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 Chassez le surnaturel, il revient à pas de loup. (Aura ♥)

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Chocohuète
Chocohuète
MESSAGES : 358
INSCRIPTION : 30/03/2017
CRÉDITS : L'icon vient de je ne sais pas trop où, désolée ! Signature de Cookie corns. Chanson " DARKNESS MY SORROW ", Chuya's character song.

UNIVERS FÉTICHE : Ca dépend de mes envies ^^"
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Vega Petrákos
J'ai 35 ans (20/02) et je vis dans la belle ville (inventée) d'Acraïa, qui surplombe la majestueuse Athènes, dans le noble pays qu'est la Grèce. Dans la vie, je suis pédiatre au CHU de ma ville, officiant également en tant qu'enseignante. Un autre aspect que l'on ignore bien souvent à mon sujet, est que je suis également médium, je vois donc les Esprits de ces multiples défunts qui sont toujours sur Terre ! Je m'en sors plutôt bien, je dois le reconnaître, je n'ai pas à me plaindre d'éventuels soucis financiers ! Sinon, je suis mariée avec mon cher et tendre Yordani et je le vis bien, même si ma stérilité commence à être un vrai poids à notre amour et à notre désir de fonder une famille...

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Est née à Acraïa, des amours d'une Espagnole et d'un Grec - Est l'aînée d'une famille de 4 (2 autres filles et un seul garçon en tant que dernier né) - De par sa famille maternelle, Vega (ainsi que le reste de sa fratrie) détient des pouvoirs médiumiques puissants - Sa mère lui a transmis tout son savoir, Vega n'a donc que rarement été effrayée de ces Esprits - A souvent été en Espagne pour voir sa famille maternelle, elle adore donc ce pays autant qu'elle adore sa Grèce natale - Tient de ses parents un profond intérêt pour les mythes du monde et en tant que médium, elle sait parfaitement que beaucoup se fondent sur la vérité, elle ne rejette donc aucune possibilité mais sera étonnée d'apprendre l'existence des vampires & cie - Depuis toujours, elle a une affinité particulière avec les enfants, elle a donc profité de sa "chance" d'être une bonne élève pour se lancer dans un cursus assez long, afin de devenir pédiatre - Au cours de ses études, elle a fait la rencontre du beau Yordani Petrákos, qui officie lui en tant que chirurgien cardiaque (au même CHU que Vega) - Après des années passées à se fréquenter, le couple s'est enfin marié (dans la 31ème année de Vega), la belle brune abandonnant ainsi son patronyme de naissance (Kolokotrónis) pour prendre celui de son époux - Malheureusement, après avoir longtemps essayé d'avoir un enfant, le couperet tombe : Vega est stérile - Cette nouvelle est un véritable choc pour les deux tourtereaux, et bien que Vega le cache, elle redoute que son mari puisse se détourner d'elle !

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Sa plus grande force est son empathie (mais est également une grosse faiblesse, suivant les situations !), puisant sans doute dans son côté maternel. Vega est aussi très douce, bien que cela puisse paraître lorsque son côté sanguin s'éveille (mais il en faut beaucoup, pour ça, bien que quand ça arrive, mieux vaut être loin !). On voit facilement qu'elle est très pétillante, c'est une véritable boule d'énergie très positive, bien qu'il ne faudrait pas la croire naïve et innocente pour autant ! Elle sait être autoritaire, tant auprès de ses élèves que des Fantômes qu'elle guide, tout en restant juste. Elle déteste la solitude (bien qu'elle le soit rarement, il y a toujours un Fantôme qui finit par venir à ses côtés !). Sa patience n’est plus à prouver tandis que sa minutie tend parfois à un besoin de perfection qui la rend têtue (en bien comme en mal !). Il y a un paradoxe en elle : elle sait se montrer rêveuse, presque enfantine, surtout auprès de ses petits patients, mais elle est dans le même temps très réaliste. Il faut aussi parler de sa fierté qui lui fait quelque fois défaut ! Elle semble un peu étrange/folle, parce qu'elle a pour habitude de réfléchir seule, à voix haute (du moins, c'est ce qu'elle prétend, en réalité, elle parle à des Fantômes, et comme elle n'a pas toujours la possibilité de prétendre être en appel via un kit mains libres....). L'avantage de cette situation, c'est que Vega ne se soucie pas du regard des autres, ni de ce qu'on pense d'elle ! Elle sait aussi être à l’écoute. On doit aussi préciser qu’elle manque de confiance en elle, dans sa vie privée, et a tendance à culpabiliser assez facilement. Malgré tout, son travail et les difficultés qui vont de pair, font qu’elle est bien plus forte qu’il n’y parait !

De par son métissage, elle est bilingue naturellement, et a appris en classe à maîtriser l'Anglais - Vega est une médium qui peut entendre mais aussi voir, les Fantômes (mais elle ne peut voir que ceux morts "naturellement", dont les morts ne sont pas le fruit du monde surnaturel). Elle estime qu'il de son devoir d'aider les âmes de ces égarés, à trouver la paix, et va donc souvent contacter leurs proches pour les aider à cela. Dans son entourage, hormis sa famille et son époux, seules les personnes les plus proches d'elle sont au courant de son état de médium. Il est à noter que quand elle utilise trop souvent ses capacités médianimique, cela la fatigue beaucoup et lui donne de lourdes migraines, surtout quand elle se concentre pour "appeler" à elle un Fantôme en particulier (plus que quand elle se "contente" de communiquer avec un Fantôme qui s'est présenté de sa propre initiative à elle !) - Depuis toute petite, elle a un goût prononcé pour tout ce qui est très - trop - sucré, ce qui n'est pas sans rappeler "L", de "Death Note" personnage de fiction qu'elle affectionne grandement !

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"Or, ces âmes qui peuplent l'espace sont précisément ce que l'on appelle Esprits ; les Esprits ne sont donc autre chose que les âmes des hommes dépouillées de leur enveloppe corporelle. Si les Esprits étaient des êtres à part, leur existence serait plus hypothétique ; mais si l'on admet qu'il y a des âmes, il faut bien aussi admettre les Esprits qui ne sont autres que les âmes ; si l'on admet que les âmes sont partout, il faut admettre également que les Esprits sont partout. On ne saurait donc nier l'existence des Esprits sans nier celle des âmes." (Le livre des médiums de Allan Kardec)


Beatriz Luengo :copyright: Summers
P'tite précision :
 

Se massant les tempes, Vega pénètre dans une salle de repos du personnel hospitalier. Sa journée a été longue, et son service n’est pas encore terminé ! Si ça n’est pas de tout repos, tant physiquement que mentalement, la jolie brune ne s’en plaint pas. Jamais. Elle adore son métier. Elle se sait chanceuse, comparée à tant d’autres qui se rabattent sur un boulot surtout pour avoir des rentrées d’argent régulières, elle, elle fait ce dont elle a toujours rêvé. Alors que ça soit contraignant sur bien des points, ça n’est qu’un très maigre prix à payer pour cette veine à laquelle tous n’ont pas droit !

Pour sa plus grande surprise, la pédiatre constate que la salle de repos est vide. Pour l’instant. Ils sont tellement nombreux à travailler dans cet hôpital, qu’il est rare que les salles de repos soient vides plus de quelques petites minutes. A en juger par la chaleur qui se dégage encore de la cafetière que la Grecque attrape, il y avait quelqu’un il y a peu : non seulement, la boisson est chaude, mais il manque à peine le contenu d’une tasse… Vega ne tarde pas à s’en servir une, avant de suivre les traces d’un personnage de fiction qu’elle affectionne : « L », de « Death Note », en incorporant dedans de nombreux morceaux de sucre. Elle sait que ce n’est pas la meilleure habitude qui existe, mais elle a aussi conscience qu’elle a besoin de sucre. On ne dirait pas, comme ça, mais être médium, utiliser ses capacités de médium, ça fatigue et puisse dans ses ressources naturelles… C’est du moins un constat que Vega a pu faire, en observant bien les autres médiums de sa famille. En soupirant d’aise, la Petrákos s’assied autour de la table, feuilletant le journal du jour qui s’y trouve. Elle ne le lit pas vraiment, elle cherche surtout de quoi se changer un peu les idées. C’est qu’elle a quelques cas assez éprouvant à gérer, depuis quelques jours. Un peu comme tous les jours, sauf qu’il y a tout de même des jours où c’est « pire ». Et aujourd’hui est un jour qui penche du côté du « pire », puisqu’elle vient de recevoir les résultats d’analyse demandés pour un de ses petits patients. Et le constat est sans appel : le traitement auquel il est soumis – qui n’est qu’un parmi tout ceux qu’il a essayé – est inefficace… C’était le traitement de la dernière chance. Et Vega a beau être habituée à son travail et à ses aspects les plus funestes, ça n’est jamais chose aisée que d’annoncer à des parents à bout d’espoir, que leur enfant est condamné… Pour Vega, c’est toujours comme un échec personnel, même si elle sait que toute la meilleure volonté au monde, ne peut rien faire contre les lacunes persistantes de la Médecine… Puisqu’elle suit cette famille depuis une dizaine d’années, c’est elle qui a été annoncée la triste nouvelle aux couples. Une part de son métier qu’elle déteste, mais elle doit en passer par là malgré tout, par respect pour ceux qu’elle tente toujours d’aider de son mieux. C’est d’ailleurs parce qu’elle s’occupe de cette famille depuis une décennie, qu’elle a souhaité aller le leur annoncer elle-même, et non envoyer un de ses étudiants. Ils sont là pour apprendre, mais quand il s’agit de patients qu’elle côtoie depuis longtemps, elle préfère majoritairement s’en charger elle-même, puisqu’elle a principalement été leur interlocutrice principale, au fil des années ! Que ce soit pour s’occuper de ce 1er enfant, comme des autres qui ont suivi, et même du petit dernier !

La médium s’étire doucement, quand la porte s’ouvre. Le regard de la brune se détourne du journal pour voir qui vient de faire son entrée, alors qu’elle affiche déjà son éternel sourire si doux. « Bonjour Rada ! », dit-elle, puisque c’est cette sage-femme qui vient d’arriver dans la salle de pause. « Si tu veux du café… Il est tout chaud ! Mais très corsé par contre ! », dit-elle, s’exprimant désormais en Anglais, puisqu’elle sait la nouvelle venue plus à l’aise avec cette langue qu’avec le Grec. Vega admire beaucoup Rada, qui a choisi de travailler si loin de son pays natal, et alors qu’elle n’a que l’Anglais pour communiquer. Ca ne doit pas être facile tous les jours, tant par la distance qui la sépare des siens, que par les différences culturelles qui – pour beaucoup ! – doivent paraître bien déroutantes ! « Au fait : j’ai revu la famille Vougiouklakis, tout à l’heure… Tu sais, les parents du petit Vasíleios… ». La pédiatre imagine assez aisément qu’il puisse être difficile pour Rada de se souvenir de ces noms et prénoms qui ont une sonorité bien différente de celle à laquelle elle est habituée. Vega compare mentalement ça à la difficulté qu’elle-même peut éprouver, quand elle regarde un anime, dans lequel tous les protagonistes ont des noms et prénoms purement japonais, c’est parfois confus de se souvenir de tout ce beau monde ! Mais là, Rada doit tout de même s’en souvenir un minimum, étant donné que le petit Vasíleios est le 1er bébé qu’elle ait aidé à mettre au monde, en commençant à travailler dans cet hôpital. Forcément, ça a de quoi marquer, du point de vue de Vega ! « Ils sont venus à propos de Maxéndios. » Qui est donc leur fils aîné, le fameux patient que Vega ne peut sauver, malgré toutes les connaissances actuelles du corps médical, et tout ce que l’hôpital peut faire pour lui…. Vega n’est pas sans ignorer que quand Rada s’occupait de la mère de famille et du nouveau-né, le sujet du premier enfant du couple malade, est forcément venu sur le tapis. Il faut dire qu’il a souvent été hospitalisé ici…« Malheureusement, les résultats de son analyse sont sans appel : son dernier traitement ne fonctionne pas… ». C’est bien parce que Rada a déjà croisé une partie de cette famille, et a pu commencer à nouer un lien avec eux, que Vega la met au courant. Et aussi pour éviter qu’elle ne commette involontairement une gaffe, à l’avenir, quand elle les croisera de nouveau. « J’espère que ta journée se déroule mieux que la mienne ! », conclue la pédiatre, tandis que sa collègue vient s’asseoir à son tour.

Dehors, l'après-midi touche doucement à sa fin, contrairement à la garde de Vega, qui a commencée peu après midi. Et pour directement se teinter d'une couleur bien terne, avec ces maudits résultats. C'est aussi pour ça que Vega ne demande jamais à ses collègues comment ils vont. Elle se doute bien que chacun à sa façon, ne va pas forcément bien : difficile d'être toujours au mieux de sa forme quand notre travail conjugue aussi étroitement la Vie avec la Mort. Et pourtant, c'est possible, Vega est toujours souriante, mais Vega est assez particulière. Elle, elle a appris, bien plus tôt que les enfants de son âge, à quel point la Mort est liée à la Vie, et combien cela rend donc la Vie infiniment précieuse, même si c'est souvent difficile. C'est parce qu'elle est depuis toujours visité par des Fantômes, que Vega croque la vie avec autant d'ardeur. Elle ne sait que trop bien, combien avoir des regrets peut être pesant, même après avoir été visité par la Grande Faucheuse. Bien entendu, elle sait que les profonds regrets ou remords, ne sont pas les seules choses en mesure de retenir une Âme sur Terre. Son expérience, ainsi que celle - ancestrale - de sa famille, lui a permis de comprendre un peu plus ce phénomène. Mais elle sait aussi que ça y contribue, grandement, et bien souvent... Le regard de la métisse est à présent posé, avec douceur, sur sa collègue. Elle est bien contente de la retrouver ici. Elles n'ont pas vraiment eu l'occasion de se parler - durant leurs temps libres du moins ! - et Vega s'efforce toujours d'avoir des rapports les plus amicaux possibles avec ses collègues. Parce que oui, Vega est comme ça. Une bonne âme, qui s'efforce d'être gentille avec les autres, et de leur tendre la main. Elle a été élevée ainsi. Et ça lui tient sans doute plus encore à coeur, puisqu'elle est médium et sait à quel point des actes bons peuvent changer la donne d'une destinée qui dérape et prend une tournure bien sombre et lourde, apte à transformer quelqu'un en Fantôme...



y5soootz
No matter what kind of cliched game it's, I'll play until the end. I simply wanted a way to kill time. The world is a bird cage, faded in colour. 'In languor dreams of death' ... who was the one that said it? BUT NOW, DARKNESS MY SORROW, I have not yet fallen apart so, as I laugh off this imposed inconvenience. Even if I get tired of the night & tear off my shackles. Let's stop messing around already. I'll manipulate even the weight of this cut-short life. I'd rather just fall than go back to being alone. Staring at the destroyed cage of this self, (GRAVITY). Slowly, I sing, "Not bad at all." Even though it feels like I might be trapped, there is no room for sentiments. I'll push myself to the limit & dye everything jet-black.
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Aura
Aura
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RÉGION : Nouvelle-Aquitaine
CRÉDITS : Avatar: ROGERS.

UNIVERS FÉTICHE : Imaginaire
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Aradhya
« Rada »
Rayamajhi
J'ai 25 ans et je vis à Acraïa, près d'Athènes, en Grèce. Dans la vie, je suis sage-femme et je viens de Katmandou, au Népal. Sinon, je suis une Tueuse non-entraînée, en cours de formation auprès du Conseil des Tueuses créé autour de Buffy Summers à Athènes. Je suis terrifiée par cette nouvelle vie.

Fiche de personnage ici.

Avatar : Mercure Rétrograde
Je crois que ce qui me choque le plus, c’est le bruit. Constant, envahissant, perpétuel, presque oppressant : dans ce pays dont je ne parle que très mal la langue, les conversations autour de moi ne sont qu’un brouhaha confus. Je peine à en extraire quelques mots, pris à la volée, sans contexte, et la migraine qui m’enserre les tempes en fin de journée est devenue une compagne régulière. Devoir autant se concentrer, pour un acte aussi basique que s’exprimer… c’est aussi épuisant qu’humiliant. Je me sens vraiment… bête, par moments, confrontée à une patiente qui me regarde en ne comprenant visiblement pas pourquoi je ne réagis pas à ce qui est certainement une demande simplissime. Je n’ai pas l’habitude de me sentir aussi… gourde ! Pendant mes études, on ne m’a jamais qualifié de traînarde, d’idiote ni d’empotée, mais là… je me sens un peu comme un ravissant pot de fleurs exotiques : charmant et décoratif, mais tout à fait accessoire et superflu. Je perçois un certain agacement, parfois, dans les explications que les cadres superviseurs donnent aux patients. Je ne suis pas la seule dans cette situation, la clinique a fait appel à tout un contingent d’infirmières et de sages-femmes étrangères ; mais je suis l’une de celles qui éprouvent le plus de difficultés à communiquer.

Mais tout s’est passé si vite ! Je n’ai pas eu le temps d’apprendre réellement le grec avant mon départ. L’anglais, ça va encore, je l’ai parlé quotidiennement pendant mes études en Inde ; mais rien ne m’avait laissé présager que je me retrouverais un jour en Grèce. Je ne pouvais pas rester au Népal, pas dans ces conditions - pas avec ces monstres effrayants sur mes talons. Je devais absolument protéger père, et l’appel de cette femme prétendant savoir ce qui m’arrivait m’est apparu comme une bouée de sauvetage dans la tempête. Je l’ai crue envoyée par Krishna en personne pour me montrer la lumière ! Bon, il m’a fallu un petit moment pour accepter que les sorcières existent, et que j’étais supposée être une Tueuse potentielle (mais pourquoi moi, qu’ai-je fait pour mériter une telle punition… ?!) L’accepter, c’est vite dit, en fait. Ils sont bizarres, quand même, ces Chrétiens. Comment cette femme qui se prétend sorcière peut-être décider que prier Krishna ne me sauvera pas, et que pour tuer un vampire je dois vénérer son dieu, à elle ? Et le regard de père quand il a su que j’avais acheté un crucifix…
La méfiance m’a retenue de les rejoindre pendant plusieurs mois, et je ne me suis décidée que lorsqu’une de ces créatures m’a suivie alors que je rentrais tard du cabinet pré-natal qui m’employait à l’époque. Le lendemain, couturée de griffures et d’estafilades, la chose ayant pris la fuite sans que je ne puisse l’arrêter, je me suis résolue à contacter le numéro de téléphone laissé par la sorcière.

Et là on m’a appris que le camp des gentils avait gagné la guerre, mais que le groupe de protecteurs censé me venir en aide avait explosé, loin d’ici, à Londres.
Parfait.
Accessoirement, je n’étais plus un bébé Tueuse, mais une vraie de vraie.
Encore mieux.
Je ne suis toujours pas vraiment convaincue que mon destin soit de lutter contre des créatures surnaturelles, même si je dois bien admettre que je me sens un peu plus sûre de moi depuis cette révélation.
Relativement.
Modérément.
Très légèrement.
Bon, d’accord : c’est complètement théorique, et je me sens plus anxieuse que rassurée, même après toute cette histoire de faux, de pouvoir, de première de la lignée et de tout ce charabia ésotérique que je n’ai pas vraiment compris.

Quoi qu’il en soit, la première sorcière m’a mise en contact avec une deuxième sorcière - une Américaine, celle-là. Et tout s’est accéléré. On m’a cordialement invitée à émigrer (l’Inde, d’accord, c’était pour mes études et ce pays a toujours eu de profonds liens avec mon Népal natal), en Grèce. La Grèce ! L’autre bout du monde ! Où j’étais de toute façon sûre par avance de ne jamais être vraiment être à ma place. J’ai eu trois semaines pour ingurgiter un rudiment basique de Grec (les langues n’étant pas vraiment mon fort) et pour faire accepter mon départ à père. grande opportunité de carrière, pays plus libéral que le Népal, accès à la culture européenne pour enrichir mes connaissances… toutes les excuses y sont passées et il a finalement accepté de me laisser partir, quand la lettre de la clinique grecque contenant ma promesse d’embauche est arrivée. Heureusement que la procédure de visa a été grandement accélérée car je répondais à un besoin urgent du système de santé grec ! Sans cela, il aurait fallu des mois, et mon visa aurait été celui d’une simple touriste. Là, je bénéficie de droits étendus, et… quelque chose me dit que je vais devoir m’habituer à ce pays. L’homme qui est venu me chercher pour m’escorter, Andrew, m’a expliqué rapidement la situation, au milieu d’un babil sans fin. Si le groupe auquel je m’apprête à me joindre parvient à rétablir un semblant d’ordre dans le monde, j’aurai un rôle à jouer, mais ce ne sera pas avant un moment.

Un long, très long moment. Ils n’ont pas l’air vraiment organisés, et je continue à me méfier d’eux. Nous avons si peu en commun… ! Je me sens bien plus proche de mes collègues de la clinique, notamment celles qui sont venues de l’étranger pour répondre à la demande de recrutement. Je côtoie les hommes le moins possible - je ne suis plus au Népal, mais je garde mes principes - et je dois bien reconnaître que les Grecques se sont montrées très accueillantes. Comme celle qui me sourit lorsque j’entre dans la salle de repos, par exemple. « Bonjour, Vega ! » Mon grec est toujours aussi infâme, mais cela fait partie des bases que je suis capable d’utiliser. Elle le sait, et c’est en anglais qu’elle continue la conversation, sûrement par égard pour moi. Je l’aime bien, Vega : elle n’a jamais fait le moindre chichi, et c’est agréable de travailler dans le même service. Elle ne me fait jamais sentir la différence de statut entre nous, d’elle la pédiatre jusqu’à moi, la petite sage-femme étrangère. Elle a bien dix ans de plus que moi, mais elle n’éprouve pas le besoin de faire état de sa séniorité, contrairement à d’autres médecins du service, dont certains n’adressent même pas la parole au personnel infirmier. « Dhan'yavāda ! * » J’ai doublé mon remerciement d’un sourire et je me sers une tasse de café. Je ne raffole pas de cette boisson, le thé aura toujours ma préférence ; mais je dois bien admettre que cela m’aide à endurer les longues journées de garde.

La famille Vougiouklakis entre dans la conversation. J’ai du mal en temps normal à retenir ces noms compliqués, mais celui-là est fermement ancré dans ma mémoire : leur bébé Vasíleios est le premier que j’ai aidé à naître à mon arrivée, c’était suffisamment marquant pour que je m’en souvienne ! Hélas, les nouvelles ne sont pas bonnes, et mon sourire se fane à l’écoute de ce que Vega m’explique. Mon cœur se serre, et je suis égoïstement soulagée de n’avoir pas été celle devant annoncer la terrible réalité à cette famille charmante. La gorge nouée, j’opine du chef pour remercier Vega de m’avoir informée. Ainsi, je ne commettrai pas de faux-pas si je suis de nouveau amenée à soigner les Vougiouklakis. J’avale une gorgée de café sucré pour me redonner contenance. je suis toujours très affectée quand un malheur afflige un enfant, mais je dois m’endurcir : dans ce métier, je serai forcément confrontée régulièrement à ces cas de figure, et je ne peux pas me permettre de m’effondrer. Un profond soupir m’aide à recentrer mes pensées, et j’adresse un sourire amer et fatigué à Vega. « Ma journée se passe… C’est ce qui compte. J’ai encore trois heures de garde. On a eu une adolescente en déni de grossesse tout à l’heure… Je n’ai pas compris tout ce que ses parents lui ont dit, mais apparemment, le père a dit qu’il la mettrait dehors avec son ‘bâtard’. » J’ai quelques doutes sur la légalité de l’opération, mais je ne connais pas suffisamment les lois grecques pour savoir ce qu’il en est vraiment. Et même si ma culture et mes traditions m’ont enseigné qu’une adolescente de quinze ans n’a pas à être enceinte, ni même à… fréquenter… je n’en reste pas moins sage-femme, et ma vocation est de prendre soin de la mère et de l’enfant - même si la mère est encore, elle-même, une enfant. « Je suis inquiète pour le bébé. Il n’a rien demandé à personne, ce petit, et j’ai peur que si la mère est chassée de chez elle… » Je n’achève pas ma phrase. Vega en a suffisamment vu pour comprendre parfaitement que mes craintes se portent sur la survie du malheureux nouveau-né.

Heureusement, cette garde agitée n’a pas été perturbée par de quelconques rebondissements ésotériques - pas comme cette fois où il y avait un vampire dans la salle des couveuses et où je n’ai su faire que déclencher l’alarme incendie pour le déranger et lui faire prendre la fuite. Quand j’ai posé la question à Andrew de savoir pourquoi les vampires pouvaient entrer à leur guise dans la clinique, il m’a expliqué que la vocation première était d’accueillir tout le monde, et que donc, les buveurs de sang n’ont pas besoin d’invitation. Merveilleux. Depuis, je crains perpétuellement de croiser un vampire dans les couloirs… Oui, même quand je travaille de jour. Je suis une froussarde pour de vrai. Je n’ai pas le temps  de poursuivre la discussion avec Vega, toutefois - un bip à ma ceinture attire mon attention. « On me demande aux urgences. » J’ai marmonné : on a rarement besoin d’une sage-femme, là en bas, et quand c’est le cas c’est pas vraiment moi qu’on appelle… il y a peut-être eu un accident, impliquant une femme enceinte ? Un autre bip retentit, cette fois depuis le bippeur de ma consœur. « Toi aussi… ? »

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Vega Petrákos
J'ai 35 ans (20/02) et je vis dans la belle ville (inventée) d'Acraïa, qui surplombe la majestueuse Athènes, dans le noble pays qu'est la Grèce. Dans la vie, je suis pédiatre au CHU de ma ville, officiant également en tant qu'enseignante. Un autre aspect que l'on ignore bien souvent à mon sujet, est que je suis également médium, je vois donc les Esprits de ces multiples défunts qui sont toujours sur Terre ! Je m'en sors plutôt bien, je dois le reconnaître, je n'ai pas à me plaindre d'éventuels soucis financiers ! Sinon, je suis mariée avec mon cher et tendre Yordani et je le vis bien, même si ma stérilité commence à être un vrai poids à notre amour et à notre désir de fonder une famille...

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"Or, ces âmes qui peuplent l'espace sont précisément ce que l'on appelle Esprits ; les Esprits ne sont donc autre chose que les âmes des hommes dépouillées de leur enveloppe corporelle. Si les Esprits étaient des êtres à part, leur existence serait plus hypothétique ; mais si l'on admet qu'il y a des âmes, il faut bien aussi admettre les Esprits qui ne sont autres que les âmes ; si l'on admet que les âmes sont partout, il faut admettre également que les Esprits sont partout. On ne saurait donc nier l'existence des Esprits sans nier celle des âmes." (Le livre des médiums de Allan Kardec)


Beatriz Luengo :copyright: Summers
« Un sourire, ça ne coûte pas grand-chose ! », c’est ce que la grand-mère paternelle de Vega répétait toujours à ses petits-enfants, dans sa volonté d’aider à l’apprentissage de la politesse chez eux ! Cette maxime est devenue un pilier autour duquel Vega a articulé sa vie. Au quotidien, elle s’efforce de ne point l’oublier, peu importe qui lui fait face. C’est en partie pour cela qu’elle essaie également d’assimiler quelques mots de népalais, quand Rada en utilise quelques-uns. Après tout, tout le monde aime entendre des étrangers, faire au moins l’effort de bafouiller quelques mots dans sa propre langue. Du moins, Rada apprécie toujours d’entendre quelqu’un tenter de communiquer avec elle en Grec, quand elle est en Espagne, ou en Espagnol, quand elle est en Grèce ! C’est ainsi qu’on fait des pas les uns vers les autres, en dépit de la barrière de la langue. Et Vega se dit que ça pourrait faire chaud au cœur à la sage-femme, de voir qu’on s’efforce tant de l’intégrer dans sa nouvelle vie, qu’on essaie d’apprendre un peu de vocabulaire de sa langue natale. En attendant, Vega parle avec la jeune femme, comme elle le ferait avec n’importe quel autre collègue, peu importe la profession exercée dans cet hôpital. D’une certaine façon, ils sont tous sur dans le même bateau, alors sincèrement, la médium ne voit pas l’intérêt d’être méprisante pour les postes soi-disant considérés comme inférieurs au sien ! C’est avec douceur et gentillesse qu’elle lui donne quelques nouvelles, qui pourront être utiles à Rada, à l’avenir. Avant de lui adresser un sourire compatissant, en entendant celle-ci parler de sa propre journée, qui n’a pas été facile. Mais rien n’est jamais facile, dans le milieu hospitalier ! Vega a beau y travailler depuis des années, jamais elle ne s’y habituera ! Surtout pas quand ça concerne des bébés ou des enfants. Ca date d’avant la découverte de sa stérilité ! Il faut admettre que depuis lors, ça la touche un peu plus, et l’oblige à puiser plus fortement dans sa carapace !

La pédiatre s’apprête à donner quelques conseils à Rada, au moins pour qu’elle soit au fait des éventuelles aides à proposer, pour les prochaines fois. C’est loin d’être la partie la plus aisée du travail, surtout quand on est à l’étranger, bien loin de tous ses repères, mais il faut en passer par là. Et puis, les aides et contacts à donner varient, d’un pays à l’autre. Mais Vega n’en a pas l’occasion. Le bippeur de sa collègue sonne : on a visiblement besoin de ses services aux urgences. « Oui, moi aussi… », répond doucement la Greco-Hispanique, tout en se levant. Elle prend une dernière gorgée de café, et met sa tasse dans l’évier. Ce n’est pas ce qu’elle préfère faire, mais elle n’a pas le temps de la laver avant de partir. Malheureusement, ça arrive souvent ici, et personne ne s’en offusque, tous étant au courant des aléas imposés par un appel imprévu en milieu hospitalier ! C’est en compagnie de Rada qu’elle quitte la salle de repos. Vega ne cherche pas à poursuivre la conversation, pas même durant le laps de temps pour rejoindre les urgences. Non pas que la conversation était déplaisante, mais dans les couloirs de l’hôpital, en dehors de la salle de repos, majoritairement, Vega ne parle pas, ou très peu de choses qui ne concernent pas son travail du moment ! Ca n’est pas tant un problème de concentration qui est longue à venir, que le fait de ne pas supporter les conversations qui doivent se couper en plein milieu. Le duo ne tarde pas à rejoindre les urgences. La Petrákos est bientôt dirigée là où on a besoin d’elle. Un enfant, d’une dizaine d’années, accompagné de sa grand-mère, sur les conseils d’un voisin et ami de cette petite famille. A entendre la grand-mère, le gosse souffre de douleurs abdominales depuis un longs moment, entre autres symptômes à même d’inquiéter une mamie attentive à son petit-fils. L’auscultation n’a pas commencée, que Vega a déjà sa petite idée de ce dont son jeune patient souffre. Elle n’a aucun super-pouvoir qui vient de s’activer, en dehors de voir les morts. Et là, en l’occurrence, le père de ce môme. C’est loin d’être facile, d’écouter ce que dit un défunt, tout en étant entourée d’individus bien vivants. Surtout en tant que pédiatre, dans un hôpital, quand on ne veut pas passer pour folle. Une question est posée, et c’est la voix du Fantôme et d’un (ou plusieurs) vivant(s) qui s’élèvent. Fort heureusement, Vega a l’habitude, maintenant ! Pour autant, chaque situation est différente, et celle-là s’avère fort délicate… A écouter les paroles de la grand-mère, il s’agit de quelque chose d’assez facile à régler, sans lourde intervention ni gros traitement à prévoir. Alors qu’à écouter l’Esprit, les choses sont bien différentes. Nettement plus sombres. Aptes à faire disparaître l’image de l’adorable mamie… A moins d’aimer l’image de la vieille qui s’est mise en tête que son petit-fils est possédé par un esprit maléfique, et que le meilleur moyen de l’en sauver est de l’empoisonner… Si le voisin n’était pas passé à l’improviste ce soir, d’après ce que Vega comprend, la grand-mère n’aurait sans doute pas réagit à temps (voire pas du tout !). Et c’est là où la tâche de Vega s’annonce compliquée : les examens à faire ne sont pas les mêmes, pour les 2 « histoires » différentes. La pédiatre va devoir ruser, pour agir vite, dans l’option où le père dit vrai…

Vega donne ses directives à ses jeunes externes, qui l’ont rapidement rejointe. Ce faisant, elle jette un bref coup d’œil en direction de Rada, se demandant les raisons de sa convocation par ici ! Ca ne dure qu’un seul instant toutefois, car Vega est de nouveau sollicitée par son jeune patient. Le temps presse !



y5soootz
No matter what kind of cliched game it's, I'll play until the end. I simply wanted a way to kill time. The world is a bird cage, faded in colour. 'In languor dreams of death' ... who was the one that said it? BUT NOW, DARKNESS MY SORROW, I have not yet fallen apart so, as I laugh off this imposed inconvenience. Even if I get tired of the night & tear off my shackles. Let's stop messing around already. I'll manipulate even the weight of this cut-short life. I'd rather just fall than go back to being alone. Staring at the destroyed cage of this self, (GRAVITY). Slowly, I sing, "Not bad at all." Even though it feels like I might be trapped, there is no room for sentiments. I'll push myself to the limit & dye everything jet-black.
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