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 Licorne et groseille à maquereau [Calville]

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Calville
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Geralt de Riv


Je suis vieux , surement bien plus que vous ne pensez  un peu partout, surtout sur les routes et dans les auberges . Dans la vie, je suis un Sorcelleur. Attention différent d’un satané Sorcier ou Magicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma situation, je suis occupé quelques soirs, après quelques bières et quelques pièces et je trouve ca  .. bien ?..




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@MaulCosplay// image@Calville


La culture et l’art étaient donc quelque chose auxquelles leur prisonnière était sensible. AMOUREUX il en était amoureux le Jaskier. Un amour éphémère qui ne durerait pas plus loin que la nuit, mais un amour tout de même.  - Oh. L’exclamation de Jaskier qui était sincèrement étonné d’apprendre que cette magnifique brune était seule, sans attache, sans homme à ses cotés. Même si il ne voyait pas avec une marmailles autour d'elle. - Je croirais entendre Géralt. Prenant une grosse voix en se gonflant comme un coq sorceleur que venait approfondir sa plume rebelle- Oh non ma vie n'est pas intéressante. Oh non Jaskier je n’ai pas le temps de me poser. Oh non pas de femme pour moi pouah pouah pouah . Le sorceleur en question tourna légèrement la tête vers lui, cachée sous son capuchon, à cette imitation grotesque mais ne répondit pas. Ce qui ne l’empêcha pas de se prendre la suite de la conversation Jaskier ayant bien perçu le regard de reproche de son ami- oh ne me regarde pas comme ca tu sais que j’ai raison Géralt ! Puis reportant son regard sur Saskya - N’aies crainte Belle Sirène de  Gors Velen * Et là sa voix avait retrouvé quelques octaves d’assurance, retrouvant courage et inspiration, montant d'octave en Octave , autant que se retrouvant presque debout sur ses étriers - Je vais t’encenser, te créer une vie onirique que l’on contera dans le monde entier ! . Son bras s’était levé vers le ciel emporté par ses mots la plume de son chapeau semblant bourdonner, et les idées qui lui venaient par dizaines. Derrière, un des soldats se passa la main sur le visage pratiquement désespéré.

Et ce voyage annoncé comme calme avait mal commencé avec ces villageois apeurés, et au courage allant et venant comme une flamme en plein vent. Mais loin d’être des lâches, ils avaient prouvé à Géralt que le danger les guetterait et que ce qui semblait aisé ne le serait pas tant que cela. Une simple escorte qui allait sentir la mort et le sang sous peu, c'etait aussi évident que de vous faire dévorer par une Brouxe qui les surprendrait. C’est aussi pour cette raison que le Loup Blanc avait rapidement dévié des routes normales pour se fondre dans le paysage embrumé et glacial. Ce n’est qu’à la halte qu’il prit le soin de s’occuper de sa monture et de relâcher la pression sur la progression du groupe. Ils étaient encore en terrain connu pour le sorceleur, la suite serait bien moins facile. Ablette avait été parfaite sous tout rapport. Pas même de ruade de mécontentement. Si seulement cela durait , chose dont Géralt savait le caractère impossible. Ablette était pire qu’une femme dans ses humeurs.

Celle qui était à ses côtés était étrangement intéressante mais aussi , et tout aussi étrangement, intéressée par ce qu’il était. Une curiosité dont il faisait souvent l'objet. Et meme si son allure pouvait rendre certains donzelles mal à l'aise, d'autres au contraire voulait le découvrir. Frissonnantes quand ils les caressaient. Il avait souvent rencontré des femmes voulant tester sa vitalité de mutant. Parfois osant poser la question qui leur brulait les lèvres, sur sa virilité. Mutation Or Not ? . Un sourire aux souvenirs de la dernière qui avait posé la question. Mais l'interet de Saskya était plus fin, des questions utiles, des questions intéressantes posées coup sur coup, Son savoir sur les sorceleurs était tout autant intriguant que sa volonté d'en apprendre plus sur lui. Et elle ne craignait pas de voir vraiment de près son visage marqué et son regard perçant les ames, ou du moins les troublant C'était rare. Elle ne faisait pas secret de sa curiosité en posant les questions qui lui venaient en tête. La dernière en date était sur sa vision nocturne. Des questions bien sur, mais aucune réponse franche quand ce fut à son tour de connaitre enfin ses motivations. Il avait fini par se rapprocher d'elle dans un délicieux face à face au parfum fruité.

La question qu'il avait posé ordonnant une réponse franche, trouva une fin de non recevoir, mais si les mots ne parlaient pas, le corps de la brune était un livre ouvert. Un corps qui se contractait sans vouloir le montrer, et un frisson qui aurait pu passer inaperçu avec le vent levant si Géralt n'avait surpris cette légère peau frémissante quelques instants avant que la brise ne les entoure. De quoi pouvait-elle avoir si peur à Forgehan. Elle n'était pourtant pas de ces femmes s'émouvant pour un rien, et le lui avait prouvé plus tôt en journée en gardant une allure stoïque malgré le danger de sa situation. Un genoux devant elle, il approcha son visage un peu plus proche du sien laissant sa chevelure venir l'embaumer et caresser sa peau sensible, leurs souffles se comblant l'un l'autre . La chaleur du feu les enveloppa à son tour créant une bulle autour de ce face à face aux sensations inédites. Les voix qui s'élevaient entre eux n'excédaient pas le murmure.


- Trouves tu que nous soyons des gens normaux, toi et moi. Tu vois, moi je te trouve ... étrange. Tu es encore plus mystérieuse que les sorceleurs

Venant d'un être comme Géralt, cela aurait pu être ironique, mais son regard orangé ne trahissait aucune plaisanterie. Il s'interrogeait vraiment sur elle, sur ce qu'elle était, n'arrivant à percer le secret  qu'elle dissimulait derrière ses non-dits et son allure altière. C'était peut-être pour cela qu'il n'arrivait à détacher son regard d'elle, cherchant dans ses prunelles une vérité ou un mensonge sur lequel il pourrait s'appuyer pour poursuivre son chemin la manant à une mort certaine.  

Saskya venait de toucher un point sensible, bien plus qu’elle ne le pensait, à moins qu’elle n’ait tapé sur ce que les gens pensaient de lui, de sa caste, tout à fait volontairement, retrouvant la verve qu'elle possédait au village quelques heures plus tot. Pour le jeune sorceleur qu'il avait été à la sortie de Kaer Morhen, le comportement des humains l'avait blessé, véritablement, perdant ses illusions sur son rôle, et renvoyant précisément aux gens l'image qu'ils semblaient vouloir avoir de lui. Mais pourtant, ici, il trouva dans la réflexion de cette femme promise à la mort une raison de rebondir sur ces quelques mots.

- Mon caractère est ce qu’il doit être. Je n’ai pas la réputation d'être aimable Saskya. Toi qui semble en savoir beaucoup sur moi aurais-tu raté cette réputation de .. griffon mouillé?

Skellige et ses proverbes. Quelques uns sur les sorceleurs étaient particulièrement bien trouvés. Il avait entendu pire, tellement pire dans les villages qu'il traversait. Et même sans mot, on lui faisait bien comprendre qu'il n'était pas le bienvenu, quand bien meme il les sauvait de monstres mortels qui les effrayaient jusque dans leur couche.  Ce soir pourtant il ne se sentait pas un monstre. Et c'est dans ce regard violacé qu'il se sentait homme.   Il baissa les yeux sur son visage presque trop parfait pour lui. Marqué par les épreuves du feu, mais gardant une surprenante pureté. Il ressentait une attirance naturelle, étrange et difficile à expliquer pour celle qui lui faisait face.  


Il avança le visage vers elle, hésita l’espace d’une brève seconde avant que leurs lèvres ne se rencontrent . Un baiser doux autant qu’empli de désir, un baiser simple autant qu’il compliquait la situation déjà bien complexe. Sa main glissa dans la longue chevelure brune voletant au vent pour s'accrocher à sa nuque, approfondissant ce baiser inavouable, interdit. Un interdit qui avait un gout délicieux pour lui, se liant à cette femme comme jamais il n'aurait dû l'etre. Ses lèvres charnues répondant aux siennes s'emplissant de chaleur du désir montant en eux.

Un bruit venant de leur gauche et un regard qui se pose sur eux. Proche. Plus proche encore. Lentement, avec ce regret qu'on pouvait ressentir à des lieues à la ronde, Géralt se recula légèrement des lèvres de la jeune femme, posant une dernière fois son regard sur elle. Assuré dans ce qu'il venait de se produire, mais agité par ce qui venait de se produire. Ambiguïté de sensations qui le tiraillaient. Puis il tourna doucement la tête vers celui qui les observaient. Ou plutot celle.

Ablette avait reussi à se détacher de son arbre pour se rapprocher du feu et les regardait d'un œil sombre tout en continuant de manger le fourrage qui lui restait dans la gueule. Elle donna un coup de museau au Géralt, comme une maitresse jalouse.

La bulle avait éclaté.

La main du Loup Blanc quitta la nuque de la jeune femme quand il se releva la toisant légèrement
- Noir et blanc. Le monde de la nuit est ainsi pour moi. Dors. demain sera une longue journée. Il prit les rennes pendantes d'Ablette, et s’éloigna du feu pour se perdre dans la brume à l’orée des arbres. Il avait besoin d'etre seulLa voix de Jaskier s’éleva dans le vide qui s’en suivit. Un peu moins enjouée, mais sincère - Ne lui en veut pas trop. cet homme est une contradiction vivante mais si tu passes le coté ours, tu auras le vrai Géralt. Et il a raison, dors * le barde se retourna face au feu avec son luth pour compagnon de nuit.*




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"Liam est doux, Liam est fougueux, Liam est viril :ouloulou: :ouloulou: hum hum " @mioon
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Saskya
J'ai XX ans et je vis à XX.
A venir

Informations supplémentaires ici.


Yennefer de Vengerberg :copyright: Mioon


Après ses questions indiscrètes, le barde ne tarda pas à se lancer dans une imitation assez cocasse du Sorceleur, puis il reprit son numéro de charme envers Saskya. Manifestement, il se sentait prêt à lui offrir tous les trésors de son imagination afin de lui écrire des balades toutes plus épiques les unes que les autres, et le sourire de la Belle demeurait rivé sur ses lèvres. Lui créer une vie onirique ? Elle et Jaskier n'avaient sans doute pas la même notion d'une vie onirique, mais si le Destin lui avait laissé la possibilité de voir toutes ses volontés être accomplies, elle savait déjà ce qu'elle aurait demandé... La forteresse de Sarda n'aurait jamais été incendiée, elle aurait passé son Épreuve des Herbes avec succès, elle aurait achevé sa formation puis aurait parcouru le monde. Loin, bien loin de cette mission à la moralité plus que douteuse qu'elle avait bien dû accepter en dépit de ses doutes.

Était-il juste de sacrifier un Sorceleur afin d'en créer d'autres ?
Si elle avait dû être sincère, elle aurait bien dû avouer que cette question était plus que présente dans son esprit. Si elle arrivait à livrer Geralt de Riv à Nilfgaard, il serait capturé puis disséqué et autopsié par tout un groupe de magiciens et d’apothicaires afin d'identifier les agents mutagènes qui circulaient dans son sang. Afin d'étudier les mutations et leurs effets sur son corps. Afin de recréer le cocktail précis de poisons et de chimie qui permettrait à Nilfgaard de mettre sur pied une garde prétorienne afin de protéger l'Empereur. Quant à savoir si tout cela porterait réellement ses fruits ou ne serait qu'un coup d'épée dans l'eau, un sacrifice vain, elle l'ignorait totalement. Elle n'était pas assez intelligente pour comprendre ce genre de choses, et elle ne le prétendait pas non plus d'ailleurs.

Elle, elle n'avait que des doutes. Des doutes qu'elle tâchait d'étouffer. L'échec n'était pas une solution, alors elle ne devait pas échouer.

Mais là, son visage à quelques centimètres à peine de celui de Geralt, ses pensées avaient eu tendance à s'effacer. Son regard rivé dans le sien, son souffle heurtant le sien, cette chaleur qui émanait de lui... difficile de nier qu'il l'intriguait. Peut-être même qu'il la captivait. Même si elle ne l'aurait jamais avoué. La question du mutant la renvoya vers la désagréable réalité l'espace d'un instant, l'espace d'un frisson, mais elle balaya tout ça dans une réponse évasive. Suivie par de nouvelles questions, de nouvelles remarques aussi cyniques d'ironiques. D'un point de vue purement objectif, être Sorceleur n'était clairement pas un statut enviable, et pourtant elle l'enviait.

Étaient-ils des gens normaux ? La question tombait à point, et la Belle lui sourit pour toute réponse. Ils étaient des monstres, des monstres suscitant la peur et le dégoût. Et le mentionner sembla perturber légèrement Geralt même s'il ne laissa pas filtrer grand chose. Ses pupilles de chat s'étaient contractées l'espace d'un instant, elles s'étaient étrécies. Ce n'était certes pas grand chose, mais Saskya était suffisamment observatrice et suffisamment proche de lui pour l'avoir perçu. Pour comprendre qu'elle ne s'était pas trompée non plus. Miroslaw n'avait jamais manifesté le moindre trouble vis-à-vis du rejet dont les Sorceleurs étaient victimes, mais Geralt semblait en revanche avoir accusé le coup. Il y avait sans doute bien des années...

Mais si le ton de Saskya était facilement moqueur, celui du mutant était en revanche plus cassant, et ce même si elle ne se troubla pas de sa réponse. Griffon mouillé... son interlocuteur ne chercha même pas à le nier, et cela l'amusa vaguement. Beaucoup de femmes auraient été choquées par son côté rustre. Geralt de Riv avait tout d'un ours mal dégrossi, mais il n'était pas que ça. Il était bien davantage.

Il était ce regard rivé dans le sien, il était ce souffle qui caressait sa peau, il était cette chaleur qu'elle sentait exhaler de lui...

Bientôt, il fut ces lèvres qui se posèrent sur la sienne avec une douceur qu'elle n'aurait pas soupçonné, il fut cette main qui se glissa sur sa nuque pour venir approfondir ce délicieux échange...

C'était étrange, c'était inattendu, et Saskya sentit un long frémissement agiter tout son corps. Ses lèvres tremblèrent tandis que ce baiser se poursuivait, ses mains toujours liées se posèrent sur son torse musclé. Les quelques infimes centimètres qui les séparaient ne demandaient qu'à être comblés, mais la Belle n'en eut pas l'occasion qu'un renâclement se fit entendre. La jument du Sorceleur venait de se manifester avec un manque de subtilité évident, et la jeune femme sentit aussitôt une réaction vive lui tordre l'estomac. Un mélange amer de frustration et de colère envers le pauvre équidé qui poussa le vice jusqu'à s'approcher et coller un coup de tête à son propriétaire. Le regard qu'elle posa sur l'animal se fit meurtrier l'espace d'un instant, et un soupir lui échappa tandis qu'elle se ressaisissait déjà.

Sarda lui avait appris la discipline, mais passer des années enfermée dans une geôle sombre avait eu une certaine tendance à aiguiser ses nerfs pour lui offrir moins de patience. C'était sans doute une bête histoire de temps à récupérer, même si avec sa part de sang elfique, elle n'avait pas ce genre de problème. Sans compter que s'impliquer personnellement dans cette mission n'était clairement pas une bonne idée.

Le moment venait de se terminer brutalement, et le regard de Saskya reprit son habituelle lueur hautaine tandis qu'elle le toisait également. Noir et blanc. C'était donc ainsi que le Sorceleur voyait de nuit, et elle sentit ses sourcils se froncer tandis qu'elle cherchait à imaginer l'effet qu'il devait ressentir à percevoir ainsi les choses. Un vague sourire passa sur ses ourlées tandis qu'elle avait l'impression d'avoir effleuré du doigt cette mutation de laquelle elle avait été privée. Cette mutation à laquelle elle aurait droit si elle menait toute cette mission à bien.

Noir et blanc. La métaphore valait aussi bien que la réalité, il s'agissait là une manière de percevoir le monde qui n'était pas compliqué, qui étouffait – presque – les scrupules. Une chaleur vint doucement lui brûler le creux de l'estomac, presque désagréable, presque une amertume. Oui, la Belle était amère, amère des toutes ces dernières années... et ce même si elle savait pertinemment bien que cette amertume ne pourrait être qu'un handicap pour elle. Elle devait s'en débarrasser. Elle devait se concentrer entièrement. Noir et blanc. Geralt avait raison, même s'il ne le savait pas.

« Je note ton conseil. Merci. »

Noir et blanc...
Nouveau soupir...
Elle le remerciait pour sa réponse, pour sa curiosité nourrie pour l'heure, et ce même si elle commençait à percevoir une faille dont elle allait devoir se méfier. Elle ne devait pas humaniser cet homme. À aucun prix. Sans quoi, elle aurait davantage de difficultés à le mener jusqu'à la table d'examen qui l'attendait.

Dans son dos, la voix de Jaskier se fit entendre, et la Belle se rembrunit aussitôt sous le sous-entendu.

« Désolée de te décevoir, mais je ne suis pas intéressée . »

Son ton s'était fait sec, plus sec qu'il ne l'avait été tout au long de leurs discussions durant la journée. Presque cassant.

Geralt de Riv était une mission, une proie, ni plus ni moins. Noir ou blanc. Elle était le chasseur et il était la proie. Et elle savait qu'elle ne devrait perdre cet objectif de vue sous aucun prétexte. Après tout, elle avait été formée à Sarda, aussi devait-elle faire honneur à son école, même détruite. Parce qu'elle avait justement une chance de la relancer. Presque...

Et pourtant, tandis qu'elle s'allongea tout en s'enfouissant sous sa fourrure, Saskya put la sentir à nouveau. Cette brûlure dans le creux de son estomac. Cette brûlure qui était sans doute davantage que de la simple frustration.


****


La fin de la nuit fut calme, le réveil fut froid et humide.
En silence, tous se préparèrent afin de se remettre en route pour une journée de chevauchée, et ce fut finalement Jaskier qui rompit ce silence en fin de matinée. Les cordes de son luth résonnèrent, sa voix se fit entendre tandis qu'il poussa la chansonnette. Une balade entraînante et joyeuse, comme s'il souhaitait motiver la petite troupe.

De son côté, Saskya était plus silencieuse que la veille, elle avait gardé ses questions pour elle. Lorsque le poète lui parlait, elle lui répondait toujours, mais elle ne chercha en revanche pas à interroger de nouveau Geralt. Pour garder ses distances. Pour ne pas éveiller ses soupçons, sans quoi tout deviendrait plus compliqué.

La troisième journée fut tout aussi calme.
La quatrième également.

Saskya se contentait désormais de regards en biais sur le Sorceleur, attentive mais silencieuse. Heureusement que le barde était là pour égayer un peu l'ambiance, sans quoi celle-ci aurait été beaucoup plus lourde. Il continuait d'écrire, de chanter, de plaisanter. La Belle lui répondait, commentait gentiment ses rimes. Les gardes continuaient de râler quant à eux, surtout celui à qui elle avait cassé le nez. Dans son dos, elle pouvait les entendre grommeler, de même lorsqu'ils s'arrêtaient pour la nuit, mais elle tâchait de ne pas y prendre garde. Tant qu'ils ne tentaient pas de l'agresser à nouveau, elle se foutait de leurs vagues à l'âme !

Tout autour d'eux, une plaine morne et grise se dessinait sous leurs yeux. Le croassement des freux accompagnait leur avancée... jusqu'à ce qu'un cri de femme se fit entendre. À plusieurs mètres d'eux, un vieil arbre tordu se dressait, et un petit groupe s'agitait sous ses branches. Plusieurs hommes – armurés et portant le blason d'une milice quelconque – étaient en train de malmener une pauvre femme, et l'un d'eux tira son épée en voyant la petite troupe arriver non loin d'eux.

« Hey là, passez votre chemin et dégagez de là ! La Justice est en marche, cette pute va être pendue pour tous ses crimes ! »

L'homme venait de bomber fièrement le torse, mettant ainsi en valeur son blason. Aux pieds de l'arbre, la pauvre femme se tordait et suppliait. Sa vieille robe était largement déchirée, et l'un des miliciens tira encore afin de déchirer totalement le tissu. À la manière qu'il avait de se frotter contre elle, il n'y avait pas beaucoup de mystère quand aux idées qui devaient lui traverser l'esprit, et les autres gardes n'étaient pas en reste. L'un était déjà en train de se déboutonner dans l'évidente intention de la violer sans perdre de temps, tandis qu'un autre venait de sortir une paire de pinces pour la torturer. Sans doute lassé de ses appels au secours, l'un des miliciens asséna une gifle violente à la femme et la jeta au sol, la pauvrette se repliant sur elle en pleurant.

Face à cette vision, Saskya sentit aussitôt une colère violente et haineuse s'emparer d'elle. Elle tremblait de fureur contenue, au point que ses chaînes tintaient. Un bruit qui ne passa d'ailleurs pas inaperçu chez le milicien qui faisait toujours le fier, et il posa aussitôt un regard vicieux sur elle. Un rictus torve venait de relever ses lèvres. Sans doute s'imaginait-il déjà avoir deux jeunes femmes à maltraiter à la place d'une seule, et il s'avançait déjà vers elle avec un air conquérant dessiné sur son ignoble visage. En revanche, il ne s'attendait pas à une réaction de la part de la ''femelle'' en face de lui, et il se figea lorsque la Belle lui cracha à la gueule.

« Touche moi et je te pend avec tes tripes, fils de chienne. »

Le ton n'était pas froid, il était glacial. Il était évident qu'elle n'avait pas peur de ces hommes, ce qui sembla fortement déplaire au milicien. Celui-ci rengaina alors son épée pour sortir un poignard à la place.

« Laissa-la moi cinq minutes et je vous la rendrai bien plus docile, z'allez voir ! »

Face à lui, un rictus mauvais retroussa les lèvres de Saskya. Tous ses muscles s'étaient tendus. Elle était peut-être entravée par des fers, mais elle ne tremblait absolument pas. Au contraire, tout en elle semblait le défier d'oser. De poser ne serait-ce qu'un doigt sur elle. Parce que si il le faisait, elle n'hésiterait pas à lui crever un œil avec son talon avant de lui briser la nuque.



Licorne et groseille à maquereau [Calville] - Page 2 Me3t

"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

R. Matheson
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Il y avait des évidences masquées derrière des visages aux teintes impassibles. Deux visages qui se faisaient face. Deux êtres connaissant tous deux cette suite inévitable. Ils pourraient à tout instant faire cesser cette intimité naissante et qui ne devrait jamais voir le jour. Lui le Chasseur, Elle la Prisonnière. L'indéfinissable destin qui se mêlait de leurs vies respectives en ces instants. Mais aucun des deux ne reculait, aucun des deux ne détournaient le regard avide de l'autre. Leurs lèvres se trouvèrent comme une évidence marquée à l’avance. Dans une douceur qui ne ressemblait pas au Loup Blanc. Lui le monstre des hommes goutait presque avec appréhension aux lèvres de la brune. Géralt en avait connu des femmes, farouche ou pas, payée ou pas, mais jamais il n'en avait éprouvé un tel désir. Leurs corps attirés l'un vers l'autre comme un aimant, leurs lèvres prolongeant ce baiser ardent dans la caresse froide de la nuit. Une main le long de sa nuque qui les fait se rapprocher plus encore. Une compliante magique dans leur léger gémissement de désirs semblant faire vivre autour d'eux une aura étrange avant que l'instant ne soit brisé par la caractérielle Ablette.  Pourtant et meme quand il se relève pour s'éloigner, Géralt de Riv n'éprouve aucun regret dans son geste, si ce n'est d'avoir pu combler l'espace entre les deux corps dont l'attrait n'avait rien de feint. Mais pourtant c'est à grands pas qu'il partait ne regardant plus derrière lui le fruit de sa perte. A peine entend t-il la voix de son ami qui s'élèva derrière lui atténuée par le brouillard rendant sourd presque chaque bruit.

- Pas intéressée ? * S'enquit Jaskier sans ouvrir les yeux, un léger rire fatigué s’échappa des lèvres du barde qui baillait en reprenant son ami le luth contre lui. Luth qui emit quelques notes involontaires, qui resonna jusqu'au groupe de soldats dont un qui releva la tete, inquiet en jetant un regard vers le groupe, avant de tenter de se rendormir. * -  Bien sur je … te .. crois … Le dernier mot tombait déjà dans les affres du sommeil laissant Jaskier reprendre son reve là où il avait été interrompu par le silence marqué de désirs qui s'était élevé au dessus du campement. Dans son rêve, il était un grand chasseur, son luth pour arme, et un griffon sans tête lui fonçait dessus en chantant de son corps sans tête "mélodie pour un barde". Dans son sommeil agité, il se cacha sous la fourrure pour ne plus en sortir de la nuit.

Géralt s’était éloigné dans la forêt brumeuse guidant avec lui, l'empêcheuse de tourner en rond qui lui donna un autre coup de museau dans le dos comme pour l’éloigner un peu plus de cette tentation à laquelle il avait cédé sans se rendre compte des conséquences que cela aurait pu avoir sur lui, sur sa mission. Il finit par stopper sa marche entre deux arbres murés dans leurs habits de glace. Sa monture l’observait, comme attendant une explication
. - Ne me juge pas . Un hennissement pour réponse alors qu'elle attrapa une poignée de foin que son cavalier lui donnait. - C’etait juste … juste, enfin rien qu’un baiser. Tais toi.

Un baiser ? juste un baiser ? Si Vésémir avait été avec lui ce soir, il en aurait entendu parlé longtemps de ce “juste un baiser”. Un baiser avec une femme qu’il menait à la mort. Un baiser avec une femme qui lui cachait quelque chose. Un baiser avec une inconnue encore ce matin, une meurtrière. Pourquoi au juste avait-il lié ses lèvres aux siennes. Pourquoi n’arrivait-il pas à retirer de ses propres lèvres cette sensation de manque d’elle. Il mordit sa lèvre inférieure et sur sa langue se rependit ce délicieux parfum de lilas et groseilles à maquereaux.  

****

La nuit s’écoula avec une étonnante langueur. Géralt était resté assis sur un rocher, veillant au sommeil de son ami et ... de la brune. Mais sans plus se rapprocher d'euxIl n’avait pas dit un mot de plus que ces vagues excuses à ablette. Et n’en dit pas plus durant les heures et jours qui suivirent. Ce fut le silence qui accueillit l’aube. Silence entre les groupes, silence dans le groupe, si ce n’etait Jaskier qui n’avait rien perdu de sa bonne humeur après une bonne nuit de sommeil. Ce fut encore le silence qui les accompagna sur les chemins glaciaux. Et si les discussions avaient reprit entre son ami et la brune mystérieuse, il ne participa plus, il ne fit plus de remarque gardant son mutisme pour ami. Les soldats eux, avaient pris leurs distances. Plus aucune attaque, mais des regards à en tuer des rochers.  

Ablette imprimait le rythme qu’elle désirait pour ce voyage et ce rythme de tortue ne dérangeait nullement un Géralt ayant grandement besoin de réflechir sur ce qui s’était déroulé au feu de camp du premier jour. Autant que de se reposer de ses nuits éveillées pour éviter toute envie de vengeance, notamment du soldat avec le nez cassé.  Les autres avaient trop peur pour faire face au Sorceleur, mais ce soldat là.. quelque chose dans son regard de fouine, la préparation d'un mauvais coup qui se tramait. Et être dans le viseur du sorceleur semblait le rendre plus hardi et plus en colère encore.

Le temps passait ainsi. Le paysage changeait.  Les journées se ressemblaient oscillant entre un silence profond et les chants joyeux d'un Jaskier inspiré. Pourtant meme lui au bout de deux jours, finit par se taire pour se cacher jusqu'aux oreilles sous sa cape. Le Sud n'était pas connu pour la verdure de son panorama, ni pour l'accueil des différentes milices. Pour certains, même pour les Sorceleurs, il était conseillé de ne pas passer par ces terres, un no man's land glacial et brutal. La nature, la vie même semblait s'étre échappée, les arbres morts, les champs décrépis, les villages quasi deserté ou incendié,  et ce froid poignant, prenant, qui traversait capes et mantels. Même Géralt sentait les piques de vent glacés pénétrer sous l'armure et la cape qui le protégeaient.

Ils ne croisaient que peu d'animaux dans ces contrées aneantis par la perversion humaine. Les repas au campement gardant le meme gout de viande séchée. Jour et nuit, nuit et jour, le brouillard ne cessait de les accompagner, et le froid de s'appesantir sur les épaules des cavaliers fatigués. Parfois, seulement parfois, il croisait le regard de biais de Saskya. Mais aucun mot ne comblait la distance des corps.

C'était un début de journée comme les autres. Ils marquaient le pas dans ces paysages silencieux, si ce n'etait quelques corbeaux. Soudain un Cri. Echo d'une souffrance pas si lointaine que cela. Devant eux, une scène devenue bien trop banale dans ces contrées. Les puissants écrasaient tout sur leur passage, meme de pauvres paysans n'ayant plus pour eux que la vie. Surement un affront de trop . Un droit de vie ou de mort que les riches ou les mieux armés s'octroyaient ne trouvant aucune résistance devant eux.


L'un des miliciens interrompit leur cheminement, en sortant son épée pour les menacer et faire le paon fier de son pseudo pouvoir. Le sorceleur, dont le visage était à moitié caché par la capuche de sa cape ne répondit rien, pas même quand le milicien s'approcha de Saskya pour évoquer les écœurantes suites qu'il lui promettait. La brune se défendit sans crainte, avec une froideur hautaine. Elle le surprenait vraiment. Elle ne risquait rien, autant par sa propre défense, que par Géralt dont les armes trônait sur le cotés d'Ablette dans deux fourreaux séparés. Il évoluait la situation. Devait-il encore se mêler de ce genre de situation. Un des soldats du groupe, suivit de ses complices, passa au pas à leur coté lançant à la volée en continuant d'avancer.
- Il a raison , ca ne nous regarde pas. Avance Sorcier.Puis au Milicien - Ne t'inquiète pas nous ne faisons que passer, ta justice sera rendue.

Mais Géralt ne bougeait pas. Ses mains gantées de clous serrant les rennes d'Ablette avec une colère qui ne cessait de croitre en lui, à chaque souffle qui s'échappait en volute de froid de ses lèvres. Ce fut étonnement son ami emplumé qui lui donna le coup d'envoi d'une décision qu'il avait prit avant même de découvrir la femme.
- Geralt qu’est-ce qu'on fait on ne va pas laisser cette malheureuse … Geralt .. Géralt on ne peut pas laisser ..

La femme n’arrivait même plus à crier, tant les coups avaient plu sur elle, son corps était plié en deux, marqué de bleus et le serait bien plus avec ce que ces hommes allaient faire. L'un d'eux se penchait déjà pour embrasser sa poitrine dénudée repoussant ses bras faibles qui tentaient de la protéger de l'inévitable suite. Mais si elle avait pu avoir une chance, un jour, contre un seul d'entre eux, les trois qui tournaient autour d'elle comme des chiens enragés ne lui donnaient aucun espoir. Le second milicien lui maintient la tete en appuyant de chaque coté de son visage pour lui ouvrir la bouche avec l'attention évidente de l'édenter vive avec la pince. Un tintement d'armure lui fit relever le visage.

*Géralt de Riv venait de sauter de son cheval.

Il s'avançait sans hésitation vers le groupe qui retenait la femme, laissant tomber sa cape pour dévoiler ses cheveux blancs et son armure mélangeant cuir et métal. Le milicien qui était près de Saskya voulu s'interposer en hurlant quelque chose qui ressemblait à une insulte dans la langue du sud, l'épée droit devant lui. Sans même le regarder , Le sorceleur leva la main gauche en propulsant une onde d'énergie, grâce au signe de Aard, qui envoya l'homme voler 7 ou 8 mètres plus loin. La monture de Saskya s'ébroua un peu au souffle l'ayant frôlé avant de retrouver son calme.

Mais déjà Géralt arrivait derrière le premier milicien qui avait déboutonné son pantalon, prêt à violer la jeune paysanne. Et l'empoigna par les épaules, l'envoyant valser sur le troisième milicien du groupe qui en avait perdu sa pince sur la sol boueux. Le second, qui retenait la femme par les epaules, fut à son tour frappé par l'onde de choc se dégageant du sorceleur. Le corps épuisé de la paysanne, telle une poupée de chiffon,  retombant au sol.


- Ne bougez pas Se contenta t-il simplement de dire à cette dernière au regard hagard et visage tuméfié, qui se recroquevillait tentant de relever quelques pans de tissu sur elle. Déjà le second revenait en courant vers le Loup Blanc, muni une matraque en bois avec l'intention évidente d'en découdre et surement de venger son égo blessé par cette attaque. De son bras gauche Géralt para le coup, et envoya l'homme emporté par son élan sur le troisième compagnon qui arrivait dans le dos du sorceleur. Sa main glissant le long du bras ennemi pour lui arracher la matraque et frapper fortement celui qui avait reçu son ami entre ses bras. Le soldat qui avait interpellé Saskya était revenu et se jeta sur le dos du sorcelleur, espérant que son poids fasse basculer le guerrier mutant. Mais la prise qu'il avait sur Géralt autour de son cou n'était pas aussi solide qu'il n'y paraissait. Le sorceleur lui attrapa le bras droit, réussissant à passer dans l'entrelacs ainsi crée, se tournant sur lui même en chopant l'épée qu'il avait fait sauté du fourreau ennemi. Sa main droite venant attraper fermement la gorge du soldat, l'épée voletant qu'il rattrapa de sa main gauche largement derrière lui. Main gauche qu'il ramena en un poing serré autour du pommeau de l'arme, le visage du milicien lui faisant exploser dans un bruit d'os brisé, le nez dans un hurlement de douleur, avant qu'il ne l'achève d'un coup puissant en plein coeur passant entre deux plaques de son armure.

Le premier milicien s'était remis sur ses pieds et muni d'un glaive fonçait sur le Riv. Parade sur cette attaque trop haute, et l'épée de fortune du Riv s'enfonça sous le bras levé, traversant de biais son corps jusqu'au cœur le tuant sur le coup. Géralt tourna sur lui meme, glissant à genoux sur le sol boueux , le corps arqué en arrière pour éviter l'épée qui lui passa au dessus du visage, entaillant le ventre du troisième milicien qui venait de l'attaquer, afin bondir sur le second milicien, enfonçant son glaive à travers sa gorge, laissant le sang jaillir de la carotide. Le troisième milicien hurla en revenant sur lui. mais déjà debout, le Riv esquiva son coup d'épée une nouvelle fois, passant dans son dos, alors que son bras s'était enroulé autour de sa gorge, , retrouvant une position stable alors que la lame ouvrait la gorge de l'homme dans le prolongement de son geste.

Les corps tombèrent les uns après les autres dans la boue froide, laissant le sang tiède s'écouler dans les flaques d'eau. L'attaque armée n'avait pas duré plus de 15 secondes. Le boucher de Blaviken n'avait jamais usurpé son surnom et venait de le démontrer.

Un souffle enfin s'échappa du Riv qui lâcha le glaive rougis pour se pencher légèrement vers la femme et lui tendre sa main . Le regard qu'elle posa sur lui qui oscillait entre effroi et gratitude. Et finalement elle choisie. Sa main marquée se posant dans celle gantée du Riv et s'appuya sur lui pour se redresser en grimaçant de douleur. Les soldats de Razwan revenaient presque au galop, mais déjà bien trop tard, ils stoppèrent devant le Riv et la paysanne.  


- Qu'est-ce que tu as fais Sorcier, tu es fou.

Si on devait se contrôler en toute circonstance, Géralt était ici, en colère, surement bien plus qu'il ne l'avait jamais été. Il s'avança jusqu'aux soldats, faisant tomber de sa monture celui qui venait de l'interpeller. - Je suis sorceleur * martela t-il mot à mot, son visage si près du sien qu'on aurait pu croire à un nouveau face à face, mais l'intérêt n'était pas le même . - Pas sorcier. Il relâcha l'homme qui tomba lourdement au sol et se désintéressa de lui, repartant vers l'arbre où étaient attachées les montures des miliciens, ramassant au passage les bourses des morts. Il en détacha trois qu'il déharnacha et relâcha dans la nature. La dernière, surement celle qui soldat qui avait interpellé le groupe, il l'emmena devant la femme, prenant dans les sacoches une cape de laine épaisse qu'il posa sur les épaules dénudées. - Part. Il soupesa le butin - il doit y avoir 300 orins. Va loin et refait ta vie.

Elle le regardait, regardait la bourse et ainsi de suite pendant près d'une minute silencieuse avant de prendre les bourses et monter avec l'aide du Riv sur le puissant cheval de la milice, "Merci" fut le seul mot qu'elle prononça avant de lancer la monture vers le sud. Géralt finit par longuement respirer en revenant vers le groupe qu'il menait, sans laisser son regard courir sur eux, surement pour éviter critique ou remarque, ou meme voir de la peur chez eux. Jaskier le regarda passer sans un mot. Pour une fois. Enfin presque. Il souffla à Saskya, silencieuse alors que le Loup Blanc remontait sur Ablette - C'était ... impressionnant non?

(*scène librement tirée de la BA the witcher, killing monster)



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Saskya
J'ai XX ans et je vis à XX.
A venir

Informations supplémentaires ici.


Yennefer de Vengerberg :copyright: Mioon


Cette première nuit avait définitivement été étrange...
Son regard perdu dans le vide, Saskya ne s'était pas donné la peine de répondre au barde qui se rendormait déjà, et elle se roula elle-même dans sa fourrure quelques secondes plus tard. Lorsque Geralt revint au campement pour s'installer un peu plus loin d'eux, sa tête se releva pour vérifier qu'il s'agissait bien de lui, mais elle ne rajouta rien. Emmitouflée dans cette chaude couverture, ses doigts vinrent se poser sur ses lèvres comme dans l'espoir de retrouver le goût de cet homme, et sa nuit se termina finalement comme elle avait commencé. Agitée de ces cauchemars qui ne la quittaient jamais vraiment, interrompue par nombre de réveils chaque fois qu'un bruit plus fort que les autres venait frapper son oreille.

Les jours suivants furent indéniablement plus calmes et plus silencieux, et la Belle en profita d'ailleurs pour se reposer tandis que son cheval était toujours guidé par le Sorceleur. Les yeux mi-clos, un demi-sommeil venait l'entourer comme un cocon, en tout cas lorsqu'il ne faisait pas trop froid pour cela. Plus ils progressaient vers le sud et plus le temps était pourri, froid et humide. Des averses de pluie glaciale les surprirent plusieurs fois, détrempant les routes pour les transformer en gangue de boue charriant de l'eau sale et du sang. Dans ces contrées, le temps était à l'image des hommes : froid et sordide. Les milices pullulaient, les noblions imposaient leur loi, et les pauvres n'avaient d'autre choix que de courber l'échine. Les freux se délectaient des cadavres abandonnés dans les fossés, et les pendus se balançaient aux arbres comme des fruits trop murs. Fausse grandeur mais réelle décadence.

Arrivée près d'un arbre au tronc massif, la petite troupe rencontra ainsi un groupe de miliciens très occupés à maltraiter une pauvresse, et Saskya sentit aussitôt une irrépressible envie agiter ses entrailles : l'envie de leur rentrer leurs sourires torves dans la gorge avant de les éventrer comme des chiens ! Autant dire que lorsque le chef de ce petit groupe s'approcha sûr de son bon droit, la Belle se fit un plaisir de lui balancer un glaviot en pleine tronche avant de le menacer. Une réaction qui figea l'homme sur place tant il ne s'attendait manifestement pas à voir une femme lui résister, mais il n'eut pas le temps d'en rajouter qu'un des gardes de Razwan interrompit l'échange et les pressa d'avancer. D'un coup d’œil, elle put d'ailleurs reconnaître celui qui avait apporté les sacoches et les fourrures le premier soir. Un homme massif d'épaule, méfiant également, mais qui était sans doute le plus posé des trois compères.

De son côté, Saskya soutenait toujours le regard du milicien avec mépris.
Le Loup Blanc ne bougeait pas.
Les plaintes de Jaskier se firent entendre sur la plaine...

Les pleurs de la femme étaient entrecoupés de ses hoquets de douleur chaque fois qu'elle recevait un coup, et la colère se faisait de plus en plus puissante chez la Belle de Sarda. Elle se crispa bientôt de rage dans un cliquettement de chaînes, se releva légèrement sur ses étriers pour éperonner son cheval et charger les miliciens... mais elle n'en eut pas le temps. Geralt venait de sauter de sa monture afin de se charger lui-même du problème, et Saskya se rassit correctement sur sa selle lorsque son propre animal renâcla en sentant le souffle du Aard passer un peu près de sa croupe. Heureusement, le hongre se calma rapidement, commença à brouter quelques maigres touffes d'herbe, et l'attention toute entière de la Belle se fixa sur le Sorceleur.

Une poignée de secondes... il n'avait fallu qu'une poignée de secondes au Loup Blanc pour qu'il se débarrassât de ces quatre adversaires, et elle n'en avait pas perdu une miette. Bouche bée, les yeux écarquillée, elle avait suivit chacun de ses mouvements avec une attention décuplée, appréciant son style et sa puissance sans même chercher à le dissimuler. Geralt de Riv n'était clairement pas un Boucher, c'était un fauve racé qui contrôlait parfaitement son corps afin de dominer implacablement l'échange. Les miliciens n'avaient aucune chance, absolument aucune chance, et leur sang ne tarda pas à emplir les creux laissés dans la boue par les traces de pas et de sabots.

Elle vit le Sorceleur reprendre son souffle. Elle avisa alors qu'elle avait elle-même retenu le sien sous le coup du choc. Voir l'un de ces guerriers en action n'était pas donné à tout le monde, et même si Saskya connaissait d'autres Sorceleurs de Sarda, elle avait également bien conscience que celui qui était sous ses yeux était différent. L'espace d'un instant, elle se demanda d'ailleurs ce qu'aurait donné un affrontement entre Geralt et Miroslaw tandis que ce dernier venait de poser une couverture sur les épaules de la pauvrette avant de l'aider à monter en selle, et ce fut la voix de Jaskier qui la tira de sa rêverie.

« C'était plus qu'impressionnant... il est... parfait... »

Le Loup Blanc, le Sorceleur le plus abouti de tous, celui qui avait survécu à de multiples mutations... à Sarda déjà, des rumeurs traînaient parfois entre les aînés et les plus jeunes, et la voix de la jeune femme s'était faite légèrement hésitante en répondant. Ses prunelles brillaient sous le coup de l'excitation face à pareil spectacle. Dire qu'elle était impressionnée aurait été un euphémisme.

Mais manifestement, le spectacle n'avait pas été du goût de tout le monde tandis que l'un des gardes de Razwan aidait son collègue à se relever pour remonter à cheval, et les deux hommes échangèrent alors quelques mots avant de se positionner de part et d'autre du groupe composé de Geralt, Jaskier et Saskya. En une fraction de seconde, ils brandirent alors leurs arbalètes pour menacer le trio, tout en prenant bien garde à conserver une prudente distance de trois bons mètres, et celui au nez brisé cracha alors sur le sol.

« Hors de question d'aller plus loin avec vous ! Sorcier ou Sorceleur, t'es qu'un foutu mutant qui mérite de crever ! T'es pas un homme, t'es qu'un monstre ! Et faut être un monstre aussi pour accoquiner avec toi ! Quant à elle... » commença-t-il avant de cracher à nouveau par terre « Elle bouffe des gens, alors elle va crever aussi. Les collègues avaient amené les cordes et cet arbre sera parfait pour vous trois ! »

Sa main ne tremblait pas, et un sourire mauvais découvrait ses chicots pourris. De l'autre côté, son ami s'était positionné en une tenaille parfaite, l'arbalète chargée également. Seul celui qui leur avait porté des vivres ne paraissaient pas savoir quoi faire, et son regard allait d'une personne à une autre tandis qu'il affichait un air de bêta.

« Mais... calmez-vous les gars, vous êtes dingues ! Si le Bourgmestre apprend ça, il va nous faire pendre par les couilles !

- Putain te dégonfle pas Otto, c'est des monstres et tu l'sais ! Les Sorceleurs rentrent dans la maison la nuit, ils violent les femmes et ils enlèvent les enfants pour les transformer en mutants aussi. Si ça s'trouve, c'est un d'ces putains d'monstre qu'a tué ton gosse !

- Sieg a été emporté par la p'tite variole, tu l'sais très bien... »

À l'évocation de cette perte, l'homme avait blêmi, il avait répondu du bout des lèvres, et l'autre se retrouva quitte pour un nouveau glaviot.

« On dit que l'Sorceleurs filent les mêmes maladies qu'les rats d'toutes façons. Le tuer ici et maintenant, c'est protéger les gosses des autres. Putain Otto, réagis merde ! Ramasse tes couilles et aide-nous ! Me dis pas qu'tu vois pas qu'c'est tous les trois des monstres ! Cette pute mange des gens ! Elle mange des putain de gens !! »

Mais le-dit Otto ne paraissait clairement pas savoir quoi faire, et une tension toujours plus lourde régnait sur l'endroit. Sur ses gardes, la Belle fixait Nez Cassé qui se trouvait de son côté, prête à tout. Son air hautain était toujours vissé sur son visage.

« Laissez-vous faire et ce s'ra rapide, on est pas des bêtes nous ! D'toutes façons, t'iras pas plus vite qu'les carreaux d'nos arbalètes, hein l'sorcier ?! Otto, sors ta putain d'arbalète et couvre nous s'tu veux pas les tuer toi-même, mais sers à quelque chose bordel ! »

Manifestement dépassé par les événements, l'homme sortit alors sa propre arme pour viser le Sorceleur à son tour, mais sa main à lui tremblait clairement. Rien n'était moins sûr que le fait qu'il fût capable de tirer, mais ça parut convenir aux autres tout de même. Plein d'aplomb, Nez Cassé se rapprocha alors pour viser Saskya de sa flèche cette fois-ci, et il descendit de sa monture avant de lui adresser une révérence exagérée.

« Les femmes d'abord, ma mignonne. J'vais t'apprendre à danser moi ! Hey Corik, tu me quittes pas l'autre monstre du regard hein ! »

À cette distance et contre une flèche, la Belle ne pouvait strictement rien faire, aussi choisit-elle de descendre de son cheval sans opposer de résistance. Rictus torve déformant sa gueule, Nez Cassé fouilla alors sa poche pour extraire la clé des chaînes, et il la libéra de la selle en lui laissant néanmoins les menottes. Il avait d'ailleurs à peine fini qu'il lui colla un puissant coup de poing en plein visage, la jetant par terre, et Saskya eut à peine le temps de porter ses mains à sa lèvre inférieure en sang qu'il l'attrapait déjà par les cheveux pour la relever et la traîner jusqu'à l'arbre.

La colère lui tordait les viscères, l'envie de le crever lui brûlait les entrailles. Mais se battre trop près des chevaux représentait un réel risque – pas pour Geralt qui saurait très bien se débrouiller en cas de soucis, mais plutôt pour Jaskier qui n'avait pas forcément l'air très débrouillard – aussi se laissa-t-elle embarquer. De même qu'elle se laissa plaquer contre le tronc avec violence tandis que Nez Cassé baissa enfin son arbalète pour se saisir d'une corde qui avait déjà été nouée avec soin.

Elle inspira profondément, détendit ses muscles... puis asséna un puissant coup de genou dans l'estomac de son adversaire qui se plia en deux dans un hurlement. Sans perdre de temps, elle se saisit alors du poignard qu'il portait à sa ceinture, se laissa tomber à terre pour passer sous sa garde, puis lui trancha net l'arrière du genoux droit avant de le pousser dans la boue. L'attaque éclair n'avait duré qu'une poignée de secondes là aussi, et déjà elle lança le couteau en direction d'Otto qui vint se planter dans le bois de son arbalète et ainsi le désarmer.

Pour le dernier, elle savait très bien que le Sorceleur saurait très bien se débrouiller tout seul, aussi se leva-t-elle avant de s'approcher de Nez Cassé qui rampait désormais pour s'éloigner. Gémissant et pleurant, il avait l'air proprement pitoyable, là où le visage en sang de Saskya lui donnait des airs de fauve dangereux. Sans aucune pitié, son pied botté vint alors se poser sur le genoux blessé de son vis-à-vis, et elle appuya dessus jusqu'à lui tirer un long cri. Une odeur âcre lui monta aux narines, lui indiquant que le type venait de se pisser dessus.

« Qu'est-ce que tu préfères ? Je t'achève ou je te laisse te faire bouffer vivant par les freux ? »

Son pied appuya plus nettement sur le genoux aux ligaments sectionnés, et un nouveau beuglement résonna sur la plaine. Nez Cassé tenta bien de balbutier quelques mots, mais il en était manifestement incapable et n'émit qu'un charabia incompréhensible, tandis que la Belle se pencha afin de ramasser le long glaive d'un milicien qu'elle lui colla sous la gorge.

« Si tu n'es pas capable de vaincre, n'essaye même pas d'attaquer. Personne n'a pitié des faibles. »

Miroslaw lui avait répété cette phrase des dizaines, voire des centaines de fois. Elle s'éleva alors comme un murmure, puis Saskya lui trancha vivement la gorge, si vivement que l'os blanc de la colonne vertébrale apparut sous la chair. Elle aurait pu faire durer le plaisir et l'éventrer pour le laisser crever lentement, mais elle avait au contraire préféré en finir vite avec cette larve.



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Geralt de Riv


Je suis vieux , surement bien plus que vous ne pensez  un peu partout, surtout sur les routes et dans les auberges . Dans la vie, je suis un Sorcelleur. Attention différent d’un satané Sorcier ou Magicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma situation, je suis occupé quelques soirs, après quelques bières et quelques pièces et je trouve ca  .. bien ?..




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@MaulCosplay// image@Calville


Parfait ? Oh n'exagère pas, il est .. pas mal. Petite pointe de jalousie en observant Saskya qui avait des feux d’artifices dans le regard qu'elle posait sur son ami sorceleur qui passait devant eux pour rejoindre sa monture. Un soupir déprimé, dépité, se rendant bien compte que c'etait foutu pour lui. Elle n'avait d'yeux que pour un Loup Blanc. Les femmes n'avaient pas de gout ! Bon certes Géralt s'était bien battu .. Bon très bien battu, mais ce n'etait pas des adversaires dignes de ce nom. Il ramena sa cape sur ses épaules colorées en s'imposant un silence de circonstances. Il boudait.

Qu’est-ce qui fait de nous les hommes que nous sommes ? Les réputations qui s’en suivent ?
Notre capacité à choisir entre le bien et le mal joue t-elle un role ?
Y a t-il seulement une différence entre les deux ou bien les circonstances de la vie font-elles que ce choix nous est propre, que ces appréciations nous sont propres et n’appartiennent qu’à nous?

De toutes les questions que pouvaient se poser Géralt de Riv, celle-ci était l’une des principales. Le cheminement de sa vie avait été cruellement difficile. Entre sa naïveté en sortant de l'école des sorceleurs, à sa première mission à peine quelques pas plus loin, cette barrière entre bien et mal s'était rapidement effritée. Le bien il voulait le faire, servir les hommes, les aider à annihiler leurs peurs les plus profondes, être utile en détruisant la source de leurs effrois; Jolis rêves, cruelles déceptions. Dès sa première mission, il avait su, que ce n’etait pas sa capacité à tuer des monstres que les gens voyaient, mais sa mutation, sa réputation qui en suivait. Il fut bientot connu comme le Loup Blanc, animal effrayant, et comme le boucher de Blavicken, monstre moitié humain se repaissant de la chair humaine ou du moins du gout du sang, transmettant maladie et mort aux pauvres paysans. Et pourtant, loin d’être un tueur, il était un homme ayant choisi en toute conscience ce qu’il serait. Tout comme ces miliciens.
 

Ces miliciens avaient choisi d'asseoir leur autorité avec violence et tortures, alliant surement le vol des maigres récoltes du pays, quand ils auraient pu être des héros menant le pain et l’eau dans chaque fermette du coin. Ce n’était pourtant pas pour ce choix que Géralt les avait tué tour à tour en l’espace de quelques secondes. C’était pour ces conséquences de ces choix. Chaque acte en avait une, et pas forcément celle que l’on désirait. Il ne prenait pas plaisir à tuer, mais le faisait avec application, surtout quand il voyait ce que les opprimés subissaient. Cette pauvre femme frappée, torturée, à quoi cela leur servait-il? Cette proie humaine n'était que faiblesse et cris de douleurs. En quoi cela les rendait plus homme de la torturer ? Ce n'est qu'en se retrouvant face à un adversaire comme lui, qu'ils pouvaient se rendre compte de leur faiblesse. Ces hommes ne méritaient pas de vivre. Et ils tronaient maintenant dans la boue, les corbeaux aux aguets pour venir piller cette chair fraiche inattendue.
Et pourtant, certains des opprimés qui avaient subis malheurs et tristesses pleureraient sur leurs morts, et celui qui les avait tué finirait au bûcher ou lapidé.


Géralt le savait, et il ne comptait pas trainer ici. D’autres déjà revenaient au galop stoppant brusquement devant eux. D’autres montrant que Géralt avait vu juste. Les soldats avaient également choisi un camps. Pas le leur. Non leurs regards parlaient pour eux, ivres de colère et de peur en les entourant en tenaille. Ils avaient décidés d'en finir.

Géralt ne bougeait pas, juché sur Ablette dont les oreilles se dirigeaient de l'un à l'autre soldat qui parlaient, plutôt qui crachaient leurs insultes et menaces. Monstre. Combien de fois ce mot revenait entre les lèvres de ce genre d'individus qui n'avait que son arme pour se défendre, sans savoir réflechir derrière. Mais ce ne fut pas lui qui fut emmenés vers une mort certaine. Saskya eut cette primeur. Il tourna lentement la tete vers la scène qui se déroulait à sa gauche. Un coup, des coups pleuvant sur elle. Elle se laissait faire. Etonnement. Mais un regard qu'il avait saisit d'elle, sans avoir besoin de se parler. Elle éloignait le combat d'eux, car cette femme ne se laisserait pas faire si facilement. Le soldat au nez cassé se faisait une joie certaine de la pendre. Et ce sont Geralt et la brune que l'on traitait de monstres.  Derrière lui, c'était un silence total et heureusement... enfin jusque là.  


- La vérole s’esclaffant Jaskier en riant de façon tellement moqueuse et hautaine que personne ne pouvait se tromper sur ses intentions.  - Non Geralt sent peut-être mauvais, il a peut-être la gale ou la peste mais pas la vérole, petit soldat !
- Tais toi Jaskier grogna le sorceleur prêt à combattre à nouveau cette fois ci plus personne ne plaisantait.  Pourtant il y avait une faille avec le dénommé Otto. Il fallait se débarrasser de Corik au plus tot.
- Ah non, je ne laisserais pas dire de telles absurdités sur toi ! Il retrouva plus de voix en parlant à nouveau aux soldats. - Et ce n’est pas sa faute si vos femmes oui vous soldats je vous parle, si vos femmes désirent des males bien montés !
- Jask’
- Elles demandent à ce qu’il les retrouve dans vos lits, mécréants
- Tais toi l'barde, je vais t'vrir la gorge, tu nous emmerde depuis le début avec tes c'insons
- Allez y je vous attends moi ! Il leva son luth devant lui pret à en découdre quand une flêche siffla à la joue de Géralt pour se planter dans le bois derrière lui dans un petit bruit sourd de notes. Jaskier tira si fortement sur les rennes de sa monture qu'il se retrouva les fesses dans la boue en moins de deux secondes. Des insultes pointèrent le bout de leur nez alors qu'on entendit le cri déshumanisée du soldat au nez cassé alors qu'une dague vient se planter dans l'arbalète d'Otto.

Cet interlude aurait pu n'etre qu'une piètre pièce de théatre où le bouffon ne servait à rien. Mais jamais une occasion n'était ratée avec Géralt de Riv. Tout s'enchaina rapidement. D’une dague servant au dépeçage des lapins, et qui fut lancée rapidement et en silence vers dans la gorge du second soldat qui s’effondra en se tenant cette dernière alors que le sang coulait en abondance entre ses doigts. Géralt n'avait meme plus besoin de s'occuper de lui, il ne survivrait pas à ses blessures. Il sauta de sa monture et s'avança à pas rapide vers Otto qui ouvrit de grands yeux effrayés en tirant la flèche encochée plus pas reflexe que par envie de tuer tout en lâchant son arbalète. Sa flèche s’était envolée vers le sorceleur ; Géralt l’avait stoppé à quelques centimètres de son armure, au niveau de l’épaule. Et la flèche cassée en deux entre ses doigts gantés musculeux. Il se pencha de toute sa hauteur sur le soldat et l’attrapa par les épaules le relevant d'un seul tenant, en mettant face à face avec le monstre qu’il était - Tu as deux choix soldat. Soit tu essaies de me tuer maintenant, soit tu accomplis ta mission de nous escorter.

Il n'attendait pas de réponses se retournant vers l'arbre où Saskya avait prit les choses en main. Elle était au dessus du soldat qui avait voulu mettre fin à sa vie. pas à pas Géralt entendait leur échange et stoppa non loin d'elle à la phrase qu'elle prononça. Les mots de Saskya lui parlaient .Une phrase qu’il connaissait. Mais si les mots sonnaient comme connus, celui ou celle qui les avait prononcé, restait encore dans l’ombre de rencontres aux hasards d'une trop longue vie. La jeune femme tua sans aucun ménagement le soldat, éliminant ainsi un danger latent pour eux.


- Saskya. Se tenant dernière la jeune femme mais à une distance légèrement en retrait au cas où un coup d’épée serait tentant de sa part pour s’échapper. Il n'avait pas reprit d'armes en se rapprochant d'elle. Une main tendue pour qu'elle lui rende l'arme dont elle venait de se servir sans trembler. Le mystère qui enveloppait la brune ne faisait que s'épaissir - Nous partons. Derrière lui Jaskier essayait encore de se dépêtrer de la boue qui le retenait comme une sangsue au sol.

D'une main ferme il releva son ami qui chouinait encore quelques insultes tout en regardant autour de lui ce qu'il avait manqué. Il ne fallait pas trainer ici. Pour l’instant, mis à part la jeune paysanne il n’existait aucun témoin vivant de ce qui venait de se dérouler;  Un regard est lancé à Otto qui ramassa en silence son arbalète pour rejoindre sa monture. Géralt revient vers le corps de Nez-Cassé pour lui prendre les clès des chaines de Saskya, qu'il ne lia plus à sa monture, mais lui laissa ses chaines aux mains. Et chacun reprit le chemin en s'éloignant du chemin après quelques lieues pour s'enfoncer à nouveau dans les forets mortes du pays. Plusieurs fois Jaskier regarda la brune, mais sans parler. La pluie recommençait à tomber

Ce n’est que quelques heures plus tard qu’ils arrivèrent au croisement entre les deux rivières. Un passage à guet se trouvait une centaine de mètres plus loin. quelques ruines allaient les protéger pour la nuit, du vent froid et humide qui semblait recouvrir le pays. Une vieille église à moitié détruite serait leur abri. Otto s’était installé sous une statue et n’avait toujours pas ouvert la bouche. Jaskier et Saskya s’étaient octroyés un mur qui faisait office de coupe vent, tout en gardant un œil sur le soldat mutique.

Quant à Geralt lui-même, il s’était un peu éloigné du groupe restant en guet en s'installant dans la cour extérieure. Un bon feu et une lune presque pleine rendait le lieu tout à fait supportable, voir agréable,  pour une nuit. Malgré la fatigue qu'il accumulait, il ne voulait pas dormir ce soir. L'adrénaline n'ayant pas quitté son corps toujours en alerte. Il profitait de cette vague de sensation pour s'entrainer. De son épée d'argent qui virevoltait d'un coté à l'autre de son corps, de monstres imaginaires voulant le tuer, sa défense et son attaque devaient être impeccables. Il avançait, reculait, évitant une attaque en se jetant sur sa droite, puis une autre en roulant sur la gauche. Il sentait leurs souffles sur sa peau, un déplacement dans l'air et son épée qu'il lança derrière lui, et qui se planta dans la vieille pierre à quelques centimètres de Saskya qui venait de le rejoindre. Il se releva laissant partir en fumée blanche ces fantômes du passé pour se concentrer sur elle, venant retirer son arme du mur. .- Qu'est-ce que tu fais ici? Va te reposer. Nous n'en avons pas fini avec ce voyage.

Dans tout ce brouhaha d'evenements, il ne perdait pas de vue le pourquoi de ce voyage. Sauf peut-etre quand il croisait un regard parme.



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Saskya
J'ai XX ans et je vis à XX.
A venir

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Yennefer de Vengerberg :copyright: Mioon


Rampant à ses pieds en beuglant des cris étranglés, le soldat avait indéniablement perdu de sa superbe, et des suppliques incompréhensible se bousculaient entre ses lèvres. L'homme empestait l'urine et la peur, ses yeux s'étaient exorbités, et son corps tremblait tellement qu'il semblait être sur le point de convulser. Face à ses propres faiblesses et à ses infâmes turpitudes, il était désormais empli de terreur, mais pourtant Saskya n'arrivait pas à éprouver de pitié pour lui. La pitié était un sentiment qui avait été éradiqué à Sarda, par un soir précédent la pleine lune...


****


« Saskya, ta garde, elle est toujours légèrement trop basse. Tu pourras subir toutes les mutations possibles, si ta garde n'est pas correcte, tu te feras tuer bêtement quand même. »

Les bras de la jeune femme tremblaient légèrement à cause de la fatigue, mais elle rétablit aussitôt sa prise sur le glaive. Du haut des remparts de la vieille forteresse, la vue sur les alentours était imprenable, et les deux Sorceleurs avaient décidé de s'entraîner un peu tout en restant aux aguets. Nilfegaard avait un nouvel empereur qui ne cachait absolument pas sa répugnance pour tout ce qui n'était pas purement humain. Elfes, nains, gnomes, sorciers et autres Sorceleurs attendaient donc de voir quelles décisions seraient prises, et Miroslaw avait décidé de renforcer la sécurité. Depuis des dizaines et des dizaines d'années, personne n'avait osé s'en prendre frontalement à l’École de la Vipère, mais ce n'était pas pour autant qu'il fallait baisser sa garde.

Saskya et Rakiel surveillait la zone sud depuis le haut des remparts, et ils avaient profité du calme pour échanger quelques passes d'armes. Des filaments dorés traversaient les yeux bleus de Rakiel pour lui conférer un regard étrange. Sa mutation ne s'était passée aussi bien que le jeune guerrier l'aurait espéré, et pour l'heure, personne ne savait encore quelles seraient les suites de son Épreuve des Herbes. Il y avait survécu, mais pour le reste... seul le temps et l'entraînement lui apprendraient les nouvelles capacités de son corps. Pour le moment, il souffrait d'un léger déséquilibre permanent, sans doute dû à son oreille interne qui avait été affecté par l’Épreuve, mais il avait aussi une ouïe extrêmement affûté. Sa vue était quelque fois un peu floue, il ne parvenait pas encore à voir dans le noir, mais sa vitesse s'était accrue. Il était plus vif, plus nerveux, au point que Miroslaw avait décidé de l'entraîné différemment au combat afin d’affûter ces nouvelles capacités.

« Ton Épreuve est prévue dans un mois, c'est ça ?

- Si tout se passe bien, oui ! J'espère vraiment qu'elle ne sera pas repoussée, j'en ai assez d'attendre !

- Sois patiente, petite, rien ne sert de se précipiter. Tu sais très bien que les chances de survie s'accroissent avec l'état physique, alors prépare toi pour être parfaitement en forme. Si jamais Miroslaw devait repousser, tu sais pertinemment bien que ce ne sera pas une punition, alors ne prends pas ça trop à cœur. »

Les fers des glaives se rencontraient dans des chocs violents, mais cela ne les empêchaient pas de parler. En face de Rakiel, la jeune Saskya était presque fébrile, mais elle l'avait toujours été. La patience n'était pas son fort, même lorsqu'elle essayait de se contenir. Un défaut que tout le monde connaissait ici, à commencer par elle-même, mais l'expérience saurait lui imposer une certaine tempérance à force de combats et de blessures.

« Je ne veux pas qu'il repousse encore, j'ai largement mérité mon Épreuve. Je suis apte à me battre maintenant, tout le monde le sait !

- Ce n'est pas une question d’aptitude, alors arrête de te tourmenter pour ça. Sois patiente, petite, patiente ! Et arrête de me regarder avec cette tronche-là, on dirait que tu veux me balancer du haut des remparts ! »

Rictus aux lèvres, la jeune femme avait toujours eu un regard de prédateur prêt à bondir, ce qui renforçait d'autant son côté impatient. Mais malgré ça, Saskya était aussi quelqu'un qui savait être agréable, et Rakiel appréciait assez d'effectuer son tour de garde avec elle. Les premières années après la mutation, Miroslaw encourageait généralement ses élèves à voyager par deux afin d'aiguiser leurs capacités tout en se protégeant l'un l'autre, et si tout se passait bien, le Sorceleur espérait bien qu'elle accepterait d'être son binôme. Ils avaient d'ailleurs déjà évoqué le sujet quelque fois, mais sans réellement attendre de réponse pour le moment.

« Au fait, Marl est rentré cette après-midi, est-ce que... »

Rakiel venait de se stopper brusquement, adressant un signe de main à son adversaire afin de lui faire comprendre que quelque chose se passait. À la lisière de son attention, son regard avait capté un mouvement, et Saskya fronça les sourcils tout en tâchant de percer l'obscurité elle aussi. Une longue plaine s'étirait aux pieds de la forteresse, ceint par une forêt épaisse à l'horizon. Mais mis à part quelques renards, elle ne voyait rien.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Elle avait parlé à voix basse, prête à lancer un Igni en guise de signal d'alerte. Une certaine tension s'était abattue sur eux, et Rakiel lui désigna bientôt une direction du doigt... lorsqu'une flèche trancha l'air pour se planter pile dans son œil droit. Le Sorceleur n'eut le temps ni d'un cri ni d'un gémissement qu'il s'écroulait déjà sur le rempart, et Saskya s'agenouilla aussitôt afin de se protéger d'une autre flèche. La seconde d'après, une boule de feu quitta sa main pour éclater dans le ciel, et Sarda s'anima soudainement telle une fourmilière armée jusqu'aux dents.

Des épées de fer furent tirées au clair, des cris retentirent tandis que tous se mirent en place. En quelques minutes à peine, Miroslaw venait de mettre ses troupes en bon ordre, et ce même si la réalité ne laissait que peu de place au courage...

Aux pieds de la forteresse, c'était des centaines et des centaines de soldats Nilfgaardiens qui se pressaient, des vagues continuelles de Noirs. Escadrons à cheval et fantassins à pied se bousculaient telle une marée sombre et mortifère, et malgré les cadavres qui jonchèrent bientôt le ciel, les vivants étaient toujours plus nombreux que les morts. Si le nouvel Empereur haïssait les Sorceleurs, il n'avait pas commis l'erreur de les sous-estimer, et il était même difficile de dénombrer exactement les unités présentes sur les lieux. C'était une vague irrépressible, un raz-de-marée qu'aucune digue n'aurait pu contrôler. Les mutants et leurs apprentis tombèrent les uns après les autres, et lorsque les troupes ceinturèrent Sarda au point que même un lapin n'aurait pu se glisser loin de cette nasse létale, un commandant vêtu de noir et du soleil doré brandit une torche pour enflammer le tout.

Sarda Flambait...

Pendant plus d'une heure, Saskya avait tenu bon pour protéger sa maison et sa famille. Une large coupure sur le front faisait régulièrement couler du sang dans ses yeux, elle bougeait avec peine le bras gauche, et une lame s'était fichée dans son flanc droit. Malgré les blessures et la souffrance, elle refusait de lâcher du terrain, et lorsque les flammes atteignirent l'entrée du couloir où elle se trouvait, un concert de hurlements se fit soudainement entendre. Des hurlements aiguës, des hurlements d'enfants. Et sans se soucier un seul instant de sa propre sécurité, la jeune femme se précipita jusqu'à atteindre l'un des dortoirs – tuant trois Noirs au passage – et elle se figea en constatant que la large porte de bois avait été bloquée par deux madriers.

Des Nilfgaardiens avaient manifestement réussi à se glisser au sein même de la forteresse afin d'enfermer les gamins pour tous les brûler vif, et Saskya tenta aussitôt de déplacer les poutres pour les libérer. Tout autour d'elle, le brasier se répandait à une vitesse folle, la fumée lui irritait les yeux et la gorge, mais elle s'échinait pourtant à sauver les gosses... lorsqu'une main ferme l'empoigna par l'épaule.

« Par la peste Saskya, ne reste pas là ! Tu vas brûler vive ! File par les souterrains et vite ! »

Miroslaw avait été blessé lui aussi, mais rien n'aurait pu le retenir. De loin, la jeune femme avait vu qu'il avait abattu bon nombre d'ennemis à lui tout seul, et il rengaina aussitôt son épée pour flanquer un coup d'épaule dans la poutre qui craqua sous l'impact. À sa suite, ce fut toute la charpente qui gémit sous les flammes, mais Saskya n'y prit pas garde.

« Hors de question que je parte, il faut sortir les gamins de là !

- Misha est déjà dans les passages avec plusieurs des enfants, tu dois les rejoindre ! Dépêche-toi Saskya, ça ne sert à rien de mourir ici ! »

Malgré ses paroles, Miroslaw continuait à défoncer la porte à coups d'épaules et de pied, et la jeune femme accusa quelques secondes de latence. Elle hésitait, elle ne savait que faire. Et puis finalement, elle décida d'obéir – pour une fois – et elle tourna les talons avant de se mettre à courir pour rejoindre le souterrain. Des volées de marches glissèrent sous ses pieds, les flammes lui léchaient le visage tandis qu'elle s'était couvert le bas du visage de sa main.

Un craquement violent retentit soudain, et elle n'eut que le temps de lever le bras gauche lorsque le plafond s’effondra sur elle. Une douleur sans pareille lui satura les nerfs tandis que son bras gauche s'enflamma, et Saskya eut le réflexe de se rouler par terre afin d'étouffer le feu.

L'urgence lui tenaillait les entrailles, ses jambes tremblaient. Elle se traîna encore sur quelques mètres, et puis le souterrain s'effondra sur elle pour l'emprisonner sous les décombres...



****


Son regard était braqué sur Nez Cassé qui venait de rendre son dernier souffle, mais elle ne le voyait pas réellement. La violence des événements et l'accent du sud d'un des miliciens l'avaient brutalement renvoyée dans un passé révolu depuis bien des années déjà, et ce fut la voix de Geralt qui la ramena au présent. Son corps tout entier fut pris d'un long frémissement. Son regard trouble se posa sur le Loup Blanc, teinté d'une lueur indéchiffrable.

Sans un mot, elle retourna le glaive qu'elle avait en main afin de le lui tendre pour qu'il pût l'attraper par la garde, puis elle le suivit jusqu'aux chevaux. Tandis que le Sorceleur ramassa Jaskier, elle s'empara d'une outre d'eau froide afin de débarbouiller son visage de son propre sang, puis elle grimpa sur sa monture. Passant à côté d'elle, il ne prit pas la peine de la ré-attacher à sa selle, et elle ne fit aucun commentaire. Elle ne dit d'ailleurs strictement rien pendant les heures qui suivirent, elle semblait ailleurs. Et si elle capta bien les regards du barde sur elle, elle ne dit rien et ne le regarda même pas.

Quelque chose lui brûlait les entrailles, quelque chose rongeait son âme.

Et ce ne fut qu'en arrivant dans les ruines de l'église que la Belle s'anima enfin et mit pied à terre. Otto s'assit légèrement à l'écart, mais Jaskier s'installa juste à côté d'elle. Vu tous les coups d’œil qu'il lui avait lancé, il voulait sans doute lui parler, mais elle l'interrompit d'un signe de la main avant même qu'il n'ait ouvert la bouche.

« Pas maintenant s'il-te-plaît... »

Elle n'avait aucune envie de parler, aucune envie de s'expliquer. Quelque chose lui brûlait les entrailles, et elle ne tarda pas à se lever pour rejoindre Geralt qui s'entraînait seul un peu à l'écart. De cet entraînement qu'elle ne put toutefois pas contempler bien longtemps puisque l'épée du Loup Blanc siffla soudainement à ses oreilles pour se ficher dans le mur à quelques centimètres à peine de son visage. Saskya n'avait toutefois pas bougé, sûre qu'elle ne serait pas atteinte, et elle dévisagea l'homme lorsqu'il lui ordonna d'aller dormir. Apparemment peu encline à obéir ceci dit.

« Tu n'as pas envie d'un adversaire un peu plus coriace que le vide ? »

Elle pouvait sentir la tension chez son interlocuteur, la même tension qui venait crisper ses propres muscles. Dans l'état où elle était, elle ne réussirait jamais à dormir. Ce quelque chose qui la rongeait ne voulait pas la quitter, elle avait besoin d'exorciser cette violence issue du passé et qui était venue lui sauter à la gueule un peu plus tôt dans la journée.

Elle lui tendit lentement les mains afin qu'il lui retirât ses fers.

« Je te promets de ne pas m'enfuir. Pour le reste par contre... je ne promets rien... »

Elle était plus grave et plus tendue que d'habitude, mais cette demi-promesse fut toutefois teintée d'une certaine moquerie. Son regard ne quittait pas le sien, comme si elle le défiait d'accepter ce combat, et un léger sourire retroussa ses lèvres lorsqu'il lui libéra enfin les poignets. Le Loup Blanc alla ensuite ramasser un des glaives qu'il avait récupéré lors de l’échauffourée, et la jeune femme le prit bien en main avant d'effectuer quelques moulinets pour s'échauffer.

Cela faisait bien des années qu'elle n'avait pas combattu, réellement combattu, et elle se doutait bien que Geralt de Riv serait un adversaire digne de ce nom !

Elle se plaça en face de lui, salua de son épée comme on le lui avait toujours apprit... puis elle bondit telle un chat sauvage ! Au vu de la carrure de Geralt, il était évident que lui avait la puissance physique nécessaire pour briser littéralement la garde de son adversaire. Saskya au contraire était plus fine, plus rapide aussi. Elle n'était pas capable de briser une garde, mais elle savait en revanche très bien s'insinuer dedans afin de porter un coup en traître.

Les lames se heurtèrent, se dévièrent, glissèrent l'une sur l'autre dans des gerbes d'étincelles. Et puis soudainement, la Belle profita d'une attaque du Sorceleur pour reculer vivement, et elle posa un genoux à terre afin de tenter de balayer les jambes de son adversaire pour le précipiter à terre, avant de bondir sur lui sans perdre une seule seconde. Sourire conquérant aux lèvres, elle l'immobilisa alors au sol en posant son genoux sur son torse, et elle se pencha sur lui comme pour le défier.

« Ceci dit, je peux te laisser jouer tout seul si tu préfères... »

Leurs visages n'étaient plus séparés que par quelques centimètres. La tension se sentait chez Saskya, elle était prête à tout. Mais paradoxalement, son regard paraissait aussi moins hanté, plus amusé.



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Geralt de Riv


Je suis vieux , surement bien plus que vous ne pensez  un peu partout, surtout sur les routes et dans les auberges . Dans la vie, je suis un Sorcelleur. Attention différent d’un satané Sorcier ou Magicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma situation, je suis occupé quelques soirs, après quelques bières et quelques pièces et je trouve ca  .. bien ?..




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@MaulCosplay// image@Calville


Ces moments après une bataille étaient précieux. Un calme qui était censé revenir dans un corps tendu à l’extrême, un corps qui avait agit autant d’instinct que des entraînements innombrables commencés dès son plus jeune âge. Mais cette fois-ci c’etait différent. il lui manquait quelque chose. Ces hommes n’étaient rien de plus que des idiots sans talents, sans passion. Ils n’aimaient faire que le mal, ils n’aimaient que la peur pour compagne. Et aucun d’eux, que ce soit les miliciens ou les soldats qui les escortaient, aucun ne méritait qu’un homme comme Géralt de Riv daigne s’occuper d’eux, car ils n’avaient aucune chance. Le combat était déjà plié alors meme qu'il était encore perché sur Ablette. Saskya entrait aussi dans cette équation. La jeune femme avait exécuté ce soldat, comme si rien ne pouvait la toucher. Et pourtant dans le regard qu’elle lui avait lancé en rendant son arme rougie de sang, il avait vu autre chose. Un trouble qu’il n’aurait jamais pu imaginer chez cette femme hautaine et sure d'elle. Le mystère autour d’elle gagnait en épaisseur, même pour l’attention du Riv. Frustration extrême. Un manque. Un vide qui lui retournait l’estomac. Ce n’était pas le manque de sang, quoiqu’en dise la réputation du Riv.

Une longue inspiration. Oubliant le froid qui l’entourait. Oubliant ses doutes et ses questions. Oubliant meme son corps que rien ne saurait contenter. Une concentration mutique sur son entraînement.  Son corps avait besoin de se défouler sans causer de morts. C’était le seul moyen qu’il avait pour éliminer la tension qui le tenaillait, du moins essayer.  il attaquait les ombres de son esprit, les ennemis qu’il n’avait pu tuer, et d’autres qu’il avait anéanti d’un simple coup d’épée. Fantômes du passé et du futur qui se regroupaient autour de lui.  Et puis ce souffle lui était parvenu. C’est d’un geste mécanique qu’il envoya sa lame se ficher dans le mur à quelques centimètres de Saskya. Une lente expiration en s’approchant d’elle, ignorant combien elle était belle sous la lune montante. Belle et aussi tendue que lui, il sentait cette crispation, cette tension qui les reliait comme un fil obscur.


- Le vide est un ennemi plus redoutable qu’on ne croit.

Il toisait ce petit bout d’inconnue qu’elle était. Et intérieurement il espérait qu’elle n’irait pas se reposer comme il le lui avait intimé. Elle ne le déçue pas. Saskya le défiait ouvertement. De ce défi vital pour expier leur adrénaline. Leurs regards s’enchainaient l’un à l’autre, lisant dans l’autre un livre débuté quelques jours plus tot.  Il ne reculerait sûrement pas. - Tu devrais te méfier, les sorceleurs sont fourbes, je pourrais en profiter pour te tuer et ramasser la prime d’une cannibale morte. . Finit-il par souffler face à elle. Mais cette menace n’en était pas vraiment une. Ils le savaient tous deux. Un jeu, ni plus, ni moins. Sa main plongea dans la poche de son pantalon pour y saisir la clé afin de retirer les chaînes de Saskya et de lui tourner le dos pour aller chercher l’un des glaives pris aux soldats morts. Il ne craignait pas qu’elle se sauve, ni même qu’elle l’attaque en traitre. Elle aurait eu largement le temps de le faire durant les quelques jours qui les séparaient du départ. Mais quelque chose la retenait ici.

Il lui lança l’arme de fortune du soldat.  Arme qu’elle rattrapa pour le saluer de façon bien particulière. Reconnaissable.  Reconnue. Mais à cet instant il se moquait bien de savoir qui elle était en réalité. Il avait besoin de ce défouloir, et plus important encore, il avait besoin d’elle.

- Crois tu pouvoir faire mieux que ce que nous avons vu cet après midi. Il est facile de tuer un homme désarmé, prouves moi que tu sais faire autre chose.

[i]Ils se tournèrent autour avant que leurs lames ne se rejoignent dans un bruit de métal.  Ces quelques passes dans réel enjeux pour jauger de l’autre, de ce qu’allait etre leur défi commun. Saskya le surprit en bondissant vers lui. Pour tout autre, il y aurait eu un coup dans les côtes, mais pas pour elle.C’est de cette hésitation que vient le balayage qui le met à terre. Elle était sur lui, le surmontant de son poids sur sa poitrine. il releva le visage pour effleurer cette peau qui l’attirait , un souffle les séparait. et  bascula sur la gauche l’entrainant avec lui pour la surpasser
 - Jouer seul c’est ennuyeux. Il ne parlait pas forcément de leur passe d’armes.- A moins que je ne sois trop fort pour toi et que tu préfères abandonner, ta victoire se résumant à m’avoir fait trébucher ?.

Jaskier soupirait devant son feu de joie sans joie. Encore un soupire. Surement la dixième depuis quelques minutes. Sans ses amis et accompagné d’un des soldats qui avait voulu le tuer. Vous parlez d’une soirée. Tzoing. Tzoing. Il fallait se remettre en question Jaskier ! Tzoing Tzoing Tz.. * oh une fausse note * pensa-til . NON ! cela ne pouvait ! Et remit sur les chemins de ma composition, il entama un air joyeux et entraînant . Un air qui donnait le rythme imposé par Géralt au duel impromptu.

Poussant sur sa jambe gauche il bascula à nouveau sans elle, sur le sol froid se relevant prestement. S’il avait prit à la plaisanterie le défi de la jeune femme, il comptait bien ne pas rester sur cette semi défaite. Le glaive d’argent en main, il attendit qu’elle soit elle meme debout avant de fendre sur elle, d’une attaque haute, puis de coté, inversant chaque coup d’un bout à l’autre de son champ de vision.

Malgré sa carrure, Géralt était un homme leste. Il avait appris depuis longtemps que la force ne servait à rien si l’esquive n’était pas parfaite. Attaque et Défense formant un couple uni, équilibré. Prenez l’un sans l’autre et vous mourrez sûrement. Son glaive d’argent en main, prolongement de lui-même,  Sa lame frappait dans des gestes précis, son corps esquivait trouvant dans certaines positions animalières les possibilités de s’échapper.


Il dégagea son épée et lui frappa les fesses avec le plat de sa lame comme un professeur trop sévère qui usait de sa règle sur des ongles.

- Ta garde est trop basse et tu perds vite ta concentration. Recommence.

Géralt n’avait jamais réellement eu d’élèves, il n’en voulait pas, et n'était surement pas assez patient ou loquace pour etre digne de ce role. Et son ami , le seul présent à ses cotés depuis des années, tenait une lame comme on tenait une rame. Autant dire que pour les duels au coin du feu ce n’était pas gagné. Les lames se rencontrèrent à nouveau, passe d’armes  plus vives, chacun avançant et reculant au rythme des notes de Jaskier qui s'élevaient toujours dans la chapelle abandonnée; Un autre coup qu'il porte à plat sur son epaule, - j'ai dis plus haut la garde.

- Allez Saskya; bats toi ! *sa voix devenait de plus en plus forte, incisive, il voulait la forcer à se devoiler plus encore. Il frappait, cognait chaque geste allant à s’accentuant.
Il frappait la lame de son adversaire de plus en plus fort, jusqu'au moment où il en eut assez, et enroula sa lame autour de celle de Saskya faisant voler son glaive à l’autre bout de la cour en ruines. Une des lanières en cuir de son armure s'en trouva détachée et s'en servant comme d'un fouet attrapa le poignet de Saskya pour la tirer vers lui. Elle percuta son corps avant de tomber en arrière déséquilibrée. Il la rattrapa accroupi à mi chemin du sol, son bras entourant sa taille pour qu'elle ne chute pas au sol. La lame d’argent venant de se glisser sous la gorge blanche de la jeune femme, la pointe posée sur le genoux de Géralt qui se trouvait derrière elle. Tel un couple enlacé dans la mort qui les attendait.
 - Il y a des combats qu’on ne peut gagner Saskya.

Et dans la semi obscurité des ruines son regard orangé sembla se refléter en douces lueur sur elle. Il n'éprouvait aucune haine ou colère envers elle. Simplement un défaitisme latent. - Si seulement je t'avais rencontré dans d'autres circonstances... . Murmure que son corps et son esprit hurlaient. C'était cela qu'il le rendait malade. Il avait accepté une mission. Mener à mort une femme. Une femme qu'il tenait entre ses bras. Une femme qui lui plaisait. La première qui lui plaisait véritablement. Comme quoi le destin avait une façon singulière de se foutre d'eux. C'est alors que passa entre les deux visages se faisant face, une luciole aux lumières violacées qui teintait comme une guirlande de noel. Peu à peu les ruines s'illuminèrent de ce spectacle magique. Et ces ruine si froides devinrent antre de lumières et de magie.

Quelques instants d'onirismes, un calme singulier, serein en regardant ces lumières vives donner vie à de la pierre oubliée. Et ils étaient eux, témoins de cette magnificence dans ce silence glacial des Terres du Sud. Ils furent peu à peu entourés de ces petits insectes. Il retira la lame de son cou et la planta dans le sol qui se fissura sans difficultés Et se redressa en l'entrainant avec lui afin qu'elle retrouve pieds sur le sol. Chaque geste était accompagné d'une nuée de lumières. - Ton Maitre ... Peut -etre fier de toi. . Peu à peu son bras relacha sa taille pour lui rendre sa liberté de mouvement. Peu à peu, il retrouvait le froid d'une solitude destinée.



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Saskya
J'ai XX ans et je vis à XX.
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Il régnait dans les entrailles de la jeune femme une brûlure inextinguible, mélange de rage, de frustration et de sans doute autre chose. Cette flamme lui dévorait le creux du corps sans aucune pitié, et ce fut elle qui la poussa à rejoindre le Sorceleur en plein entraînement solitaire. La même tension crispait leurs corps, elle pouvait aisément le sentir, et voir son défi être relevé déclencha en elle un frisson d'excitation. Le vide était un ennemi redoutable, elle en savait quelque chose, et la fausse menace qui passa bientôt les lèvres de Geralt provoqua en elle un rictus ouvertement amusé.

« Je vaux plus cher vive que morte, désolée pour toi. »

Elle jouait avec lui, il semblait bien décidé à jouer avec elle. C'était parfait. Tout comme elle l'avait ouvertement défié, il paraissait d'ailleurs s'amuser à faire de même, et ce fut avec vigueur qu'elle porta sa première attaque. Sans la moindre hésitation, elle avait bondi comme un fauve, prenant le Loup Blanc de cours et l'envoyant au sol avant de parader. En combat réel, elle ne se serait jamais laissée aller à une telle idiotie, mais tout cela n'était pas un combat réel. C'était bien plus. C'était un échange que bien peu de gens aurait pu comprendre.

Elle était sur lui, et ils se fixèrent quelques instants. Quelques instants durant lesquels Saskya sentit un agréable frisson lui agiter l'échine avant qu'il ne les retournât afin de se retrouver au-dessus d'elle. Un mouvement qu'elle le laissa d'ailleurs faire, plaquant elle-même sa lame au sol pour ne pas l'empaler maladroitement. Un autre que lui aurait vu le glaive se glisser entre ses jambes pour lui ouvrir l'artère fémorale... et le nouveau défi qui résonna lui tira cette fois-ci un rire franc !

« Trop fort pour moi ? Si tu avais été un ennemi, tu serais en train de te vider de ton sang par la fémorale, je te signale ! »

Et comme pour illustrer son propos, son genoux se releva pour venir cogner doucement l'intérieur de la cuisse du Sorceleur. Comme tout guerrier aguerri, celui-ci portait sans doute une coque afin de protéger les parties sensibles de son anatomie, mais un coup violent lui aurait sans doute occasionné quelques douleurs tout de même.

Mais déjà, tous deux se relevèrent afin de continuer, et le combat ne tarda pas à gagner en intensité. De taille en estoc, d'attaque en défense, la vitesse de leur échange augmentait. Les gestes de Geralt semblaient être calculés au millimètres près. Ceux de Saskya étaient légèrement plus raides : elle se contenait. Craignant d'effectuer un mouvement trop particulier ou d'utiliser un Signe par pur réflexe, elle ne se laissait pas aller au combat comme elle l'aurait souhaité, et le plat de la lame qui frappa son fessier quelques secondes plus tard se chargea de le lui faire comprendre tandis qu'elle lança un regard noir à son vis-à-vis.

Sa garde était toujours trop basse, et sa concentration était plutôt concentrée sur le fait de se contenir justement !

Mais néanmoins, la remarque fut accueillie avec un petit sourire moqueur, et elle n'attendit qu'une fraction de seconde pour lui bondir dessus à nouveau. Telle une guêpe, elle piquait et reculait sans cesse, souple et agile. Tel un chat, elle jouait à droite puis à gauche, aiguillonnant le Loup Blanc dans des mouvements précis qui démontraient qu'elle avait été bien entraînée... jusqu'à ce nouveau coup qui vint cogner son épaule pour lui arracher un grognement. Et soudain, sans aucune logique au vu de la carrure de deux antagonistes, Saskya décida de foncer et de justement asséner un puissant coup de cette même épaule dans la mâchoire de Geralt, avant d'effectuer une roulade vers la droite pour se soustraire à une éventuelle contre-attaque. Le mouvement se terminait à peine qu'elle était déjà sur ses jambes, et elle attaqua encore une fois. Son glaive fendait l'air en sifflant, les lames s'entrechoquaient avec plus de puissance.

Et puis soudain, elle vit une ouverture dans la garde du Sorceleur. Son épée se leva afin de frapper tandis que son poing gauche s'ouvrit pour lui permettre de tracer le Signe d'Aard. Erreur. Aucun signe. Sa jambe gauche recula précipitamment tandis qu'elle avortait elle-même son mouvement, et Geralt en profita pour lui arracher son épée qui rebondit sur le sol en tintant. Dans son allant, elle sentit son poignet être happé vivement, et elle ne put que le percuter de plein fouet avant de retomber en arrière... pour ne jamais tomber justement. Dans une vitesse hallucinante, le Sorceleur venait de la rattraper avant même qu'elle ne touchât le sol, et Saskya frémit en sentant ce bras puissant entourer sa taille pour la retenir. La lame d'argent effleurant sa gorge était là pour lui rappeler sa défaite. Mais s'agissait-il réellement d'une défaite ? Son regard profondément perdu dans le sien, elle n'aurait juré de rien...

« Ce n'est pas parce qu'ils sont perdus d'avance qu'il ne faut pas les mener. »

Se battre, toujours se battre. Après avoir fuit à Sarda, elle s'était juré de ne plus jamais reculer. Mais là, elle se perdait dans ces yeux de chat, dans la chaleur de ce corps qui étreignait le sien, dans cette voix grave qui murmura quelques mots. Elle aussi, elle aurait préféré le croiser dans bien d'autres circonstances. De même qu'elle aurait aimé pouvoir lui dire de tout lâcher et de ne pas descendre davantage vers le sud et vers Nilfgaard. Le Destin était décidément une sale pute. De cette remarque qu'elle s’apprêtait à formuler à haute voix lorsqu'une luciole fit irruption entre eux en brillant de reflets violets. Lucioles luciolisantes qui envahirent bientôt l'endroit dans un ballet lumineux qui laissa la Belle sans voix tant le spectacle était magnifique.

Le temps se suspendit.

Elle était là, dans les bras de Geralt, entourée de ces dizaines et dizaines de lueurs qui virevoltaient autour d'eux pour les entourer d'un doux cocon. Loin de son habituel rictus ironique, ses lèvres se soulevèrent en un véritable sourire, un sourire sincère, et sa main se glissa autour du cou du Sorceleur lorsqu'il l'aida à se relever. Dans le creux de son ventre, le feu renflait toujours, mais ce n'était pas à la destruction qu'il l’exhortait tandis qu'elle se pencha délicatement vers lui... et qu'elle se figea à l'évocation de son maître.

Soudainement, la simple idée de lier leurs lèvres à nouveau disparut totalement de son esprit, et tout son corps se tendit avec brusquerie. Le Loup Blanc l'aurait insultée ou frappée qu'elle n'aurait pas réagi autrement, et elle recula aussitôt pour se dégager de son étreinte. Ses entrailles étaient de nouveau déchirées par cette haine et cette frustration – cette culpabilité aussi – qui infusaient comme un poison en elle depuis une dizaine d'année. L'espace d'un instant, elle sembla sur le point d'exploser de colère tandis que ses poings et ses mâchoires s'étaient formidablement crispées.

Mais non...
Elle n'explosa pas, se contenant d'un lourd soupir tandis qu'elle avait baissé la tête comme une gamine qui se serait faite engueuler.

« Non, il ne serait pas fier de moi. » commença-t-elle d'une voix plus rauque que d'habitude. « Ils sont tous morts, je suis la seule à m'en être sortie... on peut difficilement imaginer pire échec. J'ai rampé comme un chien, j'ai cumulé les mauvaises décisions, et tout cela va très mal se finir, c'est inexorable maintenant. »

C'était sans doute ça le pire : elle savait qu'elle ne réussirait pas. Elle savait que sacrifier le Sorceleur qui se trouvait en face d'elle ne lui offrirait pas forcément la vengeance qu'elle espérait tant. Il y avait trop de ''si'' dans l'histoire, trop d'impondérables. Les médecins et autre apothicaires pourraient ne jamais réussir à mettre un nouvel agent mutagène au point, elle pourrait être écartée de l’Épreuve des Herbes et être simplement exécutée, tout comme elle pourrait la subir et ne pas y survivre. Son plan possédait tellement de failles qu'il ressemblait à un bateau rongé par les termites et qui irait bientôt s'abîmer en mer pour noyer tous les malheureux qui se trouvaient dessus. Elle entraînerait des innocents dans la mort. Miroslaw aurait eu honte d'elle.

« Tu n'aurais pas dû accepter cette mission... »

Après quelques instants de silence, sa voix venait de se faire entendre à nouveau, dans un souffle, et elle releva le visage tandis que la lueur hantée était revenue envahir son regard. Son plan était mortifère, mais elle ne pouvait se résoudre à y renoncer. Sa soif de vengeance était trop forte. Durant toutes ces années de détentions, d'humiliations et de tortures, c'était sa colère qui lui avait permis de ne pas lâcher. C'était sa rage qui la maintenait debout. Elle savait combien cette situation était malsaine, mais elle ne pouvait rien faire d'autre qu'aller de l'avant tandis qu'elle sentit une nausée violente lui tordre l'estomac.

Elle se dégoûtait, et sa main se porta aussitôt à sa bouche tandis qu'elle réussit à maîtriser son haut-le-cœur. Poser son regard sur Geralt, c'était comme se planter une lame brûlante en travers du corps. Son ventre se contracta à nouveau. Le feu renfla plus fort. Son corps trembla un instant. Elle était tout et son contraire.

Et sans que rien ne l’annonçât, elle combla soudainement l'espace qui la séparait de cet homme, son corps se pressa tout contre le sien, et ses lèvres happèrent les siennes dans un baiser brutal. Un baiser aux goûts d'urgence et de désespoir. Ses bras s'étaient refermés autour de son cou, et elle s'était éraflée les mains. En lui fonçant ainsi dessus, elle l'avait contraint à buter contre le mur de pierres qui se trouvait dans son dos, mais elle s'en foutait. Aiguillée par tant de sentiments, le baiser durait, durait, durait. Jusqu'à ce que le manque d'air ne la poussât à y mettre fin.

« Je suis désolée... »

C'était un murmure, juste un murmure, tandis qu'elle se reculait déjà. À regrets. Mais à choisir, elle préférait se donner l'impression de dominer la situation, à la place de simplement attendre qu'il la repoussât lui-même.



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"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

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Geralt de Riv


Je suis vieux , surement bien plus que vous ne pensez  un peu partout, surtout sur les routes et dans les auberges . Dans la vie, je suis un Sorcelleur. Attention différent d’un satané Sorcier ou Magicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma situation, je suis occupé quelques soirs, après quelques bières et quelques pièces et je trouve ca  .. bien ?..




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Ensemble ils semblaient réagir de la même façon, au même moment, avec les mêmes répliques ou envies. De la tension qui les tiraillaient intérieurement à ce face à face dualistique où enfin chacun semblait avoir trouvé son vis à vis. Saskya semblait avoir un humour aussi corrodé que le sien, et ils se comprenaient sans avoir besoin de grandes explications. Quelques mots, quelques regards et chacun savait ce qu'il adviendrait. Elle ne le craignait pas aussi bien dans le regard qu’elle portait sur lui que dans les mots de défis qu’elle lui lançait. Cette femme était surprenante. Attirante. Se penchant légèrement vers elle - Je suis certain qu’ils me feront quand même un bon prix pour ta jolie carcasse. Je pourrais les menacer de relâcher ton âme cannibale dans leur château, ca fait toujours son effet.

Certes Géralt était fort, et connaissait pas mal de magie, de sorts divers et variés, mais il était totalement incapable de faire cela. Cependant les croyances populaires avaient la vie plus dures que les vérités pourtant connues depuis la nuit des temps. Parfois, parfois il en jouait. Ce jeu lui faisait risquer plus qu'une simple mise à la porte du village visité, mais certaines fois c'était par ces peurs qu'il inspirait, qu'il avait pu manger à sa faim et ne pas mourir soit de son estomac vide, soit de froid.

Saskya retient à nouveau son attention. Les premières passes d’armes étaient vives, testant l’adversaire sans tentative d’effectuer de gestes trop brusques. Aussi bien d'un coté comme de l'autre. Meme si Géralt savait ou imaginait que la brune avait été formée aux armes, elle le lui avait prouvé cet après midi même en se défaisant d'un ennemi qui aurait pu être mortel pour n'importe qui d'autres,  il ignorait l’étendue de son entrainement. Et elle ne le déçue pas. Les lames frappaient durement les unes contre les autres, les gestes et mouvements de la brune étaient fluides, presque sans accros, elle pourrait surement tenir la bride à n'importe quel soldat du nord au sud du pays. Et elle le lui démontra en le faisant tomber pour le tenir "captif" sous elle. Les mots restaient défiant, mais mesuré par le respect que se vouaient ces adversaires du jour. Un rire et un sourire qui s'allient dans le silence lumineux des ruines qui les entourent alors qu'il surplombait toujours ce corps du sien.


- Si tu étais mon ennemie, tu ne m’aurais même pas approché. Ce n'était pas de la vantardise, mais une vérité simplement prononcée en souvenir des soldats qui n’avaient même pas pu l’approcher avec le signe de Aard qui éloignait le danger loin de lui. Bien qu'à ce moment précis, Géralt aurait pu être allégé de quelques attributs. Chacun se releva vivement et le combat reprit avec plus de vigueur. Ils étaient bien tous les deux capables de contrecarrer chaque coup de l'adversaire. Feintes, attaques, contre-attaques , enfin ils pouvaient laisser libre court à se besoin de se dépenser l'un contre l'autre, l'un avec l'autre sur fond musical sous la lune haute.

Et le temps s'arrêta quand il lui arracha des mains son épée et la fit trébucher à son tour, rattrapant son corps avant qu'elle ne touche le sol. Une confession à peine audible, un regret qui hurlait à travers le regard qu'il posait sur elle. Proche, tellement proche. Les lucioles qui les entourèrent donnèrent à cet instant un effet bien plus envoutant à leur proximité. Ce mal -etre, cette douleur qui le tenaillait semblait disparaitre à mesure que leurs lèvres se rapprochèrent naturellement.
 

Elles allaient se retrouver, lentement, tendrement anihilant les peurs et cette sensation de manque qu'ils éprouvaient .. mais ce qu’il lui dit sembla changer du tout au tout les envies de Saskya qui s’éloigna de lui comme si elle avait senti la peste en lui. Un changement radical qui le laissa pantois au début avant que son attention ne soit absorbée par ses paroles; Saskya se dévoilait et dévoilait un pan de sa vie qu’elle aurait surement voulu cacher. Un grand malheur l’avait suivi. Et elle semblait ne pas se remettre de ce qui s'était déroulé, ni même de ce qui allait se dérouler. Il posa une main ferme sur son epaule ne cessant de la regarder, meme si elle évitait son regard maintenant que le charme était brisé. C'était déjà dans une autre vie. Il revenait à une réalité intrigante, une réalité qui était couvertes de non-dits. Il aurait du se taire et l'embrasser ! C'était trop tard dorénavant et meme son corps qui avait trouvé l'espace d'un instant un repos salutaire, redevenait douloureux. Il lui en voulait de s'etre éloignée, autant qu'il s'en voulait de l'avoir laissé s'approcher

- Tu vis et tu propages son héritage, crois moi, tous ne peuvent en dire autant. Nous avons tous un jour rampé pour sauver nos vies, la différence est de savoir se relever dignement. Relèves toi Saskya, et soit fière de toi, comme de son enseignement.

Il se redressa relâchant l'épaule de Saskya pour redevenir le Loup Blanc, statue solitaire de ce monde.
- Quant à cette mission, nous continuerons, quelques soient les dangers. Non il ne fuirait pas malgré la mise en garde de Saskya, car au delà de la peur que pourrait lui distiller ce piège dans lequel il semblait sombrer, c'était sa curiosité et sa ténacité qui le menaient toujours plus loin.  

Et soudain, aussi brutal que le changement précédant, Saskya s'avança vers lui pour l'embrasser. Un baiser brusque et inattendu, surtout après son éloignement dont il n'avait pas encore saisi toutes les nuances. Son dos percuta le mur en ruine, mais loin de se dégager de l'etreinte de ses bras autour de son cou, il renforça leur corps à corps en l'enlaçant plus étroitement contre lui pendant que leurs lèvres se liaient sur fond d'une souffrance bien plus présente maintenant que les vérités éclataient. Si un jour l'Homme aux cheveux blancs avaient eu besoin de quelque chose pour survivre, ce baiser ardent en était la clé de voute. Un baiser qui durait et perdurait, un baiser qu'il aurait voulu infini . C'était un vœux irréaliste il en avait terriblement conscience mais avec elle entre ses bras, tout semblait dorénavant possible. Malheureusement ce qui devait arriver arriva.. et elle s'éloigna se confondant en une excuse qui était surtout une fuite en arrière.


Il attrapa son avant bras, dans un geste alliant fermeté et douceur, restant ainsi à un pas l’un de l’autre alors que les insectes lumineux continuaient à tourner autour d’eux dans un ballet magique. L'attirant à nouveau à lui, voulant et espérant commettre la plus terrible des erreurs. - Je ne le suis pas et tu ...

- Oh Géralt tu es là, j’ai eu l’innnnnnnssspiration du siècle, tu veux bien me donner ton avis ? . La tête de Jaskier passait à travers une fenetre depuis longtemps disparue ne laissant qu'un trou béant dans le mur près d'eux. Un silence alors qu’il passait son regard de l’un à l’autre le visage de Géralt se tournant légèrement vers lui, et une pensée de voir un barde rôti au menu du soir. - Je dérange peut-être ? Géralt.. Ou vas tu ? Geralt ? . Le sorceleur avait relâché le bras de Saskya, et abandonné l'intimité naissante entre eux. La résolution était ferme. Il devait s’éloigner d’elle, ne jamais se retrouver seul avec elle. Cette femme était un danger, par sa beauté, par sa force, par ce qu’elle représentait. Bien pire que les monstres qu’il avait à combattre, c’était lui même qu’il devait arrêter sous peine de sombrer avec elle quand ils arriveraient en Nilfgaard et qu'il devrait la donner à ces hommes qui en terminerait avec sa vie.


**************


Aucun des membres du groupe ne le revit avant le lendemain matin quand l'aube pointa à travers les nuages chargés de froid et de neige. Il ne parla à personne se contentant de les attendre perché sur Ablette et se mit en route sans mot dire, traversant le Guet de la Jaruga qui les mènerait plus bas dans le pays. Et il avait mal. mal comme jamais de l'éloignement qu'il s'imposait.


Rien de notoire dans les deux jours qui suivirent, il resta seul, composant son campement en amont des leurs. Le soldat qui les suivaient toujours avait totalement changé, il faisait son devoir sans arrière pensée, Jaskier tentait de dérider son ami mais abandonna au bout d'une journée de monologue, connaissant trop bien la bête quand il était dans cet état de mutisme. Les paysages défilaient lentement, toujours bloqués dans cet hiver infernal. Ce froid humide insistant, qui s’insinuait dans des vêtements de plus en plus humides, quand bien même les couches se superposaient.

Déjà une autre nuit se profilait et il faudrait faire hate et trouver un abris digne de ce nom. C'est au détour d'un vallon boisé qu'une lumière d'un grand feu de camps parvient au sorceleur et à son groupe. Et des rires bruyants, des rôts claquants, et une musique entrainante. - Des nains . Ce nom claqua entre les dents frigorifiées de Jaskier qui ne supporterait pas plus de voyage pour cette journée. Les nains ne chassaient pas de primes, mais ne s'intéressaient qu'à l'or et au minage. Peut-etre que pour ce soir, ils pourraient les accueillir et ainsi décharger un peu du poids de la veille des épaules de Géralt.  Le groupe se rapprocha sans tenter de se cacher  car meme si les nains n'étaient pas les plus agiles, ils étaient habiles avec des arbalètes. Et ce fut à une certaine distance des deux charrettes bloquant le passage qu'il interpella d'une voix forte.

- Salutations Maitres Nains.

Les voix s'interrompirent et des armes furent braquées dans leur direction alors qu'ils stoppaient leurs montures. La voix grave du chef du groupe s'éleva après un moment d'observation entre les deux groupes immobiles.

- Olà Voyageurs. Nous ne voulons pas d'histoires et nous n'avons pas d'argent.
- Nous ne sommes pas des voleurs, mais des voyageurs. Répondit-il simplement Géralt qui ne formula pas de suite la requête qu'il avait en tête.
- Facile à dire quand on a le visage recouvert.

Ce n'était pas faux, tous ainsi vêtus de pied en cape, Se tournant à moitié vers son groupe il inclina simplement la tete avant de découvrir son visage à la lumière du feu de camps non loin de là. Ses yeux captant la lumière plus orangée passèrent de l'un à l'autre. Quelques murmures dans la langue des nains avant que les armes ne se baissent.

- Sorceleur. C'était tout ou rien. - Toi et ton groupe êtes les bienvenus autour de notre feu. C'était Tout.
- Merci Maitre Nain, nous acceptons volontiers. Un pied à terre fut posé et il vient faire face au nain.
- Géralt de Riv, je suis ton obligé.

Un rire alors qu'il reçut un coup sur son bras, un coup de l'amitié surement - Je savais que c'était toi Loup Blanc, tu es célèbre ! Allez venez boire les amis ! - C'est pas de refus lança Jaskier qui alla devant le feu pour tenter de se réchauffer.



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/i\ Allez zouh les gosses, ne laissez pas traîner vos yeux ici sinon un vilain griffon va venir vous bouffer ! /i\


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Saskya
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Telle une brindille capturée par la tempête, Saskya oscillait follement. De tentation en désirs de vengeance, le creux de son corps et de son âme étaient devenus telle une fournaise qui menaçait de l'incinérer toute entière. Elle aurait dû conserver la tête froide, mais elle en était incapable. Après dix ans d'une captivité lourde de souffrances et d'humiliations, elle peinait à prendre de la distance pour mieux appréhender la situation, même si elle avait conscience que le faire était indispensable. Sa rancœur et sa colère étaient deux poisons que son sang charriait librement dans ses veines, et ce même si elle savait très bien ce que Miroslaw aurait pensé de sa soif de vengeance. Qu'elle creusait forcément deux tombes...

Propageait-elle un héritage comme le prétendait Geralt ? Non, parce qu'il n'y avait plus rien à propager. L’École de la Vipère était morte, tous ses Sorceleurs pourrissaient en terre ou avaient terminé dans le gosier d'un quelconque animal, sans oublier ceux qui avaient brûlé vifs entre les murs de Sarda. Elle ne pouvait plus rien propager pour les siens, mais elle s'était promis de propager la mort parmi ceux qui avaient osé les attaquer, à commencer par l'ancien empereur qui avait été écarté du trône et enfermé quelque part. Les rumeurs prétendaient qu'il était retenu bon grès mal grès à Toussaint, et si jamais elle parvenait à lui mettre la main dessus, la Belle lui promettait la plus horrible de toutes les mises à mort.

Mais pour l'heure, entendre le Loup Blanc lui affirmer qu'il irait au bout de cette mission ne la rassurait pas non plus. Elle se sentait coupable de l'attirer dans un tel piège, si coupable... surtout lui... Culpabilité, dégoût, rancœur, attirance, colère, passion... le cocktail était un poison plus puissant que celui de n'importe quel magicien, et ce fut par ce baiser enflammé qu'elle décida de le partager avec Geralt. Un baiser long, sauvage, passionné. En sentant le Sorceleur raffermir son étreinte sur son corps, elle le pressa elle aussi plus fermement contre lui, et elle se figea lorsqu'il la retint. Doucement, il l'attira à nouveau à lui. Doucement, elle se rapprocha à nouveau tandis que ses lèvres réclamaient les siennes. Encore et encore.

Elle était désolée de cette situation pourrie, désolée de le rencontrer dans de telles circonstance. Mais elle n'était désolée ni de ce baiser ni de cette étreinte chaude dont elle sentait couver le désir dans le creux de son ventre. Leurs corps se rapprochèrent. Leurs lèvres se frôlèrent... et la voix de Jaskier qui résonna provoqua aussitôt une tension fantastique dans tous les membres de la Belle. Putain quand ce n'était pas cette satanée jument, c'était ce barde ! Autant dire que le regard qu'elle posa sur lui fut plus meurtrier que jamais, et Saskya sentit une bile amère lui remonter en bouche lorsque le Sorceleur la lâcha et s'éloigna. S'éloigna pour ne plus revenir...

Geralt ne reparut pas de la nuit, et les deux jours suivants, il se tint farouchement éloigné d'elle. Il ne lui adressait plus la parole, ne la regardait plus, et dormait même à distance de leur campement. Après un rapprochement intense, cette mise à l'écart provoquait une rancœur et une tension ô combien puissantes chez la jeune femme. Elle ne lui en voulait pas à lui – ou juste un peu – mais elle s'en voulait surtout à elle-même. Elle éprouvait pour le Loup Blanc plus qu'un désir d'ordre charnel, et ce même si elle aurait été bien incapable de l'avouer. Tout ce qu'elle consentait à accepter, c'était cette irritabilité qui lui nouait la gorge, et Jaskier en fit d'ailleurs les frais le lendemain. Manifestement incapable de dérider Geralt, il avait décidé de parler à Saskya, et la réponse de cette dernière avait été tranchante :

« Mais tu ne fermes donc jamais ta gueule ?! »

La phrase sonnait ouvertement comme une menace, grondée d'une voix basse ou rauque, mais elle n'avait rien ajouté d'autre. Emmitouflée dans sa cape, elle luttait contre le froid comme chacun d'entre eux, et elle luttait également contre ses sentiments. Contre ses cauchemars, contre ses traumatismes, contre cette soif meurtrière qui l'empoisonnait petit à petit. Si elle parvenait à s'échapper, elle pourrait peut-être galoper à bride abattue jusqu'à la Vallée du Sans Retour dans l'espoir de mettre la main sur l'ancien empereur, et ce premier pas dans sa vengeance lui éclaircirait peut-être les idées. En tout cas en était-elle là de ses réflexions lorsque la nuit tomba et qu'ils s'approchèrent d'un campement de nains...

Les bougres étaient de bien joyeuse humeur ! Ils chantaient, riaient, rotaient et s’insultaient au grès de l'un de ces jeux de cartes que seuls les nains parvenaient à comprendre, et le petit groupe s'en approcha jusqu'à ce que Geralt les héla pour les saluer. Durant quelques secondes, une certaine tension s'installa d'ailleurs entre les deux groupes... avant d'être aussitôt invités à les rejoindre !

Sans perdre plus de temps, tous mirent alors pied à terre pour rejoindre le feu qui crépitait, puis le nain qui avait accueilli le Sorceleur entreprit de procéder aux présentations tandis qu'il désignait chacun de la main.

« Je suis Zoltan Chivay, et voici ma petite troupe de bras cassés ! Dans l'ordre, y'a Munro Bruys, Yazon Varda, Caleb Stratton, Figgis Merluzzo et Percival Schuttenbach ! On vient de Mahakam mais on voyage pour affaires, et vous ? »

Le dernier homme désigné n'était pas un nain mais un gnome, mais il était pourtant parfaitement intégré aux autres. Le dénommé Caleb Stratton venait d'ailleurs de ramener des bouteilles tandis que chacun s'installait près du feu, et Zoltan distribua l'alcool avec bonhomie.

« Z'allez pas en revenir, parce que ça c'est pas du pinard de taverne, c'est de l'Est-Est de Toussaint ! On a sauvé un vigneron d'une meute de loups la semaine dernière, et il nous en a filé deux caisses pour nous remercier. Bon le salaud nous a aussi refilé de la vinasse et de l'alcool de pomme, mais on va pas se mentir, ça réchauffe ! »

Farfouillant dans un énorme sac en toile de jute, Yazon Varda en tira plusieurs coupes qui se remplirent aussitôt avant de passer de mains en mains, puis ce fut dans un brouhaha absolument incompréhensible qu'un toast fut bruyamment porté. Apparemment, boire était un incontournable pour eux, puis ce furent cette fois-ci des gamelles de borsch qui passèrent afin que chacun put manger. La soupe était chaude, très épicée, très appréciée aussi par les estomacs !

Sans barrière de race, les nains entamèrent alors la conversation dans une ambiance légère, et une partie de cartes ne tarda pas à recommencer. Otto et Jaskier tentèrent d'en comprendre les règles tandis que les nains juraient et buvaient autour d'eux, et les deux ne furent pas en reste non plus. Au bout d'une heure, le barde ne chantait pas avec eux, il beuglait littéralement tant il était alcoolisé. Otto tanguait lui aussi dangereusement, et s'il ne s'était pas déjà affalé par terre, c'était parce qu'il s'était appuyé contre Percival.

De son côté, Saskya était restée un peu en retrait. Elle avait bu une coupe, avait mangé du borsch et avait même tenté une partie de cartes, mais elle n'avait pas la tête à ça. Elle avait toutefois fait l'effort d'être aussi aimable que possible, et personne n'avait fait de commentaire. Ni sur le fait qu'elle avait l'air préoccupée, ni sur les fers qui lui reliaient les poignets. Les nains étaient curieux mais pas intrusifs, et la soirée fut ainsi excellente. Entre deux chants, Zoltan avait expliqué à Geralt qu'ils pensaient faire route jusqu'à Marnadal, et qu'ils pourraient bien cheminer ensemble si cela tentait le Sorceleur. Avec fierté, il lui avait également montré son Sihil forgé à Mahakam, et il lui avait même proposé de l'essayer.

Plusieurs heures plus tard, le feu crépitait plus tranquillement, et tous paraissait s'être endormi dans un coin ou dans un autre... sauf Saskya. La froideur était telle qu'elle avait l'impression de geler, et le métal de ses fers paraissait concentrer encore ce froid. Sur la peau de ses poignets, une marque bleutée se dessinait, et à ce rythme là, elle ne tarderait pas à avoir des engelures qui pourraient bien la mener à la gangrène. Un état qu'elle préférait encore éviter, aussi après plus d'une heure à grelotter sous sa fourrure, elle se releva en silence afin de se diriger à pas de loup vers le Sorceleur.

Malgré ses tremblements, son pas était léger, et ce fut sans réveiller personne qu'elle vint s'agenouiller tout près du Loup Blanc.

« Geralt ? »

Lui, elle ne l'avait pas réveillé, elle en était sûre et certaine. Néanmoins, cela n'empêcha pas le Sorceleur de lui lancer un regard qui en aurait fait reculer plus d'un, mais pas elle justement.

« Enlève-moi ces fers, je gèle littéralement. Je vais finir avec une gangrène à ce rythme-là... et je suis sûre que ton odorat affûté n'a aucune envie de se coltiner ce genre d'odeur pendant tout le voyage. »

Sûr que des chairs dévorées par la gangrène, c'était aussi répugnant à voir qu'à sentir, et pourtant Geralt ne sembla pas pressé d’accéder à sa requête.

« Allez, dépêche-toi s'il-te-plaît ! Je ne tenterais rien ! Même si ma carcasse est jolie, tu n'en tireras pas plus de dix orins à Forgeham. »

La Belle semblait perdre légèrement patience, mais sa dernière phrase était pourtant un rappel à ce délicieux moment qu'ils avaient passés quelques jours plus tôt. Quelques instant plus tard, le Sorceleur consentit enfin à libérer ses mains, et Saskya frémit en sentant sa chaleur tout près d'elle. Elle avait tellement froid. Et depuis deux jours, c'était la première fois qu'elle se retrouvait si près de lui...

« Je te remercie... »

Effectivement, des marques bleues ornaient sa peau tandis qu'elle se frottait les mains pour se réchauffer un peu, et elle espérait qu'elle réussirait à retrouver une température corporelle normale pour dormir un peu. Elle espérait également bien d'autres choses dans ce monde, tandis que son regard s'était perdu dans le vide. Elle paraissait fatiguée, sur les nerfs, ailleurs... et quelques instants plus tard, ce fut sans plus de cérémonie qu'elle souleva un bout de la fourrure de Geralt afin de se glisser en-dessous. Sans autorisation ni demande. Et qu'elle vint aussitôt se coller contre lui tandis que sa chaleur lui tira un long frisson.

« Ne râle pas, je veux seulement me réchauffer ! Si je meurs de froid, tu vas devoir te coltiner un cadavre qui va pourrir sur une selle, le tout pour une récompense de misère. »

Il grommelait, elle grommelait également. Mais si elle avait parue irritable, maintenant qu'elle était lovée contre le Loup Blanc, elle ne remuait plus d'un cil. Étroitement collée contre lui, elle sentait son corps se réchauffer peu à peu, tandis qu'elle pouvait entendre son cœur battre si lentement dans sa poitrine. Les yeux clos, elle avait posé ses mains glacées contre son torse, et un léger soupir lui échappa bientôt. Qu'était-elle donc en train de faire ? Comment pouvait-elle éprouver du désir pour celui qu'elle s’apprêtait à conduire à la mort ? Autant de questions qu'elle n'avait clairement pas envie de se poser tandis qu'elle remua pour se coller encore un peu plus contre lui.

Dans le creux de son ventre aride et gelé, elle sentait l'étincelle s'embraser doucement. Des idées peu chastes effleurèrent son esprit. Un désir, un besoin même, lui tira un long frémissement qui lui lécha la colonne vertébrale jusqu'à lui agacer les reins...

Et puis, sans un bruit sous cette fourrure qui dissimulait leurs deux corps, l'une de ses mains s'insinua doucement sous la chemise de Geralt pour venir parcourir la peau de son torse de sa paume, glissant le long de son ventre comme une plume pour s'arrêter à la limite de son pantalon. Une seconde d'arrêt, deux seconde... puis ses doigts le déboutonnèrent pour se glisser dans son sous-vêtement et caresser doucement son membre. L'une de ses jambes vint se glisser entre les siennes. Ses lèvres se posèrent dans le creux de sa gorge pour agacer sa peau avant de remonter pour capturer les siennes en un baiser brûlant.

À nouveau, un frisson violent agita tout son corps, et son baiser se fit cette fois-ci plus passionné tandis que sa main glissa cette fois-ci entièrement dans le caleçon du Sorceleur afin de cajoler sa virilité. Si jamais il osait la repousser, c'était à coup d'Igni que les choses risquaient bien de se régler.



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"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

R. Matheson
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