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LE TEMPS D'UN RP

A Court of Night Sky and Bright Sun

Texas-Flood
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Texas-Flood
Lun 27 Déc - 19:32
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Riel

J'ai 549 ans et je vis en Illyrie, dans les montagnes de la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis un Prince mais surtout un combattant et je m'en sors comme je peux, tel que le demande ma condition. Sinon, je suis un shadowsinger et on a tenté de me lancer une malédiction lorsque j'étais jeune. Actuellement, je dois supporter mon nouveau garde du corps, Miran, récupéré des suites d'une dette.



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Riel parle en #6699ff



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Il a vu les prunelles du Fae s’illuminer face aux pans de murs emplis de livres pour certains poussiéreux. Notant le détail dans un coin de sa tête, il ne stoppe nullement ses gestes pour autant et vient prendre place dans son fauteuil. Le thé chaud qui apparaît entre ses doigts se fait salvateur tandis qu’il informe le plus jeune de la possibilité d’avoir tout ce qu’il souhaite sur simple pensée. Un instant plus tard, Miran ne s’est pas fait prier et le voilà qui hume déjà une boisson dont Riel ne connaît rien, mais dont les effluves parviennent très nettement jusqu’à ses narines. Les yeux rivés sur le feu qui crépite, Riel attend que son nouveau garde du corps ne se décide à poser ses questions. Il en avait forcément, à peine arrivé au sein de cette Cour qui devait différer de ce qu’il connaissait de bien nombreuses manière. Riel connaissait la Cour du Jour pour s’y être déjà rendu quelques fois, notamment dans le cadre de cette fameuse dette que Zeian s’efforçait de payer aujourd’hui. Vous m’accueillez sans la moindre méfiance… La dette de mon Seigneur est-elle donc si importante que vous ne doutiez pas une seule seconde qu’il ait pu m’envoyer pour vous tuer ? Un bref sourire apparaît au coin de ses lèvres à la seconde où Miran pose cette question. Evidemment qu’il y avait déjà songé. « Bien sûr que j’ai pensé à ce détail, Miran. Mais je sais également que ton Grand Seigneur n’oserait pas une chose pareille, pour la simple raison qu’en effet… Sa dette est aussi importante. De son humble avis, le mien est un tantinet plus mitigé, mais je ne vois pas contredire Zeian. ». Si Miran n’était pas qu’un soldat, Riel n’était pas qu’un Illyrien perdu dans la violence. Il n’avait pas assez d’égo pour se croire plus malin qu’un autre, mais il se savait suffisamment réfléchi pour ne pas foncer tête baissée dans une mêlée. Quelle qu’elle soit.

D’un geste léger, il porte la tasse à ses lèvres pour y goûter le thé. Il en apprécie grandement la chaleur, jette un coup d’œil au Fae à ses côtés, sentant pertinemment son regard sur lui alors que ses ombres ne demeuraient jamais statiques. « Ma magie, comme tu l’appelles ne me quitte jamais. Ce qui est visible n’en est que la surface. Tout ce que tu as à savoir, c’est que les ombres sont mes plus fidèles alliées. En tout temps. ». Il n’en dirait pas plus pour le moment, car tel que Miran l’avait souligné, il n’y avait peut-être pas de grande méfiance, mais Riel n’était pas prêt à évoquer certaines choses le concernant. De plus, cela pourrait briser tout le mystère trop tôt, et il ne pouvait nier aimer un peu de théâtre, par moments. Les minutes qui s’enchaînent ensuite se font dans un silence presque religieux, chacun d’eux savourant leur boisson chaude, l’esprit de Riel vagabondant dans ses affaires en cours, un peu vers le ciel étoilé qui devait se jouer à l’extérieur, mais également dans son programme du lendemain. Si bien que lorsque Miran reprend la parole, l’Illyrien ne s’attendait pas à ce que la question suivante soit si… Est-ce que vous dormez habillé ? Manquant s’étrangler avec le fond de sa tasse, Riel pose ses yeux bleus étonnés sur le Fae. Interloqué, il croit avoir mal entendu, mais les indications supplémentaires ne laissent que peu de place au doute. L’air qui se forme sur son visage n’a strictement rien de princier en cet instant, alors qu’il fixe Miran sans relâche. Bientôt, ses sourcils se froncent lentement et il prend sur lui en le voyant se retenir de rire dans sa tasse. « Quelle différence cela ferait ? Si tu es supposé me tirer d’affaire, tu n’aurais guère le temps d’attraper un peignoir. ». Puis il roule des yeux en soupirant lourdement, ses ombres dansant plus vigoureusement autour de lui, jusqu’à venir chatouiller sa propre joue. « Sauf si tu considères un peignoir comme plus important que ma vie. ». Il marmonne pour lui-même avant de soupirer à nouveau. « Question suivante. ». Miran n’en saurait donc pas plus sur l’accoutrement officiel nocturne de son Seigneur temporaire. Et puis quoi encore…

Observant le Fae qui sirote son grog, Riel se dit qu’il aurait peut-être dû intégrer une limite à ce qu’il pouvait demander ou non comme boisson ou nourriture. A en juger par le soudain regain d’énergie du brun, il ne peut qu’être profondément perplexe. « Si ta question suivante concerne ce que je peux porter comme sous-vêtements sous ma cuirasse, je te jure que ta boisson chaude va finir sur ta tête. ». La menace n’est pas méchante ou froide, mais elle reste tout de même une menace, ou tout du moins un bel avertissement. « Et qu’il te faudra plus d’un bain pour t’en débarrasser mèche après mèche… ». Il n’était pas nouveau que les Fae de la Cour du Jour aimaient prendre soin d’eux. Pour la grande majorité, alors Riel prenait le pari que peut-être Miran était de ceux-là. Et si non, ce serait toujours une information gagnée.  
       






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khalomnie
Dim 9 Jan - 21:36
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J'ai 403 ans et je vis au château de Riel, à la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis soldat, garde du corps du Prince de la Cour du Jour et accessoirement Prince bâtard de la Cour du Jour. Actuellement, je suis plutôt Dame de Compagnie de Riel et ce n’est vraiment pas un job facile parce qu’il est tout le temps de mauvaise humeur. Je dispose du pouvoir de guérison, amoindri par ma bâtardise et d’une agilité au combat à toute épreuve.

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Il engrange les informations lentement, sans en avoir l’air. Que Riel puisse se méfier de lui, ça lui paraissait logique et même plutôt raisonnable. Il aurait presque été déçu qu’il ne le soit pas ; son ego en aurait été touché puisque cela aurait sans doute voulu dire qu’il ne le prenait pas au sérieux. Il note aussi que Riel et Zeian ne semblent pas avoir le même avis sur l’importance de la dette, ce qui le pousse, une fois de plus, à s’interroger sur la raison de sa présence ici. Si l’idée que son père ait pu l’envoyer dans les montagnes illyriennes pour se débarrasser de lui effleure brièvement son esprit, il en rejette aussitôt les prémices. Impossible, ça ne pouvait pas être ça… Il avait beaucoup trop confiance en son roi… Le prince Illyrien prend ensuite le temps de répondre, même si ce n’est qu’en surface, aux questions qu’il se pose à propos de sa magie faite d’ombres. Intéressante, captivante mais sans doute aussi très dangereuse, à n’en pas douter et intimement liée à son porteur. Il suffisait de voir les ombres s’épaissir de façon menaçante en fonction de l’humeur de leur maître pour en être convaincu. Ce soir, le Prince semble de bonne composition, alors c’est peut-être ça qui le pousse à tenter une plaisanterie, un trait d’esprit comme il en sortait souvent à Machaon… A la différence que le Prince du Jour était un bon vivant épicurien, friand des frasques de son garde, ce qui ne serait certainement pas le cas de ce Prince-là mais qu’importe… La question fuse, il se retient de rire en voyant son air interloqué. « Quelle différence cela ferait ? Si tu es supposé me tirer d’affaire, tu n’aurais guère le temps d’attraper un peignoir. Sauf si tu considères un peignoir comme plus important que ma vie. » Le fae sort lentement de sa tasse, les prunelles ambrées brillant d’amusement, plus lui-même qu’il ne l’a jamais été depuis qu’il est arrivé ici. « Question suivante. » Une légère moue, mi contrariée mi rieuse, quand Riel semble le gronder en coupant court à la discussion. Il demeure silencieux un moment, dissimulant toujours son sourire un peu trop large, un peu trop insolent, dans sa tasse de grog. Ses joues prennent vite une teinte rosée comme l’alcool lui monte à la tête, mais il lui faut au moins ça pour se réchauffer un peu. « Si ta question suivante concerne ce que je peux porter comme sous-vêtements sous ma cuirasse, je te jure que ta boisson chaude va finir sur ta tête. » Pour le coup, c’est Miran qui manque de s’étrangler avec la gorgée qu’il était en train d’avaler. Il ne s’était pas vraiment attendu à ce que Riel rebondisse sur le sujet. « Et qu’il te faudra plus d’un bain pour t’en débarrasser mèche après mèche… »

Amusé, le soldat penche la tête, reposant la tasse désormais vidée de son contenu sur le bureau du Prince. « Je pourrais presque me laisser tenter… », qu’il commence dans un sourire, peu soucieux de se retrouver avec du grog dans les cheveux. Il n’était pas aussi coquet que ses congénères, sans doute parce qu’il avait été élevé en soldat et qu’il avait passé beaucoup de temps à s’entraîner dans la boue. Mais au-delà de son apparence, c’était sa réputation et celle de sa cour qui lui importait alors, il efface son air moqueur et insolent, considérant qu’il n’a que trop testé les limites de son nouveau souverain pour aujourd’hui, baissant lentement la tête en signe d’excuse. « Pardonnez-moi, je ne voulais pas être insolent ou vous manquer de respect, votre Altesse… » Retrouvant ses habitudes disciplinées, il reprend aussi les us de sa cour et les appellations qui vont avec avant de se rappeler qu’il n’est plus à la Cour du Jour et que Riel ne veut pas qu’il le nomme ainsi. « Je veux dire mon prince… Enfin… Prince… » Il grimace, passe une main nerveuse sur son visage. Tout ça était bien trop nouveau, trop compliqué pour lui. « Pardonnez-moi, Riel. » Un long moment de silence comme il garde le regard baissé avant qu’il ne soit, de nouveau, irrémédiablement attiré par les étagères pleines de livres. « Est-ce que… » qu’il commence avant de replonger ses prunelles dans les siennes. « Est-ce que je pourrais en emprunter quelques-uns ?» Il se redresse un peu, justifiant déjà. « J’y ferais très attention, je vous assure ! Je n’ai… pas pu prendre de livres avec moi… » Il garderait pour lui qu’il n’aurait jamais pensé que les Illyriens, barbares qu’ils étaient, puissent avoir des bibliothèques. « Vous avez besoin d’aide avec votre cuirasse ? » S’en occuper avait fait partie de ses attributions, de son temps avec Machaon mais, au-delà de remplir son devoir, il voulait surtout que Riel lui fasse la faveur de le laisser utiliser sa bibliothèque, alors il tentait de se faire mieux voir, si cela était seulement possible…


Texas-Flood
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Texas-Flood
Lun 10 Jan - 13:23
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Riel

J'ai 549 ans et je vis en Illyrie, dans les montagnes de la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis un Prince mais surtout un combattant et je m'en sors comme je peux, tel que le demande ma condition. Sinon, je suis un shadowsinger et on a tenté de me lancer une malédiction lorsque j'étais jeune. Actuellement, je dois supporter mon nouveau garde du corps, Miran, récupéré des suites d'une dette.



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Il y a quelque chose de captivant, dans la manière dont ses prunelles aux couleurs de miel se posent sur les siennes. La couleur n’est pas anodine, ce n’est pas l’une de celles que l’on peut voir dans les yeux Illyriens. Même les iris de Riel étaient rares, probablement dû à la partie de son sang de Grand Fae. En règle générale, les tons bruns et noirs étaient les plus fréquents ici. Alors deux billes dorées le scrutant avec amusement et attention était un tantinet… Perturbant. La réflexion est cependant vite envolée, car il ne souhaite pas demeurer sur ce terrain glissant. A n’en pas douter, la boisson alcoolisée de Miran l’aidait certes à se dérider, mais elle faisait également des ravages. Il ne pouvait être question que de cela pour l’Illyrien, sinon ils seraient dans de beaux draps. Surtout avec des questions aussi graveleuses. Question suivante. Son ton est un peu plus sec, sûrement à cause du fait que le fae l’avait pris au dépourvu et qu’il n’avait pas aimé perdre la face dès le premier jour avec ce nouvel arrivant qui demeurerait à ses côtés un moment. Probablement est-ce pour cette raison qu’après le silence qui s’imposa de lui-même, Riel se surprit à se venger. Voir Miran manquer s’étrangler à son tour est soudainement source de satisfaction pour l’aîné. Une satisfaction de courte durée car il répond par une nouvelle provocation. Décidément, le fae de la cour du jour en avait à revendre. Pestant intérieurement contre Zeian, Riel se contente de regarder sa tasse de thé vide disparaître de ses doigts avant de reporter son attention sur le brun. Lèvres pincées dans un presque sourire énigmatique, il reste silencieux quelques secondes, cherchant ses mots. Que répondre à une chose pareille ? « Tu pourrais bien te brûler les ailes que tu n’as pas… ». Il en resterait là, ne le quittant pas des yeux tout en haussant légèrement un sourcil. Son regard lui hurlant d’essayer ne serait-ce qu’une fois de plus de le provoquer en retour.  

L’ambiance qui était étrange redevient subitement lourde, si bien que Riel se demande s’il n’a pas un peu exagéré avec ses manières de rustre. Dans son dos, les ombres ne sont pas plus épaisses, virevoltent sereinement sans aucune menace. Pourtant, Miran s’excuse platement. Votre Altesse. Un frisson désagréable le prend aux tripes à l’entente de cette appellation mais il n’a pas le temps de dire quoi que ce soit que le fae se rattrape de lui-même. Seigneurs, il ressemblait à un chaton, empêtré dans ses habitudes comme il était. Je veux dire mon prince… Enfin… Prince… Riel voudrait lui dire que cela ne fait rien, mais il se retient, préfère le laisser se dépatouiller, doucereuse vengeance après l’audace de sa question sur la façon dont il passait la nuit. Il se retient même de sourire, amusé qu’il est à force de le voir en difficulté. Pardonnez-moi, Riel. Riel. Ça y est, il avait fini par réussir à le prononcer. Son nom avait une consonance presque particulière, à la façon dont il le prononçait. C’était probablement dû au léger accent de la cour du jour. Si tant est qu’il y en ait vraiment un. Du moins à l’oreille de Riel, cela sonnait différemment. Miran garde les yeux rivés vers le sol. Le temps d’une seconde, Riel aperçoit une volute noire se diriger vers le fae puis se ravise, détournant le regard vers les flammes. En un éclair, les ombres sont de nouveau à leur place.

Il n’observe à nouveau le visage de Miran que lorsque ce dernier cherche son regard, osant demander s’il pouvait emprunter des livres. Il maintient le silence encore un peu, puis hoche lentement la tête. « Tu peux en prendre autant que tu veux, je n’y vois pas d’inconvénient. Certains prennent la poussière depuis trop longtemps. ». Sincère, il jette un coup d’œil aux murs emplis de livres autour d’eux et il esquisse un fin sourire avant de retrouver son sérieux. « Autant que tu veux, à condition que tu acceptes de me faire la lecture de tes préférés lorsque j’en aurai envie. Ça te va ? ». S’il aimait lire, dernièrement il n’en avait guère eu l’occasion et il se dit que de temps à autre, Miran pourrait très bien se la jouer conteur. Quelque chose lui disait qu’avec ses mimiques et ses manières un tantinet théâtrales, il devait être plutôt doué. Pour ce qui était de son autre interrogation normalement vouée à lui faire accepter sa requête plus facilement, Riel y avait réfléchi pendant qu’il lui accordait l’emprunt de ses livres. Se levant de son siège, les ombres refluèrent autour des serres de ses ailes. Ainsi il ne regardait pas Miran quand il répondit. « Juste pour la partie haute. ». Il contourne le fauteuil et croise le regard de son garde du corps du coin de l’oeil alors qu’il se rapproche de lui. « Je ne voudrais pas que tu connaisses la couleur de mes sous-vêtements trop vite. ». Un bref éclair de malice apparaît dans ses billes bleues, si furtif que c’était à se demander s’il avait vraiment été là face à l’impassibilité de son visage.  







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Mar 11 Jan - 14:40
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La bibliothèque lui fait terriblement envie et il se doute qu’il va pouvoir trouver, ici, des ouvrages qu’il n’aura peut-être pas dans sa cour d’origine. Aussi, quand Riel hoche la tête en signe d’acceptation, il est vraiment aux anges, les prunelles d’excitation. « Tu peux en prendre autant que tu veux, je n’y vois pas d’inconvénient. Certains prennent la poussière depuis trop longtemps. Autant que tu veux, à condition que tu acceptes de me faire la lecture de tes préférés lorsque j’en aurai envie. Ça te va ? » Sur le moment, il se fige quelques secondes, étonné, ses prunelles quittant les rayonnages pour venir se poser sur le visage du Prince. C’était une demande plus qu’incongrue et complètement hors de propos avec ses attributions en tant que garde du corps. L’espace d’un moment, il hésite à décliner la proposition, peu enclin à jouer les dames de compagnie mais ses iris reviennent sur les innombrables recueils qui n’attendaient que lui et il se mordille la lèvre, finissant par soupirer avant de signaler son assentiment d’un léger mouvement de tête. De nouveau, son regard se perd sur les étagères, avide, déjà prêt à se servir mais Riel se rappelle à son bon souvenir, acceptant la proposition qu’il lui a faite de l’aider avec sa cuirasse.  « Juste pour la partie haute. » Retenant à grand peine un grognement frustré mais incapable de dissimuler la lueur d’agacement furtive qui traverse ses iris ambrés, il se détourne de la bibliothèque pour reporter son attention sur l’Illyrien. « Je ne voudrais pas que tu connaisses la couleur de mes sous-vêtements trop vite. » Le cadet a un léger mouvement de recul en entendant la tirade, ses joues prenant une teinte rouge vif comme il baisse le regard, visiblement gêné. S’il avait joué les bravaches, un peu plus tôt, il s’était vite rappelé de son rang et de son rôle ici. « Je… Je… » qu’il bégaie sans oser le regarder, le visage cramoisi. « Je ne voulais pas dire que j’avais envie de… » Il passe une main nerveuse dans ses cheveux longs se râclant la gorge. Riel ne pouvait tout de même pas croire qu’il lui avait fait des avances, pas vrai ? Il ne connaissait pas les mœurs en Illyrie mais, une chose était certaine, les castes sociales ne se mélangeaient pas ainsi, dans la Cour du Jour. Un prince et un soldat était une chose impensable. Il laisse échapper un soupir contrarié, rejetant toutes ces pensées polluantes. « Mais je suis content de savoir que vous en portez. » Au moins n’aurait-il pas à se mettre en quête d’un peignoir pour le couvrir si jamais il faisait appel à lui au milieu de la nuit.

Se glissant derrière son dos, il observe la cuirasse du Prince. Elle n’est pas si différente de celle de Machaon, hormis les deux ailes immenses qu’il a repliées dans le dos. D’une main ferme et assurée, il défait la première sangle de cuir dans un léger cliquetis métallique. C’est au moment de retirer la seconde sangle que ses doigts glissent quelque peu, effleurant par mégarde l’aile du Prince Illyrien. A le voir tressaillir comme s’il l’avait brûlé, il se doute bien vite qu’il a sans doute commis un impair plus ou moins grave. Un de plus. Décidément, cette journée avait été longue à mourir et riche en émotion. Il n’osait pas imaginer ce que Riel répondrait si Zeian lui demandait son avis sur le garde qu’il lui avait envoyé. D’ailleurs, il était même étonné que l’Illyrien ne l’ait pas encore renvoyé, au vu de ses piètres performances. « Je suis désolé. » qu’il murmure en guise d’excuses, ses phalanges désanglant le dernier lien en prenant grand soin de ne plus le toucher, cette fois-ci. De nouveau, il baisse légèrement, la tête, les mains dans le dos, officiel comme il peut l’être dans sa cour, ses mèches longues dissimulant une partie de son visage. « Est-ce que vous avez encore besoin de moi, pr… » Il se reprend avant de prononcer le mot interdit. « Riel ? » Le prénom sonne toujours étrange sur sa langue, comme s’il enfreignait toutes les règles en l’énonçant à voix haute et, au fond, c’était sans doute le cas. Sa question n’était qu’une manière polie de demander l’autorisation de se retirer. Jamais il ne s’était senti aussi impuissant et inutile quelque part…


Texas-Flood
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Mar 11 Jan - 17:57
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Riel

J'ai 549 ans et je vis en Illyrie, dans les montagnes de la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis un Prince mais surtout un combattant et je m'en sors comme je peux, tel que le demande ma condition. Sinon, je suis un shadowsinger et on a tenté de me lancer une malédiction lorsque j'étais jeune. Actuellement, je dois supporter mon nouveau garde du corps, Miran, récupéré des suites d'une dette.



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Riel parle en #6699ff



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Il ne voit pas pourquoi il lui aurait refusé l’accès à sa bibliothèque. Il n’y avait pas d’ouvrages interdits, et ceux traitant de l’Illyrie ou de l’histoire de la Cour de la nuit ne représentaient qu’une infime portion. Les Illyriens préféraient que leur Histoire navigue de mémoire en mémoire et oralement. Les contes étaient bien plus monnaie courante ici que dans le reste de Prythian. Entre deux bagarres il n’y avait rien de mieux, disaient certains. A peine sa requête acceptée, il peut déjà voir Miran se tourner vers les nombreuses étagères à la recherche des perles rares. Si bien que l’air contrarié qu’il prend lorsqu’il accepte, lui, sa proposition, le laisse perplexe. Pourquoi l’avoir proposé si c’était pour se défiler ? Néanmoins, Riel préfère mettre cela sur l’engouement certains du fae pour ses livres. Qui plus est, la journée avait été longue, aussi bien pour lui que pour Miran. Probablement même plus pour Miran, d’ailleurs. Bien décidé à lui rendre la pareille de ses blagues douteuses, l’Illyrien ne se fait pas prier pour continuer sur la même pente, causant subitement une gêne incommensurable chez le plus jeune. Je ne voulais pas dire que j’avais envie de… Non, ça Riel l’avait bien compris et ce n’était pas ce qu’il sous-entendait non plus. Lèvres pincées, il penche la tête sur le côté en le scrutant, se faisant la réflexion qu’il ne savait pas sur quel pied danser avec son nouveau garde du corps. L’instant d’avant, il se faisait un malin plaisir à le provoquer, et l’instant d’après il était comme un chaton effrayé. Seigneurs, était-il aussi menaçant que ça dans ses mots et ses gestes ? Est-ce que son ton n’était pas le bon ? Mais je suis content de savoir que vous en portez. Conscient que cette discussion risquait fort de déraper, Riel ne répond rien, se contente de hocher la tête d’un air entendu, hausse les épaules et lui tourne le dos. Légèrement nerveux, il positionne ses ailes de façon à ce qu’elle gêne Miran le moins possible. Tandis qu’il s’attèle à la tâche, seul le son des boucles cliquetant sur le cuir trouble le silence ambiant. Il ne sait que dire pour apaiser le rouge aux joues du fae, alors il laisse le silence prendre plus de place. Il jette un coup d’œil en direction des baies vitrées par lesquelles de fins rayons de lune parviennent à traverser. Les étoiles doivent être magnifiques ce soir, il en est certain. Il est perdu dans sa contemplation lorsque Miran effleure son aile droite par mégarde. Instantanément, il frémit de tout son long, son aile tiquant. Les ombres virevoltent d’un coup avant de se calmer presque aussitôt, rappelées à l’ordre par Riel. Le brun s’excuse et l’Illyrien tourne la tête, le regardant par-dessus son épaule. « Ça ne fait rien. Ne t’inquiètes pas. Elles sont… Sensibles. C’est tout. ».

Sensibles n’était pas peu dire. Il s’avance, étire ses fameuses ailes comme pour chasser le souvenir des doigts qui les ont effleurées puis retire le haut de sa cuirasse. Il défait les sangles des protections de ses coudes, de ses bras et vient ensuite poser le tout sur le mannequin de bois prévu à cet effet dans un coin de la pièce. Torse nu, il revient vers Miran et sa position solennelle. Ennuyeuse à mourir. « Détends-toi, Miran, laisse le protocole pour les rares réunions officielles. Pas de ça ici. ». Il lui demande alors s’il a encore besoin de lui et Riel sait que cela signifie qu’il souhaite prendre congés. Il ne l’en empêchera pas. « Non, ce sera tout pour aujourd’hui. Tu peux prendre le temps de choisir tes livres. N’hésites pas à faire appel à Callice si tu as besoin de quelque chose. ». Il prend la direction de la porte et s’arrête un instant. « Bonne nuit, Miran. ». Puis il disparaît aussitôt, comme englouti par les ombres.

***

Le lendemain matin, Riel est déjà debout aux aurores, comme bien souvent. Profitant de l’air froid du matin, il a enfilé une cuirasse plus souple et s’entraîne sur la terrasse couverte de ses quartiers. Seules les baies vitrées le séparent de sa chambre, bien que la pièce soit trop immense pour être simplement nommée ainsi. Il se vide l’esprit, effectue certains gestes par réflexe et les yeux fermés. Ses ailes ne sont que la complétude de ses mouvements, ce qui lui permet de maintenir son équilibre. Sans elles, tout serait probablement bien différent. Si Miran est là, Riel ne l’a pas encore vu ni même ne l’a vraiment senti comme il se trouve dans le sens opposé du vent. Au bout de plusieurs longues minutes, c’est le visage en sueur qu’il s’arrête, les joues et oreilles rosies par le froid. La journée qui s’annonce ne lui faisait pas vraiment envie, et il aurait très nettement préféré se perdre dans les brises gelées à observer les montagnes que devoir assisté à tout son programme du jour. Les seules réjouissances restaient celles de l’après-midi, lorsque Darval et Elios participeraient à un entraînement en bonne et due forme. Il lui tardait de leur coller une bonne dérouillée. Pour l’heure, il devait prendre son petit-déjeuner, se rafraîchir, et jouer au Grand Seigneur qu’il n’était pas pour le compte des Illyriens. « Que le Chaudron me vienne en aide… » qu’il marmonne dans sa barbe.  





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J'ai 403 ans et je vis au château de Riel, à la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis soldat, garde du corps du Prince de la Cour du Jour et accessoirement Prince bâtard de la Cour du Jour. Actuellement, je suis plutôt Dame de Compagnie de Riel et ce n’est vraiment pas un job facile parce qu’il est tout le temps de mauvaise humeur. Je dispose du pouvoir de guérison, amoindri par ma bâtardise et d’une agilité au combat à toute épreuve.

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Riel le rassure sur le fait qu’il n’a pas commis une faute grave en effleurant malencontreusement ses ailes, et il relâche la respiration qu’il avait retenue jusque-là. C’était difficile, vraiment difficile, de faire son maximum pour lui donner bonne impression quand il n’avait plus rien à prouver depuis longtemps dans sa Cour respective. Un vrai challenge, mal parti, certes, mais qu’il comptait bien surmonter et réussir. Le prince se retrouve rapidement torse nu devant lui après s’être débarrassé de sa cuirasse mais, s’il laisse couler un regard curieux du coin de l’œil, le Fae ne s’en émeut pas. Quand on était soldat, on n’avait que peu de place pour la pudeur. Il avait vécu assez longtemps pour ne pas se laisser perturber par les premiers centimètres de chair nue venus. Aussi charmants soient-ils, il demeure de marbre. « Détends-toi, Miran, laisse le protocole pour les rares réunions officielles. Pas de ça ici. » Il a beau en avoir reçu l’autorisation, cela reste quand même difficile mais, en gage de bonne volonté, il adopte une posture légèrement plus décontractée, avant d’interroger sur d’autres éventuels besoins de son Seigneur. « Non, ce sera tout pour aujourd’hui. Tu peux prendre le temps de choisir tes livres. N’hésite pas à faire appel à Callice si tu as besoin de quelque chose. Bonne nuit, Miran. » Et juste comme ça, comme happé par les ombres qui sont siennes, il disparait avant que le Fae n’ait eu le temps de répondre.

Miran demeure un instant à scruter l’endroit par lequel Riel s’est éclipsé, se demandant s’il est dissimulé là, quelque part, ou s’il est vraiment parti, avant de hausser les épaules avec désinvolture, son sourire solaire illuminant pour la première fois l’endroit quand il se dirige vers les étagères. Dire qu’il n’y passa pas une bonne partie de la nuit serait mentir mais il finit par retourner sagement dans ses appartements, une pile de livres poussiéreux sous le bras, le cœur léger pour la première fois depuis son arrivée.

***

Désireux de ne pas continuer sur sa lancée de retards et de rencontres manquées, Miran s’était levé avant l’aube pour fouiller dans son sac et en sortir la tenue la plus terne et la moins voyante qu’il possédait : une tunique et un pantalon gris souris. Le tissu était légèrement irisé, mais il n’avait rien de mieux pour se fondre dans la masse des Illyriens. Oh, il ne faisait pas cela par rapport à Elios dont il se fichait bien, il souhaitait simplement ne pas se faire remarquer plus avant. En silence, quand point l’aube, il se dirige vers les appartements de Riel, frappant légèrement à la porte, sans recevoir de réponse. S’il hésite un instant avant d’entrer tout de même, cela ne dure pas très longtemps. Après tout, Callice lui avait glissé que Riel se levait tôt et il était son garde du corps alors il avait bien le droit, non ? Il est toutefois rassuré quand il aperçoit le Prince sur la terrasse, à travers les baies vitrées. Le surprendre au lit aurait été embarrassant, encore plus s’il n’avait pas été seul. Il chasse les pensées d’un léger mouvement de tête, passant une main rapide dans sa tignasse sombre pour la remettre en place, lissant sa tunique avant d’oser traverser la pièce pour se glisser dans un coin de la terrasse, les mains toujours derrière le dos, mauvais réflexe, ses prunelles observant le moindre des gestes de l’Illyrien. Il ne peut nier qu’il trouve Riel fascinant ; son style est différent de celui des soldats de la cour du Jour, plus brutal, plus puissant, mais la façon dont il conserve son équilibre en utilisant ses ailes le laisse admiratif. Il ne s’annonce pas, peu enclin à le déranger en plein entraînement mais, à le voir se mouvoir ainsi, il a bien envie de se dégourdir les muscles lui aussi. Malgré tout, il demeure immobile, attendant la fin. « Que le Chaudron me vienne en aide… » marmonne alors le Prince, stoppant les exercices. Miran hésite : est-ce une façon de l’appeler ? Dans le doute, il s’éclaircit la voix, avançant d’un pas puis d’un autre. « Vous m’avez appelé ? » ll n’était pas encore bien sûr de quelles étaient ses attributions mais davantage qu’un garde du corps, il avait été un valet, un écuyer, un compagnon et un ami pour Machaon alors, peut-être dépassait-il les bornes mais dans ce cas, il n’en avait pas conscience. Avisant un linge propre, il l’attrape rapidement avant de le lui tendre afin qu’il puisse essuyer la fine pellicule luisante de sueur qui parsemait ses muscles. Ses dents viennent mordiller sa lèvre inférieure comme il le regarde s’éponger ; il a visiblement quelque chose à dire mais il se montre hésitant. Et puis, finalement, prenant une grande inspiration, il se décide à se lancer, débitant tout d’une traite. « Je sais… Je sais que je n’ai l’air de rien et vous pensez sûrement que mon Grand Seigneur a essayé de vous flouer en m’envoyant moi mais… Je vous assure que je suis un bon soldat. Je veux dire… Je suis tout à fait capable, vous savez ? Je… Je peux vous le prouver. Maintenant, si vous voulez. » Il lève sur lui des prunelles pleines de bonne volonté, désireuses de se faire apprécier, de prouver sa valeur. « Ou plus tard, si vous préférez… » se reprend-il rapidement, conscient qu’il a l’air de s’imposer auprès d’un Prince en dépit de son rang. « Ou alors, je peux… » Sa voix s’éteint progressivement, au fur et à mesure qu’il poursuit. « …faire autre chose. Aller chercher le déjeuner ou… » Il jette un regard circulaire autour de lui, un peu en désespoir de cause, cherchant de quoi se rendre utile. Mais, en réalité, à part se battre, il ne savait pas vraiment faire grand-chose d’autre…



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Riel

J'ai 549 ans et je vis en Illyrie, dans les montagnes de la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis un Prince mais surtout un combattant et je m'en sors comme je peux, tel que le demande ma condition. Sinon, je suis un shadowsinger et on a tenté de me lancer une malédiction lorsque j'étais jeune. Actuellement, je dois supporter mon nouveau garde du corps, Miran, récupéré des suites d'une dette.



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Il ne l’a pas entendu arriver, ni senti en réalité, trop concentré dans ses gestes répétitifs et ses pensées pour prendre conscience du monde environnant. Si bien qu’à la seconde où Miran lui demande s’il l’a appelé, Riel se tourne vers lui et l’observe de ses yeux couleur océan. « Je ne t’ai pas entendu arriver excuse-moi, tu es là depuis longtemps ? ». Autrement dit, non, il ne l’avait pas appelé mais c’était bien de savoir qu’il était réveillé. Et tôt qui plus est.  Tandis qu’il se rapproche de son garde du corps, ses ailes s’étirent lentement dans son dos avant de se replier convenablement. Il attrape le linge propre tendu par Miran et le remercie d’un signe de tête avant de s’éponger le visage et le cou. La brise fraîche du matin est moins violente, la roche au-dessus de leur tête évitant que le vent ne s’engouffre trop profondément. Et ce malgré les colonnes qui maintiennent le tout. C’est un endroit que Riel a toujours apprécié, raison pour laquelle il avait tenu à ce que ses quartiers se trouvent ici. Cette terrasse lui servait à la fois d’air d’entraînement mais aussi de départ pour ses vols. Il pouvait quitter ainsi ses quartiers en quelques battements d’ailes et se retrouvait dans les Montagnes aussitôt. C’était également un moyen de s’assurer qu’aucun ennemi potentiel, autre qu’Illyriens, ne puisse tenter une attaque. Oh, Riel n’était pas naïf au point de penser que certains Illyriens ne tenteraient pas leur chance – après tout il n’était pas apprécié par tout le monde, mais au moins il avait plus d’occasions de voir venir les choses. C’est à ce moment-là que Miran se décide à ouvrir la bouche, d’un seul coup et sans prévenir.

Le prince repose son regard sur lui alors qu’il termine de s’éponger et s’arrête dans ses gestes. Au vu du débit de ses paroles, Riel pose le linge sur l’une de ses épaules et croise les bras pour l’écouter. Au bout de quelques secondes, l’un de ses sourcils se hausse de surprise. Etait-il si mal à l’aise depuis la veille ? A en juger par la journée qu’il avait passé, oui, Riel pouvait admettre qu’il y avait de quoi perturber un fae de la Cour du Jour. Mais… A l’image de la veille, Miran finit par perdre contenance et hésite. Probablement que le fae de la Cour de la Nuit ne l’aide pas en se rapprochant davantage sans le quitter des yeux, comme le ferait un prédateur aguerri. Ce n’était néanmoins pas l’image qu’il souhaitait donner mais qu’il pouvait probablement offrir malgré lui à bien des égards. Gardant le silence un instant, il continue de le toiser, songeur. « Je me rends compte que je ne t’ai pas vraiment expliqué ce que j’attendais de mes gardes du corps en général, et plus principalement de toi. ». Un fin sourire – qui le surprend lui-même d’ailleurs, vient apparaître au coin de ses lèvres alors qu’il décroise les bras. « Je le ferai lors du petit déjeuner, pour l’heure… Il me tarde de te voir à l’œuvre. ». D’un geste de la main il désigne l’ensemble de la terrasse. « Proposition acceptée Miran. Avec ou sans arme ? ». Il n’allait certainement pas lui donner une véritable arme Illyrienne tout de suite. Celles-ci ne serait qu’en bois, car il ne manquerait plus que ça qu’ils se crèvent un œil. Riel n’était pas assez fou pour sous-estimer les capacités de Miran, mais il ne comptait certainement pas lui dire tout de suite, préférant aviser de son agilité lui-même. Si le fae restait persuadé que Riel le jugeait inapte à cause de son attitude de la veille, il n’allait pas l’en empêcher dans l’immédiat. Les faux semblants pouvaient parfois se révéler utile, et ils ne se connaissaient pas suffisamment pour qu’il lui offre tout ce qu’il était sur un plateau. « Je sais que votre style de combat est différent du nôtre à la Cour du Jour… » dit-il pensivement en s’éloignant lentement vers l’endroit où il s’entrainait un peu plus tôt. D’un geste, il lance le linge en l’air et celui-ci disparaît comme s’il n’avait jamais existé. Pour la première fois, ses ombres ne sont pas virevoltantes autour de lui, bien qu’elles soient toujours là. Elles sont juste bien trop discrètes pour être aperçues par Miran. En entraînement, il ne les utilisaient jamais. Du moins, pas pour ceux qui concernaient uniquement l’art martial. « Il est à l’image de ce que représente ta Cour, à la fois solaire mais également rapide. Au point de se révéler dévastateur si l’on ne fait pas attention. ». Ainsi Riel marquait le fait qu’il connaissait certaines choses de leur art, prouvant par la même qu’il s’était déjà rendu à la Cour du Jour. Autrefois. C’était il y a vraiment longtemps maintenant… Les choses avaient peut-être même évoluées depuis. C’était une manière de dire à Miran que non, je ne te sous-estime pas, loin de là.

Pour ce qui était de la couleur de sa tenue en revanche… Riel avait des avis bien plus tranchés. Ce n’était pas la couleur en soi qui le gênait, Miran pouvait bien porter ce qu’il préférait en temps normal. Par contre sur le terrain, en bon Illyrien, Riel sait qu’il allait faire en sorte de lui offrir au moins deux tenues qu’il considère comme plus pratique. Il y a certaines habitudes qui ont la peau dure et l’attrait des cuirasses était de celles-là. Gardant ses ailes pliées dans son dos pour le moment, il attend que le fae se mette en place, le scrutant de son air princier à défaut de pouvoir le toiser de sa hauteur étant donné qu’ils faisaient quasiment la même taille.  
 





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Il balance tout ce qu’il a à l’esprit, sans réfléchir. Qu’importe si Riel le renvoie dans les cordes, il ne pouvait pas garder ses pensées pour lui plus longtemps. Si Miran avait actuellement l’air d’un gamin apeuré, il était en réalité bien trop sauvage pour contenir sa nature trop longtemps. Par éclair, elle reprenait parfois le dessus, comme lorsque le Prince approche sans le quitter du regard et qu’il maintient ses prunelles ambrées dans les siennes, défiantes, au lieu de les baisser comme l’aurait voulu la bienséance. « Je me rends compte que je ne t’ai pas vraiment expliqué ce que j’attendais de mes gardes du corps en général, et plus principalement de toi. » L’Illyrien lui offre un sourire et Miran se contente de hocher la tête en signe d’assentiment, désireux de savoir ce qu’on attend exactement de lui. « Je le ferai lors du petit déjeuner, pour l’heure… Il me tarde de te voir à l’œuvre. » Les prunelles du cadet s’écarquillent quand il lui semble comprendre que Riel accède à sa requête. « Proposition acceptée Miran. Avec ou sans arme ? » Les iris ambrés du plus jeune s’illuminent d’une lueur absolument ravie et il se retient à grand peine de trépigner d’impatience. Son regard balaye la terrasse avec sérieux, pour choisir consciencieusement son arme. « Je sais que votre style de combat est différent du nôtre à la Cour du Jour… » Le Fae du Jour, penche légèrement la tête, un brin étonné. Il connaissait leur style de combat ? Mh, dommage, il ne pourrait donc pas le prendre par surprise par la célérité de ses mouvements. Leur style était tout en finesse et en énergie, souvent plus à distance qu’au corps à corps car ils comptaient davantage sur leur agilité que sur leur puissance. En dehors de sa propre cour, il était bien conscient que le fait de se présenter comme un soldat d’élite pouvait en surprendre certains, quand on voyait son gabarit. « Il est à l’image de ce que représente ta Cour, à la fois solaire mais également rapide. Au point de se révéler dévastateur si l’on ne fait pas attention. » Un léger sourire moqueur vient étirer les lèvres du brun, l’insolence se lisant sur son visage presque transformé à l’idée d’un bon entraînement. « Vous nous connaissez donc vraiment bien… » qu’il ronronne presque avec impertinence, s’avançant de quelques pas à son tour en direction du rack d’armes, tout en déboutonnant sa tunique. D’un geste gracieux, il s’en débarrasse, la balançant dans un coin. Le vent frais fait frissonner sa peau mais il n’en a cure, étirant ses membres comme un félin qui vient de se réveiller. Quelques fines cicatrices blanchâtres viennent barrer sa peau hâlée mais au prorata de ses combats, il ne s’en sort plutôt pas trop mal. En réalité, c’est surtout son dos qui est marqué et, quand on voit la régularité des traits, on ne peut que deviner qu’il n’a pas récolté ses marques au combat. Quand il a enfin terminé, ses doigts s’emparent d’un solide bâton de bois, presque aussi grand que lui, le faisant rouler entre ses phalanges avec dextérité pour en tester l’équilibre. C’était une arme parfaite : non léthale, légère et suffisamment longue pour lui permettre de rester à distance de Riel et de la puissance qu’il devinait par ses muscles. « Je vais prendre ça… » qu’il déclare, s’avançant au milieu de la terrasse pour signifier qu’il est prêt.

En lui, tout est différent, de ses expressions faciales à son port de tête jusqu’à la lueur dans ses yeux et son sourire satisfait. Tant et si bien qu’on pourrait presque croire à une personne différente et pourtant, c’était toujours le même Fae. « Prêt, mon prince ? » La pique est volontaire, cette fois, presque une provocation comme il se précipite déjà, virevoltant comme un oiseau de proie, enchainant les coups comme Riel enchaîne les parades avant de lui rendre les siens. Agile, il évite sans trop de peine les assauts de l’Illyrien, moins rapide que lui. Pourtant, il le sait, il faut demeurer prudent car Riel pourrait bien n’avoir besoin que d’une seule droite bien placée pour le mettre au sol. Aussi, quand il parvient à trouver une faille, il n’hésite pas à l’exploiter et si sa hardiesse permet à l’Illyrien de le toucher dans le dos, lui tirant un grognement douloureux, elle lui permet surtout de faucher les jambes du Prince de son bâton pour le déséquilibrer et le faire tomber au sol. Grimaçant et essoufflé, il ne peut s’empêcher de savourer cette semi-victoire, même si elle est bien maigre, quand on y regarde. « J’t’ai eu. » qu’il ronronne, encore enivré par l’adrénaline, avant de réaliser qu’il outrepasse les bornes. Presque aussitôt, tout esprit combattif disparaît et il redevient le Fae un peu trop sage et désireux de plaire, sa main se tendant pour l’aider à se relever. « Pardonnez-moi. » qu’il lâche, un brin craintif. S’il avait toujours adoré Machaon, il savait aussi comment pouvaient se comporter les Princes quand les choses ne se déroulaient pas comme ils le souhaitaient. Son dos s’en souvenait encore…



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J'ai 549 ans et je vis en Illyrie, dans les montagnes de la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis un Prince mais surtout un combattant et je m'en sors comme je peux, tel que le demande ma condition. Sinon, je suis un shadowsinger et on a tenté de me lancer une malédiction lorsque j'étais jeune. Actuellement, je dois supporter mon nouveau garde du corps, Miran, récupéré des suites d'une dette.



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Ce que Miran pense être la bienséance l’est au sein de la Cour du Jour. Pas ici, en Illyrie où les choses sont bien différentes. Ici c’est la domination qui compte, si bien que le simple fait que le Fae ne le quitte pas du regard serait déjà un signe d’appartenance à cette portion de la Cour de la Nuit. Riel le voit, mais ne le remarque pas à haute voix. Il y a bien des choses que le plus jeune ignore encore et il ne compte pas les lui apprendre aujourd’hui. Pour ce qui était de sa proposition en revanche, elle était plus qu’intéressante. A en juger par l’expression qu’il lit sur le visage de Miran, sa réponse a fait mouche. Notant en silence chacune de ses expressions nouvelles, il lui montre l’ensemble de la terrasse d’un signe de main. Lui ne comptait pas choisir d’arme, tout dépendrait de ce par quoi le brun se laissait tenter. Pendant ce temps, il fait quelques pas, détend ses ailes et les replie régulièrement, appréciant la brise fraîche de l’aube contre ces dernières et évoquant le style de combat de la Cour du Jour. Vous nous connaissez donc vraiment bien… Riel se surprend à lui rendre un sourire, bien plus mesuré et énigmatique que Miran ceci dit. Parce qu’il était comme ça, il ne souriait ni ne riait jamais vraiment. Il y avait deux poids deux mesures, sauf peut-être lorsqu’il était avec ses comparses. Et encore, il y aurait toujours une certaine mélancolie planant au-dessus des épaules de Riel. Comme une sorte de malédiction qui le voue à rester fermé, triste d’une certaine manière. Et définitivement seul.

Miran a eu l’intelligence de se séparer de son haut. Si l’Illyrien était surpris que cet amateur de chaleur osait le faire au beau milieu des montagnes, il n’haussa pas même un sourcil, n’offrant qu’un sourire en coin. Une pointe d’arrogance sur les traits, car bien qu’on ne le soupçonne pas, fût un temps où Riel était un sacré joueur. Observateur comme la veille, ses prunelles glissent sur les quelques marques qu’il voit par-ci par-là. Soldat lui-même depuis plusieurs siècles maintenant, il pense deviner que certaines d’entre elles ne sont pas uniquement dues à des batailles et ses lèvres se pincent légèrement sans mot dire. Ce n’était certainement pas le lieu ni le moment, ça ne le serait peut-être jamais. A la place, c’est un air de suffisance qu’il trouve sur le visage de son cadet. Pour le coup, intérieurement ça l’amuse beaucoup. En le voyant se mettre en place, Riel délie ses épaules, l’une après l’autre avec lenteur. Ses ailes sont pour le moment durement pliées dans son dos, aussi près de lui que possible pour mieux aviser des mouvements du brun et la dose d’esquive qu’il devra mettre en conséquence. Prêt, mon prince ? Il se perd une seconde dans ses billes d’ambre et fronce les sourcils à la provocation. Il n’a pas le temps de rétorquer ou même de grogner néanmoins que Miran fonce déjà sur lui avec vitesse et précision. Les premiers gestes se font surprise et il lui faut plusieurs secondes avant de parvenir à doser l’utilisation de ses ailes dans ses parades. Au début, Riel le laisse exprès prendre l’ascendant, sondant ainsi ses capacités et économisant les siennes. Les coups pleuvent, s’enchainent et le bâton est repoussé plus d’une fois de la part du prince. Il parvient à porter un coup, un seul, et sourit d’un air narquois lorsqu’il l’entend grogner. Au moins le combat était intéressant et ça lui fait plaisir, délie ses traits d’ordinaire fermés et concentrés pour laisser place à une sorte de jeu. Riel quitte rarement Miran des yeux, et il entame une nouvelle série d’attaque avec plus de force mais ce n’est pas suffisant. Une seule erreur lui suffit et le Fae ne la laisse pas passer. Le bâton file derrière ses jambes et dans son élan son poids joue en sa défaveur. Il tente de se rattraper à l’aide d’un battement d’ailes mais ça ne sert à rien hormis faire du vent. Il a tout juste le temps de les étendre pour se faire le moins de mal possible et il s’étale de tout son long sur le dos, grimaçant et le visage de nouveau en sueur. J’t’ai eu. Essoufflé, le cœur battant à ses tempes, Riel se redresse de moitié, appuyé sur un de ses coudes pour mieux le regarder. Quelques perles s’échappent d’une mèche rebelle qui est venue se coller sur son front et s’il paraît furibond une seconde, l’Illyrien finit par sourire. Un large sourire. Le premier depuis un moment, revigoré par cet interlude. L’air redevient tendu lorsque le Fae du Jour se referme et lui tend la main en demandant pardon. Riel pose son regard sur la main tendue, les cheveux ébouriffés de Miran ainsi que ses yeux fuyants. Il n’attrape pas sa main, reprenant toujours son souffle. Il ne se sépare pas de son sourire, il est encore là, moins large, mais bien présent.

« Ça fait plaisir de te voir ainsi. Au moins tu t’es montré sous ton vrai jour. ». Il déglutit, passant une main sur son front moite, puis repose ses billes bleues sur lui, cherchant celles couleur d’ambre. « C’est ça que je veux Miran, pas les faux semblants. C’est une des choses que j’attends de mes gardes du corps. De mon garde du corps en l’occurrence. ». Sans prévenir, il pivote d’un coup sur lui-même, s’aidant de ses ailes. Il se saisit du bras tendu de Miran et profite de l’effet de surprise pour le faire tomber au sol à son tour, le surplombant sans le toucher, ailes déployées. Il le toise à nouveau, cherche à capter son regard et reprend. « Parce que lorsque tu es toi-même, tu es plus attentif à ce qu’il se passe autour de toi que focalisé sur la bienséance. ». Il esquisse un sourire en coin, sa mèche blanche retombant complètement sur son front, également fouettée par le vent. « Oublie ce que tu sais de la bienséance de la Cour du Jour, cela n’a pas sa place ici hormis quelques bases communes. En Illyrie il n’en est pas ainsi. Tout ce qui compte c’est la puissance, pour eux tous. ». Riel relâche la pression de ses doigts sur sa peau. Sa force était maîtrisée pour ne pas lui faire mal mais belle et bien présente. Sous-jacente. Il replie doucement ses ailes dans lesquels la lumière reflétait, puis se relève. Avant que Miran n’ait pu dire quelque chose, un linge propre apparaît et lui tombe sur le visage. Amusé, le prince ricane et s’éloigne de quelques pas.






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khalomnie
Lun 17 Jan - 13:44
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Miran Lightbearer
J'ai 403 ans et je vis au château de Riel, à la Cour de la Nuit. Dans la vie, je suis soldat, garde du corps du Prince de la Cour du Jour et accessoirement Prince bâtard de la Cour du Jour. Actuellement, je suis plutôt Dame de Compagnie de Riel et ce n’est vraiment pas un job facile parce qu’il est tout le temps de mauvaise humeur. Je dispose du pouvoir de guérison, amoindri par ma bâtardise et d’une agilité au combat à toute épreuve.

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Son estomac se tord quand il le voit sourire, inquiet. Est-ce que c’était une façon joyeuse de lui dire qu’il allait lui faire la peau ? Ça aurait été bien le genre de Zeian, mais pour Riel, il n’était pas encore certain de ses comportements et de ses habitudes pour en être sûr. « Ça fait plaisir de te voir ainsi. Au moins tu t’es montré sous ton vrai jour. » Le Fae a un regard interloqué, rempli d’incompréhension. Est-ce qu’il était vraiment en train de le féliciter pour ce comportement des plus irrespectueux ? Miran aurait dû le laisser gagner mais il avait été tellement pris dans la fougue du moment qu’il en avait oublié les règles de la bienséance. Et Riel en était… ravi ? Il déglutit doucement, ses joues rosissant légèrement quand il l’entend parler de son « vrai jour ». Il était vrai que cette attitude lui correspondait bien davantage que celle, polissée, qu’il avait adoptée ici. « C’est ça que je veux Miran, pas les faux semblants. C’est une des choses que j’attends de mes gardes du corps. De mon garde du corps en l’occurrence. » Ses prunelles, curieuses et intriguées, viennent se perdre dans les siennes, cherchant à les sonder avec attention, cherchant à comprendre. C’est sans doute pour ça qu’il se fait moins attentif à ce qui l’entoure, laissant une ouverture au Prince qui se saisit de son bras pour le faire tomber au sol à son tour. Si une lueur angoissée brille fugacement dans ses prunelles ambrées, elle disparait très vite parce que Riel, au fond, ne se montre pas menaçant. Le froid de la terrasse s’infiltre sur sa peau nue et il ne peut réprimer un frisson, les joues un peu rosies par l’embarras. « Parce que lorsque tu es toi-même, tu es plus attentif à ce qu’il se passe autour de toi que focalisé sur la bienséance. Oublie ce que tu sais de la bienséance de la Cour du Jour, cela n’a pas sa place ici hormis quelques bases communes. En Illyrie il n’en est pas ainsi. Tout ce qui compte c’est la puissance, pour eux tous. » Le cadet engrange les informations, avec plus ou moins de facilité, cherchant à les assimiler au plus vite, mais il faut dire qu’avec Riel au-dessus de lui, même s’il ne le touche pas, ce n’est pas chose aisée. Ce n’est que lorsque le Prince se relève qu’il consent enfin à se détendre un peu. Une serviette propre lui tombe alors sur le visage, apparue de nulle part et il laisse échapper un petit grondement. Maintenant que l’adrénaline est retombée, il a soudainement froid, alors il se relève rapidement, épongeant sa peau de la sueur qui la recouvre avant de remettre sa tunique grise sur ses épaules. Il observe Riel de loin, pas encore certain de l’attitude qu’il doit adopter envers lui ; il n’est pas là depuis assez longtemps pour se permettre des familiarités, mais il a pris bonne note de ses demandes et il tient à le lui faire savoir. « Je vais essayer, Riel. » Un léger sourire comme il dépose la serviette sur la table la plus proche, questionnant l’Illyrien du regard. « Est-ce que je peux en conclure que vous n’êtes pas déçu par ce que vous avez vu ? »

Riel l’avait-il sous-estimé à un moment ou à un autre ou bien avait-il toujours deviné le potentiel de son garde tout nouvellement attribué ? Le Fae penche légèrement la tête sur le côté, une lueur moqueuse dans le regard. « Vous avez arrêté votre conseiller, hier... » commence-t-il, un fin sourire sur les lèvres, un brin insolent. « Aviez-vous peur que je ne fasse pas preuve d’assez de puissance pour me défendre ? » Il était vraiment curieux à ce sujet ; Elios le sous-estimait clairement et il serait très certainement surpris le moment venu. Mais Riel, lui, demeurait encore très énigmatique à ses yeux et il cherchait à en savoir plus. Pour mieux le protéger, sans doute, mais surtout par curiosité. Le Prince l’intriguait et s’il avait pensé de prime abord qu’il ne valait pas la peine qu’on se penche sur lui, il était lentement en train de changer d’avis.




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