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 Allez viens on s'aime (mais genre toute la vie) Ft Cheval de Troie

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 283
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 25
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - HP - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Flash

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Jo Parker/Billie Potts
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, je suis lycéenne et je m'en sors comme on peut, chaque jour est une aventure !. Sinon, grâce à un affreux coup du destin, je suis fiancée de force et je le vis plutôt ?A ton avis ?!.

Allez viens on s'aime (mais genre toute la vie) Ft Cheval de Troie - Page 2 Ce47d9f617f424793e289dffac573c7d
Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Maisie Williams :copyright:️ Gatsby - Google

Père et fils sont toujours en train de communiquer et Robbie reste les bras ballant face à sa brute de père. Il ne dit rien, reste planté là tel un lâche. Même son père finit par perdre patience et par lui demander des comptes... Mais il ne répond toujours rien pendant quelques minutes. Puis là. Il explose. Il se lâche. J'en suis la première surprise. Je le regarde avec mes yeux globuleux de stupeur. Je vous avoue que j'en reste même bouche bée, parce que je me dis que son père va sans doute le tuer là, devant mes yeux pour lui avoir parler comme ça. Et je n'ai pas envie de ça.

Franchement, après son élan de courage, tout le monde retient son souffle, moi, le frère de Robbie. On peut clairement entendre les mouches voler. Le père le Robbie le fusille du regard et son fils lui rend son regard puis le père emmène le fils à l'extérieur et j'ai par réflexe de vouloir les suivre, je ne veux pas qu'il lui fasse du mal. Je veux dire.... Je ne sais pas de quoi son père est capable.... Et s'il le laisse pour mort ?!

Son frère me rattrape vite.

"Hop hop hop, t'as entendu le padre, maintenant, c'est moi qui te surveille et crois moi que tu vas moins rigoler."

La brute sans cervelle qui lui sert de frère, me porte sur son épaule pour me conduire jusque dans sa caravane, à peine plus grande que celle de Robbie. À l'intérieur, il y a une femme qui m'accorde à peine un regard quand son mari m'attache à ma chaise. Je suis vraiment dans un camp de psychopathes. Ils sont tous fou pour croire qu'enchaîner une gamine est quelque chose de tout à faire normal ! Robbie est peut-être le moins fou de tous... Bien qu'il soit un peu taré, j'en suis sûre ! Il faut que je me méfie de tout le monde, comme le dit si bien maman "Une pomme ne tombe jamais bien loin de son arbre.".

Une fois attachée, il me rappelle les consignes, pas le droit de hurler, de parler, de pisser, de manger, de boire..... Ouais en gros, tue moi et c'est pareil. Je fronce les sourcils en le regardant. Rira bien qui c'est qui va rigoler vers la fin, connard ! Mais bien sûr, je garde cette pensée pour moi. J'ai bien compris que je suis entourée de tarés à la gâchette facile...

Isolée dans la chambre, parfois, je pleure et parfois, je réfléchis à comment faire pour me sortir d'ici. Malheureusement, je pleure plus souvent que je ne trouve de solution. Je crois que je suis condamnée à mourir ici si personne ne me vient en aide...


***


Trois jours. Cela fais trois jours que je ne mange pas, ne bois pas et que je baigne dans mon urine. Bhein quoi ?! Vous croyez vraiment qu'on peut passer trois jours sans pisser ?! Pas une seule goutte ?! Impossible. En tout cas, moi mon corps m'a bien fait comprendre que c'est mort. De toute façon, je m'en fiche. J'espère même que mon odeur se répande dans toute sa putain de caravane et que l'odeur de ma pisse lui reste bien encrée dans les narines à ce connard ! Cette pensée me fait un peu sourire. Mais faible comme je le suis, je suis incapable de faire plus que sourire. Je n'ai plus aucune force, la tête me tourne en permanence et par moments, j'ai des pertes de conscience. Ma bouche est ultra sèche, cela se voit aux commissures de mes lèvres. J'ai le teint pâle, je ne tiendrais pas plus d'une semaine. C'est sûr et certain. Même au bout du cinquième jour, je saurais ce qu'est l'enfer.

Le troisième jour s'achève et encore une fois, je perds connaissance. Je me réveille que lorsque j'entends du bruit dehors. Mes yeux s'ouvrent difficilement, mon esprit a du mal à réfléchir correctement à cause du manque de nourriture et d'eau.

"Robbie ?"

Dis-je faiblement... Mais j'entends un shhhh et je comprends que je ne dois pas faire de bruit. Je lutte pour ne pas laisser mes yeux se fermer, signe que je vais encore m'évanouir. Je papillonne plusieurs fois des cils pour tenir le coup.

Cette fois, je le vois un peu plus clairement, mais je ne sais pas s'il est vraiment là ou si c'est le fruit de mon imagination. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il me dit, mais je remarque sa bouteille d'eau et je me mets à pleurer en hochant la tête.

"Je ne veux pas mourir..."

Je me laisse faire et l'eau dans ma bouche.... Mon dieu.... Quel bonheur ! Je manque de tomber sur le côté, mais le jeune homme me rattrape et me soutient pour m'aider à manger. Je n'ai d'autre choix que de me laisser faire, je le laisse me nourrir et m'abreuver. Puis quand il se lève pour partir, je plonge mon regard désespéré dans le sien. Je n'ai jamais paru aussi jeune et vulnérable depuis mon arrivée, mais là, j'ai été poussé au bout de mes limites.

"Tu vas venir me chercher, hein ?"

Lui dis-je faiblement. S'il prétend être contre les pratiques de son clan, alors il ne va pas me laisser mourir ici. Seigneur pitié, faites qu'il ne me laisse pas mourir ici...
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The Whole 9
The Whole 9
Féminin MESSAGES : 1529
INSCRIPTION : 31/01/2019
ÂGE : 32
RÉGION : Les Hauts de France
CRÉDITS : (c) google image (avatar & gifs profil/signature)

UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Licorne

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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Il fait sombre dans la chambre. C’est difficile pour moi de jauger de l’état physique de Jo. Mais au fur et à mesure que je me risque à m’approcher d’elle, je constate que j’ai mis déjà beaucoup trop de temps à intervenir. Ses os sont plus apparents qu’ils ne l’étaient la dernière fois que je l’ai vu. Ses lèvres sont asséchées totalement par le manque d’hydratation qu’on lui impose. Et son regard, Seigneur… Il est presque totalement indescriptible.  Cela me soulève le cœur de la découvrir ainsi. Et ce n’est pas parce que son urine embaume mes narines dès que je suis à proximité d’elle, non. Cela me soulève le cœur parce que j’ai conscience d’avoir agit en monstre en la laissant à la garde de mon frère aussi longtemps. J’avais bien entendu leur intention de la laisser mourir. J’aurais dû faire preuve de plus de courage que celle que je n’ai eu au cours des derniers jours. Oui. Il est temps que je devienne un homme. Il est temps que je me batte, pour elle. Mais en attendant, ma priorité est de l’hydrater et de la nourrir. Elle ne veut pas mourir. Tant mieux car je ne veux pas non plus qu’elle meure. Je la détache donc de ces liens qui irritent ses poignets ainsi que ses bras, avant de porter à ses lèvres le goulot de la bouteille d’eau que je décapuchonne.

« _ Doucement. Je lui souffle discrètement, tandis qu’elle étanche sa soif. _ Je suis désolé, Jo. Je poursuis sur le même ton, la retenant de mon torse pour qu’elle ne chute pas au sol. _ Je n’aurais jamais dû te laisser seule avec ces brutes. Non. Je n’aurais jamais dû les laisser t’enlever, surtout. Je suis un monstre. »

Inutile de m’apitoyer sur mon sort présentement. La jeune femme meurt de faim. Je dépose donc la bouteille d’eau au sol, avant de me saisir du tupperware que j’ouvre.

« _ Tiens toi à moi. Je lui souffle tandis que j’ouvre la boite hermétique. _ J’espère que tu n’as pas d’allergie aux œufs. »

J’ai cuisiné le truc le plus basique que je pouvais faire, j’espère donc ne pas l’empoisonner en voulant l’aider. D’ailleurs, je porte déjà la fourchette à ses lèvres afin qu’elle puisse manger les œufs brouillés et le bacon sans fournir le moindre effort. Cette proximité nouvelle entre nous me trouble, je dois dire. Mais j’en fais fie. Je préfère me concentrer uniquement sur son repas. Ensuite, je dépose la boite au sol afin de remettre ses liens. Le repas paraît juste mais je préfère ne pas surcharger son estomac. Il pourrait ne pas apprécier un trop plein de nourriture après soixante douze heures de jeun.

« _ Désolé. Je n’ai pas le choix. »

Je dois impérativement remettre ses liens. Si je ne le fais pas, nous sommes morts tout les deux. C’est du moins ce que m’a explicitement dit mon père, la dernière fois que je l’ai vu pour me rouer de coups. Je sers les liens de sortes que mon frère ne se rende pas compte de la supercherie, puis je récupère mes affaires au sol. Je suis prêt à partir, n’attendant rien de la jeune fille, quand elle me demande si je vais venir la chercher. Je me tourne aussitôt vers elle, le cœur bouleversé d’entendre ce que je n’aurai jamais cru entendre de sa bouche.

« _ Tu le veux… vraiment ? »

Je l’interroge doucement, ne sachant pas si je dois croire à un réel changement de comportement de sa part. Car elle peut bien essayer de me manipuler, après tout ? Elle me sait trop faible pour l’empêcher de prendre la poudre d’escampette.
Je n’en sais rien.
J’hésite.
J’hésite jusqu’à ce que je lise dans son regard mouillé de l’imploration silencieuse.

« _ Très vite. Je lui affirme avec sincérité, gonflé d’une rage que je ne connaissais pas. _ En attendant, ne dit rien à mon frère pour le repas de cette nuit. Il provoquerait notre mort à tout les deux. »  

Je suis en équilibre sur un fil instable. Il suffirait qu’elle le secoue ne serait-ce qu’un peu en me trahissant, et ma chute me serait fatale.
A ces mots, je glisse hors de la caravane, dont je coulisse à nouveau la fenêtre comme elle était auparavant, avant de rejoindre la mienne.
Je sais ce qu’il me reste à faire.

Le matin suivant.

Je me suis levé tôt, ce matin. Pour rien au monde je ne voulais gâcher ma chance de m’adresser aux anciens. Je me suis donc levé aux aurores, afin de me rendre présentable, avant de me rendre à la caravane de mes grands-parents paternels où je savais trouver ma grand-mère.

« _ Oh mon pauvre chéri. A-t-elle soufflée au bord des larmes, en découvrant les marques sur mon visage, encore légèrement tuméfié de la violence de mon père. _ Quand a-t-il fait ça ?
_ Aucune importance. Ai-je répondu avec détermination. _ J’ai besoin de m’adresser aux anciens. Où se tient leur réunion ?
_ Elle est interdite aux jeunes, tu le sais bien !
_ Il y va de la survie de ma future épouse, grand-mère. Ai-je insisté, sans ciller. _ Où les anciens ont-ils décidés de se réunir ?
_ Je vais t’y emmener. »

Les anciens organisent leur réunion à l’écart du campement, dans le plus grand des secrets. Il n’y a de ce fait que leurs épouses, pour ceux qui ne sont pas encore veufs, qui connaissent le chemin.

Il nous faut vingt minutes de marche pour entrevoir au loin la tonnelle où se tient la réunion. Et plus j’avance en sa direction, plus j’ai le cœur qui bat à deux cent à l’heure dans la poitrine. Je sais que je peux raté ma chance de sauver Jo. Je redoute donc plus que tout qu’ils m’ordonnent de partir sans écouter mon discours.

« _ Nous y sommes. Me dit ma grand-mère, aussi angoissée que je ne le suis. _ C’est le moment de te jeter à l’eau, mon chéri. »

Elle sait ce qui m’a poussé à braver l’interdiction suprême des anciens. Elle sait que mon père et mon frère ont bravé les interdits quant à mon rite de passage. Elle m’encourage de ce fait à y entrer immédiatement, même si je peux en ressortir presque aussitôt.
Je franchis la tonnelle, d’où émane les voix de ces occupants. Ils mettent au point notre prochain itinéraire. Quand le chef m’aperçoit, le silence se fait instantanément.

« _ Les jeunes sont interdits aux réunions des anciens. Me rappelle mon père, le ton grave, me fusillant déjà de son regard furieux. _ Tu n’as rien à faire ici, Robbie.
_ Je sais. Je déclare à mon tour, sous les bavardages de ceux qui partagent son opinion. _ Mais j’ai à m’entretenir avec les anciens de toute urgence.
_ Si t’es venu couiner parce que tu t’es pris la porte de ta caravane, tu peux retourner immédiatement au campement. Nous n’avons pas de temps à perdre avec tes jérémiades.
_ Il s’agit de mon rite de passage. Je poursuis, ne baissant pas les yeux un seul instant. _ Il ne se déroule pas comme vous l’aviez convenu à l’unanimité. Je viens demander aux anciens de m’aider à rétablir les règles qui avaient été initialement établis. »

Le clan est peut-être constitué d’une majorité de cons comme mon père, à la gâchette facile, mais les plus anciens à la tête de celui-ci, sont des hommes sages. Ils n’apprécieront jamais qu’on use de violence sur une femme d’un autre, mariage confirmé ou non. Ils sont donc mon unique chance de récupérer ma fiancée vivante.

« _ Tu n’es personne pour exiger une audience aux anciens. Vocifère mon père, sachant pertinemment ces torts. _ Je t’ordonne donc de partir !
_ NON ! S’interpose le chef, qui n’est autre que mon grand-père. _ Si ce garçon a eu le courage de venir réclamer une audience auprès de nous, il est de notre devoir d’entendre ce qu’il a à nous dire.
_ Mais père, si nous acceptons de faire exception aujourd’hui, bien d’autres suivrons son exemple demain !
_ Le rite de passage est un sujet avec lequel nous ne plaisantons pas. Rétorque ce dernier, faisant preuve de la même autorité que mon père use contre moi. _ Je t’invite donc à te taire et à le laisser s’exprimer. »

Il ne plaisante pas. Il suffirait que mon paternel n’ouvre ne serait-ce que la bouche pour s’interposer à cette décision, que mon grand-père l’exclurais sur le champ de la réunion. Je souris de cette position de force que j’ai enfin sur lui, après toutes ces années à courber l’échine face à lui.

« _ Nous t’écoutons, mon garçon. Quel est le problème avec ton rite de passage.
_ Il était convenu que personne d’autre que moi n’use de violence sur celle-ci, et ce qu’importe l’évolution de notre relation ?
_ Oui. C’est la première règle du rite : le fiancé est le seul homme à pouvoir maitriser sa fiancé par la violence, et ce s’il estime que cela lui est nécessaire.
_ Il est également le seul à décider de sa mort ? Je m’enquiers à la suite, m’assurant que je ne fais toujours pas fausse route.
_ Tout a fait mon garçon. Pourquoi toutes ces questions ?
_ Parce que José, ici présent, et Dylan ont enfreint ces règles en la personne de Jo Parker.
_ Vous n’avez pas osé ? S’offusque mon grand-père en dévisageant son fils.
_ C’est lui qui nous en a donné l’autorisation ! Se défend mon père, me promettant d’un regard de me faire payer ma révélation.
_ Je n’ai jamais dis de la frapper ni même de la tuer ! Je précise promptement, refusant qu’il s’en sorte aussi facilement.
_ Ce petit imbécile l’a libéré au risque qu’elle nous envoi tous en taule. Je n’avais pas le choix !
_ Je suis somnambule ! Je l’ai fais en dormant !
_ MENTEUR !
_ Non, pas menteur ! S’interpose ma grand-mère, provoquant la stupeur de l’assemblée.
_ Jacqueline ? Que fais-tu ici ? Tu sais très bien que les femmes sont interdites aux réunions !
_ Robbie a toujours souffert de somnambulisme quand il est anxieux. Tu le saurais si tu t’occupais plus de lui au lieu de le frapper ! »

Silence pesant immédiat. Tout le monde dans le clan sait que je suis le souffre douleur de mon père, parce que je ressemble davantage à ma mère qu’à lui-même, mais personne jusqu’ici n’a jamais osé l’exprimer aussi ouvertement.

« _ Bien. Déclare mon grand-père, se levant finalement de sa chaise, le ton calme mais implacable. _ Si je ne peux pas faire grand-chose quant à l’éducation de José vis-à-vis de son fils, je peux accéder à la requête de Robbie ici présent au sujet de son rite de passage. Il marque une pause. _ A partir de cet instant, je décide que Jo Parker soit rendu à son fiancé, et que son transfère ce fasse sans l’usage de la violence. Jacqueline, tu aideras la jeune femme à se remettre des derniers évènements qu’elle vient de traverser, et lui préparera une chambre dans notre caravane où elle logera jusqu’à ce qu’elle désire vivre avec son fiancé. Quant à José et Dylan vous subirez une sanction pour avoir enfreint la règle principale du rite de passage de Robbie.
_ Qu’est-ce qu’on fera si elle se tire et nous dénonce à la police ? S’inquiète mon père, ne croyant pas à la possibilité qu’elle puisse sincèrement rester auprès de moi.
_ Le conseil avisera en tant voulu.
_ Nous ne pouvons pas courir le risque d’être tous arrêté.
_ Et nous ne le serons pas. J’ai confiance en mon petit-fils. »

C’est peut-être exagéré, car je n’ai aucun moyen d’assurer aux anciens que la jeune fille ne me filera pas à nouveau entre les doigts. Mais j’apprécie que ma demande ait été entendue. Je remercie donc les anciens de leur audience, avant de retourner au camp avec ma grand-mère.
Lorsque nous y sommes, nous rejoignons immédiatement la caravane de Dylan, où j’entre sans prendre la peine de frapper à la porte.

« _ Robbie ?! S’étonne-t-il, buvant tranquillement son café à sa table. _ Qu’est-ce que tu fous… Il s’interrompt, constatant que ma grand-mère et un ami de celle-ci nous accompagne. _ Grand-mère ?! Qu’est-ce qui se passe ?!
_ Il se passe que je viens récupérer ma fiancé et tu ne t’y interposeras pas.
_ QUOI ?! Mais tu délires pauvre abruti !
_ Moi je délire ? Je m’emporte, l’empoignant par le col pour la première fois de ma vie. _ Je ne crois pas, non. Emmène-moi auprès de ma fiancée. »

Il se retient de me frapper, uniquement parce que ma grand-mère est là. Mais je sens très distinctement son envie de le faire. Surtout lorsque je constate qu’il a relevé son poings, prêt à s’abattre sur mon œil gauche.

« _ La porte de la chambre, ouvre là. VITE ! »

Ma fiancée baigne dans son urine, pratiquement totalement a jeun. Je n’ai pas de temps à perdre à faire preuve de virilité pour la première fois de ma vie. Il obtempère. Et, à peine la porte est-elle ouverte, j’accours près de Jo pour la libérer de ces liens.

« _ Tu viens avec moi. Je lui souffle avec tendresse. _ Et je te promets que plus jamais personne ne te fera du mal. »

Je la soulève d’ailleurs déjà dans mes bras, de sorte que l’on quitte définitivement cette caravane.

« _ Comment va-t-elle ? S’inquiète ma grand-mère, passant une main sur son front.
_ Elle est déshydratée et à jeun depuis soixante-douze heures. Il faut impérativement s’occuper d’elle.
_ Soixante-douze heures ?!
_ Oui. Et c’est entièrement de ma faute.
_ Ne dit pas ça. Tu n’y ais pour rien si j’ai malgré moi enfanté deux tels monstres.
_ J’en suis un aussi, grand-mère. Je soupire en emmenant ma promise jusqu’à la caravane de cette dernière, sous le soleil brûlant du Mexique.
_ Que dis-tu ? Tu es le digne fils de ta mère. Elle serait fière de toi si elle voyait ce que tu as accompli pour sauver cette pauvre enfant.
_ Je l’ai conduis dans son propre enfer. Je ne mérite pas sa fierté.
_ Les choses vont changer. Peut-être. _ Dépose-là dans le lit de la chambre à droite. Je vous y rejoins tout de suite. »

J’obéis à ma grand-mère. Je pousse de mon pied la porte de la chambre susnommée, où je dépose Jo dans le lit, à moitié dans les vapes et éveillée.

« _ Ça va aller. Je lui souffle en déposant un baiser sur son front. _ Tu es en sécurité chez ma grand-mère. Elle prendra bien soin de toi. »

Cela ne la conduira peut-être pas à me pardonner davantage d’être le cinglé qu’elle imagine, mais au moins je lui offre une chance de survie chez celle qui m’a pratiquement éduquée depuis ma naissance. En parlant de ma grand-mère, elle revient avec une bouteille d’eau fraiche, et une bassine d’eau chaude avec du savon.

« _ Sors. Je vais m’occuper d’elle, à présent. M’indique-t-elle, en déposant tout ça sur la table de chevet de la chambre.
_ D’accord. Préviens-moi si elle veut me voir.
_ Où vas-tu ? S’inquiète-t-elle, avant que je ne ferme la porte sur moi.
_ Je vais devenir un homme. Il est temps que j’affronte les démons qui m’ont martyrisés toute ma vie.
_ Ne fais pas ça ! »

Elle a peur. Et elle a raison. A deux contre un je risque d’en sortir plus mal en point que je ne le suis déjà. Mais j’en ai marre qu’on me marche sur les pieds. Il est venu le moment qu’on respecte l’homme qu’a faite naitre Jo en moi.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter qu'elle s'apprête à vivre sa plus grande aventure, malheureusement, je ne pense que ce soit le genre dont elle aurait rêvé.

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Maisie Williams :copyright:️ Gatsby - Google

Robbie me détache de mes liens et la libération de mes poignets endoloris m'arrachent de nouvelles larmes. Je suis tellement dans le coltard que je n'arrive même pas à avoir honte de l'état dans lequel je me trouve. Je suis pitoyable, je fais peur, je sens mauvais.... Je suis vraiment dans un état.... J'en serais morte de honte en temps normal ! Mais je n'ai plus la force de ressentir ce genre d'émotions. Je n'ai suffisamment de force que pour respirer. Je suis bien trop faible pour faire quoi que ce soit. C'est Robbie qui fait tout pour moi, il me soutient, m'ouvre la bouche pour que je boive ou mange.... Je lui en suis plus que reconnaissante.

Je bois difficilement, des petites gorgées, car l'eau me brûle la gorge sèche. J'entends ses paroles, mais je ne les comprends pas très bien, mon esprit est encore embrumé et j'avoue ne pas être suffisamment concentrée pour réussir à déchiffrer les sons qui me parviennent. De toute sa tirade, je ne retiens que "Je suis désolé" et "Je suis un monstre." Je redresse mes yeux globuleux vers Robbie et d'une main squelettique et faible, je me tiens au t-shirt de Robbie, je le serre avec les maigres forces qu'il me reste. Je le retiens entre mes doigts osseux, car même faible, mon cerveau a vite compris quelque chose, il va s'en aller. Aussi, j'essaye de le retenir avec la force qu'il me reste.

Pour l'heure, il s'occupe de moi, il ouvre un tupperware et je me cramponne plus fermement à son t-shirt. Je sens sa main se glisser dans mon dos pour me soutenir et m'aider à manger. Ma bouche ne s'ouvre qu'en faible bâillement et c'est y glissant la fourchette à l'intérieur que Robbie parvient à l'ouvrir entièrement, moi-même n'ai pas la force d'ouvrir complètement ma bouche.

Qui aurait cru que de simples œufs brouillés et du bacon pouvait être un repas divin ! Je sens chaque arôme se répandre dans ma bouche et c'est une explosion de saveur. Trois jours, trois jours sans manger et mon esprit s'était déjà préparé à ce que je ne mange pas pendant encore trois jours alors être finalement libérée de cette souffrance... est un miracle. Le repas se termine tandis que je reste cramponnée à son t-shirt. Il me redresse et s'excuse.... Je commence à pleurer en silence, inconsciemment, je comprends qu'il va me laisser ici et me remettre mes liens. J'essaye de rester accrochée à lui, mais mes maigres forces ne font pas le poids. Il finit de serrer mes liens puis se prépare à partir. Je ne veux pas, je ne veux pas mourir ici.... Je lui demande s'il va venir me chercher, mais... ce n'est pas vraiment une question, il va venir me chercher. Je le sais. Il...Il ne pourrait pas me laisser mourir ici.... pas vrai ?

Je lutte pour rester concentrée sur la situation, pour ne pas me laisser sombrer dans le néant, comme j'ai l'habitude de le faire depuis trois jours. Robbie m'affirme qu'il reviendra très vite. De nouveau, des larmes roulent sur mes joues, mais cette fois, c'est de joie. Il va venir me chercher très vite. Et je le crois. Je le regarde s'en aller puis cette fois, je me laisse aller et m'évanouis de nouveau. Robbie va venir me chercher. C'est la dernière phrase qui résonne dans ma tête, dans le néant le plus total, c'est un faible murmure qui tourne en boucle et qui me maintient encore un peu en vie.


***


Le lendemain matin, se sont les ébats sexuels de la chambre d'à côté qui me sortent de mon coma. Je sursaute et m'affole sur ma chaise avant de me souvenir d'où je suis et pourquoi je suis là. Mon cœur palpite et bizarre, je n'ai pas ce sentiment de bouche sèche. J'essaye de me concentrer, de me souvenir des événements, mais plus j'essaye et plus j'ai la migraine et plus je me sens faible.... Me concentrer use de l'énergie, énergie que je n'ai pas. Je n'ai plus aucune notion du temps, car je m'évanouis sans cesse et je n'ai parlé à personne durant trois jours entiers, y'a de quoi devenir folle. Je ne pensais qu'à ma mère et mes frères et je pleurais sans cesse, de quoi me déshydrater encore plus et me causer des migraines effroyables.

Ce matin-là, je n'ai pas pleuré. Après m'être remise de mes émotions, j'ai pensé à une chanson que je chantais souvent avec mon père quand il revenait du travail. Je me mets à la fredonner doucement, en boucle et elle me plonge dans une espèce de transe. Je me remémore des souvenirs d'enfance du temps où mon papa était encore là. Je repense à cette fête de Noël où Zack et Nathan étaient partis coupé le sapin avec mon père, j'étais toute petite et j'aidais ma mère à faire les gâteaux de Noël pour le Père Noël. Matt passait son temps à m'embêter et ma mère le menaçait de le priver de cadeau s'il ne se tenait pas tranquille. Et moi, peste, je le narguais !
Je ne sens pas les larmes couler sur ma joue alors que je continue de me plonger dans cette nuit de Noël. Je sens encore les petits plats de ma maman, mon père et les garçons qui installent le sapin. "Non, Matt va t-en t'es encore trop petit !" Disait Nathan. "Non c'est pas vrai ! Moi aussi, je suis un homme ! Pas vrai papa ?!" Rétorquait toujours mon frère, vexé. "Bien sûr, je n'ai fait que des hommes costaud dans cette maison moi !" Disait toujours mon père en me lançant un regard farceur suivit d'un petit clin d'œil. En soit, il n'avait pas tort, j'ai toujours été celle qui provoquait mes frères à la bagarre, ou dans une partie de baseball ou de jeux vidéo ! Mais ils sont vite partis à l'armée... Mon père est mort... Et moi, j'ai été kidnappée... La famille Parker ne vivra plus jamais de fête de Noël d'antan.

Je pleure les dernières larmes qu'il me reste avant d'être sortie de ma transe par des hurlements qui se font dans les pièces à côté. Je ne comprends pas un traître mot de ce qui se raconte, mais il me semble reconnaître la voix de Robbie. Il est revenu me chercher ! Je n'ai même pas la force de me réjouir plus que ça, je n'arrive pas à soulever ma tête et je suis attachée depuis si longtemps que j'ai l'impression d'avoir oublié comment on soulève les bras.
J'entends Robbie qui se dispute, ça hurle, puis les crie se rapprochent de la chambre. Je ferme les yeux, car j'ai peur, peur de ce que je pourrais voir, peur de ce qu'il va m'arriver... Mon corps maintenant squelettique se met à trembler puis la porte commence à s'ouvrir.... On me détache et quand j'ose entrouvrir les yeux, je vois et entends Robbie. Je voudrais pleurer mais je n'y arrive plus, je suis une poupée désarticulée entre ses bras mais merci, merci, merci à la force qui l'a poussé à venir me chercher et à ne pas m'abandonner. Il me soulève et comme la nuit dernière, ma main maigrelette vient agripper son costume pour ne pas le lâcher. Toute mon énergie se réunie dans cette faible main pour ne pas qu'elle le lâche, il est ma seule chance de ne pas mourir tout de suite.

J'entends à nouveau Robbie parler pendant qu'il marche, je sens le soleil sur mon visage et ça me pousse à fermer les yeux en grognant. Mon "fiancé" parle avec une femme, une femme âgée j'ai l'impression, mais je ne comprends pas ce qu'ils se disent puis de nouveau, le soleil disparaît je suis encore dans une caravane. Robbie me pose sur le lit et je ne le lâche toujours pas, alors il embrasse mon front et me rassure en me disant que je ne risque rien ici. La panique de le voir s'en aller m'aura au moins servie à le comprendre. Il finit par se redresser, discute avec la femme puis s'en va.

En toute franchise, je ne me souviens pas de grand chose, je sais que la femme s'est mise à chanter une espèce de berceuse dans sa langue et je vous assure que ça m'a vraiment détendue ! Je ne sais pas si c'est mon état de fatigue ou son incantation mais en tout cas, quand elle commencer à me déshabiller à fredonner, je me suis tout de suite détendue et je suis de nouveau entrée en transe. Je n'ai en mémoire que de brèves aperçu de la journée qui s'est écoulé. Je la vois partir puis revenir avec une bassine. Ou alors je la vois me nourrir. Je la vois venir essuyer mon front. Pas plus, je suis restée dans cet état jusqu'au lendemain après midi !


***


Cet après-midi, j'étais enfin en état de pouvoir allumer mon cerveau. Je me suis réveillée et je me suis affolée ! Il a fallu que je pose mes mains sur mes tempes pour me souvenir des événements de ces derniers jours. Je ne ressens plus la faim ni la soif et....J'ai été changée et lavée... Je me cache sous la couverture me sentant violée dans mon intimité. Je me demande ce qu'on m'a fait d'autres et la terreur m'envahit, c'est là qu'une vieille dame entre dans la chambre.

"Ah, tu es réveillée. Je commençais à me faire du souci."

Je reste muette parce que je ne fais confiance à personne dans ce camp de tarés.

"Tu n'as pas besoin de te méfier de moi. Je ne te ferais aucun mal, d'ailleurs, c'est moi qui me suis occupée de toi. Je t'ai lavé et nourris et j'ai veillé sur toi jusqu'à ce que tu te réveilles. Heureusement que mon petit-fils t'avait nourris avant qu'on vienne te chercher."

"Je veux rentrer chez moi."

Elle marqua une pause puis dit calmement.

"Commençons par quelque chose de plus réalisable. Est-ce que tu veux boire ou manger ? Est-ce que tu as besoin d'aller aux toilettes ?"

Je secoue la tête et la femme vint s'asseoir sur une chaise en face de moi.

"Pourquoi vous ne voulez pas me laisser rentrer chez moi ?"

Elle eut l'air vraiment triste pour moi, ce qui me rassura un peu quant à ses intentions. C'est vrai qu'elle n'avait pas l'air de me vouloir du mal, au contraire, elle avait l'air d'avoir de la peine pour moi.

"C'est compliqué. Il s'agit d'une tradition dans notre clan."

"Vous trouvez ça normal de kidnapper des femmes et de les forcer à vous épouser ?!"

M'offusquai-je ! Elle en revanche garda toujours son calme et une voix posée.

"Ça n'a pas toujours été comme ça, tu sais."

"Pourquoi vous faites pas comme tout le monde, des rendez-vous, des lettres d'amours, fin, je sais pas, des trucs normaux !"

Elle posa ses mains sur ses genoux et planta son regard dans le mien.

"Car les gens "normaux" comme tu dis ont souvent eu tendance à nous juger avant de nous connaître."

C'est vrai que je les juge depuis le premier jour, mais en même temps y'a de quoi !

"Si vous arrêtiez d'enlever des femmes, peut-être qu'on vous jugerez pas autant !"

Elle fronça les sourcils, mais garda tout de même son ton calme.

"Je t'ai dit que ça n'a pas toujours été comme ça. Avant, les hommes de notre clan allaient aborder des femmes seules, divorcées ou veuves, ou simplement malheureuses. Ils leur offraient la possibilité d'une vie meilleure et de se sentir membre d'un clan, d'une famille. Lors de nos voyages dans le monde, on s'arrêtait parfois près des campings et des gens venaient discuter avec nous et apprendre à nous connaître, des femmes décidaient de leur plein gré de nous suivre. Ça n'a pas toujours été comme ça. On est bien loin d'être une bande de sauvages, ignares et barbares."

Je ne dis rien. C'est vrai que je l'ai pensé plus d'une fois. Elle ajoute alors :

"Je pense que l'on s'est perdu en chemin quand les gens ont commencé à nous accuser de leur malheur et à nous chasser comme des parias. On a commencé à nous juger et à faire de nous des marginaux dangereux. Seulement, il faut bien que notre communauté perdure, nous n'avons pas envie de voir nos coutumes, nos traditions s'éteindre."

Je la regarde comme si elle venait de jeter mon destin à la poubelle.

"Alors.... Je ne révérais plus jamais ma famille ?"

Elle marque une pause puis elle me dit sincèrement :

"Je ne sais pas, petite, mais ce que je sais, c'est que parmi toutes les brutes épaisses qu'il y a dans ce clan, s'i y en a bien un qui en vaut la peine, c'est bien mon petit fil Robbie. Tu sais, il a essayé de reporter le rite de passage le plus longtemps possible, mais son père l'aurait battu à mort s'il ne s'était pas décidé à prendre épouse. Et c'est toi qu'il a choisi. Et je n'en suis pas étonnée. Tu as fait naître en Robbie un courage insoupçonné, un courage qui je l'espère ne lui coûtera pas la vie..."

Et elle passa une main devant sa bouche pour retenir un sanglot tandis que je fronce les sourcils.

"Qu'est-ce que vous voulez dire ? Il est où Robbie ?!"

Elle secoue la tête.

"Je ne sais pas, hier, il est parti défier son père et son frère et depuis, je ne l'ai pas revu."

Je commence à trembler.

"Mais il faut faire quelque chose !!"

J'essaye de sortir du lit, mais mes muscles ne me répondent pas comme il faut, on dirait qu'ils ne m'appartiennent pas. La grand-mère me retient de justesse.

"Ne bouge pas, tu es encore trop faible, il faut que tu manges encore pour te remplumer ensuite, il faudra que petit à petit, tu te remettes à marcher."

Mon insolence jusqu'au bout combiné à mon impatience.

"On n'a pas le temps, mamie, ces tarés l'ont sûrement laissé pour mort ! Il va mourir ! Il ne mérite pas ça, fin quoi vous êtes tous fous ici ou quoi ?!"

Et je me mets à pleurer, frustrée de ne pouvoir rien faire ! Sa grand-mère se remet à chanter dans sa langue et mon corps se remet à se détendre aussitôt.

"Je vous en prie.... Ne le laissez pas mourir...."

Lui demandai-je les yeux débordant de larmes. Elle me sourit en posant sa main sur mon front pour examiner ma température.

"Jamais. Je ne le laisserai jamais mourir...."

Elle hésita comme si elle réfléchissait à quelque chose puis elle me demanda :

"... Tu voudrais le voir ?"

Je hoche la tête faiblement.

"Oui, je veux savoir qu'il est en vie."

Puis je me suis endormie. Mais avant de tomber dans un sommeil profond, j'entends mamie qui se dispute avec son mari sans doute.

"Enfin Jacqueline, tu n'y penses pas. La petite n'est pas prête à le voir dans cet état, elle pense déjà que nous sommes des sauvages."

"Je sais bien, mais peut-être que si elle voit tout ce qu'il a été prêt à endurer pour elle, elle comprendra que c'est un bon garçon. Elle lui donnera peut-être sa chance."

L'homme n'a pas l'air convaincu.

"Tu joues à un jeu dangereux. J'ai confiance en Robbie, mais cette petite a l'air de vouloir rentrer chez elle coûte que coûte. J'ai peur d'être obligé de faire quelque chose de regrettable si cela est nécessaire."

"Robbie ne te laissera pas faire !"

S'offusqua-t-elle.

"Robbie n'aura pas le choix, il en va de la survie du clan. Cette jeune fille ne se rend pas compte que si elle nous dénonce, des femmes seront séparées de leurs enfants, de leurs mari. Le clan s'effondrera, certains seront mis en prisons et les plus rebels seront tués. C'est ce que tu veux ?!"

Elle soupira.

"Bien sûr que non... Mais tu penses qu'elle ne serait pas capable de l'aimer vraiment ?"

Il soupira aussi.

"Je pense que cette petite est la plus farouche que j'ai rencontrée jusque-là et que je ne suis pas étonné que ce soit sur elle qu'il ait jeté son dévolu."

Mamie rie légèrement.

"Elle ne te rappelle pas sa mère ?"

Il sourit, je l'entends.

"Si. Mais sa mère n'avait pas de famille, elle s'est accoutumée plus rapidement à nos mœurs. Elle, elle aime sa famille plus que tout, plus que Robbie, c'est ce qui la rend dangereuse pour nous."

Mamie dit d'un ton ferme.

"Je crois en Robbie."

Papi acquiesça.

"Moi aussi, de toute façon, nous n'avons pas le choix."

Et cette fois, je m'endors profondément en me laissant border par mes rêves. Étrangement, je rêve de Robbie, de notre vie ensemble si je l'avais rencontré dans mon lycée. D'ailleurs, c'est ce que je m'imagine, le rencontrer à la bibliothèque, on se serait regardé, mais je n'aurais pas osé l'aborder. Peut-être que lui non plus... Peut-être qu'il aurait été du genre à glisser un mot dans mon livre préféré pour que je le trouve en le réservant la prochaine fois ? Ou alors, il aurait glissé un mot dans mon casier pour me demander d'être sa cavalière au bal du printemps ? Mon rêve est beau, romantique, doux... Comme lui. Je finis par me réveiller de nouveau, il fait nuit cette fois. La grand-mère de Robbie s'est très bien occupée de moi et je tâcherais de la remercier car sans ses soins, je serais doute morte à l'heure qu'il est. Et je le pense vraiment. Je lui dois la vie.


***


Hors de question que je reste au lit toute ma vie, je tente de me lever et grâce à ma volonté, j'arrive à m'asseoir normalement. Je me lève puis retombe sur le lit. Je fronce les sourcils et me lève de nouveau, je me tiens immédiatement à la chaise en face de moi et m'en sers de déambulateur. Je sors difficilement de la chambre. Tout le monde a l'air de dormir. J'abandonne la chaise et je marche doucement, mais sûrement vers la sortie. Pied nu, je ne vais pas aller bien loin de toute façon. Mais il faut que j'en aie le cœur net. Je dois le voir.

J'ouvre la porte de la caravane et regarde à l'extérieur. Personne à première vue. J'essaye de reconnaître la caravane de Robbie, mais je ne suis pas sûre, il y en a deux qui se ressemblent et qui me font douter. Papa, guide moi.... Je ferme les yeux, prends une grande inspiration et clopine jusqu'à la caravane qui me semble être celle de mon "fiancé". Je me plante devant la porte et tape doucement.

"R...Robbie ?"

Je recommence à taper doucement.

"Robbie...C'est moi, Jo. Tu peux m'ouvrir ?"

Mon cœur bat contre ma poitrine, dans mes oreilles, dans mes tempes, chaque seconde qui passe est une torture... Et s'il est mort ?! Je...Je sais que je voulais sa mort, mais je ne le pensais pas.... Il ne méritait pas ça ! En tout cas pas de mourir avant son enfoiré de père et son connard de frère ?! Pitié... La vie ne peut pas être aussi injuste...
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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie et je le vis plutôt très mal, puisque j'aurai aimé faire les choses dans les règles de l'art, même au risque qu'elle me rejette directement.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Freddie Highmore - inconnu
Ce jour-là.

Ils m’attendaient. Debout devant ma caravane, les bras croisés sur leur torse gonflé de colère, mon père et mon frère attendaient patiemment mon retour dans l’intention de me faire payer mon excès d’héroïsme. Et le moins que l’on puisse dire, c’était que j’étais prêt à les affronter également. L’un après l’autre. Je présumais ma force physique plus importante qu’elle ne l’était véritablement, mais cela ne m’empêchait pas de rendre les coups quand je le pouvais. Et a deux contre un, le calcul fut vite fait. Ils prirent le dessus sur ma personne rapidement, tentant farouchement de me remettre à genoux, là où ils estimaient être ma place. En vain. Je continuais de leur cracher le venin de ma colère en plein visage, quand ce n’était pas le sang qui s’accumulait dans ma bouche.

« _ Petit con. J’aurai dû te tuer en même temps que ta mère, ce jour-là. Je me serai ôter une sacrée épine du pied. »

A craché mon père avec toute la haine qu’il pouvait me destiner. Et il avait raison : il aurait dû m’offrir la chance de partir avec la seule personne pour laquelle je comptais. Il y a bien toujours mes grands-parents, si prévenants. Mais ce n’était pas le sang de ma mère qui coulait dans leur veine, cela les rendait donc partiellement complice de l’ultime coup qui lui avait été fatale à mes yeux d’enfant.

Après un temps interminable à tenter de me broyer de part en part, les coups ont finalement cessés de pleuvoir. Je tenais encore à peine debout, ne rêvant que de m’effondrer au sol en guise d’abandon. Mais paradoxalement, le souvenir de Jo me gardait droit sur mes jambes.

« _ Laisse tombé papa. A déclaré Dylan, dans un éclair de lucidité étonnante. _ Si on insiste, on va le tuer. Et tu sais ce qui nous arrivera si on arrive à cette extrémité là.
_ Oui. Soupira mon père, ne décolérant pas de ne pas m’avoir à ces pieds, implorant sa pitié. _ Nous serons bannis à vie du clan. »

L’ultime châtiment des anciens. Si l’un du clan donne volontairement la mort à un membre de sa communauté, il est chassé à vie de la-dite communauté. Je savais que mon père ne voulait pas vivre sa vie comme un paria, exclu des siens. Il acceptait donc sa ‘défaite’ face à moi, aussi difficile soit-il pour son égo surdimensionnée.

« _ On va te laisser. M’annonça-t-il à la suite, le ton sec _ Mais dis-toi bien qu’à partir de maintenant tu n’es plus mon fils, et que je te tuerai si ton rite de passage s’achève sur l’arrivée des flics au campement. »

A ces mots, qui résonnaient en moi plus comme une libération qu’une menace, il quitta ma caravane, suivit par Dylan. Ensuite, à bout de force, le visage et le corps endoloris, je m’effondrais au sol, perdant connaissance.

Plusieurs heures plus tard.

Étendu sur un lit qui n’est pas le mien, j’émerge d’un sommeil profond. Je ne sais pas depuis combien de temps je dors, mais aux douleurs que je sens encore vivaces, je sais que cela n’est pas plus de douze heures. Il faut que je bouge. J’ai besoin de savoir comment se porte Jo.

« _ Ne bouge pas. M’ordonne Clothilde, assise sur une chaise à mon chevet. _ Tu n’es pas en état physique de te déplacer.
_ Je vais bien. Je soupire péniblement, grinçant des dents au moindre de mes mouvements.
_ Tu vas bien ? Tu as faillis te faire tuer, Robbie ! Qu’est-ce qu’il t’a prit de provoquer ton père de la sorte ?
_ Il le fallait. Je me défends, ne pensant qu’à ma fiancée, elle-même en convalescence. _ Je ne pouvais pas le laisser la tuer.
_ Il ne l’aurait pas tué, enfin. C’est contre les règles.
_ Tu ne le connais pas, Clothilde. Tu ne sais pas de quoi il est capable. Tu n’as pas grandie avec lui.
_ Certes, mais…
_ Non. Je l’interromps brutalement, toussant quelque peu par la suite. _ Il n’y a pas de mais. Tu ne sais pas l’enfer qu’a connu ma propre mère, sa propre épouse ; alors ne tente pas de plaider sa cause.
_ D’accord. Bredouille-t-elle, sincèrement confuse. _ Mais ne refait jamais ça, d’accord ? On a eu peur quand on t’a trouvé inerte sur le sol.
_ J’allais bien. Il n’est pas assez con pour jouer sa propre place dans ce clan.
_ Comment voulais-tu qu’on le sache ?
_ C’est la règle numéro une des anciens : on ne s’entretue pas volontairement.
_ Qu’importe. Soupire-t-elle. _ Il va falloir que tu évites de bouger au maximum. Tu as quelques côtes fêlées, et…
_ Et quoi ?
_ Tu es complètement méconnaissable. Ton visage est boursouflé de coups et tu as des bleus un peu partout. »

Je sentais bien que j’avais du mal à ouvrir mes yeux, à bouger ma bouche, mais je n’imaginais pas que c’était dû à une telle déformation de mon faciès.

« _ C’est parfait. Je souffle, toussant en riant quelque peu. _ Comme ça j’ai véritablement la gueule d’un monstre à présent.
_ Ne dis pas ça. Les ecchymoses vont finir par se résorber. C’est encore récent.
_ Oui. C’est sûrement vrai. _ Je ne veux pas rester ici. Je veux retourner chez moi.
_ Et qui va s’occuper de toi ?
_ Personne. Je veux me débrouiller seul.
_ Ce n’est pas possible. Je… »

Je la regarde avec détermination. Elle sait que désormais, ce que je veux, je l’obtiendrais. Et pour le moment, ce que je veux, c’est mon indépendance. Je me relèverai tout seul de mes blessures.

« _ Putain quel têtu. »

Grogne-t-elle en consentant à exaucer mon souhait.

A présent.

Plusieurs jours se sont écoulés depuis mon passage à tabac en règle. Et aux dires de mon grand-père, Jo a retrouvé toute la fougue qui la caractérisait. Je suis content. C’est tout ce que je voulais quand je l’ai sortie de la caravane de Dylan : qu’elle s’en sorte. Et tant pis si c’est au prix qu’elle ne m’aime jamais. Je ne mérite pas davantage son amour que lorsque j’étais encore un minable fermant sa gueule face à son père. En parlant de lui, justement, j’ai appris qu’il a été banni temporairement du clan avec Dylan. Ils sont donc partis le lendemain de notre altercation, pour une durée d’un mois. Cela m’assure d’avoir la paix quant à mon rite de passage. Et pour Jo, et bien j’aviserai lorsque je serai physiquement plus présentable. Je n’ai pas envie de lui offrir la vision d’un monstre, roué de coups.

Tiens, on frappe à la porte de ma caravane. Si c’est encore Clothilde qui veut me materner, je vais la réexpédier immédiatement d’où elle vient. Je m’en sors très bien tout seul depuis que je me suis pris en charge. Ce n’est pas faciles tous les jours, je l’accorde, surtout pour certains mouvements amples, mais j’arrive tout de même à répondre à mes besoins primaux. Je m’apprête donc à lui dire de rentrer chez elle, quand la voix de Jo parvient à mes oreilles. Que fait-elle ici ? Grand-mère n’aurait pas osé l’amener jusqu’à moi, alors que j’étais d’accord avec grand-père pour qu’elle n’en fasse rien ? Je blêmis doucement de le croire, tandis que de nouveaux coups sont portés à ma porte. Il faut que je lui ouvre. Je n’ai pas le choix que d’assumer les conséquences de mes choix. Je me lève donc de mon lit où je lisais un livre, grinçant doucement des dents de la douleur résiduelle, avant de me diriger vers la porte que j’ouvre à la suite.

« _ Jo. Je souffle, la découvrant à nouveau aussi belle qu’elle ne l’était à notre ‘rencontre’. _ Que fais-tu ici toute seule ? Mes grands-parents savent que tu es ici ? »

Il n’y a personne avec elle. Je crains qu’ils s’imaginent qu’elle se soit fait la belle.

« _ Tu n’as pas conscience du danger que nous courons si ils s’imaginent que tu t’es enfuis. Je déclare à la suite, me rappelant l’avertissement de José. _ Entre. Je l’invite tout de même, bouleversé qu’elle soit venu me voir. _ Tu as l’air d’aller mieux. Je m’hasarde à lui confier, levant péniblement une main en direction de sa joue, pour la caresser brièvement. _ Excuse-moi. Je bredouille à la suite. _ J’avais oublié que je n’avais pas forcément le droit de te toucher. »

A demi dans les vapes, c’était évident. Mais là, les choses sont différentes. Elle a retrouvé la vigueur qui l’a rendait si somptueuse à mes yeux de gamin, et je me surprends à avoir envie de l’embrasser alors que je ressemble sûrement au Bossu de Notre Dame à ses yeux.

« _ Assis toi. Je l’invite, me soulageant moi-même de la position debout. _ Je ne suis pas très beau à voir, je sais, mais au moins maintenant je suis raccord avec l’image que tu te faisais de moi. Je poursuis, tentant de faire maladroitement de l’humour. _ Je suis désolé de ne pas être venu te voir. Je voulais t’éviter ça. »

C’est raté.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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