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LE TEMPS D'UN RP

L'amour, c'est de la physique, le mariage c'est de la chimie.

Houmous
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Houmous
Ven 16 Sep - 19:58

Misty
Roots

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, USA. Dans la vie, je suis ouvrière et étudiante et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis appelée et je le vis sans aucune idée de ce qui va m'arriver.
Le silence qui s’était installé entre eux naturellement après qu’ils aient convenu de leur plan d’action pesait sur les épaules de Misty. Elle était complètement en dehors de son élément avec ce gars issu d’un tout autre monde. Pour ce qu’elle en savait, il aurait pu venir d’Europe ou même de partout dans l’univers en cultivant une différence moins importante par rapport à elle. Un membre de l’élite, soupira-t-elle. Il avait fallu qu’elle se retrouve appariée à l’élite de la nation… Comment pouvait-elle faire face à cette situation autrement qu’en l’aidant à rompre le contrat ? Heureusement, il brisa le silence tel le membre productif de la société qu’il était. Elle lui sourit largement en réponse, l’une des seules choses qu’elle pouvait faire…

- Je dois rendre visite à mon petit frère, répondit-elle en hésitant à lui en dire plus. Je ne l’ai pas encore vu aujourd’hui et je me sens un peu coupable… Il a été pris en charge pour la énième fois l’autre jour et mon père n’a pas le temps d’aller le voir alors il n’a que moi, acheva-t-elle sans plus y réfléchir.

Le taxi se gara juste devant eux. Il n’y avait pas à dire, c’était un service véritablement royal et digne des gens du rang de Lewis. Elle se surprit même à être un peu déçu qu’un majordome n’en sorte pas pour déployer un long tapis rouge de satin sur lequel ils pourraient marcher. La pensée furtive l’amusa un peu et elle se laissa entrer après lui dans l’habitacle. L’intérieur en cuir digne d’un véhicule personnel de diplomate ne retira rien à son opinion ou à ses fantasmes sur les riches et la richesse. Une odeur de fleurs et de propreté, comme le matin à l’usine, emplissait tout l’intérieur, ce qu’elle remarqua facilement.

La voiture avançait à vive allure après que Lewis leur ait énoncé qu’ils étaient pressés d’arriver à destination et qu’il ne fallait pas trainer. Plusieurs fois le conducteur prenait des voies techniquement à accès restreints en dépassant les limitations de vitesse et aucun policier qu’ils ne croisaient ne semblaient enclin à y faire quoi que ce soit. C’était comme si les règles n’étaient pas complètement les mêmes selon à quel point on avait les moyens de payer. Peut-être que des flics plus audacieux les auraient arrêtés pour un pot-de-vin, songea-t-elle, mais elle n’en fut pas directement témoin.

Ils arrivèrent à l’hôpital en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. A vrai dire, elle ne pensait même pas que ce trajet pouvait, d’une manière ou d’une autre, être aussi rapide. Elle descendit du véhicule sans même s’inquiéter de savoir s’il la suivait. A vrai dire, elle n’avait même aucune idée de comment ce genre de services pouvait bien fonctionner. Fallait-il payer mensuellement pour tous les trajets qui avaient été réalisés selon un même compte, à la manière des ardoises qu’on pouvait avoir dans des bars, ou bien est-ce qu’il fallait donner une liasse ou deux de billets verts bien sentis ? Les lumières encore allumées de l’entrée des visiteurs la faisaient sautiller joyeusement. Peu importe le temps dont elle disposerait, elle savait qu’elle aurait au moins le plaisir de voir Sonny quelques instants. Elle pourrait lui raconter sa journée et, pour une fois, elle sauterait ses frasques interminables sur l’ennui à l’usine. Elle pourrait lui montrer la petite figurine de tyrannosaure qu’elle lui avait dégoté pour étendre un peu plus sa collection. Elle lui raconterait combien Lewis était un chic type dans le fond et qu’elle se sentait ne pas être tombée sur le pire gars qu’elle pouvait imaginer. Elle pourrait le rassurer, le cajoler et conjecturer avec lui sur l’avenir. Elle pourrait faire tant et tant de choses avec lui vu qu’elle avait obtenu le temps qu’il lui fallait pour cela. Et puis, le couperet s’abattit sans égard pour sa bonne humeur.

- Vous êtes une proche de Sonny Roots, demanda l’infirmière qui s’occupait pour le moment de l’accueil. Ah, eh bien ça tombe parfaitement ! Votre petit frère, risqua-t-elle sans savoir si elle avait mis dans le mille, est en soins intensifs pour le moment. Vous ne pouvez pas le voir mais vous pouvez régler la note pour les surcoûts de son parcours de soin ! Il y en a pour au moins, poursuivit-elle, sa voix se perdant dans un méandre grésillant que Misty n’entendait plus avec l’impact de la nouvelle.



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Sam 17 Sep - 21:42

Lewis
Harper

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, en Amérique. Dans la vie, je suis étudiant en biochimie et je m'en sors  heureusement très bien grâce à mes parents, notamment mon père.

Rationnel, doux mais un brin rêveur, Lewis pense être né au mauvais endroit, à la mauvaise époque. Il rêve et aspire à plus de libertés, celui de pouvoir faire ses propres choix dans une vie qui lui a toujours dicté le moindre chemin à prendre. Désormais passé la vingtaine, le voici propulsé vers un mariage inéluctable. Son énième prison, ou bien peut-être, la chance de pouvoir être enfin libre ?
Connaître les raisons qui la poussaient à aller à l'hôpital ne le regardait strictement pas. En vrai, il s'en moquait un peu. Il acquiesça cependant à l'explication de Misty. C'était pour son frère. Une famille qui avait encore eu la possibilité d'avoir deux enfants... Peut-être même plus ? Misty n'avait cependant pas parler de sa mère. Était-elle... absente ? Ou les avait-elle déjà quitté ? Puisqu'elle disait qu'en dehors de son père et elle, son frère n'avait personne.

Lewis se garda de poser la question. Il y avait sans doute des sujets qu'il fallait laisser venir d'eux-mêmes, si Misty en avait envie. De toute façon, il n'avait pas besoin d'en savoir plus... Elle finirait par disparaître tôt ou tard de sa vie, et même le plus tôt serait le mieux.

— Rassure-toi alors, tu pourras aller le voir, lui certifia Lewis.

Il s'était alors introduit dans le taxi à son arrivée, suivi par la jeune femme. Le silence était retombé entre eux sans que ça n'avait l'air de gêner cette dernière. Lewis n'essaya plus de combler ce vide, son regard se tournant vers la fenêtre et le paysage urbain qui défilait sous ses yeux. Grâce au conducteur et son bolide, les deux jeunes gens virent rapidement le bâtiment de l'hôpital se découper entre les logements plus modestes du coin. Il lorgna sur ces passants, dont certains pauvres.

Heureusement, le trajet ne fut pas long. Le véhicule s'immobilisa en face de l'hôpital et il n'en fallut pas plus pour la jeune femme sortir et se presser à son entrée.

— Merci, tenez, fit Lewis en tendant sa carte dorée au taximan.

Il ne fallut que quelques secondes pour que l'opération soit faite de manière électronique. Lewis s'extirpa de la voiture et rejoignit Misty à son aise, les mains dans les poches.

En s'approchant, il n'entendit qu'une partie des paroles de l'employée. Lewis fronça les sourcils, s'arrêtant à la hauteur de la blonde. La note des surcouts de son parcours de soin... C'était... Presque un peu trop beau pour être vrai. La famille Roots manquait-elle d'argent pour subvenir à tous les besoins de son frère ?

— Hé Misty, tenta-t-il de la héler doucement pour la ramener dans l'instant présent.

Visiblement, il lui avait manqué une information... Misty n'avait pas l'air dans son assiette, son expression, qui semblait presque joviale deux minutes auparavant, venait de se figer.

Sans réaction de la part de Misty, le jeune homme posa doucement sa main sur son bras.

— Misty ? Ça va ? Qu'est-ce qu'elle a dit ? Qu'est-ce qui se passe ?

Il se tourna vers le comptoir, dévisageant l'infirmière.

— Il y a eu un problème avec son frère ? demanda-t-il bien malgré lui.

Cela ne le concernait pas, mais si la jeune femme avait besoin d'un moment pour supporter un probable choc... Il ne pouvait pas rester les bras croisés. Il attendit la réponse de l'employée, sa main toujours sur le bras de Misty, pour prouver sa présence dans ce moment délicat.
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Houmous
Lun 19 Sep - 6:44

Misty
Roots

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, USA. Dans la vie, je suis ouvrière et étudiante et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis appelée et je le vis sans aucune idée de ce qui va m'arriver.
Le cœur de Misty s’était mis à battre de plus en plus fort. Elle percevait chaque battement dans ses oreilles à un point presque assourdissant. Une lame humide et glaciale trancha lentement son dos avant de laisser une chaleur la submerger. Elle aurait eu envie de vomir ou d’hurler tant elle était perdue dans des vagues de sentiments intenses et désagréables. Le coup de masse l’avait abattue instantanément et elle ne semblait pas en mesure d’en revenir d’elle-même… Pourquoi est-ce que tout se passait ainsi ? Elle était supposée voir Sonny et passer un bon moment, pas le voir commencer à disparaitre ! Elle avait commencé à s’y préparer mais elle n’aurait jamais cru que cela arriverait si vite. Les médecins lui avaient déjà dit quelque chose plusieurs fois sur son foie défaillant, sur le fait qu’il ne tiendrait pas encore très longtemps et qu’il fallait espérer une greffe avec le bon timing.

Elle sursauta au contact de Lewis qui posa sa main sur le creux de son coude. Elle allait et venait violemment entre ce qui se passait et ses angoisses grandissantes. Avec un sourire machinal, elle sortit de sa poche sa carte bleue. D’une main tremblotante, elle tendait le morceau de plastique bon marché à l’infirmière sans payer plus attention à ce qu’elle disait. Elle voulait juste courir au chevet de son frère qu’importe ce qu’elle pouvait avoir à dire sur des dialyses ou de la nutrition optimisée. Et puis, l’infirmière ajouta « De toutes manières, vous allez devoir régulièrement payer cette somme tant qu’il n’aura pas reçu de greffe. Son foie ne peut plus lui permettre de survivre sans les machines donc il ne quittera plus l’hôpital d’ici là. ». Elle remarquait ensuite la somme qui s’affichait sur le terminal. Il y en avait pour un mois et demi de travail à l’usine plus ou moins.

Il n’était pas temps de se morfondre et de rester bloquée dans son train de pensée alors Misty se dit simplement qu’elle ferait ce qu’il fallait. Elle pensa aussitôt à abandonner ses études pour prendre un deuxième job. Oui, ça irait ! Avec ce genre de choix, ils s’en sortiraient ! Elle ne s’imaginait pas une seule seconde s’écrouler et cesser de pouvoir porter sa famille. Leur père allait leur donner un coup de pouce aussi et puis… Et puis, l’infirmière ajouta que c’était le prix d’une semaine de traitement, sans sympathie aucune, en lui rendant la carte.

L’ambiance dans les couloirs d’un hôpital vers l’heure de fermeture avait quelque chose d’étrange. Des gens couraient en tous sens, que ce soit des membres du staff médical qui faisaient la relève et le tour médical ou des visiteurs qui partaient les larmes aux yeux. Les gens qui arrivaient comme Misty et Lewis, ils n’étaient pas souvent appréciés. Peu lui importait. Elle n’arrivait pas à dérailler son train de pensées depuis qu’elle avait appris qu’elle ne pourrait pas réussir d’elle-même à payer pour le traitement de son frère seule. Avec son crédit social, elle ne pourrait même pas obtenir un prêt de la banque pour l’aider à s’en sortir quelques temps… Elle remarqua n’avoir rien dit depuis quelques minutes au pauvre Lewis qui la suivait, peut-être sans savoir où se mettre. Elle avait honte, d’une certaine manière, parce qu’elle lui offrait à voir à quel point elle avait des soucis dès le jour de leur rencontre. Elle avait d’ailleurs entendu, d’elle ne savait plus qui, que les jeunes fiancés de l’Appel étaient souvent encouragés à passer le plus de temps ensemble pour apprendre à se connaitre. Elle eut un rire jaune à cette idée.

- Je suis vraiment désolée de t’avoir entrainé dans tout ça, commença-t-elle en se tournant vers lui. Je n’aurais jamais dû accepter que tu me conduises ici, ça fait un peu beaucoup pour moi en une seule fois…


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Mar 20 Sep - 12:27

Lewis
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J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, en Amérique. Dans la vie, je suis étudiant en biochimie et je m'en sors  heureusement très bien grâce à mes parents, notamment mon père.

Rationnel, doux mais un brin rêveur, Lewis pense être né au mauvais endroit, à la mauvaise époque. Il rêve et aspire à plus de libertés, celui de pouvoir faire ses propres choix dans une vie qui lui a toujours dicté le moindre chemin à prendre. Désormais passé la vingtaine, le voici propulsé vers un mariage inéluctable. Son énième prison, ou bien peut-être, la chance de pouvoir être enfin libre ?
Sans avoir l'aval de la jeune femme, l'infirmière se contenta d'ignorer la demande de Lewis. Exécrable, finalement, cette bonne femme. Le jeune homme prit sur lui, et se concentra sur l'état de la blonde qui semblait perdue et en proie à ses émotions. Cette dernière réussit tout de même à sortir sa carte de banque et à la donner à l'employée. Et enfin l'information tomba; greffe, foie, machine. Un pronostic qui lui sembla bien lourd... et coûteux. Très coûteux.

Lewis ne savait pas s'il pouvait s'en réjouir d'avoir trouver un possible moyen de pression ou s'il devait se montrer compatissant. Son côté humain le fit rester près de Misty, les traits soucieux et désolé. D'un autre côté, aussi honteux que cela soit, il ressentait une pointe de satisfaction dans ce malheur, même s'il se sentait un peu coupable d'avoir ce genre de pensées égoïstes.

Un peu maladroit et mal à l'aise, le garçon se contentait alors de suivre les quelques pas que faisait Misty de-ci de-là. Il comprenait très bien son émoi. L'hôpital n'avait jamais réjoui personne et était souvent synonyme de longues heures d'attente.

Les mains de nouveau dans les poches, il attendait un peu de savoir ce qu'il en serait pour la suite... Allaient-ils se quitter là-dessus ? Ou allaient-ils attendre ? Repartir ? Se raccompagner ? Il ne savait strictement pas quel comportement adopter. Il se pinçait les lèvres, puis quand Misty eut l'air de se souvenir de sa présence, il haussa les épaules.

— Ne t'en fais pas, c'est moi qui avait proposé...

Pour des mauvaises raisons, certes, admit-il intérieurement... Mais la pauvre n'y était pour rien pour l'évolution dramatique de la santé de son frère.

Lewis se pencha légèrement vers elle, pour chercher à capter le regard un peu fuyant de la jeune femme.

— C'est pas grave, d'accord ? Tu y es pour rien...

Vraiment... Elle n'aurait pas pu le prévoir. Et il ne lui en voudrait certainement pas pour ça. Il se tourna vers l'employée derrière le comptoir.

— Madame, il n'y a vraiment aucun moyen pour elle qu'elle puisse le voir aujourd'hui, même plus tard ? demanda-t-il, en désespoir de cause.

Il voulait savoir s'ils allaient encore attendre, ou bien partir si cela ne servait vraiment plus à rien.
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Houmous
Ven 23 Sep - 7:05

Misty
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J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, USA. Dans la vie, je suis ouvrière et étudiante et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis appelée et je le vis sans aucune idée de ce qui va m'arriver.
Misty ne parvenait que difficilement à maintenir les apparences. Lewis qui cherchait à la ragaillardir était certes très gentil mais elle ne parvenait pas à remonter la pente. La situation était trop raide et fraiche pour cela. L’infirmière continuait à lui asséner coup sur coup, presque dans une volonté perverse de la voir s’écrouler. Elle ne savait que faire et sentait la charge l’écraser et l’empêcher de respirer correctement. Un bourdonnement. Un bourdonnement se saisissait de ses tempes comme un million d’abeilles qui voudrait piller le nectar de ses cheveux. Elle ne se sentait pas bien et tout ce qu’elle pouvait faire, c’était d’encaisser aussi bravement qu’elle en était capable. Elle releva la tête et grimaça face à l’infirmière quand elle asséna le coup final de cette dramatique chute libre : « Non, bien sûr que non ! Le petit Sonny a besoin de repos, vous viendrez lui rendre visite dans quelques jours lorsqu’il sera en meilleure forme ! ».

Une fois dehors à marcher sans but, elle réalisait qu’elle s’était doutée que les choses se passeraient ainsi une fois que l’infirmière avait pris un air amusé… Le centre médical devait voir son lot de gens désespérés. C’était la seule manière qu’elle avait de justifier le comportement de l’institution à son égard. Elle finit par s’asseoir sur un rebord de trottoir sans avoir le cœur à retourner chez elle. Lewis était toujours là avec elle, toujours aussi mal à l’aise qu’auparavant. Il était bien meilleur avec elle qu’il ne l’avait été lors de leur premier contact. Ses aspects les plus frustres s’étaient mu en une douce compassion qui l’aidait à rester à flots.

Plusieurs fois l’idée qu’il pourrait payer sans soucis pour ce genre de soins l’assaillit. Elle ne pouvait pas lui demander quoi que ce soit, elle ne le devait pas et le savait mais cette pensée l’habita quelques temps tout de même. Elle soupira à nouveau avant de se frotter le visage avec ses paumes pour en frictionner la tristesse et la chasser. Une fois qu’elle en eu fini, c’était étrangement comme si de rien n’était. Seuls la trahissaient ses yeux fatigués. On y lisait l’immense lassitude de ne pas voir d’avancées dans son existence et seulement plus de problème et de défis à relever. Oui, il y avait toujours plus à faire pour elle et elle n’avait jamais l’occasion de reprendre son souffle. Ainsi allait la vie pour les Invisibles, le plus souvent.

- Ecoute : merci beaucoup d’être venu avec moi, fit-elle dans une grande sincérité. Ca signifie beaucoup à mes yeux. Vraiment… Si tu veux qu’on discute avec tes parents de la situation et de notre mariage, on pourra quand tu voudras, admit-elle, s’étant faite à l’idée que de toutes manières rien ne tournerait en sa faveur dans cette histoire. Pour ce soir, je vais juste te demander un répit si ça ne te dérange pas…

Elle se sentait honteuse de devoir lui en demander plus alors qu’elle en avait déjà tant obtenu. Elle n’était pas réellement habituée à croiser des gens qui avaient autant de moyens que lui… Ca semblait même irréel à ses yeux. Comment quelqu’un pouvait-il avoir autant de liberté à son âge ? Si le cœur lui en disait, elle était même certaine qu’il aurait pu quitter le pays pour quelques temps et s’extraire de toute la situation. Elle n’avait pas ce genre de possibilités et le jalousait un peu pour ça… Pourtant, elle ne sentait pas la volonté de lui ôter quoi que ce soit. C’était un peu comme il le lui avait dit. Il n'avait ni choisi de naitre dans cette famille, ni choisi d’être appelé pour le Programme. Elle contemplait l’idée, avec une certaine ironie, qu’il était peut-être même plus figé dans ses positions qu’elle ne l’était. Il avait tant à perdre à faire de mauvais choix et à ne pas se plier au système. C’en était réellement absurde…

Elle se releva et le prit dans ses bras avec naturel. C’était la seule manière qu’elle avait de le remercier pour le moment mais elle souhaitait tout de même allier le geste à la parole. Elle laissa cette étreinte durer un court instant avant de le relâcher. Le quittant, elle regardait au sol, frappée d’une certaine curiosité quant à son parfum. Elle lui offrit le plus beau sourire qu’elle pouvait avant de tourner les talons sans un mot de plus.


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Ven 23 Sep - 18:32

Lewis
Harper

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, en Amérique. Dans la vie, je suis étudiant en biochimie et je m'en sors  heureusement très bien grâce à mes parents, notamment mon père.

Rationnel, doux mais un brin rêveur, Lewis pense être né au mauvais endroit, à la mauvaise époque. Il rêve et aspire à plus de libertés, celui de pouvoir faire ses propres choix dans une vie qui lui a toujours dicté le moindre chemin à prendre. Désormais passé la vingtaine, le voici propulsé vers un mariage inéluctable. Son énième prison, ou bien peut-être, la chance de pouvoir être enfin libre ?
Lewis comprit sans peine que la réponse à sa question devait être autant douloureuse pour Misty que les autres nouvelles. Finalement, il n'était pas à plaindre, lui qui imaginait vivre une mauvaise journée, il y avait bien pire.

Sans même dire au revoir, les deux jeunes gens étaient sortis du bâtiment. Lewis suivit la tatouée un petit moment. C'était normalement l'instant parfait où il aurait pu lui proposer de venir chez lui, voir sa mère et discuter de comment rompre ces fameuses fiançailles. Mais peut-être que... cela pouvait bien attendre demain. Ou un autre jour, n'est-ce pas ? Ils n'étaient pas à une journée près ? Bien que... Le mariage se profilait très rapidement. S'ils voulaient vraiment l'éviter, ils devaient se décider tout aussi vite.

Pour autant, le jeune garçon resta muet. Il imita Misty en s'asseyant à côté d'elle. Son regardait fixait le bitume à leurs pieds. La mélancolie de la blonde le submergea doucement aussi, mais sûrement, le plongeant plus loin dans ses pensées et son mutisme. Dans un certain sens, il se sentait tout aussi perdu et piégé qu'elle. Il ne savait pas ce qu'il voulait, ce qu'il attendait même de cette pénible vie. Si la vie de Misty semblait lui offrir plus de choix, elle ne lui laissait guère la possibilité de profiter autant qu'il ne le pouvait. Ils ne faisaient jamais que choisir entre la peste et le choléra... Une vie bien rangée pour de l'argent et l'opulence ou alors, la liberté et la course contre la montre pour payer ses factures toujours plus nombreuses. Dans ce sens, il ne savait pas s'il préférait : ne pas avoir de choix mais ne manquer de rien, ou avoir la possibilité de décider mais ne pas savoir profiter de tout par manque de moyens... Et ne pas pouvoir aider ses amis ou sa famille car les soins étaient impayables.
Quel cruel dilemme.

Lewis se pinça les lèvres. Il inspira profondément, tournant la tête vers Misty qui venait de prendre la parole.

— C'est rien... Vraiment. J'espère que... ça va s'arranger pour ton frère. J'ai été désolé d'apprendre ça.

Même si cela ferait certainement une bonne affaire pour sa famille. Mais là, soudainement, il s'en foutait un peu. Il sentait l'accablement de la jeune femme lui retomber dessus comme s'il s'agissait de son propre reflet dans un miroir.

Il savait qu'au départ, il voulait juste la ramener chez lui pour tirer cette histoire au clair, rien d'autre ne comptait. Mais là, il avait un peu changé d'état d'esprit. Il y avait des choses plus graves que son mariage arrangé, comme la vie de son frère pendue à un fil.

— Je comprends, t'inquiètes pas...

Son soupir lui fit baisser les épaules, se sentant totalement impuissant. Il ne la connaissait pas assez bien pour dire qu'il ferait de son mieux pour l'aider. Lewis ne savait d'ailleurs même pas si leur mariage aurait réellement lieu, sans avoir cette fameuse discussion avec sa mère et son père...

Misty se releva. Les prunelles du garçon la suivirent en levant le menton. Il décida alors de l'imiter une nouvelle fois et passa ses mains à l'arrière de son pantalon pour enlever la possible crasse de ses vêtements. Jusqu'à... recevoir une accolade de la jeune femme. D'abord un peu étonné et confus, il garda ses bras en suspens dans l'air, puis, finalement, il posa ses mains dans son dos et lui rendit sa timide étreinte. Ses lèvres affichèrent un sourire mitigé, ou plutôt compatissant.

Elle compta partir, lui tournant le dos. Il se sentait bien minable de devoir la laisser seule là, retourner dans ce quartier plus désolé.

— Tu vas rentrer chez toi, j'imagine ? Il y en a pour longtemps ?

Il tourna la tête vers l'abri bus. Si elle avait l'habitude de venir jusqu'ici, il devait bien y avoir des transports en commun qui l'amèneraient facilement jusque chez elle... et il pourrait... la raccompagner. Quitte à retourner en taxi chez lui après s'il fallait vraiment.
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Mer 28 Sep - 6:44

Misty
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J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, USA. Dans la vie, je suis ouvrière et étudiante et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis appelée et je le vis sans aucune idée de ce qui va m'arriver.
Elle sursauta un peu. Elle était déjà en train de se replonger dans ses pensées quand il s’adressa à elle. Pourquoi voulait-il tant que ça la suivre ? Avait-il peur qu’il lui arrive quelque chose ? Elle ne le comprenait pas vraiment. Il avait d’abord été agressif, l’avait suivie sans avoir quoi que ce soit à redire et maintenant, il avait l’air d’en vouloir plus. C’était plus qu’étrange… La prenait-il en pitié en voyant de quoi était fait son quotidien ? Ou bien avait-il la curiosité perverse qui menaient parfois des gens de son rang à venir traiter les quartiers comme des safaris ?

- Hum… C’est gentil mais je pense que je vais rentrer à pied. Je connais bien le quartier et j’imagine que ça me détendra un peu, soupira-t-elle finalement, sans réelle conviction. J’imagine que tu as d’autres choses à faire, honnêtement, alors ne te sens pas obligé de me raccompagner…

Dans le fond, elle avait du mal à s’avouer que c’était quelque chose de touchant de le voir s’intéresser à elle. Ce n’était pas la première fois qu’un garçon voulait la protéger et prendre soin d’elle. Malheureusement, avec son caractère farouchement libertaire et indépendant, c’était bien le premier qui avait ses chances de rester à ses côtés. Elle refit un pas dans sa direction, un peu malgré elle. Il était vraiment mignon mais ce n’était pas vraiment le moment d’avoir ce genre d’idées en tête. Elle tenta donc de faire abstraction de ces sentiments complexes qui lui venaient par vague.

- Tu sais, ta mère doit s’inquiéter pour toi, ajouta-t-elle, pour couper court à cette négociation. Elle m’en voudrait surement si elle apprenait que je t’avais trainé avec moi dans les quartiers des Invisibles… Il y a eu tellement de problèmes par ici que ça ne serait pas très malin pour quelqu’un comme toi d’y mettre les pieds…

La pauvreté entraine toujours son lot de problèmes. Dans le coin de Lawncrest, c’était la blanche, et vers Lawndale, c’était le crack. Les gens se débrouillaient et des dealers faisaient la loi dans leur bloc. C’était une autre forme de hiérarchie, un peu plus insidieuse que celle de l’Etat, quoi que… Avec la fin des castes, ce genre de trafics avaient dû évoluer. Il y en avait eu, bien sûr, qui s’étaient effondrés parce qu’ils n’avaient pas su s’adapter à la situation. La police parlait de ces prises avec plaisir et se vantaient que Philadelphie n’avait jamais été aussi bien famée de toute son histoire et que le changement de modèle économique et social avait été un coup de génie. Mais les gens qui y vivaient réellement, pas dans des quartiers fermés et protégés du reste du monde, savaient que rien n’avait changé réellement. Le business allait toujours bon train et les descentes se faisaient encore. Les gangs s’entretuaient régulièrement, entassant les rues de victimes variablement innocentes.

Misty se voyait vraiment mal mener Lewis dans tout ça. Elle se figurait qu’elle serait tenue pour responsable, d’une manière ou d’une autre, s’il lui arrivait quoi que ce soit. C’était l’évidence même : une Invisible qui se débrouille pour faire abattre son Apparié en le trainant dans sa No Man’s Land. Elle voyait déjà les gros titres dans les journaux… Peu importe si c’était vrai ou non, c’était le genre d’histoire qui feraient couler l’encre un moment. Elle ne voulait pas avoir ce genre de problèmes alors elle lui fit un nouveau sourire.

- Tu es vraiment très sympa en fait, Lewis… Tu t’inquiètes pour moi ? N’y penses pas trop : j’ai survécu ici pendant pas mal de temps jusqu’ici alors s’il devait m’être arrivé quelque chose, ça aurait déjà eu lieu, déclara-t-elle, avec le peu de résolution qu’il pouvait lui rester. Rentre chez toi, je t’enverrai un message quand je serai rentrée, ça ira.


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maioral
Mar 4 Oct - 22:00

Lewis
Harper

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, en Amérique. Dans la vie, je suis étudiant en biochimie et je m'en sors  heureusement très bien grâce à mes parents, notamment mon père.

Rationnel, doux mais un brin rêveur, Lewis pense être né au mauvais endroit, à la mauvaise époque. Il rêve et aspire à plus de libertés, celui de pouvoir faire ses propres choix dans une vie qui lui a toujours dicté le moindre chemin à prendre. Désormais passé la vingtaine, le voici propulsé vers un mariage inéluctable. Son énième prison, ou bien peut-être, la chance de pouvoir être enfin libre ?

fc. Julio Peña Fernández
Lewis aurait dû se douter des désirs de la jeune femme. Après une telle nouvelle, il était normal qu'elle ait envie de rester seule pour digérer sa déception et ses inquiétudes. Elle lui avait fait gentiment remarqué qu'il avait certainement mieux à faire que la raccompagner. Elle le rejetait d'une certaine façon, poliment, mais son message était clair.

Le jeune homme fit légèrement la moue, haussant les épaules. Que Misty parle de sa mère n'était pas la plus brillante des idées, car cela lui rappelait qu'ils étaient finalement attendus chez lui, à la base. Mme Harper n'allait pas être contente et il imaginait déjà bien sa remarque "Quoi ? Le premier jour et tu ne sais déjà pas te faire entendre?".

— Je pense qu'elle t'en voudrait certainement plus de ne pas venir que de m'avoir traîné ici, avoua-t-il avec le regard fuyant.

Une fois encore, il ne se sentit pas beaucoup plus impacté par les risques qu'il encourrait dans ces quartiers. Après tout, si Misty y avait survécu si longtemps, pourquoi n'en serait-il pas de même pour lui ? Mais il aurait peut-être changé d'avis en voyant ce qu'il y traînait comme personnes et comme réseaux illégaux. Il était habitué aux quelques dealers dans l'abord de sa fac ou bien même en soirée, il n'en avait pas peur. Mais les gens du coi étaient sans doute différents, plus sournois, plus dangereux...

L'expression de Lewis, un peu froncée, s'adoucit immédiatement quand elle s'imagina qu'il s'inquiétait pour elle. Qu'elle s'imagine ça... Oui, valait peut-être mieux. Mieux que de penser qu'il avait cette autre raison derrière la tête. Faire annuler ce mariage. Trouver un moyen de ne pas être lié à elle à jamais.

Il se racla la gorge, momentanément à court d'arguments.

— Hum... Tu n'as pas encore mon numéro, que je sache...

Lewis avait effectivement le sien noté quelque part sur le dos d'une feuille qu'il avait remis dans son sac à dos, il lui aurait fallu chercher un peu pour le retrouver. Le garçon se contenta de sortir son téléphone et trouver le numéro de contact qu'il avait enregistré à son propre nom pour le montrer plus facilement aux autres. Il tendit alors son portable à la jeune femme, pour qu'elle puisse éventuellement le retranscrire sur le sien. Et lorsque cela fut fait, il lui proposa d'écrire le sien directement dessus d'un regard assez évocateur vers l'objet qu'il continuait de lui tendre.

— Rajoute ton numéro directement dessus aussi...


Il ravala sa salive, tout en la regardant faire d'un oeil curieux.

— Tu sais... Si tu as besoin de te changer les idées, changer d'air... Ou même si tu as tout simplement besoin d'aide, genre... pour n'importe quoi, n'hésite pas. La porte est grande ouverte chez nous.

Pure mensonge. Sa mère ne l'accueillerait certainement pas aussi bien, mais si cela pouvait l'aider à la convaincre de venir, maintenant ou plus tard, c'était déjà ça de pris.

Lewis soupira et se pinça les lèvres dans une moue un peu hésitante. Et maintenant, que faire ? Juste partir ? Lui dire au revoir et tourner les talons ? Ou... devait-il faire plus ? Il se gratta la tête, détournant un peu le regard.
Houmous
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HOUMOUS
Houmous
Mer 19 Oct - 13:20

Misty
Roots

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, USA. Dans la vie, je suis ouvrière et étudiante et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis appelée et je le vis sans aucune idée de ce qui va m'arriver.
Misty le salua simplement une fois qu’ils eurent fini de discuter et d’échanger leurs numéros. Elle était contente de lui avoir trouvé des côtés plus doux et abordables que ce qu’il avait montré au premier abord. Malgré tout ce que cette rencontre sous-entendait pour l’avenir, elle ne pouvait s’empêcher de se concentrer sans cesse sur son frère. Elle n’avait aucune idée de comment elle allait bien pouvoir gérer ce problème ni ce qu’elle ferait si elle n’y parvenait pas. Non, en fait, elle ne pensait même pas que tout ce qu’elle faisait pouvait échouer. Elle n’avait aucunement envie de s’imaginer cet échec-là. Tout le reste lui conviendrait, mais pas ça.

 
Elle parcourut lentement les rues à essayer d’élaborer ses plans pour les jours à venir. La mère de Lewis attendrait certainement peu avant de le faire revenir à la charge. Il viendrait la voir pour essayer de trouver une solution pour éviter le mariage. Elle se rendait bien compte de ce que cela voulait dire : elle devrait fuir ou disparaitre d’une manière ou d’une autre. A vrai dire, ça lui faisait des frissons dans le dos. Des gens aussi riches qu’eux auraient certainement plus d’un moyen de la faire chanter pour qu’elle se plie à leurs exigences. Si l’issue des négociations ne les satisfaisait pas, ils auraient probablement recours à la menace ou à l’intimidation. Pourtant, en repensant à Lewis, ça lui semblait complètement exclu et improbable…
 
Durant son trajet, elle n’avait pas le cœur à prendre des photos. Sa page insta devait avoir perdu la majorité de ses abonnés depuis le temps, ou bien l’algorithme la renverrait à la case départ. L’un dans l’autre, ça ne valait même plus la peine qu’elle se donne du mal. Elle n’avait plus besoin d’arpenter les rues pour essayer d’y trouver un nouveau tag, une nouvelle scène de vie touchante ou tout autre fait qui justifierait de la regarder et la liker. Elle soupira en tirant son téléphone pour regarder l’heure. 20h40 déjà… La nuit avait commencé à tomber et des gens plus que peu fréquentables empliraient les rues sous peu. Les familles étaient déjà rentrées dans leur salon, calfeutrées de la violence des gangs. Elle remarqua également avoir plusieurs messages de ses collocs qui commençaient à s’inquiéter. Elle soupira un peu et tapa un court message pour indiquer qu’elle arriverait bientôt.
 
Dans son salon à elle, il n’y avait rien d’autre que des gens qui avaient été menés ici par la fatalité. Personne n’avait choisi de vivre dans ce foutu quartier, c’était l’obligation et d’autres forces intangibles qui les y avaient poussés. Dans ces vies où la nécessité faisait loi, ils apprenaient toutefois à compter et s’appuyer les uns sur les autres. Ce n’était pas réellement une famille, certes, mais quand elle s’assit dans le canapé en se laissant y tomber, c’était une évidence que c’était sa maison, son chez elle. Marina, une des autres occupantes du petit appartement, lui apporta un mug de soupe réchauffée au micro-ondes. Elles se sourirent un peu et Misty en tira la chaleur du foyer.
 
Le lendemain, elle se décida à se lever et à prendre son téléphone. Contrairement à l’habitude, elle n’avait pas trainé des pieds et s’était rapidement préparée. Elle composa le numéro de Lewis pour pouvoir le contacter avant de faire quoi que ce soit. Il était encore tôt et peut-être dormait-il encore mais il fallait tout de même qu’elle mette un terme à cette histoire avant toute chose. Si elle en était débarrassée, elle trouverait de quoi s’en sortir pour son frère. Elle était persuadée que si elle continuait à gérer les problèmes qui s’accumulaient, ils finiraient par disparaitre d’eux-mêmes. Son cœur tambourinait dans sa poitrine alors que les sonneries se succédaient jusqu’à temps qu’elles ne cessent complètement.
 
- Salut Lewis ! Désolée de te réveiller. Tu veux que je passe quand pour discuter avec ta mère de notre mariage ? demanda-t-elle simplement, comme la condamnée qui fait face au peloton sans détourner le regard.


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maioral
Jeu 10 Nov - 15:15

Lewis
Harper

J'ai 20 ans et je vis à Philadelphie, en Amérique. Dans la vie, je suis étudiant en biochimie et je m'en sors  heureusement très bien grâce à mes parents, notamment mon père.

Rationnel, doux mais un brin rêveur, Lewis pense être né au mauvais endroit, à la mauvaise époque. Il rêve et aspire à plus de libertés, celui de pouvoir faire ses propres choix dans une vie qui lui a toujours dicté le moindre chemin à prendre. Désormais passé la vingtaine, le voici propulsé vers un mariage inéluctable. Son énième prison, ou bien peut-être, la chance de pouvoir être enfin libre ?

fc. Julio Peña Fernández

— Mec, y a ton téléphone qui sonne, me fit remarquer un pote.

Les paupières lourdes, je soupirai tout en me retournant sur le canapé. J'ouvris lentement les yeux, fronçant les sourcils à cause de la lumière qui s'infiltrait à travers les rideaux du salon. Je me souvenais avoir fait la fête avec mes amis, après cette désastreuse nouvelle hier soir. Boire et sortir pour oublier. Avec de la chance, ce n'était qu'un mauvais rêve.

Jake me balança le cell sur mon torse. Je grognai et le prit dans mes mains alors qu'il vibrait toujours. Mon coeur rata un battement en voyant le nom affiché sur l'écran. Misty.

— Allô ? dis-je en prenant l'appel.

Je me redressai sur le sofa. Soudain, je n'avais plus sommeil du tout. Et je remarquais bien que mon problème hier était réel. J'allais devoir me marier. Avec une inconnue. Et pauvre de surcroît. Mon regard détaillait la pièce autour de moi. Jake était couché sur un matelas d'infortune à côté du canapé, et un autre ami recroquevillé sur un fauteuil non loin, la tête tirée en arrière, la bouche ouverte. Nous étions des déchets après cette soirée de beuverie. Mais la voix de la blonde au bout du fil m'avait immédiatement déssoûlé. J'espérais seulement qu'elle n'évoquerait pas le sujet de manière trop évidente alors que mes amis pourraient l'entendre.

— C'est pas grave, dis-je alors qu'elle s'excusait.

Je me levais, furetant dans le salon pour retrouver mon jeans et un pull. Au bout d'un moment, j'attrapai le coussin que j'avais gardé pour dormir et je l'avais fait tomber sur le visage de Jake, comme en représailles de m'avoir lancé mon téléphone juste avant. Ce dernier grogna et se rassit sur son séant avec une mine courroucée.

— Euh ouais... Mais on peut venir te chercher avec un pote, continuai-je au téléphone.

Jake me fit de gros yeux en entendant ma conversation. Je le vis protester en secouant les bras comme un naufragé. D'un geste de la tête, je le suppliais d'accepter.

— Donne-moi l'adresse où on doit venir te rechercher par sms, et on s'y retrouve dans une demi-heure.

Mon pote murmura mon nom avec un ton exaspéré, alors qu'ainsi pris au pied du mur, je ne lui laissais guère le choix de m'aider.

Je posais ma main sur le téléphone dans l'espoir que Misty ne m'entende pas de l'autre côté et j'articulai :

— Je te revaudrais ça, promis.

Il soupira en gonflant ses joues. Le tour était joué. Je savais que je pouvais compter sur lui.
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