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LE TEMPS D'UN RP

Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas le Roi Arthur, tu es toi-même. [ft. Renard]

Cheval de Troie
Messages : 1381
Date d'inscription : 08/02/2020
Région : PACA
Crédits : Bazzart

Univers fétiche : Réel - Disney - Fantasy - Surnaturel - Mythologie
Préférence de jeu : Femme
Totally Spies
https://www.letempsdunrp.com/t3582-ton-amie-c-est-moi-je-suis-ton-amie
Cheval de Troie
Mar 9 Aoû - 14:11
Le contexte du RP
Légende Arthurienne

La situation
La vengeance est une maladie qui corrompt et noircit le cœur et l'âme des gens. Elle se nourrit de leur souffrance et devient une obsession, une raison d'être et d'exister. Elle parvient à faire oublier, à ceux qui dépendent d'elle, qu'il peut y avoir différentes façons de combattre notre chagrin ou d'aller de l'avant. Elle va jusqu'à hanter nos rêves pour qu'on ne soit jamais débarrassé d'elle, elle veille à toujours rester dans un coin de notre tête et de notre cœur pour que jamais, on oublie. C'est ce qu'elle préfère le plus chez nous, notre faculté à ourdir une vengeance pendant des décennies s'il le faut ! Et plus la vengeance sera longue à préparer, plus elle promet d'être cinglante !
La terrible Baba Yaga est consumée par la vengeance et par le chagrin, c'est ce qui l'a conduit sur ce chemin sombre et ténébreux. Avec elle, elle entraine son fils prodige et sa fille adoptive. Tous les deux ne sont que des pions dans cette machination et chacun a un rôle précis à jouer. Morgane doit être celle qui réussira à les faire entrer dans la cité et Mordred celui qui donnera le coup fatal. Tout doit se passer exactement comme prévu, car ni l'un ni l'autre ne voudrait être la prochaine de ce fléau, de cette sorcière cruelle et sanguinaire qui tue sans pitié depuis maintenant plus d'un siècle... Le plan est lancé et elle ne tolérera aucun échec.

Contexte provenant de la parfaite communion entre l'imagination de Cheval de Troie et Renard.
Cheval de Troie
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Cheval de Troie
Mar 9 Aoû - 16:57

Morgane Yagaroff
J'ai 19 ans et je vis à Dagmar, Angleterre. Dans la vie, je suis une jeune sorcière et je m'en sors si bien que j'ai été chargée d'une mission de la plus grande importance. Sinon, à cause d'une éducation stricte et rigoureuse, mais également car je ne suis pas le genre de fille à m'intéresser à cela, je suis célibataire et je le vis plutôt bien car le seul amour que je n'ai jamais connu me vient de ma mère et de mon frère.


Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas le Roi Arthur, tu es toi-même. [ft. Renard] Eb76ceec778c03e10bf1ed63bbac3d5e

Sarcastique- Blasée - Froide - Puissante - Susceptible - Autonome - Nocturne - Esprit libre - Peu bavarde - Loyale - Juste - Reconnaissante - Téméraire - Têtue - Solitaire

Mon premier amour :
Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas le Roi Arthur, tu es toi-même. [ft. Renard] Tumblr_n1xukv9L7D1qlxvxuo1_500

Morgane a été élevée par Baba, elle est un peu plus jeune que Mordred. Morgane aime sa mère adoptive comme si elle était sa propre mère, elle lui est reconnaissante de l'avoir recueillie et élevée et d'avoir fait d'elle la sorcière puissante qu'elle est aujourd'hui. Quant à Mordred, il est son grand frère, son modèle, son protecteur. Elle ne lui dit pas, ou ne lui montre pas, car dans leur famille, ils ne sont pas du genre à se faire de longues accolades pleines d'amour. Le fait de ne pas s'entretuer dans la nuit et leur façon de se montrer qu'ils s'aiment. Néanmoins, Mordred a toujours été là, il la rattrapait quand elle tombait, il soignait ses bobos, il lui a appris à ne pas avoir peur des monstres dans le noir...
Oui, pour Morgane, sa famille, c'est tout ce qu'elle a, tout ce qu'il lui reste, aussi, si elle ne doit être qu'un pion dans les desseins de sa mère et son frère, alors soit. Elle s'en fiche. Tout ce qui compte, c'est que sa famille reste unie.

Mon véritable amour :
Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas le Roi Arthur, tu es toi-même. [ft. Renard] Tom-hardy-james-keziah-delaney


"Des oranges, qui veut mes oranges ? Elles sont bonnes et juteuses !"
"Du poisson frais ! Nos meilleurs pêcheurs viennent tous juste de nous les ramener ! N'hésitez pas messieurs dames !"

Alors que j'ondule comme une ombre à travers les étales et les paysans, je me souviens pourquoi je n'ai jamais aimé les gens... Je n'aime pas me sentir étouffée et que des inconnus me touchent et me bousculent. Les villageois hurlent à tout va pour essayer d'appâter des étrangers dans le but de leur vendre leurs marchandises bas de gamme à des prix exubérants et je suis sans cesse obligée de tout faire pour les éviter. Vu du ciel, je dois ressembler à une personne étrange, allergique aux autres...

"Hop, excusez-moi ma petite dame !"
"Attention devant."
"Hop, attention !"

Droite, gauche, je dois même me baisser parfois ! Décidément, je ne savais pas qu'il y avait autant de vie à Camelot. Il est pourtant encore tôt, sans doute huit ou neuf heures du matin, et pourtant toute la ville est en effervescence ! Le marché bat son plein et les femmes viennent déjà y dépenser l'argent de leurs maris durement gagné.

"Dire que pendant qu'on meurt de faim, la reine s'autorise des balades en carrosse. Et celui de la famille royale en plus, cette garce ne manque pas de culot !"
"Il parait que le roi ne lui refuse absolument rien !"
"Sorcière que je vous dis ! Elle a surement ensorcelé le roi pour le dépouiller de toute sa fortune !"
"D'ici l'arrivée de l'hiver, on sera sûrement tous mort de faim !"
"Si on ne finit pas ruinés sous les taxes !"
"Est-ce que vous pensez que nous vivons à l'aube d'une révolution ?"
"Et pourquoi pas ? J'ai entendu dire qu'en France aussi, flotte dans l'air des envies de révolte..."
"Dieu du ciel.... Doit-on nous attendre à une guerre en interne."
"Je n'en sais fichtrement rien, mais en tout cas, ça sera toujours mieux que de vivre sous le joug de madame la duchesse et son toutou de mari."

Et bien, le roi et sa reine ne sont pas des plus appréciés à ce qu'on dirait. Mettre en place la vengeance de ma mère sera encore plus facile que je ne l'avais imaginé. J'ai déjà fait le plus dur, je me suis introduite dans la cité. Maintenant, il faut que j'arrive à atteindre le château.

"Oh là, ma jolie, regarde un peu où tu vas !"

J'entends une grosse voix rauque dans mon dos suivi d'un bruit de verre brisé.

"Regarde ce que tu as fait, idiote ! J'espère que tu as de quoi me payer ce que tu viens de casser ?!"

Prise par la surprise, je reste un instant tétanisée devant cet homme patibulaire et sale qui se dresse devant moi. Je porte une robe noire et une cape tout aussi noire, mais quand il m'attrape le bras pour m'empêcher de m'enfuir, sa force est si surprenante qu'il me soulève presque les pieds du sol !

"Lâchez moi."

Lui dis-je calmement. Je ne supporte pas qu'on me touche et cette raclure va l'apprendre à ses dépens. Je suis prête à lui faire regretter d'être venu au monde, quand je finis par entendre un croassement au-dessus de ma tête. C'est Diaval qui me rappelle que je n'ai pas le droit de faire usage de la magie devant des gens. L'oiseau finit par se poser sur le toit d'un étalage de marchand non loin de moi. Il surveille la scène pour savoir s'il doit intervenir.

"Je te repose la question, est-ce que tu as de quoi me payer ?!"

Tout se passe vite, l'homme me secoue et je réfléchis à comment me sortir de cette situation. Les paysans commencent à se réunir autour de nous et à murmurer dans mon dos des choses du style : "Vous la connaissez ?", "Non, elle ne me dit rien ?", "En tout cas, Hector ne va pas la lâcher, connaissant ce bougre, il va lui demander bien plus que de l'argent !", "Oh oui, elle n'est pas près de s'en sortir aussi facilement la petiote."

Par la lune sacrée ! Je ne peux pas foirer ma première mission le tout premier jour ! Avec mon accoutrement, pas étonnant que personne ne me vienne en aide, en plus d'être une étrangère, je n'inspire pas confiance ! Personne ne va se préoccuper de mon sort et je n'ai pas d'argent pour payer. Je ne peux pas non plus utiliser la magie sans quoi je finirais sur un bucher sur la place publique. Si Diaval me vient en aide, je serai quand même suspectée et accusée de sorcellerie. Bon sang !

"Bien, puisque tu as donné ta langue au chat, on va aller discuter de tout ça ailleurs !"

Et il commence à me tirer dans la rue. La foule autour de nous s'écarte pour le laisser passer, comme si tout le monde était d'accord avec le traitement qu'il voulait me faire subir.

"Tu vas voir ma jolie, je vais bien m'amuser avec toi..."

Me lança-t-il avec un air lubrique et dégoutant. Je dus me mordre la langue au sang pour me retenir de lui arracher la tête… mais je préfère attendre d'être à l'abri des regards indiscrets.
Je marche calmement derrière lui jusqu'à ce qu'une voix derrière nous se fasse entendre, suivis du claquement de fer à cheval sur le parvis.

"Hector, qui est cette jeune femme que tu tiens et que lui reproches-tu ?"

Le marchand se retourne puis quand il voit le visage de son interlocuteur, il se décompose et me relâche sur le champ. Je fronce les sourcils en me demandant qui pouvait bien être ce chevalier pour intimer autant de crainte chez un homme si costaud...

"Oh, seigneur Gauvin, ce n'est qu'une paysanne qui a brisé un objet précieux de mon étalage et n'a pas de quoi me le rembourser..."

Le chevalier Gauvin arque un sourcil et dévisage le marchand avant de me regarder lentement des pieds à la tête.

"Et je suppose que tu t'attendais à ce que cette jeune femme te fasse don de ses charmes en échange de ta babiole ?!"
"Et bien...C...C'est-à-dire que..."
"Il suffit ! Si tu vendais quoi que ce soit digne d'être remboursé, tu ne sentirais pas le crottin de cheval, aussi, ne t'avise plus d'essayer de piéger des jeunes filles naïves et perdues pour satisfaire tes péchés !"
"Bien, seigneur."

Il cambra son énorme bedaine en avant en signe de respect pour le chevalier avant de s'en aller. Pour ma part, je n'avais pas fait un pas, je n'avais pas manqué un seul mot de cet échange intéressant. Je me trouve donc en présence du Seigneur Gauvin, qui doit surement être un chevalier de la Table Ronde. Quelle bonne surprise, je n'ai plus qu'à le suivre pour entrer dans le palais et me rapprocher un peu plus d'Arthur !

"Qui êtes-vous, charmante créature ? Je ne crois pas avoir déjà eu le plaisir de poser mes yeux sur votre charmant minois ?!"

Mon visage reste impassible, je ne suis pas du genre à fondre comme glace au soleil, bien au contraire. Et la drague de comptoir n'est pas la raison de ma présence.

"Je m'appelle Morgane, je viens d'un village aux frontières de Cornouille."

J'avais appris mon rôle sur le bout des doigts jusqu'au prénom de mon premier chien. Je ne pouvais qu'être convaincante.

"Tiens donc. Ça en fait de la marche pour une jeune femme seule et si menue."
"Je n'étais point seule, messire, j'étais avec mon père qui voulait être forgeron du roi, mais.... il est mort durant le voyage, emporté par la maladie."

Je baisse la tête pour mimer le chagrin. C'est un sentiment que je ne connais pas.... et il n'est pas le seul, il y a beaucoup de sentiments qui me sont inconnus, soit parce que je n'avais pas le droit de les ressentir, soit parce que je n'en ai jamais eu l'occasion. Le chagrin en fait partie.
Caché par les plis de ma cape, j'espère que mon visage a l'air empli de souffrance.

"Oh, vous m'en voyez navré… Sachez que... je compatis."

Je sens que le chevalier est profondément sincère, j'en viens à me demander s'il n'aurait pas perdu son père lui aussi ? Quelle drôle de sensation de... se préoccuper du ressenti des autres. Étrange. Vraiment.

"Auriez-vous perdu votre père, vous aussi ?"

Il me regarde, surpris que je lui pose la question avant de secouer tristement la tête.

"Oui, il y a maintenant plusieurs années."

Oh, j'avais vu juste ! Pourtant, il continue d'avoir du chagrin après toutes ces années ?! C'est ridicule. Enfin bon, j'ai bien l'impression de perdre mon temps... Pourtant, mère a été formelle, je dois me comporter comme la plus banale des paysannes tant que je suis à l'extérieur du château. Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, mais je suppose que ça veut dire être une bécasse naïve, souriante et minaudant pour avoir l'attention des hommes qu'elle désire ?

Un homme qui porte une armure moins reluisante que celle de Gauvin, arrive à cheval derrière lui.

"Mon seigneur, le seigneur Lancelot réunit les Chevaliers, nous devons partir."
"Bien, nous partons." Il me jette un dernier regard. "Ça va aller pour vous ? Vous allez vous en sortir ?"

Je vois là une opportunité ! Je ne dois pas la rater ! Je suppose que c'est maintenant que je dois minauder. Quelle horreur… En essayant de cacher mon dégout au plus profond de moi, je regarde le chevalier avec des yeux de biche larmoyant, légèrement triste et désespérée.

"E...Et bien, à vrai dire.... j'espérais trouver du travail pour gagner ma vie mais..." Je regarde autour de moi et la plupart des gens me dévisagent... "...Je ne pense pas que quelqu'un décide d'engager la nouvelle venue vêtue de noir..."

Gauvin se met à rire de bon cœur.

"Oui, les vieilles commères ne savent pas vraiment se montrer accueillantes." Dit-il assez fort pour se faire entendre. "Je suppose que le noir, c'est pour votre deuil ?"

Pas du tout.

"Oui..." J'accentue les yeux de biche. "Je...Je ne voudrais pas abuser de votre temps et de votre patience, mais.... pensez-vous que.... que je puisse me faire embaucher au palais ? Comme domestique ou en cuisine, les jardins ? Peu importe."

Il me regarde surpris de ma proposition puis très excité à l'idée de me ramener avec lui. Finalement, il me regarde avec méfiance, car son instinct de Chevalier de la Table Ronde, le pousse à toujours veiller sur la sécurité de son roi.

"Et bien, je ne peux pas prendre ce genre de décision. Ma foi, je veux bien vous conduire jusqu'au palais où vous rencontrerez notre chef de la garde. Si le seigneur Lancelot accepte de vous accorder une audience avec le roi, je pense que le roi acceptera de voir votre joli visage chaque jour."

Il me fait un clin d'œil que je ne comprends pas et je lui réponds par un sourire poli.

"Se serait formidable, merci !"
"Bien, alors c'est entendu, montez derrière moi, je vais vous conduire jusqu'à Lancelot."

Je n'ai visiblement pas le choix, je monte derrière le chevalier qui me lance avec assurance par-dessus son épaule.

"Vous devriez passer vos bras autour de moi, je ne voudrais pas que vous tombiez de ma monture."

Je roule des yeux dans son dos avant de faire ce qu'il me dit. Quelle humiliation, moi, être obligée de faire tout ce qu'un bouseux me dit ! Comme si j'étais n'importe quelle bouseuse qui s'émerveillerait devant lui. Je me sens si frustrée de ne pas me faire traiter comme je le devrais, de ne pas être crainte par tous ceux qui osent me regarder de travers ! Diaval nous suit discrètement, sans jamais me perdre de vue.

Pendant ce temps, les autres chevaliers de la garnison ne cessent de me lancer des regards avant d'échanger des messes basses :

"Et t'as vu le beau petit lot que le seigneur ramène ?!"
"Ouais, c'était une paysanne qui allait sans doute passer à la casserole avant qu'on intervienne."
"Ah ouais ? La pauvre, elle va quand même devoir passer à la casserole !"
"Tu crois que le roi va en faire une de ses favorites ?"
"S'il n'en veut pas, moi, je veux bien tenter ma chance !"
"Pfff, qu'est-ce qui te fait croire que tu l'intéresses ! Puis te fait pas trop d'illusions, j'ai comme l'impression que le seigneur Gauvin l'a à la bonne.... Donc si le roi n'en veut pas, il va surement pas la lâcher d'une semelle."
"Rooooh c'est pas juste !"
"Ouais, tu sais ce qu'on dit, premier arrivé, premier servi !"

Les chevaux finissent par faire halte dans l'enceinte du château de Camelot. À l'intérieur, il y avait d'autres chevaliers qui, comme Gauvin, portaient de belles armures avec de grandes épées. Je suppose que c'est pour signaler leur appartenance à la Table Ronde.
Parfait, je vais tous les rencontrer en une fois ! Heureusement que je ne suis pas du genre expressive, sinon on pourrait lire en moi comme dans un livre ouvert, mais heureusement, ce n'est pas le cas.

"Bien, je suis ravi de voir que vous avez tous répondu à mon appel. Je vous ai réuni pour...."
"Excuse-moi, Lancelot..." Dit Gauvin en descendant de sa monture et en s'inclinant devant Lancelot. "....Je ne suis pas venu tout seul..."

Il me tend la main et m'aide à descendre de son cheval. Je m'avance d'un pas, mais ne retire pas ma cape. Ma peau laiteuse craint les rayons brulants du soleil.

"Ah ? Et qui est ton invitée ?!"
"Ce n'est pas mon invitée, c'est une jeune femme que j'ai trouvé en ville. Elle avait des ennuis. Elle vient d'un village près de Cornouaille et a perdu son père en se rendant à Camelot dans l'espoir d'y avoir une meilleure vie. Elle voudrait travailler au palais, alors j'espérais que....que tu pourrais lui accorder une audience avec notre Roi."

De nouveau, il s'incline. Le seigneur Gauvin a vraiment l'air de vouloir défendre ma cause, de nouveau, j'arque un sourcil. Quel comportement étrange pour une femme qu'il ne connait pas... Est-ce vraiment par charité ou une autre technique douteuse de séduction ?! En tout cas, tant que je me rapproche d'Arthur, tout le reste ne compte pas.

"Je vais en parler au roi et voir s'il est disposé à lui accorder une audience."
"Merci Lancelot, merci infiniment !"

Le chevalier se prosterne une nouvelle fois avant de se tourner vers moi.

"Alors, j'ai pas droit à un petit merci ?"

Il joue des sourcils en souriant d'une oreille à l'autre, son assurance a le don de m'agacer autant que de m'amuser. Malgré moi, je lui rends un petit sourire.

"Merci."

Il ne se démonte pas et sourit plus encore.

"C'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais, mais je suppose que je dois m'en contenter !"

Il me fait un clin d'œil avant de prendre une mine plus sérieuse.

"Restez près de moi jusqu'à ce que je vous cède au roi, je ne voudrais pas qu'il vous arrive quelque chose. Ensuite... et bien... faites bien attention à vous. Et si le roi ne vous garde pas, j'espère que vous passerez me dire au revoir..."

De nouveau, il m'envoie un clin d'œil.


***


Je dois admettre que jusqu'au moment de l'audience, le seigneur Gauvin m'a servi de guide, de garde du corps et de porte-parole. Tout le monde au palais avait l'air intrigué par ma présence, encore plus au côté du chevalier. Pourtant, il suffisait d'un regard de sa part pour que les autres cessent de nous dévisager.

"Et voilà.... La salle du trône. Bonne chance, joli minois, je vous attendrais dans l'enceinte."

Je hoche la tête et attends que l'on m'indique d'entrer dans la salle. Un dernier regard pour ce chevalier qui, même s'il parait aussi stupide que le reste des bouseux de son espèce, fait preuve d'un sens de l'honneur sans égal.

"Veuillez entrer et vous présenter au roi."

Les portes immenses de la salle du trône s'ouvrent et je commence à y pénétrer lentement en regardant le sol à mes pieds. Le corps et le visage couvert de ma cape, je commence à me présenter.

"Je m'appelle Morgane et je viens d'un village près de la frontière de Cornouaille."
"Présente ton visage, quand tu t'adresses à ton roi, femme !"

Je serre les dents sous mon capuchon et fronce les sourcils avant de dévoiler mon visage en ôtant le tissu qui cache mes traits juvéniles. Sous mon capuchon, se cache un visage si laiteux qu'il parait translucide, signe que je n'ai que très rarement pris le soleil. Mes cheveux sont d'un noir de jais si profond qu'ils paraissent surnaturels. Mes yeux sont si sombres qu'on dirait les portes d'un enfer dans lesquels on se damnerait volontiers. Mon visage est doux pourtant il ne reflète aucune émotion. Ni colère, ni joie, ni peine. Neutre, telle ai-je toujours été et a toujours été mon rôle. J'ai toujours été neutre dans les conflits de ma famille. Neutre envers les choses qui m'entourent et là encore, face au roi mythique et prophétique, je me tiens avec mon visage neutre. Pourtant, quand mon regard croise celui du Grand Roi Arthur, j'ai ressenti quelque chose. Quelque chose que je n'avais jamais ressenti avant, j'en suis sûre. Je ne sais pas ce que c'est.... Ça m'a fait la sensation d'une pulsation intense dans mon cœur, comme s'il avait raté un battement. Je suis loin d'être ignorante de l'anatomie humaine, les mortels préfèrent prier plutôt que s'instruire, ce n'est pas mon cas. Pourtant, je ne connais pas ce symptôme, il m'est parfaitement inconnu et mère ne m'a jamais parlé d'un tel phénomène...

Ma bouche s'est soudainement asséchée, mon cœur bat de façon irrégulière et mes mains devenaient moites. Qu'est-ce donc que ces diableries ?! Est-ce que Merlin m'a démasqué ? Est-ce lui qui m'ensorcèle ? Je....Je dois fuir... Je dois sûrement être mourante, je dois m'enfuir !

"Que sa majesté me pardonne de l'avoir dérangé pour rien... Je doute être capable de convenir à son altesse, je ne suis qu'une paysanne."

Je m'incline maladroitement, en me servant des révérences, faites par les gens que je viens de croiser, puis je me précipite vers la sortie. Vers les grandes portes par lesquelles je suis entrée.
Sainte Lune, mère des Sorcières, que c'est difficile de courir avec robe ! Plus je tente de fuir le roi et le maléfice qui l'entour, plus ma vision se trouble, mon pouls s'accélère et de l'eau s'échappe de mon corps ! J'espère que mère aura le remède ! Quelle honte aurai-je été.... échouer si lamentablement !

Au moment où je pense à tout ça, mon pied s'embourbe dans le tissu de ma robe et je trébuche lourdement sur le tapis rouge de la salle du trône. Ridule. Heureusement que mère ne fut pas là pour voir ça sinon, j'aurais largement mérité la sentence qu'elle m'aurait infligée.  

Ton nom seul est mon ennemi. Tu n'es pas le Roi Arthur, tu es toi-même. [ft. Renard]
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