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 Allez viens on s'aime (mais genre toute la vie) Ft Cheval de Troie

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
Féminin MESSAGES : 579
INSCRIPTION : 08/02/2020
ÂGE : 25
RÉGION : PACA
CRÉDITS : Bazzart

UNIVERS FÉTICHE : Réel - Disney - HP - Surnaturel - Mythologie
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Donut

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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, j'étais une lycéenne et je m'en sortait ? Ça n'a plus grande importance maintenant. Sinon, grâce à un coup du destin , je suis fiancée et je le vis plutôt ?Je ne sais même plus si je suis encore fiancée ou si mon fiancé me déteste... Je suis quasi sûre qu'il me déteste.

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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter que sa plus grande aventure aurait les yeux bleus et des bras réconfortants.

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Maisie Williams :copyright:️ Gatsby - Google

Il ne m'avait jamais parlé de façon aussi dur, pour le coup, mon cœur en rata un battement. C'est toujours étrange de constater le changement chez quelqu'un, je veux dire, y'a quelques jours il me parlait encore de sa voix mielleuse et ses yeux brillants, mais maintenant.... Ses yeux ne brillent plus et sa voix est une lame de rasoir prête à me découper en morceaux s'il le pouvait.
Inutile, pour moi de répliquer ou de dire quoi que ce soit, je suis fatiguée de tout ça. Je suis prête à assumer les conséquences de mes actes, mourir si c'est ce qui doit être fait ou vivre ici éternellement comme une prisonnière si c'est ce qu'il veut. Je m'en fiche. Je suis Robbie, tête baissée. Je m'assois à coté de lui et ne dis pas un mot jusqu'à ce que l'on rentre au camp. Je n'ose toujours pas le regarder.

Il finit par ranger la voiture et en sortir doucement, à peine a-t-il refermé la portière que des hommes se jettent sur lui, on me réserve le même sort. On me ligote fermement, sans doute encore plus fermement que Robbie. Je ne dis rien et me laisse faire. Je me laisse trimbaler par les brutes qui me conduisent dans une caravane bien loin de celle de Robbie.
Déprimée, je suis véritablement déprimée, je n'ai plus goût à rien, je n'ai plus envie de rien. Vraiment, je suis dépitée et je me moque bien de ce que l'avenir me réserve, ça n'a plus grande importance pour moi. Ma vie est finie, il faut que je l'accepte, j'ai seize ans et puis voilà, ça s'arrête là, j'aurais vécu seize années de quasi-liberté, ce fut bref mais intense.
Je me laisse aller à quelques larmes en me répétant tout ça dans ma tête. Je refuse de boire et de manger, de toute façon, ni ne veut entrer dans ma bouche, je suis si déprimée que je ne ressens ni la faim ni la soif, pourtant, avec toutes les larmes que j'ai versés, je devrais commencer à être déshydratée mais ça aussi, je m'en fiche.

Je passe la nuit assise sur ma chaise, je ne crois pas avoir dormi bien que j'ai gardé les yeux fermés toute la nuit. Je crois avoir somnolé, mais rien de plus. Je ne ressens pourtant pas la fatigue, toujours pas la faim ni la soif. Je n'arrive pas non plus à ouvrir la bouche pour en laisser échapper le moindre son. Même quand on me traîne dehors et que je me cogne le genou contre la porte de la caravane, je n'émets pas un son. Je crois que j'ai cessé de me battre contre la vie.

On m'installe sur une chaise et tout le monde me regarde.... Je rougis de honte et regarde le sol, le conseil ne met pas longtemps à commencer tant ils ont tous hâte de me couper la tête, ou de me pendre, ou qu'est ce que j'en sais ! Ils vont juste te mettre une balle dans la tête, arrête d'être conne. J'hausse les épaules comme pour faire taire la voix dans ma tête.
Je n'écoute le conseil que brièvement, non pas que je m'en fiche, seulement, je ne pense pas qu'un miracle tombe du ciel pour épargner la petite Jo Parker. Puis soudain, Robbie dit mon nom et je redresse la tête faiblement, je me concentre sur chacune de ses paroles pour être sûre de totalement les comprendre puis je fronce les sourcils.

Quand le président du conseil se retourne vers moi et me demande si je suis d'accord avec cette décision, j'ai l'impression que mes oreilles bourdonnent, que le monde ralentis et que mon cerveau se liquéfie avant de sortir par mes oreilles. Je papillonne lentement des cils en essayant de reprendre mes esprits.

"Je....Je...."

Je prends une grande inspiration et.... Je me lance.

"Je...Je m'appelle Jo Elisabeth Parker, vous....vous avez beaucoup entendu parler de moi mais vous ne savez pas qui je suis. Je... J'ai seize ans et je vis à Roswell au Nouveau-Mexique. Je suis la fille de Déborah et Robert Parker, j'ai trois grands frères, Zachary, Nathan et Matthew. Mon père était agent de police et a été tué en service...." J'ose tous les regarder pour qu'ils voient la jeune femme que je suis. "Je...Je ne suis pas le rituel de Robbie, je suis une fille et une petite sœur, je suis aussi la meilleure amie de Tiffany Mugler. Y'a encore un mois, ma seule préoccupation était d'être accompagnée pour le bal de printemps mais VOUS avez décidé de m'enlever à ma famille, à ma mère qui a dû enterrer son mari et qui doit se demander si oui ou non elle doit commander un cercueil pour sa petite fille ! VOUS avez décidé que ma vie serait de vivre aux côtés de Robbie sans que j'ai mon mot à dire ! Et je ne suis pas d'accord ! Je ne fais pas partie de votre monde et je ne veux pas en faire partie de cette façon ! Pas en me disant chaque soir avant de dormir que ma mère verse des torrents de larmes en se demandant ce qui a bien pu m'arriver. Je ne peux pas dormir en paix en sachant que ma famille souffre ! Vous attendez tous de moi que je me plie à vos règles sans discuter, sans plus penser à ma famille ou à ma vie d'avant mais mettez-vous à ma place ! Imaginez votre fille ou votre sœur à ma place ! Puis merde ! J'ai que seize ans ! Tout ça, c'est trop bizarre ! Je veux dire, vous croyez vraiment que je peux être la femme de qui que ce soit ?! Je ne sais pas cuisiner, ni faire le ménage, je ne sais pas coudre ni m'occuper d'enfant ! Tout ce que j'ai apporté à Robbie ce sont des ennuis et ma putain de jalousie !" Je soupire parce que j'ai super honte d'avoir avoué devant tout le clan de Robbie que je lui ai déjà fait des crises de jalousie.... "Je....Je suis loin d'être la fille dont il rêvait, il voulait connaitre l'amour, le vrai, être avec une fille qui serait tombée amoureuse de lui au premier regard... Je le comprends, moi aussi je rêve de ça. Mais vous nous en avez privé. J'aurais tellement aimé le rencontrer au détour d'une rue ou de la bibliothèque, j'aurais aimé qu'il me regarde comme il sait si bien le faire et qu'il m'invite au bal de fin d'année, j'aurais voulu parler de lui durant des heures à ma meilleure amie, j'aurais voulu entendre les conseils de ma mère et les recommandations de mes frères du genre "S'il te touche, je lui déboîte l'épaule !" mais ça aussi, vous m'en avez privé. J'aurais voulu qu'il vienne me chercher chez moi pour m'emmener au cinéma en plein air avec sa voiture puis au moment où le film serait vraiment devenu intéressant, on se serait embrassé et....et j'aurais accepté qu'il pose sa main sur ma hanche et on aurait passé un super moment, si bien qu'il m'aurait ramené en retard du couvre-feu ce qui m'aurait valu d'être consignée mais tant pis, j'aurais fait le mur pour le rejoindre car rien ne peut arrêter un cœur amoureux et que je trouve que Robbie en vaut la peine !" Ok, je pensais pas que je me lâcherais autant, mais si ce sont mes dernières paroles, alors au moins je leur aurais tout dis ! "Je....Je n'ai jamais voulu lui faire du mal, jamais ! Vous tous, pourquoi pas, mais lui, jamais !" Ça a le mérite d'être honnête. "Il est vraiment gentil, c'est une personne fantastique et je n'aurais jamais pu être madame fantastique.... Je suis que Jo la barjo et je crois que c'est tout ce que je sais être de mieux.... Si quelqu'un doit mourir aujourd'hui, ce n'est certainement pas Robbie ! C'est moi ! Robbie est sans doute la personne la plus fantastique que vous ayez parmi vous ! Avec mamie Jacqueline, aussi !" Comment peux-tu faire un discours aussi sérieux en ayant quand même l'air d'une enfant ?! On va dire que c'est ce qui fait mon charme et ce qui me rend attachante. Bhein j'espère que ton charme va marcher et épargner Robbie. "Je vous en prie, ne le tuez pas pour mes erreurs. C'est moi qui me suis enfuis, c'est moi qui n'en ai fait qu'à ma tête parce que je ne suis pas aussi mature que lui. Je vous en supplie, si quelqu'un doit payer c'est moi, mais je vous en prie, je n'ai que deux choses à vous demander en échange, ne tuez pas mon fiancé et rendez mon corps à ma mère.... Je voudrais être enterrée à côté de mon père..."

Mes jambes commencent à trembler et mes yeux à se remplir de larmes, c'est la première fois que je considère Robbie comme mon fiancé mais il aura porté ce titre avec bien plus d'honneur et de fierté que je ne l'aurais jamais fais, aussi, si je dois mourir aujourd'hui, je veux qu'il sache que malgré tout, je suis fière d'avoir été choisie par lui et que... malgré tout, j'ai été heureuse d'être sa fiancé. C'est puérile mais... je n'ai jamais été la fiancée ou l'amoureuse de qui que ce soit, aussi, rien que d'y repenser, je pleure de plus belle. Je n'ose plus regarder personne, j'attends simplement le verdict, que l'on me dise quand est-ce que mon bourreau va s'atteler à sa besogne...
J'ai une boule dans la gorge, mes larmes coulent sur mes joues sans que je puisse les retenir, les secondes sont longues en attendant la fin de la délibération. Durant mon discours et même encore maintenant, je sens par moment le regard de Robbie sur moi, je n'ose pas le regarder, sinon je vais pleurer, rougir, peut être même vomir et sans doute m'évanouir. Trop d'émotions pour moi, je préfère rester concentrée sur le sol. Advienne que pourra comme disait mon père.
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The Whole 9
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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à mon clan, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie, et pour laquelle je commence à ressentir de profonds sentiments et je le vis plutôt bien, puisque c'est la première fois que je suis amoureux.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Dialogue Robbie : #669900  


Freddie Highmore - inconnu
Je soupire, bruyamment. Je pensais être en mesure d’entendre le son de la voix de Jo, de supporter les mots qui franchiraient le seuil de ces lèvres, mais la vérité est que je me berçais d’une douce illusion, de sorte de me convaincre que tout se passerait bien. Car je suis fatigué qu’elle ne fasse pas ce que l’on attende d’elle, voyez-vous ? Je suis fatigué de l’entendre sans cesse ce plaindre de la gentille petite vie à laquelle nous l’avons arrachés, alors que ce n’était pas ce qu’on lui demandait. Certes, c’est très mal. Certes, nous méritons tous le bûcher si elle le désire. Mais ne peut-elle s’empêcher de nous faire un laïus avant d’accepter ma mise à mort ? Visiblement, non. Et je soupire toujours plus d’impatience, tandis qu’elle déclame la situation rêvée à notre histoire d’amour. Quand va-t-elle prendre conscience que je ne suis pas un garçon de son lycée, que je suis un garçon du voyage ? Je suis ce que je suis parce que mon éducation parmi mon clan, m’a fait devenir ce garçon si fantastique qu’elle leur décrit. Il serait temps qu’elle accepte que je n’aurai jamais pu la draguer dans une bibliothèque, ou l’inviter à son bal du printemps, parce que je ne suis pas un garçon ordinaire. Et ce n’est pas tant la volonté de vouloir prétendre à la possibilité que je sois un garçon si génial que ça, qui m’encourage moi-même à me sortir du lot. C’est la constatation que le garçon qui lui a – soi-disant – plu, qu’elle le veuille ou non, ne pouvait la séduire qu’en la choisissant pour son propre rite de passage vers l’âge adulte. C’est injuste, mais c’est ainsi. Il est donc inutile qu’elle perde son temps à nous le reprocher. Je suis à deux doigts de lui ordonner d’en venir aux faits, tant elle m’exaspère, quand elle fournit enfin sa décision. Et là, surprise générale : mademoiselle échange sa vie contre la mienne. Serait-elle tombée sur la tête ? Croit-elle que je saurai mieux vivre avec son décès sur la conscience, là où elle-même me donnait le sentiment de s’en fiche éperdument ? Je refuse cet échange. Je me suis proposé à lui rendre sa ‘précieuse’ petite vie auprès de sa mère, saine et sauve, au prix de ma propre existence désuète, contre son silence quant aux pratiques douteuses des miens, et voilà qu’elle fiche tout par terre parce que – soudainement – mademoiselle se sent enchanté d’être ma fiancé ? C’est une blague ? (…) Ce n’est pas une blague. Elle se réfugie dans ses larmes sans avoir le courage de me lancer qu’un bref regard, et je devrai accepter sa décision sans m’y interposer. Hors de question.

« _ Elle ne sait plus ce qu’elle dit. Je déclare prestement, tandis que les anciens réagissent eux-mêmes à son interminable discours. _ Elle manque visiblement de sommeil et cela l’encourage à délirer. »

Je poursuis, me fichant éperdument qu’elle puisse se vexer. D’ailleurs, je lui fais signe de ne surtout pas s’interposer entre moi et le conseil. Ce n’est pas le moment que l’on se chamaille pour savoir qui de nous deux a déjà un pied dans la tombe.

« _ Vous le voyez bien qu’elle est à bout de force émotionnellement parlant. J’insiste, plaidant sa cause qu’elle a elle-même mise en péril. _ Je vous conjure donc de ne pas prendre en considération le discours qui vient d’être fait, pour ne garder que ma demande comme recevable.
_ Tu as conscience que ta fiancée n’a pas donné son accord pour conserver le secret sur notre clan ? M’interroge mon grand-père immédiatement, ordonnant au reste de l’assemblée de faire silence.
_ J’en ai conscience, et.
_ Tu as donc conscience que le conseil peut également décidé de vous exécuter tout les deux, afin de résoudre le problème plus rapidement ? M’interrompt-il, n’appréciant pas d’être confronté à une situation aussi inédite que celle-ci.
_ J’en ai tout autant conscience. Mais je conjure le conseil d’accorder le repos nécessaire à Jo Parker, afin qu’elle puisse à nouveau avoir pleinement conscience de la situation. »

Les murmures reprennent au sein du conseil. Ma remarque a fait mouche et, même si elle déplaît au plus intransigeants sur les règles de notre communauté, elle a le mérite de semer la mésentente parmi les anciens. Je ne m’attendais pas à un tel effet, je dois dire, mais j’en suis ravie. Cela m’assure qu’ils ne prendront aucune décision hâtive, tant que les voix ne seront pas à l’unanimité en faveur de cette décision.

« _ Je conjure le conseil d’accorder le repos nécessaire à Robbie, afin qu’il puisse lui-même avoir pleinement conscience de la situation. Ajoute ma grand-mère, jetant ainsi de l’huile sur le feu.
_ Tu sais que seuls les anciens et les contrevenants sont autorisés à prendre la parole en séance publique, Jacqueline. Déclare mon grand-père à cette dernière, mécontent qu’elle enfreigne elle-même cette règle connus de tous.
_ Parfaitement, oui. Mais j’interviens en la faveur de mon petit-fils qui n’a visiblement lui-même plus toute sa tête pour plaider sa propre cause. Ne le vois-tu pas qu’ils sont prêts à mourir pour l’autre ? N’est-ce pas là une preuve que le rite est sur le point d’aboutir à une réussite ?
_ Je ne vois que deux jeunes gens refusant son aboutissement, Jacqueline.
_ Tu ne regardes donc pas ces enfants comme je les regarde. »

Conclu-t-elle, plus calmement, se frayant un passage afin de rejoindre Jo, toujours en larmes autant que silencieuse.

« _ Mon enfant. Souffle-t-elle, levant son menton de son index avec délicatesse, de sorte qu’elle la regarde. _ Accepterais-tu d’épouser Robbie, si tu avais la certitude que cela vous garderait tout deux en vie ?
_ Cela ne résoudrait pas le problème, grand-mère. Je réponds immédiatement, ôtant à Jo la possibilité de parler. _ Jo Parker tient à vivre auprès des siens. Je maintiens donc mon choix que sa volonté soit faite, sous vœux de silence.
_ Ce n’est pas à toi que je m’adressais.
_ Tu vas trop loin, Jacqueline. Reprends le chef des anciens, mettant un terme à cet échange. _ Je suspends la séance.
_ NON !
_ Conduisez ces deux jeunes gens dans une caravane où ils seront tout deux solidement attachés.
_ Que comptes-tu faire ?

S’inquiète ma grand-mère, alors que nous sommes tout deux mis à l’écart dans la caravane de mon amie Clothilde. Autant dire que je n’ai pas moi-même la moindre idée de ce qui nous attends tout les deux, tant nous sommes confrontés à une première dans l’histoire des rites. Je n’exclus donc pas l’éventualité que notre exécution soit dorénavant inévitable, ce qui à le don de me mettre en colère, tandis que nous sommes attachés solidement à deux chaises se faisant face, à deux extrémités d’une table.  

« _ Tu es complètement folle. Je grogne à l’encontre de Jo, dès que nous sommes seuls. _ Je me décarcasse pour que tu puisses accéder à ce que tu m’as reproché de ne pas t’offrir au cours de notre soirée, et toi tu fiches tout par terre pour me sauver ? Mais à quoi tu joues, bordel ? Ça t’amuse l’idée d’être exécutée avant d’être enterrée dans un désert mexicain ? Car tu l’as compris, ça, que ton cadavre pourrira à côté du mien et pas celui de ton père ? Je marque une pause, tentant de ne pas céder à l’appel de lui hurler dessus. _ Jamais ils ne le rendront à ta mère, tu m’entends ? Je déclare froidement, blesser par le fait qu’elle n’ait pas accepté que je la sauve, encore une fois. _ Alors tes dernières volontés, j’espère que tu n’y tenais pas parce qu’elles ne seront pas exaucées. »

Sa mère ne retrouvera jamais sa trace. Et dire que je voulais mourir pour que cela n’arrive jamais. Cette idiote a tout foutu en l’air en voulant jouer l’héroïne de sa propre histoire. Je pourrais la maudire, si mon cœur ne saignait pas encore d’amour pour elle.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, j'étais une lycéenne et je m'en sortait ? Ça n'a plus grande importance maintenant. Sinon, grâce à un coup du destin , je suis fiancée et je le vis plutôt ?Je ne sais même plus si je suis encore fiancée ou si mon fiancé me déteste... Je suis quasi sûre qu'il me déteste.

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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter que sa plus grande aventure aurait les yeux bleus et des bras réconfortants.

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De toute évidence mon discours n'a pas ravi Robbie si on en croit tous les signaux de protestation qu'il dégage. Ça m'est bien égale, c'est ce que je pense et si ça ne lui plait pas il peut toujours aller se faire voir ailleurs. Ah bhein non, parce que lui aussi se retrouve ici ! Je pourrais compatir de l'avoir conduit à l'échafaud mais là tout de suite, j'ai pas envie. Alors je me contente de l'ignorer et de continuer à trembler sur ma chaise.

Robbie prend la parole et je ne m'interpose pas, ça m'est égale qu'il décide de faire passer pour une folle ou une débile. Qu'il fasse ce qu'il lui chante, je veux juste que tout ça se termine vite et que je sois enfin libérer de tous ces sentiments et ce ressenti qui me coupe la respiration et me donne continuellement envie de pleurer. Je garde la tête baissée pendant que Robbie s'entretient avec les anciens, de nouveau, je n'écoute pas vraiment ce qu'il se dit jusqu'à ce que j'entende qu'ils vont peut-être nous exécuter tout les deux ! Non ! Ça je ne veux pas ! Je relève la tête tout en gardant le silence mais cette fois, je me concentre sur la conversation. Je ne veux pas qu'il soit puni à cause de moi, je.... Je voulais juste revoir ma famille et ma maison et à cause de ça je vais l'en priver à mon tour... Il va tout perdre à cause de moi. Bien entendu, je me remets à pleurer....

Je n'entends que le bourdonnement de la délibération, la respiration de Robbie, mon cœur qui tambourine contre ma poitrine et le chuchotis du public qui a l'air de ne pas avoir vu de pareils rebondissements depuis longtemps. Et encore, je ne suis pas le clou du spectacle ! Mamie Jacqueline vient à la rescousse de son petit fils et rien que pour cela je maintiens qu'elle est une des rares ici qui en vaille vraiment la peine !
J'écoute mamie régler ses comptes avec papi, Robbie n'en perd pas une miette non plus. Le silence flotte dans le conseil, seuls papi et mamie parlent encore et tout le monde a les yeux rivés sur eux. Si je n'étais pas en train de le vivre en direct, je serais surement en train de manger du pop corn devant cette scène.
Cela dit, mamie vient de dire quelque chose de plutôt censé et important, c'est vrai que Robbie et moi sommes prêt à mourir l'un pour l'autre. C'est.... bizarre.
Je me garde bien de leur partager mon avis sinon je crois que Robbie serait capable de me tuer de ses propres mains, aussi, je garde le silence jusqu'à ce qu'on me donne la parole, en attendant, je pense que je n'ai rien de plus à dire qui pourrait arranger les choses. Je pense que cette histoire de famille doit être réglée en famille et.... je ne fais pas partie de cette famille...

Tout à coup, mamie se retrouve en face de moi, elle me relève la tête avec bienveillance ce qui me fait pleurer encore plus. Je la regarde avec mes yeux globuleux et l'écoute.

"Je....Je...."

C'est tout ce que j'ai le temps de bégayer avant que Robbie ne parle à ma place. Tout se passe très vite ! Mamie parle puis ensuite papi et me voilà de nouveau transportée ! Je ne sais pas où est-ce qu'on m'emmène et je ne sais pas quel sort on me réserve. Pourtant, je me laisse faire sans la moindre protestation, tout ça est fou. Je...Je suis en train de vivre un truc de fou, et pourtant, je n'ai même plus la force de trouver ça hallucinant, au contraire, j'accepte la situation ainsi que le destin qui m'attend.

Assise sur une chaise en face de Robbie dans une caravane qui ne m'est pas totalement inconnue, je l'ignore complètement. Il veut seulement déferler sa rage sur moi et ce qu'il me dit est juste horrible et blessant, rien que pour parler de mon père je voudrais qu'il meurt sur le champ mais à quoi bon m'emporter et l'insulter de tout les noms. Ça ne fera pas revenir mon père, ça ne me rendra pas ma liberté et si Robbie a raison, ça n'exaucera pas ma dernière volonté.
Alors comme je sais si bien le faire, je me contente de pleurer, refusant de lui décrocher un seul mot qu'il utilisera contre moi. Non merci, s'il veut se défouler, je ne lui donnerais pas de bâton pour me battre avec.

Je pleure jusqu'à ce que ma poitrine se soulève de gros sanglots. Bon...Je ne pensais pas que ses paroles m'auraient autant blessées mais en fait si.... Je ne cesse de pleurer jusqu'à ce que prise d'un haut le cœur, je laisse échapper ma bile sur la table. Avec l'estomac vide, je ne risquais pas de vomir grand-chose. Je laisse ma tête retomber lourdement en continuant de pleurer. Parfois je soupire et tente de regagner mon calme mais c'est plus dur à dire qu'à faire. J'ai besoin d'évacuer toutes ces larmes et toute cette tristesse et quand je n'en aurais plus, là je pourrais me calmer, bon, ça signifiera que je serais vide de l'intérieur mais au moins j'arrêterais de pleurer.

Malheureusement pour Robbie, mes sanglots ont bien durés une bonne heure et demie. Parfois je cessais, mais quelques secondes après je me remettais à pleurer à chaudes larmes jusqu'à ce que mes glandes lacrymales soient totalement à sec !
Une fois calmée, je ne fais plus le moindre plus, ma respiration revient peu à peu à la normale et je commence même à m'endormir sur ma chaise d'avoir tant pleuré. J'ignore toujours Robbie jusqu'à ce que la porte de la caravane s'ouvre et que la copine de Robbie fasse son entrée. Quoi même maintenant je vais devoir me coltiner sa tête ?!
Ça va vraiment pas toi, même dans ce genre de situation tu arrives à être jalouse ?! T'as vraiment un grain ma pauvre !
Je me mordille l'intérieur de la joue pour prendre sur moi, heureusement, elle n'est pas toute seule, mamie Jacqueline est derrière elle et quand elle arrive en face de nous, je suis rassurée de voir qu'elle s'inquiète vraiment pour nous. Elle continue donc de se battre pour plaider notre cause. Merci ! Merci du fond du cœur ! Je voudrais le lui dire mais mes lèvres sèches sont incapables de se décoller.

"Mes pauvres enfants, dans quel état vous êtes."

Elle dit vous pour être polie mais je suis bien la seule à être dans un état plus qu'humiliant et épouvantable.
Je n'ai qu'une chose à dire, le karma.
Et moi, taggle.

Mamie pose une main fraiche sur mon front brulant.

"Elle a de la fièvre, sans doute à cause de toutes les larmes qu'elle a versées. Clothilde, il faudrait la laver et la changer, tu veux bien me préparer tout ce qu'il faut. Même si le conseil décide de la tuer, elle ne mérite pas de mourir dans cet état. Personne ne le mérite."

Qu'est-ce que ça va changer si mon corps va être enterré dans le désert.... Non Jo, n'y pense pas sinon tu vas te remettre à pleurer ! J'expire pour chasser cette image de ma tête.

"Et toi mon chéri, comment tu te sens ?"

Elle caresse le visage de son petit fils tout en gardant les épaules solides et la voix calme. Cette femme est source d'admiration est je suis heureuse d'avoir fait sa connaissance.
Clothilde tente de me soulever de ma chaise et je fais une mine renfrognée, je n'ai pas envie qu'elle me lave. Je sais que c'est stupide d'être jalouse mais si je vais mourir, je peux bien m'offrir ce dernier caprice !

Finalement, c'est mamie qui m'emmène dans la chambre pendant que Clothilde prépare une bassine et des gants de toilette. Je vais finir par m'y habituer si ça continue ! Je regarde Jacqueline avec des yeux pleins de gratitude, je lui prends gentiment la main et la serre entre les miennes chaleureusement.

"Ma pauvre petite, ça va aller, je suis sûre que tout va s'arranger. Mais... Il faut que je sache, est-ce que tu serais prête à épouser Robbie si ça garantissait votre survie ?"

Bien sûr ! Et pas seulement pour rester vivante mais parce qu'il est un garçon fantastique, quand il ne me dit pas que je pourrirais dans le désert du Mexique. J'hoche faiblement la tête en rougissant.

"Tu es sûre et certaine ? Même si ça veut dire ne plus jamais revoir ta famille ?"

Mon cœur se serre, j'aime ma mère et mes frères plus que tout au monde, mais Robbie ne mérite pas de mourir à cause de mon amour pour eux. De nouveau, j'hoche la tête.

"Bien, je suis ravie de l'apprendre."

Ainsi commence ma toilette qui dura plusieurs minutes.
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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à mon clan, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie, et pour laquelle je commence à ressentir de profonds sentiments et je le vis plutôt bien, puisque c'est la première fois que je suis amoureux.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Dialogue Robbie : #669900  


Freddie Highmore - inconnu
Une idiote. Voilà ce qu’elle est. Sa bêtise est aussi grande que le flot de larmes qu’elle déverse depuis plusieurs minutes, et je maudis mon clan de m’avoir coincé avec elle dans cette caravane. Ne pouvaient-ils pas nous isoler comme la nuit dernière ? Était-ce primordial que je passe mes dernières heures de vie à la regarder faire son cinéma ? Visiblement, oui. Et je suis à deux doigt d’exploser de rage tant je ne supporte plus le spectacle qu’elle m’offre. Elle n’en a pas marre de chialer, à la fin ? Ce n’est pas ça qui nous sortira de la merde dans laquelle elle nous a mit. Elle devrait commencer à se l’imprimer dans sa jolie petite tête de linotte, car de tous les membres de ce clan, je suis le seul qui ait encore une once de pitié pour elle. On ne le dirait pas, hein. Mais c’est le cas pourtant. Jamais je n’ai voulu que les choses aillent aussi loin. Jamais je n’ai voulu l’emmener dans la tombe avec moi. Pourquoi a-t-elle tout foutu en l’air en essayant de me sauver ? Parce que je suis un gars fantastique ? Il faut qu’elle redescende sur terre. Je suis qu’un putain de barjot dans une caravane, pas foutu de rencontrer une fille en dehors d’un rite de passage. D’accord je suis gentil. D’accord j’ai une paire de couille quand on s’en prend physiquement à elle. Mais n’était-ce pas pour satisfaire les anciens, finalement ? Je n’en sais rien. Et je ne parviens plus à réfléchir convenablement, tant ces couinements sont insupportables.

« _ Arrête ! »

Je grogne à son encontre, sachant qu’elle ne me portera pas davantage d’attention que précédemment. Ne le voit-elle pas qu’elle me rend complètement dingue à faire ça, non stop ? MERDE ! Je m’agite sur mon siège, tentant de m’en détacher pour lui échapper, mais c’est peine perdue. Les liens sont trop solidement liés pour m’offrir ne serait-ce que du jeu, et je me coupe les poignets à force d’insister. Fais chier ! Calme-toi, Robbie. Péter un plomb dans ta position ne servirait strictement à rien, si ce n’est à dire des choses plus horribles encore à la jeune fille. Je soupire profondément, bruyamment. Une partie de toi le sait qu’elle ne le fait pas exprès, qu’elle évacue ces émotions comme elle le peut. Alors inspire un grand coup, ferme les yeux, et déconnecte toi du monde réel. J’écoute les consignes de ma conscience, n’ayant que cette seule option pour me soustraire de cet enfer. Je consens même à fermer les yeux, avant d’inspirer un grand-coup, où je me dessine sous les paupières un endroit plus agréable. Je vois maman dansant autour du feu de camp, le rire aux éclats. Elle s’amuse en m’apprenant mes premiers pas de danse, sur les notes des guitares que grattent les musiciens de notre clan, et je fais le maximum pour suivre ses indications silencieuses. Je me sens bien, auprès d’elle. Je me sens tellement heureux, apaisé, que je me perds dans ce souvenir, n’entendant plus que les éclats de sa voix. Peut-être me suis-je assoupi entre temps, qui sait ? Mais lorsque je la quitte, je suis bien plus calme qu’auparavant.

« _ Et toi mon chéri, comment tu te sens ? Me surprend ma grand-mère, me caressant le visage.
_ Je vais bien. »

Je la rassure, sachant pertinemment que c’est un mensonge. Car je ne peux pas aller bien. Je m’apprête à subir l’exécution de la seconde femme que j’aime. Jamais je ne pourrais mourir en paix en ayant connaissance de cette réalité. Et c’est pour ça que je suis tant furieux à l’encontre de Jo, d’ailleurs. Parce qu’elle m’oblige à la voir mourir, là où je me suis démené comme un fou pour me l’épargner. Je laisse une larme coulée sur ma joue à cette pensée, lorsque Clothilde vient à mes côtés, afin de passer un gant de toilette humide sur mon front brûlant. Il faut chaud ici. Cela n’a rien d’étonnant.

« _ Tu as faim ? Soif ? Me demande-t-elle doucement, sincèrement soucieuse de mon état. _ Tu veux que je t’amène quelque chose en particulier ?
_ C’est l'heure du repas du condamné ? Je lui rétorque en réponse, craignant malgré moi que la sentence des anciens n’ait déjà été prononcée.
_ Non. Les anciens sont toujours en pleine délibération. Ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la sentence qu’ils vous réservent à tout les deux.
_ Il faut qu’ils la laissent vivre. J’insiste, sachant qu’elle n’a pas de poids dans la balance de leur décision. _ Elle ne m’aime pas vraiment. Elle se sacrifie parce qu’elle croit l’être, c’est tout.
_ Et toi dans ce cas ? Pourquoi te sacrifies-tu ? M’interroge-t-elle promptement, ne manquant pas de m’ébranler totalement. _ N’est-ce pas parce que tu crois l’aimer également ?
_ Je… »

Je baisse les yeux, plein de confusion. Je sais que mes sentiments pour elle n’ont pas disparu à la suite de sa fugue. Je ne sais juste pas si je saurai lui faire à nouveau confiance, si la situation nous devenait favorable autant l’un qu’à l’autre.

« _ Je vais être honnête avec toi, Rob’. Reprends Clothilde, m’intimant de l’index sous le menton à la regarder droit dans les yeux. _ Ta grand-mère s’est mise en tête de vous sauver tout les deux en officialisant vos fiançailles. Si le conseil accepte cette proposition, ainsi que ta ‘fiancée’, elle deviendra irrémédiablement ta femme. L’aimes-tu assez pour finir ta vie auprès d’elle ?
_ Je préfère la savoir en sécurité auprès de moi, que morte dans un coin du désert. »

Cela a le mérite d’être sincère. Je ne choisirais jamais sa mort, même si cela m’engage à subir son caractère de merde pour le reste de ma vie.

« _ Mais est-ce que tu l’aimes ?
_ Je crois, oui. »

Je n’ai jamais voulu mourir pour quelqu’un. J’estime donc que cela n’est pas anodin, au delà de nos différents actuels.

« _ Bien. »

A ces mots, la porte de la chambre s’ouvre sur ma grand-mère ainsi que Jo. Elle semble avoir fait sa toilette et… un peu perdu, je me demande à quel moment il a été question de ça. Peut-être durant mon absence. Qu’importe. Les deux femmes lient la jeune fille à sa chaise, avant de quitter la caravane. Elles commencent à discuter une fois que la porte de celle-ci est refermée, mais il m’est impossible de comprendre le contenu de leur bavardage. J’imagine que c’est en rapport avec ce que j’ai confié à Clothilde ? Je ne m’avancerai pas, aussi bien sur ce sujet que le dénouement de toute cette histoire. Je n’adresse d’ailleurs pas la parole à la jeune fille préférant clore les yeux à nouveau, pour m’isoler dans ‘mon’ monde, jusqu’à ce que l’on vienne nous chercher.


(…)

De nouveau installés devant le conseil, nous attendons que les anciens donnent leur verdict. Je lance un dernier regard en direction de la jeune fille, quand mon grand-père prend enfin la parole.

« _ Bien. Le conseil a délibéré. Annonce-t-il en prémices, suspendant toute l’assemblée à ces lèvres. _ Mais avant de vous fournir sa décision finale, voici les faits pour lesquels nous sommes réunis en ce jour : Robbie, ici présent, souhaite donner sa vie pour sauver celle de sa fiancée, Jo Parker, au même titre que cette dernière pour le sauver. Une situation pour le moins inédite, rendant ce procès particulièrement exceptionnel. Et à procès exceptionnel, sentence exceptionnel. Il marque une pause. _ Il a été décidé par le conseil, à l’unanimité, que Robbie et Jo seraient officiellement fiancés l’un à l’autre, s’ils réussissent tout les deux le test que nous leur avons spécialement préparé. Jo Parker, le conseil vous autorise à revoir une dernière fois votre mère, et ce en compagnie de votre fiancé ici présent. Si vous parvenez à la quitter sans lui parler du clan, de votre enlèvement, vous aurez tout deux la vie sauve. Si vous échouez, vous provoquerez non seulement vos exécutions, mais également celle de votre mère. Le test se déroulera dans deux jours. Vous serez déposés devant la maison de votre mère, sous l’étroite surveillance de vos accompagnateurs. Vous aurez deux heures. Passez ce délai, si les choses ne se déroulent pas sous les meilleurs auspices, ils interviendront. De même si les forces de police venaient à être dépêchés sur place, elles ne retrouveraient que vos corps. La séance est levée. »

A ces mots, on nous libère de nos liens, tandis que je reste pantois, le cul vissé sur ma chaise. Comment peuvent-ils croire qu’elle ne nous trahira pas ? Je comprends au sourire de grand-mère qu’elle est à la tête de cette décision, et je quitte le ‘conseil’ sans un mot. Je n’ai pas envie de la voir, ni même de lui parler. Elle a mit en jeu la survie de notre clan, sous une promesse en l’air d’une adolescente capricieuse, et je ne me sens pas prêt à jouer cette mascarade. Je le devrais, parce que je me suis engagé à la protéger de la mort. Mais je préfère le faire quand je m’en sentirai prêt.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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Jo Parker
J'ai 16 ans et je vis à Roswell, Nouveau-Mexique, USA. Dans la vie, j'étais une lycéenne et je m'en sortait ? Ça n'a plus grande importance maintenant. Sinon, grâce à un coup du destin , je suis fiancée et je le vis plutôt ?Je ne sais même plus si je suis encore fiancée ou si mon fiancé me déteste... Je suis quasi sûre qu'il me déteste.

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Jo est un véritable garçon manqué ! Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants, elle ne possède que des grands frères qui sont tous à l'armée. Alors les brimades et les farces en tous genres, elle s'y connait ! Véritable casse-cou, elle en fait voir des vertes et des pas mûres à sa mère qui se demande si Jo finira un jour par avoir les pieds sur terre.Élève moyenne dans un lycée moyen de la célèbre ville de Roswell, ville connue pour son mystérieux crash d'OVNI, Jo adore faire peur à ses camarades en leur racontant des histoires fictives sur ce qui se serait passé à Roswell à cette époque. Intrépide, elle ne s'imagine pas que dans pas si longtemps, son courage sera mis à rude épreuve.

Grande rêveuse et aventurière dans l'âme, elle vit encore dans l'insouciance. Elle pense que la vie n'est faite que d'aventures extraordinaires qui n'attendent que d'être vécues. Elle est loin de se douter que sa plus grande aventure aurait les yeux bleus et des bras réconfortants.

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Maisie Williams :copyright:️ Gatsby - Google

Mamie s'occupe de moi avec douceur et bienveillance comme à son habitude. Heureusement qu'elle est là. Elle finit ma toilette avant de m'aider à me rhabiller, elle m'aide ensuite à me lever doucement pour que je marche jusqu'à ma chaise. Nous passons devant Robbie et pendant que Clothilde refait mes liens, mamie parle avec son petit fils. Ce qui me fait encore plus culpabiliser, je donnerais tout pour lui éviter de voir son petit fils dans cet état ou pire, se faire exécuter. Rien que d'y penser j'ai encore envie de pleurer mais je me retiens cette fois.

Au bout d'un moment, on vient nous chercher pour nous conduire au conseil où cette fois, on va entendre le verdict de notre sentence. Je retiens mon souffle quand le grand chef se met à parler, je veux pouvoir rester calme si ses paroles ne me conviennent pas. Robbie est assit juste à côté de moi, du coin de l'œil, je le vois tourner la tête vers moi, aussi, je n'ose pas le regarder car à peine je pense à tourner la tête que je me mets déjà à rougir de honte. Non. J'ai pas envie de croiser son regard pour l'instant. Je préfère rester concentrée sur le conseil. C'est la meilleure façon pour moi de rester maître de mes émotions et d'éviter de dire encore quelque chose que je ne devrais pas. Et ça évitera à Robbie de me balancer encore des horreurs à la figure. Je ne m'en suis pas rendue compte jusqu'à présent mais ce qu'il pense de moi m'importe beaucoup et ses paroles peuvent me donner confiance en moi comme me blesser au plus haut point. Je... Ça ne sert à rien de penser à tout ça Jo, concentre-toi !

Le chef du conseil commence à parler puis se tourne vers moi pour m'annoncer une nouvelle qui me laissa sur le cul... Vraiment j'en reste bouche bée. Je....Je vais revoir ma mère.... Mes larmes coulent seules sur ma joue alors que mon cœur manque de sortir de ma poitrine pour danser la carioca !
Mais... Dans deux jours ? C'est court ! Seulement deux heures ? C'est encore plus court ! Comment je vais pouvoir convaincre ma mère en seulement deux heures ? C'est impossible ! Ma mère va me poser trois millions de questions, elle voudra tout savoir, elle va m'incendier, m'en vouloir, peut être même que j'aurais droit à une fessée ! Je m'attends au pire avec elle ! Et s'il y a mes frères ?! On ne sortira jamais de la maison ! C'est tellement risqué ! Je ne veux pas que Robbie prenne ce risque.... Mais ils ne me laisseront jamais y aller seule. Il....Il faut que je réfléchisse.... il faut que j'en parle à mamie Jacqueline, elle saura surement me conseiller et m'écouter mieux que son petit fils. Pour l'instant, je n'ai pas envie de voir mon fiancé. Je suis toujours prête à vouloir l'épouser et/ou mourir pour lui.... Mais pour l'instant, je suis beaucoup trop chamboulée pour vouloir lui parler.

Visiblement, Robbie partage mon avis puisqu'une fois libre, il se lève sans même un regard et s'en va. Je décide de l'ignorer également, je préfère me diriger rapidement vers Jacqueline, sous le regard de tout les membres de clan. J'imagine que je serais sous étroite surveillance jusqu'à nouvel ordre. Je m'en fiche, ce n'est que le cadet de mes soucis. Ce qui m'importe vraiment c'est qu'est-ce que je vais faire ?!

"Mamie ! Mamie !"

Dis-je en jouant des coudes pour m'approcher d'elle qui était encerclée par des membres du clan qui lui demandaient des comptes.

"Jo ? Qu'est-ce qu'il y a ?"

Me dit-elle en se mettant à l'écart de la foule, avec moi.

"Je....Je ne sais pas si je vais y arriver... Et si je ne suis pas assez convaincante ?! Vous savez ma mère me connait par cœur et puis mes frères... mon père était policier... Ça ne marchera jamais ! Je vais tout faire rater et à cause de moi vous allez tous en pâtir... Ce n'est pas ce que je veux..."

Face à ma crise d'angoisse grandissante, elle encercle mon visage de ses mains ridées mais douces pour autant.

"Tut, tut, tut, calme-toi mon enfant, ça va aller. Je crois en vous, je sais que vous allez y arriver. Il suffit de bien vous préparer."

Mes yeux deviennent rapidement humides et je commence à trembler.

"J'ai peur. J'ai très envie de revoir ma mère et de la serrer dans mes bras une dernière fois, mais j'ai peur.... J'ai vraiment peur...."

Elle passe un bras compréhensif autour de mes épaules avant de me conduire dans sa caravane.

"Je me doute bien que ça doit être une épreuve aussi effrayante que bouleversante. Malheureusement, c'est la seule porte de secours que vous aurez. Jo, je crois en toi et je suis persuadée que Robbie croit également en toi. Alors pourquoi, toi tu n'y crois pas ?"

Je me mets à pleurer comme une enfant dans ses bras pendant qu'elle me berce tendrement en souriant.

"Ça va aller, si tu veux, je peux t'aider. Repose-toi, mange, bois, ensuite, nous allons voir ensemble ce que tu vas lui dire."

J'hoche la tête. J'ai tellement besoin d'amour maternel en ce moment, je me répète mais.... Heureusement qu'elle est là. Je reste avec mamie dans sa caravane et l'aide à préparer le repas de ce soir pour son mari et elle.

"Tu peux te joindre à nous si tu veux."

J'hoche la tête. De toute façon, je n'ai pas d'endroit où dormir. Robbie n'a pas envie de me voir ni en nature ni en peinture ! Alors bon.... J'essaye de mettre le plus de distance entre nous. Je... Je pense que ça nous fera du bien. Peut-être que ça créera le manque. Bon.... Je dois reconnaître qu'il me manque plus que je ne dois lui manquer et je vous avoue que ça me soûle. Je....Je comprends pas pourquoi, tout les quart d'heure, je jette un regard vers sa caravane pour le voir en sortir mais non. Il n'y a que sa connasse de copine qui est allé lui apporter de la bouffe et qui est resté grave longtemps pour une meuf qui vient seulement apporter un tupperware.

"Aaah cette Clothilde, toujours le cœur sur la main."

Me dit Jacqueline avec une innocence calculée quand elle me voit en train d'espionner la caravane de son petit fils. Pour ma part, je fais comme si de rien était en continuant de couper les pommes de terre.

"Ouais. C'est ça. Tant qu'elle met que son cœur dans sa main, tout va bien."

Et encore, je trouve que c'est déjà trop.

"Elle a pas un mari et un gosse à s'occuper, celle la ?!"

Un peu trop virulent ? Acide ? Jalousie quand tu nous tiens. Jacqueline ne relève pas, se contentant de sourire dans mon dos.

"Bien, tout est au four, c'est bientôt prêt. Mon mari ne va pas tarder à rentrer, est-ce que tu peux me rentrer le linge que j'ai mit à étendre devant la caravane ?"

J'hoche la tête.

"Merci, c'est très gentil."

"Oh ce normal, ça ne me dérange pas !"

C'est même la moindre des choses. Je sors avec un sourire un peu plus heureux. J'ai l'air moins dépité qu'au début de la journée même si ce n'est pas encore ça. Alors que le soleil décline lentement, je retire le linge de la corde en fredonnant. Je ne suis pas la seule à m'activer sur le camp, je regarde les habitants vaquer à leurs occupations, les enfants courir de partout tant que leurs mères ne les ont pas appelés pour venir dîner. Je souris devant le spectacle que je remarque que pour la première fois.

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Robbie Mcfly
J'ai 18 ans et je vis sur les routes, dans les pays d'Amérique du Nord. Dans la vie, je suis apprentie mécanicien (auprès des hommes de mon clan) et je m'en sors pas du tout, puisque je suis plus cérébrale que manuel (ce n'est même pas payé, qui plus est). Sinon, grâce à mon clan, je suis fiancé non-officiellement à une jeune femme que j'ai arraché de sa vie, et pour laquelle je commence à ressentir de profonds sentiments et je le vis plutôt bien, puisque c'est la première fois que je suis amoureux.

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Robbie est une sorte de brebis galeuse pour son clan. Il ne partage pas la plupart de leurs idées ni de leurs traditions, et aspire à vivre une existence totalement différente de celle qu'il a toujours vécu. Il aimerait s'établir définitivement dans un coin du monde, une petite ville tranquille, où il pourrait faire de grandes études, dans le but de se lancer dans une carrière professionnelle à la hauteur de sa matière grise. Il n'est pas surdoué ; mais il est bien plus intelligent que la plupart des jeunes hommes de son clan, avec qui il ne s'entend pas. Ces amies sont toutes des filles, d'ailleurs. Qu'elles soient natives au clan ou enlevées au fil des voyages, elles finissent toutes par le trouver particulièrement adorable. Bon, pas au point d'en être amoureuse, mais Robbie ne leur en veux pas. Il n'est pas physiquement ce que le commun des mortels considèrent comme 'un beau gosse', il est donc persuadé que cela a toujours pencher en sa défaveur dans la balance. C'est pour ça qu'il l'a choisit : Elle. Parce qu'elle a un charme atypique, identique au sien, qui fait toute sa splendeur à ses yeux. Il espère qu'au delà d'avoir prit part à son enlèvement, par manque de courage d'exprimer haut et fort son opinion à son clan, elle saura voir la beauté de son âme, désireuse de ne faire que son bonheur, quitte à se mettre les siens à dos.
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Dialogue Robbie : #669900  


Freddie Highmore - inconnu
C’est de la folie pure. Je ne comprends toujours pas comment mon grand-père a pu jouer la sécurité de tout notre clan, sur le pari d’un test aussi con que celui-ci. Car c’est voué à l’échec, assurément ? Jo sera incapable de ne pas se plaindre à sa mère des misères qu’elle a vécue parmi les miens, et je finirai certainement étranglé par cette dernière, pour ne serait-ce qu’avoir eu l’idée de lui avoir volé sa petite fille ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Plus j’y réfléchis et moins j’arrive à me convaincre que les choses aient une chance de bien se passer. Pourquoi ma ‘fiancée’ changerait-elle la donne, d’ailleurs ? Parce qu’elle est amoureuse de moi ? Foutaise. Elle aime nous conduire au fiasco, quoiqu’il arrive. Je ne l’imagine donc pas épargner la vie de sa mère, sous le besoin irrépressible de se faire lamenter sur son triste sort. La pauvre enfant, d’ailleurs. C’est vrai que je suis une brute épaisse ne méritant pas qu’on écoute mes volontés ? Je grogne de rage lorsque quelqu’un frappe à ma porte.

« _ Je ne veux voir personne ! Je grommelle fortement, ne cachant pas ma mauvaise humeur à ce visiteur imprévu.
_ C’est Clothilde ! Déclare la femme de l’autre côté, d’une voix charmante. _ Je suis venu t’apporter à manger.
_ Je n’ai pas faim. Je prétends, souhaitant la renvoyer auprès de sa parfaite petite famille.
_ Laisse-moi entré, s’il te plaît. Je te promets de ne pas rester longtemps. »

Je soupire, fortement. Je n’ai pas envie de céder à cette volonté qui n’est pas la mienne mais… je le fais quand même, espérant vite qu’elle me laisse tranquille.

« _ Dépose tout sur la table et retourne chez-toi. Je lui déclare fermement, lui laissant l’accès à ma caravane.
_ Tu es gentil. »

Me taquine-t-elle, bien que je ne sois pas d’humeur, tout en s’exécutant. Or, une fois qu’elle a déposé sa boite en plastique sur ma table, elle s’affaire à préparer un couvert pour nous deux, au lieu de sortir tel que je lui ai ordonné de le faire.

« _ Je t’ai dis que je voulais être seul. Je lui rappelle, croisant les bras sur mon torse, le visage marqué par mon agacement certain.
_ Oui et moi je t’ai assuré de ne pas rester longtemps. Alors tu vas t’asseoir gentiment à table, et tu vas écouter ce que je suis venu te dire. Répond-t-elle avec ferveur, imitant ma position.
_ Tu sais que je peux te jeter dehors si je le veux ? Je la menace, conscient que je n’en viendrai jamais à cette extrémité.
_ Tu pourrais, effectivement. Confirme-t-elle, sans craindre cette menace un instant. _ Mais pour cela il faudrait que tu consentes à faire preuve de violence physique sur une femme, une amie de surcroit, et je doute que cette idée t’enchante particulièrement. »

Grillé. C’était évident avec une femme qui vous connaît presque par cœur. Je consens donc à m’asseoir à table, tandis que je soupire profondément en guise de désapprobation.

« _ Tu vois que tu sais être raisonnable quand tu veux. Me déclare la jeune femme, amusée, avant de nous servir à tout deux une part du gâteau qu’elle a amené jusqu’ici.
_ C’est le gâteau de Jo ? Je m’étonne, le reconnaissant, malgré qu’il soit en morceau.
_ Oui. Ta grand-mère trouvait dommage que tu ne le goûtes pas.
_ C’est elle qui t’envoie ?
_ Non. C’est bien elle qui m’a donné des parts du gâteau pour qu’il ne finisse pas gâcher. Mais ce n’est pas elle qui m’a missionné de venir à ta rencontre.
_ C’est qui dans ce cas ? Ton mari ?
_ Non, ton grand-père.
_ Mon grand-père ? »

Elle hoche de la tête, prenant place sur le banc à côté de moi.

« _ Il y avait une petite clause au verdict qu’il a annoncé tout à l’heure, concernant ton procès. Il tenait à ce que tu la saches, de sorte que – je le cite – cela te motive à aider ta fiancée pour le test à venir.
_ C’est quoi cette histoire ? Depuis quand le conseil ne donne plus les sentences dans leur intégralité ?
_ Depuis que les sentences prennent des tournures exceptionnelles, donc aujourd’hui.
_ Je t’écoute. Quelle est cette clause ? »

Elle sort de sa poche un petit canif, qu’elle dépose sur la table. Je n’aime pas la tournure que prend cet échange.

« _ Tu dois me promettre que tu ne parleras de cette clause à personne, y compris ta grand-mère et Jo.
_ Et si je refuse de le promettre, que feras-tu ? Tu me planteras le canif dans le cœur ? Je l’accuse, ne comprenant pas pourquoi c’est elle la messagère soudainement.
_ Non. Je laisserai le soin à ton grand père que prendre le relai. Annonce-t-elle gravement, me perçant de ces prunelles olive. _ Crois-moi, je doute qu’il soit d’humeur se soir à ce que ton cas lui pose encore des soucis.
_ Pourquoi toi ? Pourquoi le conseil confit-il une clause aussi confidentielle à une simple femme du clan, alors que ton mari n’a même pas de rôle important lui-même ?
_ Je suis impliquée dans la décision finale du conseil, au même titre que ta grand-mère. Je suis donc l’unique personne pouvant remplir cette mission, qui doit rester confidentiel, puisque celle-ci n’est pas informée de cette clause. »

C’est aberrant. J’ai le sentiment d’être paumé dans un mauvais film, où les protagonistes seraient tous en papier mâché.

« _ Bon, je promets. Je souffle exaspéré, craignant plus la clause que l’idée d’avoir un secret.
_ Bien. Si ta fiancée échoue au test, tu seras en charge de les exécuter, elle et sa mère, pour assurer la pérennité du clan.
_ QUOI ?! Je m’offusque, refusant catégoriquement de devenir un assassin. _ Il n’en est pas question ! Jamais je ne me rabaisserai à tuer des gens, tu m’entends ? Jamais !
_ La bonne nouvelle c’est que si elle réussit, le conseil modifiera les règles du rite, et tu auras une place dans le conseil.
_ Si je ne consens pas à l’exécuter, que se passera-t-il ?
_ Vous serez exécutés, tout les deux, comme dans la sentence initiale. Le conseil désire uniquement te mettre à l’épreuve.
_ En faisant couler du sang ? Hors de question.
_ Raison de plus pour aider ta fiancée à réussir, dans ce cas. »

A ces mots, Clothilde se lève, contourne la table, puis rejoins l’extérieur. Je n’ai le temps de rien ajouter si ce n’est un juron qu’elle n’entend pas. C’est la merde. Il faut impérativement que Jo réussisse ce test. Je ne lui en donne pas le choix.


Le lendemain.

Je suis arrivée tôt ce matin à la caravane de mes grands-parents. En faite, dès que mon grand-père est parti faire ces activités quotidiennes, j’ai rejoins les deux femmes qui s’y trouvaient, expliquant l’intérêt que Jo s’entraîne à cette rencontre avec sa mère. L’idée paraissait stupide, à premier vu. Mais finalement, dès les premiers essais, j’ai constaté que Jo manquait cruellement de confiance en elle, y compris devant sa ‘mère’ de substitution. J’ai donc insisté pour que l’on reprenne l’exercice, sachant que notre temps était limité.

« _ On devrait faire une pause. Me suggère ma grand-mère, au bout de deux heures de simulation non convaincante. _ Nous n’arriverons pas à simuler votre rendez-vous de demain chez Jo à la perfection, Rob’.
_ Et moi je dis qu’il faut qu’on y arrive. Qu’il faut que cela devienne mécanique pour elle.
_ Et que fais-tu du pourcentage de probabilité que les choses ne se déroulent pas comme on l’imagine ? Je soupire, profondément. _ Écoute, je sais que tu t’inquiètes pour votre survie à tout les deux. Mais te mettre dans des états pareils de stress ne vous aidera pas. Je vais aller m’aérer un peu. Profitez-en pour vous soutenir un peu mutuellement. »

A cette parole, ma grand-mère quitte la caravane, me laissant seul avec ma fiancée.

« _ Désolé de te mettre autant la pression. Je lui déclare aussitôt, ne voulant pas qu’elle déclenche une dispute parce que mon attitude la ferait potentiellement chiée. _ J’ai pas très envie que ta mère et toi vous mourriez parce qu’on ne serait pas préparé à jouer les amoureux transi voulant vivre sur les routes. »

Allez faire accepter ça à une mère, d’ailleurs ? Cela ne marchera jamais. Et cette idée me déprime totalement. Elle me déprime tant que je me laisse tomber sur la chaise, las de cette situation. Pourquoi les choses doivent-elles être si compliquées ? Nous ne sommes que deux adolescents, encore.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


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