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 Allez viens on s'aime (mais genre toute la vie) Ft Cheval de Troie

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 572
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 25
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - HP - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Donut

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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, je suis lycéenne et je m'en sors comme on peut, chaque jour est une aventure !. Sinon, grâce à un affreux coup du destin, je suis fiancée de force et je le vis plutôt ?A ton avis ?!.

Allez viens on s'aime (mais genre toute la vie) Ft Cheval de Troie - Page 2 Ce47d9f617f424793e289dffac573c7d
Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Maisie Williams :copyright:️ Gatsby - Google

Père et fils sont toujours en train de communiquer et Robbie reste les bras ballant face à sa brute de père. Il ne dit rien, reste planté là tel un lâche. Même son père finit par perdre patience et par lui demander des comptes... Mais il ne répond toujours rien pendant quelques minutes. Puis là. Il explose. Il se lâche. J'en suis la première surprise. Je le regarde avec mes yeux globuleux de stupeur. Je vous avoue que j'en reste même bouche bée, parce que je me dis que son père va sans doute le tuer là, devant mes yeux pour lui avoir parler comme ça. Et je n'ai pas envie de ça.

Franchement, après son élan de courage, tout le monde retient son souffle, moi, le frère de Robbie. On peut clairement entendre les mouches voler. Le père le Robbie le fusille du regard et son fils lui rend son regard puis le père emmène le fils à l'extérieur et j'ai par réflexe de vouloir les suivre, je ne veux pas qu'il lui fasse du mal. Je veux dire.... Je ne sais pas de quoi son père est capable.... Et s'il le laisse pour mort ?!

Son frère me rattrape vite.

"Hop hop hop, t'as entendu le padre, maintenant, c'est moi qui te surveille et crois moi que tu vas moins rigoler."

La brute sans cervelle qui lui sert de frère, me porte sur son épaule pour me conduire jusque dans sa caravane, à peine plus grande que celle de Robbie. À l'intérieur, il y a une femme qui m'accorde à peine un regard quand son mari m'attache à ma chaise. Je suis vraiment dans un camp de psychopathes. Ils sont tous fou pour croire qu'enchaîner une gamine est quelque chose de tout à faire normal ! Robbie est peut-être le moins fou de tous... Bien qu'il soit un peu taré, j'en suis sûre ! Il faut que je me méfie de tout le monde, comme le dit si bien maman "Une pomme ne tombe jamais bien loin de son arbre.".

Une fois attachée, il me rappelle les consignes, pas le droit de hurler, de parler, de pisser, de manger, de boire..... Ouais en gros, tue moi et c'est pareil. Je fronce les sourcils en le regardant. Rira bien qui c'est qui va rigoler vers la fin, connard ! Mais bien sûr, je garde cette pensée pour moi. J'ai bien compris que je suis entourée de tarés à la gâchette facile...

Isolée dans la chambre, parfois, je pleure et parfois, je réfléchis à comment faire pour me sortir d'ici. Malheureusement, je pleure plus souvent que je ne trouve de solution. Je crois que je suis condamnée à mourir ici si personne ne me vient en aide...


***


Trois jours. Cela fais trois jours que je ne mange pas, ne bois pas et que je baigne dans mon urine. Bhein quoi ?! Vous croyez vraiment qu'on peut passer trois jours sans pisser ?! Pas une seule goutte ?! Impossible. En tout cas, moi mon corps m'a bien fait comprendre que c'est mort. De toute façon, je m'en fiche. J'espère même que mon odeur se répande dans toute sa putain de caravane et que l'odeur de ma pisse lui reste bien encrée dans les narines à ce connard ! Cette pensée me fait un peu sourire. Mais faible comme je le suis, je suis incapable de faire plus que sourire. Je n'ai plus aucune force, la tête me tourne en permanence et par moments, j'ai des pertes de conscience. Ma bouche est ultra sèche, cela se voit aux commissures de mes lèvres. J'ai le teint pâle, je ne tiendrais pas plus d'une semaine. C'est sûr et certain. Même au bout du cinquième jour, je saurais ce qu'est l'enfer.

Le troisième jour s'achève et encore une fois, je perds connaissance. Je me réveille que lorsque j'entends du bruit dehors. Mes yeux s'ouvrent difficilement, mon esprit a du mal à réfléchir correctement à cause du manque de nourriture et d'eau.

"Robbie ?"

Dis-je faiblement... Mais j'entends un shhhh et je comprends que je ne dois pas faire de bruit. Je lutte pour ne pas laisser mes yeux se fermer, signe que je vais encore m'évanouir. Je papillonne plusieurs fois des cils pour tenir le coup.

Cette fois, je le vois un peu plus clairement, mais je ne sais pas s'il est vraiment là ou si c'est le fruit de mon imagination. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il me dit, mais je remarque sa bouteille d'eau et je me mets à pleurer en hochant la tête.

"Je ne veux pas mourir..."

Je me laisse faire et l'eau dans ma bouche.... Mon dieu.... Quel bonheur ! Je manque de tomber sur le côté, mais le jeune homme me rattrape et me soutient pour m'aider à manger. Je n'ai d'autre choix que de me laisser faire, je le laisse me nourrir et m'abreuver. Puis quand il se lève pour partir, je plonge mon regard désespéré dans le sien. Je n'ai jamais paru aussi jeune et vulnérable depuis mon arrivée, mais là, j'ai été poussé au bout de mes limites.

"Tu vas venir me chercher, hein ?"

Lui dis-je faiblement. S'il prétend être contre les pratiques de son clan, alors il ne va pas me laisser mourir ici. Seigneur pitié, faites qu'il ne me laisse pas mourir ici...
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The Whole 9
The Whole 9
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INSCRIPTION : 31/01/2019
RÉGION : Les Hauts de France
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Luigi

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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Il fait sombre dans la chambre. C’est difficile pour moi de jauger de l’état physique de Jo. Mais au fur et à mesure que je me risque à m’approcher d’elle, je constate que j’ai mis déjà beaucoup trop de temps à intervenir. Ses os sont plus apparents qu’ils ne l’étaient la dernière fois que je l’ai vu. Ses lèvres sont asséchées totalement par le manque d’hydratation qu’on lui impose. Et son regard, Seigneur… Il est presque totalement indescriptible.  Cela me soulève le cœur de la découvrir ainsi. Et ce n’est pas parce que son urine embaume mes narines dès que je suis à proximité d’elle, non. Cela me soulève le cœur parce que j’ai conscience d’avoir agit en monstre en la laissant à la garde de mon frère aussi longtemps. J’avais bien entendu leur intention de la laisser mourir. J’aurais dû faire preuve de plus de courage que celle que je n’ai eu au cours des derniers jours. Oui. Il est temps que je devienne un homme. Il est temps que je me batte, pour elle. Mais en attendant, ma priorité est de l’hydrater et de la nourrir. Elle ne veut pas mourir. Tant mieux car je ne veux pas non plus qu’elle meure. Je la détache donc de ces liens qui irritent ses poignets ainsi que ses bras, avant de porter à ses lèvres le goulot de la bouteille d’eau que je décapuchonne.

« _ Doucement. Je lui souffle discrètement, tandis qu’elle étanche sa soif. _ Je suis désolé, Jo. Je poursuis sur le même ton, la retenant de mon torse pour qu’elle ne chute pas au sol. _ Je n’aurais jamais dû te laisser seule avec ces brutes. Non. Je n’aurais jamais dû les laisser t’enlever, surtout. Je suis un monstre. »

Inutile de m’apitoyer sur mon sort présentement. La jeune femme meurt de faim. Je dépose donc la bouteille d’eau au sol, avant de me saisir du tupperware que j’ouvre.

« _ Tiens toi à moi. Je lui souffle tandis que j’ouvre la boite hermétique. _ J’espère que tu n’as pas d’allergie aux œufs. »

J’ai cuisiné le truc le plus basique que je pouvais faire, j’espère donc ne pas l’empoisonner en voulant l’aider. D’ailleurs, je porte déjà la fourchette à ses lèvres afin qu’elle puisse manger les œufs brouillés et le bacon sans fournir le moindre effort. Cette proximité nouvelle entre nous me trouble, je dois dire. Mais j’en fais fie. Je préfère me concentrer uniquement sur son repas. Ensuite, je dépose la boite au sol afin de remettre ses liens. Le repas paraît juste mais je préfère ne pas surcharger son estomac. Il pourrait ne pas apprécier un trop plein de nourriture après soixante douze heures de jeun.

« _ Désolé. Je n’ai pas le choix. »

Je dois impérativement remettre ses liens. Si je ne le fais pas, nous sommes morts tout les deux. C’est du moins ce que m’a explicitement dit mon père, la dernière fois que je l’ai vu pour me rouer de coups. Je sers les liens de sortes que mon frère ne se rende pas compte de la supercherie, puis je récupère mes affaires au sol. Je suis prêt à partir, n’attendant rien de la jeune fille, quand elle me demande si je vais venir la chercher. Je me tourne aussitôt vers elle, le cœur bouleversé d’entendre ce que je n’aurai jamais cru entendre de sa bouche.

« _ Tu le veux… vraiment ? »

Je l’interroge doucement, ne sachant pas si je dois croire à un réel changement de comportement de sa part. Car elle peut bien essayer de me manipuler, après tout ? Elle me sait trop faible pour l’empêcher de prendre la poudre d’escampette.
Je n’en sais rien.
J’hésite.
J’hésite jusqu’à ce que je lise dans son regard mouillé de l’imploration silencieuse.

« _ Très vite. Je lui affirme avec sincérité, gonflé d’une rage que je ne connaissais pas. _ En attendant, ne dit rien à mon frère pour le repas de cette nuit. Il provoquerait notre mort à tout les deux. »  

Je suis en équilibre sur un fil instable. Il suffirait qu’elle le secoue ne serait-ce qu’un peu en me trahissant, et ma chute me serait fatale.
A ces mots, je glisse hors de la caravane, dont je coulisse à nouveau la fenêtre comme elle était auparavant, avant de rejoindre la mienne.
Je sais ce qu’il me reste à faire.

Le matin suivant.

Je me suis levé tôt, ce matin. Pour rien au monde je ne voulais gâcher ma chance de m’adresser aux anciens. Je me suis donc levé aux aurores, afin de me rendre présentable, avant de me rendre à la caravane de mes grands-parents paternels où je savais trouver ma grand-mère.

« _ Oh mon pauvre chéri. A-t-elle soufflée au bord des larmes, en découvrant les marques sur mon visage, encore légèrement tuméfié de la violence de mon père. _ Quand a-t-il fait ça ?
_ Aucune importance. Ai-je répondu avec détermination. _ J’ai besoin de m’adresser aux anciens. Où se tient leur réunion ?
_ Elle est interdite aux jeunes, tu le sais bien !
_ Il y va de la survie de ma future épouse, grand-mère. Ai-je insisté, sans ciller. _ Où les anciens ont-ils décidés de se réunir ?
_ Je vais t’y emmener. »

Les anciens organisent leur réunion à l’écart du campement, dans le plus grand des secrets. Il n’y a de ce fait que leurs épouses, pour ceux qui ne sont pas encore veufs, qui connaissent le chemin.

Il nous faut vingt minutes de marche pour entrevoir au loin la tonnelle où se tient la réunion. Et plus j’avance en sa direction, plus j’ai le cœur qui bat à deux cent à l’heure dans la poitrine. Je sais que je peux raté ma chance de sauver Jo. Je redoute donc plus que tout qu’ils m’ordonnent de partir sans écouter mon discours.

« _ Nous y sommes. Me dit ma grand-mère, aussi angoissée que je ne le suis. _ C’est le moment de te jeter à l’eau, mon chéri. »

Elle sait ce qui m’a poussé à braver l’interdiction suprême des anciens. Elle sait que mon père et mon frère ont bravé les interdits quant à mon rite de passage. Elle m’encourage de ce fait à y entrer immédiatement, même si je peux en ressortir presque aussitôt.
Je franchis la tonnelle, d’où émane les voix de ces occupants. Ils mettent au point notre prochain itinéraire. Quand le chef m’aperçoit, le silence se fait instantanément.

« _ Les jeunes sont interdits aux réunions des anciens. Me rappelle mon père, le ton grave, me fusillant déjà de son regard furieux. _ Tu n’as rien à faire ici, Robbie.
_ Je sais. Je déclare à mon tour, sous les bavardages de ceux qui partagent son opinion. _ Mais j’ai à m’entretenir avec les anciens de toute urgence.
_ Si t’es venu couiner parce que tu t’es pris la porte de ta caravane, tu peux retourner immédiatement au campement. Nous n’avons pas de temps à perdre avec tes jérémiades.
_ Il s’agit de mon rite de passage. Je poursuis, ne baissant pas les yeux un seul instant. _ Il ne se déroule pas comme vous l’aviez convenu à l’unanimité. Je viens demander aux anciens de m’aider à rétablir les règles qui avaient été initialement établis. »

Le clan est peut-être constitué d’une majorité de cons comme mon père, à la gâchette facile, mais les plus anciens à la tête de celui-ci, sont des hommes sages. Ils n’apprécieront jamais qu’on use de violence sur une femme d’un autre, mariage confirmé ou non. Ils sont donc mon unique chance de récupérer ma fiancée vivante.

« _ Tu n’es personne pour exiger une audience aux anciens. Vocifère mon père, sachant pertinemment ces torts. _ Je t’ordonne donc de partir !
_ NON ! S’interpose le chef, qui n’est autre que mon grand-père. _ Si ce garçon a eu le courage de venir réclamer une audience auprès de nous, il est de notre devoir d’entendre ce qu’il a à nous dire.
_ Mais père, si nous acceptons de faire exception aujourd’hui, bien d’autres suivrons son exemple demain !
_ Le rite de passage est un sujet avec lequel nous ne plaisantons pas. Rétorque ce dernier, faisant preuve de la même autorité que mon père use contre moi. _ Je t’invite donc à te taire et à le laisser s’exprimer. »

Il ne plaisante pas. Il suffirait que mon paternel n’ouvre ne serait-ce que la bouche pour s’interposer à cette décision, que mon grand-père l’exclurais sur le champ de la réunion. Je souris de cette position de force que j’ai enfin sur lui, après toutes ces années à courber l’échine face à lui.

« _ Nous t’écoutons, mon garçon. Quel est le problème avec ton rite de passage.
_ Il était convenu que personne d’autre que moi n’use de violence sur celle-ci, et ce qu’importe l’évolution de notre relation ?
_ Oui. C’est la première règle du rite : le fiancé est le seul homme à pouvoir maitriser sa fiancé par la violence, et ce s’il estime que cela lui est nécessaire.
_ Il est également le seul à décider de sa mort ? Je m’enquiers à la suite, m’assurant que je ne fais toujours pas fausse route.
_ Tout a fait mon garçon. Pourquoi toutes ces questions ?
_ Parce que José, ici présent, et Dylan ont enfreint ces règles en la personne de Jo Parker.
_ Vous n’avez pas osé ? S’offusque mon grand-père en dévisageant son fils.
_ C’est lui qui nous en a donné l’autorisation ! Se défend mon père, me promettant d’un regard de me faire payer ma révélation.
_ Je n’ai jamais dis de la frapper ni même de la tuer ! Je précise promptement, refusant qu’il s’en sorte aussi facilement.
_ Ce petit imbécile l’a libéré au risque qu’elle nous envoi tous en taule. Je n’avais pas le choix !
_ Je suis somnambule ! Je l’ai fais en dormant !
_ MENTEUR !
_ Non, pas menteur ! S’interpose ma grand-mère, provoquant la stupeur de l’assemblée.
_ Jacqueline ? Que fais-tu ici ? Tu sais très bien que les femmes sont interdites aux réunions !
_ Robbie a toujours souffert de somnambulisme quand il est anxieux. Tu le saurais si tu t’occupais plus de lui au lieu de le frapper ! »

Silence pesant immédiat. Tout le monde dans le clan sait que je suis le souffre douleur de mon père, parce que je ressemble davantage à ma mère qu’à lui-même, mais personne jusqu’ici n’a jamais osé l’exprimer aussi ouvertement.

« _ Bien. Déclare mon grand-père, se levant finalement de sa chaise, le ton calme mais implacable. _ Si je ne peux pas faire grand-chose quant à l’éducation de José vis-à-vis de son fils, je peux accéder à la requête de Robbie ici présent au sujet de son rite de passage. Il marque une pause. _ A partir de cet instant, je décide que Jo Parker soit rendu à son fiancé, et que son transfère ce fasse sans l’usage de la violence. Jacqueline, tu aideras la jeune femme à se remettre des derniers évènements qu’elle vient de traverser, et lui préparera une chambre dans notre caravane où elle logera jusqu’à ce qu’elle désire vivre avec son fiancé. Quant à José et Dylan vous subirez une sanction pour avoir enfreint la règle principale du rite de passage de Robbie.
_ Qu’est-ce qu’on fera si elle se tire et nous dénonce à la police ? S’inquiète mon père, ne croyant pas à la possibilité qu’elle puisse sincèrement rester auprès de moi.
_ Le conseil avisera en tant voulu.
_ Nous ne pouvons pas courir le risque d’être tous arrêté.
_ Et nous ne le serons pas. J’ai confiance en mon petit-fils. »

C’est peut-être exagéré, car je n’ai aucun moyen d’assurer aux anciens que la jeune fille ne me filera pas à nouveau entre les doigts. Mais j’apprécie que ma demande ait été entendue. Je remercie donc les anciens de leur audience, avant de retourner au camp avec ma grand-mère.
Lorsque nous y sommes, nous rejoignons immédiatement la caravane de Dylan, où j’entre sans prendre la peine de frapper à la porte.

« _ Robbie ?! S’étonne-t-il, buvant tranquillement son café à sa table. _ Qu’est-ce que tu fous… Il s’interrompt, constatant que ma grand-mère et un ami de celle-ci nous accompagne. _ Grand-mère ?! Qu’est-ce qui se passe ?!
_ Il se passe que je viens récupérer ma fiancé et tu ne t’y interposeras pas.
_ QUOI ?! Mais tu délires pauvre abruti !
_ Moi je délire ? Je m’emporte, l’empoignant par le col pour la première fois de ma vie. _ Je ne crois pas, non. Emmène-moi auprès de ma fiancée. »

Il se retient de me frapper, uniquement parce que ma grand-mère est là. Mais je sens très distinctement son envie de le faire. Surtout lorsque je constate qu’il a relevé son poings, prêt à s’abattre sur mon œil gauche.

« _ La porte de la chambre, ouvre là. VITE ! »

Ma fiancée baigne dans son urine, pratiquement totalement a jeun. Je n’ai pas de temps à perdre à faire preuve de virilité pour la première fois de ma vie. Il obtempère. Et, à peine la porte est-elle ouverte, j’accours près de Jo pour la libérer de ces liens.

« _ Tu viens avec moi. Je lui souffle avec tendresse. _ Et je te promets que plus jamais personne ne te fera du mal. »

Je la soulève d’ailleurs déjà dans mes bras, de sorte que l’on quitte définitivement cette caravane.

« _ Comment va-t-elle ? S’inquiète ma grand-mère, passant une main sur son front.
_ Elle est déshydratée et à jeun depuis soixante-douze heures. Il faut impérativement s’occuper d’elle.
_ Soixante-douze heures ?!
_ Oui. Et c’est entièrement de ma faute.
_ Ne dit pas ça. Tu n’y ais pour rien si j’ai malgré moi enfanté deux tels monstres.
_ J’en suis un aussi, grand-mère. Je soupire en emmenant ma promise jusqu’à la caravane de cette dernière, sous le soleil brûlant du Mexique.
_ Que dis-tu ? Tu es le digne fils de ta mère. Elle serait fière de toi si elle voyait ce que tu as accompli pour sauver cette pauvre enfant.
_ Je l’ai conduis dans son propre enfer. Je ne mérite pas sa fierté.
_ Les choses vont changer. Peut-être. _ Dépose-là dans le lit de la chambre à droite. Je vous y rejoins tout de suite. »

J’obéis à ma grand-mère. Je pousse de mon pied la porte de la chambre susnommée, où je dépose Jo dans le lit, à moitié dans les vapes et éveillée.

« _ Ça va aller. Je lui souffle en déposant un baiser sur son front. _ Tu es en sécurité chez ma grand-mère. Elle prendra bien soin de toi. »

Cela ne la conduira peut-être pas à me pardonner davantage d’être le cinglé qu’elle imagine, mais au moins je lui offre une chance de survie chez celle qui m’a pratiquement éduquée depuis ma naissance. En parlant de ma grand-mère, elle revient avec une bouteille d’eau fraiche, et une bassine d’eau chaude avec du savon.

« _ Sors. Je vais m’occuper d’elle, à présent. M’indique-t-elle, en déposant tout ça sur la table de chevet de la chambre.
_ D’accord. Préviens-moi si elle veut me voir.
_ Où vas-tu ? S’inquiète-t-elle, avant que je ne ferme la porte sur moi.
_ Je vais devenir un homme. Il est temps que j’affronte les démons qui m’ont martyrisés toute ma vie.
_ Ne fais pas ça ! »

Elle a peur. Et elle a raison. A deux contre un je risque d’en sortir plus mal en point que je ne le suis déjà. Mais j’en ai marre qu’on me marche sur les pieds. Il est venu le moment qu’on respecte l’homme qu’a faite naitre Jo en moi.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Robbie me détache de mes liens et la libération de mes poignets endoloris m'arrachent de nouvelles larmes. Je suis tellement dans le coltard que je n'arrive même pas à avoir honte de l'état dans lequel je me trouve. Je suis pitoyable, je fais peur, je sens mauvais.... Je suis vraiment dans un état.... J'en serais morte de honte en temps normal ! Mais je n'ai plus la force de ressentir ce genre d'émotions. Je n'ai suffisamment de force que pour respirer. Je suis bien trop faible pour faire quoi que ce soit. C'est Robbie qui fait tout pour moi, il me soutient, m'ouvre la bouche pour que je boive ou mange.... Je lui en suis plus que reconnaissante.

Je bois difficilement, des petites gorgées, car l'eau me brûle la gorge sèche. J'entends ses paroles, mais je ne les comprends pas très bien, mon esprit est encore embrumé et j'avoue ne pas être suffisamment concentrée pour réussir à déchiffrer les sons qui me parviennent. De toute sa tirade, je ne retiens que "Je suis désolé" et "Je suis un monstre." Je redresse mes yeux globuleux vers Robbie et d'une main squelettique et faible, je me tiens au t-shirt de Robbie, je le serre avec les maigres forces qu'il me reste. Je le retiens entre mes doigts osseux, car même faible, mon cerveau a vite compris quelque chose, il va s'en aller. Aussi, j'essaye de le retenir avec la force qu'il me reste.

Pour l'heure, il s'occupe de moi, il ouvre un tupperware et je me cramponne plus fermement à son t-shirt. Je sens sa main se glisser dans mon dos pour me soutenir et m'aider à manger. Ma bouche ne s'ouvre qu'en faible bâillement et c'est y glissant la fourchette à l'intérieur que Robbie parvient à l'ouvrir entièrement, moi-même n'ai pas la force d'ouvrir complètement ma bouche.

Qui aurait cru que de simples œufs brouillés et du bacon pouvait être un repas divin ! Je sens chaque arôme se répandre dans ma bouche et c'est une explosion de saveur. Trois jours, trois jours sans manger et mon esprit s'était déjà préparé à ce que je ne mange pas pendant encore trois jours alors être finalement libérée de cette souffrance... est un miracle. Le repas se termine tandis que je reste cramponnée à son t-shirt. Il me redresse et s'excuse.... Je commence à pleurer en silence, inconsciemment, je comprends qu'il va me laisser ici et me remettre mes liens. J'essaye de rester accrochée à lui, mais mes maigres forces ne font pas le poids. Il finit de serrer mes liens puis se prépare à partir. Je ne veux pas, je ne veux pas mourir ici.... Je lui demande s'il va venir me chercher, mais... ce n'est pas vraiment une question, il va venir me chercher. Je le sais. Il...Il ne pourrait pas me laisser mourir ici.... pas vrai ?

Je lutte pour rester concentrée sur la situation, pour ne pas me laisser sombrer dans le néant, comme j'ai l'habitude de le faire depuis trois jours. Robbie m'affirme qu'il reviendra très vite. De nouveau, des larmes roulent sur mes joues, mais cette fois, c'est de joie. Il va venir me chercher très vite. Et je le crois. Je le regarde s'en aller puis cette fois, je me laisse aller et m'évanouis de nouveau. Robbie va venir me chercher. C'est la dernière phrase qui résonne dans ma tête, dans le néant le plus total, c'est un faible murmure qui tourne en boucle et qui me maintient encore un peu en vie.


***


Le lendemain matin, se sont les ébats sexuels de la chambre d'à côté qui me sortent de mon coma. Je sursaute et m'affole sur ma chaise avant de me souvenir d'où je suis et pourquoi je suis là. Mon cœur palpite et bizarre, je n'ai pas ce sentiment de bouche sèche. J'essaye de me concentrer, de me souvenir des événements, mais plus j'essaye et plus j'ai la migraine et plus je me sens faible.... Me concentrer use de l'énergie, énergie que je n'ai pas. Je n'ai plus aucune notion du temps, car je m'évanouis sans cesse et je n'ai parlé à personne durant trois jours entiers, y'a de quoi devenir folle. Je ne pensais qu'à ma mère et mes frères et je pleurais sans cesse, de quoi me déshydrater encore plus et me causer des migraines effroyables.

Ce matin-là, je n'ai pas pleuré. Après m'être remise de mes émotions, j'ai pensé à une chanson que je chantais souvent avec mon père quand il revenait du travail. Je me mets à la fredonner doucement, en boucle et elle me plonge dans une espèce de transe. Je me remémore des souvenirs d'enfance du temps où mon papa était encore là. Je repense à cette fête de Noël où Zack et Nathan étaient partis coupé le sapin avec mon père, j'étais toute petite et j'aidais ma mère à faire les gâteaux de Noël pour le Père Noël. Matt passait son temps à m'embêter et ma mère le menaçait de le priver de cadeau s'il ne se tenait pas tranquille. Et moi, peste, je le narguais !
Je ne sens pas les larmes couler sur ma joue alors que je continue de me plonger dans cette nuit de Noël. Je sens encore les petits plats de ma maman, mon père et les garçons qui installent le sapin. "Non, Matt va t-en t'es encore trop petit !" Disait Nathan. "Non c'est pas vrai ! Moi aussi, je suis un homme ! Pas vrai papa ?!" Rétorquait toujours mon frère, vexé. "Bien sûr, je n'ai fait que des hommes costaud dans cette maison moi !" Disait toujours mon père en me lançant un regard farceur suivit d'un petit clin d'œil. En soit, il n'avait pas tort, j'ai toujours été celle qui provoquait mes frères à la bagarre, ou dans une partie de baseball ou de jeux vidéo ! Mais ils sont vite partis à l'armée... Mon père est mort... Et moi, j'ai été kidnappée... La famille Parker ne vivra plus jamais de fête de Noël d'antan.

Je pleure les dernières larmes qu'il me reste avant d'être sortie de ma transe par des hurlements qui se font dans les pièces à côté. Je ne comprends pas un traître mot de ce qui se raconte, mais il me semble reconnaître la voix de Robbie. Il est revenu me chercher ! Je n'ai même pas la force de me réjouir plus que ça, je n'arrive pas à soulever ma tête et je suis attachée depuis si longtemps que j'ai l'impression d'avoir oublié comment on soulève les bras.
J'entends Robbie qui se dispute, ça hurle, puis les crie se rapprochent de la chambre. Je ferme les yeux, car j'ai peur, peur de ce que je pourrais voir, peur de ce qu'il va m'arriver... Mon corps maintenant squelettique se met à trembler puis la porte commence à s'ouvrir.... On me détache et quand j'ose entrouvrir les yeux, je vois et entends Robbie. Je voudrais pleurer mais je n'y arrive plus, je suis une poupée désarticulée entre ses bras mais merci, merci, merci à la force qui l'a poussé à venir me chercher et à ne pas m'abandonner. Il me soulève et comme la nuit dernière, ma main maigrelette vient agripper son costume pour ne pas le lâcher. Toute mon énergie se réunie dans cette faible main pour ne pas qu'elle le lâche, il est ma seule chance de ne pas mourir tout de suite.

J'entends à nouveau Robbie parler pendant qu'il marche, je sens le soleil sur mon visage et ça me pousse à fermer les yeux en grognant. Mon "fiancé" parle avec une femme, une femme âgée j'ai l'impression, mais je ne comprends pas ce qu'ils se disent puis de nouveau, le soleil disparaît je suis encore dans une caravane. Robbie me pose sur le lit et je ne le lâche toujours pas, alors il embrasse mon front et me rassure en me disant que je ne risque rien ici. La panique de le voir s'en aller m'aura au moins servie à le comprendre. Il finit par se redresser, discute avec la femme puis s'en va.

En toute franchise, je ne me souviens pas de grand chose, je sais que la femme s'est mise à chanter une espèce de berceuse dans sa langue et je vous assure que ça m'a vraiment détendue ! Je ne sais pas si c'est mon état de fatigue ou son incantation mais en tout cas, quand elle commencer à me déshabiller à fredonner, je me suis tout de suite détendue et je suis de nouveau entrée en transe. Je n'ai en mémoire que de brèves aperçu de la journée qui s'est écoulé. Je la vois partir puis revenir avec une bassine. Ou alors je la vois me nourrir. Je la vois venir essuyer mon front. Pas plus, je suis restée dans cet état jusqu'au lendemain après midi !


***


Cet après-midi, j'étais enfin en état de pouvoir allumer mon cerveau. Je me suis réveillée et je me suis affolée ! Il a fallu que je pose mes mains sur mes tempes pour me souvenir des événements de ces derniers jours. Je ne ressens plus la faim ni la soif et....J'ai été changée et lavée... Je me cache sous la couverture me sentant violée dans mon intimité. Je me demande ce qu'on m'a fait d'autres et la terreur m'envahit, c'est là qu'une vieille dame entre dans la chambre.

"Ah, tu es réveillée. Je commençais à me faire du souci."

Je reste muette parce que je ne fais confiance à personne dans ce camp de tarés.

"Tu n'as pas besoin de te méfier de moi. Je ne te ferais aucun mal, d'ailleurs, c'est moi qui me suis occupée de toi. Je t'ai lavé et nourris et j'ai veillé sur toi jusqu'à ce que tu te réveilles. Heureusement que mon petit-fils t'avait nourris avant qu'on vienne te chercher."

"Je veux rentrer chez moi."

Elle marqua une pause puis dit calmement.

"Commençons par quelque chose de plus réalisable. Est-ce que tu veux boire ou manger ? Est-ce que tu as besoin d'aller aux toilettes ?"

Je secoue la tête et la femme vint s'asseoir sur une chaise en face de moi.

"Pourquoi vous ne voulez pas me laisser rentrer chez moi ?"

Elle eut l'air vraiment triste pour moi, ce qui me rassura un peu quant à ses intentions. C'est vrai qu'elle n'avait pas l'air de me vouloir du mal, au contraire, elle avait l'air d'avoir de la peine pour moi.

"C'est compliqué. Il s'agit d'une tradition dans notre clan."

"Vous trouvez ça normal de kidnapper des femmes et de les forcer à vous épouser ?!"

M'offusquai-je ! Elle en revanche garda toujours son calme et une voix posée.

"Ça n'a pas toujours été comme ça, tu sais."

"Pourquoi vous faites pas comme tout le monde, des rendez-vous, des lettres d'amours, fin, je sais pas, des trucs normaux !"

Elle posa ses mains sur ses genoux et planta son regard dans le mien.

"Car les gens "normaux" comme tu dis ont souvent eu tendance à nous juger avant de nous connaître."

C'est vrai que je les juge depuis le premier jour, mais en même temps y'a de quoi !

"Si vous arrêtiez d'enlever des femmes, peut-être qu'on vous jugerez pas autant !"

Elle fronça les sourcils, mais garda tout de même son ton calme.

"Je t'ai dit que ça n'a pas toujours été comme ça. Avant, les hommes de notre clan allaient aborder des femmes seules, divorcées ou veuves, ou simplement malheureuses. Ils leur offraient la possibilité d'une vie meilleure et de se sentir membre d'un clan, d'une famille. Lors de nos voyages dans le monde, on s'arrêtait parfois près des campings et des gens venaient discuter avec nous et apprendre à nous connaître, des femmes décidaient de leur plein gré de nous suivre. Ça n'a pas toujours été comme ça. On est bien loin d'être une bande de sauvages, ignares et barbares."

Je ne dis rien. C'est vrai que je l'ai pensé plus d'une fois. Elle ajoute alors :

"Je pense que l'on s'est perdu en chemin quand les gens ont commencé à nous accuser de leur malheur et à nous chasser comme des parias. On a commencé à nous juger et à faire de nous des marginaux dangereux. Seulement, il faut bien que notre communauté perdure, nous n'avons pas envie de voir nos coutumes, nos traditions s'éteindre."

Je la regarde comme si elle venait de jeter mon destin à la poubelle.

"Alors.... Je ne révérais plus jamais ma famille ?"

Elle marque une pause puis elle me dit sincèrement :

"Je ne sais pas, petite, mais ce que je sais, c'est que parmi toutes les brutes épaisses qu'il y a dans ce clan, s'i y en a bien un qui en vaut la peine, c'est bien mon petit fil Robbie. Tu sais, il a essayé de reporter le rite de passage le plus longtemps possible, mais son père l'aurait battu à mort s'il ne s'était pas décidé à prendre épouse. Et c'est toi qu'il a choisi. Et je n'en suis pas étonnée. Tu as fait naître en Robbie un courage insoupçonné, un courage qui je l'espère ne lui coûtera pas la vie..."

Et elle passa une main devant sa bouche pour retenir un sanglot tandis que je fronce les sourcils.

"Qu'est-ce que vous voulez dire ? Il est où Robbie ?!"

Elle secoue la tête.

"Je ne sais pas, hier, il est parti défier son père et son frère et depuis, je ne l'ai pas revu."

Je commence à trembler.

"Mais il faut faire quelque chose !!"

J'essaye de sortir du lit, mais mes muscles ne me répondent pas comme il faut, on dirait qu'ils ne m'appartiennent pas. La grand-mère me retient de justesse.

"Ne bouge pas, tu es encore trop faible, il faut que tu manges encore pour te remplumer ensuite, il faudra que petit à petit, tu te remettes à marcher."

Mon insolence jusqu'au bout combiné à mon impatience.

"On n'a pas le temps, mamie, ces tarés l'ont sûrement laissé pour mort ! Il va mourir ! Il ne mérite pas ça, fin quoi vous êtes tous fous ici ou quoi ?!"

Et je me mets à pleurer, frustrée de ne pouvoir rien faire ! Sa grand-mère se remet à chanter dans sa langue et mon corps se remet à se détendre aussitôt.

"Je vous en prie.... Ne le laissez pas mourir...."

Lui demandai-je les yeux débordant de larmes. Elle me sourit en posant sa main sur mon front pour examiner ma température.

"Jamais. Je ne le laisserai jamais mourir...."

Elle hésita comme si elle réfléchissait à quelque chose puis elle me demanda :

"... Tu voudrais le voir ?"

Je hoche la tête faiblement.

"Oui, je veux savoir qu'il est en vie."

Puis je me suis endormie. Mais avant de tomber dans un sommeil profond, j'entends mamie qui se dispute avec son mari sans doute.

"Enfin Jacqueline, tu n'y penses pas. La petite n'est pas prête à le voir dans cet état, elle pense déjà que nous sommes des sauvages."

"Je sais bien, mais peut-être que si elle voit tout ce qu'il a été prêt à endurer pour elle, elle comprendra que c'est un bon garçon. Elle lui donnera peut-être sa chance."

L'homme n'a pas l'air convaincu.

"Tu joues à un jeu dangereux. J'ai confiance en Robbie, mais cette petite a l'air de vouloir rentrer chez elle coûte que coûte. J'ai peur d'être obligé de faire quelque chose de regrettable si cela est nécessaire."

"Robbie ne te laissera pas faire !"

S'offusqua-t-elle.

"Robbie n'aura pas le choix, il en va de la survie du clan. Cette jeune fille ne se rend pas compte que si elle nous dénonce, des femmes seront séparées de leurs enfants, de leurs mari. Le clan s'effondrera, certains seront mis en prisons et les plus rebels seront tués. C'est ce que tu veux ?!"

Elle soupira.

"Bien sûr que non... Mais tu penses qu'elle ne serait pas capable de l'aimer vraiment ?"

Il soupira aussi.

"Je pense que cette petite est la plus farouche que j'ai rencontrée jusque-là et que je ne suis pas étonné que ce soit sur elle qu'il ait jeté son dévolu."

Mamie rie légèrement.

"Elle ne te rappelle pas sa mère ?"

Il sourit, je l'entends.

"Si. Mais sa mère n'avait pas de famille, elle s'est accoutumée plus rapidement à nos mœurs. Elle, elle aime sa famille plus que tout, plus que Robbie, c'est ce qui la rend dangereuse pour nous."

Mamie dit d'un ton ferme.

"Je crois en Robbie."

Papi acquiesça.

"Moi aussi, de toute façon, nous n'avons pas le choix."

Et cette fois, je m'endors profondément en me laissant border par mes rêves. Étrangement, je rêve de Robbie, de notre vie ensemble si je l'avais rencontré dans mon lycée. D'ailleurs, c'est ce que je m'imagine, le rencontrer à la bibliothèque, on se serait regardé, mais je n'aurais pas osé l'aborder. Peut-être que lui non plus... Peut-être qu'il aurait été du genre à glisser un mot dans mon livre préféré pour que je le trouve en le réservant la prochaine fois ? Ou alors, il aurait glissé un mot dans mon casier pour me demander d'être sa cavalière au bal du printemps ? Mon rêve est beau, romantique, doux... Comme lui. Je finis par me réveiller de nouveau, il fait nuit cette fois. La grand-mère de Robbie s'est très bien occupée de moi et je tâcherais de la remercier car sans ses soins, je serais doute morte à l'heure qu'il est. Et je le pense vraiment. Je lui dois la vie.


***


Hors de question que je reste au lit toute ma vie, je tente de me lever et grâce à ma volonté, j'arrive à m'asseoir normalement. Je me lève puis retombe sur le lit. Je fronce les sourcils et me lève de nouveau, je me tiens immédiatement à la chaise en face de moi et m'en sers de déambulateur. Je sors difficilement de la chambre. Tout le monde a l'air de dormir. J'abandonne la chaise et je marche doucement, mais sûrement vers la sortie. Pied nu, je ne vais pas aller bien loin de toute façon. Mais il faut que j'en aie le cœur net. Je dois le voir.

J'ouvre la porte de la caravane et regarde à l'extérieur. Personne à première vue. J'essaye de reconnaître la caravane de Robbie, mais je ne suis pas sûre, il y en a deux qui se ressemblent et qui me font douter. Papa, guide moi.... Je ferme les yeux, prends une grande inspiration et clopine jusqu'à la caravane qui me semble être celle de mon "fiancé". Je me plante devant la porte et tape doucement.

"R...Robbie ?"

Je recommence à taper doucement.

"Robbie...C'est moi, Jo. Tu peux m'ouvrir ?"

Mon cœur bat contre ma poitrine, dans mes oreilles, dans mes tempes, chaque seconde qui passe est une torture... Et s'il est mort ?! Je...Je sais que je voulais sa mort, mais je ne le pensais pas.... Il ne méritait pas ça ! En tout cas pas de mourir avant son enfoiré de père et son connard de frère ?! Pitié... La vie ne peut pas être aussi injuste...
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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Ce jour-là.

Ils m’attendaient. Debout devant ma caravane, les bras croisés sur leur torse gonflé de colère, mon père et mon frère attendaient patiemment mon retour dans l’intention de me faire payer mon excès d’héroïsme. Et le moins que l’on puisse dire, c’était que j’étais prêt à les affronter également. L’un après l’autre. Je présumais ma force physique plus importante qu’elle ne l’était véritablement, mais cela ne m’empêchait pas de rendre les coups quand je le pouvais. Et a deux contre un, le calcul fut vite fait. Ils prirent le dessus sur ma personne rapidement, tentant farouchement de me remettre à genoux, là où ils estimaient être ma place. En vain. Je continuais de leur cracher le venin de ma colère en plein visage, quand ce n’était pas le sang qui s’accumulait dans ma bouche.

« _ Petit con. J’aurai dû te tuer en même temps que ta mère, ce jour-là. Je me serai ôter une sacrée épine du pied. »

A craché mon père avec toute la haine qu’il pouvait me destiner. Et il avait raison : il aurait dû m’offrir la chance de partir avec la seule personne pour laquelle je comptais. Il y a bien toujours mes grands-parents, si prévenants. Mais ce n’était pas le sang de ma mère qui coulait dans leur veine, cela les rendait donc partiellement complice de l’ultime coup qui lui avait été fatale à mes yeux d’enfant.

Après un temps interminable à tenter de me broyer de part en part, les coups ont finalement cessés de pleuvoir. Je tenais encore à peine debout, ne rêvant que de m’effondrer au sol en guise d’abandon. Mais paradoxalement, le souvenir de Jo me gardait droit sur mes jambes.

« _ Laisse tombé papa. A déclaré Dylan, dans un éclair de lucidité étonnante. _ Si on insiste, on va le tuer. Et tu sais ce qui nous arrivera si on arrive à cette extrémité là.
_ Oui. Soupira mon père, ne décolérant pas de ne pas m’avoir à ces pieds, implorant sa pitié. _ Nous serons bannis à vie du clan. »

L’ultime châtiment des anciens. Si l’un du clan donne volontairement la mort à un membre de sa communauté, il est chassé à vie de la-dite communauté. Je savais que mon père ne voulait pas vivre sa vie comme un paria, exclu des siens. Il acceptait donc sa ‘défaite’ face à moi, aussi difficile soit-il pour son égo surdimensionnée.

« _ On va te laisser. M’annonça-t-il à la suite, le ton sec _ Mais dis-toi bien qu’à partir de maintenant tu n’es plus mon fils, et que je te tuerai si ton rite de passage s’achève sur l’arrivée des flics au campement. »

A ces mots, qui résonnaient en moi plus comme une libération qu’une menace, il quitta ma caravane, suivit par Dylan. Ensuite, à bout de force, le visage et le corps endoloris, je m’effondrais au sol, perdant connaissance.

Plusieurs heures plus tard.

Étendu sur un lit qui n’est pas le mien, j’émerge d’un sommeil profond. Je ne sais pas depuis combien de temps je dors, mais aux douleurs que je sens encore vivaces, je sais que cela n’est pas plus de douze heures. Il faut que je bouge. J’ai besoin de savoir comment se porte Jo.

« _ Ne bouge pas. M’ordonne Clothilde, assise sur une chaise à mon chevet. _ Tu n’es pas en état physique de te déplacer.
_ Je vais bien. Je soupire péniblement, grinçant des dents au moindre de mes mouvements.
_ Tu vas bien ? Tu as faillis te faire tuer, Robbie ! Qu’est-ce qu’il t’a prit de provoquer ton père de la sorte ?
_ Il le fallait. Je me défends, ne pensant qu’à ma fiancée, elle-même en convalescence. _ Je ne pouvais pas le laisser la tuer.
_ Il ne l’aurait pas tué, enfin. C’est contre les règles.
_ Tu ne le connais pas, Clothilde. Tu ne sais pas de quoi il est capable. Tu n’as pas grandie avec lui.
_ Certes, mais…
_ Non. Je l’interromps brutalement, toussant quelque peu par la suite. _ Il n’y a pas de mais. Tu ne sais pas l’enfer qu’a connu ma propre mère, sa propre épouse ; alors ne tente pas de plaider sa cause.
_ D’accord. Bredouille-t-elle, sincèrement confuse. _ Mais ne refait jamais ça, d’accord ? On a eu peur quand on t’a trouvé inerte sur le sol.
_ J’allais bien. Il n’est pas assez con pour jouer sa propre place dans ce clan.
_ Comment voulais-tu qu’on le sache ?
_ C’est la règle numéro une des anciens : on ne s’entretue pas volontairement.
_ Qu’importe. Soupire-t-elle. _ Il va falloir que tu évites de bouger au maximum. Tu as quelques côtes fêlées, et…
_ Et quoi ?
_ Tu es complètement méconnaissable. Ton visage est boursouflé de coups et tu as des bleus un peu partout. »

Je sentais bien que j’avais du mal à ouvrir mes yeux, à bouger ma bouche, mais je n’imaginais pas que c’était dû à une telle déformation de mon faciès.

« _ C’est parfait. Je souffle, toussant en riant quelque peu. _ Comme ça j’ai véritablement la gueule d’un monstre à présent.
_ Ne dis pas ça. Les ecchymoses vont finir par se résorber. C’est encore récent.
_ Oui. C’est sûrement vrai. _ Je ne veux pas rester ici. Je veux retourner chez moi.
_ Et qui va s’occuper de toi ?
_ Personne. Je veux me débrouiller seul.
_ Ce n’est pas possible. Je… »

Je la regarde avec détermination. Elle sait que désormais, ce que je veux, je l’obtiendrais. Et pour le moment, ce que je veux, c’est mon indépendance. Je me relèverai tout seul de mes blessures.

« _ Putain quel têtu. »

Grogne-t-elle en consentant à exaucer mon souhait.

A présent.

Plusieurs jours se sont écoulés depuis mon passage à tabac en règle. Et aux dires de mon grand-père, Jo a retrouvé toute la fougue qui la caractérisait. Je suis content. C’est tout ce que je voulais quand je l’ai sortie de la caravane de Dylan : qu’elle s’en sorte. Et tant pis si c’est au prix qu’elle ne m’aime jamais. Je ne mérite pas davantage son amour que lorsque j’étais encore un minable fermant sa gueule face à son père. En parlant de lui, justement, j’ai appris qu’il a été banni temporairement du clan avec Dylan. Ils sont donc partis le lendemain de notre altercation, pour une durée d’un mois. Cela m’assure d’avoir la paix quant à mon rite de passage. Et pour Jo, et bien j’aviserai lorsque je serai physiquement plus présentable. Je n’ai pas envie de lui offrir la vision d’un monstre, roué de coups.

Tiens, on frappe à la porte de ma caravane. Si c’est encore Clothilde qui veut me materner, je vais la réexpédier immédiatement d’où elle vient. Je m’en sors très bien tout seul depuis que je me suis pris en charge. Ce n’est pas faciles tous les jours, je l’accorde, surtout pour certains mouvements amples, mais j’arrive tout de même à répondre à mes besoins primaux. Je m’apprête donc à lui dire de rentrer chez elle, quand la voix de Jo parvient à mes oreilles. Que fait-elle ici ? Grand-mère n’aurait pas osé l’amener jusqu’à moi, alors que j’étais d’accord avec grand-père pour qu’elle n’en fasse rien ? Je blêmis doucement de le croire, tandis que de nouveaux coups sont portés à ma porte. Il faut que je lui ouvre. Je n’ai pas le choix que d’assumer les conséquences de mes choix. Je me lève donc de mon lit où je lisais un livre, grinçant doucement des dents de la douleur résiduelle, avant de me diriger vers la porte que j’ouvre à la suite.

« _ Jo. Je souffle, la découvrant à nouveau aussi belle qu’elle ne l’était à notre ‘rencontre’. _ Que fais-tu ici toute seule ? Mes grands-parents savent que tu es ici ? »

Il n’y a personne avec elle. Je crains qu’ils s’imaginent qu’elle se soit fait la belle.

« _ Tu n’as pas conscience du danger que nous courons si ils s’imaginent que tu t’es enfuis. Je déclare à la suite, me rappelant l’avertissement de José. _ Entre. Je l’invite tout de même, bouleversé qu’elle soit venu me voir. _ Tu as l’air d’aller mieux. Je m’hasarde à lui confier, levant péniblement une main en direction de sa joue, pour la caresser brièvement. _ Excuse-moi. Je bredouille à la suite. _ J’avais oublié que je n’avais pas forcément le droit de te toucher. »

A demi dans les vapes, c’était évident. Mais là, les choses sont différentes. Elle a retrouvé la vigueur qui l’a rendait si somptueuse à mes yeux de gamin, et je me surprends à avoir envie de l’embrasser alors que je ressemble sûrement au Bossu de Notre Dame à ses yeux.

« _ Assis toi. Je l’invite, me soulageant moi-même de la position debout. _ Je ne suis pas très beau à voir, je sais, mais au moins maintenant je suis raccord avec l’image que tu te faisais de moi. Je poursuis, tentant de faire maladroitement de l’humour. _ Je suis désolé de ne pas être venu te voir. Je voulais t’éviter ça. »

C’est raté.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, je suis lycéenne et je m'en sors comme on peut, chaque jour est une aventure !. Sinon, grâce à un affreux coup du destin, je suis fiancée de force et je le vis plutôt ?A ton avis ?!.

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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Maisie Williams :copyright:️ Gatsby - Google

Toujours plantée devant la caravane au beau milieu de la nuit, j'attends le moindre petit signe de vie de Robbie, je suis inquiète... Je me demande s'il va bien, s'il n'est pas mort, ou handicapé à vie, ou que sais-je.... Il faut que j'en aie le cœur net. Au moment où j'allais toquer de nouveau, j'entends enfin une voix. Merci mon dieu !
Quand il ouvre la porte, il est méconnaissable, j'ai même un mouvement de recul en retenant mon souffle pour ne pas crier.

"Mon dieu mais que t'ont-ils fait...."

Bredouillai-je faiblement. Les larmes me montent vite aux yeux et à sa question, je secoue la tête. Non, ses grands-parents ne savent pas que je suis ici. Je ne voulais pas leur causer du soucis aussi, j'ai préféré faire le mur, je reviendrais avant le lever du soleil pour ne pas les inquiéter. Mais pour l'heure, je dois m'occuper de la créature bleue violette en face de moi.

J'entre dans sa caravane, il me dit que j'ai l'air d'aller mieux. Oui, je peux ouvrir les yeux, réfléchir et me déplacer faiblement. Mais je suis toujours aussi squelettique, je n'ai pas encore repris le poids qu'il me manque. Robbie caresse ma joue, mais je tourne le visage, c'est vrai que je n'ai pas envie qu'il me touche comme si je lui appartenais. J'ai certes de la peine pour lui, mais ça ne fait pas de moi sa fiancée pour autant.

"Je ne suis pas ta fiancée, il n'y aura pas de mariage qui tienne et je vais rentrer chez moi Robbie, peu importe le temps que ça me prendra."

Dis-je calmement. Je préfère être honnête avec lui. Je ne compte pas rester ici, entourée de brutes qui pourraient me tuer au moindre faux pas. Non. Puis à coté de ça, j'ai trop été habituée au confort de ma maison pour accepter de vivre sans Internet, sans téléphone, sans la télé, le cinéma, les fast-foods. Je l'avoue, je suis un rat des villes et je ne tiendrais pas longtemps ici. Ce qui me gêne aussi, c'est le fait qu'il pense que je lui appartiens juste parce qu'il m'a choisi. Je ne lui appartiens pas et le fait que je sois à son goût ne fait pas de moi sa future femme pour autant. Il y a des choses à faire et à respecter pour faire de quelqu'un son épouse et pour l'instant, nous sommes très loin des standards. Enfin bref, je ne suis pas venue parler de ça. Je suis venue pour m'occuper de lui.

"Viens avec moi."

Toujours aussi calme, les pupilles bien enfoncées dans les siennes, je ne plaisante pas. Je....Je ne suis peut-être pas disposée à être sa fiancée, en attendant, je peux peut-être être celle qui le sortira de son enfer.

"T'es pas heureux ici et ta famille te tabasse, t'es contre les idées de ton clan alors pourquoi tu restes ici ?"

Il s'assoit en grimaçant et je m'assois à genoux, à ses côtés. Je lui prends la main entre les miennes en retenant mes larmes.

"Robbie.... Viens avec moi... On rentrera en ville et je m'occuperais de toi, je te promets que je ne parlerais de ton clan à personne, tu n'auras aucun ennui, tu vivras avec moi, on ira au lycée ensemble....Je....Tu ne peux pas rester ici...Je t'en prie... Ils vont finir par te tuer..."

Cette fois, je me laisse aller aux larmes. Chaque phrase que j'ai dite était sincère. Je suis prête à partir avec lui sans me retourner, courir jusqu'à Roswell s'il le faut. Je suis prête à le cacher sous mon lit aussi longtemps qu'il le faudra, je m'occuperai de lui, il sera mon secret. Mon secret à moi.
Mais qu'est-ce que tu racontes, Jo....C'est un être humain, pas un animal de compagnie...
Je sais bien, mais alors quoi ? Je dois le laisser ici et prendre le risque de le laisser mourir ? Non. Mon père ne m'a pas élevé comme ça. Je ne peux rien faire pour tous ceux qui ont accepté de vivre cette vie, mais Robbie n'en fait clairement pas partie. Je vois bien qu'il aspire à quelque chose de mieux et je voudrais pouvoir l'aider comme il m'a aidé en m'apportant à manger, en me sauvant des griffes de son frère.

J'en ai une boule dans la gorge. Je pleure à chaudes larmes en posant ma tête sur ses genoux. Je pleure tout mon soûl. Je pleure ma famille qui me manque, je pleure ce cauchemar éveillé, je pleure la vie de ce garçon qui ne la mérite pas, je pleure que le monde puisse être si injuste parfois.... Je pleure en espérant que mes larmes le guérissent, le persuadent....


***


Quand j'ai enfin fini de pleurer, Robbie et moi sommes sur sa banquette, nous avons passé des heures à parler. D'abord de ce qu'il se passe en ce moment puis de tout et de rien. Tant et si bien que je n'ai pas vu les heures passer. Le soleil va bientôt se lever les grands-parents de Robbie ne vont pas tarder à se lever comme toutes bonnes personnes âgées. Mon "fiancé" me rappelle que je dois retourner dans la caravane. Oui, j'étais en train de m'endormir sur lui alors il vaut mieux que j'y aille.

"Robbie..."

Dis-je d'une voix endormie, entre le rêve et la réalité.

"Je ne t'abandonnerais pas. Je te sauverais, je te le promet."

Je baille avant de caresser son visage tuméfié et d'y déposer un tendre baiser sur le coin de ses lèvres. Je me lève ensuite et m'étire, il faut vite que je m'en aille. Je me dépêche de sortir de la caravane puis je lui lance un dernier regard.

"Tu viendras me voir aujourd'hui, hein ? Si tu promets de venir me voir, tu auras une surprise !"

Bien mérité. Son visage me soulève le cœur, me dire qu'un père ait pu....Sale enfoiré de merde ! Je me jette dans les bras de Robbie, mon pauvre héros.

"Je suis désolée."

Puis je me détache de lui et cours en direction de la caravane de sa grand-mère sans attendre de réponse, je ne veux pas qu'il me voie pleurer encore. Ca ne lui fera pas de bien. On est tout les deux fatigués, je ne veux pas qu'il s'endorme avec mon visage couvert de larme pour dernière image. Je veux qu'il se souvienne de la nuit que l'on vient de passer.

Pour ma part, quand je rentre comme une voleuse dans la caravane du couple qui m'héberge généreusement, je retourne fissa dans mon lit et pose ma tête sur l'oreiller. Au lieu de penser au Robbie blessé et tuméfié, je pense au Robbie qui m'a parlé toute la nuit, celui qui est venu me chercher, celui qui m'a sauvé la vie. C'est à lui que je pense et il ne me faut pas plus de dix minutes pour réussir à m'endormir.


***


Quand je me réveille, il est midi passé. J'ai bien dormi. Je me lève de mon lit, j'ai moins de difficulté à marcher que la veille. Je me dirige dans le salon de la caravane où je suis heureuse de trouver la grand-mère de Robbie.

"Bonjour. Je....je voulais vous remercier de vous être occupée de moi....Je...Merci."

Dis-je en rougissant, me mordant la lèvre pour ne pas pleurer.
Elle me regarde en souriant avant d'encercler mon visage de ses mains ridées, mais douces.

"Je suis ravie de te voir en forme et sur pied, Robbie a dû être enchanté !"

Sa phrase tourne dans ma tête, elle insinue que je l'ai déjà vu......Mais...Comment le sait-elle ?! Je rougis encore plus sans rien répondre, au contraire, je change de sujet !

"Heu...Je....Je voudrais faire plaisir à Robbie. Ma mère a pour habitude de nous cuisiner nos plats préférés quand on se sent pas bien. Elle dit toujours qu'un ventre heureux rend un homme heureux. Alors je....J'espérais que vous puissiez m'aider à préparer ce qu'il aime !"

Elle me regarda avec tendresse ce qui me déconcerta un peu. Elle est tellement douce et gentille avec moi que je voudrais la prendre avec moi lors de ma fuite ! Bien sûr, je sais que c'est impossible, mais elle est sans doute la seule personne de tout ce camp de barjos qui va me manquer.

"C'est une excellente idée ! Il faut le remplumer un peu, et ça ne te ferait pas de mal à toi non plus !"

Elle réfléchit un instant.

"Que prévois-tu ? Un dîner en tête-à-tête ?"

Me dit elle, aux anges. Je fronce les sourcils, voyant où elle veut en venir.

"Non. Je...Je veux juste lui faire plaisir. Rien de plus."

Elle hoche la tête.

"Il en sera enchanté, Robbie adore ma cuisine."

Me dit elle simplement. Je me surprends à espérer qu'il aime aussi la mienne. Enfin...Je voudrais vraiment qu'il aime la mienne.

Sa grand-mère sort tout ce dont on aura besoin pour lui cuisiner un bon petit plat et un dessert, je l'aide du mieux que je peux. Je passe aussi beaucoup de temps à parler avec elle. En fait, je me retrouve à lui raconter ma vie sans même m'en rendre compte ! Quand nous mettons le gâteau au four, je me rends compte que je lui ai dit plus de choses qu'à ma propre mère !

"Puis Josh et moi sommes amis depuis que nous sommes tout petits, j'aurais jamais pu aller le voir et lui dire "Et salut, je te kiffe, tu veux bien être mon cavalier pour le bal du printemps ?!" Non, c'est trop la honte ! S'il avait dit non, j'aurais été mortifiée ! Puis nous sommes voisins, comment se serait déroulé nos prochaines visites ?! Affreux !"

Elle m'écoute en hochant la tête.

"Mais ce Josh, est-ce qu'il est intéressant au moins ?"

Je la regarde intriguée, c'est quoi cette question ?!

"Quoi ?! Je...heu...Bhein oui !"

Elle n'a pas l'air convainque.

"Ah oui ? Et qu'est-ce qui le rend si intéressant à tes yeux ?"

Je réfléchis. Oui, étrangement, je dois réfléchir. Longtemps.

"Je....Heu...bhein déjà il joue au football ! Et...Heu....Il est très gentil avec moi.... On joue au baseball ensemble dans son jardin quand il s'ennuie et....Heu..."

Elle finit par croiser les bras sous sa poitrine et je me sens subitement ridicule.

"Ok, ça va, j'ai compris !"

Elle rigole avant de commencer à faire la vaisselle, mais je prends vite sa place, refusant qu'elle se fatigue.

"Et tes frères, ils ne t'ont toujours pas donné de neveux ou de nièces ?"

J'avais envie de lui dire qu'en ville, on n'a pas besoin de se précipiter pour faire des gosses, mais j'avais peur que ça soit mal perçu alors je réfléchis à dire quelque chose avec plus de tact. Mon dieu, la grand-mère de Robbie est en train de me rendre meilleure ! C'est une sorcière ! Moi, je vous le dis !

"Non pas encore. Mes trois frères sont militaires et assez haut gradés. Mon frère aîné a une femme, mais les deux autres n'ont qu'une petite amie donc on ne sait pas encore si ça va conduire à quelque chose de vraiment concret. La femme de mon frère, Katia, je ne l'aime pas. C'est le genre de femme à vivre de la bourse de mon frère pour aller chez le coiffeur, la manucure, etc. Mon frère aime les Barbie et avec elle, il est servie ! Mais quand il va rentrer de mission et voir que le budget courses et partie dans ses faux ongles, on va bien rigoler. Enfin je dis ça, mais ça fait cinq ans qu'ils sont ensemble... Elle doit bien le tenir par les cou...."

Je m'arrête en me rappelant que je suis avec une vieille dame.

"Enfin bref. Je ne l'aime pas. Et ma mère non plus, cela va s'en dire."

Et bien, cette journée m'aura fait du bien. On finit par tout sortir du four, du feu et on attend que ça refroidisse. Mamie m'aide pour dresser la table puis elle me regarde.

"Je sais que ce n'est pas un tête-à-tête, mais, si tu veux te changer, j'ai quelques vêtements dans l'armoire de ta chambre. Ils appartenaient à la maman de Robbie quand elle était jeune, aussi petite et menue que toi, je pense que ça devrait aller."

Je secoue la tête. Je ne vais pas porter les fringues de sa mère ! Mamie me dit qu'elle va se promener avec papi et qu'ils ne rentreront pas avant un moment. Je vois bien son petit jeu, mais je ne me laisserais pas avoir.
Par curiosité, je regarde un peu les vêtements de sa mère. Elle a un t-shirt Nirvana.

"Sa mère écoutait du Nirvana ! Trop classe !"

Bon ok, je veux bien le mettre. Oh et elle a une jupe en cuire ! Finalement, je vais prendre une douche et me prépare. Je coiffe ma chevelure rose en deux chignons trop mignon, le t-shirt de Nirvana, je le noue au-dessus de mon nombril pour un coté rock puis j'enfile la jupe en cuir. J'adore ce look total rock ! Il ne me manque plus qu'un peu de maquillage, mais bon, je ne vais pas faire la difficile. Quand je sors de la salle de bain, je tombe nez à nez avec Robbie.

"Oh...Je...Je ne t'ai pas entendu entrer !"

Lui dis-je, je rougis, car je ne m'attendais pas à le voir, je ne me suis pas préparée psychologiquement. Là, il me voit vraiment au dépourvu et du coup, je me demande si ma tenue lui plaît, si j'ai bien fait. Peut-être va-t-il être fâché de me voir porter les vêtements de sa mère.... J'avoue que sur le coup, je n'ose pas le regarder.

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The Whole 9
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
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Luigi

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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Mes grands-parents ne savent pas qu’elle est ici. Génial. C’est une véritable catastrophe. Nous courons tout les deux un grave danger, et… Calme-toi, Robbie. José n’est pas là. Il ne peut donc rien arriver de grave. D’ailleurs, il fait nuit dehors. Tout le monde – ou presque – dort paisiblement. Sa visite nocturne peut très bien passé inaperçu s’il elle regagne la caravane de tes grands-parents, avant le levé du soleil. Très juste. Il est inutile que je panique. Les choses peuvent très bien se passer. Je suis d’ailleurs touché qu’elle soit venue me voir en catimini. Je l’invite donc à entrer dans ma caravane, malgré mon physique repoussant de Quasimodo. Elle se porte mieux, quant à elle. Cela me fait plaisir. Tellement que je commets un impair, me valant une remise au clair de la situation. Je ne suis pas ta fiancée. Me rappelle-t-elle aussitôt, à ma maladresse de vouloir caresser sa joue. Et c’est vrai qu’officiellement je ne suis rien pour elle. Mais officieusement, nos destins sont liés, et bien plus qu’elle ne voudra jamais l’admettre. Si elle part, parvenant par je ne sais quel miracle à échapper à la vigilance des miens, elle me condamnera à mort. Est-ce que j’ai envie de lui dire pour échapper à ce sort ? Pas du tout. Je la sens trop fragile émotionnellement pour porter ce poids toute une vie, je préfère donc mourir pour elle la tête haute, même si elle n’en saura jamais rien.
Enfin. Tout ceci n’est qu’un ‘rêve’ fou qu’elle n’atteindra jamais.
Je ne relève par conséquent pas sa mise-en-garde, préférant rétablir la distance que j’ai brisée en m’imaginant proche d’elle. Nous ne sommes pas proches, elle et moi. Nous sommes toujours les mêmes personnes qu’au tout début de notre aventure commune, et les choses demeureront sûrement toujours ainsi.
Oui… Je retiens des larmes de le constater. Quand tout d’un coup, les mots de Jo me surprennent. Venir avec elle ? J’ai peur de ne pas comprendre. Qu’entend-t-elle par là ?

Oh. Je vois. Le fait que ma famille me tabasse, est selon elle une motivation suffisante pour que je quitte le clan en sa compagnie. C’est vrai que cela le serait, et c’est très touchant de sa part. Cela me va même droit au cœur, d’autant plus lorsque son regard se met à briller de larmes sincères. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Je n’ai aucun moyen de m’en sortir seul. Je n’ai pas d’autres pieds à terre que ma caravane datant du siècle passé, que je répare du mieux que je le peux ; comme je n’ai pas d’argent pour vivre. Comment ferai-je pour survivre plus de quarante huit heures dans les rues d’une ville mexicaine, ne parlant pas un mot d’espagnol ? C’est la question que je m’apprête à lui poser, après qu’elle m’ait elle-même interrogé sur mes motivations à rester malgré tout, quand je me ravisse et lui propose de s’asseoir. J’ai besoin de m’asseoir, à vrai dire. Je n’ai pas encore récupéré totalement de mon affrontement avec mes ‘démons’. Je me laisse donc tomber sur la banquette, avant que Jo ne vienne s’accroupir devant moi, se saisissant de ma main. Je me laisse faire, ne sachant pas moi-même comment je dois réagir face à cet acte de… tendresse ?

Elle insiste, ne retenant pas ses larmes. Elle me demande de venir avec elle, pour qu’on retourne en ville et qu’elle puisse s’occuper de moi. Mais de quelle ville parle-t-elle ? De Roswell ? Nous sommes à des centaines de miles de celle-ci. Il nous faudrait pas moins de quatorze heures de routes en voiture pour ne serait-ce que nous y rendre. Comment voudrait-elle y parvenir à pieds, alors que je ne suis pas en état de marcher ? C’est impossible. Malgré ma volonté de lui accorder ce rêve totalement fou, afin de vivre enfin la vie dont j’ai toujours moi-même rêvé, je suis obligé de la faire redescendre sur terre.

« _ C’est impossible, Jo. Je souffle à mon tour, le cœur étreint par sa détresse à mon égard. _ Nous sommes à des centaines de kilomètres de chez toi. Alors même si je le voudrais sincèrement, je ne peux pas partir d’ici avec toi parce qu’ils… Je m’interromps, hésitant à lui faire part de ce que j’ai tu auparavant. _ Ils nous tueront, tout les deux. Moi parce que je serai reconnu comme étant un traitre à mon clan, et toi parce que tu représentes un danger à son existence. Il… Je marque une pause, le regard brillant de larmes contenues. _ Si je peux accepter de mourir pour toi, je ne peux pas accepter que toi tu meures pour moi. »

Je ne le mérite pas. Je ne mérite pas qu’elle sacrifie sa vie pour moi. Je préférerai l’aider à se planquer quelque part avant de subir le châtiment qu’ils me réservent, plutôt que d’affronter la colère des miens en sa compagnie. Tu es fou ! Tu n’envisages pas sérieusement de… Non. Pas vraiment, du moins. Je veux qu’elle reste ici avec moi, en sécurité. Il ne lui arrivera plus rien de mal si elle me fait confiance. Je lui promets. Je lui promets d’autant que je suis bouleversé totalement par son geste : déposer sa tête sur mes genoux. Que suis-je sensé faire à présent ? Réconforte là, gros bêta. Oui. Je dépose délicatement ma main libre sur sa joue, que je caresse avec tendresse pour l’apaiser.

« _ Je t’ai promis que plus personne ne te ferais de mal tant que je serai en vie, et je tiendrais cette promesse Jo. Que tu sois ma ‘fiancée’ ou non. »

Cela n’y changera rien.
Plus personne ne touchera jamais un cheveu de son crâne à des fins violentes.
Je tuerai quiconque s’y aventurerait.

Plus tard.

Les larmes se sont apaisées. Les craintes se sont évaporées. Et de cette nuit, est née une conversation normale, entre deux jeunes adultes se découvrant. J’ai beaucoup aimé pouvoir discuter avec Jo comme un garçon ‘normal’ le ferait dans une vie ‘banale’. J’ai d’ailleurs retenu toutes les petites choses qu’elle a bien voulu me confier, jusqu’à son rêve d’aventure. Quant à moi, je lui ai fais l’honneur de répondre avec sincérité aux questions qu’elle m’a posée. Mon premier amour, inexistant. Le décès de ma mère, traumatisant. Et mon rêve d’être professeur de littérature, inaccessible. Cela m’a pas mal retourné de m’ouvrir ainsi totalement à la jeune fille, mais une partie de moi est heureuse car désormais je sais qu’elle m’a accordé la chance de me présenter réellement à elle, sans pudeur.
Et maintenant ?
Maintenant le jour est sur le point de se lever. Et épuisés de cette longue nuit de discussion, nous commençons tout deux à colmater sur la banquette.

« _ Tu devrais rentrer. »

Je lui souffle dans un sursaut de lucidité, le cerveau à moitié endormi. Mes grands-parents ne vont plus tardés à se réveiller. Il serait dommage que la journée commence par le clan en état de panique, n’est-ce pas ?
Moi je trouverais ça dommage, en tout cas. Je ne veux pas que cette nuit s’achève sur une note aussi désagréable.

« _ Oui ? »

Je souffle à la suite, tandis qu’elle m’appelle de sa voix endormie. Je ne t'abandonnerais pas. Je te sauverais, je te le promets. C’est mignon. Ça me va droit au cœur. Je lui souris d’ailleurs du mieux que je peux, quand sa main caresse brièvement ma joue. De la tendresse, c’est mieux que rien ? Oui. C’est ce que je me dis jusqu’à ce que ces lèvres se déposent sur l’embrasure des miennes.
Euh…
Je reste coi quelques secondes, je dois dire.
Je ne m’attendais absolument pas à un tel rapprochement de sa part. J’en suis tellement surpris, que je me mets mentalement un coup de pied aux fesses pour répondre à sa question.

« _ Oui… Je viendrais. Promis. »

Je ne voudrais pas rater la surprise qu’elle me réserve. En espérant que ce ne soit pas un gâteau à l’arsenic… Je musèle ma petite voix intérieure, réfutant cette éventualité qu’elle cherche à me tuer. Surtout lorsqu’elle se jette à mes bras pour s’excuser. Aïe. Je me retiens de soupirer, réceptionnant douloureusement son étreinte. J’aurai peut-être dû lui dire que j’avais quelques côtes fêlées. C’est tout ce qui te saute aux yeux ? Qu’elle t’ait fait mal en se jetant dans tes bras ?! Non. Le fait qu’elle se jette dans mes bras m’étonne autant que son baiser. Mais les choses vont tellement vite, qu’elle a déjà disparu de ma caravane lorsque l’information est montée au cerveau.
Il faut que je comprenne.
Il faut tellement que je comprenne que, bizarrement, le sommeil s’est fait la malle en même temps qu’elle. Je sors donc de ma caravane, cinq minutes après son départ, pour me rendre à celle de Clothilde et son mari.
Elle seule saura m’aiguiller sur ce qu’il vient de se passer.
Je tambourine de ce fait la porte de celle-ci, réveillant ces occupants que j’entends râler à l’intérieur.
Là, c’est clair, ils vont avoir envie de me tuer à les réveiller si tôt.

« _ Robbie ? S’étonne mon amie, sortant sa tête de la fenêtre de sa chambre. _ Qu’est-ce que tu fais ici aussi tôt ? Quelque chose ne va pas ?
_ J’ai besoin de ton aide. »

Une demi-heure plus tard.

Elle sait tout. De la visite nocturne de Jo à ma caravane, jusqu’à notre étreinte trop courte pour que je lui rende, Clothilde sait absolument tout ce qu’il y a à savoir de la nuit que je viens de passer avec ma ‘fiancée’. Et le moins que je puisse dire, c’est qu’elle est autant sur le cul que je ne lui moi-même.

« _ C’est…
_ Ça secoue, hein ?
_ Totalement. Mais c’est une bonne chose. Cela veut dire que la situation progresse dans le bon sens.
_ De quelle progression tu me parles ? Elle veut s’en aller !
_ Oui, mais avec toi.
_ Je ne vois pas où c’est une progression positive, ça.
_ Tu ne vois vraiment pas ?
_ Non.
_ Ça veut dire qu’elle tient à toi. Intervient son mari, s’occupant de donner le biberon à leur petit garçon.
_ Amicalement ?
_ On n’embrasse pas un ami sur le bord de ses lèvres, Robbie.
_ Tu devrais le savoir, avec tous les bouquins que tu lis.
_ Mais elle m’a dit qu’elle n’était pas ma fiancée. C’est pour ça que je ne comprends pas !
_ Elle ne l’est pas officiellement, mais elle commence à avoir envie de l’être.
_ Elle attends peut-être que tu lui fasses ta demande, un genou à terre ?
_ T’es complètement folle ! Elle va me foutre une bonne gifle d’avoir cru que je lui plaisais, surtout avec la gueule de monstre que j’me paye, et je ne l’aurai pas volé.
_ Tu t’es battu pour elle, pour son honneur. Aucune femme ne résiste à ça.
_ Je n’ai fais que rattraper mes propres erreurs.
_ Mais cela a suffit à lui faire prendre conscience que tu avais plus de valeur à ces yeux qu’une nana enlevée pour un rite barbare. »

Ils sont complètement fous. Aussi bien l’un que l’autre. Jo n’a pas pu consciemment m’envoyer comme message : demande moi en mariage. Non, elle a pitié de moi, et c’est pour ça qu’elle est aussi gentille avec le Bossu de Notre Dame.

« _ Qu’est-ce que je suis sensé faire, maintenant ? Je demande tout de même, n’ayant qu’eux pour me conseiller.
_ Tu vas aller la voir plus tard, comme tu lui as promis, et…
_ Tu l’as drague.
_ T’es fou ! Il faut y aller plus en douceur avec une fille comme ça !
_ Tu proposes quoi ? Qu’il lui compte fleurette en lui déclament des poèmes ? Elle va se foutre de sa gueule ; et elle ne sera pas la seule. Philip rit déjà de m’imaginer dans cette situation. _ Non, ce qui lui a plu c’est son côté bagarreur. Il faut qu’il conserve cette image de gros durs prêt à briser tout les p’tits cons qui voudront s’en prendre à elle, et elle lui tombera dans les bras.
_ C’est ça, ouais. Va donc mettre ta tenue de Rambo et faire des démonstrations de virilité. Ironise Clothilde. _ C’est sûr que tu ne vas pas avoir l’air con au premier couinement de douleur avec la gueule marqué de coups. »

Elle a raison. C’est complètement stupide. D’autant que ce n’est pas ‘moi’. Certes j’ai enfin une paire de couilles là où il faut, mais je ne suis pas devenu une brute sans cervelle pour autant. Je sais ce qu’il me reste à faire.

« _ J’ai une idée. Merci pour vos conseils. »

A ces mots je quitte la caravane, sans attendre mon reste.

Le soir-même.

J’ai dormi quasiment toute la journée. Et cela m’a fait le plus grand bien, je dois dire. Cela m’a permis d’être plus frais que je ne l’étais ce matin, avant de me préparer à aller voir ma ‘fiancée’. Et si je ne sais pas la surprise qu’elle me réserve, n’ayant pas encore connaissance de toute sa personnalité, j’emporte malgré tout avec moi la bague préférée de ma mère, en guise de bague de fiançailles. Je ne dis pas que je lui offrirai ce soir. Mais au cas où, si je sens qu’elle n’attend que ça, je ferai l’effort de mettre un genou à terre pour faire les choses dans les règles. En attendant, je quitte ma caravane vêtu d’un jean et d’une chemise bleu ciel, avant de me diriger vers la caravane de mes grands-parents. Ils seront peut-être avec nous ? Je l’imagine, lorsque je les croise dehors, bras dessus bras dessous.

« _ Où allez-vous ? Je leur demande immédiatement, intrigué qu’ils laissent seule ma ‘fiancée’.
_ Nous allons dîner chez ton oncle. Me confie ma grand-mère, un sourire doux aux lèvres. _ Nous ne rentrerons pas avant plusieurs heures, alors passe une bonne soirée avec ta charmante fiancée. »

Elle sait quelque chose que j’ignore, apparemment. Et mon air déconfit ne manque pas de les faire rire tout les deux, brièvement. Ils sont si mignons, tout les deux. J’envie presque leur bonheur sans nuage. Tu n’oublies pas quelque chose ? C’est vrai, je suis attendu. Je m’approche donc de leur caravane, où je pique une rose dans le rosier en pot de ma grand-mère au passage, avant de toquer trois coups à la porte.
C’est étrange.
Il n’y a aucun signe de vie à l’intérieur.
Dois-je envisager le pire ? Peut-être. Il est possible qu’elle nous ait tous baratinés pour mieux s’enfuir ? Je le crains. Je le crains tellement que j’entre dans la caravane, sans plus attendre, avec la ferme intention de fouiller toutes les pièces pour la retrouver.
Elle n’est pas dans la pièce à vivre, ni dans sa chambre à première vue. Je mise donc du côté de la salle de bain, d’où elle surgit subitement, apprêté des vêtements de ma mère.
La surprise est partagée, je dois dire. Je ne m’attendais pas à l’en voir sortir.
Elle ne m’a pas entendu entrer, à ce qu’elle me bredouille. Il est vrai que dans mon état physique, je n’ai pas été très bruyant.

« _ Désolé de t’avoir fait peur. Je lui dis aussitôt, lui offrant la rose en prenant soin qu’elle ne touche pas aux épines. _ J’ai toqué mais tu ne m’as pas entendu. »

Et je comprends mieux pourquoi. Elle prenait le temps de se faire belle… pour moi.

« _ Tu es très jolie comme ça. Je lui confie à la suite, appréciant qu’elle porte les anciens vêtements préférés de ma mère. _ Ça te va bien ce côté rock. »

Ça colle à sa personnalité, à des années lumière de la mienne.

« _ J’espère que tu ne m’attendais pas plus tôt ? J’ai dormi une grosse partie de la journée. »

Je reprends à la suite, craignant que sa surprise ne pâtisse de ma paresse. Car, c’est bien pour nous le bon dîner qui remplie la caravane de son délicat fumet. Je ne me trompe pas ?


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, je suis lycéenne et je m'en sors comme on peut, chaque jour est une aventure !. Sinon, grâce à un affreux coup du destin, je suis fiancée de force et je le vis plutôt ?A ton avis ?!.

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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Pendant que je me prépare, je repense à la nuit dernière avec Robbie. Je repense à ce qu'il m'a dit pour son clan si on venait à partir... Puis même si on réussissait, on est à des centaines de kilomètres de chez moi. Je n'arriverais jamais à rentrer.... Je suis prise au piège... Et même si je parviens à emmener Robbie avec moi, il sera reconnu comme un traître à son clan.... Ce n'est pas juste. Pourquoi faut-il que l'un de nous soit privé de sa famille ? Pourquoi est-ce que je ne dois plus jamais revoir ma mère ni frère ? Ce n'est pas juste du tout ! Je n'ai jamais demandé ça ! Et Robbie ne le mérite pas non plus, il a quand même des gens qui l'aiment ici, il serait aussi bouleversé que moi s'il ne pouvait pas les revoir.
Je ne sais vraiment pas quoi faire. Pour l'heure, je finis de faire mes chignons à mes cheveux en sortant de la salle de bain et c'est là que je tombe nez à nez avec Robbie. Il m'a fait peur, je ne m'attendais pas à le voir. Enfin si, mais je pensais que je l'entendrais frapper ou un truc comme ça, là, il m'a vraiment pris par surprise ! 

Ah bhein voilà, il me dit avoir tapé, mais effectivement, je ne l'ai pas entendu. J'étais en train de me préparer dans la salle de bain et de réfléchir au meilleur plan d'évasion sans faire souffrir personne, mais j'en suis vite arrivée à la conclusion qu'aucune solution n'est possible. Il y aura forcément un perdant dans cette histoire et je trouve ça horrible.

"Désolée, j'étais dans la salle de bain. Merci, elle est magnifique !"

Dis-je en réceptionnant sa rose. Je la respire un instant avant de caresser ses pétales du bout de mes doigts. J'adore les roses, les tulipes sont mes préférées, mais qui n'aiment pas les roses ?! Elles sont douces, élégantes et elles sentent bon. Je la mets rapidement dans un verre avec de l'eau pour ne pas qu'elle s'abîme.

Quand il me complimente, je souris timidement en regardant ma tenue comme si je ne savais pas ce que je portais.

"Ah oui ? Ça te plaît vraiment ?"

Je le regarde en attendant une réponse sincère. Comme toutes les filles, j'ai besoin qu'on me répète les choses plusieurs fois pour que ça soit cru et approuvé. J'espère en tout cas que ça lui plaît. J'en ai marre d'avoir la dégaine d'une prisonnière. J'aimerais qu'il me voie différemment. De toute façon, ces derniers jours, je pense que l'image que l'on avait l'un pour l'autre a changé. Il n'est plus le lâche kidnappeur d'une famille de barjo sans cervelle, que j'ai rencontré. Il est Robbie, un garçon gentil et courageux qui a su faire entendre sa voix au moment où j'en avais le plus besoin. Peut-être l'a-t-il fait parce que je suis sa "fiancée" moi, je pense qu'il l'a fait parce que je suis avant tout un être humain qui ne méritait pas de mourir de cette façon. Pour ça, je lui en serais toujours reconnaissante. 

Il me demande si je ne l'attendais pas plus tôt. Je souris et secoue la tête avant de l'inciter à s'asseoir, car il devait sûrement avoir mal à force de rester debout.

"Non, non, du tout. Tu arrives pile au bon moment."

Je pose des jus de fruits sur la table et nous sers deux verres. Je le regarde en rougissant.... C'est vrai que ça ressemble à un tête-à-tête, mais ça n'en est pas un ! J'expire doucement pour essayer de me calmer. Dans l'hypothèse où ça serait un tête-à-tête.... et bien.... c'est mon premier.... Mais comme ça n'en ai pas un alors tout va bien.

"Je....Je t'ai préparé ce que tu préfères histoire que ça t'aide à te remettre sur pied ! J'espère que ça sera bon, ta grand-mère m'a aidé mais j'ai essayé de me débrouiller toute seule le plus possible."

Dis-je en égouttant les pâtes au-dessus du lavabo puis de les mettre dans un saladier. Je prends la sauce et la mélange aux spaghettis avant de recouvrir le tout d'une assiette pour plus tard quand il aura faim.
Je m'assois ensuite en face de lui, prends mon verre et en bois une gorgée tout en l'examinant de mes pupilles. 

"Tu as bien dormi ? Comment tu te sens ?"

Je repose ensuite mon verre avant de poser mon menton sur ma main en attendant sa réponse.

"Comment se fait-il que tu n'ais pas dormi après mon départ ? Tu avais l'air d'avoir sommeil pourtant."

Demandai-je par curiosité sans me douter que ma curiosité me causerait des froncements de sourcils. C'est généralement ma réaction première quand Robbie me parle d'une autre fille qu'il apprécie vraiment. C'est ridicule, déjà parce qu'il ne m'appartient pas puis parce que c'est ridicule que je sois jalouse d'une de ses amies ! Je pense que c'est simplement mon manque de confiance en moi qui me pousse à me demander si toutes les filles autour de moi sont plus belles que moi... ou plus intéressantes... Bien que je pense qu'il y a plus de chance pour qu'elles soient plus belles que moi mais pas beaucoup de chance pour qu'elles soient plus intéressantes que moi.
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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Il est inutile que Jo s’excuse. Cela me fait très plaisir qu’elle ait pris la peine de s’apprêter pour moi. Car il s’agissait bien là de son intention, n’est-ce pas ? Aucune idée, à vrai dire. Tout ce que je sais se résume au fait que c’était bien mon intention vis-à-vis d’elle, quand j’ai choisi cette tenue, et que je ne suis pas mécontent que mon initiative de lui offrir une rose lui fasse plaisir. C’est que j’ai le sentiment de marcher sur des œufs avec elle, voyez-vous. Je cumule donc le moindre petit indice de bonheur en ma présence, pour me mieux déceler ces attentes latentes. Et là, vêtue avec la tenue préférée de ma mère, je ne suis pas très sûr de l’intention dissimulée. Cherche-t-elle à me séduire ? Cherche-t-elle à rendre une forme d’hommage à l’autre femme dans mon cœur ? Je ne sais pas. Peut-être les deux hypothèses sont justes… ou fausses. J’imagine que le reste de la soirée viendra me fournir la réponse, même si ma grand-mère semble m’avoir laissé un indice quant à l’état d’esprit de ma ‘fiancée’. Ma ‘fiancée’ qui est très jolie, dans cet ensemble. Je crois bon de lui souligner, tandis qu’elle met la rose dans un verre d’eau.

Est-ce que c’est cela me plaît vraiment ? Plus que je ne m’autoriserai à lui avouer, je dois dire. Elle est tellement magnifique, dans l’esprit rock, que je n’aurai pas hésité à l’embrasser si nos rapports n’étaient pas si… incertains.

« _ Énormément. Je confirme doucement, lui assurant ainsi que mon précédent compliment n’était pas qu’une forme de politesse. _ J’aime beaucoup l’esprit rock de la tenue ça… ça met en valeur toutes ces qualités que je décèle chez toi, ce qui te rends encore plus jolie. »

Et c’est sincère. J’aime vraiment – énormément – le fait qu’elle mette en valeur son tempérament de volcan en activité. Est-ce que je lui plais, moi également ? Peut-être. La question n’a que peu d’importance, à vrai dire. C’est les actions qui comptent. Et là, ces actions semblent trahir une envie de… rapprochement. Enfin… On ne cuisine pas pour un homme qu’on ne veut pas séduire, j’imagine ? Je m’inquiète que mon arrivée tardive ait mit à mal à sa surprise, mais Jo m’assure que je suis arrivé pile au bon moment. C’est parfait. Je lui souris, toujours du mieux que mes lèvres le puissent, prenant place à la table qu’elle a dressée pour nous. C’est vraiment très touchant. Je ne m’attendais pas à être si choyé en la rejoignant. Peut-être que Phillip a raison ? Peut-être que je devrais tenter de la draguer ? (…) Non. Mauvaise idée. Je serai bien capable de tout foutre en l’air avec mon incapacité à sociabiliser plus romantiquement avec une femme. Tu devrais le savoir, avec tous les bouquins que tu lis. C’est vrai. Phillip n’avait peut-être pas entièrement tort en me rappelant ma passion pour la littérature sentimentale. Mais la fiction et la réalité sont deux domaines différents. Jo et moi n’avons pas été crée par un auteur dans le but que nos cœurs battent à l’unisson à la fin du roman. Il est donc ridicule de croire que je puisse y parvenir en me basant sur les fantasmes d’écrivains. L’amour n’est pas évident, simple. Il est donc de bon ton que je me rappelle à quel point son côté farouche pourrait me porter préjudice, si je devançais les attentes de ma ‘fiancée’. Je ne suis pas ta fiancée, il n'y aura pas de mariage qui tienne et je vais rentrer chez moi Robbie, peu importe le temps que ça me prendra. Je l’ai cru, mais jusqu’à quel point pensait-elle cette mise-en-garde réelle ? Elle voulait me quitter parce que je lui apparaissais comme un monstre, vide de sentiment. Qu’en est-il, maintenant, qu’elle sait que je me suis battue pour elle ? C’est une excellente question.

« _ Je suis très touché que tu ais pris du temps sur ta journée pour me préparer mon plat préféré. Je lui déclare doucement, la regardant égoutter l’eau des pâtes dans l’évier. _ Et je suis certain que ce sera très bon. »

Mamie dit toujours : l’ingrédient secret, c’est l’amour. Tous les plats sont délicieux lorsqu’ils en contiennent. Je ne doute pas qu’au vu de sa bonne volonté à me faire plaisir, je me régalerai avec ce dîner. Et quand bien même la saveur ne serait pas au rendez-vous, ce dîner restera fantastique, parce que nous le partageons ensemble. Je bois d’ailleurs une gorgée du jus d’orange qu’elle me sert, avant de me demander si nous ne serions pas en plein rendez-vous galant. Cela y ressemble, en tout cas.

« _ Très bien, merci. Dis-je quant au fait que j’ai bien dormi. _ Et je vais un peu mieux. Je ne toujours pas bouger énormément, mais je commence à me sentir à nouveau comme avant, sans douleur persistante au moindre mouvement. Et toi ? Tu as bien dormi ? »

C’est important qu’elle se repose aussi, après ce qu’elle a traversé. Il est donc normal que je lui retourne la question. Oui, c’est ce que je pense, quand son interrogation suivante me surprend. Comment sait-elle que je ne suis pas aller dormir tout de suite après son départ ? J’aurai très bien pu jouer les ‘marmottes’, n’ayant pas d’autres choses à faire que trainer au lit dans mon état ? Inutile de lui mentir. Cela fausserait les résultats de cette soirée.

« _ J’avais sommeil mais… je devais absolument voir une de mes amies. Je… J’avais quelques questions à lui poser. »

Peut-être ai-je fais preuve de trop de sincérité, là. Jo va forcément me harcelait de questions, comme elle me semble déjà impatiente de le faire les sourcils froncés, et je ne tiens pas forcément à lui avouer que je voulais savoir comment m’y prendre envers elle.

« _ Mes grands-parents dormaient encore quand tu es rentré ? »

Je demande aussitôt, cherchant maladroitement à nous éloigner du sujet qui semble l’intéresser, et sachant pertinemment que cela sera vain. Hé oui, tu n’y échapperas pas Robbie. C’est ça d’avoir une ‘fiancée’. On doit sans cesse la rassurer quant au fait qu’elle est l’unique à nos yeux.
Seigneur. Je ne suis pas préparé à ça.


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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, je suis lycéenne et je m'en sors comme on peut, chaque jour est une aventure !. Sinon, grâce à un affreux coup du destin, je suis fiancée de force et je le vis plutôt ?A ton avis ?!.

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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Je suis rassurée de voir que je lui plais. Je ne me plais déjà pas moi-même alors savoir que l'on plaît à quelqu'un, ça fait toujours du bien. Même le frère de Robbie ne comprend pas que Robbie ait pu me choisir moi parmi tant d'autres et je moi aussi je me pose la question. Bien sûr, je sens bien qu'il n'est pas un garçon porté sur le physique d'une personne, mais même s'il avait voulu d'une fille banale, il aurait pu en trouver une bien plus mignonne que moi. Enfin bon, je ne suis pas là pour me flageller, je suis flattée. Surprise, agréablement surprise, mais surtout flattée.
Il est tellement mignon que j'en oublie presque qu'il a encore le visage marqué de son altercation avec sa famille, il est juste... Robbie.

Enfin bref, je papillonne des cils pour me chasser de l'esprit toutes ces pensées, bonnes comme mauvaises. Je lui offre un sourire timide et un léger rougissement des joues en guise de remerciement à son compliment.

Je m'occupe ensuite d'égoutter les spaghetti quand il me dit être touché de mon attention. Je tourne la tête vers lui un instant pour lui sourire puis je continue mon affaire tout en lui répondant.

"Oh ce n'est rien. Je...Je voulais surtout te remercier d'être revenue me chercher. Je ne voulais pas mourir.... Comme ça."

Ca c'est sûr, c'est sans doute la période la plus horrible et la plus humiliante de ma vie... Je veux chasser ces souvenirs de ma mémoire à tout jamais. Heureusement que j'étais dans les vapes la plupart du temps, car au moins, ça m'aura permis de ne pas vivre très longtemps ce calvaire. Chaque seconde où je ressentais la faim, la soif, l'irritation entre mes cuisses serrées l'une contre l'autre pendant des jours, la douleur sur mes poignets. C'était horrible. Je fronce les sourcils en me remémorant tout ça et j'ai subitement envie de tout foutre en l'air et de courir le plus loin possible de tout ça, de ne plus jamais revoir toutes ces personnes, de ne plus jamais en entendre parler ! J'ai envie de partir ! Je... Je... Wow ! Jo ! Respire ! Respire !

J'inspire puis expire doucement pour calmer la semi crise d'angoisse qui commençait à pointer le bout de son nez. De nouveau, je papillonne des cils pour chasser ces images de devant mes yeux. Comme si je balayais une scène pour laisser place à la scène suivante, en l'occurrence : le présent.

Robbie répond à une question que je lui avais posé, mais sur le coup, pas moyen de me souvenir ce que je lui avais demandé. Il faut que je fouille dans mes souvenirs pour me rappeler que je lui avais demandé s'il avait bien dormi et comment il se sentait. Je me mordille nerveusement la lèvre, je suis là pour lui faire plaisir, car le pauvre, il le mérite bien. Je ne laisserais pas des angoisses ou des mauvais souvenirs gâcher ma soirée qui a si bien commencé. Son frère et son père l'ont assez fait souffrir, je ne vais pas non plus les laisser nous voler notre soirée. J'expire encore une fois. Cette fois je me re concentre et lui offre un doux sourire avant de lui répondre, en espérant que ma voix ne trahisse pas les pensées plutôt badantes qui viennent de me traverser l'esprit.

"Je suis contente de savoir que tu vas mieux, je me suis fait beaucoup de soucis pour toi, je ne veux plus jamais te voir dans cet état. Plus jamais."

Et je suis sincère, il ne mérite pas ça. Pas pour moi qu'il ne connaît même pas. Je veux dire, pour l'instant, je ne suis qu'une misérable petite goutte dans l'océan de sa vie. On se connaît à peine et pourtant, il a pris des risques et a osé affronté son père pour que je puisse survivre. Il est fou. C'est la seule explication. En attendant, fou ou non, je ne veux plus jamais qu'il en arrive à de telles extrémités, plus jamais, Seigneur, plus jamais.

Encore une fois, j'essaye de repousser de mon esprit les mauvaises pensées pour ne penser qu'aux choses positives.

"Oui, ça va, merci. J'ai passé la journée avec ta grand-mère qui est adorable. Nous avons beaucoup discuté et je ne le pensais pas, mais ton grand-père est un grand romantique. D'après elle, il ne le montre pas pour ne pas casser son image de chef du clan, mais si, si, il est très, très romantique envers elle. C'est mignon. Puis d'un coté, au moins elle peut profiter de son romantisme pour elle toute seule, il ne l'est que dans leur intimité alors ça lui vraiment, exclusivement consacré. Je trouve ça adorable. C'est une histoire romantique qui parle de romantisme, on dirait un bouquin !"

Je ris légèrement, mais c'est vrai que j'ai beaucoup discuté avec sa grand-mère et ça m'a fait du bien de parler de tout et de rien comme j'aurais pu le faire avec ma propre grand-mère.

Assise en face de lui, on papote jusqu'à ce que je finisse par lui demander pourquoi il n'a pas dormi au moment où je suis partie. Personnellement, je suis tombée comme une masse sur mon oreiller alors je voudrais bien savoir ce qui a bien réussi à l'empêcher de dormir.
Et là, il me dit que c'est parce qu'il est allé voir une amie à lui. Ok. Froncement de sourcils incontrôlé et bouche pincée. Ok. Bah pourquoi pas. Bien que je ne vois pas ce qu'il y avait de si urgent pour qu'il aille voir une amie juste après que je sois allée pleurer dans ses bras, MAIS BON, pourquoi pas. Je vais essayer de le savoir le plus discrètement possible.

"Et qu'est-ce que tu avais de si urgent à lui demander pour ne pas prendre la peine de te reposer après avoir passé une majeur partie de la nuit à parler avec moi ?!"

Raté. Bhein quoi ?! C'est vrai ça, je veux dire, j'ai pas vu sa copine se soucier de lui, ou venir le voir, ou aller taper à sa porte, elle a pas non plus pleuré dans ses bras ni passé la journée à lui préparer son putain de plat préféré. Sourcils plus que froncés. Non, je suis pas jalouse, merde ! Foutez-moi la paix ! Je croise même les bras en attendant impatiemment sa réponse qui allait être déterminante pour le bon déroulement de la soirée. Je veux tellement connaître le fin mot de cette histoire que je n'écoute même pas sa deuxième question, je m'en fiche royalement. Je suis têtue comme pas possible, il a l'air d'aimer mon côté rock'n'roll ?! Bhein c'est le moment de le prouver mon coco.

Bras croisés, le dos collé contre le dossier de ma chaise, je le scrute, j'attends sa réponse et elle a intérêt d'être convaincante. On n'est pas en train de parler de moi, du pourquoi je suis énervée, de si je suis jalouse ou pas. Non. La seule vraie question intéressante, du moins pour moi, c'est : pourquoi est-ce qu'il était chez elle.
Elle que d'ailleurs, je ne connais pas du tout, je ne saurais même pas dire laquelle est-ce si jamais je la voyais, ce qui est encore plus perturbant, car je n'ai aucune idée d'à quoi ressemble cette fille que Robbie a l'air de tant apprécier.........
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J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Elle rougit. Un peu. C’est bon signe, je crois : cela veut dire que mon avis sur sa tenue est important pour elle. Et qu’il lui va droit au cœur, également. Déjà, ça me conforte dans l’idée que les choses ont bien évoluée de manières positives entre nous. Cela ne me conforte pas encore dans l’idée qu’elle puisse être amoureuse de moi – ce que je crois impossible, tant je dois être tout ce qu’elle déteste chez un mec, y compris sans le visage tuméfié de coups –, mais cela me suffit pour croire que nous sommes en bonne voie pour… Bah je ne sais pas, en faite. Une amitié ? Cela serait déjà mieux que rien. Mais des amies j’en ai des dizaines, et je n’ai pas très envie d’en avoir une de plus, aussi attentionnée puisse être Jo. Je n’en veux pas parce que je sens bien qu’elle m’attire, physiquement. J’ai envie de l’embrasser à la moindre petite moue mignonne qu’elle m’adresse et… Enfin. Je suis un mec, quoi. Forcément ça finira par… Bref. Je n’ai pas envie de salir son image avec des pensées aussi… déplacées. Elle mérite bien mieux que ça. Elle mérite d’être traité comme une reine, même si pour le moment c’est elle qui me traite comme un roi. Et pour cause : elle a passé sa journée à me préparer mon plat préféré, de sorte que cela me fasse plaisir. N’est-ce pas être choyé comme un petit prince ? Si. Alors je m’interroge à nouveau : fait-elle ça dans l’intention de me séduire ? Ce qui sous-entendrait que nous sommes en plein rendez-vous galant. Où fait-elle ça par pitié pour la gueule de Quasimodo que je me paye ? Ni l’un ni l’autre. Elle fait ça pour me montrer sa gratitude quant au fait que je l’ai sauvé des griffes de ma… famille – même si le terme ne convient plus pour décrire ces deux monstres – , et cela m’indique que j’ai eu tort d’envisager un instant que tout ce qu’il vient de se produire entre nous était bien à l’origine d’un quelconque sentiment. Retour case départ, Robbie. Oui. Je suis toujours son kidnappeur, bien amoché par son héroïsme, ce qui est presque découragent. Je pourrai partir si je ne tenais pas à faire honneur à son repas. Pourquoi une telle réaction soudaine de ma part ? Parce que cette nuit ensemble m’a bercé de douces rêveries que Clothilde autant que Phillip ont confortées, et que j’ai envie de me rouler en boule dans mon lit – si seulement c’était possible dans mon état – afin de me maudire d’être aussi naïf. Elle ne t’aime pas. Rentre toi ça bien dans la tête, Rob’ Je vais essayer. Ce n’est pas facile face à une fille aussi jolie, qui me sourit presque tout le temps à présent. Mais je vais faire l’effort, malgré tout. Parce que je n’ai pas envie d’être totalement à ramasser à la petite cuillère. D’ailleurs, les discussions banales, c’est tout à fait indiqué pour garder la tête froide. Je suis donc content qu’elle m’ait demandé comment j’allais, même si elle me donne le sentiment d’avoir déjà oublié la question. Ah moins que cela ne l’intéresse pas tant que ça, finalement. Peut-être. Je m’en convaincs jusqu’à ce qu’elle me réponde enfin. Elle est contente de savoir que je vais bien. Elle s’est fait beaucoup de soucis, apparemment. Et elle ne veut plus jamais me voir dans cet état. Plus jamais… Plus jamais. Attends. Quoi ? Elle ne veut sincèrement plus jamais que quelqu’un me frappe ? Qu’est-ce que c’est sensé vouloir dire, ‘ça’ ? ‘Je tiens trop à toi pour supporter que quelqu’un te casse à nouveau la gueule ?’ Possible. J’en sais rien. Là c’est un virage à 360° et je ne sais pas comment je dois l’interpréter. Le mieux serait d’aller au feeling, et de lui répondre surtout.

« _ Rassures-toi, ce n’est pas prêt de ce reproduire. Je lui confie à la suite, aussi sincère qu’elle ne m’a semblé l’être. _ Les règles du clan interdisent à deux hommes de s’entretuer volontairement. José n’étant ‘officiellement’ plus mon père, il n’a plus le droit de me frapper comme il le faisait. »

Il s’y ait engagé, même si le témoin n’était autre que son taré de fils. Enfin. Qu’importe. Je préfère me concentrer sur l’état de santé de Jo, que les intentions futures de José sur me personne. Et je ne suis pas mécontent de découvrir le programme de la journée de ma ‘fiancée’. Elle a non seulement passé beaucoup de temps avec ma grand-mère, qui est une femme exceptionnelle ; mais également découvert ce que j’aime tant chez mes grands-parents : le romantisme qui se dégage de leur couple. A eux deux, il ferait la parfaite histoire d’un roman à l’eau de rose, où l’action comme la violence se mêleraient parfaitement à la beauté de leur sentiments réciproques.

« _ Tu as raison. Je confirme d’ailleurs, riant moi aussi malgré la douleur. _ Un vrai roman d'amour digne de ce nom. »

Il faudrait l’écrire, presque, rien que pour avoir le plaisir de relire leur histoire à l’infini. J’y songe un instant, quand la conversation dévie sur quelque chose de plus… désagréable. Jo se montre curieuse quant au fait que je n’ai pas dormi tout de suite, ce que je trouve étonnant puisqu’il me semblait qu’elle était déjà dans la caravane quand je suis sortie de la mienne ; et ma réponse que je lui fournis, trop honnête sans doute, ne lui scie guère.

« _ Euh… Ce que j’avais d’urgent à lui demander ? Je balbutie à mon tour, tandis qu’elle me dévisage avec… colère ? _ Euh… Hé bien… »

Je ne peux pas lui dire que je cherchais des réponses quant à notre relation, tout de même ! Cela serait mettre à mal notre soirée ! Et paradoxalement, si je ne réponds rien, ou si je mens, elle m’en voudra encore plus. Mais pourquoi ? Pourquoi se mettre dans un tel état pour une visite chez une simple am… Oh. Je vois. Elle est jalouse et… je l’admets, je ne peux pas m’empêcher de sourire en le constatant. Enfaite, je pourrais même en rire tant j’en suis heureux et tant je suis définitivement sous son charme mais… je n’en fais rien, devinant que cela la sortirait davantage de ces gonds.

« _ Je... J’avais besoin des conseils d’une femme pour comprendre ce qui… avait potentiellement changé entre nous suite aux récents évènements que nous avons traversés. Je marque une pause, ayant décidé de jouer cartes sur table. _ J’ai beau lire énormément de bouquins parlant d’amour, je ne suis pas le plus doué des hommes pour les relations sentimentales, n’en ayant connu aucune, alors je voulais savoir si ce rapprochement était le signe de… du début de quelque chose de plus… amoureux, entre nous. Je l’interromps avant même qu’elle tente de se défendre d’une quelconque affection. _ Je n’ai pas dis que tu étais amoureuse, attention. Et je n’ai pas la prétention d’affirmer que tu le seras obligatoirement à l’avenir. Je soupire. _ Je dis juste qu’il m’a semblé que tu m’apportais une sorte de tendresse et… d’une certaine manière tu viens indirectement de me le confirmer. Je tends ma main en vers elle, l’invitant à faire la paix. _ Mon amie Clothilde n’est pas celle qui fait battre mon cœur, Jo. Celle qui est entrain de me séduire ce trouve précisément devant moi, et je soulèverais des montagnes pour elle. »

En d’autres mots, plus directes : je t’aime, et tu n’as aucune raison d’être jalouse.
Ce que je ne lui dirai pas tout de suite à haute voix, tant je sens qu’elle n’est pas prête à les entendre.

« _ Tu veux toujours dîner en ma compagnie, ou tu préfères me faire un shampoing de mes spaghetti à la bolognaise avant de m’envoyer chez moi ? »

Je choisis de loin l’option une, plus agréable.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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