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 Seuls mais surtout vivants, ft. Cheval de Troie

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Elonie
Elonie
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INSCRIPTION : 15/10/2020
ÂGE : 20
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CRÉDITS : En Dinsy on ArtStation

UNIVERS FÉTICHE : Wow que cette question est difficile
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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7ei5.pngMise en Situation


Pour beaucoup d’enfants, le paradis n’est autre que vivre sur une île, manger tout ce qu’on souhaite quand on le souhaite, aller à la plage au lieu de s’ennuyer ferme sur les bancs de l’école, abuser de tv et se coucher à l’heure qui nous chante. Une liberté totale.
Alors si tu grandis sur cette île et que du jour au lendemain les parents disparaissent, comment vas-tu en profiter ?


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Elonie
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Seuls mais surtout vivants,    ft. Cheval de Troie Timoth11

Samuel
Sam.
Pas assez âgé pour disparaître.
Il est élève au lycée principal de l'île et travaille dans un café de week-end pour pouvoir mettre les voiles le plus tôt possible. Cendrillon des temps modernes, son beau-père et ses deux demi-frères le haïssent et c'est réciproque.
Te laisse pas faire, tu vaux mieux qu'eux.


Timothée Chalamet
Des petits beurres, une gourde vide, une bouteille d’eau pleine, un briquet inutile sans les cigarettes qui allaient avec, un couteau, un bocal de cornichons et d’autres bricoles qui feraient sourire. Le contenu du sac était assez pitoyable du fait qu’il ne connaissait pas la durée de la traversée. L’île s’éloignait. Encore. Elle ne disparaît jamais. Elle ne les laissera jamais en paix, île de malheur. Ce n’était pas le premier jour qu’ils étaient là, sur leur frêle embarcation, et pourtant on voyait toujours ce petit point au loin qui semblait les regarder partir, comme si elle les surveillait. Cette entité folle qui même sur le continent les poursuivrait. Ils devenaient fous, c’était une malédiction, ce lieu les avait maudits. Quelle autre explication pourrait-il y avoir ? Malgré les jours, malgré les efforts de Sam, elle continuait de les regarder s’éloigner comme si à quelques mètres du rivage, quand ils pensaient être arrivés, elle allait sortir un immense bras rocailleux de ses entrailles pour se saisir d’eux et les ramener vers elle.
Des années qu’il voulait s’en aller, rejoindre la capitale et faire sa vie, seul. Loin de ce lieu et surtout de sa famille. Au collège déjà, il avait des plans. De l’argent de côté, des cartes sur les murs de sa chambre qui représentaient des lieux plus accueillants que chez lui, des prospectus d’entreprises ou d’universités qu’il aurait pu rejoindre après son bac et qui lui aurait servi de porte de sortie. Un peu cliché en soi, un adolescent qui voulait fuir son domicile pour découvrir le monde. Seulement, il ne répondait pas à tous les clichés non plus. Mal dans sa peau ? Il ne l’était pas, il aurait pu, à force de se faire traiter comme un moins que rien à longueur de journée, et pourtant. Vivre avec ces ordures, des pauvres merdes, lui avait fait réaliser sa valeur. Il ne ressemblait pas à Victor, il ne s'apparentait en aucun cas à Adam, il y avait donc quelque chose à tirer chez lui. Ils étaient les antéchrists, les contre-exemples parfaits. Si aujourd’hui il les considérait seulement comme mauvais et pitoyables, ils avaient longtemps été l’incarnation des démons, mais aujourd’hui c’était l’île qui avait cette image. Une île entière, dangereuse.
Très manichéen tout ça, et c’est vrai que Sam l’était beaucoup. Il cataloguait les gens et les choses. Ils offraient pourtant la possibilité à ces individus de se racheter, il remettait son jugement en question, mais pas cent fois.

Celui-ci jouait avec la flamme du briquet, passant sa main au travers en ressentant à peine la chaleur. En arrière-plan, le ciel devenait de plus en plus gris, il s’assombrissait à vue d'œil. Sam éteignit son briquet et regarda au-dessus de sa tête. Le ciel était noir. Comme si l’île avait envoyé de l’encre aux nuages car ils étaient damnés et avaient osé croire qu’ils pouvaient se faire la malle. Sale bête. Il se redressa d’un coup et décida de prendre les choses en main, il fallait aller plus vite. Ils avaient vécu trop de choses jusqu’ici pour mourir sous l’eau.



-C’est moi qui vais te foutre à l’eau pauvre imbécile !

Sam était dans l’encadrure de la porte du salon, il écoutait. Non, il avait ses yeux posés sur cet homme et pensait à autre chose, le regard neutre. Ensuite, il se ferait réprimander parce qu’il n'écoute pas ce que lui disait ce pachyderme puant. Mais qu’est ce que cette dispute changeait des autres ? Il était un imbécile. Il était incapable. Il était mauvais et devrait être enfermé pour le bien de tous. Il devrait se remettre en question et prendre exemple sur ce pauvre Adam à la place de lui jeter son téléphone à l’eau.
Est-ce que Sam l’avait fait ? Non. Il aurait voulu mettre Adam tout entier à l’eau et que celui-ci se noie. Il n’avait aucun remords à souhaiter des choses aussi glauques, peut-être était-ce vraiment un signe démontrant qu’il fallait l’enfermer. Mais ce n’est pas lui le méchant de l’histoire alors partons du principe que son besoin de vengeance et même de sang était quelque chose de normal, de naturel. Il leur vouait une haine immense. Qu’allait-il se passer maintenant ? Il allait devoir donner ses économies à Adam pour que cet idiot s’achète un nouveau téléphone alors que celui-ci l’avait mis lui-même à l’eau pour s’en faire repayer un. Mais qui le croirait ça ? Sa mère. Il regarda l’heure et sortit de la pièce chercher son sac de cours, avec leurs conneries il allait finir en retard au lycée, et bien sûr il serait réprimander pour ça ce soir. Il tendit l’oreille quand sa mère s’interposa.

-Antoine, tu sais bien que Samuel était au travail ce week-end et n’a pas pu accompagner Adam sur la côte pour lui jeter son portable à l’eau.

Sam entendit la grosse claque que son beau-père colla à sa mère, il se stoppa net dans son mouvement, serra les dents et se donna le temps de respirer avant de retourner dans la pièce pour ne pas se jeter sur le pachyderme. Là, Adam cria. Sam ouvrit grand les yeux pour se précipiter dans la pièce, de peur que sa mère ne soit blessée. Ils n’étaient plus là. Seul Adam criait et les deux “parents” s’étaient volatilisés. Il lança d’abord un regard sombre à Adam pour que celui-ci se taise puis lui demanda où les deux étaient allés.

-Ils ont disparu. D’un coup, comme dans les films !

Sam leva les yeux au ciel et se dirigea vers la cuisine avant qu’un énorme bruit attira son attention à l'extérieur, on aurait dit une explosion mais ce n’était rien d’aussi dramatique, bien que. De la fenêtre, il vit qu’une voiture avait embouti un poteau. Sam ignora les jérémiades de son pseudo-frère et se précipita à l'extérieur, descendant les marches quatre à quatre.
La voiture était en très mauvais état et le poteau - même s' il tenait toujours en place - avait désormais une forme inhabituelle.
Il n’y avait personne à l’avant mais une fillette pleurait sur un des sièges. Il ouvrit la portière et la dégagea de l’airbag. Elle avait de grosses égratignures sur les joues, sans doute à cause du frottement de l’objet qui lui avait sauvé la vie. Il la prit dans ses bras et la consola en faisant le tour de la voiture et en regardant autour de lui. Manifestement, personne d'autre n’était présent, ni le conducteur, ni un voisin qui aurait pourtant dû être alerté par le bruit du choc. Il posa la fillette par terre et s’agenouilla à sa hauteur. Elle était adorable avec ses bouclettes blondes qui tombaient sur son visage plongé de larmes.

-Hey, comment tu t’appelles ?
-Isobel.
-Salut, moi c’est Sam. Qui conduisait la voiture ?
-Ma maman.
-Tu sais où elle est allée ta maman ?


Il ne trouvait pas malin d’avoir abandonné la fillette dans la voiture mais elle ne devait pas être loin et il valait mieux ça plutôt que la mort de la conductrice. A cette question, la jeune fille éclata en sanglots. De grosses larmes de crocodiles qui empêchaient les mots de sortir de sa bouche. Sam la prit dans ses bras et la serra contre lui.


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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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Maxine
J'ai 17 ans et je vis sur une île. La vie c'est de la merde et je m'en sors comme je peux. Sinon, depuis la disparition des adultes, je ne me lasse pas de regarder tous ces crétins en panique. Je compte bien m'en sortir toute seule, comme je l'ai toujours fait


Maxine ne connait rien de son passé et à vrai dire, elle ne semble pas être la seule. Pour tout les gens qui l'ont connu bébé, c'est comme si elle était née des entrailles de l'île. Ok, tout le monde sait que c'est impossible, mais quand même, comment expliquer qu'il y a dix sept ans, un nourrisson ait été déposé devant une église sans que jamais personne ne sache quoi que ce soit sur l'origine de ses parents ? Oui le passé de Maxine est taché de mystère et si au début elle aurait vendu un rein pour connaitre la vérité sur ses parents, aujourd'hui elle n'en a plus rien à foutre et se débrouille toute seule. Quant à la catastrophe qui touche l'île ? Elle s'en carre le cul et essaye même de ne pas trop se délecter de la souffrance des autres. Après tout, c'est sans doute ce que tout le monde attend de la paria de l'île.

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"Aller les filles, on se lève ! Le petit déjeuner va être froid !"

Ça c'est Diane, notre surveillante. Elle n'est pas méchante mais je n'arrive pas à l'apprécier. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée, dans le fond elle ne m'a jamais rien fait si ce n'est essayer de m'apprendre un peu de respect et de discipline mais c'est peine perdue. Déjà parce que je n'en ai pas envie, mais en plus parce que je ne pourrais pas respecter des gens qui me retiennent contre mon gré. Elle elle dit que c'est pour mon bien. "Tu irais où de toute façon ? Dans la forêt ? C'est ça que tu veux, être une sauvageonne ?" Mais au moins là-bas je serais libre. Libre de faire ce qui me plait et je serai enfin seule ! De toute façon, je l'ai toujours été. Même dans ce fichu orphelinat, je n'ai pas d'amis, j'ai des camarades de chambre, mais je n'ai pas d'amis. Enfin bref, je m'en fiche de toute façon, j'ai passé l'âge de pleurer pour tout ça, je m'en suis fait une raison. Personne n'aimera jamais cette bonne vieille Maxine. Quel nom stupide d'ailleurs.... Mais c'est mon nom. C'est Diane qui l'a choisi quand une bonne sœur m'a amené à l'orphelinat. C'est la seule femme qui se rapproche le plus de ce que pourrait être une mère alors.... Je n'ai pas envie de changer de nom, ne serait que par respect pour elle. Après on va me traiter de petite insolente ingrate, non mais je vous jure.

"Suzie, où est Maxine ?"

Cette balance a dû faire la même tête que d'habitude, celle de la pauvre petite innocente qui ne sait rien du tout, avant de vite lui avouer.

"Je n'en sais rien Diane, en tout cas je sais qu'elle n'a pas passé la nuit ici."

Pfff. Colabo. J'entends d'ici Diane froncer les sourcils et mettre les poings sur ses hanches dodues.

"Cette gamine va me rendre chèvre ! Où est-ce qu'elle est partie se fourrer encore celle la !"

Moi ? Bhein moi je suis sur mon arbre perché d'où j'ai vu sur la mer. Sur la liberté.... Depuis des années je me suis construite une cabane sur une colline dans la forêt de l'île. Elle est inconnue de tous, je le sais car j'y ai veillé. C'est mon havre de paix et jamais personne ne doit le connaitre. Ici je suis libre de pouvoir rêver de ce que je veux. Je l'ai amélioré au fil des années et au gré de mes gouts et de mes couleurs. En soit, ça reste une cabane, elle ne paye pas trop de mine mais à l'intérieur je ne manque de rien et j'y suis bien. Non en fait, pourquoi je me dénigre, j'en suis super fière ! Je l'ai quand même bâtie de mes pauvres petites mains pleines de cloques, d'échardes et de sang ! C'est ici que j'ai passé la nuit. J'ai un lit, une table et des poufs. J'ai deux fenêtres pour voir arriver le danger des deux cotés et plusieurs étagères pour y mettre des bibelots ou de la vaisselle. Quand je vous dis que j'ai pensé à tout ! Comment j'ai pu faire tout ça ? Bhein disons qu'à force de trainer dans les rues inutilement, je me suis rendue compte que les poubelles des uns pouvaient faire le bonheur des autres. Mon lit était encore tout neuf quand je l'ai trouvé, le matelas avait encore le plastique du neuf ! Vous vous rendez compte ! Les gens sont tellement habitués à tout avoir qu'ils ne prennent plus la peine d'apprécier les choses. Tant pis, je me fais une joie de le faire à leur place.

Je me réveille tranquillement et regarde mon téléphone. Merde ! Diane a dû se rendre compte de mon absence, elle va encore me souler et si je tarde trop à rentrer elle va finir par appeler Larry. Larry c'est le shérif de l'île mais je le connais depuis que je suis jeune alors bon, je l'appelle par son prénom. À force, même lui a fini par perdre foi en moi. Une fois il m'a même dit : "Je ne comprends pas Maxi, t'es une chouette gamine, pourquoi tu essayes de tout faire pour devenir une foutue ?! C'est ce que tu veux, que je passe le reste de ma vie à te coller des menottes et à te faire dormir sur une banquette qui pue la pisse et le désespoir ?" Je vous avoue que ça m'a fait réfléchir..... Même quand il m'a arrêté deux jours après pour vol à l'étalage, j'avais encore son discours en tête.... Mais que voulez-vous, on ne se refait pas.

Je me lève et m'habille rapidement, je choppe ma lance et avec je cueille une banane depuis ma fenêtre. Je deviens de plus en plus douée à ça et c'est devenue une deuxième nature. Je mange ma banane puis j'ouvre la porte de ma cabane, je balance l'échelle et descend rapidement. Je regagne la ville en courant en essayant de ne pas me faire repérer. Je ne veux pas que les gens voient d'où je viens, je défendrais le secret de ma cabane bec et ongle ! Une fois dans le centre, je ne suis plus très loin de l'orphelinat. Je marche tranquillement dans les rues et les gens commencent à peine à se réveiller. C'est l'heure pour les parents de déposer leur gosse à l'école, certains sont encore en train de prendre leur petit déjeuner. Je sens les bonnes odeurs des mères aimantes qui ont préparés des chocolats chauds. Je soupire avant de m'allumer une cigarette. Je la fume sous le regard de jugement des parents qui passent à côté de moi. Pfff. Continuez de me juger bande de trous du cul, rira bien qui c'est qui va rigoler vers la fin quand vos gosses viendront me gratter du feu !
Je continue de fumer en ne faisant pas attention, faut dire qu'à force, j'ai acquis une certaine réputation sur mon île, on me fuit, change de trottoir, me cherche des noises ou m'insulte.... bref, j'en ai eu pour mon grade et au final, je considère que tout ce que je leur inflige, ce n'est que justice.

Je finis ma cigarette à quelques mètres du portail et c'est là que je l'entends : Abigaëlle. C'est notre plus jeune recrue, elle n'a que quatre ans, je l'entends hurler à plein poumon ! Je lâche ma clope et me précipite à l'intérieur de la bâtisse et tant pis pour la discrétion, je serais punie de toute façon. Là, ça a l'air grave, Abi n'est pas du genre à hurler sans raison et j'ai beau me foutre de l'avenir de mes comparses, je ne suis pas sans cœur pour autant.

"Abi ! Abi, où es tu ?"

Hurlai-je.

"Maxiiiiiiiiiiiii"

Dit la gamine en galopant vers moi, les yeux pleins de larmes.

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

"Di...Di....diane.....Elle est partie !"

"Comment ça elle est partie ?"

Lui demandais-je en la prenant dans mes bras pour la consoler.

"Elle me préparait le bibi puis elle est partie ! Je ne la voyais plus !"

Mais qu'est-ce qu'elle raconte ? Je me dirige vers les cuisines et plus je m'approche plus la gamine pleure et s'accroche à moi.

"Tout va bien Abi, je suis là. Diane ? Diane ? Connie ? Mary ?"

Pas de réponse en cuisine. Personne. C'est pas normal, normalement les cuisinières préparent le petit déjeuner.... Diane s'occupe des tout petit et Léonore met la table.

"Max !"

"Suzie, où sont passés tout le monde ?!"

Lui demandais-je en fronçant les sourcils, parce que si c'est une blague, elle est de mauvais gout, Abi n'avait pas à subir ça. Mais Suzie parait aussi paniquée que moi.

"J'en sais rien ! Diane est venue nous réveiller puis ensuite piouf ! Elle a disparu !"

"Les gens disparaissent pas comme ça, arrête de délirer !"

Elle lève les bras, incrédule.

"J'ai pas de meilleures explications, ok, je te dis simplement ce qui c'est passé ! Elle est venue, était énervée que tu ne sois pas là ! Elle est partie s'occuper d'Abi et puis plus rien ! Plus de Diane, de Mary, Leo, Connie, Jeanne et même Duke a disparu !"

Ok. C'est chelou...

"Et les autres filles ?!"

"On s'est toutes réunies dans le dortoir pour calmer les petites qui ont peur mais.... on ne sait pas quoi faire Max...."

Et je n'en sais rien non plus, je suis pas une leader ni quoi que ce soit. Chacun ses problèmes les girls. Mais je ne pouvais pas lui dire ça sans passer pour une grosse connasse. Soupiiiiiiiiiiiiiiiiiire.

"Je vais aller voir Larry et lui dire que tout le monde ici a disparu. Peut-être qu'il saura pourquoi, j'en sais rien, peut-être qu'ils sont tous parti quelque part sans nous prévenir.... Je vais aller voir. Vous, vous vous occupez des petites, continuez la journée normalement, faites jouer, étudier, dormir, toussa toussa. Dès que j'ai du nouveau je reviendrai."

"Nooooon !"

Abi s'est remise à pleurer dès que j'ai essayé de la confier à Suzie.

"Abi, je vais revenir ! Puis c'est Suzie, tu l'aimes bien Suzie. Puis t'es lourde !"

"Noooooon !"

Elle ne veut rien savoir et s'accroche de toutes ses forces. Soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire bis. C'est une putain de blague de la vie. Quoi c'est parce que j'ai fait le mur cette nuit, c'est le karma qui me punit ?! Je quitte donc l'orphelinat avec Abigaëlle en guise de paresseux autour de moi.
Mine de rien, le commissariat n'est pas à côté et le bus n'a pas l'air de pointer le bout de son nez, aussi, je pense que je vais marcher. Je vais couper par le quartier résidentiel. Non non, ça n'a rien à voir avec Desperate Housewives, ce sont des familles moyennes qui vivent dans des maisons moyennes en rêvant d'une vie moins moyenne. Petite, je les enviais, puis j'ai bien compris que derrière leur barrière blanche de jardin ce cache un père alcoolique ou une mère dépressive, un mari violent ou une mère volage, un enfant malade ou une mère célibataire. Chacun a son lot de malheur et pourtant ils tentent de le cacher derrière de jolis sourire et des photos de familles. Je roule des yeux.

Je marche encore quand Abi tourne la tête en direction d'une maison. Je suis son regard et je vois une voiture encastrée dans un poteau.

"Mais c'est quoi cette mer....credi."

Dis-je en présence d'oreilles sensibles. Je caresse les cheveux d'Abi mais elle n'en a rien à foutre, elle tente de descendre si rapidement de moi que je dois me baisser pour qu'elle ne tombe pas de trop haut ! Elle court en direction de la voiture accidentée.

"Abi non ! Reviens, c'est peut-être dangereux !"

Tu parles, elle s'en fou et court toujours.

"Isobel !!!"

Qu'elle crie ! Et c'est là que je la vois, une autre gamine en pleure qui sort de derrière la voiture.

"Ah non mais c'est une blague ! J'ai pas signé pour être la nounou du quartier !"

Je m'approche de la gamine pour la consoler et c'est là que je le vois. Un gars qui m'a l'air faiblard au premier abord, je le regarde de haut en bas avant de lui demander :

"C'est ta sœur ?"

En montrant la dénommée Isobel, puis je montre la voiture.

"C'est toi qui as fait ça ?"

Quoi ? Depuis le temps je pense que vous avez remarqué que je suis aussi douce et délicate que la rosée des matins d'été.

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Samuel
Sam.
Pas assez âgé pour disparaître.
Il est élève au lycée principal de l'île et travaille dans un café de week-end pour pouvoir mettre les voiles le plus tôt possible. Cendrillon des temps modernes, son beau-père et ses deux demi-frères le haïssent et c'est réciproque.
Te laisse pas faire, tu vaux mieux qu'eux.


Timothée Chalamet
-Isobel !!!

Sam et la fillette se tournèrent d’un même mouvement vers la voix. La petite sourit à travers ses larmes et courut vers l’autre petite sur le mètre cinquante qui les séparait encore. Elles se serrèrent fort l’une contre l’autre comme si elles ne s’étaient pas vues depuis des années - ou plus probablement depuis hier à 16h30. Ce n’était pas étonnant, la petite fille venait de survivre à un accident de voiture et il était certain que ça allait la marquer. Il ne savait toujours pas à qui confier la petite mais le fait que la nouvelle arrivante soit accompagnée le rassura. Puis il croisa ton regard et fronça les sourcils : vous vous étiez déjà rencontrés ? Il ne se souvenait pas t’avoir vu au lycée mais peut-être avais-tu commandé quelque chose un week-end lorsque qu’il était de service au café ? C’était le cas le plus probable, beaucoup de jeunes venaient le soir parce que c’était le lieu qui ressemblait le plus à un bar - et qui n’était pas fréquenté par des cinquantenaires ou plus. Quoi qu’il en soit, ça n’avait pas d’importance, si tu connaissais la petite Isobel, ça lui sortirait une grosse écharde du doigt.

Une question après l’autre et Sam  se dit que ça n’allait peut-être pas être si simple que ça. Mince. Il secoua la tête et observa la petite fille tout en donnant sa réponse à sa nouvelle interlocutrice.

-Je ne la connais pas. J’habite en face et j’ai entendu l’accident mais je l’ai retrouvée toute seule.

Il leva son regard vers toi et continua.

-Apparemment, c’est sa mère qui conduisait mais elle a disparu, je ne sais pas du tout quoi faire avec elle.

disparu” était employé au sens figuré mais Sam ne se rendait pas encore compte à quel point il avait raison.
Il oubliait aussi de mentionner le plus important mais il le ferait si tu abordais le sujet : il ne parvenait à joindre personne avec son téléphone. Ca ne l’avait pas inquiété jusque là, il se souciait plus de Isobel et de la situation que de ses petits problèmes techniques, seulement ça tombait au plus mal. Si tu n’étais pas arrivée à ce moment-là, il est possible qu’il aurait fait une recherche internet et qu’il se soit rendu compte que là aussi rien ne fonctionnait.
Il ne releva même pas lorsque tu l’accusais d’avoir crashé le véhicule, il était habitué à recevoir tous les reproches du monde, toujours plus aberrants les uns que les autres.

Comprenant par la suite que tu ne connaissais pas Isobel et que ta petite protégée n’avait pas grand chose à dire non plus, il fallait prendre une décision. Voir son amie avait redonné des couleurs à la fillette mais elle était incapable de lui dire où elle habitait. Ce ne devait pas être à côté si la mère prenait la voiture pour l’emmener à l’école mais d’un autre côté, pourquoi avait-elle pris ce chemin ? Il hésitait entre la ramener là-bas et laisser son institutrice gérer la situation ou aller chez le shérif directement. Il t’aurait bien refilé toute l’affaire mais finalement, il aimait l’idée de savoir qu’Isobel était entre de bonnes mains et jusqu’ici, il n’avait aucune raison de croire qu’elle le serait avec toi.

Il t’aurait bien questionné davantage mais une voix agaçante résonna derrière lui, agressant ainsi tout le quartier. Oui, tout le quartier se serait bien passé de lui. Il soupira et se retourna vers son lieu d’habitation. L’abruti était sur le balcon et lui faisait signe de rentrer.

-Victor a disparu ! Il dormait dans sa chambre et pouf ! Comme les parents !

Sam grinça des dents et lui lança un regard noir. Ils n’étaient pas à côté et pourtant il était sûr que la haine pouvait se lire dans son regard à cette distance. Il voulait le remballer, vraiment. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire que Victor ait passé la nuit ailleurs ou non ? Il était évident que celui-ci n’avait pas fait pouf. Loin de croire son ridicule demi-frère, il n’avait pourtant pas réfléchi plus que ça à la situation. Entre la dispute, l’accident, Isobel et ton arrivée, il n’avait pas eu le temps d’approfondir le sujet. Il commençait pourtant à trouver la situation étrange : d’abord parce que ce n’était pas normal que le gros pachyderme parte comme ça, et encore moins sa mère, de plus, où auraient-ils pu aller ? Ils n’étaient pas sortis de la pièce et il n’y avait aucune autre issue que les fenêtres. Après ça, cette conductrice manquante. Son téléphone aussi aurait pu lui mettre la puce à l’oreille mais il n’était pas encore aussi loin dans sa réflexion.

-Tu peux gérer ça, j’ai un autre problème sur la table ! lui cria-t-il en espérant se débarrasser de lui.

Et maintenant ? Il se tourna vers toi car c’est de toi qu’il attendait une solution dans l’instant, simplement du fait que tu sois la seule présente ici - au delà des enfants et de son idiot de frère à l’âge mental similaire des deux gamines. Il fut un temps où il avait honte d’Adam, il ne voulait pas être assimilé à lui et le fait qu’on les appelle parfois “frères” l’écœurait au plus haut point. Aujourd’hui ce n’était plus le cas, il avait passé ce stade. Il en venait parfois presque à le considérer comme un animal tellement son estime de lui et son respect pour lui était bas. Et par animal, il est entendu de la vermine ou un parasite comme une tique répugnante. Pourtant, Adam n’était pas mal vu. Au lycée, il était plutôt “populaire” parmi les gens de sa tranche d’âge ; bien plus que Sam ne l’était avec la sienne, lui était plutôt discret au contraire. De ce fait, il lui était déjà arrivé de tomber sur des filles au café, plus jeunes que lui et qui lui avaient fait la Cour seulement parce qu’elles savaient qu’il était le frère de Adam. Quelle horreur.

- Alors ?



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J'ai 17 ans et je vis sur une île. La vie c'est de la merde et je m'en sors comme je peux. Sinon, depuis la disparition des adultes, je ne me lasse pas de regarder tous ces crétins en panique. Je compte bien m'en sortir toute seule, comme je l'ai toujours fait


Maxine ne connait rien de son passé et à vrai dire, elle ne semble pas être la seule. Pour tout les gens qui l'ont connu bébé, c'est comme si elle était née des entrailles de l'île. Ok, tout le monde sait que c'est impossible, mais quand même, comment expliquer qu'il y a dix sept ans, un nourrisson ait été déposé devant une église sans que jamais personne ne sache quoi que ce soit sur l'origine de ses parents ? Oui le passé de Maxine est taché de mystère et si au début elle aurait vendu un rein pour connaitre la vérité sur ses parents, aujourd'hui elle n'en a plus rien à foutre et se débrouille toute seule. Quant à la catastrophe qui touche l'île ? Elle s'en carre le cul et essaye même de ne pas trop se délecter de la souffrance des autres. Après tout, c'est sans doute ce que tout le monde attend de la paria de l'île.

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Quand il me dévisage en fronçant les sourcils, j'arque un sourcil circonspect sans détourner le regard. Personnellement il ne me dit absolument rien. En même temps, avec tout l'alcool et l'herbe que je m'envoie dans le crane, y'a des moments où je ne serais pas capable de me reconnaitre dans le miroir alors bon. Mais pourtant il ne me dit rien du tout. Certainement pas l'école, car je n'y suis jamais allée et dans les rues ? Mouais, peut-être. De toute façon, on vit sur une île alors oui, on s'est forcément croisé à un moment donné. Ici, quasiment tout le monde se connait, encore plus quand on a le même âge. Si moi je ne le connais pas, peut-être qu'à Suzie il lui aurait dit quelque chose. Bref, peu importe, on s'en fout ! Y'a plus urgent.
Je lui demande si c'est lui qui a emboutis la bagnole dans le poteau mais il m'assure que non, qu'il l'a trouvé comme ça et qu'il habite en face. Machinalement, je tape un rapide coup d'œil vers sa maison qui, comme toutes les autres, a l'air jolie seulement vue de l'extérieur mais qui à l'intérieur doit cacher pas mal de secrets de famille.

Je soupire en passant une main dans les cheveux tout en regardant autour de moi, je me doute bien que le gars a dû faire la même chose mais sait-on jamais qu'il n'est pas vu le corps de la mère un peu plus loin ou qui sait, la mère serait peut-être en train de revenir avec du secours ?! ... ... Et non. Rien du tout.

"Beaucoup de gens me sortent le mot "disparu" aujourd'hui, sauf que les gens ne disparaissent pas comme ça. Donc faut trouver une solution...." Je regarde Isobel puis Abigaëlle. "... Parce que c'est pas contre vous les filles mais j'avais pas prévu de baby sitting dans mon emploi du temps de la semaine."

Soupire. Le pire c'est que je le sens gros comme une montagne que je ne serais pas débarrassée de ces deux là, enfin de ces trois là, d'ici de soir et peut-être même demain encore..... Putain ! Faut qu'on se bouge le cul sinon adieu petite vie tranquille !

"Bon, je propose qu'on aille voir Larry pour qu'il nous dise ce qu'il se passe avec les adultes de cette putain d'île !"

Voyant qu'Abi lève un regard surpris et légèrement choqué vers moi, je m'excuse et recommence.

"Enfin je veux dire les adultes responsables et heureux qui vivent ici."

Je lui tapote le haut de la tête en signe d'affection. C'est mon max alors ne me jugeais pas. Je soupire malgré moi et par habitude. Pourquoi je me suis sentie obligée de me porter volontaire pour dépatouiller toute cette merde qui ne me concerne pas un brin ?! Un psy dirait que c'est sans doute un moyen pour moi de me sentir accepter au sein de cette communauté qui m'a vu naitre et qui ne m'a pourtant jamais aimé ou accepté. Mes parents m'ont abandonné, les habitants de l'île me traitent comme si je leur avais fait du mal par le simple fait d'exister, c'est du grand n'importe quoi ! Le seul endroit où je ne me suis pas trop sentie détestée c'est à l'orphelinat et même là, je n'ai pas vraiment d'amis. Ma vie n'a été qu'une suite d'exclusion et de solitude et voilà que maintenant je me décarcasse pour ces putains d'habitants qui ne mériteraient même pas que je leur donne l'heure ! Soupire, soupire, soupire.
Puis je regarde Abi et je me dis que cette gamine n'a pas mérité de grandir dans un monde pourri.... alors si perdre quelques heures de ma journée peut faire en sorte que tout redevienne normal, ne serait ce que pour elle et sa copine.... alors pourquoi pas ?! Mais c'est que tu te ramollis ma petite Maxine ! Oh la ferme.

Ce qui me sort de ma rêverie ? Une voix qui hurle par une fenêtre. Je papillonne des cils et je vois un garçon à peine plus âgé que nous qui s'affole depuis le premier étage. J'analyse attentivement l'échange sans rien dire, de toute façon ce ne sont pas mes affaires et je pense faire suffisamment de bonnes actions pour la journée.
Malgré tout, l'ignorance que porte mon interlocuteur avec le gars dans la maison, me pousse à me dire que leur relation est plus que tendue.

"C'est ton frère ?"

Je suppose que oui, mais ma question sous-entend "pourquoi t'es pas plus affolé que ça que ton autre frère ait disparu ?!" mais Diane m'a appris le tact, aussi, parait-il qu'il faut savoir amener les conversations doucement vers le chemin souhaité. Puis finalement je me suis dit que j'avais pas le temps pour ses problèmes de frères.

"Non parce que, je pense qu'on tient un truc, je veux dire, mon intendante disparait, nos cuisinières, la mère d'Isobel, ton frère..... Je me répète mais les gens ne disparaissent pas comme ça. Alors soit ils sont tous allé à la même réunion secrète, soit il se passe vraiment quelque chose de chelou voire carrément flippant."

"Maxi j'ai peur..."

"Moi aussi j'ai peur, je veux ma maman..."

Oh non non non, je suis pas venue ici pour souffrir ok ! Donc pas de larmes !

"Non non, les filles, on relève la tête, on reste fortes et courageuses, on va retrouver ta maman, on va retrouver Diane et tout va redevenir comme avant, ok ? Alors on bombe le torse et on reste confiante."

Abi s'exécute ce qui me fait légèrement, très, très légèrement sourire, mais surtout ça motive et inspire Isobel qui fait comme elle. Bien. Je leur dis de se tenir la main puis je commence à me mettre en route avec les petites qui me suivent.

"Mettez-vous devant les filles, je veux pouvoir vous voir."

Je me retourne vers le garçon dont j'ignore toujours le nom.

"Du coup, tu viens au poste, ou pas ? Parce que je t'avoue que rester planter là ne nous mènera nulle part."

J'hausse les épaules puis-je me détourne de lui en prenant la route. Je sors une cigarette de mon paquet et l'attrape directement avec mes lèvres. Je l'allume rapidement et commence à fumer en regarder les petites qui commencent à se parler. La faculté d'insouciance des enfants me fascinera toujours. Y'a cinq minutes elles s'étaient rendues de la gravité des évènements, mais maintenant, elles en ont plus rien à foutre. Le plus important pour elles c'est de savoir combien de Petit Poney elles ont.... Je roule des yeux en soupirant. Demain max c'est fini. On y croit...

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Elonie
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Samuel
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Te laisse pas faire, tu vaux mieux qu'eux.


Timothée Chalamet

La situation commençait à l'embarrasser. Sam n’avait pas du tout prévu de rester sur ce trottoir, d’ailleurs il n’avait même pas prévu de s’y rendre aussi rapidement. Certes, la mère d’Isobel avait disparu mais la sienne également - ainsi qu’Antoine mais ce n’est pas demain la veille qu’il allait se préoccuper du pachyderme.
Il était tenté de te laisser la fillette mais il voulait avoir la conscience tranquille c’est pourquoi il opina à ton idée d’aller voir Larry. Il sourit en coin à ta remarque “les adultes responsables et heureux qui vivent ici” . Responsables peut-être, heureux non, il ne pensait pas différemment de toi mais ta façon de rattrapper tes vulgarités auprès des fillettes le fit doucement rire.

Rire qui disparut rapidement après l’intervention d’Adam et surtout ta question.

“Toute l’île te dira que oui, mais non. Ce n’est pas mon frère.”

Il observa les fillettes et ta façon de les consoler, il appréciait de te voir à l’oeuvre car lui était peu doué avec les enfants. Ou du moins, il aurait cherché un moyen de justifier la situation mais tu avais raison, il se passe quelque chose d’étrange. Et il n’aurait pas pu les réconforter ainsi. Tout l’hémisphère aurait pu disparaître qu’il ne s’en serait pas soucié si sa mère n’avait pas été avec. Elle n’avait pas pu partir à ce moment-là, ça n’avait pas de sens, ce n’était même pas physiquement possible. Et l’autre idiot d’Adam qui disait les avoir vu s’évaporer. Il prit pour la première fois cette idée en considération et eut le tournis. Si tous les parents disparaissaient, la situation serait assez problématique. Vu leur indépendance, Isobel et Adam auraient les mêmes chances de survie - ce qui n’était pas déplaisant en ce qui concerne ce dernier.

Aucune explication logique ne pourrait les éclairer. Et si Victor avait disparu, c’est que ce n’était pas la paternité qui faisait s’évanouir dans les airs la population. Ses pensées tournaient bientôt vite à la science-fiction alors il préféra ne pas épiloguer et emboîta ton pas.
Pourtant la situation le dérangeait et il continuait de réfléchir. Tout en marchant, il composa le numéro du shérif mais son téléphone semblait toujours refuser de lui obéir. Il y avait définitivement un problème.

-Eh Maxi,

Il marqua une pause et lui lança un regard chevauché de sourcils en point d’interrogation.

-C’est bien ça ton prénom ? Enfin bref, est-ce que ton téléphone fonctionne ? Le mien ne capte rien du tout, c’est pas normal.

Il glissa son téléphone dans la poche de son pantalon et se prit la fumée de ta cigarette en relevant la tête. Il jura entre ses dents en réalisant qu’il n’avait pas emmené son sac et par conséquent qu’il se retrouvait sans tabac.

Alors il te fit un grand sourire presque mielleux, il voulait une taffe et tu avais assez peu le choix.

Les deux fillettes étaient devant et folâtraient gentiment comme si les deux grands avaient disparu. En t’observant de profil il te reconnut. Ce n’était pas au café qu’il t’avait déjà croisé mais bel et bien dans le bureau de Larry. Du fait que tu l’appelais par son prénom devait signifier que tu avais dû passer beaucoup de temps là-bas. Lui n’y était allé qu’une fois et c’est à ce moment-là qu’il t’avait vu. Il ne se rappelle de toi seulement car il avait croisé ton regard et que celui-ci était plein de haine. Une haine qui ne lui était pas destinée mais il s’était senti attaqué, comme si tous les malheurs de l’île étaient sa faute. Tu sembles bien différente aujourd’hui mais il faut dire que l’incident remonte à plusieurs années.

-Tu as parlé d’autres disparitions tout à l’heure. Qu’est ce qu’il s’est passé ?

Autant utiliser le temps du trajet pour récupérer des informations utiles. Le souvenir de toi chez Larry l’intriguait, il aurait voulu savoir pourquoi tu y étais mais il mis sa curiosité mal placée de côté et se concentra sur autre chose.


Une fois arrivés devant l’établissement, ils trouvèrent portes closes. Pourtant, ça aurait dû ouvrir il y a plus de trois quarts d’heure. Personne n’était garé devant le bâtiment et celui-ci semblait réellement vide : aucune lumière, certains stores fermés et d’autres qui laissaient voir seulement des pièces vides de vie.

Il soupira et s’installa sur un banc les bras croisés. La situation lui plaisait de moins en moins. Isobel restait fidèle au peu qu’il connaissait d’elle : d’une adorable ingénuité. Il la trouvait réellement à croquer et l’idée d’avoir une petite sœur à la place des tiques qui lui servaient de frères ne lui déplaisait pas. Elle s’installa sur ses genoux et joua avec les coutures de son t-shirt.

-Tu ne m'abandonnes pas, hein Sam ?

Il ne se rappelait déjà plus lui avoir dit son prénom, il ne connaissait pas celui de sa copine non plus. La fillette semblait prendre l’état des choses avec un grand calme - contrairement à tout à l’heure. Ca lui fit chaud au coeur.

-Mais non, je vais te ramener dans l’enfer des gosses : l’école.


Il rit alors qu’elle lui sort une mine déconfite. Il voulait la refaire sourire mais il fut stopper par le bruit d’une collision. Il prit la fillette dans ses bras pour pouvoir se lever et lança un regard inquiet vers toi. Ca ressemblait au bruit que la voiture d’Isobel avait fait un peu plus tôt dans la matinée mais en beaucoup plus impressionnant. Il tourna à l’angle, là où le bruit avait retenti. C’était une voiture qui venait d'emboutir la vitrine du H&M. Le collège était à deux pas et manifestement beaucoup de ses élèves étaient réunis devant le bâtiment. La voiture n’avait servi qu’à créer une dangereuse entrée vers le pays des merveilles. Il voyait déjà les gosses se diriger en trombe dans le trou malgré le bordel qu’avait constitué la voiture. Les boutiques de nourriture, de cosmétique et la fnac allaient se retrouver pillées, la situation était facile à imaginer. Ca lui paraissait maintenant évident que les disparitions qu’ils avaient observé ce matin étaient loin d’être les seules et qu'il n’y avait personne pour empêcher le carnage qui allait se dérouler devant eux.

Il voulait prendre le temps de réfléchir à ce que la situation impliquait, à comment il fallait réagir. Qu’est ce qu’il avait toujours voulu faire qu’il ne faisait pas à cause des adultes ?
Partir.

Il se tourna vers toi. S' il n’y avait pas eu les deux fillettes avec eux, il se serait précipité avec les autres, au moins pour voir le massacre se produire. Mais la fumée et le verre brisé le freina dans son action. Si ces imbéciles étaient capables de créer un accident pour la dernière switch en vogue, c’est clair qu’il n’allait pas faire attention à ne pas marcher sur la petite puce.


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Cheval de Troie
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Maxine
J'ai 17 ans et je vis sur une île. La vie c'est de la merde et je m'en sors comme je peux. Sinon, depuis la disparition des adultes, je ne me lasse pas de regarder tous ces crétins en panique. Je compte bien m'en sortir toute seule, comme je l'ai toujours fait


Maxine ne connait rien de son passé et à vrai dire, elle ne semble pas être la seule. Pour tout les gens qui l'ont connu bébé, c'est comme si elle était née des entrailles de l'île. Ok, tout le monde sait que c'est impossible, mais quand même, comment expliquer qu'il y a dix sept ans, un nourrisson ait été déposé devant une église sans que jamais personne ne sache quoi que ce soit sur l'origine de ses parents ? Oui le passé de Maxine est taché de mystère et si au début elle aurait vendu un rein pour connaitre la vérité sur ses parents, aujourd'hui elle n'en a plus rien à foutre et se débrouille toute seule. Quant à la catastrophe qui touche l'île ? Elle s'en carre le cul et essaye même de ne pas trop se délecter de la souffrance des autres. Après tout, c'est sans doute ce que tout le monde attend de la paria de l'île.

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J'arque un sourcil. Ok. Sa réponse est cheloue, c'est son frère ou c'est pas son frère ? Bah en vrai, je m'en fous. Je papillonne rapidement des cils avant de commencer à marcher. Les relations sociales, c'est pas mon truc. Je sais que je peux paraitre, froide, méchante, distante et autre, mais je m'en carre le cul. Vraiment ça me fait ni chaud ni froid, c'est bien pour ça que je ne supporte pas de vivre à l'orphelinat, je préfère encore vivre seule dans ma forêt. Je n'ai pas à écouter les gens parler et me raconter des trucs qui me dépassent, j'ai pas à m'occuper de gosses ou à aller à l'école. J'ai pas à faire quoi que ce soit si je n'en ai pas envie. Pour ce qui est de la population qui "disparait" j'ai aucune attache, personnellement. Abi est bien mignonne, mais si elle avait disparue je ne serais pas allée à sa recherche tout comme je ne vais à celle de Diane que pour qu'elle puisse retourner s'occuper des gosses, aussi gentille soit-elle, j'ai appris à fermer mon cœur et à l'entourer d'une couche de glace et d'adamantium.

Alors que l'on marche toujours vers le commissariat, les petites marchant tranquillement devant, je me stoppe net quand il m'appelle Maxi. Je sais qu'il ne fait pas à ça à mal, mais mon tempérament de sauvageonne a du mal à laisser passer ça. Aussi je le regarde en fronçant légèrement les sourcils.

"Je m'appelle Maxine. Max, si tu veux. Mais c'est tout."

J'accepte qu'Abi m'appelle Maxi parce que c'est une enfant et qu'elle est beaucoup trop mignonne pour que je tente de la faire arrêter par la peur alors je laisse faire. Je sors mon téléphone de ma poche, j'avoue ne pas trop être collée à ce truc alors je n'ai même pas fait attention. Je regarde ma part de réseau et pareil. Rien. Le néant. Je tente d'appeler le commissariat, les numéros S.O.S devraient toujours passer ! Ce n'est pas normal.

"Ça ne marche pas..... C'est vraiment bizarre. Ce que je trouve chelou, c'est qu'il se passe ce genre de bail et que personne ne nous en parle. Je veux dire, quoi, on est les seuls à avoir remarqué qu'il se passe quelque chose de pas normal ?!"

Je regarde autour de nous, c'est vrai que là où on est c'est un quartier familial alors pour l'instant, c'est normal de ne voir personne dans les rues. Vu l'heure, les enfants devraient être à l'école et les parents au travail.

Alors que je réfléchis à tout ça, je surveille de temps en temps les petites pour qu'elles ne se mettent pas à marcher sur la route ou quoi. Même si je doute fort qu'il puisse leur arriver quoi que ce soit, je me dis que faire comme si tout était normal est la meilleure chose à faire. Je soupire puis aspire une taffe de ma clope avant de regarder le garçon du coin de l'œil, juste quelques secondes par inadvertance, mais quand je vois qu'il me regarde presque avec des yeux de chien battu, j'arque de nouveau un sourcil en mettant un pas de distance entre nous.

"Quoi ?"

Bhein quoi, c'est vrai, pourquoi il me regarde comme ça ?! Et s'il veut quelque chose, il n'a qu'à le demander comme une personne normale. Enfin, que sais-je de la normalité.
Nous marchons encore et toujours jusqu'à ce qu'il m'interroge sur les autres disparitions. J'hausse les épaules.

"Tous les adultes de notre orphelinat ont disparus. Pouf ! Apparemment. Je n'étais pas là à ce moment-là, mais quand je suis arrivée, une des filles m'a raconté. Et toi, ton frère qui n'est pas ton frère a aussi disparu ?"

Bien que je m'en fiche, je l'écoute. Vous voyez, je suis pas totalement méchante.

Une fois arrivés devant le commissariat, je fronce les sourcils. J'ai même pas besoin de m'approcher de la porte pour comprendre qu'il n'y a personne. Ce n'est pas normal qu'à cette heure-ci il n'y ait pas de voiture sur le parking. Normalement aujourd'hui le vieux Jo est emmené en cellule de dégrisement, Bob ramène le petit dej et les deux nouveaux se racontent des blagues en se la coulant douce. Bien que personne m'aime sur cette île parce que je n'en fais qu'à ma tête, je connais la vie de tout le monde, enfin de tout le monde qui mène la même routine chaque jour. Par exemple, le boucher, il ouvre chaque jour à huit heures précise. C'est pas huit heures un ni sept heures cinquante-neuf. C'est huit heures. Et il ferme tout jour à la même heure, dix-huit heures. Ensuite, c'est détente au bar de l'ile ensuite il va retrouver sa maitresse qui est une infirmière libérale de l'île. Le seul jour où le boucher a ouvert en retard c'était le jour où sa femme a découvert le pot au rose. Vu comment ça gueulait, je n'aurais pas aimé être à sa place. Tout le monde a les mêmes routines ici, c'est facile de se souvenir de qui et qui et de qui fait quoi. Par contre, le gars à côté de moi, je ne me souviens pas de lui, c'est qu'il doit faire quelque chose de plus intéressant de sa vie ou que sa routine m'est complètement passée inaperçue. Quand on traine dans les rues comme moi, on apprend vite à observer tout ce qui nous entoure.

Et je capte du coin de l'œil qu'Abi semble aussi inquiète que moi, elle n'est vraiment pas bête cette petite.... Ce qui ne va pas être facile, je préfèrerais lui dire que tout le monde est partie voir la Fée Clochette et qu'elle me croit, mais je vois bien qu'il faudra que je me montre plus convaincante, car l'histoire du pays des fées ne va sans doute pas marcher.

"Maxi.... On nous a abandonnés ?"

Oui. Mais je ne vais certainement pas lui dire. Je ne sais pas quoi lui dire.... Aussi, je décide de lui dire la vérité parce que toute façon, je suis pas formée pour parler aux enfants, si mes réponses ne lui plaisent pas, fallait rester à l'orphelinat avec Suzie.

"Je....Heu.... J'en sais rien, Abi, je sais juste que toute cette histoire pue la merde."

Pas le temps de me rectifier, un gros bruit vient nous faire sursauter. Le garçon, le dénommé Sam si j'ai bien compris, regarde dans la direction du bruit puis me regarde et de nouveau son attention est portée sur l'accident. Je suis son regard et voit une voiture encastrée dans la vitrine de notre seul H&M. J'arque un sourcil, qui serait assez fou pour se planter dans H&M ? Juste pour avoir la dernière veste printemps-été ? Ça m'étonnerait. Pourtant, il y a déjà foule autour de la voiture et de la vitrine, tous les gosses du collège d'à côté essayent d'entrer dans le magasin envers et contre tout. Je roule des yeux devant leur stupidité.

"Je vais aller voir."

Dis-je pour prévenir Sam.

"Abi, tu restes avec Sam."

Lui dis-je simplement avant de commencer à marcher en direction de la voiture, mais tout de suite, je vois que la petite me colle encore au cul.

"Maxi je viens avec toi !"

Je fronce les sourcils, commençant déjà à me prendre la tête.

"Abigaëlle ! Tu restes. Avec Sam."

Elle se stoppe net dans sa marche, me regarde choquée de me voir si autoritaire puis sans moufeter, elle retourne près de Sam et de son amie. Bien. Au moins je n'aurais pas à m'inquiéter pour elle. Maintenant, je me rapproche de la voiture en courant et je joue des coudes pour pouvoir me rapprocher de la fenêtre du conducteur.

"Pardon, pardon. Poussez-vous, bande d'hipsters prépubères !"

Je parviens enfin au niveau de la voiture et fronce les sourcils en constatant que ce sont des gosses qui ont bidouillé la voiture pour pouvoir ensuite fracasser la vitrine. Ils sont vraiment stupides ! Ils ne se sont même pas rendu compte de la merde dans laquelle on se trouve ! Qu'est ce que ca va bien leur apporter de piller toutes les boutiques de l'ile ?! On va faire en faire dans notre monde régis par le chaos et l'anarchie ?! Décidément, ils ne sont pas très futés.

"Ce sont les gosses qui ont eu cette idée, j'imagine qu'avoir le dernier cardigan à la mode était bien trop tentant pour eux...."

Dis-je avec mépris avant de regarder les filles mais elles sont occupées à papoter.

"Ça pue vraiment la merde. Perso, je n'ose pas imaginer l'état de l'ile dès demain quand tout le monde aura compris ce qu'il se passe. Imagine..."

Je vérifie encore qu'elles ne nous écoutent pas.

"....Tous ces enfants qui ce soir n'auront personne pour venir les chercher à l'école. Ou tous ceux qui sont en classe sans prof. Ça doit être le zoo.... Et si ça ne l'est pas encore, ça le deviendra."

Personnellement, en haut de ma cabane perchée, j'ai tout ce qu'il me faut, je n'ai qu'à attendre que tout le monde s'entretue et récupérer ce qu'il reste. Je soupire en me disant que même cette journée risquait d'être super longue....

"Abi, on va rentrer."

Je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre, je ne vais pas la garder avec moi toute la vie, j'ai envie de fumer un gros joins pour me soulager de tout ça ! Donc je me dis que le mieux c'est quand même de la laisser à l'orphelinat, c'est chez nous après tout. Et les autres filles seront s'occuper d'elle et puis elle sera avec tout ces petits camarades. Bref, je tente de me rassurer en lui prenant la main. Je regarde en direction d'Isobel puis de Sam.

"Et toi, qu'est-ce que tu vas faire d'elle ?"

Je préfère encore l'amener avec moi s'il ne sait pas quoi en faire, au moins à l'orphelinat elle y sera en sécurité avec d'autres enfants. Pour combien de temps, je ne sais pas, mais plus longtemps que seule dans les rues. Je soupire en me disant qu'il n'y a qu'une petite sauvageonne comme moi pour réussir à se débrouiller toute seule depuis le plus jeune âge.

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Il est élève au lycée principal de l'île et travaille dans un café de week-end pour pouvoir mettre les voiles le plus tôt possible. Cendrillon des temps modernes, son beau-père et ses deux demi-frères le haïssent et c'est réciproque.
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Sam se résigna à rester avec les petites pendant que tu t’occupais d’analyser la situation du centre commercial. Des films traitant de la purge ou d’autres phénomènes anarchiques lui venaient en tête. Il était évident que si quelqu’un ne venait pas mettre un peu d’ordre dans tout ça, la situation allait clairement dégénérer - et bien plus que le pillage de magasins. Il trouva un banc et s’y installa avec les deux fillettes et leur posa des questions pour éviter les leurs sur ce qu’il se passait devant eux. Abigaëlle lui expliqua le fonctionnement de l’orphelinat et qui devaient s’occuper d’eux en temps normal alors qu’Isobel observait le carnage devant eux sans rien dire. Sam la prit sur ses genoux pour la rassurer. Quelques instants plus tard, tu étais de retour. Il écoutait tes commentaires acerbes et soupira, tu ne faisais qu’aller dans le sens de ce qu’il craignait déjà.

- J’ai besoin d’une cigarette, s’il te plaît.

C’était tout ce qu’il avait à répondre à ça. Il regarda Isobel du coin de l'œil, elle n’avait pas l’air d’être très rassurée. Ses yeux dévièrent ensuite sur toi et ta petite protégée et il soupira, il ne pensait pas avoir des responsabilités parentales de si tôt. S’assurant toujours qu’elle ne pouvait pas l’entendre, il te répondit :

- Ses parents sont portés disparus, elle est donc temporairement orpheline. Je pense que tu devrais l’emmener avec toi. Il va bien falloir rassembler les enfants quelque part, on ne peut pas les laisser seuls.

Il marqua une pause et continua.

- En plus, on ne peut rien faire si on les a dans les pattes. Je vais vérifier deux ou trois trucs aujourd’hui et je reviendrai la voir.

Il prit la petite à part pour lui expliquer ce qui allait se passer et la rassurer. Il lui promit de revenir la voir et la serra dans ses bras avant de lever le regard vers toi. Ce n’était pas très rassurant de laisser les petites avec toi mais tu semblais plus responsables que toute la vermine qui venait d’organiser le plus grand des cambriolages de l’île.

- A+.

Il te fit un signe et s’en alla. Une sorte de culpabilité se mettait en place à l'intérieur de lui. D’un côté parce qu’il avait l’impression d’abandonner les petites, de l’autre parce qu’il te refourgait le travail de babysitting. Il tourna au coin de la rue et décida d’être efficace donc il fonça sur une des voitures arrêtées au milieu de la route et se mit au volant. Il n’avait pas son permis de conduire mais il avait fait quelques heures à l’auto-école dans le but de le passer dès sa majorité. Ses maigres heures ne pouvaient pas lui donner la prétention de se proclamer conducteur mais elles étaient suffisantes pour l’emmener à l’autre bout de l’île. Heureusement, personne d’autre ne conduisait sur l’île et les dangers de la route étaient minimisés. Il y avait certes des obstacles car de nombreuses voitures avaient eu des accidents mais il maîtrisait la situation - plus ou moins. La voiture qu’il avait trouvé n’était pas endommagée et plutôt petite mais il décida de se l’approprier. Après tout, il avait désormais les clés et les bus ne passaient plus. Le jeune homme fit attention à ne pas passer dans les endroits fréquentés, il ne fallait pas donner de mauvaises idées aux collégiens, si ceux-là se mettaient à conduire, ce serait très dangereux.

Arrivé à l’école primaire, il entra dans le bâtiment qu’il n’avait pas revu depuis des années. Heureusement, il n’y avait qu’une école sur l’île. Sam n’était pas sûr de savoir si Isobel était en primaire ou encore en maternelle mais ce bâtiment-ci était plus près. Au moment des disparitions, il ne devait pas encore y avoir beaucoup d’élèves à l’école puisque c’était avant l’horaire de commencement des cours. Personne n’était encore venu saccager ce bâtiment, les collégiens devaient d’abord s’occuper de leurs salles de classe si la destruction était dans leurs plans. La première pièce vers laquelle se dirigea Sam était le bureau du directeur. Il procéda par logique et alluma l’ordinateur. D’une part, la connexion au réseau était impossible et de l’autre, il n’avait pas le mot de passe. Il fouilla alors les tiroirs et les placards de toute la pièce mais aucun moyen de trouver des informations sur Isobel. Pourtant, avec un prénom original comme le sien, il n’aurait pas pu se tromper sur le dossier.
Sam abandonna et se rendit à l’étage où il entendait du bruit. Il y avait un petit groupe d’enfants dans une salle. Il discuta un peu avec la plus âgée, Louisa était en classe de 3e et faisait son stage dans les petites classes mais à cause de l’absence des professeurs, elle semblait avoir décidé de prendre la classe en charge, secondée par une CM2 qui semblait avoir un sacré caractère.

Après son escapade à l’école, Samuel reprit sa voiture et retourna chez lui.
Heureusement, Adam avait quitté l’appartement donc il n’avait pas à se préoccuper de lui. Il prit un sac qu’il remplit de quelques affaires utiles, d’autres qu’il ne voulait pas laisser dans son appartement, du tabac, et il s’en alla en fermant à clé derrière lui. Son demi-frère ne s’était pas donné cette peine, il était donc probable qu’il soit enfermé dehors mais Sam s’en contrefichais.
La halte suivante était l’appartement d’un de ses meilleurs amis. Noé habitait seul depuis sa majorité. Il y avait de fortes chances que si Victor avait disparu, ce soit également le cas de Noé étant donné qu’ils avaient le même âge. L’appartement n’était pas fermé et la clé était sur la serrure intérieure. Comme attendu, il n’y avait personne.

Sam se laissa tomber sur le lit de son ami et commença à fumer. Ce n’était qu’un petit studio mais il s’y sentait mieux que chez lui. Il s’accorda une heure pour faire le point avec tout ce qui s’était déjà passé aujourd’hui.

Ses idées de voyage étaient bousculées par la petite Isobel. S’il n’était pas tombé sur elle, il aurait trouvé tous les moyens possibles pour quitter l’île. Avant tout par nécessité. Étaient-ils les seuls ou le reste du monde était dans la même situation ? L’île était plutôt grande mais si tout ça était amené à durer alors elle deviendrait bien trop petite. Le cinéma lui avait bien appris que des gens - qu’importe leur âge - livrés à eux-même ne faisaient pas bon ménage et surtout finiraient par s’entretuer pour survivre. Ce n’était pas ici qu’ils allaient pouvoir commencer des cultures de pommes de terre et même si c’était possible, il faudrait une discipline que jamais ils n’arriveraient à atteindre sur l’île. Evidemment, les pensées de Sam tournaient et se retournaient à mille à l’heure dans sa tête et il visualisait le pire comme le meilleur. Il espérait toujours qu’à son réveil tout serait de nouveau comme avant. Etaient-ils les victimes d’un nouveau genre de jeu télévisé à l’humour douteux ? Il aurait pu croire n’importe quoi si sa mère et Noé n’avaient pas disparu, mais comme c’était le cas, il ne pouvait croire qu’à ces scénarios catastrophes.

Son ventre le rappela à l’ordre. C’était déjà le milieu de l’après-midi et la situation ne semblait pas revenir à la normale.
Il décida de se lever et de faire une escale à l’épicerie du quartier. Un rayon du magasin semblait avoir été dévalisé mais ce n’était rien à côté de ce que devaient subir les supermarchés. Il prit de quoi manger et quelques gâteaux avant de se rendre à l’orphelinat. Ils avaient sans doute déjà dû se nourrir là bas, au moins il ramenerait un goûter pour la petite Isobel et pour Abigaëlle.
La situation ne lui plaisait pas vraiment. Aller faire les courses et chercher Isobel dans sa petite voiture ? Comment la situation avait-elle pu tourner ainsi ?
Pour l’instant, sa journée était plutôt calme mais il était impossible qu’il puisse se construire une petite vie de cette façon, tout allait se compliquer.

Il se dirigea donc vers l’orphelinat où il n’avait évidemment jamais mis les pieds.

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