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 Pince-mi et pince-moi sont dans un bateau | pv - Lein

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Lein
Lein
Féminin MESSAGES : 15
INSCRIPTION : 31/08/2018
ÂGE : 27
RÉGION : Bourgogne
CRÉDITS : Mathilda (Léon, Luc Besson, auteur du fanart non-trouvé)

UNIVERS FÉTICHE : So many
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Noob

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Isaac
J'ai 24 ans et je vis à bord du Sirius, sur toutes les eaux du monde. Dans la vie, je suis navigateur et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon style de vie, je suis célibataire, du moins, ça s’en rapproche et ça s'en éloigne, on sait pas trop et je n’ai pas envie d'avoir d'avis sur la question.




avatar :copyright:️ o.c., par @castace


Les sons, les couleurs, la douleur, tout se mélangeait. Pâteux tu étais, pâteuses étaient tes pensées, sans fil conducteur, sans logique, sans but, sans rien. Tu avais la bouche sèche mais étais à peine capable de boire. Envie de vomir constante. Les sons, la lumière, le flou, la douleur. Ta main arrachée te faisait souffrir, plus souffrir encore que lorsque le sabre était dans ton avant-bras. La plaie tirait. Tu sentais les pulsations, tu as senti l’inflammation, tu as vu le regard soucieux du Doc posé sur toi. Tu as senti les linges froids et humides qu’il passait sur ton front, l’effort de te découvrir pour t’empêcher de te déshydrater complètement.

Les sons, la douleur, tu as cessé d’avoir la force d’ouvrir les yeux pour regarder la lumière. Ton esprit n’avait plus de consistance. Tu voguais d’une idée à l’autre. Tu pensais à Eaan, parfois. Tu te demandais où elle se trouvait. Tu espérais qu’elle allait bien. Tu bougeais le bras en essayant de mouvoir les doigts qui n’y étaient plus. Parfois, tu te réveillais. Parfois, en te réveillant, tu hurlais. Dérangé dans ton sommeil, déjà troublé, par ton bras incandescent.

Tu t’es rêvé en flammes, plusieurs fois. Tu t’es vu brûler. Mais ce n’était que ton bras qui n’était plus là. Jacob est venu te voir. Tu ne t’en souviens plus. Car tes souvenirs déjà bancals se sont faits de plus en plus rares à mesure que la fièvre gagnait du terrain. Très vite, tu as cessé de manger. Très vite, ta conscience a cessé d’exister. Tu appelais le Doc « Ewenn », rendu confus par le fait qu’ils étaient tout deux d’un certain âge. Ta fièvre et toi avez cessé de vouloir t’alimenter. Le Doc a essayé de te forcer à t’accrocher à la vie.

Les sons, les couleurs, tout devenait lointain.
Quand le capitaine est venu te dire de rester en vie pour que Eaan ne sombre pas dans la culpabilité, tu as à peine entendu sa voix. Tu ne lui as pas répondu, tu n’en étais plus capable.
Les sons, la lumière, la douleur. C’était confortable, de sombrer, ne plus rien sentir, ne plus rien voir, ne plus rien entendre ; tu étais comme plongé dans une immense bassine, noyé à l’intérieur de toi-même.

A mesure que tu t’éteignais, le Doc s’épuisait.
Parfois, tu lui parlais. Rarement, pour lui demander de l’eau. Plus régulièrement, tu lui parlais sans te rendre compte de sa présence ; il faisait partie intégrante de tes délires.

Mais, un jour, la fièvre s’est tue. Le Doc n’y a pas cru. Il a pensé que ton corps avait simplement cessé de se battre. La descente subite de température n’était pas, pour lui, une nouvelle nécessairement bonne. Il n’est pas rare que les humains à l’article de la mort montrent un regain d’énergie inexplicable.
La fièvre s’est tue et l’immense fatigue l’a emporté. Le Doc s’attendait à te voir mourir dans les prochaines heures. Tu n’as pas tenu compte de son diagnostic. Contre toute attente, tu avais décidé de vivre.

///

Sursaut. Douleur.
Ta main était plongée dans du fer en fusion.
Tu t’es réveillé en hoquetant, tu as tiré les draps, constaté pour la première fois depuis quinze jours avec lucidité que ta main n’y était plus. Le Doc, assoupi à tes côtés, les traits tirés comme tu ne les avais jamais vus être, t’observait.
Tu as examiné ton bandage, l’absence de ton membre, avec surprise, avec désarroi.

« J’ai mal à la main Doc, mais elle n’est pas là. Pourquoi est-ce que je peux encore la sentir bouger alors qu’elle n’est pas là ? »

Si tu fouillais dans tes souvenirs, tu aurais pu te rappeler avoir lu quelque chose de similaire dans les récits de guerre d’Ewenn.

« Ils appellent ça le membre fantôme, Isaac. Certains y voient la preuve que l’âme existe. D’autres pensent que ce n’est que parce que ton cerveau n’a pas encore compris que tu n’avais plus cette partie-là de ton corps. As-tu faim ? »

Tu as hoché doucement la tête, pensif. Le Doc t’a posé sur les genoux une petite soupe après t’avoir aidé à te redresser.

« Eaan va bien ?
- Blessures légères sans gravité. Nous avons perdu beaucoup d’hommes. L’équipage n’a pas le temps de se demander s’il va bien, elle encore moins.
- D’ici moins d’une semaine je pourrai aller les soulager en reprenant un peu de service et cesser d’être un boulet pour toi, Doc.
- N’y compte pas trop mon petit, tu reviens d’un très long voyage. Tu as perdu beaucoup de sang et déliré pendant plus d’une semaine, ce ne sont pas des choses dont on se remet avec moins d’une semaine de repos. Maintenant mange et repose-toi. Je vais prévenir le capitaine et Jacob que tu sembles tiré d’affaire. »

Tu as voulu te rassurer en te prouvant que le Doc n’était au fond qu’un médecin un peu trop tatillon en te redressant davantage. Mais tes jambes tremblantes ont eu du mal à te maintenir debout.
Et ça t’a foutu en rogne. Parce que oui, ça s’annonçait très long.

///

« Est-ce que tu as une idée d’à quel point tu as été stupide ? »

Jacob a laissé passer deux jours de sursis supplémentaires, le temps pour toi de dormir assez pour pouvoir avoir une conversation longue sans somnoler au milieu. Assis sur ton lit, tu t’es ratatiné, penaud.

« J’ai vu la scène, j’ai vu le coup partir, je sais qu’il lui aurait été certainement fatal. Mais tu ne vas pas me faire croire qu’il s’agissait là de la seule option envisageable que de te faire tailler le bras. Je sais que tu es un mauvais décideur dans l’action et tu me l’as bien montré ce jour-là, mais il faut que tu comprennes quelque chose. Pour l’instant, le navire s’en sort car je suis encore-là. Viendra un jour, Isaac, pas aussi éloigné que ce que tu penses, où ce sera toi le seul et unique navigateur du navire. As-tu une idée de ce que devient un navire s’il perd ses capacités de navigation ? Une épave qui dérive. Tu ne peux et ne dois pas prendre de risques inconsidérés. Chaque homme est important sur un vaisseau. Mais certaines mains sont plus difficiles à remplacer que d’autres. »

Sans mauvais jeu de mot.

Tu as accueilli le sermon avec une grimace. Les tirades de Jacob ressemblaient à celles d’Ewenn.

« Maintenant, pour en revenir au problème de départ, oui, Eaan était en danger. Sais-tu pourquoi elle prend encore des risques incroyables en combat ? Parce que tu passes ton temps à lui renvoyer tes propres doutes la concernant en pleine face. Elle sera ton capitaine, un jour, Isaac. Si tu ne crois pas en ton capitaine, change de navire, car si tu ne crois pas en ton capitaine, tu mourras prématurément. Alors, puisque tu as énormément de temps devant toi, rends-toi un service, pose-toi une question et sois honnête avec toi-même : pourquoi est-ce que tu as autant peur que ça du fait qu’elle puisse mourir ? »

Tu as encaissé en serrant les dents. La vérité faisait mal. C’était bien parce qu’elle était douloureuse que tu refusais de l’admettre. Eaan t’a souvent reproché tes intrusions dans ses combats alors que tu les pensais nécessaires et bien avisées. Eaan t’a souvent ordonné de la regarder telle qu’elle était à présent, de cesser de voir en elle la gamine de treize ans que tu avais connue. Eaan a toujours cherché à prouver sa valeur et le cherchera toujours.
Alors, pourquoi t’obstiner à veiller sur quelqu’un qui n’avait visiblement plus besoin de toi ?

///

Pourquoi est-ce que tu as autant peur que ça du fait qu’elle puisse mourir ?
Parce qu’elle a encore treize ans pour toi ?
Parce qu’elle est fragile ? Non.
Parce que tu sais, au fond, que tu aurais du mal à regarder à nouveau ce navire si Eaan n’y était plus. Elle faisait pour toi partie intégrante du décor. Elle était devenue l’âme du vaisseau, sans s’en rendre compte, avec la rage de vivre qu’était la sienne. Elle avait pris beaucoup de place. Beaucoup trop de place. Et tu refusais de t’imaginer ce monde tourner sans elle.

///

Le repos forcé par le Doc n’a pas empêché Jacob de t’emmener des livres à étudier et des cartes à tracer. Ton corps récupérait lentement. Tu t’étais amaigri, considérablement ; la fièvre, le manque d’alimentation et l’inflammation contre laquelle tu avais lutté t’ont fait fondre comme neige au soleil. Le sang perdu t’avait fait perdre bien des couleurs.
Il t’en a fallu, du temps, pour pouvoir ne serait-ce que tenir quelques peu sur tes jambes. Quinze jours alités avaient réduit ta masse musculaire dans les jambes. Tu devais te rééduquer. Apprendre à vivre avec une seule et unique main alors que l’absence de l’autre continuait d’être source d’hallucination. Des fois, elle te démangeait, des fois, elle te faisait souffrir, des fois, elle te semblait bouger ; tu t’es même réveillé une nuit avec une sensation de crampes inouïe.

A force d’insister, tu as cependant réussi à obtenir le droit de sortir sur le pont. Le Doc voyait la déception qui traversait tes pupilles lorsqu’un visiteur frappait à la porte et que ce visiteur n’était pas Eaan. Il ne t’a bien entendu jamais confié lui avoir demandé, conseillé, même de l’avoir suppliée de venir se confronter à toi. Tu as négocié pour avoir le droit de voir les étoiles. Le Doc était d’accord. De nuit, il préférait. Moins de matelots sur le pont qui pourraient te chahuter un peu ; ça n’aurait pas été méchant mais l’équipage ne se doutait pas de l’ampleur de la faiblesse qu’était la tienne à ce moment précis.

Le pont, rafistolé par les moyens du bord, portait encore ça et là les traces de la bataille qui avait fait rage. Le sang avait été nettoyé, mais des traces de coups de sabre et de coups de haches étaient encore présentes sur les mâts, sur le plancher et les rambardes. Tu titubais un peu, comme ivre. Le chemin jusqu’au bout du navire a été bien trop long.
Tu l’as trouvée là où tu savais que tu la trouverais : en train d’abattre le travail qui aurait dû être le tien mais que tu ne pouvais effectuer. Là, coincée, les deux mains sur le gouvernail.
Comment est-ce que tu pourras tenir correctement le gouvernail, à présent ?
Tu as balayé la question qui te venait à l’esprit.
Marche après marche, tu l’as rejointe, jusqu’à t’asseoir devant le gouvernail.

« Je suis désolé de t’avoir mise dans cette situation. Je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais été à ta place et que les rôles avaient été inversés. »

Elle avait l’air exténuée.

« Je comprendrais que tu sois en colère contre moi d’avoir encore agi comme si tu n’étais pas capable de te débrouiller toute seule. Mais ce n’est pas par manque de confiance en toi, d’accord ? C’est en ma capacité à gérer la situation si jamais tu crèves que je n’ai pas confiance. Ça n’a rien à voir avec tes compétences à toi. C’est moi qui ai débloqué. »

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Le Shien
Le Shien
MESSAGES : 20
INSCRIPTION : 23/03/2020
RÉGION : Sud-Ouest #canard
CRÉDITS : Google

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Eaan

J'ai 20 ans et je vis sur le Sirius. Dans la vie, je suis Second officier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à mon orgueil, je suis engagée dans des relations compliquées et je le vis plutôt bien parce que je fais ce que je veux.




avatar :copyright:️ o.c., par @castace
Il débarrasse quelques livres pour dénicher un coin de table libre et y pose une assiette remplie de ragout. Elle ne tourne même pas la tête vers lui, trop concentrée à tracer un trait au crayon sur l’immense carte marine recouvrant le bureau de la salle de navigation. La lumière de la lampe à huile éclaire son visage aux traits tirés. Le repas est froid, comme pratiquement tous les soirs depuis des semaines maintenant.

« Pourquoi tu ne veux pas aller le voir ? »

Eaan pousse un soupir et se renverse sur la chaise. La tête penchée en arrière, elle fixe le plafond. Il parait qu’Isaac est définitivement tiré d’affaire. Le doc l’a annoncé hier. Les matelots attendent impatiemment sa sortie pour fêter ce rétablissement inespéré, splendide excuse pour ouvrir un tonneau de rhum et chanter des chansons paillardes à tue tête. Eaan, elle ne savait plus quoi penser. Une fois le poids de l’inquiétude levé, elle ressentait davantage encore le flot de sentiments complexes qu’elle essayait de fuir en repoussant la confrontation avec Isaac. La peur de le voir succomber à cette blessure s’était envolée, mais il restait une appréhension mêlée de culpabilité.

« Il a perdu son bras à cause de moi, Jacob. Je suis par sure qu’il ait envie de me voir. »
« Il a perdu son bras pour te sauver, Eaan. Évidemment qu’il a envie de te voir. »

Ça n’avait pas suffi à la convaincre.

/////

Le vent frais qui s’engouffre dans ses cheveux la maintient éveillée. Elle approche du moment de la nuit le plus difficile, celui qui précède l’aube d’une ou deux heures. La mer est calme, le navire craque à peine en fendant silencieusement les vagues, la grande majorité de l’équipage sommeille. Même Jacob a fini par lui faire confiance dans son nouveau rôle de timonier.
Des bruits de pas dans l’escalier menant au pont principal attirent son attention. Il aura suffit d’un coup d’œil pour qu’elle le reconnaisse, malgré sa démarche chancelante, ses cheveux trop longs et son visage amaigri. Son rythme cardiaque accélère.
Clouée au gouvernail, elle n’a aucune solution de repli. Tandis qu’il s’approche d’elle, le flot d’émotions qu’elle avait cherché à fuir lui revient d’un bloc, en plein visage. Beaucoup trop puissant pour tenter de le contrôler. Alors elle abandonne et se laisse submerger sans rien chercher à retenir. Parce que ce soir, Eaan est fatiguée. Fatiguée du fardeau de plus en plus lourd qu’elle sent peser sur ses épaules, fatiguée des responsabilités, de plus en plus importantes. Fatiguée de devoir assumer ses rôles multiples. De devoir garder la face, d’encaisser. Ce soir elle est seule. Ce soir elle est elle, pas apprentie bosco/timonier/cartographe/barreur/matelot/capitaine. Elle est elle, devant Isaac, pas l’équipage, Howell, Jacob ou le capitaine. Isaac, qui a failli mourir. Et Isaac lui parle, Isaac s’excuse. Elle entend les battements de son propre cœur cogner dans sa poitrine.  
D’un geste aussi brusque qu’imprévisible, elle lâche le gouvernail, saisit le jeune homme par le col et lui assène une gifle dont la violence lui fait tourner le visage.

« T’avise plus jamais de me refaire un coup comme ça. Jamais. »

Sa voix est dure. Mais s’éteint dans un tremblement.
En colère, oui, elle l’est. Ça oui, Isaac, on peut dire que t’as débloqué. Qui t’a mis dans le crâne que se jeter devant un ennemi pour sauver une gamine un peu prétentieuse était la solution la plus salutaire pour vous deux ? Si elle prenait des risques et se mettait en danger, c’était son affaire, son choix. Elle était bien assez grande de décider sa vie, et, en l’occurrence, de comment la terminer. Elle n’avais jamais appelé à l’aide. Ne s’était jamais plaint d’une blessure. Même ce soir là, elle n’avait jamais eu peur pour elle. Alors oui, cela peut sembler bizarre, voire ingrat, mais elle est en colère de cette ingérence perpétuelle dans sa vie, même lorsqu’il s’agit de lui éviter la mort.
Il n’a pas confiance en sa capacité à gérer la situations si elle venait à mourir ? Est ce qu’il imagine une seule seconde ce qu’aurait été la vie d’Eaan si, par malheur, il avait dû mourir en se sacrifiant pour qu’elle vive ? Est-ce qu’il peut imaginer ce qu’elle a ressenti, lorsqu’il hurlait de douleur en se vidant de son sang ce soir là ? Le nombre de fois où elle s’était répétée que c’était de sa faute à elle, s’il avait dû subir l’opération, la douleur et la fièvre ? Et même s’il était tiré d’affaire, il n’était pas au bout de ses peines. Il suffisait de voir ce teint transparent et cette chemise, désormais trop large pour son corps amaigri.
Une de ses manches pend, vide.
Les larmes lui montent aux yeux sans qu’elle ne cherche à les retenir. Dans un mouvement aussi inattendu qu’avait été celui de la gifle, elle passe un bras derrière son dos et elle l’attire contre elle.

« J’ai eu tellement peur, Isaac. Ils ont dit que tu allais mourir. »

La chaleur de l’étreinte la réconforte. Les larmes roulent le long de son visage, glissent sur la nuque du garçon.

« C’était de ma faute. J’ai pas été assez forte. J’ai l’ai cru, mais c’était pas le cas. Et ton bras. Je suis tellement désolée. »

Sa voix se brise. Si le soulagement l’emporte sur la peur et la colère, elle ne peut balayer cette culpabilité qui continue de la ronger. Elle sait que demander pardon n’y changera rien. Le capitaine le lui avait déjà bien fait comprendre, le soir de la bataille. Elle devait se racheter par des actes.
Un léger craquement typique du navire qui commence doucement à changer de cap. Presque à regret, elle se détache doucement du corps du jeune homme pour rectifier la trajectoire. Elle essuie d’un revers de la manche ses joues humides. Prend une inspiration silencieuse, reporte son regard vers le large.

« Je vais changer, Isaac. On doit changer, tous les deux. »
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