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LE TEMPS D'UN RP

Licorne et groseille à maquereau [Calville]

Calville
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Calville
Sam 1 Avr - 15:03
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Geralt de Riv

Je suis vieux , surement bien plus que vous ne pensez  un peu partout, surtout sur les routes et dans les auberges . Dans la vie, je suis un Sorcelleur. Attention différent d’un satané Sorcier ou Magicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma situation, je suis occupé quelques soirs, après quelques bières et quelques pièces et je trouve ca  .. bien ?..




Licorne et groseille à maquereau [Calville] - Page 4 Mission-impossible-6-fallout-gif-5b8eb5c82df6e


@MaulCosplay// image@Calville


Une branche qui craque.
Une puanteur qui s’élève dans le vent naissant.
Un pas lourd devant lui.
Voilà les  signes qui auraient pu alerter Géralt avant l’attaque.

Pourtant tout avait plutôt bien commencé.

Il s’était éloigné du groupe faisant autant de bruit que possible. Bien sûr pas de cri, pas d’épée qui cogne contre un arbre, pas de monture qui hurle à la mort. Non. Il savait ce qui les suivait. Il savait aussi qu’aucune de ces créatures ne se laisserait abuser par un piège aussi grossier. Alors une trace de pas par ici, une trace de sang sur un tronc, une branche qui se brisait à son passage. De légères choses qui allaient attirer le Fiellon, puisqu’il n’avait aucun doute sur son ennemi. Il en avait combattu un, une fois, mais ils étaient trois sorcelleurs à l’époque à avoir mis un terme à ces séries de morts brutales dans une des forets bordant le village d’Aedd Gynvael à quelques centaines de lieux de Kaer Morhen. Un des siens n’avait pas revu l’aube suivante. Mais c’était ainsi. Ils avaient fait ce pour quoi ils existaient. Tuer les monstres. Ne diton pas que seuls d’autres monstres en sont capables ?

Cette capacité à tuer, Géralt l’avait. Mais seul ? C’était un suicide organisé. Les Fiellons, eux, n’étaient jamais seuls, il le savait mieux que quiconque. Et ce n’était pas toujours les plus gros monstres les plus dangereux. Les nécrophages qui suivaient ce sillage de morts, de muscle et de sang, avaient leur force dans leur nombre. S’il survivait à l’attaque du Fiellon, surement périrait-il dans une des nombreuses vagues qui suivraient ses traces. C’était aussi pour cela qu’il hâtait le pas à l’opposé du groupe qu’il voulait protéger. Ce n’était plus ici une histoire d’argent, mais de survie. Sa propre survie et celle de ses compagnons de voyage.
Mais pour l’instant, il devait s’attaquer à un problème à la fois.  Il sortit une fiole de la sacoche qu’il emportait n’importe où, et en rependit le contenu sur sa lame d’argent.  L’huile suinta quelques instants en un bleu lumineux avant de se fixer au métal. La lame d’argent seule n’aurait pas le dessus sur la Bete, mais peut-être qu’avec cette huile contre les Vestiges des anciens temps aurait-il une chance de s’en sortir. Puis il se releva, continuant un chemin vers … il ne savait trop où, mais plus loin le soleil semblait reprendre vigueur parmi les arbres, une clairière devait surement s’afficher peu après. Tout à la réflexion de sa stratégie à venir, il fit l’erreur de stopper sa marche.

L’attaque avait été extrêmement rapide sous un hurlement qui s’entendait à des lieux à la ronde. Le Fiellon était apparu juste devant lui de toute sa grandeur. On pourrait croire ces créatures empotées par leur poids ou leur taille, mais il n’en était rien. La force brute de ces monstres bousculait tout sur son passage. Ils étaient monstrueux, musculeux et rien ne semblait pouvoir arrêter ce train en marche lancé à plein vitesse.  Les arbres pliés sous la force de leur passage, les cornes prêtent à l’embrocher, la gueule bordée de crocs, aucun abri assez important pour reprendre des forces. Géralt n’en était pas encore là s’appuyant sur les arbres et leurs branches pour prendre de la hauteur et frapper le plus haut possible. Le toucher au sommet du crâne n’était pas aisé tant la Bête en imposait. Il lui faudrait trouver autre chose pour le vaincre .. le ventre ? oui ca pourrait le faire, mais comment arriver jusque là sans se faire piétiner. Il était seul. Et son adversaire ne le quittait pas de son regard menaçant.

Mais ce qui avantageait le Sorcelleur par ses prises, le désavantageait par les obstacles que cela formait sur son chemin.  Et notre Fiellon semblait avoir faim.  Tant pis pour la stratégie, il fallait le tuer rapidement sinon Géralt ne serait plus assez alerte pour en venir à bout. Il savait qu’il ne s’en sortirait pas indemne mais l’idée de se retrouver à bout de souffle ou de force lui donna le courage de retrouver le plancher des vaches pour courir vers le halo de lumière que constituait la clairière. Il prit autant de distance que possible écoutant derrière lui les arbres qui tombaient sous la force destructrice du monstre. Puis peu à peu ce bruit diminua, jusqu’à cesser. Géralt stoppa sa course en avant pour faire face à celui qui hurla à nouveau. Il détailla un peu plus la bete, remarqua sa patte pliée, surement la raison pour laquelle l’odieuse créature ne l’avait pas encore rattrapé.

Pour la première fois depuis son départ du groupe, Géralt sourit.
Il avait une chance.

Galvanisé par cette idée, il fonça droit sur le Fiellon, épée en avant en hurlant de toute la force qu’il lui était possible. Le combat à mort venait de débuter réellement. Il glissa entre ses pattes espérant ainsi toucher les parties plus molles de la bete, taillant son flan à son passage, mais son ventre fut hors de sa portée quand une patte racla le sol pour tenter de choper le sorcelleur. Il roula sur le sol, frappa avec force les parties griffues qui allaient l’éborgner avant de s’éloigner se mettant hors de portée de la Bete. Les coups d’épées fusaient aussi rapidement qu’il le pouvait. Droite, Gauche, il sautait, se dégageait, hurlait, revenait au combat, un signe d’Aard utilisé plus pour s’éloigner de la bete que pour le soulever réellement, un signe d’Ignii qui brula un de ses yeux. Mais malgré tous ses efforts, la bête était toujours debout. Son épée commençait à peser, le souffle était plus court et saccadé, sa magie plus compliquée à trouver. Le sourire avait disparu de son visage, la partie serait plus dure qu’il ne l’aurait cru. Malgré ses blessures la bête n’était pas à terre.  

Il allait attaquer de front à nouveau, mais un bruit le retient. Un Cheval qui arrivait à vive allure droit sur lui. Plutôt droit sur la bete et une Saskya qui revenait pour .. pour quoi au juste. Elle allait se faire massacrer ! Mais le massacre n’arriva pas aussi rapidement qu’il l’aurait cru. La Beauté venait de taillader la créature et .. un Signe ?    

C’était la seconde fois qu’il la voyait faire un Signe. Si il avait douté la première fois, le doute ici se dissipait. Saskya était une élève. Pas encore Sorcelleuse puisque encore humaine et il l’avait vu sous toutes les coutures, mais d’un niveau assez élevé pour que ses Signes aient un impact reel sur les créatures ou hommes qu’elle combattait. Et ses doutes revenaient sur sa mission originale. Conduire une femme à l’échafaud, pourquoi avoir besoin d’un Sorcelleur pour cela ? Et pourquoi Lui en particulier, car on était venu le chercher dans son auberge alors qu’il n’avait rien demandé.

Il avait été floué ! Et en beauté.

La colère le submergea en une vague que rien ne saurait arrêter. Elle avait du bien rire de le charmer de la sorte et de le voir tomber dans son piège. On ne l’y reprendrait plus. Il se jeta sur le Fiellon en des attaques violentes, enragées, meurtrières. La colère, l’adrénaline ou les deux épées , peut-être un peu de tout cela, eurent raison du Fiellon qui tomba bel et bien mort à leur pied.


« On doit vite se barrer avant que d'autres créatures n'arrivent. J'ai envoyé le groupe vers Belhaven, nous y serons en sécurité. »

Il éloigna son arme d’un coup d’épée sonnant pour se rapprocher d’elle, lui attrapant la chevelure qu’elle venait de repousser de son visage. Son regard félin d’une teinte orangée plus sombre, signe de tourments.

- Il va falloir que tu t’expliques Saskya

La voix était froide, furieuse, bouillante. Un mélange de colère et de fatigue. Un mélange empreint de tristesse et de déception. Il s’était affaibli, jamais avant une personne n’aurait pu atteindre un cœur qu’il ne devait montrer.  Ils avaient d’autres priorités pour l’instant, mais celle-ci serait bientôt sur le haut de sa liste. Il relâcha sa prise avant de monter sur Ablette sans plus un regard sur elle, et partirent au galop pour s’éloigner autant que possible du Fiellon.. Peut-être que cela lui vaudra une chanson de son ami à plume qui restera dans les mémoires collectives pendant des années. Il ne leur restait que quelques lieux avant Behaven. Ils avaient réussi à s’en sortir. … Presque.

Quelques gargouillis. Et des dizaines .. non des centaines de Nekkers apparurent devant eux, derrière eux.. partout. D’un regard sans autre signe, le couple sauta de sa monture pour faire face. La crainte du Sorcelleur venait de se réaliser. Les Nécrophages n’étaient jamais loin du Fiellon profitant des restes que ce dernier n’avalait pas. Mais cette fois ci il y en avait trop. Pourtant aucune des deux ne fit un pas pour fuir. Non seulement c’était inutile, mais aucun des deux ne mourrait ainsi.

Le combat reprit.. et les épées furent plus efficaces que prévu. Malgré le nombre, aucun des Nekkers ne put passer la barrière que formaient Saskya et Géralt. Comme si ils avaient toujours combattu ensemble, ils frappaient, se relayaient, se protégeaient mutuellement. Meme si la fatigue des deux combats coup sur coup se faisait sentir, aucun ne flanchait et meme ils gagnaient du terrain. Jusque ce que … soudainement une autre monture fit son apparition et un Jaskier en costume framboise ne se jete dans la bataille en hurlant . L’image aurait pu être amusante si ce n’était pas la chose la plus idiote qu’ait fait le barde . Il se retrouva le cul à terre après avoir été désarçonné et en plein milieu  d’un groupe bien décidé à en faire son prochain repas.

- Quel idiot ! grogna le sorcelleur avant de se précipiter vers lui, pour faire obstacle aux Nekkers en s’imposant entre eux et leur futur festin emplumé. A trois ils attaquèrent d’un esprit presque coordonnées, si deux d’entre eux eurent la tete coupée, le troisième échappa de peu au cisaillement pour se glisser sous sa garde et l’entailler profondément au niveau du ventre.  Un cri .. une douleur qui fuse en lui, le tétanisant l’espace d’un instant. Il est blessé .. gravement .. mortellement … Il le sait et le dernier regard qu’il porte sur son ami.  Les forces lui manquant alors qu’il cherche à reprendre une respiration perdue et puis... le noir.


Une douce chaleur se repend en lui. Agréable. Tendre.
L’air qui entre dans ses poumons, une grimace alors que son torse se soulève … Il a mal . Partout … Il vit encore.
Les paupières commencent à s’ouvrir. La Lumière lui fa
it mal aux yeux. On le secoue. Brusquement.
- Géralt ! Réveille-toi Crénom ! Géralt !
- C’est bon arrête de hurler.
- Par Melitele il est en vie
- Bien sûr que je suis en vie qu’est-ce que ..

Le Fiellon. La Bataille. Les Nekkers. Tout lui revient en tête en un coup. Plus brutalement qu’il ne l’aurait dû il se relève à moitié portant la main à son ventre. Il était mort .. l’est- il encore et Jaskier chargé de l’emmener vers une hypothétique lumière ? Non ça serait trop cruel. On a voulu le soigner .. Il souffle .. Souffre ….reprenant des esprits qui tentent de s’imaginer ce qui a pu se passer durant le laps de temps où il n’était plus là. Il n »aura pas le temps de poser la question que Jaskier semble envieux de déballer tout ce qui s‘est déroulé depuis l’heure précédent, encore sous le coup de l’adrénaline dans les veines.

- Saskya .. C’est Saskya, elle t’a soigné mais .. Elle ne va pas bien, je ne sais pas quoi faire Géralt.


La voix effrayée de son ami finit de le ramener parmi les vivants. Il jeta un œil circulaire sur les cadavres de Nekkers et sur un autre corps qui se tordait de douleurs. Il se traina sans réussir à se lever vers elle, la retournant sur le dos. Les veines du cou de la jeune femme avaient une teinte violacée, son visage pale ressemblait à un champ de bataille où se mêlaient douleurs et agonies. Le diagnostic était sans appel, Elle se mourrait.
- Mais qu’est-ce que tu as fait  .. Une main sur sa joue brulante.
- Elle a bu une de …
- Jask amène moi ma sacoche vite.

Le barde ne s’en fit pas prier et retourna au rocher où se trouvaient sacoche et armes pour la lui ramener . Le Loup en sortit une fiole blanche et une aux teintes grises qu’il déboucha en arracha le bouchon des dents.
- Saskya, boit ça. * La jeune femme semblait vouloir éloigner les fioles de sa bouche * - Non. Tu m’écoutes, tu bois ça. Maintenant.
A peine lui laissa-t-il le choix que l’embout des deux fioles se trouvèrent introduites au coin de ses lèvres – Boit. La question de vie ou de mort se lisait dans son regard orangé.

Behaven.

Le groupe était arrivé plus ou moins intact et avait attendu les trois aventuriers. Comment ceux-ci avaient-ils pu arriver en un seul morceau jusqu’à l’auberge cela restera un mystère pour les compagnons. Géralt tenait à peine sur Ablette, Saskya était portée à travers sa propre monture, c’était Jaskier le plus fringant des trois.


3 jours plus tard

- Bonjour Saskya. Jaskier était penché au-dessus d’elle et la regardait gravement. – Ne t’inquiète pas tu es hors de danger maintenant, il te faut juste du repos.
- Non .. Géralt n’est pas là .. Il t'a veillé deux jours et après … * un soupire * il a dit de te rendre ceci * le barde désigna un sac en toile. *- c’est l’argent qui nous a été donné pour t’amener a Métinna. Il a dit que tu saurais le rendre à qui de droit. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre vous, mais .. Mais je sais une chose. Je ne verrais plus mon ami pendant longtemps ;  et tu en es responsable.

(Merci à @Mioon pour sa patience)



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Mioon
Mer 24 Mai - 18:28

Saskya
J'ai XX ans et je vis à XX.
A venir

Informations supplémentaires ici.


Yennefer de Vengerberg :copyright: Mioon


« Bonjour Saskya. »

Dans un sommeil lourd et difficile, la Belle s’agitait sans fin, et ce fut une voix familière qui la ramena à la surface. Avec peine, elle s’accrocha à cette voix, à cette lumière qui filtrait sous ses paupières, et elle ouvrit les yeux comme une bulle qui vint crever la surface de l’eau. Ses poumons lui donnèrent l’impression de se déchirer, mais malgré cette horrible sensation, elle tenta aussitôt de se redresser.

« Ne t’inquiète pas tu es hors de danger maintenant, il te faut juste du repos.
- Geralt… comment va-t-il ? Je dois lui parler...
- Non .. Géralt n’est pas là .. Il t'a veillé deux jours et après … il a dit de te rendre ceci… c’est l’argent qui nous a été donné pour t’amener a Métinna. Il a dit que tu saurais le rendre à qui de droit. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre vous, mais .. Mais je sais une chose. Je ne verrais plus mon ami pendant longtemps ;  et tu en es responsable. »

À ces mots, la tête de Saskya retomba sur l’oreiller, un soupir lourd franchit la barrière de ses lèvres, et elle ferma les yeux comme pour se couper du monde. Geralt savait, c’était terminé. Quelque part, voir ce mensonge prendre fin la soulageait, mais malheureusement, cela avait aussi des conséquences qui pourraient s’avérer dramatiques. Pour elle, pour lui. Son cœur se serra, mais elle tâcha de repousser ces pensées-là afin d’être la plus pragmatique possible. Serrant les dents pour contrer la nausée qu’elle sentait ramper dans son estomac, la Belle repoussa les draps et se releva sans attendre, mais elle dut s’appuyer de tout son poids sur le bois de lit lorsque le monde se mit à tourner autour d’elle. Elle avait besoin de repos, elle le savait, mais le temps pressait.

« Rassemble tout de suite tes affaires, nous devons partir au plus vite. » déclara-t-elle d’une voix aussi affirmée que possible.
« Quoi ?! Est-ce que tu as entendu ce que je t’ai dit ? Geralt est...
- Écoute Jaskier, tu pourras m’en vouloir autant que tu veux lorsque tu seras en sécurité, mais ce n’est pas le cas. Alors tu te tais, tu remballes tes affaires, tu vas payer l’aubergiste et tu m’attends à l’écurie. Point. »

Malgré la fatigue et les cernes qui lui mangeaient le visage, son ton n’admettait pas d’opposition, et il n’y en eut pas. Comprenant certainement qu’il se passait quelque chose, Jaskier jugea plus opportun de se taire et d’obéir. Ouvrant la porte à la volée, Saskya retrouva les nains qui buvaient et discutaient au coin de la cheminée en compagnie du garde.

« Zoltan, toi et les tiens, rentrez immédiatement à Mahakam. Emmène aussi Otto avec toi, il sera plus en sécurité là-bas. Laissez passer quelques mois avant d’en ressortir, c’est compris ? »

Le nain le regarda un moment, but une longue gorgée, s’essuya sa barbe d’un revers de main puis hocha la tête avec gravité.

« Il s’passe quelque chose de grave, hein ? Baah, on avait prévu de rentrer dans pas longtemps d’toutes façons, c’est qu’on a aussi du boulot chez nous. Et Jaskier?
- Je vais l’emmener plus au nord, il sera en sécurité à Novigrad ou en Oxenfurt.
- Et toi ? Parce qu’arrête moi si j’me trompe, mais tout ça tourne autour de toi, hein ? »

Décidément, les racistes se trompaient lourdement en pensant que les nains étaient des abrutis, et la Belle lui adressa un sourire désolé.

« Je suis désolée pour le dérangement occasionné. Rassemblez vos affaires sans traîner, on se retrouve tous aux écuries. »

Zoltan approuva d’un signe de tête, apparemment pas surpris de ne pas avoir obtenu de réponse, et Saskya avait à peine fait volte-face que le petit groupe terminait déjà les chopes avant de rejoindre les chambres. Une demi-heure plus tard, ils étaient tous prêts. Une chaude odeur de foin planait dans l’écurie, les chevaux étaient tantôt scellés, tantôt harnachés. Dans sa chambre, la jeune femme avait coupé en deux la récompense de Nilfgaard, et elle tendit l’une des bourses de Zoltan. « Pour le dérangement occasionné. » précisa-t-elle en donnant l’autre à Jaskier. Le barde semblait bouder, mais il ne dit rien. Bientôt, le groupe partit enfin, chevaucha ensemble pendant plusieurs kilomètres, puis se sépara à son tour.

Sans perdre de temps, Saskya et Jaskier mirent bon train vers le nord, ne s’arrêtant que le minimum, comme s’ils avaient toutes les armées du monde à leurs trousses. Le barde s’en étonna plusieurs fois, râla contre cette avancée trop rapide et trop fatigante à son goût, mais il dut attendre d’arriver à Brugge pour que la Belle consentit à prendre un peu de repos dans une auberge. Depuis des jours qu’ils chevauchaient, Jaskier était totalement fourbu, et il mangea à peine qu’il alla aussitôt se coucher pour dormir près de vingt-quatre heures. Ce fut donc le second soir à Brugge qu’il réclama de nouveau des explications, et que la jeune femme les lui donna. Pas tout, mais une bonne partie.

Son passé d’apprentie Sorceleuse, la destruction de Sarda et le massacre des siens, sa survie, sa capture, sa longue détention puis le changement d’empereur. Ce soir-là, elle parla longuement, s’excusa à plusieurs reprises, puis informa le barde qu’elle comptait bien l’escorter jusqu’à Novigrad ou Oxenfurt, où il ferait mieux de rester pendant quelques mois. Après tout, il était le plus proche ami de Geralt, et il était évident que Nilfgaard serait prêt à tout pour capturer enfin sa proie. Elle mentionna également que si jamais il croisait le Sorceleur, il devrait l’informer du risque qui planait sur sa tête, et Jaskier approuva. La suite du voyage dura encore plusieurs jours, et Saskya accompagna le barde jusqu’aux portes de Novigrad avant de disparaître.


****


Île de Spikeroog – Trois mois plus tard

Une odeur épouvantable régnait sur le village dévasté. Des maisons éventrées par quelques griffes démesurées s’étaient effondrées sur elles-mêmes, des crevasses s’ouvraient dans la terre de certains chemins. À l’intérieur de la vaste demeure du Jarl, des dizaines et des dizaines de cadavres pourrissaient lentement. Certains étaient morts depuis des semaines, le dernier avait rendu l’âme ce matin. Un remugle ignoble de charogne, de déjection et de sang saturait l’atmosphère, et l’estomac de Olaf n’avait pas tenu. Penché sur le bord du fossé, il gerbait tripes et boyaux en geignant. Il avait pourtant tenu courageusement la main de la gamine qui avait agonisé en dernier, mais sitôt qu’elle avait rendu l’âme, il avait craqué et avait fuir dehors.

À l’intérieur, la haute silhouette d’un homme chauve et bien bâti inspecta longuement les corps, puis il sortit à son tour. Un tissu posé sur son nez avait filtré le pire de la puanteur, un médaillon à la forme de Griffon brillait sur son armure de cuir clouté. Dans son dos, ses deux épées étaient bien visibles, sans oublier la hache qui battait contre sa cuisse. Thorvald était un homme solide et un Sorceleur réputé, il n’était donc pas étonnant que ce fût vers lui que Olaf se fût tourné.

Retirant le linge de sur le bas de son visage, il rejoignit son client qui avait terminé de vomir et se rinçait la bouche à coup de bière tiède. Sitôt qu’il fut proche, il lui tendit aussitôt son outre, et Thorvald accepta, but une grande lampée, puis s’assit à côté de lui sur l’arrière de sa charrette.

« Parle, je t’écoute.
- On avait plus de nouvelles d’mon fils depuis trois bonnes semaines, alors j’suis monté voir si tout allait bien. Quand j’suis arrivé hier avec mon beau-frère, on a trouvé tout comme vous l’voyez maintenant. L’village détruit, tous les cadavres… j’ai envoyé mon beau-frère à Svorlag pour tâcher d’trouver un Sorceleur, et moi j’suis resté ici. Une gosse était encore vivante, j’voulais pas la laisser mourir toute seule…
- Elle a dit quelque chose sur ce qui s’est passé ici ?
- Elle avait d’la fièvre, elle délirait. Elle a parlait d’un monstre que personne avait jamais vu et qu’avait ravagé tout l’village, des blessures qui guérissaient pas, d’la fièvre qu’a contaminé tout l’monde… elle s’étouffait, c’était pas beau à voir… comme si elle s’noyait... »

D’un geste viril, Thorvald lui serra l’épaule, et le pauvre paysans but une nouvelle gorgée de bière. De la mousse lui coula le long du menton, il s’essuya d’un revers de manche tandis que le Sorceleur était reparti en direction de la demeure du Jarl avant de s’arrêter.

« Je vais effectuer quelques prélèvements mais ensuite, il faudra brûler la maison et tous les corps avec. Tu pourras t’en occuper ?
- Les brûler ? Mais… pourquoi ? On devrait pas plutôt les enterrer, c’est plus respectueux…
- On ne sait pas du tout quelle créature a provoqué ce carnage, ni si la fièvre qui a tué tout le monde est contagieuse. Dans le doute, mieux vaut tout brûler.
- Euh… d’accord maître Sorceleur, j’vais aller demander de l’aide à Svorlag et on s’en occupera. Et… merci... »

Thorvald se contenta d’un signe de tête pour toute réponse, puis il entra à nouveau dans la vaste maison.


****


Kaer Morhen – Neuf mois plus tard

Dans la froideur matinale, les vieux os de Vesemir grinçaient désagréablement. Le Sorceleur n’était plus tout jeune, mais il demeurait toutefois en parfaite forme. Aussi parfaite que possible en tout cas. Ce qui n’était pas le cas de Geralt qui, depuis son retour à Kaer Morhen, s’était enfermé dans le mutisme et la solitude. Au début, l’ancêtre avait respecté son besoin d’isolement et l’avait laissé tranquille, mais après près d’un an à ce régime, il en avait assez. Geralt devait se reprendre, et s’il devait le traîner par le fond de son pantalon pour ça, il le ferait, foi de vieux loups !

En armure, les deux lames impeccablement entretenues dormant dans leurs fourreaux, il se mit ainsi en quête de son ‘’fils’’ dès les premières lueurs du jour. Sans surprise aucune, il le retrouva près d’une des tours effondrée de la forteresse, là où il passait le plus clair de son temps depuis son retour, et il se flanqua devant lui en se raclant la gorge.

« À la bonne heure Geralt, tu es déjà levé et tu as l’air en forme. Je pars en chasse et tu viens avec moi, alors dépêche-toi de te préparer. »

De sa voix rauque et usée par les années, Vesemir avait légèrement insisté sur le ‘’tu viens avec moi’’, lui signalant ainsi qu’il s’agissait d’un ordre et que son opinion n’était pas demandée. Bras croisés sur son torse, il attendait, un air déterminé plaqué sur son visage ridé.



Licorne et groseille à maquereau [Calville] - Page 4 Me3t

"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

R. Matheson
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@MaulCosplay// image@Calville


Il avait saisi. Tout ce qui s’était tramé pour que Saskya arrive jusqu’à lui. On voulait quelque chose de lui, et si il en ignorait encore les raisons obscures,  une chose semblait certaine dans son esprit, il avait été floué. Dans les sentiments intenses qu’il avait ressentis pour Saskya, dans la mission qu’on lui avait confiée, il en venait même à douter des amis nains qui avaient partagé leur voyage. Ce qui au plus loin de ce qu’il pouvait se rappeler était une première.

Prenant toujours soin d’oublier qu’il était encore humain, Il gardait les gens à une distance raisonnable d’un cœur qu’il tentait d’oublier. Son physique aidait beaucoup en cela, sa réputation de Boucher De Blaviken encore plus. Ici, il avait été imprudent, plus que cela même, suicidaire et il en pairait le prix.


Quittant l’auberge sans un regard en arrière, pas même pour Jaskier qui avait refusé de laisser la jeune femme s’éveiller seule,  il laissa Ablette choisir son chemin simplement juchée sur elle. Pendant près d’une semaine, il ne dormit presque pas, mangea encore moins, n’ouvrit pas la bouche ; n’observa même pas le paysage qui le menait plus au nord. Inerte dans un corps en mouvement. Peu lui importait le froid, les gens qui l’observaient d’un œil méfiant, d’autres qui crachaient sur son passage. Son réveil se fit dans une des forets de Ellander, réputée pour les monstres qu’elle abritait. Il s’y enfonça sans hésitation, un monstre de plus, qu’est-ce que cela changerait ?  

Six mois plus tard

- Bouhhhh... Ahhhhh.... Bouuhhhh... Ahhhhh

Tantôt cachée, tantôt pas.
La jeune fille blonde prénommée Manon était l’ainée des sœurs à 15 ans et se devait de prendre soin des petites après avoir longuement travaillé et pendant que leurs parents étaient encore dans les champs avec Richard et Enguerrand respectivement 13 et 11 ans. Elle avait choisi d’aller près de la rivière avec Marie 6 ans, et Ange, presque un an. C’est cette dernière qui riait à gorge déployée devant ce « bouhhhh ahhh » de sa grande sœur qui se cachait les yeux avec ses mains dans les « bouh » pour les ouvrir en grand et chatouiller la petite dans les « Ahh ».


 L’après-midi avait été étouffant de chaleur, et se trouver près de l’onde tranquille leur permettait de prendre un peu de fraicheur. S’en suivrait surement un bain dans la rivière avec ses frères si ils arrivaient rapidement, sinon tant pis pour eux. Encore dix minutes, et elle n'attendrait plus. Le rire de sa petite sœur était un hymne chantant à la vie, et plus elle passait du temps au « bouhhhh » plus le rire était intense. Une idée. Autour d’elle Marie courrait après un papillon en riant tout autant. L’idée de lui faire des chatouilles pendant au moins une minute la traversa, mais il fallait préparer avec un bouuhhh interminable ! Prise de respiration et Bouuuhhhhhhhhhhh quelques secondes, une dizaine de seconde, deux dizaines de secondes.

Ce qui la surprit fut le silence de sa petite sœur. D’habitude celle-ci riait aux éclats, mais pas là. Peut-etre venait-elle de lui faire peur ?  – c’était juste une bla … Elle s’interrompit après s’être découvert les yeux. Devant elle, il n’y avait plus de sœur, juste l’herbe quelque peu tassée là où se trouvait Ange et un étrange liquide rouge et violet. – Marie ! je vais le dire à maman que tu as porté Ange ! elle t’a dit que tu étais trop petite ! Parfois il fallait savoir faire peur avec les parents sinon elle ne s’en sortirait pas !

Un frisson qui la traverse, le soleil semblait caché par un nuage juste derrière elle. Elle se releva regardant droit devant elle si elle n'apercevait pas une tête blonde au dessus des herbes hautes, puis commença à faire un tour sur elle-même – Mar… Une goulée d’air est avalée retenant la dernière syllabe du prénom de sa sœur. Un cri déformé par la peur s’en suivit, puis le silence.

Trois semaines plus tard, Armand était venu voir Rudolpf, ce dernier lui devait quelques bottes de blé et l’automne ne tarderait pas. Il faudrait encore sécher le tout, battre le blé et garder le fourrage pour ses trois vaches. On n’avait pas vu le père de famille au marché depuis presque un mois, et l’idée qu’il se cache pour ne pas payer ses dettes vient à l’esprit d’Armand. C’est pour ca que le paysan arrivait avec sa charrette près des champs de son débiteur, ça ne se passerait pas comme ça. Crénom ! En parlant de champ, ils ne semblaient pas moissonnés et même en piteux état, les épois étaient à moitié ecrasé et une horde de corbeaux faisaient un festin! Oh ca, ca voulait dire on ne te paiera pas, un de mes enfants est malade je n’ai pas pu récolter le blé. De gré ou de force, Rudolf le dédommagerait. Un renard passa en trombe devant la charrette avec un bout de viande légèrement violacée dans la gueule.
Un frisson en regardant le champ et ses occupants à poils et à plume ... Une mauvaise impression. Et un cri d’horreur en trouvant un des cadavres, aux trois quarts dévoré.


Quelques mois de plus, Kaer Morhen

Le souffle froid sortait à peine de ses lèvres. Concentré sur sa respiration, concentré sur son entrainement, il faisait abstraction des autres sorcelleurs qui bataillaient en duel d’entrainement autant que du froid qui l’agressait de ses morsures sur son torse dénudé. Ouvrant les yeux qui pétillèrent à l'aube naissante, il sauta sur sa proie, en deux secondes, plusieurs coups mortels lui furent portés, dont un à la gorge que Géralt avait ouvert de part en part. Le mannequin laissa s’échapper sa paille et finit par tomber lamentablement au sol, vidé de tout côté de sa substance. Une cible bien trop facile. Mais ca lui faisait au moins un vague entrainement.

Depuis son retour à Kaer Morhen quelques semaines plus tôt, Il s’était fait un devoir d’améliorer sa passe d’armes, même si cette dernière était déjà mortelle pour celle et eux se trouvant être sur son chemin. Les heures et les heures d’entrainements journaliers ne suffisaient cependant pas. Malgré ses blessures diverses marquant son corps, la plus grande était invisible. Vésémir était le seul au courant de l’histoire complète. Une seule fois Geralt s’était confié à son ami, puis il avait tenu le silence presque total. Il avait passé ces derniers mois dans la Foret d’Ellender, se créant une zone sure au plus profond de celle-ci. Quelques monstres avaient bien tenté de faire du Sorcelleur son repas, mais ils avaient regretté cette témérité gustative. Après avoir tué une Kikimorrhe,  et quelques loups garous, la zone où il demeurait était esquivée par ce qui restait des monstres du coin. Il avait vécu sans voir d’humains ou d’humanoïdes pendant quelques mois, sans parler sauf à sa monture pour la rassurer, vivant dans une grotte spartiate, jusqu’à l’arrivée de l’Hiver.

Plus pour la fidèle Ablette que pour lui, il retourna à Kaer morhen, permettant à sa monture de retrouver une etable digne de ce nom. Son épée se leva au dessus du mannequin battu pour l’assaillir de coups, brisant les derniers bouts de bois qui tentaient de maintenir une forme humanoïde à ce mannequin. A l’arrivée de Vésémir le pauvre n’était plus qu’un amas de bois et de paille ne ressemblant plus à rien..

« À la bonne heure Geralt, tu es déjà levé et tu as l’air en forme. Je pars en chasse et tu viens avec moi, alors dépêche-toi de te préparer. »


Un long soupir qu’il ne retient pas. Vésémir l’emmerdait à vouloir le sortir de la Citadelle. Il n’était pas revenu ici pour retrouver une vie normale, des compagnons d’armes ou des amis, non, il voulait quelques mois de calme avant de repartir en exil volontaire.  Mais son vieil ami s’était fait une obligation de vouloir l’occuper et lui changer les idées.  Un « non merci » lui vient naturellement à l’esprit pour toute réponse.  Mais il savait qu’il s’engageait dans une discussion sans fin qui finirait par son abdication devant le coté bourrique têtu du vieux sorcelleur . Son épée plantée au sol il observa celui qui pouvait se rapprocher le plus d’un père. Autre soupir. Avant de saisir la garde de son arme et  l’enfuir dans son fourreau.
Il avait perdu sans même vouloir discuter
.

Et puis si ils chassaient un bon gibier, Géralt se voyait bien lui fourrer la bouche avec une entrecôte fraiche et saignante. Quelques heures au calme en prévision. Sans un mot de consentement,  il se retourna et partit à la citadelle pour se vêtir. Son éternelle cote de maille fut agrémentée d’une lourde cape sertie de fourrure. Ses épées dans le dos, une arbalète pour la chasse à la gallinette cendrée ou pour un gibier plus gros. Ce dont il ne doutait pas, Vésémir aimait chasser imposant et dangereux malgré son âge et il ne l’entrainerait pas pour rien. Et derrière l'excuse de la chasse surement un sermon sur son comportement vis à vis de ce qu'il s'était passé voici presque un an de cela.

Un demi journée plus tard.

Il n'y avait pas eu un seul mot entre les deux, une tentative de sermon du vieux sorcelleur s'etait soldée par un grognement du Riv. Non il n'était pas d'humeur, encore moins aujourd'hui alors que le froid les tenaillait.. ainsi que le souvenir d'une certaine nuit sous quelques fourrures ... Double grognement. Et le silence seulement contrarié par les sabots sur le sol gelé. Ce fut de Riv qui stoppa sa monture pour se fixer devant Vésémir.


- Vésémir, vas-tu me dire où nous allons ? Nous sommes passés devant les trois spots de chasses les plus prolifiques. Quoique tu veuilles me faire faire, c'est NON.

C’était un reproche sans meme le cacher. Depuis que Vésémir s’était pris à l’idée de le sortir de sa torpeur silencieuse, ca devenait presque un jeu pour lui de le mener n'importe où, pour n'importe quoi.



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Mioon
Mar 12 Sep - 17:42

Saskya
J'ai XX ans et je vis à XX.
A venir

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Yennefer de Vengerberg :copyright: Mioon


Durant toute une partie de la journée, les deux Sorceleurs avaient chevauché sans un mot. Au pas, au trot et au galop, Vesemir avait mené leur duo jusqu’à former une large boucle autour de Kaer Morhen, il s’était stoppé plusieurs fois afin de vérifier quelques traces et ramasser quelques herbes, mais il n’avait pas jugé bon de s’expliquer sur ses raisons. Deux mètres derrière lui, Geralt ne semblait de toutes façons pas disposer à discuter. Son visage était grave, fermé. Cette histoire avec la jeune femme qu’il devait escorter le hantait toujours, pas besoin d’être spécialiste des plaies de l’âme pour s’en douter. Autant ne pas le nier, le vieux Sorceleur en avait assez de cette situation, et lorsque son ‘’fils’’ vint se placer devant lui afin de le contraindre à s’arrêter, un grognement lui échappa. Manifestement, cette manière de s’exprimer était une mauvaise habitude passée de l’un à l’autre…

« Nous ne chassons ni l’élan ni le griffon, il n’était donc pas utile de se stopper là. »

D’un léger coup de talon, il éperonna sa monture, mais Ablette n’avait pas bougé d’un centimètre. L’autre tête de bourrique n’avait manifestement pas l’intention de continuer cette balade sans une bonne explication, et Vesemir grommela de manière plus appuyée.

« Rha Geralt, pousse-toi, veux-tu ? Je peux comprendre que cette histoire t’ait affecté, mais il est plus que temps que tu te reprennes. Ta masse musculaire a fondu depuis que tu as décidé de t’encroûter à Kaer Morhen, et tu es tellement discret que tu n’as même pas remarqué que quelque chose se tramait. Tu te ramollis. »

Et fort de cette constatation, le vieux Sorceleur traça un signe discret, et Ablette lui céda le passage avant de se positionner à côté de lui pour reprendre une avancée tranquille. Vesemir n’aimait pas user de Magie contre les bêtes, mais il n’avait pas non plus envie de s’engueuler avec Geralt. Depuis que celui-ci avait fuit sa mission, il était devenu plus sauvage, ce qui ne manquait pas d’inquiéter son aîné. Son séjour prolongé dans la forêt d’Ellender l’avait ramené amaigri à la citadelle, il donnait l’impression de ne pas être au meilleur de sa forme malgré ses entraînements. Ou plutôt, il donnait l’impression de s’entraîner jusqu’à l’épuisement, ce qui n’était bon ni pour le corps ni pour l’esprit…

Maintenant tous les deux à la même hauteur, parler était plus aisé, et Vesemir posa une main ferme pour lui serrer l’épaule.

« Une nouvelle menace nous arrive dessus, et je redoute que tu ne sois pas prêt. J’ai envoyé Lambert entrer en contact avec d’autres Sorceleurs il y a une semaine mais il n’est toujours pas rentré, j’espère qu’il le fera bientôt. Herbert de l’école du chat devrait normalement arriver avec Karinna de l’école de l’Ours ce soir. »

La voix du vieil homme s’était radoucie, et il laissa passer quelques instants de silence afin que Geralt ait le temps de digérer ces informations. Les réunions de Sorceleur étaient rarissimes, ce qui suffisait à attester de la gravité de la situation. Mais alors qu’il s’apprêtait à reprendre la parole, son nez se fronça, et les deux chevaux se stoppèrent en même temps. Quelqu’un se trouvait non loin, il avait senti un parfum discret mais néanmoins bien présent.

« Pas ce soir finalement… je connais deux emmerdeurs pressés d’arriver !
- Eh, je ne te permets pas, Vesemir ! »

Une voix féminine et haut perchée venait de se faire entendre, et deux silhouettes sortirent du bois. La première était celle d’une grande femme blonde, si carrée d’épaules et musclée qu’on aurait aisément pu la prendre pour un homme sans son opulente chevelure d’or. Le second était un homme qui paraissait presque fluet à côté d’elle. Ses cheveux gris coiffés en catogan, le visage parcouru de rides, il était sans doute aussi vieux que Vesemir, si ce n’était davantage.

« C’est un fait Karinna, tu es une fieffée emmerdeuse et j’aurais préféré voyager avec un loup-garou plutôt qu’avec toi.
- J’en ai autant pour ton service, Herbert ! Je ne comprends d’ailleurs même pas pourquoi Vesemir t’a invité : un vieillard dans une équipe, c’est largement suffisant, pas besoin de s’en coltiner deux ! »

Les deux vieillards en question grognèrent, et Vesemir mit pied à terre afin d’offrir une solide accolade à leurs visiteurs. Aussitôt, les visages s’animèrent de sourires sincères, et Karinna se colla face à Geralt, poings sur les hanches. Même le Loup Blanc paraissait petit à côté d’elle, elle lui rendait facilement deux têtes !

« Geralt ! Mon dieu, que tu as grandi ! La dernière fois que je t’ai vu, tu étais encore un gamin, c’était avant l’attaque de Kaer Morhen ! »

Elle en profita d’ailleurs pour lui coller une grande claque amicale dans le dos, de quoi briser toutes les vertèbres d’un humain normal. De leur côté, les deux aînés affichaient tous les deux le même air inquiet.

« Alors, ton minot est revenu avec les autres ou pas encore ?
- Pas encore, mais il devait se rendre à Novigrad pour y récupérer plusieurs Sorceleurs de Skellige, alors ce n’est pas impossible qu’ils aient un peu de retard. Nous venons d’effectuer une large ronde avec Geralt et je n’ai détecté aucune trace autour de Kaer Morhen, nous sommes donc tranquilles pour quelques jours.
- Qui as-tu de présent actuellement ?
- Geralt, Eskel et Coën. Il y a aussi Léo mais il n’a pas passé l’Épreuve des Herbes. »

Herbert acquiesça d’un signe de tête. Tout naturellement, les quatre s’étaient réunis en un cercle pour pouvoir parler plus aisément, et un instant de silence passa avant que Vesemir ne s’ébroua.

« Bien, nous ferions mieux de rentrer dans ce cas, la nuit ne devrait plus tarder à tomber.
- Passez devant les ancêtres, je reste en arrière avec Geralt pour essayer d’attraper le repas de ce soir ! »

Les ancêtres la toisèrent d’un nouveau regard blasé, et tout le monde remonta en selle. Karinna en profita pour tirer une arbalète plus grande que la normale d’une poche de sa selle, encocha une flèche, puis se tourna vers le Loup Blanc.

« Alors gamin, ces fameux spots de chasse ?! »

Sans attendre, Vesemir et Herbert partaient déjà en direction de la citadelle, laissant aux deux autres le soin de capturer une beau gibier pour pouvoir se remplir la panse de viande ce soir.



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"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

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