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 Zone 1- "Un rêve...Un cauchemar… Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre"- Apocalypse Now- α Dharma ω

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation


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Bienvenue sur Terre...

Hiver 2020, quelque part en France

Les volontaires se reposaient dans le laboratoire d'expérimentation médicale, tenu secret et pour cause: un vaccin anti cancer était à l'essai, prometteur et universel. Le mal rongeur était sur le point d'être vaincu. Plus aucune métastase d'ici une décennie...Un rêve fou, un rêve à portée de recherches, depuis tant d'années...
Mais l'espoir muta. L'espoir se déforma en un terrible fléau mortel. L'antidote se rebella face à l'intelligence humaine et choisit la voie la plus simple, la plus vicieuse qui soit pour se propager: le sang. Le fluide vital devint le terreau de la Mort.  La plèbe se laissait flotter entre les globules, reniflait en un battement de cœur le lit du cerveau et là, ne lâchait plus le lobe frontal désormais en sursis. L’ersatz de tumeur se lovait au creux des synapses, se développait tranquillement, irrémédiablement. Elle les grignotaient, les déformaient petit à petit. Envahissante, la vermine rendait son hôte avide d'empoisonner ses semblables, ces autres, sains d'esprit, soudain métamorphosés en êtres des ténèbres qu'il fallait atteindre.
Le virus, de prime abord, s'invitait en  épisodes de fièvre de plus en plus intense, puis de vomissements, de maux de tête, d'insomnies infernales. Le sujet ne dormait plus, perdait pied avec la réalité et un matin, il ne lui restait d'humain que son apparence physique.

L'Homme trépassé accouchait d'un dément.

Une paranoïa machiavélique enfumait la moindre parcelle de lucidité. Les prunelles s'habillaient alors d'un bleu piscine chimique, seul signe extérieur de la pathologie. Une égratignure, une petite blessure et l'échéance morbide étreignait immanquablement. La vingtaine de bénévoles agressa les médecins, les soignants et s'échappa hors des murs.

Il fut trop tard. Le Mal se répandit telle une traînée de poudre. En l'espace d'une année, la population mondiale se réduit à un million d'individus.

La seule solution était de tuer les Infectés, en évitant au maximum le corps à corps. Au bout d'un moment, ils finissaient par s'écrouler, terrassés par des crises hyperpyrétiques.

Le Monde avait changé. Il fallait se battre pour se nourrir, guerroyer pour ne pas être contaminé. Se rallier à un clan était un gage de survie.

Année 2024

Deux ans ont passé. Deux ans...

...Bienvenue en Enfer.

***

Nikolaï Azarov, un mystère dangereux, mais inébranlable. On ne sait pas grand chose de lui, encore moins pourquoi il a été accepté dans le groupe... de toute manière, il sait se battre et rien d'autre ne semble compter. La vérité, il est le seul à la connaître : c'est un frondeur russe, ex-membre d'une brigade moscovite en fuite, pour des raisons.... disons valables ? S'il a décidé de déserter pour retrouver un semblant de paix dans le pays natal de sa mère, on peut dire que c'est raté.

Gabrielle de Manneville a tout perdu. Il ne lui reste plus que sa sœur cadette qu'elle protége autant qu'elle peut. Mais Julia est amoureuse et en ces temps de survivance, suit aveuglément celui qu'elle aime.
L'apocalypse imposait sa loi. Qui, en ces temps de fin dernière, avait encore le choix?

Co-écrit avec ma patate chérie @Dharma
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Gabrielle de Manneville
J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


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Krysten Ritter :copyright:️ Google

Hiver 2024, Paris.

-C'est fini.

Le corps sans vie gisait, brûlant de la fièvre mortelle. Les grosses bulles blanches débordaient des lèvres craquelées et s'écrasaient, lascives, sur la terre crasseuse. Il faudra plus de 24h pour que le cadavre s'ajuste à la température ambiante.

Le geste laconique, lent, Gabrielle abaissa les paupières de l'inconnu. Un de plus.

-Je dois partir. Vous aussi, ne restez pas ici. Je vous conseille de le brûler.

Elle referma son sac à dos alourdi par un peu de matériel de chirurgie, des médicaments, des seringues, des compresses, tout un fatras de beaucoup d'espoirs pour si peu de résultats.

Un signe de tête, un adieu silencieux. Il n'y avait rien à dire, encore moins à faire.

Il pleuvait et ça colorait de gris les rues sales. Elle pressa le pas. Bientôt la nuit sera là et pas question de traîner à l'extérieur, seule. Aux aguets, elle se dépêcha de traverser les quelques pâtés de maison qui la séparaient du quartier général. Un grand appartement rue de Villiers dans le 17ème arrondissement. Julia devait l'y attendre. C'était son anniversaire et elle tenait à fêter ce moment particulier. Planqué contre elle, le papier grossier lui grattait la peau. Ce n'était pas grand'chose, pourtant elle avait risqué sa vie pour obtenir ce pauvre cadeau. Avec l'aide de Matthias, ils avaient exploré ce qui restait du Printemps Haussmann, louvoyant parmi les gravas et les verres brisés. Par chance, aucun infecté ne s'était pointé.

Elle toqua fortement la lourde porte d'entrée, des coups répétés selon un code qui changeait souvent. L'interphone ne fonctionnait plus. Tout ça n'existait pas autrefois. Autrefois...Hier.

***
Été 2023-

184 contacts. Le répertoire affichait le nombre terrible, le terrible nombre. Des numéros de gens morts ou au mieux, disparus.

Le groupe Wattsapp de la famille...Celui des collègues...Celui des écuries...Celui des dernières vacances d'été...Celui de ce fameux séjour au ski...Celui du groupe de musique...
Non, ne rien relire, ne rien garder. Ôter délicatement le couteau de la plaie. La batterie serait bientôt hors service, sans possibilité de la recharger. Il n'y avait plus de réseau de toute manière. Mais ce ne serait pas tout à fait la fatalité qui frapperait, elle souhaitait avoir le dernier mot, l'ultime point final qui restaurait un peu, si peu. Piètre satisfaction mais qui se déclinait, malgré tout, en une minuscule victoire. Une saveur ténue, presqu'une imposture qui aiderait à supporter le pire.

La Seine s'ombrait des clapotis au vent, l'onde noire se pliant en rides répétitives. Le regard perdu, ça l'apaisait de contempler sans voir quelque chose de simple, quelque chose d'épargné. La machine ne sonnera ni ne vibrera plus jamais. Aucune importance, toutes ces choses devenues inutiles ne signifiaient plus que le néant.  Des décennies d'amour et d'amitié annihilées en quelques mois. Ne demeureraient plus que les souvenirs qui s'affadiraient au fil du temps. Sans doute ne survivra t-elle pas jusque là.

5% de batterie. Elle zooma une photo,  fusionna en elle durant une miette d'éternité.

L'agonie vibratoire.
L'écran noir.

Les yeux crispés, fermés, elle serra contre elle les empreintes d'une vie.
Trois secondes.

Enfin, de toute sa force, elle balança le portable dans le fleuve. Le flop du contact de l'eau sonna tel un glas.
Puis plus rien. Il n'y eut plus rien à la surface.

Tout fut emprisonné dans les sous-sols de son cœur.

***

Julia n'était pas rentrée, en retard, comme souvent. Elle ne mesurait pas l'inquiétude qu'elle infligeait à sa sœur aînée ou bien refusait d'en avoir conscience afin de garder davantage de liberté. Toujours est-il que les heures s'avançaient, de plus en plus dangereuses. Le chef du groupe parlait fort dans la cuisine et ses éclats de voix l'agressaient. Il l'insupportait au plus haut point ce type et sans cette putain de faiblesse d'amour fraternel qui la contraignait à rester, il y a belle lurette qu'elle se serait tirée très loin.
La porte du salon s'ouvrit en grand soudain et les deux tourtereaux, l'air satisfait et assuré, saluèrent gaiement tout le monde.

-Saluuut! Regardez ce qu'on a déniché!


Un soupir de soulagement laissa échapper tout le mauvais sang qui la rongeait depuis un bout de temps et elle leur sourit alors qu'ils déposaient leur butin sur la table.

-On a failli se faire choper mais ouf, on court plus vite qu'eux!

Matthias rigola, franchouillard et...agaçant. Ce parisien de souche était un bon gars mais trop téméraire et fougueux. Elle estimait qu'il prenait des risques inconsidérés, entraînant sa sœur par la même occasion, consciente cependant que le groupe y trouvait son compte.
Des cris de joie et de surprise retentirent bientôt dans la pièce. La soirée s'annonçait plutôt agréable.

Un peu en retrait, assise sur un des gros fauteuils de cuir, la toubib profitait du moment comme les autres, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.

Julia était saine et sauve. Un répit.








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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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"We are burning alive,
but we don't cry anymore
We are becoming dust,
and no one will pray for us
We are turning into wolves,
which forgot to carry its pack,
We don't leave footprints,
only loss, only screams
We don't leave hopes,
it's to late now to care about it...

We are heading toward the end of the world with our hands tucked into our pockets,

We are headed toward the end of the world dissolving each others names on our tongues like sugar,

We are headed toward the end of the world and when we get there,


don't worry kid, it starts again
."

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...

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Automne 2023, Orée des forêts sibériennes

Cela faisait combien d'années... cinq ans ? Peut-être plus ?

Le Silence d'un seul homme. Pesant, royal et angoissant. Silence secret. Silence d'antan. De quel avant ? Avant ce moment. Et c’était là. Oui, c'était maintenant. Le soldat, après avoir tenu sa dernière bataille, rendait enfin les armes... et garderait à jamais les larmes des vaincus. L'on ne vit rien sur les traits de son visage si froid que le paysage. Rien dans son regard si ce n'était seulement le vide abyssal. Rien dans son cœur... En avait-il encore un ?

Qui eut cru qu'il pouvait faire si froid en Enfer ?

L'amertume assassine de l'âme.

Enfin, le dernier coup de feu s’abattit en ses paupières closes, mettant fin à ses mauvais rêves où les scènes atroces se rejoueraient infiniment. Le russe manqua un battement de son bon cœur de glace, dans la dureté et le vide du grand désert blanc qui s'étendait au large. La désolation d'un monde pourtant encore bel et bien vivant... pour un Temps. Dos à l'orée des forêts sibériennes, ses cachettes, ses prisons; il poussa un long soupir duquel se forma un petit nuage de brouillard où guerroyaient déjà des flocons tempétueux voulant l'étouffer.

Un contact. Un effleurement doux contre sa paume. Retour soleil à la réalité.

Nikolaï Azarov sembla s'éveiller drastiquement. Tout oublier. Tout reprendre du début. Tout recommencer. Il rajusta la sangle de son arme sur son épaule, puis se tourna vers la semi-louve au pelage de givre, aux yeux de lagon et aux taches de suies pour lui donner une caresse affectueuse entre les oreilles.

— Dacha, allez viens ma belle, on rentre.

Il était temps.

Ensemble, ils s'enfoncèrent de nouveau dans les forêts fantômes sanglantes.

Bientôt, il faudrait déserter.

Sadly, giving up wasn't what he did best.

xxx

Hiver 2024, Paris

Fuir sans ne plus jamais se retourner. Une idée de lâche qui l'éreintait, mais finalement pas si détestable quand on en connaissait les prix du passé. S'il avait su où ça l'aurait mené de quitter sa prison glacée... Oh Nikolaï se disait souvent qu'il aurait préféré en crever là-bas, chez lui, en faisant face dignement, certes tragiquement, au requérant de ses ignominies, plutôt que de traîner encore à ce jour sa carcasse solide dans les ruelles nauséabondes d'un Paris apocalyptique.

Dévastée l'image d'espoir d'une France salvatrice.


Il avait quitté l'Enfer pour en retrouver un autre. Mais...... Nikolaï n'était pas de ces hommes fragiles qui se laissaient aisément sombrer par les sentiments. Il les ressentait à peine, dans l'hiver de son âme de guerrier, et c'était amplement suffisant.

Il ne saurait vraiment dire comment il avait rejoint ce groupe de crétins. C'était arrivé, voilà tout. Ils survivaient tous ensembles, tandis qu'il était là, à côté d'eux, avec Dacha. Chacun avait son job ; récupérer des vivres, jouer les éclaireurs crétins auprès des autres confréries, enfin, "équipe", monter la garde, etc etc...... et si l'un d'eux avait le malheur de ne pas le faire bien, le chef en titre des crétins se chargeait de voter avec ses plus fidèles alliés pour une sanction. Nikolaï n'avait jamais croisé de gamins ou même de personnes très malade, pourtant, il y avait un médecin ou deux. Le russe était observateur et curieux de nature, et paradoxalement, il faisait son possible pour s'intégrer le moins du monde où qu'il aille. C'était sa règle d'or. Il ne fouinerait pas, n'irait emmerder personne si l'on ne l'emmerdait pas directement et s'en irait tel qu'il était venu, le moment venu.

Ah, c'était si simple dans sa tête. Pourquoi les choses ne se passaient jamais comme il le prévoyait ?!

Evidemment, sa très chère louve en avait décidé autrement. À peine avait-il posé son regard blasé sur les français ravis d'accueillir deux nouveaux crétins et leur présents à la fête, que Dacha en profita pour filer en douce dans les cuisines.

— Сука. (*Putain)

Il se redressa en jurant, et se dirigea d'un pas décidé vers les cuisines. Il poussa sans ménagement -et sans s'excuser, à quoi ça sert?- le parisien qui venait se pavaner; puisqu'il eut la connerie de se trouver sur son chemin, en face de la porte que venait de passer sa chienne.

— Nikolaï ? alors, tu apprécies la fête... ? Il te faut quelque chose ?

Cette impression de prendre un tyran sur le fait. La main toujours sur la poignée de porte, le temps se figea quelques secondes. Comme un flashback. Ils avaient tous le même regard. Ce même masque innocent. Le chef, Max, Math ou peu importait son nom; se tenait proche, trop proche, d'une jeune femme apeurée adossée à une cuisinière, un flingue à la main qu'il s'empressa de planquer avant que le russe ne le voit.

Soudain, la brunette se pressa derrière Nikolaï, les larmes aux yeux.

— Je... je suis enceinte !

— Marine, attention à ce que tu dis....

— Bon, ça suffit. Fermez-là maintenant tous les deux. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de vos histoires, moi..... ? Où est ma chienne ?!

— Il veut me tuer, me donner aux infectés. Personne n'est au courant, c'est horrible, il va..... !

Nikolaï soupira. Il en avait assez entendu, et en à peine quelques secondes il avait dégagé la demoiselle en détresse de la pièce et s'était rué sur le chef des crétins pour le bloquer contre le mur et récupérer son arme.

— Je déteste quand mes plans ne se déroulent pas comme je veux... lui susurra-t-il à l'oreille.

Il n'avait pas prévu de s'en aller maintenant... Mais il n'avait plus vraiment le choix. C'était l'occasion. L'éliminer enfin, les libérer tous de sa tyrannie par pure charité -hm-, puis se barrer de nouveau sur la route avec Dacha comme si rien était. Fuir, encore et toujours. C'était la clé de la survie, de la sienne en tout cas depuis gamin.

Devait-il se mettre à compter les fois où rien ne se passait comme il le prévoyait ?

Silence....

1...
2...
3.......

Des bruits de mitraillettes et des hurlements d'hommes et de femmes se mirent à résonner dans tous les couloirs du bâtiment. Aussitôt, Nikolaï referma sa prise sur l'homme et le souleva contre le mur.

— Lâche moi Azarov, bordel, j'suis dans ton camp. Il faut qu'on y aille, ils nous ont pris en embuscade, je....

— "On" ne va nulle part.

Puis un aboiement avant le coup fatal de la lame du guerrier.

La silhouette du canidé porté disparu se faufila par l'autre porte et revint en courant vers son maître, une cuisse de poulet à la gueule.

Oui, Dacha, c'est la merde ici, c'est la merde partout...

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Gabrielle de Manneville
J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


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42 avenue de Villiers


Elle l'aimait bien ce toutou de Sibérie. Une douceur chaude et vivante qui semblait dire: regardez! Rien a changé! Quelquefois, la chienne venait flairer autour et comme une voleuse, elle passait une main sur son pelage de neige. D'ordinaire, l'animal était un vecteur de communication mais là, c'était plutôt le contraire. Son maître ne laissait aucune ouverture possible et la brune l'avait bien compris. On ne faisait pas chier le russe. Il dégageait une telle aura de "foutez moi la paix" qu'à l'intérieur elle en souriait, tellement c'en était presque caricatural. Il n'avait pas du avoir la vie  facile. Un doux euphémisme quand on savait, si peu au final, ce qu'enduraient les militaires. Et il ne fallait pas avoir inventé le fil à couper le beurre pour deviner qu'il avait fait partie de la grande famille. Il avait appris à tuer, elle à sauver. Deux pôles contraires qui, logiquement, n'auraient jamais du se croiser. Voire...Du jour au lendemain, il avait bien fallu sauver sa peau et ça ne se faisait pas par du blablatage mais bien par des balles meurtrières. Elle en cauchemardait souvent, torturée à l'idée de ce point de non retour ou tuer deviendrait un acte naturel. Que sera-t-elle devenue, à ce moment-là?  Aura-t-elle ce courage de ne pas sombrer dans une inhumanité? Serait-ce le prix à payer pour continuer à vivre? Aurait-elle le choix?

Cette première fois...L'horreur. Le véritable enfer avait été cet instant entre le bruit du tir et la fraction de seconde juste après, où le corps s'était affaissé. Un entre-deux atroce où la conscience refuse, où l'éthique hurle le dégoût, mais la raison a appuyé sur la détente, et l'instinct de survie est soulagé. Un mélange de sentiments tout à la fois intenses et contradictoires. La pire des guerres. La paix s'en va, dissoute avec la vie qui s'éteint.

Gabrielle ne sera plus jamais comme avant ça.

Le russe se leva, agacé de quelque chose et poussa manu militari Matthias qui se trouvait sur son passage. Tout de même, quel bourrin! Il exagérait parfois. Elle soupira. Pourvu qu'il n'y ait pas de conflit, encore, avec leur chef. Nikolaï le détestait ouvertement et les sources de tensions entre eux étaient récurrentes.
Marine sortit de la cuisine, en larmes et elle eut à peine le temps de lui parler:
-Marine? Qu'est-ce qu...?
Les cris. Les pétarades.
Elle se leva d'un bond.
-C'est quoi ça?
Il y eut un très court silence. Tout s'arrêtait. Quelqu'un cria:
-Ils attaquent putain! Ils sont dans l'immeuble!
De figés, ils devinrent affairés à embarquer ce qu'ils pouvaient, à préparer leurs armes. On souffla les bougies, et l'obscurité domina.
-Il faut aller voir, on peut pas rester comme ça.
-T'y crois toi? Et s'ils sont une armée là-'dans? On est foutus.
-Vos gueules. On n'a qu'à s'barricader.
-Nawak et quoi d'autre connard? On s'laisse crever comme des rats?!

La voix grave s'imposa, parfaitement calme.
-J'y vais. Couvrez moi.
En quelques enjambées, Nicolaï rejoignit la porte d'entrée et avec précaution, commença à l'ouvrir, l'Ak pointé.

Elles ne pouvaient pas rester ici, c'était la mort assurée. Il fallait se tirer de ce piège, s'enfuir, loin.

-Non, il faut partir. On est au dernier étage, on peut passer par les toits. Moi je ne reste pas. On se retrouve à l'autre planque.
-Julia,avec moi.

La voix soudain dure, l'ordre claqua dans la pièce. Dans les situations extrêmes, sa sœur l'écoutait et ne cherchait pas à s'opposer.  Légitimement, elle n'avait pas le cran de rester seule, sans son aînée. Quant à Matthias, il choisirait de faire ce qu'il voudrait, elle s'en foutait. Que leur chef s'oppose à sa décision, elle s'en foutait encore plus. Il fallait agir vite, très vite.

Sans attendre, elle ajusta son sac à dos et quitta le salon, tâtonnant les murs pour se guider vers une des chambres qui donnaient sur la rue. Deux autres du groupe les accompagnaient.
Elle ouvrit la fenêtre sans bruit et se pencha, étudiant les prises possibles pour grimper. Ça n'allait pas être de la tarte mais c'était réalisable. Avec la Faucheuse au derrière, tenter le tout pour le tout restait la seule option viable.
-Je vais passer la première pour trouver les appuis, chuchota t-elle. On prend son temps, ne regardez pas en bas.
Elle s'agrippa au rebord et commença le difficile périple. Il avait plu et le zinc avant tendance à glisser sous les doigts. La nuit devint une alliée merveilleuse cependant, leur évitant d'apprécier les distances et le vide qui pouvait les déstabiliser. Debout, le ventre plaqué contre la paroi du toit, ils progressèrent lentement, pas après pas sur la corniche. Il y avait trois fenêtres à passer avant de parvenir à l'angle de l'immeuble. La passe la plus délicate allait être d'attraper la gouttière pour enfin descendre.
-Je crois que j'ai le vertige, je ne me sens pas bien, murmura Julia.
-Ferme les yeux, respire, on y est presque, répondit-elle sur le même ton.
Satanée gouttière. Elle était en retrait juste en dessous et leur poids était trop lourd pour qu'ils se maintiennent sur la rive avant de se laisser glisser.
-Quelqu'un a une écharpe? Une ceinture?
-Oui moi, une ceinture.

Le rouquin se tortilla pour lui donner.
-On l'attache sur le pignon, et on s'en sert pour atteindre la gouttière juste en dessous. On n'a pas à descendre tout du long. Vous voyez là? Il y a une arcade qui relie les deux bâtiments. Après, c'est un jeu d'enfant.
Elle grimaça, retenant un cri de douleur. Mauvaise réception, une belle entorse certainement. Elle verrait ça plus tard. Dents serrés, l'arme au poing, il n'y avait plus qu'à disparaître. Au loin, les hurlements et les salves de mitraillette se poursuivaient. Puis, lentement mais sûrement, au bout de leur course, les sons machiavéliques finirent par se tarirent.

Vint le paisible nocturne.
Le chant des respirations saccadées.
Les cœurs affolés.
Le sang effréné.
Les âmes abîmées.

Demain, un autre jour.

Où es-tu?
Pourquoi suis-je si seule?

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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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"We are burning alive,
but we don't cry anymore
We are becoming dust,
and no one will pray for us
We are turning into wolves,
which forgot to carry its pack,
We don't leave footprints,
only loss, only screams
We don't leave hopes,
it's to late now to care about it...

We are heading toward the end of the world with our hands tucked into our pockets,

We are headed toward the end of the world dissolving each others names on our tongues like sugar,

We are headed toward the end of the world and when we get there,


don't worry kid, it starts again
."

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Le corps inanimé du chef s'écroula aux pieds de Nikolaï qui venait de l'achever à l'aide de l'une de ses propres balles en plein cœur. C'était triste à avouer, mais le russe avait attendu ce moment où il se révélerait enfin être ouvertement une raclure pour pouvoir le buter depuis leur toute première rencontre. C'était chose faite. Si seulement il n'y avait que ça. Il poussa le corps de l'homme sur le côté avec son pied puis vint récupérer quelques munitions dans sa veste. Il demeura là quelques secondes à l'examiner, la mine indéchiffrable, insensible au remue-menage qui se passait de l'autre côté de la porte. Dacha se mit à grogner, les oreilles rabattues vers l'arrière. Nikolaï rangea rapidement le flingue et s'arma de son AK. Les emmerdes commençaient sérieusement.

D'instinct, l'ex-militaire prit les choses en main. Il ne fut pas le seul, et ça ne le surprit pas vraiment. La doc, Gabrielle, se chargea de guider les autres -du moins les moins cons- vers une sortie plus "discrète". Par les toits. C'était risqué, mais malin. Et ils n'avaient pas beaucoup d'autres choix.

Foncer dans le tas était rarement une bonne idée non plus, mais lorsque l'on n'avait plus grand chose à perdre et que l'on se pensait invincible; tous les dangers se ressemblaient, devenaient moins inconscients les uns après les autres. Il ne lui fallut que quelques secondes pour nettoyer le couloir de trois infectés. Soudain, un gamin d'une vingtaine d'années sorti de nulle part s'exposa stupidement en prenant les devants.

— Wah t'es une machine, frère, bien vu!

Nikolaï roula des yeux et fit signe au crâneur blondinet qu'il avait bousculé tout à l'heure d'avancer prudemment dans l'autre sens avec deux autres hommes et une femme, tous un minimum armés et prêts à se battre.... visiblement. Il ignorait ce qu'ils donnaient dans la pratique, ces crétins. Sans doute pas grand chose. Peu importe. Chacun sa merde. Le russe se chargea de rattraper le voyou par la capuche avant qu'il ne se fasse repérer et les fassent tous tuer.

— Ehhhhh les gars, et si on allait par là, ça a l'air tranqui....

— дурачок. (*Petit con)

En trois simples gestes Nikolaï l'avait retourné et couché derrière une caisse, une main plaquée sur sa bouche bien trop bavarde et l'autre pointant de l'index deux infectés qui se tenaient aux aguets à quelques mètres d'eux, fusil d’assaut entre les mains. Leurs yeux malades brillaient étrangement dans la pénombre. Le petit sembla se tendre puis calma ses élans de vendeur de poisson. Le russe n'eut pas besoin de lui dire quoique ce soit de plus et relâcha sa prise. Il lui fit signe de ne pas bouger et retira le revolver de l'ex-chef de sa ceinture tactique pour le lui tendre.

— Si le deuxième salopard se retourne, tu vises la tête. souffla-t-il, cherchant maintenant Dacha du regard.

La chienne l'avait suivi sans se faire remarquer. Elle s'assit docilement à côté du jeune homme encore sous le choc, attendant les ordres de son maître.

— защищай. (*Protège le.)

Et aussitôt il se faufila dans les escaliers, pour se positionner derrière le premier assaillant. Un cou qui fut tranché soigneusement, et ce dans le plus grand des silence. Malheureusement, ce qui devait arriver, arriva ; le second lapis-lazuli se retourna vivement et il lui fallut réagir le plus vite possible pour se ruer vers une cachette près de l'ascenseur afin de ne pas se faire descendre en moins de temps qu'il ne faudrait pour insulter toute la famille du sale gosse sur des générations et des générations de connerie française. À peine avait-il poussé la petite porte en morceau qu'une balle lui transperça l'épaule gauche.

Un flash. Souvenir sanglant. Voix glaçante d'outre tombe. Une grimace.

✘ ✘ ✘


— Ça t'apprendra Azarov, démerde toi jusqu'au campement.... bon à rien...... comme ton putain de père.

L'horreur jusqu'où ?

Éclairs d'adrénalines. La fuite des libérateurs dans l'obscurité des Enfers. Leurs visages et leurs mains ensanglantés. Intentions immaculées. Un tumulte de frénésie. Chemin de peur, chemin de croix, chemin de courage et de choix. Des cris à gorges enflammées d'où rugissaient de terribles lions, des décibels en feu. Arrachement des entrailles. Et soif inassouvie. Douleur absurde, gratuite, enflée de traumatismes. La lune, meunière de nuit, courtisane caroline, funambule somnambule au-dessus de l'abîme.

Un couteau de noirceur traversa la voix du militaire quand le mythe explosa. Le sacrifice consenti de la bête sans merci.

— Je..... désolé.

Il s'écroula sous le soleil de sang.

✘ ✘ ✘

Trois tirs et l'infecté s'écroula à 2 mètres de lui. Une douleur violente lui monta à la tête, mais le russe se remit sur pied et commença à courir en direction du garçon et de sa chienne.

— Aie aie aieee c'était chanmé, t'as vu ça comment j'ai géré.

— La seule chose que t'as géré c'est d'avoir merdé... maintenant c'est terminé les conneries, petit con, tu me suis et tu la boucle.

Ensemble, ils descendirent les étages et purent retrouver le reste du groupe, après en avoir éliminé une nouvelle poignée. Nikolaï se demanda si ceux du haut avaient réussi à rejoindre la planque.

— Venez, la voie est libre ! s'exclama le blondin, en passant la porte d'entrée du bâtiment et courant vers la ruelle voisine.

Certains s'arrêtèrent un instant, œillant Nikolaï trop sérieusement pour que ce soit innocent. Evidemment. Ils avaient vu. Evidemment, ils allaient s'imaginer qu'il était potentiellement infecté. Puis ils se mirent à courir à la suite du crétin. Le petit con ne mit pas longtemps à les rejoindre non plus, Dacha alla en faire autant mais se retourna vers son maître en chemin, perdue entre son devoir de protéger le gosse et celui de protéger son maître. Nikolaï hésita. Et s'il se barrait, maintenant ? Mais comme pour répondre à cette question stupide et inconsciente, il fut pris de nouveau par sa blessure que l'adrénaline ne camouflerait plus très longtemps. Bon, c'est pas le moment. Dans un grognement mécontent, le russe et sa louve se hâtèrent pour rejoindre l'ancien supermarket rafistolé en un petit bunker à peine solide.
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Gabrielle de Manneville
J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


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La douceur de vivre s'en était allée si vite. Qu'en restait-il?

Elle n'entendait plus le son des oiseaux, l'ouïe acculée à détecter la moindre menace.
Elle ne chantait plus les airs joyeux d'autrefois, la musique d'un autre langage la faisant hurler en silence.
La délicatesse de l'amour n'existait plus, seul le froid d'une crosse dure et mortelle daignait la toucher.
Elle ne voyait plus la lumière du soleil au petit matin. Ce n'était qu'un autre combat qui se levait. S'extirper d'un mauvais sommeil, être en alerte, sans cesse, toujours et encore. Sa première pensée était pour Lui, le Glock.
Elle ne sentait plus les parfums des fleurs, ni des rosées. Ni ceux, invisibles et délicats de l'insouciance. Il ne se répandait plus que les effluves d'une civilisation en sursis.

Elle pleurait sans larmes un monde perdu. Il n'y avait pas eu le temps de s'apitoyer, d'évacuer. L'étrange sensation coulait dans ses veines, simplement. Cette capacité...inhumaine à tout verrouiller. Tout se tapissait là pourtant, quelque part. Elle ne comprenait pas ce qui s'était passé, comment elle était devenue cette autre qui ne réfléchissait plus. Elle s'étonnait. Elle avait tué, elle l'avait tué. Elle n'y pensait plus, mais incarnerait sa mort pour l'éternité. L'instinct l'empêchait de se pardonner. Elle n'avait pas le droit de flancher.

Contre vents et marées, Gabrielle se sacrifiait sur l'autel de la survie pour préserver Julia à tout prix.
A tout prix...Telle une éponge, c'est elle qui absorberait le sordide de cette apocalypse.



***

Ils attendaient . Combien en réchapperait?
-Qu'est-ce qu'on va faire?
-J'en sais rien, on verra avec eux.

Sa cheville la faisait souffrir. Les derniers mètres avaient été particulièrement pénibles. Une bosse grosse comme un œuf lançait ses ondes de douleur. Un emmerdement dont elle se serait bien passé.
-Tu as mal?
-Non, pas trop, ça va passer.

Elle se banda fermement, serrant les dents.
-J'espère qu'il va s'en sortir.
-Bien sûr, tu le connais. Il est trop coriace pour se laisser attraper et puis...il court plus vite qu'eux,
ajouta-t-elle non sans une ironie d'humour. Ne t'inquiètes pas, il va arriver, reprit-elle plus sérieusement. Un peu d'eau?
Elle leur tendit sa gourde, histoire de faire une petite diversion. Et puis l'attente angoissante commença. Tendus, aucun n'eut envie de faire la conversation.

Ils finirent par se pointer, enfin. Julia se précipita sur Matthias, sain et sauf.
-Qu'est-ce qui s'est passé?
Ils racontèrent, brièvement.
-Le chef n'est pas là? Et le russe?
-'Sais pas, il était derrière. Il a du se barrer ou il s'est fait choper. Il est foutu 'toute façon, il a reçu une balle. Et il a du être contaminé.

-Non, il n'a pas été touché par un infecté, je le sais, j'étais avec lui et j'ai tout vu, rétorqua le jeune garçon.  
-Il manque Ruben.
Un ange noir passa, abattant un mutisme de mort. Puis Gabrielle prit les devants:
-Que fait-on? On ne peut pas rester ici.
S'ensuivit des discussions croisées où personne n'était d'accord. Certains souhaitaient quitter Paris, ou dénicher une nouvelle planque, ou bien rejoindre un autre groupe. Rien n'était simple, tout était compliqué. Mais tout à coup, un pas lourd se fit entendre. Sur leur gardes, ils dégainèrent par réflexe avant de reconnaître Nikolaï, flanqué de sa chienne. Essoufflé, il s'avança vers eux.
-Dégage d'ici l'infecté!
-Ta gueule, il en a tué plus que nous et il n'a pas hésité à foncer dans le tas. Tout le monde peut pas en dire autant. C'est grâce à lui si on est là, alors ferme la.
-J'vous dis qu'il n'a rien! J'ai tout vu!
Il y eut un moment de flottement et pour la seconde fois, ce fut la toubib qui rompit le silence. Coupant court aux allégations, elle avança une chaise et ordonna d'un ton qui n'admettait aucune négociation:
-Asseyez-vous.
Jetant un regard las aux autres, elle ajouta:
-Je ne crois pas que lui, là, s'amuse à jouer avec ça en racontant un mensonge qui pourrait nous tuer tous. Et puis Nikolaï peut nous le dire lui-même, n'est-ce pas?
Elle se tourna vers lui, le regard perçant:
-Avez-vous été contaminé?
Elle eut un sourire et n'attendit pas sa réponse. Une petite voix lui disait que si tel avait été le cas, il ne serait pas revenu avec eux.
-Je dois voir si elle a traversé ou pas. Il faut enlever vos vêtements.
Aussi doucement que possible, elle l'aida à se débarrasser de son sweat puis de son tee-shirt, le moindre mouvement s'avérant éprouvant. Elle se désinfecta les mains, puis, d'un geste précis, palpa la plaie.
-Vous perdez beaucoup de sang, une veine doit être touchée et la balle n'est pas ressortie. Il faut arrêter ça tout de suite sinon, vous allez vous vider. Et il faut la retirer.
Il devenait pâle, il ne fallait pas traîner alors d'une œillade entendue, elle commanda:
-A moins que vous ne vouliez mourir, installez-vous sur la table, sur le ventre, la tête tournée sur le côté droit. Julia, aide-le, enfin, s'il accepte, et tu me passeras les instruments s'il te plaît.
Elles avaient l'habitude de travailler ensemble lorsque cela était nécessaire. Et la cadette se révélait efficace. Le médecin prépara donc rapidement tout ce dont elle aurait besoin. Elle s'était équipée pour ce genre d'interventions.
Alors qu'elle ôtait l'opercule d'un flacon, elle précisa:
-Écoutez-moi attentivement: je n'ai plus assez de morphine pour couvrir la durée de l'opération. Et je ne suis pas chirurgienne, je suis un peu plus lente dans mes gestes. Donc, ça va durer plus longtemps. Quand vous commencerez à sentir la douleur, dites le moi, ok? C'est très important car il ne faudra pas bouger d'un cheveu. Vous comprenez? Il ne faudra pas que vous bougiez d'un millimètre.
Elle recula de quelques pas et fit signe de s'approcher aux trois hommes les plus costauds du groupe. Et chuchota:
-Quand l'effet de l'injection diminuera, maintenez-le pour le coincer. Il doit rester parfaitement immobile.

Elle avait choisi d'être généraliste pour ne pas traiter toujours les mêmes maux, pour varier les approches, les âges, accompagner les patients fidèles pendant des années, les aider dans leur santé, leur vieillesse. Mais tout ça...Tout ça c'était fini. Elle se tenait là, debout, à sauver un type qui mourait demain ou dans dix ans, qu'elle ne reverrait bientôt jamais sans doute. Seule à supporter la responsabilité de guérir, au milieu de compagnons subis, Gabrielle ne pensait pas à elle. Elle s'était oubliée, quelque part...Un jour...Elle ne pensait plus. Elle s'affairait simplement à arrêter ce foutu saignement.

Ses mains ne tremblent pas. Elle a oublié tout le reste.
Elle clampe la veine pour stopper l'hémorragie. La sienne, au sang blanc, perdure.
Le scalpel tranche les parois pour aider à extraire la balle. Ses tourments de fille perdue, implantés dans la chair.
Elle s'applique à tout recoudre aussi proprement que possible.Ses blessures cachées qui ne se referment pas.

-Bétadine, compresses.

C'était terminé. Elle n'aurait pu mieux faire. Une heure, une heure et demi. Peut-être deux.
Le don du temps pour une vie.

Épuisée, elle se laissa choir sur une chaise, le dos et la cheville en vrac. Un café et un lit douillet, tranquille! Même plus en rêve Gabrielle.
Le russe était solide et allait s'en sortir mais il allait falloir néanmoins résoudre un sérieux problème: il n'y avait plus d'antibiotiques. Elle songea aux jours suivants: il ne le savait pas encore, mais plusieurs semaines seraient nécessaires avant que sa blessure ne soit complètement guérie. Pas d'anti-inflammatoires, plus d'anti-douleur...Un pansement à changer à vif quotidiennement, matin et soir au début. Vérifier si une infection ne se développait pas...La fièvre qui allait s'annoncer tôt ou tard...

Elle était si loin de chez elle...
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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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Just a soldier on the battleground

Lying wounded on the field

I was Fighting alone with a broken sword

Now I’m caught in a war with no shield, but i have my partner no matter what.


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Le familier camarade du passé, si doux linceul de givre, chaleureux compagnon du grand froid; étreignit tout fraternellement chacun des muscles du russe jusqu'à s'épancher sur ses yeux, le couvrir à l'en rendre aveugle du vide triste du malheureux. Regard de glace devint las, éreinté de se battre tant contre l'impossible rappel au passé, l'inévitable salut du présent.

Nikolaï avait besoin d'eux, de quelqu'un, par leur faute.......... Alors, résigné mais pas moins apaisé, il poussa la porte de la planque où le peu de survivants du groupe s'étaient tous rassemblés. Il lâcha son AK au sol. Dacha s'empressa d'attraper la lanière entre ses crocs. Son regard se posa sur le gamin, puis s'assombrit à l'entente des mots crachés par l'un des imbéciles qui avait failli crever à plusieurs reprises. Mais avant qu'il ne trouve la force de lui grogner quoi que ce soit, un brun un peu plus lucide prit sa défense, le prenant de court.

Au fond, tout allait un peu trop vite.

Mais la colère avait gonflé en lui, dernier souffle de rage du combattant trahi. S'il était bloqué avec eux, c'était entièrement de leur faute.

— Bande d'inconscients incapables, vous avez bien failli tous crever....... ça aurait p'tetre été mieux. J'aurai pas eu à me sacrifier pour vos conneries.

— Ferme ta gueule, t'en avais rien à foutre de nous, si t'avais pu nous tirer comme des lapins, tu l'aurais fait !

Nikolaï fronça les sourcils d'incompréhension, puis se mit à rire légèrement face à l'absurdité des propos. Comment pouvait-on être aussi con ?

— En attendant t'es toujours là à me faire chier, mon lapin... et crois moi que si j'avais vraiment voulu ta peau, je me serais déjà fait des gants avec.

Sur ces derniers mots moqueurs, l'homme se jeta sur le blessé mais fut arrêté en chemin par le même Défenseur, ô grand chevalier blanc, de tout à l'heure. Alexandre quelque chose. Qu'est-ce qui lui prenait à celui-ci de ne pas être aussi crétin que ses comparses ? L'originalité ce n'était vraiment pas ce dont il avait besoin, le russe. Les survivants instables et stupides, il savait gérer. Se battre sans réfléchir, il savait faire également. Oui, combattre la douleur par plus de douleur et de rage n'était pas la meilleure des idées qui lui était venue aujourd'hui; mais il savait au moins à quoi s'attendre avec ça. Et il ne savait pas vraiment s'en empêcher.

— Arrête ça immédiatement, Samy ! Ressaisissez-vous tous les deux, bon sang, c'est ridicule, vous adoptez le même comportement bestial que les bleus !

Dacha se mit à grogner sur l'homme. Enfin, le calme s'imposa lorsque la doc en titre fut sans appel. Son regard croisa le sien, franc et sûr..... de quoi, il l'ignorait encore. D'un coup, Nikolaï sembla se souvenir de ses maux, comme si sa furie passagère n'avait été que placebo. La mâchoire serrée, il lui obéit lourdement sans broncher. Il ne saurait dire si c'était son ton, son respect silencieux ou son regard perçant... Peut-être un mélange de tout ça. En tout cas il lui confiait sa vie, et ça ne sembla pas l’inquiéter beaucoup. Ce n'était pas comme s'il avait le choix non plus.

À l'entendre demander une sécurité sur son état, il roula des yeux. Ce petit jeu commençait sérieusement à l'ennuyer. Peut-être qu'il aurait du se casser et se laisser crever, finalement.

— Evidemment qu'non, vous me prenez pour un novice ou qu.....

Mais alors qu'il répondait en grimaçant, bougon, elle, s'affairait déjà à la suite comme si la réponse ne l'intéressait pas le moins du monde. Et peut-être que c'était le cas. Après quoi, il se tut; sédaté par la fièvre qui montait tout doucettement et la méfiance curieuse qu'il éprouva à l'égard de celle qui faisait tout pour le maintenir en vie. Il fut un patient solide et stable, mais refusa toute aide extérieure à celle de Gabrielle. Il se concentra sur sa voix et ses ordres. Le temps s'écoula, son sang avec..... mais il survit, le temps aussi.

Un silence. Une heure ou deux étaient passées durant lesquelles les débats reprirent de plus belle. Mais enfin, chacun dans son coin, le silence. Nikolaï voulut se relever trop prestement et manqua de s'affaler de nouveau sur la table. Le sale gosse vint lui soutenir l'épaule le temps qu'il reprenne appui de son côté droit.

— Tu sais, je sais que c'est d'ma faute et que sans toi je serais...., enfin désolé quoi, je... mais franchement c'était chaud pour le viser t'aurais vu la tête qu'y f'zait, c'était ouf et...

— C'est bon, ferme-là, дурачок. (*petit con)

— Sinon tu peux m'appeler Kevin aussi.

— Oh ta gueule.....

Le petit con sourit, visiblement amusé et Nikolaï grogna en le repoussant pour qu'il arrête de le soutenir -ou de faire semblant, il n'avait aucune force, ce gosse- et essentiellement de l'emmerder. Une fois debout, le russe balaya la pièce du regard. Le nouveau petit chef autoproclamé semblait débattre de la destination à prendre avec Samy, Capucine et Thibault. Et les autres, eh bien..... il ignorait ce qu'ils foutaient. Ils devaient être quelque part dans les rayons, à l'arrière de la boutique en attendant le verdict.... de quoi, d'ailleurs ?

Kevin était parti aussi rapidement qu'il était venu l'aider à se relever, pour lui chercher un truc à boire, apparemment; enfin entre autre chose, ce gosse parlait définitivement beaucoup trop pour ne rien dire..... il espérait au moins qu'il ne lui ramènerait pas de l'eau. Quoi ? On pouvait toujours rêver. La prochaine tête qu'il croisa dans la pénombre fut celle de sa plus fidèle alliée, qui avait veillé sur lui. Dacha. Un sourire discret se dessina sur les lèvres du russe qui passa sa main entre les poils de la semi-louve.

Ce n'était pas sa chienne qu'il aurait aimé voir, encore moins le petit con. Où était le doc ? Il se sentit bête lorsqu'il la remarqua à quelques mètres de ça, repliée sur un fauteuil, les traits tirés et les yeux clos. Elle avait bien mérité tout le repos du monde. Il lui en devait une. Doucement, il alla à sa rencontre, et sans un mot; il s'assit, non sans souffrir en silence, contre le meuble à côté de son fauteuil. Il prit soin de ne pas appuyer sur sa plaie et se tortilla un instant, réprimant un gémissement : ce qui eut don de faire aboyer sa chienne.

— Chuut, tout va bien souffla-t-il en attrapant doucement le museau fin de la bête de neige entre ses doigts.

Le temps passa.

À quelle vitesse ?

Il ne saurait dire.

Soudain, ça s'éveilla de l'autre côté de la pièce.

— On pourrait prendre la mer, mon beau père a un bateau à Marseille !
— Mais qu'est-ce que tu veux qu'on aille foutre sur l'eau, Kevin ?!
— T'as une meilleure idée peut-être ? De toute façon on peut pas rester à Paris, et si vous voulez vraiment encore débattre des pour et des contres d'essayer d'intégrer un nouveau groupe, moi j'me casse !
— Oh ça va Thibault, Samy, réfléchissez un peu, non ?

Temps mort.

— C'est pas si con... marmonna Nikolaï
— Oui, c'est une solution... l'océan.... partir loin, loin de tout ça, sur une île, je sais pas.... déclara Capucine en lançant un coup d'oeil au russe puis au reste du groupe.
— Pourquoi pas. lança Mathias en haussant les épaules
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Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
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Zone 1- "Un rêve...Un cauchemar… Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre"- Apocalypse Now- α Dharma ω 3855

Zone 1- "Un rêve...Un cauchemar… Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre"- Apocalypse Now- α Dharma ω 8ghu



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La fatalité se dilatait au fil des heures, des minutes et elle apprenait lentement, de cette lenteur d'existence qui ne s'offrait qu'au hasard des évènements. Elle subissait une guerre contre une lèpre incurable, alors quoi? Alors, quand cela se donnait, elle sauvait une vie, un moment de pure grâce sans savoir ce qu'il en adviendrait. Un bonheur intense et magique se lisait sur les visages libérés de l'Angoisse. Les sentiments bruts se révélaient dans toute leur puissance. L'éphémère s'invitait métamorphosé en infini d'instant. Un arrêt sur mort, si bon, si doux, mais qui ne faisait pas le poids face à la nécessité absolue de la survie. Les conditions déplorables rendaient la tâche âpre, sans erreur possible. Un simple rhume pouvait conduire à la tombe. Tout était devenu fragile et fort à la fois, plus rien n'étant solide. Les amarres rassurantes s'étaient violemment brisées au seuil d'une Terre déchiquetée. L'humain haletait désormais à une fuite éternelle. Existait-il quelque part un lieu préservé où les besoins vitaux pouvaient se vivre naturellement, sans que le sommeil ne soit une faiblesse, sans qu'un autre ne soit une menace?  

Nikolaï avait la répartie cinglante et percutante, il ne se laissa pas insulter, la brune restant à l'écart de leur conflit, fatiguée de leurs accès d'égos de merde trop récurrents. C'était le premier homme "dur à cuire", comme l'expression usée le clamait si justement et laidement, qu'elle rencontrait. Comment aurait-elle pu savoir?  Avant ça, elle ne se résumait qu'à une civile parmi des milliards, n'ayant qu'une vague idée du mental et de la résistance des militaires confrontés aux combats. Le monde s'était éclaté et l'inconcevable imposait ses lois. Il en était, c'était indéniable et elle respectait ça de manière totalitaire, point. Sans aucune explication, aucune justification et sans jugement sur les mystères et les secrets de ces soldats de l'ombre, quelque chose d'animal l'animait à son égard. Elle ne chercherait ni à outrepasser son territoire ni sa volonté criante qu'on lui foute la paix qu'il exprimait par tous les pores de sa carcasse, de ses regards de braise ou de silence. Il dictait sa liberté à sa façon et personne n'avait à la remettre en cause. Il fallut bien néanmoins qu'elle cadre l'épreuve qu'elle allait lui infliger afin de l'opérer au mieux mais elle se tut lorsqu'il refusa, rebelle à toute aide. C'était son choix. Lui seul connaissait ses limites et son seuil de douleur. Et elle lui fit confiance sans un mot.

La distance arbitraire entre les deux rescapés s'effaça alors au profit d'une proximité bien particulière, celle du soignant et de son patient. Le miracle se répétait infiniment dans les salles d'op, jadis, où deux inconnus, l'un perdu dans l'inconscience de l'anesthésie et l'autre, expert en son art, s'équilibraient à lutter contre un mal. Un moment de vie s'abandonnait à un étranger. Le temps et l'espace se suspendaient puis l'ordre des choses reprenaient sa place. Chacun poursuivait sa propre route.

Ces intervalles en suspens marquaient la jeune femme à chaque fois qu'elle effectuait un acte chirurgical dont elle s'estimait capable. Les circonstances en exacerbaient l'impact certes, elle n'avait pas demandé à vivre ça, n'est-ce pas.
Il garda une entière lucidité jusqu'au bout. Du haut de son courage et de sa résistance, il performa à respecter une immobilité contrainte. La voix assurée, calme, elle l'informait de tout ce qu'elle faisait. Une humble façon de l'aider à supporter toute la douleur. Qu'aurait-elle pu faire de plus?

Ils œuvrèrent en symbiose, complices. Au milieu d'un règne de ruines et de détresse, l'Homme parvenait encore, au ravin de son agonie, à transcender le lit de la désespérance en gouttes de lumière.

A la fin, Gabrielle s'isola, trop lasse pour discuter avec le groupe. L'effort était exigeant et sans l'expérience requise, cela lui demandait beaucoup de concentration. De surcroît, toute la tension du danger évité, de leur fuite, de l'attente, tomba d'un coup. Elle voulut se détendre quelques minutes : elle s'écroula dans un sommeil sans son ni couleur.

Au bord du glauque, l'âme se recroquevilla, déconnectée aux souffrances muettes. Elle s'affaissa ailleurs, aux confins fantasmagoriques des rêves décapités.
Une voix lancinante murmurait à son oreille: " Marche! Marche! " alors qu'elle voulait reculer, retourner là-bas. " Avance! Avance! " mais respirer était si fragile, si fugitif...Elle se sentait flotter, extirpée de l'asphyxie terrestre.


Un wouaf intempestif interrompit la suite. Elle ouvrit les yeux au ralenti, ensuquée d'un repos trop bref. Blottie contre le dossier d'un fauteuil défoncé, elle ne bougea pas, savourant la sensation de n'être qu'à demi réveillée. Dacha se tenait tout près, elle lui sourit puis l'aperçut.
-Elle vous aime, murmura -t-elle, attendrie.
C'était simple, c'était beau, une vérité d'innocence, un contraste versus toute cette pourriture. Un essentiel, son essentiel à lui qu'elle avait intégré, qu'elle aurait tu si elle ne s'était pas laissée trahir par une errance bienfaisante au bord des remparts, une brume d'esprit.
Sur le moment en effet, elle ne s'étonna pas de sa présence, ne voyant rien d'autre que le lien entre l'animal et son maître.

Un entre-deux.
Whispers-Eurielle
Tic tac.

Les éclats de voix la tirèrent définitivement de sa léthargie. Elle se redressa.
Un bateau? Partir sur les routes, traverser la France...? Les griffes de l'anxiété lui lacérèrent les tripes. Mais elle entendit la réaction de Nikolaï.

Elle sut qu'il avait raison.
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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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"We are burning alive,
but we don't cry anymore
We are becoming dust,
and no one will pray for us
We are turning into wolves,
which forgot to carry its pack,
We don't leave footprints,
only loss, only screams
We don't leave hopes,
it's to late now to care about it...

We are heading toward the end of the world with our hands tucked into our pockets,

We are headed toward the end of the world dissolving each others names on our tongues like sugar,

We are headed toward the end of the world and when we get there,


don't worry kid, it starts again
."

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Just a soldier on the battleground

Lying wounded on the field

I was Fighting alone with a broken sword

Now I’m caught in a war with no shield, but i have my partner no matter what.


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Il fut décidé qu'ils disparaitraient tous ensemble d'ici une heure, direction la Provence, direction l'océan, direction l'espérance....... direction la déchéance ? Surement pas. Nikolaï ne serait pas de ces tristes personnages voués à dépérir de leur propre moyen avant même qu'un bleu ne le prenne pour cible. Ils étaient les faibles parmi les résistants restant, et il n'y avait plus aucune place pour une telle fragilité en ce monde.

Sur la route, bientôt. Le soleil aiguiserait ses dents charnelles à la meule de l'aube, le temps s'allègerait. Un peu plus tôt, un sommeil lourd de silences soufflés de sang séché, éveillé enfin, repu de drogues à outrances; que seul le lyrisme des non dits des preux Hommes pourrait comprendre. Des survivants ? Non. Des êtres marchants seulement où la route les mèneraient.

Une énième dispute alla contrecarrer tous leurs plans quand le russe décida de balayer le tout de son simple départ. En effet, il s'était levé doucement -afin de ne pas tirer de trop sur sa blessure-, avait jeté un regard entendu à sa sauveuse et s'en était aussitôt allé préparer ses quelques sacs de munitions, de lames et de provisions devant un Thibault et un Samy décontenancés. Enfin, dans un soupir et un haussement de sourcils provocateurs, il ouvrît la porte en grand :

— Je prends le Rover. déclara-t-il.

— Quoi ?! Mais c'est moi qui l'ai trouvé, c'est le mi.... !

— Sérieux, Samy ? Y a rien qui t'appartient en fait mon ptit pote, hein, et puis tu commences à me les briser....

— Mais chuuuuuut, il vient d'ouvrir la porte, Duco! Si y en a encore dehors, on est morts, et ce sera de ta faute !


Nikolaï chopa les clés du tout terrain et laissa échapper un petit rire moqueur en voyant que les deux crétins étaient repartis pour s'engueuler. Au moins, maintenant ils se préparaient pour partir à sa suite avec le reste du groupe. Il avait donc obtenu leur attention comme voulu.

...

Fin prêt depuis cinq longues minutes déjà, le russe avait eu la décence -et la conscience aussi- d'attendre que tout le monde soit paré à décamper avant de filer avec sa semi-louve en première ligne. Enfin. Il ne savait pas qui allait avec qui, s'en foutait pas mal. En tout cas, lui, irait avec son AK et sa Dacha. Il fit un dernier signe entendu dans le retro à Alexandre, ouvrit la porte passager et..... la tête du vaurien en titre du groupe apparut.

— J'peux venir avec toi steplait..... ?

— Non.

— Sur la tête de ma mère que je me tais, tu me remarquera même pas et.....

— Non.

— Et si t'en as marre tu pourra même me laisser conduire et puis.....

— J'ai dit non.

— Franchement à ni oui ni non tu perds direct, joue jamais, c'est un conseil d'ami très amical hein.


Ne pas s'énerver. Ne pas s'énerver. SURTOUT PAS. C'est qu'un gosse. Un petit con. Nikolaï resserra ses mains sur le volant, au bord de l'implosion cérébrale.

— Dégage.

Kevin lâcha la portière et changea d'attitude en voyant que le russe commençait à s'impatienter et devenir menaçant...... plus qu'il ne l'était déjà.

La pitié.... ça fonctionnait forcément.... non ?
Non Kevin.
Pas avec Nikolaï.
Surtout pas avec Nikolaï.
Ah que tu es crétin, Kevin...


— Y a plus de place nulle part, allez, Nikolaï, steplait. En plus t'es blessé tu pourras pas tenir toute la route, tu le sais aussi bien que moi. J'vais même dans le coffre si tu veux, mais steplait laisse moi venir avec toi.....

— Ahhh mais tu vas la fermer à un moment donné, non ?! Entre, grouille-toi!

Kevin, tout content, se précipita sur le siège avant. Nikolaï le toisa de la tête aux pieds.

— Tu crois faire quoi, là ?

— Bah je viens, tu m'as dit oui. Tu peux pas me dire oui et après non, nan mais sérieux, ça se fait pas, ça, c'est trop abusé !

Nikolaï soupira, agacé, puis siffla Dacha qui, obéissante, sauta sur le siège..... ou plutôt sur Kevin.

— Voilà, maintenant tu laisses la place à la dame et tu te fous derrière sans un bruit.

Sans un bruit. Il pouvait parfois être naïf et utopiste, le russe aussi. Enfin, que voulez-vous...

Ils roulèrent quelques heures, avant que son épaule refasse des siennes. Il sentait comme des lames entrer dans son dos et lacérer sa chair avec une lenteur et une précision vicieuses. Sa douleur commençait à lui monter à la tête, tant qu'il ne faisait même plus attention aux histoires sans intérêts de son compagnon de voyage sans cervelle.

— Wah t'as une tête qui fait peur..... fin genre plus que d'habitude. T'es sûr que tu veux pas me passer le volant un peu, là ? À la cité je conduisais parfois tu sais.

Contre toute attente, le russe alla se garer sur une bande d'arrêt d'urgence (comme si ça servait encore à quelque chose...), prenant au dépourvu le restant du groupe qui le suivait de près. Ils se garèrent à leur tour un instant les uns derrière les autres.

— Tout va bien ? lança Alexandre à Nikolaï, qui se contenta de râler :

— Non. Je vais tuer ce gamin.

— C'est bon vous pouvez y aller, je vais prendre sa place parce qu'il a mal.

Aussitôt Kevin se prit un coup derrière la nuque en croisant Nikolaï qui contournait la voiture par devant pour prendre la place passager.

— Ben quoi, c'est vrai.

Le restant de l'équipe en profita pour remplacer également leurs conducteurs. Ils ne mirent pas longtemps à repartir, l'un d'eux ayant émis entre temps l'idée de se poser dans une petite ville du nom de Mâcon où ils pourraient potentiellement récupérer de l'essence et des vivres, ainsi qu'un endroit où loger pour la nuit à venir. Nikolaï ne s'y opposa pas. Cela faisait bien des années qu'il n'avait pas foulé la France, elle ne ressemblait plus à celle de son enfance. Sans aucun doute non plus à celle que ses comparses avaient connus davantage que lui, mais bon.
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Gabrielle de Manneville
J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


Mad Max- Fury Road
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Ils roulèrent à travers un désert abîmé, vers un no futur, sans espoir. Des carcasses de voitures brûlées, de camions défoncés s'éparpillaient par ci par là. Ils devaient parfois zigzaguer au hasard des cadavres d'ojets divers et de tas d'immondices jonchés sur le bitume.

Pauvres d'eux, erzatz d'humains perdus dans un océan de maladie morbibe.

C'était la première fois depuis la catastrophe que les Manneville quittaient Paris. Les paysages défilaient, suintant déjà les prémices d'une nature libérée de l'emprise de l'Homme qui reprenait ses droits.
Matthias conduisait, Julia près de lui et Marine avait demandé à venir avec eux. Au fur et à mesure des semaines, son état allait devenir un foutu problème, proportionnel à l'évolution de son enfant. Une situation surréaliste dans un contexte sordide où Gabrielle, au fond, rageait de l'obligation d'assurer leur santé. Elle réfrénait une colère mêlée de dégoût: comment pouvait-on chuter dans une telle folie d'inconscience? En supposant que la jeune femme aille au terme de sa grossesse, et après? Le groupe aurait un gosse à gérer en plus de toutes les autres merdes? Une rancœur d'impuissance à changer les choses, à s'échapper de tout ça bouillonnait dans ses veines. Le sentiment d'exploser sans détonation, elle se...

Le regard sur les plaines, le flash la prit de court, atroce. L'image s'imposa, dictatoriale.

La porte claqua. Ils rentraient.
-Ça a été? Vous avez...
Le plat lui échappa des mains, s'écrasant bruyamment sur le sol. Le verre se brisa mêlé à la sauce, éclaboussant le mur, les portes de placards, ses chaussures.


Projetée , l'horreur de l'Angoisse s'expansa dans son ventre, ses poumons.

Les vêtements déchirés, l'air hagard, choqué, désespéré, il tomba à genoux, maintenant son garçon de trois ans contre lui. La petite fille lâcha sa main et vint se blottir brutalement contre sa mère.
-Maman, j'ai eu peur...


Elle voulut refouler la suite, "non, pitié, pas ici,pas devant Julia..." mais la crise s'était amorcée, incontrôlable. Elle se mit à suffoquer, manquant d'air. Alors, d'un geste presque surhumain, se mordant la langue au sang, elle ouvrit la vitre en grand, fixée sur le soleil d'hiver. Les yeux douloureux de concentration, par chance, elle réussit à se maîtriser.
-Gaby, il fait froid.
-Désolée, j'ai un peu... mal...au cœur,
répondit-elle, la voix hachée.
Marine dormait. Vidée, elle s'affala contre le siège, haletant sans bruit.

***

Ils durent s'arrêter, suivant le mouvement de la voiture de tête. Tout le monde en profita rapidement pour se dégourdir les jambes. Gabrielle eut un pas spontané vers Nikolaï lorsque Kevin les informa de la raison de leur halte mais se brida net à la réaction du russe. Inutile de s'inquiéter ou de tenter de l'aider: il refuserait tout en bloc et elle n'avait pas envie de se faire rembarrer pour rien. Après tout, c'était son problème, il saurait venir la chercher si besoin. Et puis, pour le moment, elle avait d'autres chats à fouetter.
-Je prends le volant, j'ai trop de nausées à l'arrière.
Elle mentait comme elle respirait désormais, dès que c'était nécessaire. Pas question que qui ce soit la chope en flag dans une putain de crise d'angoisse, surtout pas Julia ! Elle se devait d'être forte pour deux, ne plus penser qu'à aujourd'hui, aux moments présents. Elle verrouillait à mort tout ce qui entravait cette volonté pure et dure qu'elle s'exigeait. Mais parfois, la machine s'emballait, chiante et lourde à cacher aux autres. Heureusement, cahincaha, elle y parvenait et ça n'était pas prêt de changer: elle les roulerait tous dans la farine autant qu'il faudra. Conduire empêcherait son cerveau de lui jouer des mauvais tours.

Ils parvinrent sans encombre dans la petite ville fantôme. A priori, pas un chat, tout semblait vide. Mais il ne fallait guère se fier aux apparences et chacun se tint prêt à toute éventualité. Sur la place de la Barre, les voitures stationnées les unes à côté des autres en plein milieu de la route, ils s'offrirent une pause bien méritée. Le paisible ambiant aurait pu être agréable. On entendait des oiseaux, une légère brise faisait frémir les branches dénudées. Une balade du dimanche, sans prétention, empreinte de douceur. Mais l'impression de liberté absolue qui pouvait les effleurer n'était qu'un leurre. Il n'existait plus de lois, hormis celle, implacable et subie, qui régissait la survie. Il n'y avait plus de société organisée, tout était possible, mais au lieu de procurer un bonheur ineffable, ça rongeait de l'intérieur, ça bouffait toutes les espérances.
Une infamie.
Ils se trouvaient dans une région de vignobles et l'évidence les mit tous d'accord: mieux valait se retrancher dans un domaine en position un peu élevée et isolée d'où ils pourraient surveiller plus facilement les alentours.
Ils reprirent la route et finirent par trouver ce qu'ils cherchaient: un bâtiment pas trop grand à investir, bien situé, répondant à leurs critères. Une étape était franchie et ils étaient vivants. Une belle victoire parmi les cendres et la mort. C'était bon, c'était inespéré.
Il y avait suffisamment de pièces et chacun s'installa au mieux. Certains s'isolèrent tandis que d'autres préférèrent demeurer ensemble, la question ne se posant pas pour le jeune couple. Seul, un incident inattendu, interrompit leur soulagement.
Personne ne sut exactement ce qui s'était passé mais tout à coup, un ordre au ton excédé, haineux, claqua et s'éleva au-dessus de tout le reste:
-Va t'en!
L'attention se tourna vers...la toubib qui poursuivit ses petites affaires l'air de rien. Mais Marine grimaça et jeta un regard ahuri à la cantonade avant de détaler dans la cuisine.

La chair de sa chair, lovée contre elle, grelottait de fièvre. La joue de l'enfant posée contre son cœur, irradiait de chaleur mortelle et traversait son vêtement. La flamme la consumait, juste là, à l'intime de son amour maternel. L'in-su-ppor-ta-ble supplice s'égrenait. Gabrielle calcinait d'une autre manière, brûlant vive à l'intérieur, sans une plainte. Elle le berçait entre ses bras, l'embrassant sans cesse, les lèvres tendres et fraîches. Elle chantonnait des mots doux, invisibles et secrets, des larmes d'éternité, des câlins dorés et douillets.
Le murmure des délices des anges.

Son petit garçon.
Sa petite fille.
Son époux.

Blam! Le clou s'enfonça sur le nerf de l'âme. Et la torture se dilata dans les moindres recoins.
Pas d'échappatoire.
Crucifiée.
Blam! Le clou perça la moelle du coeur, le déchiquetant en myriades de supplices.
Inhumain.
Crucifiée.
Blam! Le clou écharpa l'esprit, le réduisant en lambeaux.
Un martyr.
Crucifiée.

Trois proches d'un seul coup. Ironie macabre, il ne restait que trois jours avant que l'azur de la géhenne ne s'abatte définitivement.
Trois jours...
Trois nuits...


Ne plus penser, ne plus réfléchir. Seulement maintenant, ici et aujourd'hui. C'était bien assez, déjà trop.

Mais l'inconscient se rebellait de temps à autre à être étouffé, maltraité. Le môme en devenir appuyait sans le savoir ni le vouloir là où elle avait choisi de se tuer. Or, rien n'était mort, tout se perpétuait tapi quelque part.
Une autre équation commandait, peut-être plus noire encore que celle qu'ils enduraient: mourir à soi pour survivre. Elle n'avait pas le choix, pour Julia. Mais quelquefois, elle échouait à se maîtriser.
Pitoyable.

Aussi brutalement qu'il avait été entrecoupé, le cours des choses reprit tranquillement sa place. Ça papotait joyeusement et elle profita des éclats de rire pour s'échapper.
Mâchoire serrée, elle ferma du pied la porte d'une chambre trop froide pour être confortable. Au moins, elle était seule et pourrait souffler. Mais la hargne de s'être laissée allée fut plus forte. Le poing serré, elle frappa de toutes ses forces sur le mur, s'abîmant les phalanges.

Elle ne flancherait pas. Jamais. Il était trop tard.

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