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LE TEMPS D'UN RP

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Lojzo
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Lojzo
Jeu 11 Mai - 11:48

Cameron
Miller

J'ai 32 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis Responsable Merchandising et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis sur le point de me marier et je le vis plutôt très bien.

Cameron est l'aîné, le fils parfait, celui qui réussi tout, qui a un bullshit job, mais croit qu'il est le maître du monde et que son métier est indispensable à la survie de l'espèce. Il est en couple depuis de longues années avec Sharon, ils sont sortis de la même école de commerce. Il a le soutien de ses parents et n'hésite jamais à se moquer de son petit frère, le raté.

Zac Efron (c) CORLEONE.
« M'autorises-tu à quitter les lieux ? » Quand est-ce que Cameron est devenu aussi imbu de lui-même ? La phrase de Naël montre bien que ce dernier a compris où était sa place. Cam se permet juste un petit sourire léger avec un geste de la main. « Va » Oh qu'il aime le voir ramper devant lui. Cameron a besoin de tout contrôler et son petit frère c'est son premier et dernier trophée. Oh que la chute sera fatale.

Huit mois plus tard

C'était le grand jour pour Cameron, après une interminable année de préparation et d'organisation, même Sharon avait pratiquement tout fait avec ses parents, voilà que Cameron allait se marier !

Le costume ressemblait à n'importe lequel autre, pourtant, il était taillé sur mesure avec les boutons assortis au bouquet que porterait Sharon. Il était plus que prêt à la voir pour la première fois depuis la veille. Elle avait tenu à respecter toutes les anciennes traditions, il avait hâte que cette journée soit terminée pour la retrouver.

Avec ses parents, ils avaient réussi à obtenir une dérogation pour se marier dans une jolie petite mairie de village, dont les allées avaient pu être décorées de fleurs, une horde d'enfant d'honneur - venant de la famille de Sharon - attendaient sagement dans leurs jolies tenues blanches et vertes. Evidemment, on n'attendait que Naël.

« T'es où ? » est la première phrase qu'il prononce quand son frère décroche le téléphone. Même s'il ne l'avait pas choisi comme témoin, même s'ils se supportent à peine, Cameron a tenu à ce que Naël soit au premier rang, avec lui, peut être pour l'écraser de son bonheur. Sûrement même. « Je t'attends dans la salle de réunion à gauche. » Il n'écoute même pas ce qu'il a à dire pour se défendre et il regarde son témoin. L'un de ses meilleurs amis d'enfant, le premier a avoir eu l'idée de faire chier Naël.

Il faut reconnaître que, lorsqu'ils étaient petit, Naël les voyait comme des héros, ils en avaient bien profité. Oh, ça va, ils jouaient comme des enfants, ce n'était pas si grave. Et le point de vue de Naël, les autres s'en fichent non ? Peut être, ce jour si beau, peut être que Cam pourrait ressentir une point de culpabilité et s'excuser auprès de son frère. Il y repensera plus tard, si l'occasion se présente.

L'attente est interminable pour Cam, alors même qu'ils sont encore en avance sur le programme, mais il a envie de voir Sharon, alors il se met à parler. « On a bien tout prévu ? Y aura aucun couac hein Pietro ? Je veux pas qu'on me ruine ma journée ! » Loin d'imaginer ce que l'avenir leur réserve...
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Sam 17 Juin - 16:42

Naël
Miller

J'ai 29 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis artiste (+ tout un tas d'autres petits boulots) et je m'en sors pas bien du tout. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Artiste de rue, de bar, Naël est en disgrâce par rapport au reste de sa famille. C'est le marginal de la fratrie composée de 2 garçons, qui ne se fait pas bien comprendre mais qui, a contrario est plutôt bien entouré. Ses amis le trouvent drôle (et il l'est, c'est vrai). Il n'est en revanche jamais parvenu à être en couple avec quelqu'un plus de... Allez, 6 mois. Il ne parvient pas à vivre de ses passions (guitare, chant et écriture) et a donc, toute sa vie, enchaîné les petits boulots pour essayer de vivre décemment. Il n'y arrive pas toujours cela dit - et il faut dire que ses diverses dépendances ne l'y aident pas.
Huit mois plus tard
Huit mois se sont écoulés sans que Naël ne parvienne à sortir la tête de l'eau. Tant est si bien qu'il en est toujours au même point : c'est-à-dire endetté. Auprès de nul autre que son frère qui plus est. Autant dire que Cameron ne se gêne jamais pour le lui faire remarquer. Mais Naël fait de son mieux. Enfin, du mieux qu'il puisse... Il a toujours eu plein de boulots divers et variés mais certaines périodes sont plus creuses que d'autres. Tout comme son moral et sa santé. Alors forcément, il ne ramène pas toujours assez d'argent pour s'en sortir pour de bon. En ce moment, c'est plutôt de la motivation qui lui manque. Sans doute que voir Cameron se pavaner et exposer son bonheur à la vue et au su de tous ne l'aide pas. Ses parents n'ont jamais été aussi absents de sa vie - et cela en dit long sur leur présence déjà quasi inexistante d'autrefois.

Pour couronner le tout, il se passe des choses étranges depuis ce matin. La quasi totalité des personnes croisées par Naël dans les rues avaient des comportements étranges ou semblaient... Malades. En tous les cas, c'est un Naël démoralisé qui se présente devant la mairie du village choisi par Cameron. Quoi que même sur cela, Naël a un doute. Depuis quand Cameron fait ses propres choix ? Et détermine ce qui lui ferait le plus plaisir ? Un soupir lui échappe lorsqu'il sent son téléphone vibrer dans sa main. Ce n'est pas la première fois de la journée que Cameron l'appelle. En revanche, c'est bien la première fois que Naël décroche. « J'arrive... », a-t-il tout juste le temps de dire, avant que Cameron ne l'interrompe pour lui indiquer où le rejoindre.

Naël n'a donc pas vraiment le temps d'en placer une, et encore moins de s'expliquer sur son retard. Bien... Soit. Qui se soucie, de toute façon, qu'il ait eu une journée de merde alors qu'elle n'a démarré qu'il y a quelques heures ? Personne. Naël, dépité d'être là, dépité de devoir rejoindre ce frère qui ne le considère qu'à peine, se glisse dans la mairie. C'est la tête baissée afin de s'éviter de croiser des regards furibonds, qu'il se faufile jusqu'à "la salle de réunion à gauche".

Cameron est bien là. En train de réprimander quelqu'un que Naël ne connaît pas (ou a peut-être aperçu une fois ou deux, difficile à dire - il n'est pas physionomiste). Bon, réprimander. C'est un bien grand mot mais Naël ne peut pas s'empêcher de le voir ainsi. Il s'agit de Cameron après tout. Il ne pourra pas avoir d'opinion plus positive que lui. « Tu avais besoin de quelque chose ou tu voulais simplement me faire courir jusqu'à toi ? » Il attaque fort, mais sa patience est déjà bien entachée par les différentes scènes étranges vécues jusqu'à son arrivée ici. « Au besoin, je peux t'asperger d'eau bien fraîche. Si tu sens que tu perds pied ou un truc du genre... » La fin de sa phrase, c'est uniquement pour se rattraper et s'éviter une troisième guerre mondiale avant même que la cérémonie ait démarré. Ah, s'il savait... S'ils savaient, même.


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Mer 21 Juin - 10:53

Cameron
Miller

J'ai 32 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis Responsable Merchandising et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis sur le point de me marier et je le vis plutôt très bien.

Cameron est l'aîné, le fils parfait, celui qui réussi tout, qui a un bullshit job, mais croit qu'il est le maître du monde et que son métier est indispensable à la survie de l'espèce. Il est en couple depuis de longues années avec Sharon, ils sont sortis de la même école de commerce. Il a le soutien de ses parents et n'hésite jamais à se moquer de son petit frère, le raté.

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Cameron est heureux, tout est parfait et Naël vient de courir vers lui, vraiment, la journée sera grandiose et restera dans les annales. Il a hâte de voir Sharon dans sa belle robe qui a couté une blinde mais qui éblouira tout le monde. Il a hâte de voir les larmes dans les yeux de sa mère et de voir Naël bougonner, jaloux comme un poux.

D'un geste désabusé, il secoue sa main. « Ah mon petit Naël, tu es de bien bonne humeur, je vais te pardonner ta remarque désobligeante et on va tous sourire pour faire de belles photos ! » Il a hâte d'afficher ces photos en format XXL dans la maison ! Comme s'il était un bon petit chien, Cameron tapote la tête de son frère et l'enjoint d'avancer, la cérémonie est sur le point de commencer.

L'entrée de la mariée, sur l'adorable chanson de Christina Perri jouée à la flute est renversante. Des "ohhh" se font entendre depuis l'assemblée et tous les yeux sont rivés vers la fiancée ! Mais Sharon ne regarde que son futur époux et Cameron sent son coeur battre de fierté. Il aura vraiment tout réussi dans la vie. Il ne reste que trois pas avant qu'ils ne se rejoignent et Cameron brûle d'impatience.

Enfin il tient la main de sa future femme et ils se tournent vers le Prêtre. Qui n'a pas l'air très en forme, il est un peu pâle... voire grisâtre. Il titube sur place. Cameron commence à s'échauffer, il va se mettre en colère et renvoyer cet incapable ! Ne pas tenir debout car il a abusé de la bouteille hier ? Inadmissible ! Mais Sharon prend les devants, elle pose sa main sur le bras de Cameron, l'enjoignant au silence et à la diplomatie. Elle sourit tendrement à son fiancé avant de s'approcher de l'officiant.

Et c'est à cet instant que tout tourne au carnage.

Personne n'a réellement bien vu ce qu'il s'était passé, est-ce le prêtre ? Est-ce quelqu'un d'autre ? Mais soudain, les rangs se sont relevés, les murmures se sont transformés en cri et les belles fleurs blanches ont changé de couleur. C'est un rouge saisissant maintenant, un rouge sang.

Le même que celui qui tache la belle robe de Sharon. Du rouge qui part de son coeur, jusqu'à descendre sur ses pieds. Sharon, qui était chaude, belle, vivante il y a quelques instants. Et voilà soudain qu'elle est à terre. Immobile. Pleine de sang.

Cameron est immobile, terrifié. Il ne peut pas bouger, il s'est enfuit, caché derrière un voile, de là, il voit Sharon, mais trop lâche pour courir vers celle qui aurait dû être sa femme, il se cache, son coeur bat à tout rompre et son instinct de survie a pris le dessus.

« COMME DANS MON FILM ! C'est des ZOMBIEEES MAMAN regarde ! » hurle un gamin dans l'assistance.

Est-il heureux ? Est-ce possible d'être heureux après cette mascarade ?
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Dim 2 Juil - 15:10

Naël
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J'ai 29 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis artiste (+ tout un tas d'autres petits boulots) et je m'en sors pas bien du tout. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Artiste de rue, de bar, Naël est en disgrâce par rapport au reste de sa famille. C'est le marginal de la fratrie composée de 2 garçons, qui ne se fait pas bien comprendre mais qui, a contrario est plutôt bien entouré. Ses amis le trouvent drôle (et il l'est, c'est vrai). Il n'est en revanche jamais parvenu à être en couple avec quelqu'un plus de... Allez, 6 mois. Il ne parvient pas à vivre de ses passions (guitare, chant et écriture) et a donc, toute sa vie, enchaîné les petits boulots pour essayer de vivre décemment. Il n'y arrive pas toujours cela dit - et il faut dire que ses diverses dépendances ne l'y aident pas.
Rien ne ferait plus plaisir à Naël que de voir Cameron perdre pieds. Il sait pourtant que cela n'arrivera pas. Son frère est trop... Parfait, dans le contrôle. Ce mariage, c'est l'accomplissement de toute sa vie. La consécration du fils bien en toutes circonstances. Il est d'ailleurs certain que ce n'est pas anodin, si Naël est là aujourd'hui, et tout particulièrement à ses côtés depuis qu'il l'a fait venir en vitesse. Ce n'est pas pour rien. Il a l'intention de fanfaronner devant lui, et de s'assurer de le rendre jaloux. Ce qu'il ne comprend pas, et ne comprendra certainement jamais, c'est que Naël ne l'est pas. Jaloux de lui. Il est peut-être tout à fait dépité que ses parents aient toujours eu une claire préférence pour lui. Mais de la jalousie ? Il n'en a pas. Ou peut-être simplement plus. Quand il était jeune bien sûr, les choses étaient très différentes. Aujourd'hui, Naël essaie juste de survivre, de passer entre les gouttes de pluie et de ne pas trop se faire remarquer. Hormis cette remarque qu'il s'est autorisé à faire à un Cameron plus heureux que jamais. A sa réponse, Naël se contente de lever les yeux au ciel. Oui oui, sourire pour faire de belles photos. Naël a fait un effort vestimentaire pour une fois. Juste histoire de ne pas donner plus de grain à moudre à son très cher grand frère.

S'efforçant de laisser tout le reste dans un coin de sa tête, espérant aussi que le temps passe vite, Naël retourner s'installer dans la salle. Au premier rang, bien sûr. Cameron n'aurait pas voulu qu'il rate une miette de ce spectacle. Un spectacle haut en couleurs ! Parce que Cameron est on ne peut plus fier de lui, tout comme leurs parents le sont. Naël, lui, souhaite juste que la journée s'achève au plus vite. Aussi, il regarde son frère s'avancer dans l'allée, s'approcher de sa bien aimée et... Ses yeux se posent sur le prêtre. Qui a le teint grisâtre, et n'a pas l'air de tenir sur ses deux pieds.

Naël fronce les sourcils, abasourdi. Qu'est-il en train de se passer ? Parce qu'il pourrait ne s'agir que de cela : une petite gueule de bois ou un virus venu attaquer l'homme censé unir deux êtres en cette belle journée. Pourtant, tout déraille en un rien de temps. Non, ce n'est pas une simple gueule de bois. Et il s'agit peut-être d'un virus, mais pas un de ceux qui donne de sobres symptômes comme la nausée et un peu de fièvre. C'est bien pire.

Bien que confortablement installé dans la pièce, Naël ne comprend pas plus que les autres ce qui est en train de se passer. Parce que tout a déraillé en un rien de temps. Le sang gicle aussi, et c'est donc là que l'attention de Naël est instantanément reportée. La fiancée de Cameron git sur le sol et... Cameron, lui, a pris la fuite. Naël a juste eu le temps de le voir disparaître derrière une sorte de voile. Un enfant hurle dans l'assemblée et c'est en tournant la tête dans sa direction que Naël se rend compte qu'il s'était levé par réflexe. Certainement dès lors que l'horreur a pris toute sa place au sein de ce lieu supposé sacré. Ce n'est pas un hurlement de terreur mais le mot zombies est prononcé. En voyant une personne en attaquer une autre à quelques rangées derrière lui, Naël comprend qu'il est temps d'agir. Peut-être pas tout de suite comme il faut le faire face à des zombies mais au moins pour prendre la fuite, se mettre à l'abri et réfléchir ensuite.

En quelques enjambées, il rejoint l'endroit où s'est terré un Cameron soudain livide. Le prêtre est occupé, penché sur le corps de feu sa fiancée (il est très clair qu'elle n'aura pas survécu au vu de la quantité de sang qui l'entoure). Naël attrape le bras de son frère d'une main ferme et le tire vers lui. « Viens, il ne faut pas rester là. » Où aller, difficile à dire mais il y a au moins une chose de sûr : ils ne peuvent pas rester là. C'est aussi simple que cela. Les réflexes de Naël leur permettent au moins de descendre l'estrade (enfin, en espérant que Cameron le suive) mais il se fige soudain devant le spectacle qui s'offre à lui. Leur père vient d'arracher un bout de bras à leur mère, qui tente de se défendre comme elle le peut. Naël a quelques secondes de flottement, se doutant que ce sera également le cas de Cameron (qui en était de toute façon déjà là).


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Mer 5 Juil - 18:08

Cameron
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Le teint livide, le coeur battant à tout rompre et le reste du corps immobile, Cameron est perdu. Pour la première fois de sa vie, il ne sait pas quoi faire, il ne comprend pas, il n'a pas les clefs. Lui qui sait toujours comment agir, quel levier pousser, quelle somme d'argent distribuer, quelle idée souffler dans l'oreille de qui... voilà qu'il est démuni. Enfin, sa capacité de préservation lui a soufflé de se mettre à l'abri, c'est déjà mieux que rien. Il ferme les yeux un instant, pour s'empêcher de voir, mais ses oreilles ne peuvent se boucher juste par la pensée et les sons sont encore plus fort une fois que ses yeux ne voient plus l'horreur, maintenant il l'imagine.

C'est Naël qui le sort de là, Naël, celui qu'il a tant méprisé, tant dénigré, celui qu'il a constamment rabaissé et qui semble avoir un instinct de survie plus grand que le sien. Pour la première fois de sa vie, Cameron est jaloux de son petit frère. Non, en réalité, s'il était honnête avec lui-même, Cameron a déjà été jaloux de son talent, plus d'une fois, mais il a comblé cette jalousie par de la haine, c'était plus facile.

Il le suit alors, sans réfléchir, comme on se raccroche à une bouée de sauvetage. « Sharon ? » murmure-t-il inutilement, alors qu'il se rappelle très bien la masse de sang qu'elle a déjà perdu, son corps qui est devenu gris si vite que ça n'en est que surnaturel. Il inspire. Il avance. Il ne regarde pas. Il ne voit pas son père devenir fou, il ne voit pas l'enfant crever les yeux d'un autre invité, il ne voit pas le prêtre continuer de se nourrir. Et il court.

Dehors, l'air est frais. Bien trop frais. Normalement, il aurait du faire beau, il aurait du y avoir du soleil, que le temps soit clair, limpide, que la chaleur réjouisse les invité, seulement le temps s'est adapté à la catastrophe. Et les nuages sont venus s'adapter à l'humeur des gens, peut être qu'ils se mettront à pleurer, en symbiose avec ceux qui crieront leurs pertes. Plus tard. Pour l'instant, il fait juste frais.

Et Cameron continue de suivre son cadet. « On va où bordel ? » dit-il en poussant son frère contre un mur. Un peu trop violent, sûrement, mais il a besoin d'un exutoire. « J'ai tout perdu bordel, t'es heureux ? T'es enfin heureux ! » C'est injuste, mais Naël a toujours été son défouloir, pourquoi est-ce que la fin du monde changerait ça ?
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Dim 16 Juil - 18:35

Naël
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C'est l'urgence qui fait agir Naël. L'urgence qui le pousse à attraper le bras de Cameron et à tenter de le faire venir avec lui. A croire que, de son côté, Cameron a un peu plus de mal à se mettre en mouvement. Il faut dire qu'il vient - bon ils viennent - d'assister à un spectacle des plus horripilants. Cameron était sur le point de dire oui à celle avec qui il envisageait sérieusement de passer le restant de ses jours. Enfin, tout ça, c'était avant... Avant que l'impensable se déroule sous leurs yeux. Naël vient même de voir leur père mordre (oui mordre et même arracher un bout de bras à vrai dire) leur mère. C'est cet événement qui le fait un peu hésiter. Mais son instinct de survie est plus fort que le reste. Et il faut croire que son inconscient a déjà deviné qu'il était trop tard pour elle. Mais pas trop tard pour eux, en revanche.

Cette pensée le revigore un tant soit peu, et il s'élance de nouveau en avant. Il tâche d'ignorer le Cameron chamboulé qu'il traîne plus qu'autre chose derrière lui. Ses réactions sont certainement légitimes. Naël, lui, n'agit que par instinct. Et son instinct les mène dehors.

La première bouffée d'air frais que prend Naël est des plus revigorantes. Elle lui permet de réaliser un peu aussi. Mais rien qu'un peu. Il vaut mieux ne pas trop réaliser. Pas tout de suite. Ils ne sont pas encore suffisamment en sécurité pour cela. Aussi, se contente-t-il de continuer à avancer. Il a le temps de faire quelques pas supplémentaires, avant que Cameron sorte de sa semi-transe. Pour entrer dans une nouvelle. Sa préférée. Naël avale sa salive, se retrouvant acculé contre un mur extérieur. Ils ont beau être dehors, il a encore l'impression de sentir l'odeur de sang, et de tant d'autres choses horribles encore. « T'es con ou bien tu le fais exprès ? », lâche-t-il sans pouvoir se contrôler. C'est peut-être bien la première fois qu'il s'autorise à parler ainsi à son grand frère. Qui, lui en revanche, l'a toujours méprisé. Naël fait un pas en avant, s'écartant du mur contre lequel Cameron l'avait poussé sans grande délicatesse. « Tu crois vraiment que j'ai le temps d'être heureux de te voir misérable ? Et tu penses vraiment qu'on a le temps là, tout de suite, d'avoir cette discussion ? » Son instinct lui hurle que, au contraire, ils feraient mieux de partir d'ici. Le plus loin et le plus rapidement possible. « T'as tes clés de voiture ? » C'est cette question qui est primordiale, et Naël, en apparence des plus calmes, tend une main, dans laquelle il espère bientôt voir des clés, en direction de Cameron, histoire de bien lui faire comprendre que c'est maintenant ou jamais. Ils ne savent pas, après tout, combien de temps ils ont devant eux avant que l'horreur de l'intérieur ne s'immisce dans l'apparente quiétude qui règne dehors.


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Ven 1 Sep - 14:43

Cameron
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C'est sa vie qui vient de défiler sous ses yeux et il ne comprend toujours pas. Il reste dans une part de déni, il préfère croire que c'est un mensonge, une blague, des acteurs vachement bien payé, du faux-sang. Parce qu'au fond de lui, il ne veut pas croire que le premier réflexe de Naël lors d'une catastrophe apocalyptique comme ça soit de le protéger. Naël, la brebis galeuse de la famille, celui qui n'a aucune personnalité ou peut être au contraire une vraie personnalité, Cam ne sait plus... Naël devrait être le premier à rire, fuir et se mettre à l'abris. Pourquoi s'encombrerait-il de son grand frère chiant ?

Alors Cameron pète un câble. « T'es con ou bien tu le fais exprès ? » La phrase, si sincère, si soudaine, bloque Cameron et il relâche la pression de ses doigts. Naël en profite pour s'échapper. Et ses mots tourbillonnent dans sa tête. Il ne peut plus refuser l'inévitable. « Putain de merde, c'est vraiment vraiment vrai ? » Il chuchote, il a peur. Des Zombies pour de vrai. C'est pas un film qu'ils sont en train de tourner, c'est pas un prank. Et là, Cameron, le grand, le beau, le fort Cameron manque de se pisser dessus, parce que la peur lui serre les entrailles. « Merde non, c'pas l'endroit. » Il tente de réfléchir vite, mais il a un train de retard sur son frère. Il sort les clefs de sa poche. Les clefs de la nouvelle voiture, celle qu'il voulait offrir à sa future femme. Sharon. Il a envie de vomir. Heureusement, dans son malheur, la voiture est parfaite pour ce qu'ils vont vivre maintenant. C'est un énorme quatre-quatre, tout terrain. Assez gros pour que chacun puisse être à l'aise, assez grand pour y tenir toute leur maison. Parce que l'enfer ne fait que commencer. Il appuie sur la clef et les phrase de la BMW s'allument. Elle est encore sous le draps, c'était la surprise. Quelle surprise bordel de merde.

« Elle est neuve, je conduis. »

Il ne laisse pas le choix à son frère et s'installe derrière le volant. Il met le contact, le moteur est doux, presque silencieux. C'est parfait. Il inspire. « On va où ? » Il passe la première vitesse, s'engage sur la route et s'éloigne du carnage. Loin, le plus loin possible, ça c'est certain, mais concrètement ?

Il n'a pas lu le prospectus : que faire en cas d'invasion de zombie. Mais en existe-t-il un au moins ?
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the pretty reckless
Sam 9 Sep - 12:14

Naël
Miller

J'ai 29 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis artiste (+ tout un tas d'autres petits boulots) et je m'en sors pas bien du tout. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Artiste de rue, de bar, Naël est en disgrâce par rapport au reste de sa famille. C'est le marginal de la fratrie composée de 2 garçons, qui ne se fait pas bien comprendre mais qui, a contrario est plutôt bien entouré. Ses amis le trouvent drôle (et il l'est, c'est vrai). Il n'est en revanche jamais parvenu à être en couple avec quelqu'un plus de... Allez, 6 mois. Il ne parvient pas à vivre de ses passions (guitare, chant et écriture) et a donc, toute sa vie, enchaîné les petits boulots pour essayer de vivre décemment. Il n'y arrive pas toujours cela dit - et il faut dire que ses diverses dépendances ne l'y aident pas.
Naël ne sait pas ce qui fait qu'il est en capacité d'agir, de rester en mouvement et d'embarquer un Cameron stupéfait avec lui. S'il fermait les yeux plus de cinq secondes, nul doute qu'il reverrait les scènes horribles qui viennent de se dérouler. Pour autant, il ne s'en laisse pas le temps. Son instinct de survie prend le dessus. Le guide, et le fait réagir. Contrairement à Cameron, qui semble se laisser surpasser par ses émotions. Alors pour la première fois de sa vie, Naël ne se laisse vraiment pas faire, pas marcher sur les pieds. Pas par ce grand frère qui semble l'avoir toujours méprisé.

La question rhétorique de Cameron flotte dans l'air, sans que Naël cherche à y apporter une réponse. A quoi bon ? Oui c'est vrai. Et non ils n'ont franchement pas le temps d'avoir cette discussion. Cameron semble enfin (Dieu soit loué!) le réaliser, l'admettre.

Naël profite de la nouvelle distance physique qui s'immisce entre eux pour lui demander s'il a ses clés de voiture sur lui. Il faut être pragmatique. Il leur faut réfléchir vite et agir. Agir au mieux pour ne pas sombrer dans la folie et l'horreur de ce qui s'est déroulé un jour où tout devait n'être que bonheur, amour, paillettes et rivalité entre eux. Cameron trouve les clés, appuie sur le bouton qui fait s'allumer les phares. Elle est encore sous un drap. Bordel, ce serait certainement comique pour Naël s'il avait le temps de réellement se poser la question, et s'ils n'avaient pas besoin tous les deux de se tirer de là au plus vite.

D'un même pas rapide, ils s'en approchent. La remarque de Cameron fait bien sûr lever les yeux au ciel de Naël (comment pourrait-il en être autrement ?) mais il ne commente pas. C'est tout aussi silencieusement qu'il le laisse se glisser derrière le volant une fois le drap enlevé, tandis que lui-même s'installe sur le siège passager. Là non plus ce n'est pas le bon moment pour argumenter, se défendre et tenter de faire changer d'avis Cameron. A quoi bon ? Il sait conduire de toute façon, alors cela devrait bien se passer.

L'odeur de sang que Naël a encore l'impression de sentir jure terriblement avec le cuir neuf des sièges sur lesquels ils viennent de s'asseoir. Inévitablement, cela le ramène à des moments fort peu agréables. Afin de s'éviter de perdre pied à son tour, Naël glisse ses mains dans ses cheveux, tandis que Cameron démarre la voiture et commence à conduire. Avant de lui demander où ils vont. Mais oui, c'est vrai où vont-ils ? Que sont-ils supposés faire ? Quel endroit sera le plus "sûr" pour eux ? Naël tire légèrement sur ses cheveux, ce qui lui permet là encore de garder un tant soit peu les pieds sur Terre. « Chez toi. Tu récupères des affaires - le strict minimum - puis chez moi pour que j'en fasse de même. » Cet ordre semble le plus logique au vu de leurs lieux d'habitation. « Tu connais un endroit un peu en hauteur avec quelques barricades, naturelles ou pas ? » Une maison, un collège, n'importe quoi... Naël a vu suffisamment de films d'horreur pour savoir que c'est ce genre d'endroit qu'il leur faut. Au moins pour démarrer. Lorsqu'il lui est arrivé, par le passé, de plaisanter avec des amis sur ce qu'ils feraient si une apocalypse zombies survenait... Il ne s'était jamais concrètement imaginé que cela pourrait vraiment se produire. Et pourtant...


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Lojzo
Mar 12 Sep - 11:12

Cameron
Miller

J'ai 32 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis Responsable Merchandising et je m'en sors extrêmement bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis sur le point de me marier et je le vis plutôt très bien.

Cameron est l'aîné, le fils parfait, celui qui réussi tout, qui a un bullshit job, mais croit qu'il est le maître du monde et que son métier est indispensable à la survie de l'espèce. Il est en couple depuis de longues années avec Sharon, ils sont sortis de la même école de commerce. Il a le soutien de ses parents et n'hésite jamais à se moquer de son petit frère, le raté.

Zac Efron (c) CORLEONE.
C'est la merde.

Voilà les pensées qui tournent en boucle dans la tête de Cameron pendan qu'il enfonce la pédale d'accélération. La voiture réagit au quart de tour, et ils filent sur les voies désertes. Bien sûr, ça paraît irréel. Il devrait y avoir des gens qui courent partout, qui fuient la ville. Est-ce parce que c'est trop tôt, ou est-ce parce que c'est trop tard que c'est vide ? Est-ce que tout le monde a déjà succombé ou est-ce que son mariage était la première étape ? Cameron déteste avoir le temps de se poser les questions, mais la route est fluide, il connait ce chemin par coeur, il n'a pas besoin de réfléchir à ce qu'il fait alors son esprit peut se balader.

« Chez moi, ok. »

Il est factuel, ne cherchant pas à être aimable, parce qu'il déteste que son frère ait les clefs alors que lui, n'y arrive pas. Il déteste que Naël ait des idées, qu'il réagisse comme il le faut pour survivre alors que Cameron est en train de patauger dans la semoule. Ils ont échangés leurs rôles et ça ne plaît pas à l'aîné de la fratrie.

Cameron accélère encore, il se fiche des limitations des vitesses, des feux rouges, il veut juste arriver chez lui en un temps records. Il ne sait pas vraiment ce qu'il doit prendre, il n'est pas sentimental, il ne prendra pas des photos. De l'alcool ? Sûrement, ça aidera à quitter la réalité quand elle deviendra trop dur. Puis, au fond de lui, il continue de ne pas y croire. Comment pourrait-ce être la fin de la vie qu'il connait ? La scène précédente continue d'avoir l'allure d'un épisode Netflix. Tout reviendra à la normal, il n'a pas le choix.

Après avoir ouvert le garage à distance, il se gare et referme la porte.

« Pourquoi on n'a rien vu de louche sur la route ? »

Son regard était tellement concentré sur sa destination qu'il n'a rien vu. Naël lui, a sûrement observé les gens sur le côté, ceux dans les maisons, ceux dans la rue, les voitures pleines de sang ou les gens à moitié morts. Cameron semble avoir un filtre sur les yeux, qui lui empêche de remarquer la moitié de la réalité. Il claque la porte et entre dans la maison par la petite porte du garage. Chez eux, c'était vide, c'est calme et c'était fermé. Dans leur petite maison du quartier résidentiel, tout est toujours plus silencieux. Il monte à quatre étage et sort une valise. Dedans, il y met ses chemises, celles qui valent le plus. Ses priorités sont toujours en décalages avec la réalité. Il plie des pantalons, prend des caleçons. Il ne se presse pas autant qu'il le faudrait mais il veut faire les choses bien. Quand sa valise est pleine, il ressort de la chambre, sans jeter un regard aux photos.

Dans la cuisine, il retrouve son frère. Cameron ouvre le frigo et sort une bouteille de coca. « Si c'est vraiment une apocalypse, on pourra se servir dans les magasins comme dans les films non ? Prenons les choses bonnes d'abord en priorités. »

Celles qu'on ne retrouvera sûrement plus après. Même si ça reste démentiel et incroyable, autant jouer le jeu. Il prend le paquet de kinder, les tortillas fraichement cuites par Sharon, encore emballées dans un tupperware. Et surtout, il n'oublie pas ce bon vieux wisky.
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Dim 17 Sep - 16:19

Naël
Miller

J'ai 29 ans et je vis à New-York, Etats-Unis. Dans la vie, je suis artiste (+ tout un tas d'autres petits boulots) et je m'en sors pas bien du tout. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Artiste de rue, de bar, Naël est en disgrâce par rapport au reste de sa famille. C'est le marginal de la fratrie composée de 2 garçons, qui ne se fait pas bien comprendre mais qui, a contrario est plutôt bien entouré. Ses amis le trouvent drôle (et il l'est, c'est vrai). Il n'est en revanche jamais parvenu à être en couple avec quelqu'un plus de... Allez, 6 mois. Il ne parvient pas à vivre de ses passions (guitare, chant et écriture) et a donc, toute sa vie, enchaîné les petits boulots pour essayer de vivre décemment. Il n'y arrive pas toujours cela dit - et il faut dire que ses diverses dépendances ne l'y aident pas.
Naël devine sans mal que les pensées de son frère tournent à vive allure. Il comprend aussi assez vite que, pour une fois, les rôles sont inversés. C'est Naël qui sait ce qu'il faut faire (et il en est le premier surpris !) et Cameron qui est complètement paumé. Dans un autre contexte, et s'ils ne venaient pas de vivre ce qu'ils viennent de vivre, Naël en serait certainement fier. Content, même. De, pour une fois, prendre le beau rôle. Mais non, il n'en est franchement pas là. La panique ne l'a pas encore complètement submergé, il tâche même de garder son sang froid. Parce qu'à ses côtés, Cameron parvient à conduire - mais Dieu seul sait comment. La tâche est ardue. Naël, lui, se contente de regarder dehors, de zieuter tout ce qui peut se tramer. Il tente du mieux qu'il le peut de comprendre ce qu'il se passe, et de repérer aussi l'endroit où ils pourront aller se terrer ensuite. Il réfléchit aux conditions pratiques dans lesquelles ils se trouveront d'ici quelques jours. Il reste maître de lui en essayant du mieux qu'il le peut d'imaginer ce que va être leur quotidien sous peu. Le tout en étant serein et en n'imaginant pas une seule seconde tout ce qui va les attendre. Après tout, ils ne sont pas dans un film - mais bien dans la réalité.

Il faut qu'ils soient pragmatiques, rapides, et efficaces. Cameron roule à vive allure sans toutefois faire d'imprudence. Pour une fois, Naël admire sa conduite souple. Il ne respecte rien au code de la route - et ce n'est, en soit, rien de grave. Ils ont bien plus important à songer, et à faire.
Cela laisse très largement le temps au plus jeune de la fratrie de constater les dégâts de la ville, et de voir des horreurs. Il n'y a certes pas beaucoup de voitures sur la route (sans doute que les personnes à avoir pu s'enfuir sont rares - ou alors que celle-ci n'est juste pas assez fréquentée). En revanche, les dégâts sont nombreux si tant est que l'on prend le temps de regarder et de bien observer. Des traces - voire parfois des mares - de sang, des cadavres plus que tuméfiés, Naël a même vu une voiture retournée.

Assez vite (et c'est mieux pour Naël qui sent la nausée commencer à monter), il voit son frère ralentir puis entrer dans un garage qui vient de s'ouvrir - et qu'il referme aussitôt ou presque. En sortant de la voiture, Naël essaye de prendre une profonde inspiration. La voix de Cameron l'interrompt, et il ne sait pas bien comment réagir à ses propos. Le ramener sur Terre ou faire mine de rien ? Le plus rapide sera la seconde option, celle-là même pour laquelle il décide rapidement d'opter. « Très bonne question. » Réponse simple et surtout évasive.

Cameron part à toute vitesse à l'étage, et Naël lui laisse le temps de prendre ses affaires. De son côté, il se sert un verre d'eau, et en profite pour s'asperger le visage et tâcher de reprendre pleine possession de ses moyens. Vu l'état dans lequel Cameron semble être, il faut impérativement qu'il gère. Il n'a pas le choix. Quand Cameron redescend, c'est armé d'une simple valise, et pour se servir une bouteille de coca dans le frigo. « Je ne sais pas ce que tu entends par bonnes choses... » Va-t-il, à un moment, sortir de sa léthargie et se rendre compte de la réalité de leur situation ? Naël craint pour le contenu de sa valise, mais n'ose guère lui poser la question et essayer de regarder à l'intérieur...

Se postant à quelques pas de lui, l'air apparemment serein alors que c'est le tumulte dans sa tête. Non, il n'a pas fait cela toute sa vie. Bien au contraire.
« Est-ce que tu as des boîtes de conserve ? Des produits secs ? Une arme avec un peu de chance ? » Après tout, Cameron doit faire partie de cette catégorie d'américains... Non ?!
Heureusement, d'ailleurs, qu'il ne vit pas tout à fait en centre-ville. Naël n'ose le penser plus clairement, et encore moins le dire à voix haute - mais il doute fortement qu'ils puissent ensuite se rendre chez lui... Réintégrer New-York l'air de rien serait certainement du suicide. Ils doivent donc faire avec les moyens du bord, c'est-à-dire : les affaires de Cameron. Ce n'est pas gagné.


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