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LE TEMPS D'UN RP

Belle de Nuit... {FoxDream & Nash}

FoxDream
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Sabrina
FoxDream
Lun 6 Nov - 22:19

Lyanna Campbell
J'ai 24 ans, bientôt 25 ans et je vis à New-York, Etats-Unis, dans un loft. Dans la vie, je suis à la tête de mon agence de mannequinnat et design et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. Je suis fille d'une famille riche qui fait peser énormément d'attente sur mes épaules.

Belle de Nuit... {FoxDream & Nash} - Page 3 Giphy
Une journée qui commençait simplement, la même qui recommençait. Il ne devait rien se passer. Jusqu’à ce que tu arrives, tel un ouragan. Tu as ouvert la porte. Notre enseignant allait annoncer ton arrivée, tu n’avais pas attendu. Tu n’attendais jamais. J’ai été surprise par ta façon d’agir. Surprise et amusée en même temps. Je t’ai souri timidement lorsque tes yeux se sont posés sur moi. Je t’ai suivi du regard quand tu es venu t’assoir à côté de moi, te faisant un petit signe de la main, comme pour saluer ton entrée. Je restais discrète, préférant rapidement détourner la tête. Tu m’as marqué, tu étais si opposé à moi. Ta simple présence attirait les regards, sans parler de ton comportement – même si ce n’était pas une très bonne chose à ce moment. Tu étais très différent de moi et en même temps, quelque chose me questionna. Ton sourire espiègle à ce moment me fit sourire à mon tour, avant que je ne le dissimule rapidement en sentant le regard du professeur braqué sur toi. Je devais rester discrète. Pourtant, j’ai à nouveau cherché ton regard alors que notre professeur renseignait ton carnet, agissant comme tu le lui avais demandé. J’ai croisé ton regard et j’ai même ris. Un peu, avant de lever les yeux au ciel en secouant la tête. Nous n’avions pas échangé un mot et pourtant, quelque chose semblait s’être passé. C’est par là que tout à commencer. Une blague et un sourire. Je t’avais murmuré mon prénom en te donnant mon carnet pour que tu notes nos horaires. J’ai compris plus tard que cela ne t’avait servi à rien. Je m’agaçais, pourtant je souriais et je finissais toujours par te répondre. Tu as vite été populaire, à cause de ce que tu dégageais, à cause de ce que tu étais et de comment tu étais. Tu attirais l’attention de tous, à tel point que je me demandais pourquoi tu continuais de me demander à moi nos heures. J’appréciais pourtant que tu me remarques. C’est peut-être pour cela que durant cette première journée, je t’ai proposé de visité l’établissement, de t’aider à te repérer. C’était peut-être ridicule comme première approche, encore plus parce que tu cherchais à détourner l’attention de tout le monde, y compris la mienne en classe. Je ne pouvais pas me permettre de ne pas réussir. Ca ne m’a pourtant pas empêcher de rire avec toi, de ne pas te fuir malgré ce que tu représentais. Grâce à  ce que tu représentais.


- Et vous, vous sous-estimez l’attrait que peu avoir la nouveauté.

Je crois que le compliment qu’il me fit me toucha. J’y étais habituée pourtant, à l’attention qu’on me portait depuis longtemps. L’attrait que je représentais sur différentes faces de ma vie ne m’avait jamais été inconnu et il était souvent difficile de les dissocier, surtout dans ce monde d’hypocrisie. Tu étais différent des autres Sky. Toi, tu me regardais, tu me trouvais belle, intelligente, drôle même parfois. Tu as vu tout cela en moi bien avant que tu ne comprennes à quel point mon nom était une part intégrante de moi-même, à laquelle je ne pouvais me soustraire. Et même après cela, tu continuais de me voir. Enfin, c’est ce que j’ai cru. Après tout, tu t’es servie de moi pour obtenir ce que tu voulais Sky… Et si mon inconnu de ce soir semblait ignorer mon nom, même s’il savait que je venais d’une famille riche, je ne pouvais ignorer ce fait. Lui aussi doit avoir un intérêt à tout ceci. Voilà pourquoi je ne pouvais accepter son compliment.

- Je crois que vous avez parfaitement compris comment fonctionne nos amis voraces, lui dis-je en riant légèrement. Vous êtes une ombre capable d’évoluer dans la lumière cher Night.

Je ponctuais cette dernière phrase par un sourire, créant cette petite fossette hérité de mon père. L’idée de flouer toute cette foule masquée me plaisait bien. Cela me changerait de l’habituel jeu duquel je m’étais lassée depuis longtemps. L’avais-je seulement déjà apprécié ?

J’avais seulement répondu par un dernier sourire pour conclure notre discussion sur Belle de nuit. J’en avais déjà bien assez dit, bien assez montré, j’y avais déjà bien assez pensé. Cette soirée s’annonçait différente, moins lourde que je ne l’avais imaginé au début. Je ne souhaitais pas m’alourdir avec une tristesse ancienne.

- Le sable ne serait pas assez solides pour me créer des limites.

Lui répondis-je, mon expression plus froide et distante à ce moment. Je n’appréciais pas que l’on me fasse la leçon, quand bien même cela n’était que des conseils. Ce n’était pas moi qui avais commencé par construire cette frontière autour de moi. D’autres avaient commencé bien avant et j’avais simplement terminé.

Puis nous nous sommes mêlés aux invités, mettant de côté cette petite tension, reprenant ce ton joyeux et me plongeant dans ce jeu. Mon partenaire dans le crime s’y plongea également avec une certaine adresse. Il se montre charmant, élégant, au contact délicat. Je souriais tendrement quand je le regardais, je riais doucement lorsque l’on parlait de notre rencontre, je répondais à ces caresses par une pression de mon corps contre le sien, un sourire enjôlé. Il suffit d’un rien pour que tous ces rapaces se jettent sur les quelques informations que nous leur donnons.

Alors que nous sortions, je crus sentir en Night une fêlure, dans laquelle je crus entrapercevoir une blessure. Est-ce que lui aussi portait des chaînes desquelles il n’était pas capable de se défaire ? Plus il parlait, plus sa façon d’être me faisait penser à Sky. Souvent moqueur, confiant, séduisant, sérieux aussi, aux profondes fêlures, dissimulées derrière une porte dont il ne m’avait jamais confié la clef… Oui, il me faisait un peu penser à Sky.

J’écoutais la réponse de Night en laissant courir ma main sur les feuilles des arbustes autour de nous, appréciant le beauté du jardin.

- Vous êtes chanteur n’est-ce pas Night ? Vous pensez que votre musique peut changer le monde ?

Je le questionnais sans aucune méchanceté, sans le regarder non plus, observant une fleur en caressant ses pétales. Une question sincère, que je m’étais posée un nombre incalculable de fois. Que se serait-il passé, si j’avais poursuivi mon rêve ? Mon rêve sans toi Sky ? Puis je me tournais vers lui, reprenant mon air amusé et détaché.

- Je suis pourtant un magnifique produit de cette société . J’en maitrise bien les codes et je dois vous paraitre tout aussi hypocrite, compte-tenu de ce que nous vous avons demandé.

Aurais-je dû y aller plus doucement ? Certainement, mais après tout, ce n’était que le reflet de ce que j’étais et ce qu’il devait penser de moi, même si sa question était tournée autrement. Je glissais une main dans mes cheveux, glissant mes mèches derrière mon oreille.

- Mais vous avez raison, je n’apprécie pas particulièrement ce monde. L’impression d’être au sommet d’un monde sans âme, alors qu’ils pourraient tellement faire plus.

Alors que je souhaiterais faire tellement plus, mais bridé par toutes ces chaînes qui s’accumulaient.

- Mais après tout, qui a le plus la tête dans les nuages, les rêveurs ou les autres ?

Terminais-je avec un ton plus joyeux. Après tout, cela ne me touchait plus depuis longtemps. J’avais accepté ce fait. Je suis comme eux Charlie.
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Nash
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Nash
Dim 12 Nov - 14:53

Sky Winter
J'ai 25 ans et je vis à Washington mais je suis en séjour à New-York, je vis chez Cat' et Matt', aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis Eskyre, chanteur, rap, compositeur, auteur, interprète, musicien : guitariste et violoniste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis un célibatard et je le vis plutôt cool.

Informations supplémentaires ici.

Tu étais faite uniquement d'ombre. 
Pourtant tu étais ma plus belle lumière.
Celle-ci, je le sais, t'encombre.
Je te voulais tellement entière.
Quitte à être, de nous deux, le plus sombre.
Je souhaitais revoir ce sourire d'hier.
Finalement il ne reste plus que les décombres.
Et je me rends compte que je nous perds...

Je ne sais pas ce que j'ai aimé en premier chez toi. Etait-ce ce sourire à la fois timide et mutin ? Etait-ce ce regard gêné et lointain ? Etait-ce cette confiance que tu as eu pour moi au premier regard ? Peut-être était-ce même l'inconscience que tu avais à propos de ta beauté discrète ? Elle se faisait si cachée derrière un amas de vêtements qui n'était pas tiens, derrière des gestes répétés et plus que tout, oublié au détriment des paroles d'autrui. Je l'ai remarqué plus tard mais tu semblais être une mini-femme. Tu avais mon âge, pourtant... De nous deux, tu étais l'adulte. A moins que nous l'étions l'un comme l'autre ? Après tout... J'étais un peu toi. Et tu étais un peu moi. Je te voyais, dans le profond de tes pupilles bleues, je voyais. Je voyais ces ténèbres. J'avais les mêmes dans mes yeux bruns, flirtant avec le noir. Flirtant avec le danger, celui que tu n'avais jamais essayé effleurer. Ce n'est pas que tu étais craintive, tu n'y as juste jamais pensé. Je voulais te le rendre. Nous le rendre. Cette enfance usée, abîmée, mourante. Je voulais te voir en enfant. Parce que c'est ce que tu étais, une gamine. Mais moi aussi, moi aussi... 

La nouveauté hein ? Un sourire amer vient prendre place sur mes lèvres. Mais je ne réponds rien. Il n'y a plus rien à en dire. Si vous saviez... Je suis loin d'être nouveau pour eux. Ils l'ignorent juste. Ils ne voient en moi que le réussi, en aucun cas l'échec que je fus, un jour... Once upon a time. Tous les contes commencent ainsi. Malheureusement, je n'aurais pas de happy ending à leur raconter. 

-L'ombre n'évolue jamais... Elle s'adapte toujours. 
C'est ce que j'aime à croire en tout cas. Je lui accorde un sourire, un regard... De celui qui chuchote "Peut-être". Peut-être quoi ? Va savoir. Peut-être... Un jour. Dans une autre vie. Ou pas. 

L'ombre... J'ai souvent été l'ombre de quelqu'un. Je me cachais de la lumière, du soleil. Je m'adapte à la posture de la personne dans laquelle je me fais pénombre, par rapport au soleil. Je m'adapte afin de ne pas briller, de ne pas me faire repérer... Mais finalement, c'est dans son ombre que j'ai à jamais été le plus visible. Et toi, malgré que tu étais son ombre, je t'ai toujours vu... Toujours. Et je continuerai de te voir. 

Je pense à Lyanna. Je la voyais. Je la regardais sans détourner le regard. Je n'avais pas peur du regard. Les yeux sont le reflet de notre âme. Je n'avais pas peur de lui faire don de la mienne. Et encore maintenant, je ne saurai détourner le regard quand elle m'offre ce qu'elle cache au plus profond d'elle. Mais à force de contempler l'abîme, c'est l'abîme qui finit par nous observer. C'est vrai... Si elle me regarde trop longtemps, verra-t-elle le monstre qui sommeil au plus profond de mes yeux vermeils ? J'ai fait coulé tellement de sang qui n'était pas le mien. J'ai fait pleurer tellement de femmes, celles que j'avais fait mienne. Ceux que je considérais comme rien. Parce que je n'avais cessé de te considérer comme mon tout. 

Le sujet "Belle de nuit" s'est achevé aussi vite qu'il n'a été abordé. Et pour être honnête, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Je suppose qu'il le fallait. Il y a des jardins qui devraient rester secrets... Et leur fleur complètement oubliée. Certaines sont mortes mais malheureusement pour moi, jamais elles ne pourront faner. Tant que je vivrai... Tant que je les laisserai me tuer. 

Encore une fois, je souris. Un simple sourire. Ce n'est pas par impolitesse. Juste, je pense qu'il ne sert à rien d'alimenter un feu, une joute verbale. Je crois surtout que je n'ai pas la force de combattre. Pas dans ce milieu qui me déroute, pas ainsi, pas comme ça. Je n'ai pas... L'envie. Donc je ne dis rien, je ne fais rien. Je continue simplement de la regarder. Elle semble passer outre le temps de jouer la comédie, à moins qu'elle avait réellement passé outre ? Cela ne me préoccupe pas plus que cela pour être honnête. Bien sûr, si elle met le sujet sur le tapis, je ne me défilerai pas mais si elle ne le mentionne pas, je n'ai aucune raison de le faire. 

Nous allons nous joindre aux autres... Je m'efface un peu, lui laissant toute la place. Je reste en retrait. Je parle mais seulement quand on m'adresse explicitement la parole. Auquel cas, je n'ai aucune raison de moi-même m'adresser à eux. Ils me révulsent. Ils m’écœurent... Mais peut-être qu'au fond... C'est moi qui me dégoûte à ce point. C'est sans doute cela. Il n'y a que Lyanna qui a réussi à affaiblir cette haine que j'avais envers moi... Mais je suis parti et les démons ont repris de plus belle. 

O0oO0oO0oO0oO0oO0oO0oO0oO0oO0o0Oo0Oo0Oo0Oo0Oo0Oo0Oo0Oo0Oo0O

Elle me demande si je suis chanteur. 

-Oui. 

Elle me demande si je pense changer le monde grâce à la musique. 

-Le changer ? Non. Je n'ai pas cette prétention. Ma musique ne change personne... J'aime à croire qu'elle sauve des vies... Comme elle a sauvé la mienne. Mais c'est l'argent que je récolte qui change cette planète. Ce que j'en fais... 

Puis elle me parle du fait que c'est un magnifique produit de la société.

Moi qui la regardais, un sourire doux et compréhensif sur le visage, je retire finalement mes chaussures... Oui, c'est qu'aurait fait Sky jeune. L’intrépide, le fier, le casse-cou. Il se serait foutu des conventions. Il ne reste plus que mes chaussettes, une est rose avec un petit visage souriant et l'autre est bleu avec des petits avions. Personne ne le voyait parce que mon pantalon les recouvrait. Marchant sur l'herbe, je me dirige vers l'arbre. Je me permets de l'escalader et je me repose sur une des branches les plus solides, à une hauteur raisonnable. Sky serait monté jusqu'à la plus haute branche... Mais Sky n'était qu'un gamin. 

Tout ce que je pouvais lui répondre, à ce qu'elle m'avait dit... 
-Vous avez dit... "Le sable ne serait pas assez solide pour me créer des limites". Prouvez-le. 
Et là, je souris. Ce sourire que tu trouvais agaçant et irrésistible à la fois. 

Le sable... La terre. Quelle différence au final ? Les deux se trouvent à nos pieds. Les deux représentent la même chose. 

-Beauty... Si vous ne voulez pas être au sommet d'un monde sans âme alors soyez au sommet de ce monde d'âme et de beauté. Juste le temps d'une... Belle de nuit.

Je souris à cette question. 
-Nous sommes tous des rêveurs. Juste... Certains l'assument plus que d'autres. Certains le nient car ils se disent avoir les pieds sur terre mais rien n'empêche d'avoir la tête dans les nuages et les yeux rivés sur les étoiles, non ? A part le sable, peut-être. 
Dis-je avec un sourire en coin. 

Oui, je sais je sais. J'ai dit que je n'insistais pas plus. Mais c'était plus fort que moi...
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Mer 22 Nov - 20:02

Lyanna Campbell
J'ai 24 ans, bientôt 25 ans et je vis à New-York, Etats-Unis, dans un loft. Dans la vie, je suis à la tête de mon agence de mannequinnat et design et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien. Je suis fille d'une famille riche qui fait peser énormément d'attente sur mes épaules.

Belle de Nuit... {FoxDream & Nash} - Page 3 Giphy
Je me rappelle encore, des rumeurs qui couraient sur nous : la jolie et gentille fille qui tombe sous le charme du méchant garçon. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé, ce n’est pas de cela dont je suis tombée amoureuse. Tu n’as jamais été un méchant garçon. Tu n’as jamais été un enfant. Tu en avais déjà vu trop. Tes yeux profonds, insondables, qui me renvoyaient tout ce que je dissimulais si bien. Tu te cachais derrière tes sourires et tes rires, mais je voyais moi. Et je crois que c’est de ça dont je suis tombée amoureuse : tes yeux, si différents de tous les autres, ta façon d’affronter ce que tu avais au fond de toi, ta façon de vivre. Tu savais me faire sourire et rire. Avec toi, j’oubliais le reste. J’espérais qu’avec moi, tu oubliais aussi ce qui te pesais tant sur la conscience. Ne serait-ce qu’un peu, un instant. Pour devenir les enfants que nous étions.


- Mais c’est ainsi que l’ombre survie, car même si elle veut fuir la lumière, elle ne peut exister sans elle.

Qu’en est-il alors d’une ombre qui a perdu sa lumière ? Alors je répondis à son sourire, un peu plus distante, sans savoir ce que nous sous-entendions par ce simple sourire. Peut-être… un soupire, à peine murmurer, tout juste penser, qui n’avait pas de mot, ni d’existence. Une pensée à qui l’on refusait de vivre.

Puis nous nous joignions à la foule, me fondant dans cette masse, aussi brillante que tous ceux qui nous entouraient. Aussi terne qu’eux. Je me fonds dans cet éclat de joailleries qui ne sont que des cailloux sans valeur. Et Night met en évidence toute notre discussion, se fondant dans mon ombre, me laissant toute la place, se dissimulant quand moi j’étais exposée dans une arène que je connaissais bien, mais qui m’isolait et dont le souffle glacé se frayait un chemin jusqu’à mon âme.

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Mes yeux perdus dans la contemplation d’une simple fleur, j’écoutais malgré tout avec attention la réponse de Night. Qu’attendais-je réellement en le questionnant à ce sujet ? Je l’ignorais moi-même à dire vrai. Une façon de valider que j’étais meilleure que certaines ? Ou alors bien pire que d’autre. La musique lui a sauvé la vie ? Quelle étrange coïncidence… après tout, elle m’a sauvé la vie aussi. Et pas seulement à la mort de Charlie, bien avant… C’était la musique qui m’avait aidé à supporter toute cette douleur, toutes ces années. Mais, même avec la musique, je n’avais jamais été assez… Pour toi, Charlie et aussi pour toi, Sky.

- J’ai du mal à croire que le monde puisse changer, murmurais-je tout bas, m’adressant à moi-même, doutant même qu’il m’ait entendu.

Si je ne croyais plus en ce monde, pourquoi est-ce que je m’évertuais encore à tenter de l’améliorer tant bien que mal ?

Alors je me détournais de mes pensées, redirigeant la conversation en direction de cette situation hypocrite qui nous concernait tous les deux, cette hypocrisie qu’il devait sûrement me donner comme caractéristique. Après tout, je n’étais qu’une de ces poupées parfaites et sans âme.

Mais, tandis que je m’attendais à une tout autre réaction – quoi exactement je l’ignorais, après tout nous nous jaugions l’un l’autre –, mon inconnu retira ses chaussures, dévoilant ses chaussettes dépareillés qui me tirèrent un sourire amusé. Je le suivais du regard, surprise et indécise. Je l’observais faire, l’observais sourire. Un sourire qui m’agaça, autant qu’il me rappela des souvenirs. Un visage surtout. Le tien.

- Vous aimez compliqué les choses visiblement… Enfin, uniquement pour l’un de nous. Une marche dans la fontaine aurait été tout aussi efficace et moins compliqué pour toute personne ayant une robe.

Je retirais mes talons, les délaissant à côté des siens, traversant l’herbe humide. Cet homme m’agaçait, tout comme il m’intriguait. Cette part de moi, prête à grimper un arbre, à oublier les conventions, je ne l’avais montré qu’à si peu de personne. Et pourtant, à lui je lui montrais. Je n’avais pourtant rien à lui prouver.

Arriver au pied de l’arbre, je levais les yeux vers lui.

- Je ne souhaite pas être au sommet de ce monde, il ne s’y passe jamais rien, à part l’ennuie de la contemplation et c’est nous qui perdons notre âme. C’est triste, d’être au sommet d’un monde d’âme et de perdre la sienne.

Etait-ce ce qui était arrivé à ma mère ? Avait-elle une âme lorsqu’elle était plus jeune ? Avait-elle encore une âme après toutes ces années ? Parfois je me le demandais. Et moi ? Allais-je devenir comme elle un jour ? J’avais déjà perdu ma flamme.

Je saisis les pans de ma robe, rassemblant les parties fendues vers ma hanche opposée et les attachant en un nœud, y mêlant quelques morceaux de tissus afin de relever ma robe, qui se fit bien plus courte. Je sautais pour attraper une branche, bloquai mes pieds dans quelques nœuds de l’arbre et réussis à grimper avec moins d’aisance que lui, mais qui manquait certainement de dignité, mais ma souplesse naturelle me faisait garder la face tandis que je me posais à côté de lui, quelques feuilles se logeant dans mes cheveux.

- Vous savez, vous parlez tant des murailles que j’en viens à penser que ce n’est pas de moi que vous parlez… Je tournais la tête vers lui cherchant son regard, penchant légèrement la tête sur le côté. Dites-moi… Jusqu’à quel point vous êtes-vous enfoncé dans le sable ? Apercevoir les étoiles ne veut en rien dire que l’on contemple la beauté de cette immensité.

La lumières provenant de la maison éclairait par intermittence nos visages, à la fois ombres et lumières, tel le reflet de nos discussions et peut-être de nos âmes d’une certaine façon. Je finis par me redresser, penchant ma tête en arrière, un sourire mutin flottant sur mes lèvres.

- Mais je crois que nous sommes un peu bas pour admirer les étoiles, vous ne pensez pas ?

Je tournais la tête vers lui, mon petit sourire au coin des lèvres, celui que je faisais lorsque j’avais une idée derrière la tête. Alors je me redressai, m’élevant un peu plus haut, grimpant jusqu’aux branches plus fines, capable de supporter mon poids. La jeune Lyanna aurait été craintive, eu besoin qu’on la pousse, mais ce n’était qu’une enfant.

Je baissais les yeux vers lui, un sourire l’enjoignant à me rejoindre, non par provocation comme lui, mais par jeu. Je relevai la tête, mes yeux trouvant le ciel dénué de nuage, dont la lune et les étoiles emplissaient tout l’espace.

Est-ce que tu es là Charlie ? Est-ce que tu me regardes me glisser dans la peau de quelqu’un que je ne suis pas ce soir ? Qui suis-je après tout ?

Nash
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Mer 31 Jan - 18:55

Sky Winter
J'ai 25 ans et je vis à Washington mais je suis en séjour à New-York, je vis chez Cat' et Matt', aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis Eskyre, chanteur, rap, compositeur, auteur, interprète, musicien : guitariste et violoniste et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis un célibatard et je le vis plutôt cool.

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Il y avait des "on-dits" sur nous. Des rumeurs, ils chuchotaient sur notre passage. Nous n'étions pas que des amis. Même les professeurs le pensaient, nous sortions ensemble. Alors que non, pas à ce moment-là. Nous sommes sortis ensemble seulement après la création du groupe. Les gens se sentaient désolé pour toi. Moi aussi, je l'étais. Tu aurais pu choisir un gars sans problème si ce n'est de savoir ce qu'il porterait pour t'accompagner lors du bal de promo. Tu aurais pu choisir un gars plus tactile, te donnant la main, te faisant des câlins, des bisous, des cadeaux coûteux à ta hauteur. Tu aurais pu choisir n'importe qui pour devenir ton petit-ami. Tu ne le voyais pas mais les hommes t'accordaient de l'importance au fur et à mesure que tu grandissais. Forcément, chaque jour, tu devenais un peu plus belle, à mes yeux. Les garçons te jetaient des regards discrets et les filles, certaines en tous les cas, t'enviaient. Tu ne le voyais pas. Mais moi si. 

Pourtant, d'entre tous, c'est tombé sur moi. Il y a une part de moi qui le regrette... Et une autre, plus importante encore, qui te remercie de m'avoir choisi. Parce que tu sais, je n'ai jamais été le choix numéro 1 de personne. Sauf de toi. Tu as été la première qui m'avait choisie. Alors je trouvais cela normal de te choisir également. Même si cela m'était douloureux. Et toi encore plus. Je le devais... Et cela confirmait ce que je pensais, toi et moi, cela ne pouvait pas durer. Mais au fond, quelle relation dure avec moi ? Aucune. Je les sabote toute. J'utilise la première excuse pour partir, m'éloigner, fuir... Me sauver. Avant de mourir. Avant de trop donner. Mais au final, que reste-t-il ? Qu'est-ce que j'ai déjà donné ? Que t'ai-je offert avant de déserter Lyanna ? 

Rien... Et tout. De bon et de mauvais à la fois. 

J'ai fait le bien, j'ai fait le mal.
A toi, j'ai fait les deux.
Je n'étais rien, j'étais banal.
Pourtant tu m'as accordé ces aveux...

Tu te souviens de la première fois que tu m'avais présenté à ta mère ? Tu m'avais invité pour ton anniversaire. Sache juste que même si j'ai fait semblant, ce n'était pas la première fois que je l'avais vue... Je ne sais pas si vous avez parlé de moi à votre mère, toi et Charlie, mais je sais que dès que vous m'avez présenté à elle... Oralement, physiquement, peu importe la façon, peu importe la manière... Elle m'a détesté. Et elle a continué de le faire jusqu'à ce que je m'éloigne de toi.

Je lui laisse la parole de fin avant de nous mêler aux autres. Et la lumière... Elle ne peut être visible sans la lumière. Etais-je l'ombre ou la lumière ? Je suppose que j'ai toujours été les deux à la fois. Après tout, à l'école, on ne cessait de me voir. Tu me voyais plus que quiconque. Je te voyais chaque jour de chaque instant de mon existence. Et maintenant encore, je vois un peu de toi dans chaque femme que je rencontre. Cela me permet de les détester moins, tous ces gens qui me répugnent. Tous ces gens masqués... 

Si les masques tombent à s’en dépecer le visage…
Que verrons-nous, quelque chose qui traumatisera tous les âges ?
Ou derrière la chair à canon, un violent message ?
Si je fais tomber mon masque, il n’y aura plus que la rage !
Et la tristesse, celle qui fait des ravages.
Celle qui remplit de sa présence les rivages.
Parce que je ne peux pas tourner la page.
Moi qui croyais que tu n’étais que de passage.
Notre histoire a bien fait naufrage…
Ma tête s’accroche, mon cœur fait un blocage.
Il est enfermé dans sa propre cage.
Thoracique a pété mes ventricules comme un sauvage.
De nous, il ne reste plus que nos anciens sillages.

Et aujourd'hui encore... On ne cesse de me regarder. Je suis entré dans une immense cours d'école. Où l'enjeu est terriblement plus coûteux. Où l'échec est davantage plus onéreux. Où les paris peuvent être fatals.

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Je l'entends marmonner quelque chose entre ses lèvres mais cela semblait plus être une parole pour elle. C'est pour cela que je n'ai pas cherché à en savoir plus. Je ne voudrais pas paraître... Indiscret ou insistant. 

Nous discutons et puis la conversation tourne vers moi qui grimpe à un arbre et la défie d'en faire de même. Elle rétorque en disant qu'il aurait été plus simple de marcher dans la fontaine. Un sourire vient à moi... Un souvenir du passé.

-Et risquer que vous n'attrapiez froid ? Je ne suis pas un monstre non plus !
Fis-je mélo-dramatique. Je ressemble un peu à lui, à celui que j'étais avant, pendant que j'étais avec toi. Dites-moi Beauty, pourquoi exacerbez-vous cet enfant que je ne fus qu'avec toi, Lyanna... Quand je croise votre regard, j'en vois une autre... Vous me rendez tellement triste... Mais le souvenir que vous me procurez est inestimable.

Elle me rend une nouvelle fois triste... Ses paroles, elles me rendent nostalgique. Je lui souris, un peu amer.

-Il n'y a que quelqu'un qui n'a fait que contempler le monde d'en haut qui peut dire ces paroles, Beauty. Montez à cet arbre et voyez à quel point il est difficile de s'élever sans l'aide de personne. Il m'est nettement plus facile, dans ma sitution, de chuter, de me briser que de monter à la dernière branche. Et vous qui êtes en bas, vous que je vois de haut... Tentez d'arriver à ma hauteur et dites-moi que c'était facile pour vous, aussi facile que j'aurai à descendre... La chute rapide mais la montée si lente... 

Ce n'est pas une leçon de moral. Simplement ma perpective et celle de beaucoup. Elle a eu la chance de pouvoir contempler d'en haut, dans sa bulle, sa tour d'ivoire. Je n'ai pas toujours eu cette chance. J'ai vécu dans les rues, dans ma voiture. J'ai vécu seul, livré à moi-même. Je n'ai rien pu contempler. Je devais survivre. Celui qui peut se permettre d'observer les gens, c'est qu'il avait le temps. A ce moment-là, du temps, je n'en avais pas... Et ne dit-on pas que le temps, c'est de l'argent ? Qui a besoin de l'économiser quand on a du frique ? Je ne juge pas. Je ne la trouve pas ingrate. Je comprends ce qu'elle veut dire. Depuis que je suis connu, je suis confronté à cela. Que dirait le succès ?

Les âmes sont toutes en bas.
Voulez-vous vraiment voler à moi ?
Vous risquez de la perdre aussi.
Je vais finir par prendre votre vie.

-Mais vous avez raison, d'une certaine manière. Il se passe toujours quelque chose en bas. Une danse, une effervescence. Ils arrivent à surprendre avec rien. A rire d'un moment qui n'appartient qu'à eux. Gratuit, disponible, simple. Ils arrivent à se donner beaucoup avec pas grand chose. Ils sont authentiques, vrais. C'est peut-être là le plus beau cadeau qu'ils peuvent faire.  
Je souris, nostalgique. J'ai été comme ça aussi. Je me souviens de ma soeur... De tous ces fous rires que nous avions eus, et nos moments de complicité. Elle me manque. C'était, après tout, la deuxième femme de ma vie.

Elle me parle de murailles que j'ai évoquées, du fait que ce n'est pas d'elle que j'en parlais. Elle a peut-être raison. Je faisais écho, à travers elle, de mon propre vécu. Je ne réponds pas. Il n'y a rien répondre quand la raison raisonne en nous. Elle me pose ensuite une question. Il me faut du temps avant de savoir quoi répondre.

Je me penche vers elle. Amène ma main à ses cheveux et lui retire les feuilles qui se trouvaient sur elle tout en lui répondant, un sourire doux aux lèvres.

-Je ressemble à ces feuilles délaissées par sa branche, ayant atteint le seuil où le retour n'est qu'une illusion lointaine. Je ne peux que laisser derrière moi le chemin déjà parcouru.
Quand je termine ma phrase, les feuilles que j'ai cité ont touché le sol à quelques secondes d'intervalles. Puis je me recule, n'ayant plus besoin d'autant de proximité, étant donné que les feuilles sont parties avec ma confession. J'espère que cela répond à sa question.  

Sommes-nous bas pour contempler les étoiles ? Je ne trouve pas...

Je la vois sourire, amusée. Puis elle escalade. Je souris à mon tour, suivant le mouvement. En attendant qu'elle arrive à destination avant de la rejoindre. Je ne voudrais pas qu'elle pense que je regarde ce qui serait indécent de regarder... Atteignant sa branche, je m'assois à ses côtés.

-Je pense que c'est au plus bas que nous devrions contempler les étoiles... Vous ne savez pas à quel point le ciel peut vous décevoir quand nous nous en approchons de trop près...
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