souhait, diablement manipulateur et fiévreusement magnétique... la rougeur incontrôlable et incontournable au creux des entrailles. Héritier des ténèbres, les siens, mais également les vôtres, il se complaît parfaitement dans ses machinations et dans sa débauche qui donnent, selon ses dires, un sens à sa vie.

Mais le Joker, au clair de lune, c'est bien plus que ce masque qu'il a vissé sur ses traits depuis toujours. Bien plus que ces mensonges qu'il finit par croire avec amertume. Dans l'âme de son âme, le cœur de son cœur qui doit battre encore, quelque part; se meurt à petit feu un petit garçon modèle que maman aimait tant, un grand frère protecteur que les sœurs admiraient les yeux pleins d'étoiles, un bel homme fougueux que Bella a illuminé de quelques vérités avant de se brûler.

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Joseph Morgan :copyright:️ Niagara
De quoi as-tu peur ? Les lèvres rêvées de sa muse parlaient, mais ses yeux savaient. Comment pouvait-elle en avoir conscience et ne pas s'en répugner immédiatement ? Alors le silence et le regard fuyant du traitre parlèrent pour lui. Parce que la réponse était simple, évidente et unanime. La peur portait son nom, tout comme la trahison. Il n'avait jamais eu peur de rien. Jamais. Mais toujours de lui. Toujours. Lui et son don merveilleux de destruction. Lui et son chemin tout tracé de succession au Monstre. Isabella clamait qu'il n'était pas son géniteur... mais elle se trompait. Il se savait. Tôt ou tard, elle réaliserait tout ça. Et ce jour là, ils se perdraient, comme ils s'étaient perdus il y a deux ans. Ils pouvaient encore éviter ça. Ou peut-être que c'était plus complexe encore. Peut-être était-il déjà bien trop tard.

Elle voyait tout de lui, vraiment ?

— Alors pourquoi tu gâches tout et ne veux pas accepter que je ne puisse pas être celui que tu mérites ? Pourquoi tu refuses que ce soit simple ? Pourquoi tu me fais ça ? Si c'est un jeu, à l'image de ceux que j'ai pu t'infliger, c'est... vil, sournois, bas, mais il n'y eut que la vérité qu'il trouva à dire : bien joué. Car ça l'était, de toute évidence, il n'aurait pas fait mieux.

La torture des menteurs à qui l'on mentait. Mais se jouait-elle réellement de lui ? Méfiance maladive de l'escroc indompté, il ne pouvait pas s'empêcher de douter, ne serait-ce qu'une seconde, de sa sincérité. L'ironie était sublime, comment pouvait-il avoir l'audace d'inverser les rôles dans sa tête ?

Il avait toujours eu conscience de sa puissance hypnotique sur elle. Mais deux ans étaient passés. Elle devait avoir changé. Avoir érigé une nouvelle carapace anti... lui. Vouloir se venger, aussi, probablement. Mais ce n'était pas cette Bella qu'il avait laissé avant de rejoindre Pelican Bay. Ce n'était pas une femme qui s'abaissait à ses torts à lui, à ses bassesses sans nom. Il ne sut plus qui croire, son cœur qui lui hurlait de lui ouvrir les bras, ou son instinct de traqueur qui, se sentant traqué, cherchait la fuite avant que les murs ne se referment sur lui. En prison, lui ? Plus jamais.

— Non, tu ne sais pas tout. Et c'est très bien comme ça. répondit-il sèchement en se détournant, la mine bien plus coupable qu'il n'aurait voulu. Il s'efforçait de refuser ses approches, sa caresse sur sa joue. Comment était-il supposeré rester fort si elle continuait de descendre aussi dangereusement sur cette pente que seuls les démons pouvaient franchir pour l'atteindre ?

Elle avait, d'une habileté sans équivalent et d'un œil tendre, ouvert la porte à l'impossible : la vision d'un Joker chamboulé au plus profond de son être, qui ne parvenait plus, face à elle, à se cacher derrière ses masques trompeurs. Pourtant, paniqué, il finit bien par retrouver un semblant de contenance, de neutralité. Avant qu'il ne soit trop tard. Avant qu'il ne cède, puisque ce devrait bien arriver un jour, et qu'il souhaiterait qu'elle s'y oppose totalement le moment venu; ou qu'elle fuit, là, maintenant, tout de suite. L'idée ne le rassurait cependant pas le moins du monde, car il se serait bêtement inquiété pour elle...

— Ce n'est pas mon dernier mot, tu finiras bien par abandonner, comme tout le monde. dit-il calmement, accompagnant ses mots d'un geste futile de la main.

Bella accepta sa proposition, il en fut soulagé. Peut-être qu'enfin, tout se finirait, sans bain de sangs, sans bain de larmes. Sans rien qu'un Au revoir. Si seulement...

Ils rentraient, ou plutôt elle rentrait, ne s'opposant étonnement pas au fait qu'il apprendrait forcément où elle habitait. Soit elle était folle, soit elle lui faisait confiance. Et l'on en revenait donc forcément au premier point.

Enfin, Joker retrouva sa verve charismatique caractéristique, celle, qui, par le passé, avait pu la charmer. Au début, par mégarde, pour se transformer bien vite en mille et une manipulations, jeux malsains du chat et de la souris.

Tout ça pourquoi ? Parce qu'il était incapable de l'aimer simplement. Parce qu'elle devait rester sienne sans pour autant l'être vraiment. Ah, ce qu'il pouvait être compliqué avant.... Avait-il vraiment changé sur ce point là ?

— Moi je sais. Suis-moi, love, si tu l'oses. minauda-t-il, reprenant ses traits séducteurs et gracieux, ce regard bleu nuit plein de sous entendus et de tension. Cette même tension qui ne l'avait pas quitté, deux ans après. Il lui tendit une main, invitation sournoise à l'inconnu. Signe aux abords pourtant innocents, comme le ferait un prince. Prince des cauchemars déguisé en monsieur charmant.

Il la guida à travers la nuit.

— Je connais le coin comme ma poche, pas pour les bons plans resto, tu t'en doutes;  mais puisque tu ne me crains pas, à priori, ça devrait aller. À moins que tu ne changes d'avis ? émit-il l'hypothèse en plissant les yeux, s'arrêtant et se positionnant devant elle pour l'empêcher de continuer sa route.

Il attendait sa réponse. Il la testait, mieux valait mille fois qu'une. Comment pouvait-il la croire après tout, après tout ce qu'il avait fait, après tout ce qu'il était. Comment tout cela pouvait être vrai ?

Après quoi, ils continuèrent leur chemin en silence. Elle, perdue ailleurs. Un ailleurs qu'il n'osait déranger. Et lui, s'oublia dans ces ruelles sombres.... Les siennes. A son tour, il s'en alla loin dans ses songes les plus sombres, seul. Écœuré. Plusieurs flashs du passé l'assaillirent violemment. Un regard noir porté sur les murs des lieux hantés des crimes de son enfance, imprégnés de ses drames, de ses sévices et ses révoltes. Non, pas maintenant. Il chassa toutes ses idées noires en secouant la tête.

Ils étaient arrivés. Au seuil des Adieux. Et maintenant ? Flynn hésita... se retourna difficilement, les yeux toujours ancrés dans les siens. Il était Temps. Qu'ils se lâchent, comme avant. S'abandonnent.

Mais la reine joua sa dernière carte et Flynn demeura interdit. Masque rigide collé aux traits. Il ne fallait surtout pas...

Viens.

Putain.

— Sincèrement, Bella...

Il eut un petit rire nerveux d'autodérision. Depuis quand se permettait-il d'utiliser tel mot ? Que connaissait-il de la sincérité ? Il se reprit vite, dévorant de ses grands yeux bleus la bouche envoûtante de son italienne. Cette nuit entière était absurde. Il ne fallait pas...

— Je ne crois pas que ce soit une très bonne idée. N'es-tu pas supposée être la plus raisonnable de nous deux ? Où est passée ta délicieuse sagesse ? demanda-t-il le ton rauque, faussement réprobateur, tout en se tenant paradoxalement tout contre elle, son souffle chatouillant sa peau glacée par la fraicheur de la nuit et sa main libre se baladant au creux de ses reins. Comme si elle lui appartenait...  

Provocation alléchante. Regard électrique. Comment lui résister ? Tout ce qu'il voudrait ? Et s'il se laissait aller, juste un peu, juste ce soir, juste le temps d'un...Non. Non ? Flynn eut un faible mouvement de recul, effrayé par ses propres pulsions. Un profond soupir se détacha du bout de ses lèvres qu'il vint mordre, en proie à une énième guerre du cœur et de la raison. Lorsqu'elle était là, rien n'allait. Il ne se reconnaissait pas. Le Joker du passé aurait simplement accepté avec joie et délectation pour mieux se jouer d'elle au moment venu. Pour filer en douce, bons mots, bons rêves entre les dents. Mais ce Joker là n'avait pas envie de faire surface. Elle lui avait trop manqué. Il avait trop souffert de tous ses torts, surtout de ceux qu'il lui avaient causé.

Il y eut un coup d'éclat de lumière à travers la pénombre. Un éclair. Le tonnerre grondait au loin et la pluie ne se fit pas prier pour perler à grandes gouttes. Flynn ne quitta pas des yeux l'être de ses convoitises les plus secrètes un seul instant, observant minutieusement le trajet de l'une des gouttes se frayer un chemin sur le visage de la jeune femme pour finir se noyer au coin de ses lèvres.

Il n'avait pas lâché sa main. Elle n'avait pas lâché la sienne. Constat qui eut don de le surprendre une seconde. Son regard se prélassa sur leurs mains entrelacée, et, semblant enfin s'éveiller de ses songes, l'escroc fit jouer ses doigts sur la paume de Bella avant de venir l'embrasser.

— Tu gagnes la partie, une fois de plus. souffla-t-il, goguenard.

Dernière chance pour reculer. Une évocation lourde de sens. Un écho percutant à cette nuit où tout s'était joué la première fois. Son arrestation. Ses larmes qu'il avait fait couler, et ce sentiment terrible de l’avoir écœurée, de l'avoir déçue, de lui avoir fait peur. Un monstre avait-elle dit.

Gagner. Il fallait oser. Était-ce lui faire gagner quoi que ce soit que s'infiltrer ainsi dans sa vie, que de la laisser inviter le diable à passer le palier de son cœur, à valser peau contre peau, sans penser aux conséquences.

— Bella, ma douce, dis moi. Pourquoi tu te pourris la vie, alors que tu es si belle ? souffla-t-il, doux-amer, et d'un coup il l'attira à lui d'un geste brusque et impulsif, animal. Le sang pulsait. Les yeux plongés sur ses lèvres si tentantes.

— Déteste moi, fuis-moi, repousse moi. lui grogna-t-il à l'oreille de sa voix chaude, lascive, alors qu'il cédait enfin, fondant sans plus de manière sur ses lèvres. Avide de son grain de pureté, de ce manque de toujours, de l'effluve enivrante s'évaporant de sa chevelure interminable trempée jusqu'aux pointes. Une cascade de désirs inassouvis qui ressurgissait en lui, plus violente que jamais. Entre deux baisers dévorants, le monstre en oubliait ses horreurs, sa vie de pêchés, sa véritable destinée de traitre. Il l'aimait sans mots.
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