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LE TEMPS D'UN RP

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca)

Senara
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Région : J'habite en théorie, parce qu'en théorie tout se passe bien
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Univers fétiche : Réel, urban fantasy, fantastique, jeu vidéo
Préférence de jeu : Les deux
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Senara
Ven 21 Juil - 13:49
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Trigger warning : violence, drogue, prostitution, dépression

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) 6bie

Lui, c'est un tueur à gages guidé uniquement par la rage. A la place du cœur, il n'a plus qu'un large trou béant que rien ne peut combler ni adoucir, pas même toute la violence du monde. C'est un cas désespéré que ses remords noient chaque jour un peu plus.
Elle, c'était une étudiante promis à bel avenir. Elle avait certes connu ses propres déboires, mais elle faisait tout pour s'en sortir et pouvoir accéder, un jour, au bonheur. Et puis elle s'est faite enlever par un réseau de prostitution, et n'a aujourd'hui plus aucun espoir de sortir de cette vie abjecte et misérable qui est désormais la sienne.

Et si un jour où le hasard, ou le destin, les mettait sur la même route ? Que pourrait-il se passer entre ces deux cabossés de la vie ? Seront-ils de simples inconnus qui s'ignorent, ou un geste, un regard, et l'espoir pourrait renaître ?



I lost my fucking mind, it happens all the time 'cause I can't stand myself. So please believe me I'm a needy insecure fucking freak and it ain't as easy or as dreamy as you think it would be.
Senara
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Senara
Lun 31 Juil - 3:11

Nolan Fraser
J'ai 40 ans et je vis à Hammersmith, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je ne saurais dire, je suis sans attache et je le vis plutôt avec résilience.

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) D3h2
I am insane and you're my insanity.
Le contrat était commun, même si chaque victime et chaque commanditaire étaient unique. Enfin, les victimes surtout, parce que les commanditaires pouvaient refaire appel à lui, alors que les victimes, elles, eh bien... une fois sous terre, il aurait été difficile de les tuer à nouveau, car non on n’était pas dans un film de zombies. Quant à lui, c’était un prestataire de service dans un domaine bien précis (et particulier disons-le) qui rendait le service pour lequel on l’avait engagé. Un job dans lequel il excellait. Car aucun sentiment ni aucune émotion n’étaient attendus et il avait abandonné les siens il y a longtemps. Tous ses assassinats se faisaient avec froideur, à l’image de ce que deviendrait bientôt ses cibles. Et dans cette vie qu’il menait depuis des années maintenant, tout lui paraissait fade et banal. Souvent, il n’avait même pas à se renseigner sur ses cibles, puisque ceux qui l’embauchaient lui donnaient toutes les informations essentielles dont il avait besoin. Son travail serait presque ennuyeux, si on ne lui demandait pas parfois de mettre en scène les meurtres. Faire passer telle mort pour un accident, ou commettre le meurtre à une certaine heure pour que le mari, la femme, ou autre ait un alibi. On lui avait même déjà demandé de jouer les artistes pour que le macchabée devienne une véritable œuvre d’art destiné à faire passer un message. La première fois, ça l’avait surpris. Et pourtant, il en fallait pour y arriver. Puis Nolan s’était souvenu qu’il vivait dans un monde de cinglés cruels dont il avait d’ailleurs rejoint le club avec une carte dorée de VIP. Un membre fidèle de la violence et des espoirs détruits. Cela étant, une fois le crime commis et la mise en scène terminée, il revêtait son indifférence habituelle, bien que certains jours où son humeur était plus légère, il y repensait avec amusement. Ça avait le mérite de lui changer les idées et de travailler un peu sur sa signature de tueur à gages, même si dans les faits, il ne devait pas en avoir. Quoi qu’il en soit, son nouveau contrat l’avait amené à Chicago, une très jolie ville des États-Unis dans l’Illinois. Il comptait bien profiter de ce voyage professionnel pour visiter les environs et parfaire sa culture artistique. En effet, Nolan avait lu dans un prospectus que la ville était réputée pour ses musées, notamment celui de l'institut d'Art de Chicago et ses remarquables œuvres impressionnistes et postimpressionnistes. Après tout, ce n’était pas parce qu’on écourtait la vie de certains humains qu’on ne pouvait pas s’intéresser aux toiles de maîtres.

Deux jours plus tard, il avait un cadavre dans le coffre de sa voiture. C’était des choses qui arrivaient dans son métier. Et loin de s’en soucier outre mesure, Nolan avait décidé de prendre une petite pause bien méritée dans un café, ou un bar, c’était difficile à dire, qui avait manifestement pignon sur rue. Mais du moment que c’était dans un quartier malfamé où sa voiture n’attirerait pas les soupçons de la police, ça lui allait parfaitement. Mieux, s’il prenait l’envie à des voyous de piquer la bagnole, ça lui rendrait service. Ils auraient une sacrée surprise en ouvrant le coffre, ça c’était sûr. Et lui, il aurait une tombe en moins à creuser. Encore que, pour l’heure, il hésitait encore quoi faire de son paquet. Le dissoudre peut-être ?

Son attention concentrée sur le journal à la rubrique des faits divers, l’arrivée d’un groupe de prostituées lui fit légèrement lever la tête. Accompagnées de deux maquereaux, Nolan comprit que le propriétaire des lieux avait droit à un traitement de faveur en échange de son silence et de grosses liasses de billets passées sous le manteau à ce réseau de prostitution. Certainement un homme charmant, donc. Mais ce n’était pas son problème. Ils étaient dans le même camp, a priori et son unique objectif du moment était de finir son café avant de se débarrasser du macchabée à l’arrière de la voiture « empruntée » à un aimable citoyen de Chicago. Pourtant, alors qu’il était retourné à sa lecture, il ressentit une étrange impression, comme si on l’observait avec insistance. Décidant d’abord d’ignorer cette sensation, Nolan commença à être agacé par ce regard qu’il sentait de plus en plus pesant sur lui. Pensant qu’il s’agissait d’un des gros balèzes qui se demandait sûrement qui était ce type et qu’est-ce qu’il foutait là, il leva un regard qui se voulait neutre mais, contre toute attente, les deux types étaient occupés à parler et à boire une bière. Fronçant les sourcils, il détourna le regard pour tomber nez à nez avec une des prostituées. Elle devait avoir la trentaine, était blonde, et semblait différente des autres. Elle avait ce quelque chose qui donnait à penser qu’elle n’avait vraiment pas sa place parmi les travailleuses de la nuit. Mais surtout, ce qui finit d’attirer son attention fut ce regard implorant qu’elle arborait à son égard. Comme une demande silencieuse de la libérer de sa situation. Intrigué, le tueur à gages l’observa sans réellement savoir ce qu’il allait faire. La logique aurait voulu qu’il la laisse à son triste sort, après tout il n’était pas assistante sociale et encore moins policier des mœurs. Pourtant il ne pouvait échapper à son regard et, en dépit du trou béant de son cœur, il ressentit comme une évidence à lui venir en aide. Ça n’avait aucun sens, et pourtant...

« Mec, t’as un problème ? » finit-il par entendre.

Un des proxénètes avait manifestement remarqué son attention pour une de leurs « protégées » et comptait bien lui rappeler que s’il était intéressé, il fallait passer à la caisse.

« Non, tout est nickel. » répondit-il tranquillement en évitant le contact visuel, car il savait pertinemment que ça ferait monter d’un cran cette situation qui commençait vraiment à être étrange.

Pourtant, sous couvert de retourner lire son journal, Nolan préparait déjà son prochain plan et, d’ici quelques instants, le cadavre refroidissant dans le coffre ne serait pas sa dernière victime. Il fallait juste un peu de patience. Juste un peu.


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Laecca
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Ven 20 Oct - 12:04

Stella
Teller

J'ai 30 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis une fille de la nuit malgré moi et je m'en sors comme une fille exploité et prisonnière. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une prostituée et je le vis plutôt mal.

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La nuit et les ténèbres, elle ne connaissait plus que ça désormais. Depuis combien de temps était-elle là ? Enfermée dans cette maison qui ne laissait entrer ni la lumière, ni la chaleur du soleil. C’était probablement ce qui lui manquait le plus, de ne pas sentir son corps s’échauffait sous les rayons purificateur du soleil.  Même lorsqu’ils la touchaient, la maltraiter tel une poupée de chiffon, elle ne ressentait pas de chaleur. Rien. Que du froid. Dans son corps, dans ses veines, dans son âme. Froid et oublie, lorsqu’elle avait suffisamment de chance pour qu’ils lui donnent une dose, c’était le quotidien de sa vie.  Une voix douce traversa le brouillard de son esprit, l’éveillant suffisamment pour grogner. «Ma belle lève toi, il faut se préparer. » Un nouveau grognement s’échappe de sa gorge sèche et irrité. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas bu quelque chose ? Depuis combien de temps son esprit est-il partit en dérive sous l’effet de la drogue ? Probablement quelques heures, voir même quelques jours. La notion du temps était la première chose qu’elle avait perdue en arrivant ici, dans cette maison inhospitalière et lugubre. L’espoir, par contre, avait été la dernière chose à l’abandonner. Il s’était accroché jusqu’au bout, la faisant souffrir bien plus que les coups qu’elle pouvait recevoir. Mais une fois qu’il eu disparu, elle avait enfin pu sombrer dans la résilience et le détachement. Acceptant avec impatience chaque dose qui pourrait la faire s’évader de cet enfer pour quelques minutes, quelques heures. « Stella, si tu ne bouge pas, ils vont venir le faire à ta place. Et je n’ai plus assez de fond de teint pour cacher les bleus. »

Rubis, Mia de son vrai nom, était ce qui pouvait se rapprocher le plus d’un rayon de soleil dans ce monde ténébreux et violent. Toujours un sourire aux lèvres, elle prenait avant tout soin des autres filles que d’elle-même. une main douce et frêle attrapa la sienne et la tira d’un seul coup du lit où Stella s’était effondrée pour ne plus bouger. Ce n’est qu’une fois debout que la demoiselle ouvrit les yeux pour observer celle qui s’approchait le plus d’une amie dans cette nouvelle vie. Plus jeune qu’elle de quelques années, elle était ici depuis bien plus longtemps que la blondinette. Elle n’avait jamais osé lui demander de lui raconter son histoire, tout comme elle ne l’avait jamais fait et Mia ne s’était jamais lancée d’elle-même. Haussant tout simplement les épaules, Stella réquisitionna la salle de bain pour s’apprêter pour la nuit de travail qui les attendait toutes les deux.

Il devait être plus de deux heures du matin lorsqu’elle pu se rhabiller et quitter enfin l’appartement luxueux où elle avait travaillé toute la soirée. Elle pouvait s’estimer heureuse d’avoir passé une bonne soirée, sans avoir reçu aucuns coups, ni avoir du faire face à aucunes pratiques tordues. Ce genre de soirée était rare et il fallait les apprécier à sa juste valeur. Sortant de l’appartement sans un regard pour les deux hommes montant la garde, qui se mirent à la suivre lorsqu’elle prit la direction de l’ascenseur, accompagné de Mia et de deux autres filles. C’était leur chauffeur, leur garde du corps, ceux qui les tenaient à l’œil pour qu’elles ne fassent pas un pas de côté. Des chiens de garde montrant sans cesse les dents et mordant à la première occasion. De retour dans la camionnette, Stella ne pensait plus qu’à une chose : plonger dans l’oublie afin d’effacer et oublier que son corps n’avait été qu’un objet durant les dernières heures. Pourtant le véhicule s’arrêta quelques instants à peine après le départ et la porte arrière s’ouvrit sur les filles. L’enseigne d’un établissement, probablement mal famé fit cligner les yeux de Stella. « On fait une pause café. Tenez vous tranquille. » Une à une les filles descendirent et entrèrent dans le café ? Bar ? Difficile à dire et de toute façon elle s’en foutait. Ça ne changerait rien à sa vie. Rien n’y personne ici ne pourrait la sauver de sa vie de misère. Pourtant, elle ne put s’empêcher de regarder autour d’elle, de scruter les quelques clients. Des poivrots qui cuvaient leurs alcools. Et un homme. Un frisson l’envahit en posant les yeux sur lui, alors qu’elle s’installait sur une chaise, coupé du monde qui l’entourait. Elle n’avait d’yeux que pour lui, sans savoir pourquoi elle ne pouvait détacher son regard de cet homme lisant son journal. Il semblait n’avoir rien de particulier, et pourtant, une étincelle d’espoir brilla dans son esprit.

Comme s’il avait sentit son regard, ou sa détresse, l’homme releva les yeux et croisa son regard. Ténébreux et calculateur, il aurait fait reculer et s’enfuir n’importe qui d’assez intelligent pour vouloir survivre. Mais ce n’était pas son cas. Elle voulait de nouveau être libre Stella, quelque soit la façon dont elle y parviendrait. Sa vie n’avait plus aucunes valeurs, absolument plus rien ne l’attendait en dehors des murs de la maison dans laquelle elle était enfermée depuis trop longtemps. S’il fallait que son dernier souffle soit sa libération, elle n’hésiterait pas une seule seconde. Ils ne s’étaient pas quitté des yeux, comme s’ils arrivaient à lire l’un en l’autre. Jusqu’à ce qu’une voix, celle de son chien de garde, s’élève dans l’établissement. Elle ne voulait pas causer de problème, encore moins à un inconnu, pourtant elle n’arrivait pas à détourner le regard. Elle ne se rendit même pas compte qu’une présence se tenait au dessus d’elle avant qu’il n’empoigne violement son bras, la faisant grimacer de douleur. Elle sera les dents pour ne pas gémir de douleur. « Arrête d’aguicher tout le monde et boit ton café. On repart dans cinq minutes. » Stella ne s’était même pas rendu compte de la tasse posé devant elle, ni du regard inquiet des autres filles. Mia lui intima silencieusement de ne pas faire de vagues. Elle ne voulait pas passer la nuit à soigner ses blessures.

Son regard retourna instinctivement vers l’homme, qui avait de nouveau  le nez plongé dans son journal. Un vide immense envahit la jeune femme, alors qu’elle s’était imaginé durant une toute petite seconde que peut-être, elle avait une chance de s’en sortir. Montrant les dents, sa voix rauque annonça : « Fous-moi la paix. » Si personne ne pouvait lui venir en aide, alors elle ferait ce qu’il faut pour se libérer, quitte à mourir sous les coups.
Senara
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Mer 1 Nov - 23:21

Nolan Fraser
J'ai 40 ans et je vis à Hammersmith, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je ne saurais dire, je suis sans attache et je le vis plutôt avec résilience.

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On était peut-être dans un quartier malfamé, Nolan préférait néanmoins ne pas attirer l’attention. Rien de pire pour quelqu’un dont le fonds de commerce était agir dans l’ombre que d’être sous le feu des projecteurs. Pourtant, il était déterminé à ne pas laisser repartir cette femme avec ses bourreaux. La raison ? Il ne saurait dire. Quelque chose était passé entre eux, au moment où leurs regards s’étaient croisés. Leurs âmes s’étaient accrochées, comme une évidence. Il était probablement frappé de folie ou de stupidité passagère, lui qui s’était astreint depuis des années à une vie de solitude, résolu à ne jamais s’attacher à qui que ce soit, et à ne jamais laisser personne se lier à lui. Son métier ne le lui permettait pas. Pourtant, en dépit de toute logique, il restait là, à élaborer un plan rapide et efficace pour parvenir à ses fins en évitant d’avoir à sortir son Smith & Wesson. Il était plus de deux heure du matin, les coups de feu ne passeraient pas inaperçus, même dans une grande ville comme Chicago, même dans un quartier où le crime faisait loi.

Une carte des lieux se dessina dans son esprit, tandis qu’il se remémorait avec précision qui était où, combien de mètres séparait les proxénètes de leurs protégées, et combien de temps il lui faudrait pour mettre son projet à exécution. Derrière son calme et son désintérêt apparents, Nolan était alerte en prévision de ce qui allait bientôt suivre. Faisant semblant de lire son journal, le tueur à gages s’empara discrètement d’un couteau dans la poche intérieure de son blouson. Seulement trois longues foulées le séparaient de ses cibles. Il fondrait sur eux avant qu’ils ne comprennent ce qui leur arrive. L’effet de surprise jouerait en sa faveur. En moins de quinze secondes, il pouvait quitter les lieux en laissant deux cadavres encore chauds derrière lui. Et c’est précisément ce qu’il comptait faire.

Nolan tournait une page de son journal au moment où un des porte-flingues attrapait violemment le bras de la prostituée qui l’observait pour lui intimer de se tenir correctement. Impulsif de nature, il dut se retenir de bondir de son siège pour la défendre. Agir sous le coup de l’émotion n’était jamais une bonne idée, bien qu’à ce moment précis, les deux assassinats qu’il s’apprêtait à commettre n’avaient rien de raisonnable. Peu importe, il y réfléchirait plus tard. Pour l’heure, il attendait le bon moment pour intervenir, moment qui arriva lorsque la blonde refusa vivement de se laisser faire. Elle était manifestement bien décidée à se rebeller, qu’importe les conséquences. Or, il n’était pas difficile de savoir qui gagnerait la guerre entre la frêle prostituée et l’imposant maquereau. A moins qu’un troisième acteur entre en scène...

Avec une étonnante vélocité et dans un silence qui tenait presque du surnaturel, Nolan fondit sur le chien de garde comme un prédateur sur sa proie. Le proxénète n’eut pas le temps de tourner son regard vers lui que, déjà, la lame transperçait son cœur. Le second malfrat n’eut pas plus de chance. Surpris et trop lent à se défendre, un violent coup de poing dans le plexus lui coupa le souffle, ce qui permit à Nolan de l’achever sans difficulté en l’énuquant. Quant au tenancier du bar, il était déjà somnolent et, la scène s’étant déroulée en moins de cinq secondes, sa tête avait déjà frappé brutalement le comptoir, l’envoyant dans un sommeil forcé pour un bon moment, avant qu’il ne comprenne la situation. Les quelques poivrots présents avaient à peine levé la tête, l’esprit trop embrouillé pour réaliser ce qui venait de se produire. Il vint ensuite se poster devant la table occupée par les travailleuses de la nuit.

« C’est maintenant pour tenter une nouvelle une vie. Ou restez là. »

Nolan avait prononcé ces quelques mots avec indifférence, alors que son regard se reportait rapidement sur la blonde, plantant ses iris dans les siens. Il s’adressait à toutes les filles, mais c’était pour elle qu’il avait fait ça. Finalement il tourna les talons et quitta les lieux du crime sans les attendre. Il comprenait que ce soit une décision difficile. Après tout il n’était qu’un inconnu, manifestement psychopathe, qui venait de tuer leurs bourreaux. Néanmoins si elles vivaient, c’était aussi grâce à eux. Complètement déracinées, privées de leurs droits les plus fondamentaux, conditionnées à obéir, leurs bourreaux étaient devenus leurs adversaires autant que leur seul espoir pour survivre.  Une sorte de syndrome de Stockholm, en somme. Appuyé contre la voiture volée à plusieurs mètres de l’entrée, Nolan décida de patienter quelques instants avant de reprendre la route. Il savait qu’il devrait mettre les voiles sans attendre et surtout sans se retourner. Mais il y avait désormais cette blonde qui hantait déjà son esprit et qu’il espérait voir sortir pour venir à lui. Sans qu’il ne puisse l’expliquer, il se sentait lié à son destin. Il savait aussi que, quoi qu’elle décide de faire, il veillerait sur elle pour toujours.


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Mer 22 Nov - 22:15

Stella
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Elle n’avait pas peur. Bien au contraire, elle se sentait soulagée. De savoir que ça prendrait fin ce soir. Pas de la façon dont elle l’aurait voulu, mais au final, elle serait libre, et c’était tout ce qui comptait pour elle. Stella savait qu’elle allait payer son impertinence et sa rébellion. Ce n’était pas la première fois qu’elle en faisait les frais, mais cette nuit, ce serait la dernière. Même si elle n’allait probablement jamais revoir la lumière du jour, son seul regret. Plus personne ne l’attendait, nulle part. Bien qu’elle se soit lié d’amitié avec quelques filles, ce n’était pas quelque chose de sain, pas dans le milieu où elle vivait depuis déjà pas mal de temps. Combien ? Elle n’aurait même pas pu le dire exactement. Une éternité probablement. Du moins tellement longtemps que la jeune femme gardait très peu de souvenirs de sa vie juste avant qu’elle ne bascule dans l’enfer. Puis c’était tellement douloureux et inutile, qu’elle avait tôt fait d’oublier celle qu’elle était avant. Elle était morte le jour où elle avait disparu sans même laisser une trace. L’avait-on recherché ? Au bout de combien de temps s’était-on rendu compte de sa disparition ? Elle n’était sûrement plus qu’un numéro de dossier désormais. Alors pourquoi espérer un jour retrouver sa liberté ? Pour quoi faire ? Pour reprendre le cours de sa vie là où elle l’avait laissé ? Impossible. Pas après tout ce qu’elle vu, vécu et subi. Même si son corps n’était pas brisé, son l’âme l’était, souillé à jamais.

Elle n’avait plus rien à perdre. Plus depuis qu’il avait détourné son regard d’elle pour se replonger dans son journal. C’était normal, elle aurait fait la même chose, ne se serait mêlée de rien et aurait poursuivit sa petite vie bien tranquillement. Pourtant Stella l’avait ressenti. Ce … quelque chose, qui s’était passé lorsque leurs regards s’étaient croisés. Mais il ne pouvait rien pour elle, personne en faite. Sauf elle-même. Elle avait toujours eu les clefs en main pour mettre fin à son supplice. Pourquoi maintenant ? Parce qu’elle venait de perdre la plus infime part d’espoir qu’il lui restait sans qu’elle s’en rende compte. Alors lorsqu’on la saisit violemment par le bras, elle montra les dents. En toute connaissance de cause. En sachant qu’elle serait punie pour son comportement. En sachant qu’elle serait battue, jusqu’à ce qu’elle tombe à terre. Tout ce qu’elle espérait, c’était de ne pas se relever cette fois. Non pas cette fois… La jeune femme ferma les yeux quelques secondes, le temps de trouver en elle la force de faire ce qui devait être fait. Elle espérait juste que ses compagnes n’en pâtiraient pas par sa faute. Ce qui serait probablement le cas. Mais lorsqu’elle ouvrit les yeux, déterminée, elle resta figée par la surprise. Elle l’avait à peine vu se lever qu’il se trouvait déjà l’homme qui la tenait toujours par le bras, serrant suffisamment fort pour lui laisser des traces. Le regard de la blondinette s’accrocha à celui de son chien de garde. Tout se passait rapidement. Trop vite pour y comprendre quoi que ce soit. Elle mit du temps, plusieurs secondes à comprendre ce qu’elle lisait dans son regard. De la peur…

Sans un mot, sans même bouger d’un seul millimètre, Stella regarda l’homme s’effondrer au sol, mort. Elle aurait dû avoir peur, se mettre à hurler, tenter de se mettre à l’abri. Mais elle ne pouvait détacher son regard de se bâtard, un sourire aux lèvres. Le seul regret qu’elle avait sur le moment, était qu’il n’ait pas souffert comme elle avait souffert depuis des années, lorsqu’il s’amusait, avec ses collègues, à les brutaliser, lorsqu’ils abusaient d’elles pour leurs simples plaisirs. Tellement absorbée par la vie s’échappant lentement de cet ordure, elle ne se rendit même pas compte de ce qui se passait dans l’établissement jusqu’à ce qu’une ombre s’abatte sur elle. Comme un lien se tendant pour lui faire relever la tête, son regard s’ancra au sien, toujours aussi noir, toujours aussi ténébreux après ce qu’il venait de faire. Et pourtant, elle n’avait pas peur… Bien au contraire. Ayant du mal à réaliser qu’elle avait une chance de s’en sortir, de retrouver, réellement, sa liberté. Il lui fallu quelque secondes supplémentaires pour que ses paroles remontent jusqu’à son cerveau et en comprenne la signification. Partir. Ou rester. Aussi simple que cela. Les filles se levèrent sans la moindre hésitation et se précipitèrent dehors, à la suite de cet inconnu, ce sauveur surgit des ténèbres, semant la mort derrière lui. Tellement attrayant… Mia finit par la tirer par le bras, avec beaucoup plus de douceur que précédemment pour la traîner derrière elle. Mais pour faire quoi ? Pour aller où ? Stella savait que la plupart des filles vivant dans cette maison avaient encore de la famille quelque part, quelqu’un pour l’attendre et s’occuper d’elle. Mais pas la blondinette. Elle n’avait personne. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire …

L’air frais la percuta autant que la vision qui s’offrait à elle. Il était là, posé contre une voiture, l’attendant… Car elle savait, intrinsèquement, que c’était elle, et seulement elle qu’il attendait. C’était pour elle qu’il avait tué ces hommes. C’était pour elle qu’il avait prit le risque qu’il venait de prendre se soir, alors qu’ils n’étaient que des inconnus. Il ne suffisait que d’un pas, dans sa direction, pour être sauvé…. Mia s’était arrêtée au milieu de la rue, et tentait d’évaluer la situation. Elle se retourna vers Stella et suivit son regard vers l’inconnu à qui elle adressa un geste de la tête pour le remercier.  Stella porta son attention sur son amie, celle qui l’avait soutenue dans le pire, qui avait soigné ses blessures, masqué ses bleues, rassuré après ses cauchemars. Elle lut dans son regard que leurs chemins s’arrêtaient là. « Fuis. Et surtout ne te retourne pas. » Sa gorge était tellement serré que Stella douta qu’elle puisse parler, pourtant les mots réussirent à sortir d’entre ses lèvres. «  Mais toi… Les filles… » Une tête qui se secoue vivement, un sourire qui naît sur des lèvres bien trop rouge. «  On s’en sortira, je sais où aller. Ne t’inquiète pas pour nous. Prends soin de toi Stella. » Et c’est sur ses paroles qu’elle lui tourna le dos pour rejoindre les deux autres filles avant de disparaître dans la nuit. La demoiselle aurait pu rester là des heures, à regarder l’espace vide où elle s’était trouvé quelques secondes avant. Mais le bruit d’une portière détourna son attention. Il l’avait attendu, mais pas indéfiniment. Maintenant il fallait partir. Pour l’inconnu. Pour une nouvelle vie. Pour lui… Pressant le pas sur ses talons hauts, Stella grimpa dans la voiture juste avant qu’il n’accélère, se laissant emporter, sans aucune peur.
 
Senara
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Senara
Ven 24 Nov - 17:44

Nolan Fraser
J'ai 40 ans et je vis à Hammersmith, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je ne saurais dire, je suis sans attache et je le vis plutôt avec résilience.

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) D3h2
I am insane and you're my insanity.
Nolan jeta un coup d’œil à sa montre. Il avait calculé qu’il faudrait entre trente minutes et une heure au tenancier pour recouvrer ses esprits. La police ne devrait donc pas arriver ici avant un moment mais l’assassin ne comptait pas attendre qu’elle débarque avant de s’enfuir, d’autant qu’un nouveau client pouvait arriver à tout moment. Avec de la malchance il préviendrait les autorités compétentes, bien que le tueur à gages doutât que dans ce quartier, ce soit le premier réflexe des habitants. La scène ressemblait à une agression et, vu le coin, les gangs devaient prospérer. Or si c’était un règlement de compte, ce à quoi ça pouvait effectivement ressembler, personne n’appellerait les flics au risque de se mettre l’un ou l’autre gang sur le dos. Autrement dit, Nolan pouvait s’accorder un certain délai d’attente. Mais qui ne durerait pas infiniment. Après un moment, il finit par voir sortir deux des filles, bientôt suivies des deux autres, dont celle pour qui il venait de tuer deux inconnus. Regardant dans sa direction, il attendit de voir ce qu’elle comptait faire : le suivre ou partir avec ses amies.  Il détourna finalement le regard après quelques secondes, tandis que les deux femmes se parlaient, cherchant probablement ce qu’elles allaient faire dans l’immédiat pour se mettre en sécurité. Autre coup d’œil sur sa montre, Nolan observa la trotteuse. Et lorsqu’elle débuta finalement une nouvelle minute, il se leva et ouvrit la portière pour se glisser dans l’habitacle. Il ignorait si la blonde allait venir ou si elle allait tenter sa chance autrement, avec les autres filles, mais quelle que soit sa décision, elle lui appartenait. Désormais libre, elle pouvait choisir ce qu’elle voulait faire. De son côté, il mit la voiture en marche. Il n’avait aucune envie de s’éterniser ici, et il ne voulait pas non plus que la jeune femme se sente obligée de le suivre, juste parce qu’il l’avait aidée. Elle ne lui devait rien. C’est vrai qu’elle l’avait supplié du regard de la sortir de cet enfer. Mais en définitive, il avait pris sa décision tout seul. Alors elle ne devait pas penser qu’il l’avait sortie des griffes de ses geôliers pour devenir son bourreau juste après. Il n’était peut-être pas un enfant de chœur, il ne s’attaquait pas encore aux femmes innocentes et inoffensives. Un jour peut-être le fera-t-il, quand il aura perdu ce qu’il reste de son humanité.

Assis sur le siège conducteur, Nolan jeta un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant d’appuyer sur l’accélérateur. Mais lorsqu’il aperçut la blonde se diriger à grands pas vers la voiture, il leva légèrement le pied pour qu’elle ait le temps de se glisser à côté de lui. Et sitôt qu’elle fut à l’intérieur, Nolan pressa à nouveau sur la pédale et ils partirent en trombe.

Le voyage se fit en silence. Nolan n’était pas une personne très loquace et, à vrai dire, il doutait qu’il y ait quoi que ce soit à dire. Il s’était passé ce qu’il s’était passé. Point barre. Il n’y avait aucune utilité à revenir sur le sujet. Son attention était maintenant focalisée sur l’avenir à court terme. Et sur le cadavre toujours dans le coffre. Pour l’heure néanmoins, il devait mettre la jeune femme à l’abri. Nolan allait devoir prioriser ses priorités. Et étonnamment, le macchabée passait en second. De toute façon, ce n’était pas comme s’il allait se barrer. Donc une fois qu’ils eurent roulé suffisamment longtemps pour se retrouver loin de la ville, le tueur à gages s’arrêta dans un motel. Pas le point de chute le plus merveilleux du monde ni le plus rassurant, mais il avait déjà son plan en tête.

« Reste-là. » ordonna-t-il de sa voix lugubre, une fois qu’il eut stationné la voiture loin de l’entrée du bâtiment.

Nolan voulait préserver leurs identités et éviter au maximum que quiconque puisse voir le visage et la tenue de la blonde. Il ne doutait pas un seul instant qu’une fois les corps découverts, les responsables du réseau de prostitution auquel elle appartenait chercheraient à remettre la main dessus. Alors ils devaient faire profil bas. Pas que l’idée de les exterminer un à un lui déplaise, mais il aimait autant éviter d’attirer l’attention de la police.

A l’accueil du motel, Nolan demanda une chambre pour deux personnes, la plus éloignée possible. Probablement habitué aux étranges désirs de clients bizarres, l’homme ne posa aucune question et lui tourna le dos le temps de chercher une chambre à lui répondant à sa demande. Pendant ce temps, le tueur jeta un œil aux caméras puis au mur où trônaient nonchalamment les clés. Il compta combien il en manquait, se donnant une idée du nombre de clients et si ça collait avec le nombre de voiture sur le parking. L’homme posa finalement une clé sur le comptoir et Nolan le paya en liquide avant de sortir de la pièce, clé en poche. De son côté, l’homme retourna à son journal. De retour à la voiture, Nolan ouvrit la porte.

« On va rester ici pour le restant de la nuit. Et après, on avisera. » la prévint-il.

Tout en l’escortant jusqu’à leur chambre, l’assassin retint mentalement le plan des lieux et nota les issues de secours. Des précautions probablement inutiles mais déformation oblige, il le faisait sans même s’en rendre compte. Une fois à l’intérieur de la pièce, Nolan vérifia que personne ne les observait. Passablement rassuré, il se retourna vers elle.

« Bon, on va devoir se débarrasser de tes vêtements et t’en trouver des plus... passe-partout. Si tu me donnes ta taille, je peux aller t’acheter ça. »

Il s’arrêta un instant pour l’observer. Elle paraissait si fragile... un rien pourrait la briser. Pourtant même l’enfer de sa vie n’avait pas eu raison d’elle. Non, elle s’était battue jusqu’au bout. Elle avait été prête à risquer sa vie pour se libérer cette nuit. A cause de lui ? Il en doutait. Pourtant le fait est qu’elle avait décidé de tenter sa chance à ce moment précis. Et puis, elle était belle. Comment ces hommes avaient-ils osé la réduire à l’état d’objet sexuel ? Rien que d’y penser, il sentait une rage sourde s’emparer de lui. Il repoussa néanmoins ce sentiment.

« Tu as faim ? Tu veux que je te ramène quelque chose ? » demanda-t-il avec plus de douceur, lorsqu'une pensée lui traversa l’esprit. « Ça n’en a peut-être pas l’air, mais je ne compte pas te faire de mal. » Pas comme eux. « Dis-moi où tu veux aller et je te ferai les papiers pour que tu puisses t'y rendre. »

Si c’était évident pour lui qu’il ne lui ferait rien et qu’il ne chercherait pas à profiter d’elle, la blonde avait de bonnes raisons de se poser la question. Après tout, ils ne se connaissaient pas et il avait assassiné deux personnes devant elle, donc il pouvait tout aussi bien être un cinglé de plus. Il lui paraissait alors important de verbaliser le fait que, non, elle n’avait rien à craindre venant de lui. La situation n’avait pas vraiment de sens, mais Nolan savait qu’il la protègerait et son instinct lui dictait que la jeune femme, dont il ignorait toujours le nom, le savait parfaitement aussi. Quel que soit le lien qui s’était créé entre eux au moment où leurs regards s’étaient croisés, il était fait pour durer.


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Laecca
Ven 24 Nov - 20:27

Stella
Teller

J'ai 30 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis une fille de la nuit malgré moi et je m'en sors comme une fille exploité et prisonnière. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une prostituée et je le vis plutôt mal.

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) 4b578a116eeca1d4c6cbc02e090a6e13eccd0bfc
Can you save, can you save my,
Can you save my heavydirtysoul?

Elle avait hésité quelques secondes. Même si dans le fond, sa décision avait été prise dés le premier instant où elle avait croisé son regard. Mais une fois dans la rue, face à Mia, Stella se demanda si elle prenait la bonne décision. Après tout c’était un total inconnu. Qui - en plus - venait de tuer deux personnes devant elle. Pour elle, pour être plus précis. Même son amie avait comprit qu’elle ne les suivrait pas. De toute façon la blonde n’avait jamais été comme elles… Elle prit le temps de les regarder partir, se demandant si elle faisait le bon choix, si elle n’allait pas finir dans une situation encore pire que celle qu’elle venait de quitter… Mais rien ne pouvait être pire, et si c’était le cas, elle trouverait un moyen de retrouver sa liberté, d’une façon ou d’une autre. En se rendant compte qu’il s’apprêtait à partir, ce qui était normal au vu de ce qu’il venait de faire, la demoiselle pressa le pas pour monter dans la voiture avant qu’il ne démarre en trombe et fonce dans les rues de la ville. Il garda le silence durant tout le trajet, ce qui lui alla très bien. Son esprit était en ébullition, ne réalisant pas encore pleinement ce qui venait de se passait. Elle était libre. Libre… Se mot résonnait étrangement dans sa tête, comme si elle en avait perdu la signification au fil des ans. Et tout ça c’était grâce à lui. Son regard se porta justement sur l’inconnu. Concentré sur la route, il se rendait sûrement compte qu’elle l’observait mais fit comme si de rien n’était. Une seule question lui brûlait les lèvres. Pourquoi ? Pourquoi il avait fait cela ? Pour elle ?  

Au vu de la façon dont il avait agit, avec calme et précision, Stella se doutait que ce n’était pas la première fois qu’il ôtait la vie à quelqu’un. De toute façon, ça se lisait dans son regard. Qu’avait-il lu dans le sien pour qu’il décide de la sauver sans même la connaître ? Tout un tas de questions se bousculaient dans sa tête, et elle tentait d’en faire disparaître certaines, comme de savoir ce qu’il voulait d’elle désormais. Car on ne pouvait pas se leurrer sur ce qu’elle était. Voudrait-il certaines faveurs en échange de son geste ? Était-il lui aussi un proxénète cherchant à remplir son cheptel ? Hum, non, sinon il aurait cherché à embarquer tout le monde. Secouant la tête, elle finit par regarder par la fenêtre, observant les lueurs de la ville s’éloigner dans le rétroviseur. Elle se foutait complètement d’où ils allaient. En faite, à ce moment là, elle se foutait de tout, ne réalisant pas ce que cette nuit allait impliquer pour le restant de sa vie. Sans même se rendre compte du temps qui avait passé, Stella retourna sur la terre ferme alors qu’il se garait sur le parking d’un motel. Elle se contenta de hocher la tête à son ordre. Qu’est-ce qu’elle pourrait bien faire de toute façon ? Prendre la fuite ? Pour aller où ? Dans sa tenue, elle n’irait pas bien loin et se ferait sûrement rapidement arrêter. Et elle savait très bien ce qui se passerait dans ce cas. Elle avait en avait vu des flics ces dernières années, bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Et ils avaient tous été comme les autres. A leurs yeux, elle n’était qu’un objet dont on peut user à volonté.

Elle le regarda revenir vers la voiture, er remarqua la façon dont il avait de tout observer, de toute enregistrer, comme s’il s’attendait à ce que quelque chose arrive à tout moment et qu’il envisageait toutes les possibilités s’offrant à lui. Tout ça faisait très … Professionnel. Était-elle tombée sur le seul tueur à gages au grand cœur ? Du moins avec assez de cœur pour sauver une pauvre prostituée comme elle ? Son âme devait être aussi noire que la sienne, et c’était probablement pour cela qu’elle se sentait autant attirée par l’inconnu. Peut-être que c’était pour ça qu’il l’avait sauvé ? Parce qu’ils s’étaient reconnus ? Ne trouvant rien à dire, Stella se contenta de sortir de la voiture et de le suivre jusqu’à la chambre qu’il venait de louer. En entrant, elle prit le temps d’observer l’intérieur. Deux lits, et une salle de bain dans le fond. Elle resta plantée au milieu de la pièce, ne sachant pas quoi faire. Elle devrait commencer par le remercier, mais pour le moment, rien n’arrivait à sortir d’entre ses lèvres. Se débarrasser de ses vêtements ? Forcément, c’était ce qu’il attendait d’elle… Un pincement au cœur la fit se retourner et planter son regard dans celui de l’inconnu. Juste avant qu’il n’ajoute qu’il irait lui en chercher de nouveau. «Hum… Du S je crois. » Faut dire qu’elle n’avait plus du tout la même silhouette qu’avant, amaigri par des années de privations et de violence, elle n’avait aujourd’hui plus que la peau sur les os. Ce qui ne semblait pas déranger ses clients tant qu’elle avait ce qu’il fallait où il fallait.

Stella ne baissa pas les yeux sous son regard. Elle savait bien ce qu’il voyait, elle le voyait tous les jours dans le miroir. Une fille soumise, une prostituée, un corps rien de plus. De sa tenue à ses talons hauts. De son maquillage à ses faux ongles, tout était fait pour qu’on ne voie en elle qu’un objet de fantasme. Réfléchissant à sa question sur son appétit, elle fut surprise qu’il reprenne la parole avant qu’elle n’ait eu le temps de répondre. Ses paroles pourraient sonner creux. Elle avait entendu ce discours des millions de fois. Des mensonges. A chaque fois. Pourtant, elle le croyait, lui. « Je n’ai pas faim, merci… » A force de privations, pour ‘garder la ligne’ comme on lui répétait si souvent, son corps avait de lui-même apprit à ne plus exprimer la faim. De toute façon, après tous les événements de la nuit, elle se sentait bien incapable d’avaler quoi que ce soit pour le moment. Quant au reste… Oui, elle sentait qu’elle pouvait lui faire confiance et qu’elle serait en sécurité avec lui, même si elle était incapable de dire pourquoi. En ce qui concernait là où elle voulait aller… Stella n’en avait aucunes idées. Cela faisait bien longtemps que plus personne ne l’attendait à la maison. Ses études étaient loin derrière elle, et ces dernières années elle n’avait rien apprit d’utile pour trouver un travail lambda. « Je… » Que pourrait-elle faire en dehors de cette chambre d’hôtel ? En faite cette question lui faisait peur. Bien plus que les deux cadavres dans le café. Bien plus que cet homme mystérieux et ténébreux. Bien plus que l’idée de se retrouver une nouvelle fois privée de sa liberté. Elle n’était plus rien aujourd’hui, alors que pourrait-elle bien faire de sa vie ? Surtout qu’il y a encore une heure elle était prête à y mettre fin pour échapper à son enfer personnel. « Je ne sais pas. »  Incapable de le regarder plus longtemps, la jeune femme se détourna pour se tourner vers l’un des lits. « Je n’ai nulle part où aller… » Sa réponse fut à peine plus audible qu’un murmure.


 
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Senara
Lun 27 Nov - 23:47

Nolan Fraser
J'ai 40 ans et je vis à Hammersmith, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je ne saurais dire, je suis sans attache et je le vis plutôt avec résilience.

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) D3h2
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Agir efficacement et discrètement, c’était la seule chose à laquelle Nolan aspirait. Et pour se faire, il devait établir une liste des tâches à effectuer et les exécuter dans l’ordre pour ne rien laisser au hasard. Il ne fallait jamais opérer dans la précipitation, sauf en cas d’extrême urgence. Mais voilà, il venait de franchir la ligne. Après avoir rempli son contrat, il avait eu un éclair d’humanité en venant en aide à une jeune femme et à ses amies. Bien sûr, ça avait impliqué d’assassiner leurs bourreaux mais, deux morts de plus ou de moins, ça ne faisait pas une grande différence dans sa journée. Non, ce qui le gênait le plus, c’était qu’il avait réagi en suivant son instinct plutôt que sa raison. Et désormais, il se retrouvait dans une situation inconnue, une situation qui échappait à son contrôle. Parce qu’au-delà d’avoir sorti cette pauvre malheureuse de sa condition de prostituée, il avait l’étrange impression de se sentir lié à elle, d’une façon ou d’une autre. Ce qui n’avait aucun sens. Et pourtant, c’était bien là. Ils étaient bien là, dans cette voiture. Alors Nolan se demandait ce qu’il allait faire maintenant, avec cette femme meurtrie par la vie à côté de lui, et de laquelle il se sentait responsable. La protéger, évidemment. L’aider à reprendre le cours de sa vie du mieux possible aussi. Et puis... quoi ? Il n’en avait aucune idée. C’était bien la première fois qu’il décidait de faire ce genre de bonnes actions ! Oh, il avait déjà aidé des personnes, principalement des femmes même. Mais de là à tuer deux mecs faisant partie d’un réseau de prostitution, c’était une première ! Cela étant, ça le laissait indifférent. Il savait qu’on ne pourrait pas remonter jusqu’à lui et que, si d’une manière ou d’une autre ils y parvenaient, Nolan se serait occupé d’eux avant qu’ils ne le voient arriver. Des vies fauchées rapidement et qui ne manqueraient à personne. Pas à lui en tout cas. Pas à la jeune femme à côté de lui non plus. Et encore moins à la police. En revanche, ils feraient de belles cibles mouvantes pour s’entrainer et pour tromper l’ennui. Néanmoins, Nolan n’était pas là pour ça. Il n’était même pas dans son pays. Demain, il était censé prendre un avion qui le ramènerait en Angleterre, sa terre natale. Il devait l’annuler. Maintenant qu’il avait mêlé son destin à celui de la jeune femme, il allait devoir réajuster bien des détails à son voyage et la prendre en compte dans ses prochaines démarches. Si toutefois elle ne décidait pas de s’enfuir à la première occasion. Mais il en doutait. Elle ne l’aurait pas suivi si elle n’avait pas ressenti ce même lien entre eux, là-bas, dans ce café. D’ailleurs, à quoi pouvait-elle bien penser tandis qu’elle regardait le paysage défilé par la fenêtre ?

Dans la chambre du motel, point de chute improvisé le temps de régler les urgences de la nuit, leur duo avait le mérite de ressembler à tant d’autres couples qui passaient par ici. Leur présence ne soulèverait donc pas de soupçon particulier. Pour autant, Nolan ne prit pas le temps de s’asseoir. Il commença par lui dire qu’ils devaient se débarrasser de ses vêtements et comprit rapidement que sa phrase et la situation prêtaient à confusion. L’emmener dans une chambre de motel, elle, alors qu’elle portait encore ses habits affriolants ne laissant aucun doute quant à son métier, oui, elle avait de quoi avoir des doutes sur ses intentions. Aussi Nolan décida de la rassurer, ce qui ne devait pas avoir beaucoup d’impacts vu tout ce que les hommes lui avaient déjà fait subir. Il lui demanda néanmoins si elle voulait manger quelque chose et lui expliqua qu’il lui ferait des papiers d’identité pour qu’elle puisse aller où elle le voulait. Il espérait que ce soit une preuve suffisante pour qu’elle le croit. Seulement, la jeune femme semblait perdue. Elle ne savait pas où aller et lorsqu’elle se retourna, Nolan n’entendit ses mots que grâce au silence qui régnait autour d’eux. Elle n’avait nulle part où aller. La question lui vint alors rapidement en tête : depuis combien de temps croupissait-elle dans cet endroit pour n’avoir plus rien ni personne qui l’attendait ?

« Tu n’as pas de famille ou d’amis qui te cherchent quelque part ? » se risqua-t-il à demander, quelque peu surpris.

Lui-même avait une famille, simplement il avait fait le choix de s’en tenir à l’écart. Il en souffrait, elle-aussi, mais c’était mieux pour tout le monde. Son travail n’était pas la seule cause de son éloignement, cependant. Il se sentait aussi responsable de la mort de son frère aîné, évènement qui avait conduit à son choix de vie. Alors que la jeune femme n’ait ni famille ni ami, ça ne rendait son histoire que plus dramatique encore. Malgré tout, alors qu’elle s’était fait rejeter par la vie, la jeune femme avait gardé espoir et avait décidé de se battre pour se sortir de sa situation. Nolan devait admettre qu’il était impressionné. Prisonnière de son destin, elle avait bousculé sa chance et avait conquis sa liberté. Un peu comme lui, lorsqu’il avait cherché à se venger. Le système était contre lui, alors il avait appris à vaincre le système et il avait pu rendre justice à son frère. En tout cas, une chose était sûre : si elle n’avait nulle part où aller ni personne qui l’attendait, lui savait qu’il ne l’abandonnerait jamais.

« Je vais te chercher de nouveaux vêtements. Je reviens dans environ une heure. En attendant, ferme derrière moi et n’ouvre à personne. »

En décidant de lui faire confiance en lui laissant les clés, Nolan espérait donner une preuve supplémentaire qu’il ne l’avait pas sauvée pour devenir son nouveau bourreau. Elle était libre de rester ou de partir. Elle avait le choix.

Une fois dehors, il se dirigea vers la voiture et pesta intérieurement. Sa cible... elle était toujours dans le coffre de la bagnole... qui était volée... Merde ! Il avait complètement dévié de son plan initial. Bon, il fallait procéder par étape. Déjà, le magasin le plus proche pour acheter des vêtements et à manger. Après tout, un détour ne devrait pas déranger le cadavre. Ensuite attendre le petit matin, trouver une autre planque et se débarrasser de la voiture avec le mort. Quand il aura fait ça, il pourra se concentrer sur les papiers d’identité de la blonde. Et d’ici là, elle aura peut-être trouvé où elle veut qu’il la dépose.

Le temps de faire l’aller-retour, presque une heure s’était écoulée. Entre autres choses, il avait acheté du démaquillant et du fond de teint, qu’elle puisse enlever tout ce fard mais masquer les traces de coups de ses anciens bourreaux. Il avait aussi pris un peu de temps pour choisir les vêtements, cherchant plusieurs styles de tenues en prévision du parcours qu’ils allaient effectuer. Il y avait des habits simples, passe-partout, et d’autres plus élégants, voire même d’un peu chic. A défaut de mener une vie heureuse, Nolan avait un porte-monnaie lui permettant de dormir dans des palaces. Donc après ce petit détour au motel, il ne comptait pas y remettre un pied à moins d’y être obligé. Alors sa partenaire du moment allait devoir faire illusion. Question boisson et nourriture, Nolan s’était contenté du strict minimum. Bouteilles d’eau, paquets de chips et quelques gâteaux. De toute façon, ce n’était pas pour le peu qu’ils allaient restés ici...

De retour sur le parking, il jeta un dernier regard au coffre. Dans quelques heures, il faudra vraiment qu’il se soit débarrassé de ce type. Même pour un cadavre, être trimballé comme un sac de course était indécent. Arrivé devant la porte, il toqua et attendit quelques secondes. Allait-elle ouvrir ? Et surtout, était-elle toujours là ?


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Laecca
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Univers fétiche : N’est fait que du réel jusqu’à présent mais veut bien essayer d’autres choses !
Préférence de jeu : Les deux
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Laecca
Jeu 21 Déc - 21:56

Stella
Teller

J'ai 30 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis une fille de la nuit malgré moi et je m'en sors comme une fille exploité et prisonnière. Sinon, grâce à ma malchance, je suis une prostituée et je le vis plutôt mal.

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) 4b578a116eeca1d4c6cbc02e090a6e13eccd0bfc
Can you save, can you save my,
Can you save my heavydirtysoul?

Elle n’arrive pas à réaliser ce qui vient de se passer. C’est encore assez flou dans sa tête, et pourtant, elle revoit la scène avec clarté. Cette soirée restera probablement à jamais gravée dans sa mémoire. De la violence, elle en a déjà vu, et vécu aussi. Bien plus de fois qu’elle ne l’avouerait. Mais face à ces deux meurtres, car c’était de cela qu’il s’agissait, elle ne ressentait rien. Enfin si… Du soulagement. Pas de peur, seulement soulagée de savoir qu’elle ne retournera pas dans cette maison sordide et obscure. Qu’elle ne verra plus jamais les hommes qui l’ont malmené durant de nombreuses années. Qu’elle ne sera plus obligée de donner son corps pour le plaisir d’un autre. Qu’elle ne serait plus jamais un objet. Du moins elle l’espérait. Parce que l’homme qui se trouvait auprès d’elle dans l’habitacle est un parfait inconnu. Un homme à l’âme aussi noir que la sienne. Est-ce pour cela qu’il l’a aidé ? S’est-il reconnu dans son obscurité ? C’est le cas, pour Stella. En un échange de regard, elle a sentit qu’il était là pour elle. Ou peut-être qu’elle était tellement désespérée de sa vie qu’elle a voulu voir un signe là où il n’y avait rien du tout. Pourtant, si c’était le cas, il ne l’aurait pas attendu. Il ne lui aurait pas laissé une chance de le suivre, dans l’inconnu et la noirceur. Plus elle y pense, plus la scène se joue dans sa tête, plus elle sent, elle sait ce qu’il est. Il faudrait être aveugle et imbécile pour ne pas le voir. A son regard, à son attitude, à ses gestes précis et rapides. Ce n’est pas première fois qu’il ôtait la vie à quelqu’un, il était bien trop entraîné pour ça. Tout s’était passé tellement rapidement que la blonde avait à peine eu le temps de respirer avant de se retrouver avec un cadavre à ses pieds. Et ça ne lui avait rien fait. Elle n’avait strictement rien ressentit –du moins de normal- alors qu’elle voyait la vie s’échapper de son bourreau, alors qu’elle voyait son regard s’éteindre en même temps que les battements de son cœur.

Toujours dans le brouillard des événements, elle attend patiemment dans la voiture, comme il lui a demandé. De toute façon, qu’est-ce qu’elle pourrait faire d’autre ? Elle est entièrement dépendante de lui désormais. S’est à se demander si elle est vraiment libre ? Après tout elle ne sait pas ce qu’il attend d’elle. Peut-être qu’il la veut seulement pour son plaisir. Peut-être qu’il va lui faire vivre bien pire que ce qu’elle a pu vivre ces dernières années. Non… lui souffle une petite voix alors qu’elle le voit revenir vers elle. Tu le sens au fond de toi n’est-ce pas ? Que tu pourrais le suivre jusqu’au bout du monde les yeux fermés. Pourquoi ? Aurait-elle seulement jamais la réponse à cette question ? Est-ce qu’elle tient réellement à la connaître ? Elle le suit en silence jusqu’à une chambre d’hôtel et s’attarde quelques secondes sur ce qu’elle voit. Rien qu’une chambre, et pourtant, elle représente tellement plus. Ne sachant pas quoi faire, elle reste plantée au milieu de la place. Jusqu’à ce qu’il prenne la parole. L’espace d’une seconde elle a peur. Après tout ce qui s’est passé durant la dernière heure, elle a peur pour cela. De devoir enlever ses vêtements. De donner son corps. Encore… Mais il doit rapidement comprendre ce qu’elle pense et ressent car il s’empresse de se justifier. Elle le croit. Sans savoir pourquoi. Elle le croit du plus profond de son être. Il est prêt à lui procurer de faux papiers. Il lui laisse une chance de retrouver sa vie d’avant. Mais que reste-t-il ? Absolument rien. Seulement son nom et ses souvenirs. Plus de parents. Plus de famille. Plus d’amis. Plus d’avenir. Elle n’a plus rien Stella à part sa volonté de survivre. Ne pouvant soutenir son regard, elle lui tourne le dos et dans un murmure laisse échapper sa vérité.

Elle secoue la tête à sa question, et sa voix n’est guère plus forte qu’à sa réponse précédente. « Plus de famille, et je n’avais pas vraiment d’amis avant… » Avant de plonger en enfer tête la première. Faut dire qu’elle l’avait cherché aussi. On l’avait mise en garde sur ce qu’elle comptait faire pour gagner de l’argent, mais il fallait bien qu’elle puisse finir de payer ses études. Elle voulait avoir un avenir, alors qu’elle venait de perdre son passé et son présent avec la disparition de ses parents. Stella ne peut rien ajouter d’autre. Ça reste bloqué dans sa tête, dans sa gorge. Impossible pour elle de raconter ce qu’elle a vécu. Et puis il n’a certainement pas envie d’en entendre parler. Le silence s’installe alors qu’elle se retrouve plongée dans les horreurs qu’elle a vécu. Jusqu’à ce que sa voix la ramène sur terre. Elle se contente de hocher la tête, incapable encore de lui faire face. Elle devrait le remercier. Pour ce qu’il a fait. Pour ce qu’il fait en ce moment pour elle, mais Stella est encore trop dans le brouillard pour y arriver. Il faut qu’elle retrouve la sortie et arrive à y voir plus claire dans sa tête. Elle entend la porte se refermer et attends encore quelques secondes avant d’aller la verrouiller. Puis elle se tourne une nouvelle fois vers la chambre. D’un geste las, elle enlève ses talons de quinze centimètres et les jettes dans un coin de la pièce. Elle est seule. Toute seule. Depuis combien de temps ça ne lui était pas arrivée ? Secouant la tête, elle finit par se diriger vers la salle de bain, dont elle verrouille la porte. Sans un regard pour le miroir, elle se déshabille et se glisse sous le jet d’eau qu’elle a fait chauffer. Les deux mains contre le mur de la douche, elle laisse échapper un cri, suivit d’un sanglot étouffée par le bruit de l’eau. Le contre coup de la soirée lui revient en pleine figure et elle passe de nombreuses minutes sous l’eau chaude à pleurer. A pleurer sa vie, à pleurer ce qu’elle était sur le point de faire pour retrouver sa liberté. Sur cet homme, cet inconnu qui l’a sauvé.

Elle ne fait pas attention au temps qui passe, ne sait pas quand est-ce qu’il doit revenir, ni même s’il reviendra finalement. Une serviette autour de ses cheveux, une autre autour de son corps frêle, la demoiselle revient dans la chambre et attends, assise sur un des lits, le regard perdu dans le vide, l’esprit perdu dans la tragédie de sa vie. Finalement un coup frappé à la porte la fait sursauter. D’un coup elle se met à angoisser. Et si c’était eux. Et s’ils l’avaient retrouvé ? Non, elle ne peut pas y retourner. Plutôt mourir. Comme l’angoisse est arrivée, elle repart, et elle sait, qui se trouve derrière la porte. Alors elle se lève, fait les quelques pas qui la sépare du morceau de bois et sa main se porte à la poignée. Elle hésite, juste un quart de secondes, en se demandant si elle fait bien, si c’est bien lui. Stella ouvre tout doucement la porte avant de reculer jusqu’au lit,  et lève la tête vers l’inconnu qui en franchit le seuil. Il referme aussitôt derrière lui et lui tend un sac contenant des vêtements. Alors elle prononce les mots qu’elle désire lui dire depuis le début. « Merci… »
 


 
Senara
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Région : J'habite en théorie, parce qu'en théorie tout se passe bien
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Cités d'or
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Senara
Dim 14 Jan - 19:14

Nolan Fraser
J'ai 40 ans et je vis à Hammersmith, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur à gages et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance/malchance, je ne saurais dire, je suis sans attache et je le vis plutôt avec résilience.

Elle attendait, comme on attend à la gare. Que quelqu'un arrive, que quelqu'un la répare… (ft Laecca) D3h2
I am insane and you're my insanity.
Il pensait toujours à son cadavre dans le coffre lorsqu’il frappa à la porte du motel. Et il pensait à cette jeune femme blonde qu’il venait à peine de libérer d’une vie de souffrance. De manière très cynique, quel que soit l’endroit vers lequel il se tournait ou quelque soit la pensée qui le traversait, il y avait toujours de la douleur, de la violence, du sang et des morts, le tout bien ficelé et empaqueté par d’obscures ténèbres opaques et un infini silence. Nolan n’était pas du genre expansif, du moins plus maintenant, et ce n’était pas dans son travail qu’il allait pouvoir faire causette. Assassiner des gens ne demandait pas d’être un fin diplomate, encore moins de faire des discours édifiants à son auditoire. Non, tout se faisait en silence. Oh, évidemment lorsqu’il décidait de tuer ses cibles au corps à corps, il y avait quelques sons étouffés, des objets qui tombaient parfois des tables ou des étagères mais, dans l’ensemble, Nolan faisait proprement son travail. C’était bien normal. Et puis ce n’était pas que c’était meurtrier récidiviste qu’il devait se comporter comme un animal. Non, mis à part s’il était de sale humeur, ce qui était extrêmement rare puisqu’il avait appris à mettre ses émotions de côté, et à moins que ça ne fasse partie des clauses du contrat, il accomplissait son devoir avec le moins d’éclaboussures de sang possibles. Un vrai boulot de professionnel. Pas qu’il n’aimait pas voir saigner ses victimes. Simplement, il aimait être suffisamment proche d’elles pour se délecter de leur frayeur et observer la vie quitter doucement mais inexorablement leurs yeux. C’était grisant de sentir le pouvoir qu’on avait sur les autres. Et d’addictif aussi. Mais peut-être n’éprouvait-il ce genre de sentiment que parce qu’il avait troqué une part de son humanité contre l’assurance de venger son frère. Aujourd’hui pourtant, au lieu de supprimer la vie, il en avait sauvé une. Plusieurs même, si on comptait celles des autres prostituées qui, il l’espérait sincèrement, parviendraient à s’en sortir après ce petit coup de balayage qu’il avait donné dans ce café. Et c’était sur cela qu’il voulait se concentrer. Sur cette vie sauvée. Oubliant donc temporairement le cadavre de la voiture, Nolan attendit que la jeune femme lui ouvre la porte.

L’espace d’une seconde, il se demanda si elle l’avait attendu ou si elle avait préféré s’enfuir après avoir réalisé ce qu’il s’était passé et compris qui il était réellement. Où ce qu’il pourrait être. Mais il n’eut pas à se poser longtemps la question. Du mouvement se fit entendre derrière la porte et, après une poignée de secondes, celle-ci s’ouvrit doucement, laissant apparaître furtivement la jeune femme avant qu’elle ne fuît vers le lit le plus proche. D’un pas assuré, il entra et referma la porte puis lui tendit le sac plastique contenant tout ce qu’il venait d’acheter à son intention en plus de quelques snacks. Avant qu’il ne lui explique la raison de ses achats hétéroclites, l’inconnue prononce un « merci » auquel il ne s’était pas du tout attendu. D’abord étonné, il se met à réfléchir à ce qu’il pourrait répondre. Mais rien ne lui vient. Il pourrait lâcher un « de rien » mais ça sonne étrange dans sa tête. Ça lui donnerait l’impression insolite qu’il vient de lui tendre le sel qu’elle lui demande pour rehausser le goût de son dîner. Or on est bien loin de ce genre de sujet léger et sans conséquence. D’autant qu’à ses yeux, elle n’a pas besoin de le remercier. Elle avait initié sa rébellion et sa libération toute seule. Il s’était juste contenté de l’aider. Donc non, elle ne lui devait rien contrairement à ce qu’elle semblait penser. Nolan ne comptait cependant pas entrer dans ce genre de débat. Communiquer n’était pas son fort, encore moins dans une situation qui sortait autant de l’ordinaire. Alors en définitive, il se limita à hocher légèrement la tête.

« Je t’ai pris différents vêtements selon ce qu’on aura besoin et les lieux où on ira. Je t’ai aussi pris du colorant pour changer la couleur de tes cheveux et du fond de teint pour masquer tes bleus. N’hésite pas à me dire si tu as besoin d’autres choses. On part à sept heure. »

Vu la tournure que prenait les évènements depuis cette nuit étonnante, Nolan allait avoir besoin de contacter rapidement son réseau pour faire des papiers d’identité à la jeune femme. Il allait aussi devoir se débarrasser du cadavre dans le coffre qui avait probablement déjà commencer à se décomposer. Et avec lui, il devait bazarder cette fichue bagnole volée qui allait finir par le faire repérer. Donc en résumé : attendre le matin, déplacer la jeune femme dans un autre endroit, liquider la voiture avec son contenu, contacter un faussaire, annuler son vol, louer une voiture puis attendre d’avoir les papiers de la jolie blonde pour la déposer là où elle le souhaiterait. Car même si elle n’avait plus de famille ni d’amis, elle aura peut-être trouvé une destination dans laquelle elle veut se rendre entre temps. Sans doute n’avait-elle besoin que d’un jour ou deux pour assimiler tout ce qu’elle venait de traverser et les conséquences que ça allait avoir sur sa vie. Ces quelques jours lui permettront aussi peut-être de réfléchir à la suite qu’elle voudra donner à sa vie. Alors il la déposerait dans sa nouvelle ville avec sa nouvelle identité et il veillerait un temps sur elle pour s’assurer que tout se passe bien. Puis il retournera en Angleterre tout en trouvant un moyen de garder un œil sur elle. Son réseau était assez étendu pour ça.

« Je vais aller prendre la chambre d’à côté. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n’as qu’à appeler... ou taper dans le mur. »

Pas besoin d’avoir un diplôme en psychologie pour se douter que la jeune femme devait préférer se retrouver seule, surtout dans une chambre de motel, après tout ce qu’elle avait vécu. Et de son côté, Nolan n’était pas certain de vouloir baisser sa vigilance en sa compagnie. En dépit des circonstances qui les avaient faits se rencontrer, ils restaient deux inconnus l’un pour l’autre. Il ne lui avait pas demandé son nom, pas plus qu’il n’avait donné le sien. De toute façon, il ne savait même pas s’il lui dirait la vérité. Le plus probable serait qu’il s’invente une identité et mente lors de ses rares réponses. Elle n’avait pas besoin de savoir. Il n’avait pas besoin de s’expliquer. Il n’était que l’intermédiaire du destin pour accorder à cette jeune femme une nouvelle vie bien méritée.


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