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 Les Enfants d'Hégémonia

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Slyve
Slyve
Masculin MESSAGES : 19
INSCRIPTION : 17/04/2021
ÂGE : 29
RÉGION : sud
CRÉDITS : Slyve

UNIVERS FÉTICHE : Romance / Fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
 Notre histoire nous amène à Lustria, un monde qui vivait autrefois de manière prospère. Cependant, cela fait à présent 35 ans que des créatures ont commencé à le peupler. Nul ne sait d'où elles viennent, mais la plupart d'entre elles sont hostiles. Les habitants vivent dans la peur et beaucoup de choses ont changé. Afin de réagir à cela, des écoles ont été créées, pour former de jeunes "Protecteurs". Chaque année, des agents représentant ces écoles viennent dans les foyers, avec une machine permettant de mesurer le taux de mana. Ils vont ainsi observer tous les adolescents, pour repérer leur faculté à faire appel à la magie. L’école chargée de former les mages de demain mettra les étudiants en duo (Liant) pour accomplir leurs missions.

Leoryan, mage noir, et Yenariel, mage blanche, sont tous les deux en première année. Ils ont perdu leur Liant en mission et sont donc devenu des Cendrés. 
L’Hégémonia les convoque, afin de passer de nouveaux tests sur les machines.

   
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Slyve
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Léoryan
Thyriel

J'ai 19 ans et je vis à Hégémonia, en  Lustria. Dans la vie, je suis étudiant-mage d'ombre. Mon existence a beaucoup changé, ces derniers temps. J'ai autrefois été un étudiant lambda, puis un Hégémonien et enfin un Cendré. Je vais bientôt avoir un nouveau Liant.





La nouvelle est arrivée ce matin !
Une lettre de l’école se trouvait dans ma boîte aux lettres personnelle.
J’étais logé dans l’aile sud-ouest de l’Hégémonia, celle réservée aux Ragan. C’est le nom que l’on donne aux pratiquants de la magie noire.
Cette chambre, je l’avais partagée durant plusieurs mois avec Byron. Il était mon Liant.
Nos caractères nous opposaient un peu. Toutefois, lorsqu’on nous attribue un Liant, il faut y mettre du sien et forger ce lien unique. Ainsi, nous avons tout de même réussi à nous rapprocher.
A présent, Byron n’était plus de ce monde.
Je me surprenais régulièrement à regarder la porte qui était celle de sa chambre. Ses affaires n’étaient plus là. Ses parents et son frère étaient venus les récupérer, peu de temps après son décès.
Je n’oublierai jamais les regards qu’ils m’ont lancé… Je ne peux pas leur en vouloir. Ils ont raison.
Le petit mage d’ombre n’a pas su protéger son Liant, il l’a laissé mourir, en première année.
Mon coeur tambourinait avec violence dans ma poitrine, ma salive devint amère.
Pourquoi? Pourquoi a-t-il fallu que cela arrive, que je sois comme ça? 
Je levai mon poing et me concentrai quelque peu. Une fine couche bleue profonde vint orner ma main, épousant le moindre relief de cette dernière. La petite auréole bleue bougea, en même temps que mon poing pour venir s’écraser sur mon autre bras. La douleur fut intense, mais je contins toute expression de ce mal. Fort heureusement, j’étais loin d’être un grand mage de l’ombre. Sinon, mon aura serait noire, épaisse et dense, avec une puissance incomparable…à n’en pas douter mon bras aurait été perforé et serait en train de gésir au sol. Ce n’était pas la première fois que je m’infligeais ce traitement. Je le faisais souvent, lorsque je repensais à Byron et à toute cette triste histoire.
Personne n’en savait rien. L’uniforme réglementaire couvrait amplement ces petites blessures.
Chez les Ragan, le noir était de rigueur. Ainsi nous étions noirs de pieds en cape (bien que n’ayant pas ces dites capes). Le blason de l’Hégémonia (une sorte de H calligraphié dans un bouclier noir, blanc, rouge, vert et bleu) se trouvait cousu au niveau du coeur.

J’avais rendez-vous dans le bâtiment numéro 7, celui réservé à la partie plus scientifique de notre Académie. Je fis ma toilette, de manière distraite et me rendit sans attendre sur les lieux du rendez-vous.
J’avais appris qu’il valait mieux ne pas faire attendre les membres importants de l’Hégémonia. Les répercussions pouvaient être rapides et sèches. Nous avons déjà assisté à des privations de nourriture, des appréciations désastreuses dans le dossier, l’envoi vers des missions plus périlleuses.  Il était préférable d’être dans les petits papiers de tous ces gens là.
Moi, c’était simple, je faisais ce qu’on me disait sans broncher. Je n’avais aucune envie d’être là, mais après tout, maintenant que j’y étais.
Me voilà en train d’arpenter les couloirs en pierre de l’école. Dans nos quartiers, le noir est à l’honneur. Il y a des chaînes, des râteliers à armes. De grands cadres représentant des hommes avec des poses pompeuses ornaient les murs. Il n’y avait qu’une seule femme représentée, qui se trouvait non loin de l’escalier. Edonia Ragan. Probablement celle qui a donné son nom à notre famille magique. Elle était belle. Un regard bleu azur, des cheveux noirs avec des reflets violets. Sa main droite ornée de bagues violettes tenait une épée à la lame noire…On voyait à ses côtés une panthère , regardant droit devant, les crocs sortis. Cela me faisait toujours beaucoup d’effet.
Les lieux sentaient quelque peu le renfermé l’ancien. Cette odeur, bien qu’insistante, ne me dérangeait pas plus que ça. Une fois le grand escalier en colimaçon descendu, j’arrivais aux alentours de la cours intérieure. On y voyait un immense jardin, avec des arbre en fleur, et tant de nuances de vert. C’était l’endroit de prédilection des Silves, les mages verts. C’était un lieu permettant assez d’intimité et de poésie. Des bancs en bois et en pierre permettait aux étudiants de venir s’asseoir un instant, en compagnie de mère nature. D’ailleurs, certains élèves de l’école ne venaient pas qu’en compagnie de mère nature…En effet, c’était un lieu récurent où les couples se retrouvaient pour passer un moment romantique.
Moi aussi, j’y allais, pour lire, pour me ressourcer. Mais ça, c’était avant.
Aujourd’hui, je reste cloitré au maximum dans ma chambre. Je suis un Cendré.
Ceux qui me croisent me font bien comprendre qu’ils ne me portent pas dans leur coeur.
J’aurai pu les mentionner ces élèves que j’ai croisé, en marchant vers le bâtiment 7 et qui m’on traité de sale cendré, qui m’ont bousculé, jeté des regards noirs. C’est devenu monnaie courante. Pour autant je ne m’y habitue pas. Je souffre toujours de ces regards, des gens qui chuchotent, de cette odeur de…méchanceté.
Je marche les yeux baissé dès que je croise des gens. Les tableaux et les arbres se transforment alors en mes chaussures et en ces dalles de vieilles pierre, foulées par de nombreuses personnes.

Après 6 minutes de marche, j’arrive au bâtiment 7. Il est plus moderne que les autres, représentant la modernité de cette science. Les poutres ont un côté tournoyant, il y a des gerbes d’eau colorée un peu partout autour. Le bâtiment sent l’usine, au bon sens du terme.
Je monte les marches d’un escaliers en fer blanc, recouvert de signes étranges, argentés. Tout ici respire le propre et le moderne. Il y a des statues d’art contemporain immense qui marquent l’entrée dans le hall….Le sol a un effet transparent, des arches en métal espacées accompagnent mon avancée dans cette pièce immense. Finalement, je me rends au guichet et tend ma lettre à l’homme à lunette qui se trouve derrière le comptoir. Je dis un léger « bonjour » qui ne reçoit pas de réponse. Sans lever les yeux de la lettre, l’homme tend la main.
Je mets la main dans ma poche et en ressort ma carte d’étudiant. Il la regarde distraitement puis me la retend.
-Homme à l’accueil : Couloir de droite, salle Kation.
-Léoryan : Merci monsieur

Je parle avec une voix douce et un peu effacée et récupère ma carte. Me voici finalement arrivé devant la dite salle. Aucune indication à l’horizon. Je frappe, puis je rentre.
Il y a une salle d’attente. Alors, j’attends, pourtant, je suis seul.  Tout est blanc, terriblement blanc. Ce lieu a un cruel manque de fantaisie. On trouve quelques posters médicaux, parlant de maladie. Je les regarde malgré le peu d’intérêt que je leur porte.
Au bout d’un quart d’heure, quelqu’un vient me chercher et me mène dans une grande pièce, à l’arrière. Je reconnais ce qui s’y trouve : une grande machine à la pointe de la technologie.
L’homme qui est venu me chercher a une cinquantaine d’années. Il porte une blouse blanche cachant maladroitement une chemise bleue.
-Scientifique : Je vous remercie d’avoir fait vite, monsieur Thyriel.
-Léoryan : Ce… c’est normal
-Scientifique (d’une voix monocorde) : oui oui… installez-vous, s’il-vous plaît.

Il m’indique un fauteuil allongé. Je m’exécute. S’en suit alors une série de tests et de questions, our vérifier mon état.

-Scientifique : mmmh mmh… bon, ça a l’air d’aller tout ça. Vous montez dans la machine? Vous vous rappelez? Une fois que vous entendez le bit, vous retenez votre respiration.

Je m’approche de ladite machine et enjambe pour pouvoir m’installer à l’intérieur. J’ai un peu d’appréhension car, à mon souvenir, les sensations sont étranges. Tout semble métallique et froid autour. On a le sentiment d’être dans un petit vaisseau spatial. La porte de la machine se referme. Le Bip retentit. Un liquide violet pénètre rentre alors dans le « cockpit » jusqu’à me recouvrir complètement. Etonnament, ce fluide ne tâche pas et ne mouille même pas. Je bloque ma respiration  pour ne pas en inhaler. Cela dure une bonne trentaine de secondes. On a l’impression d’être seul au monde, d’avoir les oreilles qui bourdonnent. Finalement, le liquide repart et la porte s’ouvre. Je respire profondément, pour regorger mes poumons d’oxygène.
Je sors de la machine, un peu fatigué (sans doute l’un des effets secondaires).
Le médecin vient m’escorter et vient me faire asseoir sur une chaise non loin de là.

-Leoryan (d’une voix fatiguée) : A quoi bon tous ces test, à nouveau?
-Scientifique (distraitement) : Veuillez m’excuser, j’analyse vos résultats puis je reviens vers vous. Cela peut prendre un petit moment.

Avant même que je ne puisse ouvrir la bouche à nouveau, le médecin était parti dans une pièce attenante. Je soupire, épuisé. Qu’est-ce qu’il peuvent bien me vouloir?
L’attente me paraît interminable. Je manque m’endormir lorsque la porte s’ouvre. Ce sont des portes électroniques qui s’ouvrent seules, dans un bruit aigu caractéristique.

-Scientifique (enjoué) : Bien monsieur Thyriel ! Vos compétences ont légèrement progressé. Vous êtes toujours sur un Mana de type Ragan. Nous percevons également la présence d’énergie étrange que nous avions détectée lors de votre visite en début d’année. Cependant, vos énergies ont été chamboulées et vous paraissez beaucoup plus éteint… Nous voyons également que le Lien Mana-Energetique avec votre ancien Liant a disparu, en totalité, volatilisé, laissant un trou énergétique assez fort qui n’est pas bon pour retrouver un équilibre.

Je regarde le scientifique d’un air perplexe. Je ne comprends pas grand chose à tout ce qu’il m’a dit.
Je dois avoir le regard vide.

-Léoryan : Et… concrètement, qu’est-ce que je fais là?
-Scientifique : Nous voulions faire un bilan, voir où vous en étiez depuis… enfin, vous savez… et voir s’il serait possible de vous trouver un nouveau Liant.

J’ouvre de grands yeux. Un nouveau Liant? Je n’avais jamais entendu parler de cela. Et puis qui ici n’aurait pas déjà un Liant? 

-Léoryan : Comment? Mais… qui?
-Scientifique (après un petit rire) : Vous verrez bien. Allez dans l’aile Nord On vous y attendra.
-Léoryan (ravalant ses questions) : Je vous remercie monsieur…(je prends un moment pour lire le badge présent sur sa blouse) Arenkov. 
-Scientifique : C’est notre métier. Bonne continuation, Monsieur Thyriel. 
-Léoryan : Merci, à vous aussi

Cela faisait du bien de voir quelqu’un me traiter normalement. Je soufflai de soulagement, une fois sorti du bâtiment. Je n’étais jamais trop allé dans le quartier Nord. Il me fallut de nombreux pas avant d’atteindre les lieux. En ouvrant la porte, bien qu’il fit sombre, j’entrevis un homme d’un certain âge en face d’une jeune femme blonde qui me tournait le dos…
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Aura
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Yenariel
Ascalide

J'ai 18 ans et je vis à Hégémonia, en Lustria. Dans la vie, je suis apprentie-mage de lumière et je suis connue comme étant une Cendrée. Sinon, je suis froide, fière et persifleuse, mais également studieuse, déterminée et observatrice et je rêve de faire mes preuves.

Informations supplémentaires ici.


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Non.

Le recteur de Krysta  te toise avec sa sévérité coutumière, mais tu n’as rien à lui répondre, que ce tressaillement de ta tête au bout de ton cou soudain bien roide. Oubliée, la grâce affectée que tu feins depuis ton arrivée à Hégémonia il y aura bientôt presque un an déjà – dissipée, l’artificielle fierté de tes airs bravaches. Évaporées, l’une et l’autre, brûlées au bûcher de ton impertinence qui vient d’encaisser le coup le plus sérieux qu’on ait jamais osé lui porter.
Il t’a coupé le sifflet.
Il s’était penché vers toi, paternaliste et moralisateur, mais tu restes figée comme une marionnette aux fils noués. Ton visage n’exprime aucune émotion, aucun mot ne passe tes lèvres – au cœur du tremblement saccadé de ta tête qui s’obstine, qui persiste, qui refuse, il n’y a que tes yeux qui vivent encore, éperdus de panique, d’angoisse, de honte. Avec, déjà, l’étincelle de la rébellion qui s’insurge et qui proteste.

Non.

Tu avais déjà dit non, avant. Lorsque, le front en sang et l’esprit embrouillé, tu étais revenue à toi au milieu des ruines d’une ville saccagée, couverte de plaies et de bosses, mais dérisoires au regard de la balafre qui a transpercé ton cœur quand tu l’as vue, elle, inerte parmi les débris. Isilde Evarysk, ta Liante, que tu aurais dû protéger au péril de ta vie – l’autre moitié de ton équipe, la meilleure part de toi-même, avec ses sourires indulgents et ses encouragements silencieux… Isilde, tombée au combat, sans que tu ne saches réellement ce qui s’est passé – tu ne te souviens que de ton hésitation au moment de la suivre dans le bâtiment voisin, d’une seconde de retard, et quand elle a disparu de ta vue au coin du mur, le noir t’a engloutie. Combien de temps as-tu perdu conscience ? Le sang avait déjà commencé se coaguler sur ton front, quelques minutes au moins – et Isilde est morte sans toi. Non, avais-tu prié – non ! Ne me la prenez pas !

Cendrée.
La pire humiliation que l’on puisse infliger à un mage d’Hégémonia pour une mission ratée – et dès ta première année ! Tu étais si fière, pourtant, d’être choisie pour intégrer l’école de l’élite. De quitter la poussière de ta campagne et l’obscurité peu recommandable de ta famille singulièrement dépourvue d’ambition. De pouvoir te faire un nom loin d’eux, de devenir une élève de Krysta, la magie de la lumière. Oh, comme tu t’es flattée de ta propre supériorité ! Hautaine et autoritaire, tu as préféré te faire craindre pour ne pas risquer d’être piétinée, et ta stratégie avait parfaitement porté ses fruits : dans les couloirs, les élèves évitaient de croiser ton regard, et l’on s’écartait plutôt prestement de ta trajectoire lorsque le hasard te faisait croiser le chemin de tes camarades.

Combien dure est ta chute, Yenariel !
Oui, tu t’es fait un nom, finalement – tout le monde connaît la fille Ascalide, désormais, celle qui vit terrée dans son appartement du bâtiment 5. La Cendrée. Celle qui a laissé périr sa Liante, alors qu’elle aurait dû mourir à ses côtés.
Maintenant, c’est toi qui évites de croiser les autres quand tu dois arpenter les couloirs de l’école ; et ton regard impérieux s’est fait fuyant.
Ce matin n’a pas fait exception à la règle. On t’a convoquée au bâtiment scientifique, du côté des laboratoires médicaux, et tu ne t’es pas vraiment posé de question : il se murmure bien, après tout, que faute de cobayes on expérimente sur les Cendrés, vu que de toute manière ils ont perdu toute utilité. Que pourrait-on te faire de pire que ta déchéance, après tout ?

On t’a mise dans une machine de diagnostic.
Une de ces choses électriques, dont tu as découvert l’existence en arrivant il y a un an, toi qui as grandi dans une campagne reculée. Une chose qui sonne et qui bippe, et qui t’a fait sursauter. « Veuillez patienter, apprentie Ascalide. Nous analysons vos résultats. » La dernière fois, on t’avait Liée à Isilde. Là, allait-on t’amputer d’une part de toi ?
Tu n’as pas vraiment suivi le délire scientifique de l’opérateur venu t’expliquer ses trouvailles. Arenkov. Son ton excité t’a rendue plutôt méfiante, et le fait d’entendre le nom du recteur de Krysta en conclusion de tout ce charabia n’a fait que renforcer tes doutes.
Allait-on t’exécuter pour tes manquements ? Tu n’en as pas su plus : Vladimir t’a ordonnée de rejoindre ton recteur.

Non.
Oh non, pas de mise à mort punitive : cela aurait été bien trop simple.
« Comprenez-vous ce que je vous explique, apprentie Ascalide ? »
Non.
Tu voudrais répondre que non, mais en vérité, oui. Oui, tu comprends, tu ne comprends même que trop bien, et c’est glacée d’horreur que tu forces ta tête à pivoter dans l’autre sens. Oui, tu comprends.
Ta gorge est trop sèche pour permettre à ta voix de percer.
« Yenariel, vous devez comprendre l’importance de l’opportunité qui se présente à vous. Avant ce jour, nulle Cendrée, d’aucune famille, n’a pu bénéficier d’une seconde Liante. C’est une nouvelle chance inestimable, en avez-vous conscience ? »

Tu opines vaguement du chef. Il soupire. S’en lave les mains.
« Bien. Nous en reparlerons. Votre nouvelle Liante ne devrait plus tarder. »

Tu as un peu d’avance, visiblement, sur celle qui est censée remplacer ton Isilde.
Sera-t-elle compétente ? Distinguée ? Capable de lui succéder ?
Une part de toi la déteste déjà.
C’est toute en morosité que tu patientes. Puis l’on toque à la porte. Tu l’entends s’ouvrir, dans ton dos. Tu voudrais rester indifférente, mais c’est ton avenir qui se joue, alors… tu risques un coup d’œil par-dessus ton épaule, entre deux mèches blondes que tu n’as pas vraiment pris la peine de coiffer. L’apathie se dissipe en un battement de cœur.

Non.
Non !

C’est une erreur. Forcément. Outre le fait qu’il s’agit visiblement d’une incursion de Ragan dans les locaux de Krysta – ce n’est pas même une mage qui entre dans la pièce. Là où tu portes les amples jupes des apprenties de lumière, lui porte les pantalons stricts des élèves de l’ombre.
Lui.
« C’est… c’est une plaisanterie ? Maître-recteur… ? »

L’homme ne te répond pas. Lorsque tu parviens à détourner le regard de l’intrus, pour le tourner à nouveau vers le directeur de ta famille, il se tapote pensivement le menton de l’index.

« Non ! »
Cette fois, le mot s’est échappé – tu as tapé du pied pour souligner ton refus, scandé ta décision d’un coup de talon vindicatif, tendu vers le mage de l’obscurité un index véhément. Le cœur battant, l’œil éperdu, l’autre poing serré sur ta poitrine, comme pour empêcher que l’on ne vienne profaner plus avant le souvenir sacré du lien que tu avais avec Isilde et qu’ils sont en train de piétiner en toute impunité.
« Vous ne pouvez pas me Lier à – à ça ! »
Ça.
Un homme.
Un Ragan.

Impensable !
Intolérable…
Inacceptable.

Jamais !
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Slyve
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Léoryan
Thyriel

J'ai 19 ans et je vis à Hégémonia, en  Lustria. Dans la vie, je suis étudiant-mage d'ombre. Mon existence a beaucoup changé, ces derniers temps. J'ai autrefois été un étudiant lambda, puis un Hégémonien et enfin un Cendré. Je vais bientôt avoir un nouveau Liant.





Une jupe blanche.
Une Fille.
Un regard noir par-dessus l’épaule.
Un ton véhément.

Krysta.
Des cheveux longs et dorés.
Un talon qui frappe le sol.

Une Fille.

De l’animosité.

Des mots violents.

Une Fille.

L’index qui pointe dans ma direction.

Peut-être autre chose?

Non.

Une Fille.

Des éclairs de Colère.

Un Homme calme en face.

Une Fille.

« ça »




C’est ainsi qu’avant même d’ouvrir la bouche, j’étais déjà une chose. Pas un garçon, mais un gêneur. Il y avait sans doute méprise… Ce doigt ne me désignait pas. Ce talon ne frappait pas pour moi. Son regard n’était noir que pour aller de paire avec mes vêtements. Et « ça » … « ça » … c’était… c’était sans doute positif aussi.


Mais je ne la vois plus à présent, mes yeux détaillent le parquet…Fascinant, n’est-ce pas combien le sol est plus blanc ici…

« ça »…. Elle me déteste déjà.
Évidemment qu’elle me déteste. Je suis un Cendré, un homme et un Ragan.
D'ailleurs, je la connais, cette fille. Enfin, « connaître », c’est un bien grand mot.
Des Ragan l’appelaient « La Furie ». Elle crierait sans cesse sur tout le monde. 
Moi-même, je l’ai déjà vue à l’œuvre. Il y a quatre mois, elle s’est confrontée à l’un des garçons de Gork. Je crois qu’il avait mal parlé à sa Liante. Elle l’avait incendié, ce qui est le comble pour un utilisateur des flammes, n’est-ce pas…

Mais oui… elle avait perdu sa Liante elle aussi, c’est vrai. J’en ai entendu parler. C’est une recluse elle aussi…
Elle ne peut pas me reprocher d'être un Cendré. Nous avons au moins ça en commun. Cette fille me faire peur. Il doit y avoir une explication.

D’ailleurs, en y réfléchissant bien, c’est tout bonnement impossible que cette Fille soit ma future Liante. Déjà parce que c’est une…Fille ! Et puis elle sert Krysta. Je n’ai rien contre les gens de la lumière, au contraire. Si j’avais dû choisir une famille, c’est sûrement celle que j'aurai préférée, ou alors les Silves, j’aime tant la nature.
Tout cela est grotesque ! Non, tout cela n’est qu’un vil quiproquo. Une cocasse succession de coïncidences étonnantes. Cette fille doit attendre sa future Liante. Elle est énervée pour je ne sais quoi et elle doit avoir tendance à parler en faisant des grands gestes.

J’ai un peu peur, mais je bombe le torse et j’avance, pour faire mine que je suis détaché de tout cela. 
Cet homme étant le recteur de Krysta, il aura forcément des réponses.
Je m’avance d’un pas faussement décidé ! 
Je me place à côté de la jeune blonde ! 
Mon poing vient frapper contre ma poitrine et mon pied droit vient claquer contre le gauche, puis je me penche en avant devant le Maître-Recteur.


« Maître Recteur de Krysta»


Je me penche vers la blonde.


« Mademoiselle » 



Je me retourne vers le Maître des lieux. 


« Je m’excuse d’interrompre votre discussion. Je suis Léoryan Thyriel, première année sous l’ordre Ragan. Le professeur Vladimir Arenkov m’a demandé de venir dans vos locaux pour y rencontrer mon futur Liant. Ainsi, j’attends vos informations. »




Le Recteur me dévisage avec un regard qui en dit long…
Alors c'était ainsi...
Non seulement mes craintes étaient fondées, mais en plus, elle me déteste déjà et je viens de passer pour un sombre imbécile. Mais c’est impossible, pas une fille… On ne va pas habiter ensemble.

 Il faut que je m'exprime !

« Pardonnez-moi Maître-Recteur de Krysta, mais cela n’est-il pas contre le règlement? Notre réputation souffre déjà beaucoup de par les tristes évènements que nous avons traversés. Ne faudrait-il pas éviter de rajouter des braises au feu de la haine que l’on nous porte? Des familles magiques opposées, un garçon avec une fille? Et vous voyez, elle me déteste déjà avant même de m’avoir ne serait-ce qu’adressé la parole. Il doit y avoir une erreur. »



Je jette un regard à cette fille, cachée sous sa crinière un peu ébouriffée. Je ne peux pas imaginer une colocation avec elle. C’est évident que nos journées seront faites de reproches. Moi, je suis ouvert, je peux accepter…Mais elle, avec son air hautain... C’est récurrent chez les étudiants de Krysta, ils se pensent au-dessus de tous les autres. 




« La question ne se pose pas. La machine vous a choisis pour être Liants. Vous n’avez plus de lien avec votre précédent partenaire et s’il y en avait, la machine l’a totalement éradiqué. Vous êtes maintenant seuls et pire que les Cendrés que vous avez pu être. Une part de vous est manquante. Cela semblait pratiquement impossible et pourtant, au vu de vos analyses, vous êtes compatibles pour être Liants. Cela dépasse le sexe ou l’appartenance à une famille magique. Jeune Thyriel, tu vas quitter ton quartier, jeune Ascalide, tu vas quitter ta chambre. Vous déménagerez sur le champs. Dès ce soir, vous dormirez dans la même demeure. Et que je n’entende pas la moindre chose déplaisante vous concernant. Il me semble que vous avez déjà fait bien assez de tort à Hégémonia en laissant honteusement mourir votre Liant. L’un comme l’autre, vous avez échoué, vous avez failli à la plus importante mission de notre école. La vie vous donne une seconde chance. Tachez de vous en saisir. A présent, vous êtes Liant et Liante. Nous ferons la cérémonie officielle de votre Lien demain. Maintenant, prenez ces clés et installez vous ! » 



Je suis stupéfait par le monologue du Doyen de Krysta… Le ton était dur et ne tolérait aucune contradiction. On nous voit donc comme des ratés, même parmi les professeurs et dirigeants… 
Je jette un regard en coin à cette « Ascalide » pour voir comment elle pouvait réagir. 
Va-t-elle accepter tout cela sans broncher ou alors vais-je devoir à nouveau subir son courroux ? 
J’attrape néanmoins les clés tendues par le Recteur de Krysta. Visiblement, ce sont des clés d'une chambre des quartiers de Krysta...Ça ne pouvait pas être pire...
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Aura
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Yenariel
Ascalide

J'ai 18 ans et je vis à Hégémonia, en Lustria. Dans la vie, je suis apprentie-mage de lumière et je suis connue comme étant une Cendrée. Sinon, je suis froide, fière et persifleuse, mais également studieuse, déterminée et observatrice et je rêve de faire mes preuves.


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→ Modèle architectural de la tour Solitaire : Tour Tanguy (Brest)
Extérieur - Intérieur

Ton recteur n’a toujours rien dit. Il vous regarde, dressé là, sérieux, concentré, pensif presque, et tu lui en veux de savoir rester imperturbable alors que le monde auquel tu croyais est en train de vaciller sur son axe. Oh, comme tu lui en veux, de poser sur toi cet œil presque clinique, comme si tu étais le dernier cobaye en date d’une expérience fascinante !

L’intrus s’avance, il parle – et tu te retiens pour ne pas lui hurler de la fermer. Lui, le Ragan en territoire Krysta, comment se permet-il seulement d’avoir une opinion ? Pire, de l’exprimer ! Mademoiselle, a-t-il dit. Il est tellement poli que c’en est insultant. Le sang bout à tes oreilles, ton cœur bat à toute allure au creux de tes tympans, et le bourdonnement furieux dans tes oreilles t’évoque curieusement une armée de guêpes prêtes à en découdre.
Léoran Thyriel – et tu serres les poings, mordant violemment ta lèvre pour ne pas t’écrier à nouveau que c’est un scandale, que c’est intolérable, que tu n’iras pas.
Thyriel ! Le sans-principes, celui qui a sûrement tué son Liant. Un autre Cendré, mais qui n’a rien à voir avec toi, oh non. Lui, c’est un agent de l’ombre, un manieur des ténèbres, un tisseur de crimes – tu sais que les filles de sa propre famille magique le craignent. Il se murmure, dans les quelques cours où tu les côtoies, qu’il aimerait à espionner les femmes aux bains. Que, peut-être, il ne se contente pas de regarder, et que la violence serait dans sa nature même.

Et c’est avec lui, avec ça, que l’on voudrait te faire cohabiter ? Les mots se bousculent, mais aucun ne sort – il n’y a que ta tête qui continue à faire non, comme un serment, presque comme une prière, au fur et à mesure de son petit discours qu’il a sûrement préparé avec soin. Tu ne peux nier la justesse de ses arguments – et il a tout à fait raison. Tu le détestes déjà.
Tout ce qui est en train de t’arriver – c’est sûrement sa faute, à lui. D’une manière ou d’une autre.  Il a forcément trompé la machine ! Ou alors c’est un déviant, marqué par l’ombre, corrompu par Ragan, mais néanmoins prêt à courtiser la lumière – sûrement pour mieux la souiller.

Pas un instant tu n’envisages l’hypothèse que tu puisses toi-même être en partie fautive ; que, peut-être, derrière ta mauvaise foi et tes rêves de grandeur étincelante, il puisse se trouver plus de ténèbres en ton cœur que tu ne veux bien l’avouer. Envisager que ce garçon très digne, debout à côté de toi, puisse peut-être porter dans son âme la lumière dont sa réputation le prive ? Ridicule.
Non, c’est forcément un complot ! Une machination. Un test peut-être, pour voir lequel de vous deux tuera l’autre en premier ? Pour comparer les forces et les faiblesses de vos deux familles au cours d’un combat frontal.
Il y avait tout de même des manières moins alambiquées de parvenir au même résultat… !

Le recteur prend la parole, et à son ton péremptoire, tu comprends que le plaidoyer l’a laissé complètement de marbre. Ton poing est resté crispé contre ton cœur – ainsi, le vide que tu ressens, c’est la machine qui l’a créé ? Ce trou béant que tu imagines, là où naguère il y avait Isilde. Tu n’as même pas le temps de t’insurger contre ce viol de ta mémoire, de ce lien qui, même tranché, restait ce que tu avais de plus sacré. Le recteur vous remet des clés, et vous voilà à la porte, sans cérémonie, comme des sales gosses que l’on vient de réprimander et que l’on envoie au lit sans dîner.
La tête te tourne une fois dans le couloir, avec toujours ce tintement au fond des oreilles, le cœur qui galope au creux de tes veines dans une cavalcade éperdue. Tu n’as pas le souvenir d’être sortie, mais tu as sûrement obéi, sans mot dire, comme l’étudiante que tu es de nouveau. Ou que tu seras, demain, quand le Lien sera noué.

Une deuxième fois.

Le souffle s’étrangle dans ta gorge, et tu t’appuies contre le mur, d’une main. C’est arrivé trop vite et tu n’arrives pas à faire le point. Tu t’étais résignée à une vie de Cendrée, brève et morne… comment s’étonner qu’il te faille un moment pour concevoir l’ampleur des changements dans ton existence ? Du concret. Il te faut quelque chose de terre à terre pour te recentrer sur la réalité.
« Fais voir… la clé. » demandes-tu à l’autre. Thyriel. Il te tend la clé qui sera la tienne, et tu lis le numéro gravé sur le métal froid.
N-14-0. Aile Nord, bâtiment 14. Ce qui explique le zéro : le bâtiment 14, c’est la tour Solitaire. Isolée du bâtiment principal, elle est toute proche de l’aile Nord à laquelle elle appartient plus ou moins, l’aile de la famille Krysta. Elle ne compte qu’un seul logement. Vous l’aurez pour vous.

« Ils nous ont mis dans la tour. » annonces-tu, surprise, indiquant la direction d’un geste du menton. Il saura de laquelle tu parles : les légendes d’Hégémonia la racontent hantée. Personne n’y a habité au cours des 30 dernières années, d’après la conciergerie ; et tu te demandes confusément ce que l’on attend de vous. Tu n’as pas peur des fantômes, pas vraiment – tu aimes les histoires qu’on raconte le soir autour du feu, mais tu ne crois pas véritablement aux esprits frappeurs, revenants et autres croque-mitaines : les monstres qui arpentent le pays suffisent amplement pour ne pas que l’on y rajoute des chimères.
N’est-ce pas ?

Le bourdonnement s’estompe, et tu respires un peu mieux – enfin, la main que tu crispais contre ton cœur se dénoue et retombe à tes côtés. L’autre serre la clé comme un talisman. « J’imagine qu’ils nous ont relégués aussi loin des autres qu’ils le pouvaient sans nous installer dans une tente au fond des jardins. » émets-tu d’un ton grinçant, pour tenter de déguiser la légère appréhension qui pointe le bout de son nez lorsque tu repenses à ce que l'on raconte sur la bâtisse abandonnée.

Est-elle seulement meublée, cette tour ? Déménager tes affaires, d’accord, tu ne possèdes pas grand-chose et cela ne te prendra qu’une heure ou deux ; mais hors de question de trimballer tout ton mobilier… !
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Slyve
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Léoryan
Thyriel

J'ai 19 ans et je vis à Hégémonia, en  Lustria. Dans la vie, je suis étudiant-mage d'ombre. Mon existence a beaucoup changé, ces derniers temps. J'ai autrefois été un étudiant lambda, puis un Hégémonien et enfin un Cendré. Je vais bientôt avoir un nouveau Liant.





Tout est silencieux. Cela semble interminable.
Chacun est en train de contempler ses pensées, d’imaginer quelle sera la suite à cet acte digne d'une pièce de théâtre cinglante.
La blonde -enfin, ma future Liante, puisqu’il va falloir que je la considère ainsi, à présent- n’a pas dit un seul mot. Elle semble hésiter entre la colère, l’injustice, l’abandon. Ce qui émane d’elle fait froid dans le dos. Et dire que c’est moi qui suis censé représenter les ténèbres, ici.
Je regarde la clé. N-14-0  . Il va falloir que je regarde sur le plan, une fois que je serai arrivé dans ma chambre. Ma future-ancienne chambre. J’ai un sourire jaune à cette idée. Une nouvelle page qui se tourne. Chaque page est pire que la précédente.
Ma première vie était si belle, et la voici qui s’assombrit, toujours un peu plus. A la page Cendrée va se succéder la page Lié à un tyran...
Et elle, je ne sais même pas comment elle s’appelle. Je sais seulement son nom, Ascalide. Un nom de la haute. Sûrement une famille riche à l’horizon qui a mis son petit bijou supérieur dans la plus grande école du pays. De toute façon, elle le porte sur son visage, cette certitude d'être au-dessus des autres.
Elle n’a pas l’habitude d’être contrariée, cette fille. Pour elle, je suis un insecte, un pouilleux. Et encore, elle ne sait pas que je viens d'une famille pauvre, à l'origine. Elle m'aurait déjà craché son poison au visage, si elle savait. Comment? La marquise Ascalide devrait partager sa chambre avec "ça"?

Soudain, une voix brise le silence. Cette voix me surprend. C’est la première fois que je l’entends, du moins sous cette forme. Je la connaissais tintée de colère, mais pas sous une forme plus adoucie. Je distingue l’effort qu’elle fait pour ne pas être désagréable. Quelle louable intention, bien que son ton reste malgré tout antipathique.
Je lui jette un regard. Elle ne semble pas avoir spécialement envie de me regarder en retour. Soit !
Mon bras se tend, sans un mot, et je lui donne la clé, en la prenant bien par un des bouts, pour éviter tout contact. Mon regard se laisse aller sur sa main, fine et blanche. Mon champs de vision s’agrandit, dévoilant le tableau dans son intégralité. Toute son apparence semble refléter la lumière. Cela s’oppose parfaitement à sa personnalité de démon autoritaire. On devrait créer une famille Grise rien que pour elle. Je ris intérieurement, même si un petit rictus passe brièvement sur mon visage. En y réfléchissant, je suis aussi sans doute un garçon mis dans l’ombre alors même que j’aurai eu des aspirations plus lumineuses. Je serai alors gris moi aussi, comme elle? Mon rictus s’efface totalement. Toutefois, il est vrai que j’ai une part d’ombre en moi. Et j’ai eu vent d’une rumeur qui circulait, arguant que j’aurai tué Byron. Moi tuer Byron? J'en aurai bien été incapable. Mais c'est peut-être cette faiblesse qui l'a tué... Alors, d'une certaine façon, je suis son assassin...
Cela n’a pas dû arriver aux oreilles de la jeune Krysta, de toute façon. Elle n’a pas besoin de ça pour me détester, la Grise. Oh non, pas « La Grise », il ne faut pas que je tombe là-dedans, ce n’est pas bien. Miss Ascalide, c’est mieux.



A nouveau, le timbre de sa voix se fait entendre, se fondant à la monotonie des pierres qui nous entouraient. Elle est blasée.
Quoi? La tour? Ils sont allés nous envoyer dans la grosse tour au bout du campus?
Quelle idée saugrenue. Je vais me retrouver dans un… dans.. dans un DONJON, seul avec une fille !? On dirait une véritable vie de couple, dans le seul appartement isolé. Ça va être le grand jeu dis donc avec la fille de Krysta… Diners aux chandelles et promenades nocturnes autours de notre tour ! Mais qu’est-ce qu’ils croient, les administratifs de l’école? C’est comme ça qu’on nous donne une seconde chance? On dirait qu’ils cherchent à créer une situation ambigüe, la plus loufoque possible. Sommes-nous des cobayes? Et si on mettait un garçon et une fille en Liants? Mais il faudrait qu’ils soient Cendrés avant. Non, poussons le jeu, mettez les dans les familles magiques les plus oposées. Et la touche finale, la cerise en sirop sur le gâteau avec supplément chantilly? Une tour hantée excentrée comme habitat. Là, c’est sûr que ça va être grandiose ! A quoi pensent-t-ils donc? Pour ma part, l’idée d’esprits ne m’enchante pas du tout. Je sais qu’ils existent. Et ils prendront plaisir à s'attaquer à quelqu’un qui a peur d’eux. Ils iront dans ma chambre à moi, c’est sûr ! Enfin, ma chambre… une idée me passe par la tête. Et s’il n’y avait qu’une chambre? Non, c’est impossible ! Si tel est le cas, plutôt aller dormir sur le palier.
Et la cuisine? Il y a une cafétéria à l’école, un grand réfectoire, mais je n’y vais plus, depuis que je suis Cendré…

Ce sont encore mes peurs qui me font parler et agir… Je prends une voix assurée. Je ne peux pas me permettre de passer pour un minable alors même que nous ne nous connaissons pas.
Elle doit penser que je suis fiable… Oui, elle le doit ! 



« Mademoiselle Ascalide, je vous propose que nous allions jeter un oeil à cette tour. Ainsi, nous pourrons voir quelle est son architecture, comment sont faites les chambres, s’il y a une cuisine, le mobilier déjà présent. Une fois cela fait, je vous aiderai à déplacer vos meubles et à déménager vos affaires. »



J’avais réussi à tout déblatérer sur un ton assuré, sans cafouiller. Pour l’instant, c’était un sans-fautes. Elle n’allait pas se rendre compte immédiatement que j’avais un peu peur…déjà de la tour.. et surtout carrément peur pour la suite de la vie avec…elle ! Peut-être pensera-t-elle que j’ai de l’assurance ou mieux encore, de la réussite, que je suis doué et que je serai un Liant compétent.
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Aura
Aura
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Yenariel
Ascalide

J'ai 18 ans et je vis à Hégémonia, en Lustria. Dans la vie, je suis apprentie-mage de lumière et je suis connue comme étant une Cendrée. Sinon, je suis froide, fière et persifleuse, mais également studieuse, déterminée et observatrice et je rêve de faire mes preuves.


avatar :copyright: Lemon Tart


→ Modèle architectural de la tour Solitaire : Tour Tanguy (Brest)
Extérieur - Intérieur

Il est sûrement tout aussi ravi que toi à l’idée d’emménager dans le logement le plus insensé de tout le campus, mais il le cache plutôt bien, tu dois bien le reconnaître. Toutefois, tu ne détectes pas les non-dits aussi bien que les mensonges directs, alors pour cette fois, tu décides de lui accorder le bénéfice du doute : sa politesse est peut-être effectivement sincère. Même s’il irrite considérablement tes nerfs déjà fort éprouvés aujourd’hui.
« Yenariel. » Ta main libre virevolte dans une arabesque pleine de dérision. « Puisque nous serons Liés demain, et ce quelles que soient les objections soulevées… autant t’habituer à utiliser mon prénom. » Ce n’est que justice, après tout : toi, tu connais déjà le sien, et vous êtes supposés être égaux désormais.
La bonne blague ! Comme si ça pouvait un jour être ton égal, à toi, qui es venue de si loin pour parvenir au sommet !  

Sa proposition n’est pas dénuée de logique, en tout cas, et tu acquiesces à contrecœur. Tu n’as aucune envie de partir en expédition dans les coins reculés du campus, encore moins avec un Ragan – encore moins avec ce Ragan… Tu envisages un instant de passer par ton appartement actuel pour y récupérer ton épée, mais à la réflexion, ce n’est peut-être pas une bonne idée de divulguer dès à présent tes points forts à un potentiel opposant. Il saura bien découvrir par lui-même ton adresse à l’escrime le moment venu, si le besoin s’en fait sentir. Dans l’immédiat, le plus urgent c’est d’évaluer l’état dans lequel votre nouveau logement se trouve – parce que si tu dois y emménager demain, autant que ce ne soit ni dans la saleté, ni dans le dénuement.

Tu devrais lui dire qu’il a raison. Que sa proposition est intelligente. Que tu lui es reconnaissante de te proposer son aide. Mais c’est encore trop confus dans ta tête, tu n’as pas fait le tour de la question – et tu ne le connais pas, ce garçon-là. Peux-tu vraiment t’y fier… ? Seul le temps te le dira, sûrement. Si Léoryan ne te tue pas avant, évidemment. « Pourquoi pas. Je n’ai rien de mieux à faire. » réponds-tu en haussant les épaules. Tu joues les blasées, mais au fond tu n’en mènes pas large, et ton intuition te souffle qu’il n’est pas dupe de ton petit manège. Tu tentes quand même de sauver les apparences et tu t’enfermes dans un silence prudent pendant les quelques minutes qu’il vous faut pour sortir du bâtiment principal et rejoindre la tour Solitaire, un peu à l’écart le long des vieux remparts.

Pendant tout le trajet, tu as observé ton futur Liant à la dérobée, de petits coups d’œil pas faciles à glisser vu qu’il fait environ 25 centimètres de plus que toi et que te dévisser le cou pour l’étudier de plus près manque cruellement de discrétion; Globalement, vous semblez avoir le même gabarit : des brindilles pas très musclées, mais c’est plutôt normal pour des familles cérébrales comme Ragan et Krysta. Tu es tout de même à peu près sûre qu’il arriverait à t’étrangler sans trop se fatiguer. Si jamais l’envie lui en prenait.

C’est bien, Yen, continue à te faire peur toute seule.

En attendant, vous voilà arrivés au pied de la tour Solitaire, et tu frissonnes en levant les yeux sur l’antique bâtisse. Elle n’est pas très haute : à vue de nez, tu lui donnes deux, peut-être trois étages en plus du rez-de-chaussée, pour une circonférence plutôt raisonnable. Cosy et douillet, s’il n’y avait pas cette réputation de fantômes… Parions qu’il y a un sous-sol rempli de squelettes, pour couronner le tout ! Il ne manquerait plus que ça pour parfaire le tableau, et tu adresses une prière ardente aux puissances qui sont lorsque tu fais tourner ta clé dans la serrure ouvragée.

Grincement sinistre de métal rouillé.
Couinement de gonds malmenés par le temps.
Bouffée de renfermé qui s’échappe par le battant entrouvert.
Que c’est engageant…

Des deux mains, tu pousses la porte à fond, pour que la lumière éclaire l’intérieur. Puis tu tâtonnes la pierre à côté de l’encadrement, mais tu ne trouves pas d’interrupteur. « Si cette bicoque n’a pas l’eau chaude, quelqu’un devra payer. » marmonnes-tu pour toi-même. Tu peux consentir à sacrifier les plafonniers – tu pourras bricoler sans trop d’effort des éclairages magiques. Tu pourrais éventuellement te passer de radiateurs, pourvu qu’il y ait une bonne cheminée, comme à la maison de tes parents quand tu étais gosse. Mais la salle de bains ! Hors de question de se passer des merveilles de la plomberie moderne ! Cette idée te redonne du courage et tu fais quelques pas dans l’entrée. Au centre, l’entrée d’un escalier en colimaçon qui dessert sûrement tous les étages – et le sous-sol, à en juger par la volée de marches qui s’enfoncent hors de vue. Tu repères quelques fenêtres aux volets clos, et ce qui ressemble à un fourneau massif, lové dans une alcôve contre l’arrière de l’escalier, derrière une table recouverte de poussière et quelques chaises qui n’ont pas l’air trop branlantes. « Soit c’était l’atelier d’un savant fou, soit on a notre cuisine personnelle. » fais-tu remarquer à voix basse en t’approchant de ce qui ressemble à un vaisselier.

Lorsque tu te retournes en direction de l’entrée, tu désignes à Léoryan quelques éléments accrochés au mur – sûrement des porte-manteaux. Il y a également une étagère, et sur l’étagère… Une lanterne. Très bien. Tu rassembles ta concentration, et au bout de quelques secondes, la lanterne rayonne doucement sur son perchoir, projetant une lumière diffuse autour de vous. « Est-ce que tu peux attraper ça… ? ». Tu as demandé, pas ordonné. Un geste symbolique de bonne volonté.

Il ne vous reste plus qu’à monter explorer les étages plongés dans le noir.
Lui devant.
Tu assureras vos arrières.
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Slyve
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Léoryan
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J'ai 19 ans et je vis à Hégémonia, en  Lustria. Dans la vie, je suis étudiant-mage d'ombre. Mon existence a beaucoup changé, ces derniers temps. J'ai autrefois été un étudiant lambda, puis un Hégémonien et enfin un Cendré. Je vais bientôt avoir un nouveau Liant.





Yenariel
Voilà un nom, un mot, quelques syllabes, qui vont amener du changement.
Fini les « Mademoiselle Ascalide ».
Même si son ton est blasé, elle fait déjà un petit pas vers moi.
Elle a l’air de regarder vers la tour, bien qu'on ne l’aperçovet pas d’ici, comme si elle était déjà dans le futur. Si son corps est avec moi, son esprit, lui, est ailleurs. Elle a des yeux un peu dorés, Yenariel. La seule fois où ils se sont posés sur moi, c’était en disant "ça" et en me montrant du doigt. J’ai un petit frisson en y repensant.

Néanmoins, elle accepte de venir voir la tour. Elle ne parle pas du déménagement de ses affaires, ni du fait qu’elle est contente qu’on aille tout de même faire un peu les éclaireurs ensemble pour aviser de quoi il retourne. Le ton est blasé et l’apparence morose, mais malgré tout, il me semble que ça l’arrange, la blondinette.
J’ai assez envie de compenser ce manque d’enthousiasme. Je prends donc un ton joyeux !

« Parfait alors, allons-y ! On va voir si les légendes sont vraies ! »



J’ai même l’air de ne pas avoir peur !! Trop fort ! Si cette maudite tour est réellement hantée, je ferai moins le fier. Mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, il est temps de donner l’impression d’être courageux et fiable ! Fiable, je le suis, dans la mesure où je suis de taille… Mon esprit est fiable, mon potentiel beaucoup moins.

Chaque fois que je la regarde, elle semble regarder droit devant elle. Je me demande même parfois si elle ne détourne pas le regard à chaque fois que je commence à tourner la tête vers elle. A ses yeux, je n’existe pas. Pour elle, je suis un fantôme…alors qu’il y en ait dans la tour ou non, ça ne lui fera pas une grande différence. Elle serait même capable d’apprécier les fantômes plus fortement qu’elle ne m’estime pour l’instant. Je suis un insecte posé à côté d’elle qu’elle n’a pas le droit de tuer. Je la fais bouillonner, je suppose. Je me dis que le temps la rendra plus aimable, sans doute. Ou alors, nous ne sommes définitivement pas faits pour nous entendre. Je soupire légèrement.

 La tour est tout de même assez grande, je ne m’attendais pas à ça. Je ne l’avais jamais vue de prés, cette tour. On pourrait presque imaginer un logement agréable. Je jette un oeil à Yenariel. La princesse blonde dans sa tour. L’idée m’amuse.
C’est d’ailleurs ladite princesse qui fait tourner la clé et ouvre la porte avec les deux mains.

Je reste silencieux. Cette petite expédition m’amuse assez, pour l’instant.
Toutefois, l’odeur qui se dégage m’amuse instantanément beaucoup moins. Ça sent le renfermé, c’est très désagréable. J’ai quelques hauts le cœur. Il faut que je me concentre sur autre chose : Yenariel ! Elle sent bon, Yenariel. Elle a une odeur curieuse, cela-dit. Son parfum est très frai et délicat, toutefois l’odeur que je crois sentir, celle de sa peau, n’a pas vraiment les caractéristiques de celles que l’on trouve dans la haute. Les soins avec des produits de luxe depuis la plus tendre enfance donnent cette odeur…sophistiquée. Yenariel ne l’a pas vraiment. Comme quoi, il y a de tout dans la nature. Néanmoins, son parfum a des notes d’agrume qui se mélangent très bien avec son odeur naturelle et la mettent vraiment en valeur. Elle a du goût. Et cette odeur, ce sera mon salut. Il faut que je me concentre sur elle.

C’est assez grand, ici. Yenariel entre la première. Elle est courageuse ! Elle remarque un vieux fourneau. Cela me convient très bien de ne pas avoir à me mêler aux autres lors des repas, pour être honnête. J’ai toujours apprécié cuisiner.

«  Pour ma part, je suis plus cuisinier que savant fou, donc ça me convient très bien ! »

Une tentative d’humour… assez ratée. En même temps, je ne suis pas forcément un bon blagueur, je voulais juste détendre l’atmosphère. Ma future Liante est très impliquée dans l’état des lieux, elle remarque tout. Je l’écoute, attentivement et reprends un air plus sérieux.
Ma coéquipière de Krysta utilise son Mana pour allumer une lanterne au mur. Elle est bien à sa place ici, dans cette école. Tout l’inverse de moi.
Elle me demande alors, un peu plus gentiment que d’habitude, si je pourrai attraper notre nouvelle source de lumière, qui est hors de portée de ses petits bras. Je trouve ça mignon. Je me dis que si elle avait été une amie, j’aurai pu la porter pour qu’elle l’atteigne par elle-même. Une amie hein…ça faisait une éternité que je n’en avais pas eu. En avais-je vraiment eu? J’ai toujours rêvé de grandes amitiés, fortes, auréolées de rire, de confession, de conseils, de soutien… Moui…ça fait rêver. Et je crois qu’avec Mademoi…Yenariel, ce sera compliqué ! 
Mais il est temps que je donne l’impression de servir à quelque chose, que moi aussi, je peux avoir de bons conseils et faire des choses…Même si je n’ai pas allumé la lanterne ou ouvert la porte ! 



« Juste une petite seconde ! Selon moi, il est très important d’assurer nos arrières. Ainsi, je pencherai pour tout d’abord ouvrir ces volets du rez-de-chaussée ».

Je joins le geste à la parole. Et je les ouvre, de manière dynamique, afin de faire rentrer un peu de lumière…. et d’aérer pour faire fuir cette horrible odeur de renfermé. Ils sont hauts… Je suis un peu en difficulté, mais je ne le montre pas du tout ! 



« Ainsi, nous aurons au moins un étage éclairé, ce qui nous fera un bon point de retraite ! Ensuite, je préfèrerais sécuriser l’étage du bas en premier. Au moins, nous aurons la certitude que rien ne pourra nous prendre à revers par en-dessous ! » 



J’attrape la lanterne avec dynamisme et avance d’un pas décidé vers l’escalier en colimaçon. Il y fait sombre. Les marches sont un peu escarpées et alambiquées. Je les compte. J’ai toujours eu ce genre de réflexes. Vingt-deux marches. C’est énorme ! Nous devons vraiment être très en-dessous de la tour. Nous arrivons dans une pièce entièrement en pierres, plus sombres que celles de la tour.
Je sursaute en voyant des barreaux, et derrière ces barreaux, deux squelettes. Une prison. Si ça se trouve, c’est une prison pour Cendrés. Ils font mine de nous offrir un logement pour mieux nous séquestrer dedans.
Non non, ressaisis-toi. Ils auraient des manières bien plus rapides de nous tuer s’ils le voulaient. De plus, les squelettes ont l’air très grands. Sans doute pas des adolescents. 
Je crois même distinguer des bracelets argentés gisant autour des poignets osseux. C’est un accessoire type donné aux prisonniers. On ne peut pas les retirer. Bref, pas des Cendrés.



« D’anciens prisonniers »



Je prends le ton de quelqu’un qui se parle à lui-même, mais en vérité, j’espère surtout rassurer mon alliée, afin qu’elle ne panique pas à la vue des squelettes et qu’elle n’ait pas le même raisonnement que moi. Toutefois, il y a quelque chose qui me vient, à présent que je suis sorti de ma réflexion. Une odeur…absolument immonde. Elle me prend au cœur, forte et pénétrante, s’infiltrant par tous mes pores…La sueur coule sur mon front, j’ai froid. Mes yeux cherchent nerveusement la source de ce mal. Après quelques instants, mes atouts visuels repèrent des rats en décomposition. Ceux-là sont récents. Vite, penser à Yenariel, à son odeur, le parfum, les agrumes… Ça ne suffit pas. Elle est venue à mes côtés, peut-être rassurée par mes mots. Je me rapproche d’elle, l’air de rien, pour être plus proche de son odeur…Mais je me sens trop mal.
 Je pose la lanterne et fonce à l’aveuglette dans le grand escalier en colimaçon. Je tombe à la septième marche… Je me relève, trébuche à la dix-neuvième. Finalement, j’arrive au rez-de-chaussée. Je cours prés de la tour, m’éloigne aussi loin que possible et vomis lamentablement. 

Je me sens pitoyable. mes boyaux se vident.
Vaincu par des rats.
Des rats morts, même. 

Fort heureusement, j’ai un bâton de réglisse sur moi. J'adore ça et j'en prends toujours avec moi. Je le mâchouille un peu, pour camoufler mon haleine qui en a pris un coup. 
Quand je reviens, je croise Yenariel dans l’escalier, la lanterne à la main, qui me regarde avec une sorte d’étonnement, mais pas seulement.



« J’ai cru entendre un bruit ! Mais il n’y avait rien, finalement. Mon ouïe  a dû me jouer des tours ! »



J’avais réfléchi à cette réponse, pour ne pas passer pour un idiot. Sous l’incrédulité de son regard, je ne me démonte pas et lui reprends la lanterne.



« Maintenant que les étages du bas sont sécurisés, passons aux étages supérieurs ! »



Je m’engouffre à nouveau dans l’escalier en colimaçon. Douze marches plus tard, nous arrivons à un nouvel palier. Il y a une porte devant nous et deux derrière. Je marche en douceur et ouvre la première porte.  La fameuse salle de bain. Elle est très sombre. Une immense baignoire trône au centre de la pièce. Enfin...un baquet géant en bois, plutôt.
Quatre tuyaux de cuivres la relient au mur, à quatre petites plaques, en cuivre, elles aussi. Je fais un petit tour avec ma lanterne pour voir le reste de la pièce. Tout semble être en bois, même si rien n’est gondolé, c’est étrange. Je remarque de nombreuses fioles sur une table à côté, sans doute des produits pour le bain.



« Le savant fou est de retour…vous pourrez faire des expériences durant le bain »


.

Je me rendis compte que la seconde partie de cette phrase pouvait avoir un côté un peu déplacé. M’enfin, il fallait vraiment avoir l’esprit mal tourné, n’est-ce pas? Cette pièce sent bon. Tous ces produits sont agréables et rien ne semble avoir moisi, étrangement. Sur des petites étagères, des serviettes sont soigneusement pliées. Il ne semble pas y avoir de poussière dans cette pièce.
 J’en touche une, elle est douce.
Mon attention se porte de nouveau sur les petites plaques en cuivre sur le mur.  Je passe la lanterne devant elles. La première porte une petite flamme rouge, la seconde, une petite eau bleue, la troisième des ronds, et la quatrième un soleil.
Je pose ma main sur celle avec la flamme. Rien. Je repense à ce qu’a fait Yenariel tout à l’heure, et je concentre un peu de mon énergie sur mes doigts. Un bruit se fait entendre alors que la flamme se teinte de lumière. L’eau devient rouge, elle chauffe… La goutte d’eau refroidit, les ronds ajoutent des bulles. Quant au soleil, j’imagine qu’il doit purger l’eau. Ainsi, l’eau n’est jamais changée, mais une simple pression magique la rend pure de nouveau.



« On a une baignoire magique…. »



Je ne peux cacher un ton émerveillé en pensant à cela.



« Il… il doit y avoir d’autres interrupteurs de la sorte dans cette tour, c’est sûr ! »



Ca devenait presque intéressant, tout ça. Se pourrait-il que  notre demeure ne soit pas la pire de l’école? Et même loin de là, d'ailleurs ! Mon esprit enfantin refait surface.
Enfin… sauf s’il y a des esprits !
Les deux autres portes sont une grande pièce vide et des toilettes on ne peut plus classiques.
Je remarque à nouveau une petite plaque en cuivre à côté de ces cabinets. J'imagine que cela doit servir à purifier l'eau.



Quatorze marches.

Là encore, plusieurs portes. Une devant et trois derrière. 
Celle de devant est une immense chambre, avec un grand lit double, à baldaquin. Je jette un regard en coin à ma future Liante.
Un lit double? Je panique un peu. Pourvu que ce ne soit pas la seule chambre. Je me permets de regarder brièvement les autres portes. Je pars avec la lanterne. Cette chambre est entourée de fenêtres, ainsi, il y a de la lumière et Yenariel peut inspecter sans souci.

Un placard… suivi d’un autre placard… Il ne reste qu’une seule porte pour me sauver. J’ai peur de ce que je vais trouver. J’ouvre avec appréhension.
Une chambre !
Nettement plus petite et moins luxueuse, avec un petit lit simple, mais une chambre tout de même ! Quel soulagement ! En repassant prés de l’escalier, je remarque une trappe, en haut, permettant sans doute d’aller vers un grenier. Je n’y prête pas attention. Je rentre à nouveau dans la grande chambre où se trouve encore ma future Liante. Elle a l’air d’inspecter tous les meubles.

« Je crois que ce sera votre chambre, princesse. Je prendrai l’autre. Il ne nous restera qu’à apporter vos effets personnels et vos meubles. »


Je lui fais un grand sourire, très sincère. Même si de nombreuses choses me rendent tristes et que ma vie est de pire en pire, au moins, ce logement n’a pas l’air si mal…
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Aura
Aura
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Yenariel
Ascalide

J'ai 18 ans et je vis à Hégémonia, en Lustria. Dans la vie, je suis apprentie-mage de lumière et je suis connue comme étant une Cendrée. Sinon, je suis froide, fière et persifleuse, mais également studieuse, déterminée et observatrice et je rêve de faire mes preuves.


avatar :copyright: Lemon Tart


→ Modèle architectural de la tour Solitaire : Tour Tanguy (Brest)
Extérieur - Intérieur

… Est-ce qu’il vient de… te renifler ?
Tu as saisi du coin de l’œil un mouvement derrière ton épaule, et tu jurerais qu’il s’est légèrement penché vers tes cheveux. Allons bon, est-ce que l’odeur de Krysta indisposerait Ragan ? Et depuis quand la magie a-t-elle seulement une odeur ? Toutes les rumeurs qui courent à son sujet te reviennent en mémoire et réveillent ta méfiance. Ne baisse pas ta garde, Yen – il est pas clair, ce gars-là, et tu devrais rester prudente… Qui sait quelles sombres idées il pourrait bien nourrir ? Peut-être a-t-il sur ta personnes des plans odieux ?
Qui parmi le directoire de l’école a pu se dire que c’était une bonne idée, ce plan insensé… ?!

Fermement campée sur tes gardes, tu l’observes ouvrir les fenêtres et les volets du rez-de-chaussée, ce qui permet à la lumière du jour d’envahir la pièce. Elle en devient d’ailleurs moins sinistre, et l’odeur de renfermé s’atténue. Tu profites de la distraction momentanée de Léoryan, lorsqu’il se retourne vers l’étagère, pour te renifler prudemment les épaules. Non, pas d’odeur dérangeante… Il y a juste celle des écorces d’orange que tu places dans des petits sachets entre tes vêtements, dans ton armoire ; et celle plus légère du baume au miel dont tu enduis quotidiennement tes mains et ton visage, comme à peu près toutes les filles de la campagne qui savent combien l’hiver peut meurtrir la chair.
Eh bien, qu’il te renifle, tant pis. Tu n’as pas à rougir de ton hygiène, et si les garçons de Ragan ne savent pas se tenir, honte à eux, voilà tout. Tu as des préoccupations plus urgentes : ton futur Liant tente de te convaincre de descendre au sous-sol.

La proposition te plaît moyennement. Tu n’es gère impressionnable, et plutôt terre à terre, mais la tension que tu perçois en ton camarade est quelque peu contagieuse, et tu te surprends à hésiter. C’est comme ça que commencent les contes à faire peur, non ? Par deux idiots qui s’en vont en balade dans des endroits clairement pas faits pour ça… Mais bon, tu ne peux pas te dégonfler devant lui, il en va de ta fierté, alors tu lui emboîtes le pas à contrecœur. « Avec un peu de chance, c’est une cave à vin remplie du sol au plafond, et on deviendra experts en grands crus… » marmonnes-tu pour toi-même, dans une vaine tentative de détendre l’atmosphère. La lanterne éclaire faiblement la pièce dans laquelle débouche l’escalier, mais la lumière est suffisante pour que tu reconnaisses parfaitement les formes étendues derrière des barreaux qui semblent fermement scellés dans le roc. Incommodée par l’odeur, tu portes ta manche à ton visage, pour respirer à pleins poumons le parfum d’agrumes qui s’attarde sur l’étoffe. Il y a sûrement de la vermine qui niche à proximité, et deux ou trois carcasses de rongeur qui pourrissent dans un coin – à la ferme, les gosses devaient vérifier les granges une fois par semaine pour en virer les restes d’animaux venus crever là.

Non, ce qui t’inquiète, ce n’est pas vraiment l’odeur, un bon coup de ménage saura régler ça – mais bien la présence de deux squelettes enchaînés dans ce qui devait être des cellules. Presque des oubliettes, à en juger par la profondeur du cachot. D’anciens prisonniers, dit le garçon, et tu opines du chef. Il a sûrement raison. Ça, ou des Cendrés qu’on veut vous faire rejoindre dans la postérité ? Non, c’est ridicule, il y aurait des moyens plus faciles ! « C’est quand même scandaleux que personne n’ait nettoyé un minimum avant qu’on nous installe… ! » grinces-tu d’un ton revêche. Il va sans dire que tu refuses de poser un doigt sur des restes humains – on a inventé les fossoyeurs précisément pour ça – mais ce serait dommage de perdre cette pièce qui pourrait être utile pour y ranger tout un tas de choses, une fois convenablement vidée.

Tu te tournes vers ton futur Liant pour lui faire part de tes réflexions, mais tu ne vois que son dos – il est en train de remonter l’escalier comme si tous les démons de la création le poursuivaient, et tu restes interloquée une seconde. Il a laissé la lanterne sur les marches – tu la saisis d’une main et tu balaies la pièce du regard, pour essayer de comprendre. Rien n’a bougé, tout est calme ; et même si l’air est oppressant, rien ne justifie de se sauver en courant… ? Ramassant tes amples jupes de l’autre main, tu remontes prudemment les degrés jusqu’au rez-de-chaussée – il ne manquerait plus que tu tombes. En haut, c’est un regard mi-interrogateur, mi-suspicieux, que tu poses sur Léoryan ; et la réponse qu’il te donne n’apaise pas tes doutes, au contraire. Plus de demi-vérités ou de non-dits : c’est un mensonge éhonté, qu’il t’a servi, et tu fronces un sourcil méfiant avant de lui rendre la lanterne. « Tout est calme, en bas. Rien à craindre de ce côté-là. » l’informes-tu d’un ton neutre. Tu ne veux pas avoir l'air de l'accuser de quoi que ce soit… Il décrète que le bas de la tour est sécurisé, et vous voilà en train de grimper à l’étage supérieur.

La salle de bain recueille ton approbation immédiate, même si le petit commentaire de Léoryan te tire une grimace un peu choquée. « Pas d’expérimentations dans cette baignoire, je te rappelle qu’on sera deux à l’utiliser. Si tu veux expérimenter, libre à toi, on peut sûrement te trouver un baquet. » Brr. Tu en frémis. Il peut bien faire ce qu’il veut quand il est seul, ça ne te regarde pas – mais pas dans une pièce que vous partagez !
D’ailleurs, les rumeurs prétendent qu’il aurait pour habitude d’espionner les dames au bain – il faudra que tu vérifies l’absence de toute ouverture dans les murs, et que tu installes un verrou. Il n’y a pas de fenêtre, en tout cas ; c’est dommage. Tu aurais bien aimé prendre ton bain en profitant du chant des oiseaux au matin, ou de la lueur paisible des lunes, la nuit. Tant pis. Cela fait toujours une brèche de sécurité en moins dans le périmètre inviolable d’intimité dont tu comptes bien t’entourer ! En tout cas, tu approuves la baignoire magique. « Je suppose qu’il y avait une offre, pour deux squelettes achetés, la baignoire est offerte… »

Les toilettes sont munis également d’un de ces interrupteurs magique fort pratiques, et tu te prends à espérer que le reste de la tour soit aussi adéquatement équipé. Si vous pouviez bénéficier d’un minimum de confort, ce serait parfait… ! La troisième pièce de l’étage, de belles dimensions, est entièrement vide. Sûrement la salle commune, que vous pourrez utiliser comme bureau d’études, bibliothèque et éventuellement salle à manger – la grande cheminée qui couvre un mur indique que vous ne mourrez pas de froid, et tu te réserves déjà mentalement la banquette creusée dans la paroi sous la fenêtre incurvée. Elle est bloquée par des volets intérieurs que tu relèves dans un grincement sinistre, avant de les bloquer à l’aide du loquet prévu à cet effet. « Oh ! La vue est belle, d’ici… » Tu jettes un coup d’œil méditatif autour de la pièce en descendant de ton perchoir – oui, avec quelques tapis et tentures pour isoler les murs et un bon feu, tu pourras étudier ici sans trop de souci. Il faudra juste y installer un bureau. Enfin, deux – puisque tu devras partager cette pièce, comme tout le reste…

A l’étage supérieur, la pièce en face de l’escalier contient un lit majestueux, avec un baldaquin qui attire immédiatement ta convoitise. Levant un index péremptoire, tu braques le regard directement dans celui de Léoryan, une fois n’est pas coutume. « Je te préviens, si c’est la seule chambre, je consens à te prêter la banquette du bureau pour dormir. » Tu ne le suis même pas lorsqu’il ressort explorer le reste de l’étage – cette chambre a recueilli toutes tes suffrages. Grande, lumineuse, avec des fenêtres donnant par-dessus les remparts sur le paysage entourant Hégémonia – tu n’aurais pas pu rêver mieux. Tu imagines déjà où placer armoire, coffres, coiffeuse et fauteuil, lorsqu’un bruit de pas t’annonce le retour de ton futur équipier. Visiblement, il a trouvé une autre chambre – parfait, le partage est décidé ! Son sourire sincère te déstabilise un peu, mais au fond, il a raison. Mieux vaut prendre les choses du bon côté que de t’apitoyer sur ton sort, non ?

« Ça risque d’être compliqué de hisser tous ces meubles ici… ma magie ne me permet pas ça. Je pense qu’il y a encore un étage, on devrait peut-être vérifier ? Si notre chance se maintient, il y a un grenier avec tout ce dont on a besoin. » Des meubles, oui. Et des tapis. Et des tentures. Et des coussins. La literie. La vaisselle. Tout ce qui fera de cette tour un logement non seulement acceptable, mais également… confortable. Ce serait si bien de n’avoir que tes affaires personnelles à emmener ! Tu as peu de vêtements, principalement des tenues que tu as cousues toi-même ; l’école fournissant des uniformes à tous ses élèves. Tu as surtout des livres accumulés depuis ton arrivée à Hégémonia, la plupart traitant des manières d’employer ton Mana, mais certains abordant des sujets qui t’ont été essentiels dans l’établissement de ton statut : étiquette et bonnes manières, histoire de Lustria, magie et technologie… et ton préféré parmi tous, un atlas stellaire que tu as oublié de rendre à la bibliothèque du campus. Bon, vu que tu avais également oublié de consigner ton emprunt… personne n’en saura jamais rien, et tu peux à loisir mettre un nom sur les étoiles que tu observais chez toi la nuit, quand tu étais gamine.

Bon. Il y aura quand même un problème à régler.
« Qu’est-ce qu’on fait, pour la cave… ? J’ai pas très envie de partager les lieux avec deux squelettes. Si ça se trouve, ils ronflent. » ajoutes-tu ironiquement.
Tu ne crois pas à ces bêtises-là !
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Slyve
Slyve
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Léoryan
Thyriel

J'ai 19 ans et je vis à Hégémonia, en  Lustria. Dans la vie, je suis étudiant-mage d'ombre. Mon existence a beaucoup changé, ces derniers temps. J'ai autrefois été un étudiant lambda, puis un Hégémonien et enfin un Cendré. Je vais bientôt avoir un nouveau Liant.





Ma coéquipière semble un peu plus à l’aise. Elle me parle, c’est déjà pas mal.
J’ai aussi vu plusieurs tentatives d’humour. Mais elle semble être aussi douée que moi sur ce plan là. Gris que nous sommes !
La salle de bain lui a plu !
La chambre aussi !

Bien !

A présent, la princesse des lieux désire aller explorer le grenier.
J’avais proposé de déménager, de l’aider à porter les meubles, mais la princesse veut d’abord voir le grenier, ignorant toujours ma proposition d’aide.
Elle veut aussi savoir ce que nous faisons des squelettes de la cave. Et il faut bien dire qu’elle a raison. Le seul problème, c’est que moi, je ne vais pas trop pouvoir y descendre…ou alors en tenant les fioles de la salle de bain devant mon nez. Mais je ne veux pas qu’elle voit ça.



« Nous règlerons le problème des squelettes plus tard. Mais nous pourrons les mettre loin de notre  demeure, les enterrer, ainsi que ces cadavres de rat. »


Revenons en à nos greniers !
Il faut aller là-haut.
Ironie du sort, la trappe est en hauteur. Et il n’y a pas d’échelles, pas de meubles, pas de bâton pour tirer la trappe. Je jette un coup d’oeil en coin à Yenariel. Son air mauvais a un peu disparu, comme elle est occupée et n’a pas remarqué que je la regarde. C’est un vrai numéro cette fille !
Je ne vais même pas essayer de lui proposer de la porter.  
« Et nyanyanya, je vais pas me laisser porter, toi, tu vas dormir sur le sol…Et tu vas regarder sous ma jupe nyanyanya ».
Je ne vais pas non plus lui proposer de me porter.
« ça n’est même pas capable de se débrouiller seul ! on était plus dégourdi pour faire des expériences dans son bain, nin-nin-nin » …
Oh oui, c’est vrai, ça d’ailleurs ! Je n’ai pas osé lui répondre tout à l’heure.
C’est d’une voix toute timide et hésitante que j’entame ma réponse.

« Euh…pour tout à l’heure…je… Je parlais d’expériences avec les fioles à côté de la baignoire…car…elles font scientifiques…et..vous aviez fait une blague tout à l’heure sur…sur les savants fou »



J’ai baissé les yeux et je rougis un peu. Après le vomi prés de la tour, le timide hésitant.
Cependant, je n’ai pas l’impression qu’elle émette plus d’animosité envers moi, malgré tout cela.
C’est gênant !
Je sens son regard. J’ai l’impression qu’elle ne me regarde que quand je ne la regarde pas.
Sauf tout à l’heure, pour sa chambre et me dire que je devais dormir sur la banquette.
De toute façon, je n’aurai pas dormi avec elle, je lui aurai laissé le lit. Mais quand même, vouloir me mettre sur la banquette…Elle ne me considère pas du tout. 
J’ai un peu de peine.
Et c’est toujours gênant !
Je pars vers l’étage inférieur.

« Je vais chercher de quoi accéder au grenier. Peut-être pourriez-vous vérifier qu’il n’y a pas de bruits suspects. N’y a-t-il pas un autre accès à l’étage par votre chambre? Je me méfie des passages secrets et des plaques de cuivre ici »

C’est utile certes, mais je voulais aussi être seul pour qu’elle ne puisse pas voir que je suis un peu triste. Je me reprends.
Mes yeux regardent partout pour voir si ils ne trouveraient pas un grand bâton ou quelque chose dans le style. Mais il n’y a rien. Rien dans l’escalier, rien dans la salle de bain.
Je souffle. Peut-être dans la cheminée de la pièce vide, sinon. Il pourrait y avoir un long tisonnier. 
Rien !
Rien, rien et rien !

Par acquis de conscience, un petit coup d’œil à l’intérieur peut toujours mettre un point final à la recherche de tisonnier. Je me relève à l’intérieur de ce gros conduit. Pas de tisonnier en vue. Cependant, je repère 3 plaques en cuivre. Elles sont accessible à mains nues, de l’extérieur. De toute façon, d’ici, je ne vois rien. Peut-être y a-t-il d’autres inscriptions et plaques quelque part ici, dans la cheminée. Il faudra que je demande à ma camarade lumineuse de m’apporter son aide.
Mais avant tout, voyons déjà ce que j’ai trouvé.
Je ressors de la cheminée et touche la plaque la plus à droite.
La grande pièce se meuble, soudainement. Un long piano apparaît, un bureau, des chaises médaillon, un tabouret haut, des rideaux de velours épais. Les teintes sont belles. J’essaye la deuxième plaque, celle du milieu.
La pièce redevient totalement vide.
La plaque de gauche allume un grand feu. Je me bénis d’être sorti de la cheminée avant d’avoir touché à toutes ces plaques.
Je me dis que si j’avais un peu grimpé dans le conduit et touché cette plaque, ça aurait éclairé l’intérieur du conduit…Oui, mais bon… Ce sera bien plus pratique avec Yenariel, quand même !
Une bonne odeur de feu de cheminée se fait sentir.
Bon, il me semble que quand la pièce est meublée, le grand tabouret pourrait faire l’affaire.
J’appuie donc de nouveau sur la plaque de droite et reviens avec un grand tabouret.

« Du nouveau? »


Je suis un peu content avec mon tabouret. Si jamais Yenariel est observatrice, ce dont je ne doute pas une seconde, elle se rendra compte que nous n’avions pas vu ce tabouret durant notre première visite. Ça va attiser sa curiosité !
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