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 [Bordeciel] Sur la neige, le sang des ennemis gèle de la même façon.

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Myre
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UNIVERS FÉTICHE : Tous, avec une belle histoire d'amour en général
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Tamriel - Bordeciel. En l'an 4E 201. Le haut-roi de Bordeciel est mort, tué par Ulfric Sombrage. Une guerre civile éclate alors entre les sombrages et les impériaux. Le sang coule, pourtant aucun clan ne prend le dessus sur l'autre. Dans le même temps, la prophétie du parchemin des anciens semble se réaliser avec le retour des dragons. Selon une rumeur étrange, Alduin serait lui-même de retour et il aurait même sauvé Ulfric.
En tous les cas, le cri des Grisesbarbes appelant l'enfant du dragon a résonné dans tout Bordeciel, faisant trembler la terre.
« DO-VAH-KIIN »

Au nord, dans la province de Fortdhiver, dans les montagnes qui surplombent Aubétoile, le cri a déclenché une avalanche alors qu'une tempête de neige menaçait déjà les guerriers qui patrouillaient dans les environs, se moquant bien de leur camp.

Qui sait ce que vous pourriez croiser dans ces contrées hostiles : un rebelle ? Un soldat impérial ? Un ours ? Une liche ? Ou pire encore ?


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Myre
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Sirilonwë Silinor
Altmer membre de l'armée impériale, mage de guerre ayant quelques notions en alchimie et guérison. Actuellement en poste au fort de Neigemont, un lieu hautement stratégique dans ces montagnes hostiles.

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Sans doute ai-je hérité de certaines caractéristiques de ma race, la fierté, l'assurance et la noblesse. Mais je ne suis pas hautaine, je ne me rends pas compte d'ailleurs de ce que les haut-elfes ont pu faire subir aux autres races. Je l'ai entendu maintes fois ce "sale altmer, tu te crois supérieure aux autres ?" Je n'ai jamais su quoi répondre. Oui ? Peut-être ? Est-ce que c'est innée ? Je ne le sais pas car je n'ai pas grandi parmi les miens. J'ai grandi dans un orphelinat, avec d'autres enfants comme moi, c'est à dire miséreux et seuls au monde. Nous ne nous rendions même pas comptes de nos différences avant que la puberté et le monde extérieur ne viennent nous les faire remarquer. Même si ça a toujours été insidieux... La prêtresse altmer me favorisait, moi et les autres elfes alors que la tutrice nordique n'avait de cesse de lancer quelques sous-entendus sur chacun d'entre nous.

J'ai grandi, il a fallut quitté les murs de l'orphelinat pour ceux de Solitude. Une vie de pariât. Alors j'ai volé pour manger, pour vivre. Puis des années plus tard, j'ai voulu voler le bœuf, ou plutôt la corne de mammouth à l'alchimiste du Jarl. Je n'ai pas réussi et j'ai du choisir : l'armée ou la prison.

the elder scroll

Le vent s'est levé d'un coup alors que nous n'effectuions qu'une simple patrouille pour surveiller les environs du fort depuis les hauteurs. Je ne sais pas exactement ce que nous cherchions, le capitaine ne me donnait pas toutes les informations, je ne sais pas si c'était une question de hierarchie ou pour une autre raison. Très rapidement, la surveillance tourna à la survie, le ciel se couvrit avec une vélocité perturbante, presque surnaturelle, puis la neige se mit à tomber, soufflant dans nos yeux au rythme des violentes bourrasques. Nous nous couvrâmes le visage d'une main gantée, bien encapuchonnés et de l'autre nous tenions la même corde pour ne pas nous perdre tant nous pouvions à peine percevoir la personne devant nous, le plus expérimenté en tête. Nous marchâmes en grelottant, espérant tomber sur un abri, ou que notre éclaireur sache retrouver le fort.

Pas après pas d'une marche qui n'en finissait plus, le froid s'insinuait sous la fourrure, puis sous l'armure, jusqu'aux os. Je tremblais, sentant la fatigue s'emparer de moi. J'étais une fille de la ville, certainement pas assez préparée pour la haute montagne. Depuis le début de cette tempête, le temps semblait s'être arrêté, jouant sur nos nerfs et nos ressources. Et subitement, tout s'enchaîna très vite. Usant d'un peu de mes forces, j'envoyai une boule lumineuse éclairée le chemin, espérant rêvéler l'emplacement du fort ou tout autre information à celui qui nous guidait. Je tombais alors au sol, à genou, laissant le froid gagner. Un sifflement presque inaudible parvint à mon oreille, suivis de cris. " Des sombrages !" Je vis le regard froid du capitaine, entendis ses mots glacés "Imbécile ! Tu as revélé notre position !" Benor s'agenouilla devant moi, nous protégeant de son bouclier. Les flèches s'enfoncèrent dans le bois, l'une d'elle griffant son bras sans plus de dommage. Raen, lui, tomba au sol à mes pieds, la gorge percée de part en part. J'étouffai un cri puis sans réfléchir et portée par l'adrénaline, une gigantesque boule de flammes s'engoufra en direction du vide, suivis par une volée de nos flèches cette fois. D'autres cris retentirent. Le capitaine sortit son épée et donna l'ordre d'attaquer, profitant du moment de répit que ma magie avait offert. Nous n'avions aucune idée de ce qui nous attendait un peu plus bas. Etait-ce une patrouille ou une armée ?

J'étais la dernière de la file et en retard pour l'assaut. Le temps de me relever, un autre cri fit trembler la terre.
« DO-VAH-KIIN »

Je cherchais son origine, un peu incrédule. Il nous perturba tous, absoluement tous. Et puis le sol s'échappa de sous nos pieds et nous emporta dans sa blancheur immaculée.


Au bout d'un temps incertain, j'ouvris les yeux, tremblante. J'essayai de bouger, péniblement. Avec mes gants, je creusai des alcoves, tassant la neige et m'octroyant un peu plus de liberté. Je fus surprise de constater que je n'avais pas si froid et que je n'étais pas trempée sous l'épaisse peau de bête qui m'entourait partiellement. J'arrivai ainsi à sortir ma gourde de ma ceinture et fit couler quelques gouttes sur la neige. L'eau s'infriltra en direction de ma tête alors que j'aurais cru exactement l'inverse, j'avais donc la tête en bas ! A l'occasion, je remercierais Galathil pour ce précieux conseil. Je pu alors creuser dans la bonne direction et me sortir de la neige. La tempête s'était calmée même si le ciel était encore chargé. Je me mis alors à chercher et à appeler autour de moi quelques minutes, en vain, sur mes gardes toute de même pour ne pas me faire surprendre par d'autres sombrages... ou pire. Finalement, voyant que la nuit ne tarderait pas à tomber, je me décidais à dévaler la pente à la recherche d'un abri pour la nuit.

Un peu plus loin au coeur de la forêt, je dégainai mon épée, alertée par un bruit qui n'appartenait pas à la forêt. Je ralentis mon pas et observai doucement tout autour de moi tout en avançant. Les secondes passèrent, pesantes mais m'indiquant qu'il n'y avait peut-être pas de danger.

- Qui est là ? Je tentais, la boule au ventre, espérant qu'il s'agisse d'un membre de ma patrouille.
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Kitkat
Kitkat
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RÉGION : L'univers des pingouins
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Sarjof
Ravenguard

J'ai 23 ans ans et je vis à Vendeaume, à Bordeciel. Dans la vie, je suis un guerrier Nordique qui se fiche plus ou moins de la guerre et je m'en sors bien la plupart du temps. Sinon, grâce à ma malchance, je suis un nouveau soldat de l’armée des Sombrages et je le vis plutôt pas bien puisque la décision d’intégrer cet ordre militaire n’est pas vraiment la mienne.


[Bordeciel] Sur la neige, le sang des ennemis gèle de la même façon. Uanf
> Sarjof attire les problèmes comme le sang attire les bêtes sauvages. Son comportement lui a valu deux choix, soit son exclusion de Vandeaume ou rejoindre les Sombrages. N’ayant jamais considéré la guerre entre les Sombrages et les Impériaux comme la sienne, il n’avait pas l’intention de s'enrôler. Le jeune homme est loin d’être pacifiste, bien au contraire, il aurait préféré être un mercenaire combattant les diverses créatures vivant à travers Bordeciel, mais se retrouver seul sans aucune aide n’est pas une très bonne idée.
> Sa mère est décédée d’une maladie alors qu’il était en bas âge. Il conserve très peu de souvenirs de sa mère et sa relation avec son père est plutôt tendue. Entre quelques vols, plusieurs bagarres plus ou moins justifiables et un manque de respect flagrant de l’autorité, Sarjof n’est pas le Nordique le plus apprécié à Vendeaume.
> Du côté du caractère, Sarjof a plusieurs similitudes avec ses congénères. Il est entêté, téméraire, entreprenant, courageux et il a un amour inconditionnel pour la violence. Pourtant, ce qui le différencie des autres et qui peut lui attirer facilement des ennuis, c’est son côté arrogant, voire même méprisant envers ceux qu’il n’aime pas, c’est-à-dire la majorité des figures d’autorité. Aussi, le Nordique a cette espèce d’attitude blasée lorsqu’on lui parle de la guerre, un aspect de sa personnalité qui n’est pas courant chez les autres habitants de Vendeaume.
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The Elder Scrolls : Skyrim

Aubétoile. Cela doit bien faire mille ans que tu es coincé là-bas. Enfin, cette notion du temps est exagérée, mais tu as l’impression de moisir ici depuis plusieurs semaines. Cette ville - quoique, tu ne considères pas cet endroit comme une ville - est ennuyeuse à mourir, mais tu n’as pas vraiment le luxe de te plaindre. Un soldat ne se plaint pas et encore moins un soldat Nordique qui a intégré l’ordre militaire des Sombrages. Tu n’es pas à Aubétoile pour t’amuser ou pour faire les mêmes bêtises qui t’ont valu cette intégration «forcée». Ici, un seul pas de travers et tu vas vite te retrouver expulsé des murs de Vandeaume. Si cela devait arriver, ce n’est pas ton père qui va se risquer à prendre ta défense, pire encore, il voterait probablement pour ton expulsion. Le jour où tu lui as bien fait comprendre que tu ne reprendrais pas le flambeau de son commerce d’armes - la phrase «plutôt mourir dans le déshonneur que de passer le reste de ma vie en tant que marchand» a eu son petit effet -, tu as fait disparaître le peu d’intérêt que ton géniteur pouvait te porter. Au final, tu as eu raison, regarde où tu en es aujourd’hui.

Vous bougez enfin. Selon un officier, un camp de soldats Impériaux s’est installé dans les montagnes enneigées et vous devez les empêcher de gagner du terrain. Vous ne devez pas perdre Aubétoile et les alentours aux mains de l’ennemi. Chaque camp est une menace à peine voilée pour les Nordiques et s’en prendre à Ulfric Sombrage est passible de mort. Enfin, ces propos sortent de la bouche de tes frères d’armes, toi, tu t’en fiches complètement. Tout ce que tu veux, c’est bouger d’ici avant de prendre racine et ton voeu se réalise au bout de plusieurs semaines.

Cette neige. Non, cette curieuse neige. Tu es né en Bordeciel, tu es un Nordique tout ce qu’il y a de plus pur et surtout, tu connais cette province enneigée. Pourtant, cette neige qui tombe carrément comme une tempête ne te semble pas vraiment naturelle. La tempête s’est levée d’un coup sans le moindre avertissement et la visibilité est presque nulle. Tu mentirais si tu disais que la situation est sous votre contrôle. Non, elle ne l’est pas du tout et pire encore, vous finissez par tomber nez à nez avec des Impériaux. Avant même que tu puisses comprendre ce qu’il se passe, vous recevez l’ordre d’attaquer vos ennemis. Depuis que tu as rejoint les Sombrages, tu n’as jamais autant obéi aux ordres qui sont donnés par une figure d’autorité… Le combat continue de faire rage jusqu’à ce qu’un cri vienne percer vos tympans, transpercer le ciel et faire vibrer violemment la terre. «DO-VAH-KIIN !» Tu n’as pas le temps de te questionner sur la provenance de ce cri mystérieux que tu sens le sol se dérober sous tes bottes suivi d’une longue chute, puis des ténèbres…

***

Tes yeux s’ouvrent en un claquement de doigts comme si on venait tout juste de te donner un coup de fouet. Un peu désorienté par le choc, la première chose que ton regard croise c’est le visage d’un autre Sombrage dont tu ne te souviens pas du nom, mais la différence entre vous deux, c’est que ce dernier est mort. Qu’est-ce qui peut bien te faire dire cela ? Entre ses yeux grands ouverts - surtout sans vie - la position étrange de son cou ainsi que du reste de ses membres, cela te donne de bons indices sur sa condition actuelle… Alors que tu te relèves péniblement, tu ressens une douleur lancinante dans tes cotes, mais celle-ci est plus présente du côté droit. Si celles-ci ne sont pas fracturées suite au choc, tu as en quelque sorte de la chance d’être en un seul morceau. Certes, tu vas survivre, mais tu ne pourras pas te balader sur plusieurs kilomètres avec cette blessure sans risquer de t’évanouir en chemin. À Bordeciel, en dehors des murs des villes principales, les terres sont majoritairement hostiles à votre égard.

Alors que tu avances péniblement dans la neige, à seulement quelques mètres devant toi, tu aperçois tapi dans la neige, une forme allongée au pelage grisâtre qui te rappelle celle d’un loup. Au moment où tu tentes de faire un pas vers l’avant, tu remarques deux autres loups que te tournent, tout comme le premier, le dos. Pendant que ton regard bleuté remonte vers ce qui attise tant leur intérêt, le silence est soudainement rompu par une voix féminine. C’est que le premier loup a décidé de se déplacer dans le but de se rapprocher un peu plus de sa proie. À cette distance et avec ta blessure qui t’empêche de bouger aussi rapidement qu’à ton habitude, tu ne peux pas rejoindre la femme pour l’entraîner à l’écart. Malgré son épée, tu sais que les loups peuvent être vicieux et quand ils se mettent en tête de chasser une proie, tous les coups sont permis. Le petit détail à prendre en compte, c’est que toi aussi tu peux être vicieux et tu n’hésites pas à dégainer lentement ton épée avant de t’approcher un peu plus près d’un des loups. D’un geste vif, tu abas la lame sur le crâne de la bête sauvage dans un grognement douloureux, puis tu siffles entre tes dents pour attirer l’attention des autres loups. Il te faut à peine quelques coups d’épée et quelques esquives afin de venir à bout des bêtes. Sans ta blessure, cela aurait été beaucoup plus rapide, mais tu vas devoir supporter celle-ci.

Ta lame dégoulinante de sang dans ta main droite, ton bras gauche appuyé sur ton abdomen au niveau de tes cotes, tu avances enfin en direction de la jeune femme. «Un Nordique.» Déclares-tu fièrement comme si tu répondais à sa question qu’elle avait posé avant que tu attaques les loups. Alors que tu te retrouves à moins de quelques mètres de cette dernière, tu remarques pour la première fois son accoutrement, c’est-à-dire son armure, et qu’elle n’est pas humaine. Pendant que ton expression faciale laisse entrevoir une légère surprise, tes yeux se fixent sans la moindre gêne sur la jeune femme armée. «Une Impériale.» Tu affiches presque un petit sourire amusé lorsque tu formules ce fait. Qui aurait cru un jour que tu sauverais un autre soldat qui est censé être ton ennemi. Certes, tu ne considères pas cette guerre comme la tienne, mais de là à risquer ta propre vie pour épargner celle d’une Altmer, tu te surprends toi-même. «J’espère que tu connais bien nos terres pour réussir à survivre tout au nord de Bordeciel. Si tu sais t’en servir, tu as peut-être une chance.» D’un geste du menton, tu pointes son épée, puis sans plus de cérémonie, tu commences lentement à t’éloigner en lui tournant le dos. Non, tu ne crains pas de te faire attaquer par derrière et en vérité, cela t’es égal. Cela serait lâche de sa part de tenter de te tuer après lui avoir laissé la vie sauve.

«Bonne chance l’Elfe.» Pendant que tu continues de t’éloigner, ton bras gauche serrant toujours tes cotes, ton premier objectif est de trouver un lieu tranquille ainsi que sécuritaire où tu pourras te reposer pendant quelques heures. C’est que tu n’as pas l’intention de rechercher des survivants parmi les Sombrages - cela ne t’a pas effleuré l’esprit une seule seconde -. Tu préfères sauver ta peau et t’occuper de ta petite personne… Au bout de quelques pas, tu ressens une violente douleur traverser tes cotes en guise de réponse à ton égoïsme. Dans un grognement sourd qui s'échappe d’entre tes lèvres, tu ne parviens pas à conserver correctement ton équilibre au point où tu manques de tomber face contre terre dans la neige. Heureusement pour toi - plutôt pour ton honneur -, tu réussis de justesse à planter ton épée dans le sol de façon à te maintenir encore debout. Décidément, tes chances de survie viennent de diminuer de manière drastique suite à ce petit incident. Si tu ne peux pas marcher sur plusieurs mètres sans risquer de tomber par la faute de la douleur, tu vas vite te transformer en une proie facile...

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Sans doute ai-je hérité de certaines caractéristiques de ma race, la fierté, l'assurance et la noblesse. Mais je ne suis pas hautaine, je ne me rends pas compte d'ailleurs de ce que les haut-elfes ont pu faire subir aux autres races. Je l'ai entendu maintes fois ce "sale altmer, tu te crois supérieure aux autres ?" Je n'ai jamais su quoi répondre. Oui ? Peut-être ? Est-ce que c'est innée ? Je ne le sais pas car je n'ai pas grandi parmi les miens. J'ai grandi dans un orphelinat, avec d'autres enfants comme moi, c'est à dire miséreux et seuls au monde. Nous ne nous rendions même pas comptes de nos différences avant que la puberté et le monde extérieur ne viennent nous les faire remarquer. Même si ça a toujours été insidieux... La prêtresse altmer me favorisait, moi et les autres elfes alors que la tutrice nordique n'avait de cesse de lancer quelques sous-entendus sur chacun d'entre nous.

J'ai grandi, il a fallut quitté les murs de l'orphelinat pour ceux de Solitude. Une vie de pariât. Alors j'ai volé pour manger, pour vivre. Puis des années plus tard, j'ai voulu voler le bœuf, ou plutôt la corne de mammouth à l'alchimiste du Jarl. Je n'ai pas réussi et j'ai du choisir : l'armée ou la prison.

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Enfant de la ville, habituée des rues, pas des montagnes et des forêts hostiles. Ma maigre expérience ne faisait pas de moi une pisteuse, ni ne me permettait d'avoir les bons réflexes. Mes chances de survie malgré ma débrouillardise n'étaient pas à la hauteur de mon égo. Car le pire c'est que j'avais beaucoup trop confiance en moi et en mes capacités. Jeunesse invincible. Et la poussée d'adrénaline provoquée par l'avalanche avait masqué toutes douleurs. Je me sentais entière, je n'avais rien de grave pour sûr mais je n'avais même pas pensé à effectuer une rapide vérification de mon état et maintenant que je tenais mon épée dans ma main droite, elle me paraissait anormalement lourde. Et tout mon corps légèrement engourdi.

Mon bras ployait sous le poids et un message de douleur commençait à s'infiltrer jusqu'à mon cerveau. Soudain, un bruit de coup résonna dans mon dos. Je me retournai, en même temps qu'un sifflement retentit dans la même direction. Une meute de loups m'avait visiblement entouré et s'apprêtait à mettre de l'elfe à leur menu si quelqu'un n'était pas intervenu. A moins que l'elfe n'eut plutôt fait du rôti du loup. Un de loups était déjà hors-combat et l'homme se battait habilement avec les autres, je tentais tout de même de l'aider, envoyant mon épée fendre sur le loup le plus proche. Je lui entayai la cuisse, profondément mais guère plus car le mouvement avait définitivement rêvélé la douleur et me força à lâcher ma lame. Je poussais un grognement, autant de frustration que de peine, prête à déchainer des flammes sur ces créatures féroces mais fragiles. Je n'eus pas besoin, car rapidement le sang des loups se répandit sur la neige immaculée.


Il se tient désormais devant moi, debout mais arqué. Est-ce que je lui dois la vie ? J'avoue que je ne me sens pas reconnaissante... Jolie démonstration mais j'ai d'autres atouts, quelques loups ne me font pas peur, sans doute à tort. Maintenant que je le vois de face je peux distinguer son armure aux couleurs de l'ennemi sous son épaisse fourrure. Par réflexe, je reprends l'épée qui git à mes pieds, avec ma main gauche, et la pointe vers lui, restant sur mes gardes. Il est clairement blessé, bien plus que moi, je reconnais pourtant en lui une fierté qui ne m'est pas inconnue et qui lui a permis de tuer quatre loups à l'instant. Qui sait si je ne suis pas la prochaine ? Nordique, dit-il en guise de présentation. Je songe qu'il fait bien de s'identifier car entre nordiques, brétons et impériaux, je ne ferais pas bien la différence. Si ce n'est qu'un impériale sombrage, cela ferait tâche. Au moins les autres races savent se démarquer physiquement, elles.
" Sombrage." Que je réponds sur un ton méfiant et un brin provocateur, maniant ce mot comme une insulte. Puisqu'il s'agit d'évoquer des évidences, je peux jouer aussi. Et joueuse, je le suis.

Je me demande ensuite s'il se moque de moi en évoquant mon épée, je ne suis pas sûre qu'il ait vu la magnifique attaque que j'ai faite à l'un des loups, il était bien occupé avec les autres. Évidemment ça me donne juste envie de lui prouver que je sais m'en servir en lui enfonçant dans le cœur... Il a de la chance que je ne sois pas gauchère. Et puis... Je dois reconnaître qu'il vient de m'aider malgré mon armure rouge et argent, je lui dois au moins ça. Et je ne peux pas légitimement lui en vouloir de ne pas savoir que je n'avais pas besoin de son aide non plus. De toute, aurais-je vraiment la volonté de le tuer ? A quel point suis-je impériale ? Qu'il m'ait aidé est une bonne excuse pour éviter de penser à ce que j'aurais dû ou pu faire dans d'autres circonstances. Sans compter que même blessé, il semble être un adversaire coriace et que je n'ai pas envie de mettre mon égo à l'épreuve au risque d'y perdre la vie moi aussi.
Je ne réponds donc pas et le regarde partir, rangeant au bout de quelques pas mon épée dans son fourreau. Je chasse ses mots sur la survie, je sais qu'il marque un point mais je n'ai pas demandé son avis et dans le genre entêtée, j'en tiens une sacrée couche. Puis un œil sur lui et un autre sur mon avant-bras, j'étudie ma blessure... Une simple foulure ou une entorse, rien que quelques sorts de soin ne peuvent apaiser. J'ai eu une chance inouïe quand j'y pense, ma bonne étoile veille toujours sur moi. En prime, le dîner ne demande plus qu'à être découpé et cuit.

Je suis en train d’apposer doucement un soin lorsque le bruit de ses pas est rompu par un grognement rauque et étouffé. Je le vois penché, tombant presque, tenant toujours son buste. Je ne réfléchis pas, et me retrouve rapidement à son niveau, mon bras droit vient le soutenir sans forcer et je passe le sien autour de mes épaules, lui offrant mon corps comme béquille. Je suis en train d'aider un foutu sombrage... Pitié que personne ne nous trouve et que personne ne me voit ainsi, ce serait ma fin. Mais finalement, c'est un peu comme la rue dans ces terres hostiles, il n'y a que l'entraide qui permette d'y survivre et quelque part, je suis soulagée d'avoir une excuse pour ne pas affronter cela seule.

Nous avançons, pas après pas, tout doucement. Je l'entends gémir parfois, même s'il semble cacher sa douleur. Je comprends qu'elle vient de son abdomen, pas de ses bras. Il y a un gros rocher à quelques mètres de là, il fera l'affaire en attendant de pouvoir trouver mieux un peu plus loin. Si nous arrivons à l'atteindre, car je le sens de plus en plus lourd et je crains que la douleur ne l'emporte avant dans un sommeil forcé.

- Reste avec moi, nous y sommes presque.

Je l'aide à s'asseoir contre la roche, aussi délicatement que possible même si je ne doute pas que le changement de position soit très douloureux. Je le laisse reprendre son souffle et j'en profite pour défaire ma ceinture et enlever le fourreau et mon épée que je dépose au sol un peu plus loin. En cas de besoin, j'ai toujours une très jolie dague de verre que j'ai volé il y a longtemps à une famille noble de Solitude, elle sera plus facile à manier avec mon poignet pas tout à fait remis. Je retire également mon armure devenue trop lourde et trop encombrante. Je grimace en découvrant quelques douleurs puis soupire lorsqu'elle git au sol. C'est un double fardeau qui tombe avec elle, et en tunique avec mon épaisse fourrure je me sens bien mieux, bien plus moi-même et bien plus agile, j'aurais dû la retirer depuis longtemps. Je m'absente enfin pour aller chercher le cadavre d'un loup et le ramener à notre camp provisoire. Plus tard j'en découperais quelques morceaux et nous les ferons cuire dès que nous trouverons un abri.

En ayant terminé, je m'accroupis en face de lui, pose ma main sur son front pour en estimer la température. Il ne semble pas avoir de fièvre, ce qui est bon signe, il est même plutôt froid... Je l'observe un instant de mon regard perçant, il est trop mal en point pour continuer, il va falloir que je fasse quelque chose ou que je l'abandonne là. Je défaits alors le nœud de cuir qui referme sa cape de fourrure autour de sa gorge et repousse cette dernière pour dégager son torse. Puis mes doigts glissent jusqu'aux liens de son armure, prêts à les défaire eux aussi, mais s'arrêtent dans leur élan. Je le dévisage, pas certaine d'avoir son approbation pour continuer.

- J'ai besoin de voir ta blessure si je dois t'aider.

Doucement, je détache tous les liens de l'armure puis la fait glisser sur le côté et la laisse choir sur la neige. Je continue de le déshabiller jusqu'à ce que son torse nu se présente sous mes yeux. J'ai essayé de faire le plus délicatement possible pour le ménager, ouvrant bouton par bouton. Aussi parce que vu la température, il aura besoin de refermer tout ça. Je glisse mes doigts sur peau nue et violacée, là où il se tenait, je sens les côtes brisées et je le sens sursauter quand je passe dessus. J'attrape un petit morceau de bois et lui tend.

- Ça risque d'être douloureux.

Il aura sans doute besoin de mordre dedans. J'arbore un petit sourire en coin, parce que j'aime bien entretenir le mystère. Est-ce qu'il croit que je vais lui remettre d'un mouvement sec ? Est-ce qu'il a confiance ? Il n'a pas vraiment le choix. Il faut savoir que la magie n'est pas beaucoup moins douloureuse qu'une médecine plus physique, il faudra bien que les os reprennent leur place. Elle a l'avantage d'offrir une guérison plus rapide, ce qui s'accompagne de son lot d'inconvénients.

Sans plus attendre, une douce et chaude lumière émane de ma paume et je parcours ainsi ses côtés fêlées, à quelques millimètres de son derme. J'entends les os craquer et reprendre leur place au bout d'une longue minute. Je continue à réparer les chaires, les vaisseaux, les nerfs, mais ma magie s'épuise rapidement. Ce n'est pas parfait, pas tout à fait guérit mais au moins il devrait pouvoir bouger et respirer sans souffrir le martyre. Quant à moi, je chancèle sur lui, épuisée, je me laisse alors tomber à ses côtés, m'asseyant à mon tour contre la roche. Juste le temps que mes forces reviennent.
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