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LE TEMPS D'UN RP

Si tout le monde dansait, qui serait spectateur ? - ft maioral

Stormy Dream
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Stormy Dream
Mar 15 Aoû - 12:00
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Eté 2023, Elise et son amie Alix se rendent dans un centre de vacances en Italie pour y passer trois semaines reposantes. Alix, étudiante en école de danse, y retrouve une connaissance avec qui elle compte participer au concours de danse organisé par la Direction du groupe de centres de vacances.
A la clé, une somme importante qui permettrait à son ami de rejoindre la prestigieuse école de ses rêves, située à Paris.




Elise Masson
J'ai 18 ans ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis Agent Immobilier, dans le business familial et je m'en sors plutôt bien, si on considère que je peux vivre dans Paris intramuros. Sinon, grâce à ma chance, ou malchance, je ne sais pas, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, ma vie étant trop prenante pour laisser de la place à un homme.

Informations supplémentaires ici.
Le contraste était saisissant entre les deux jeunes femmes qui venaient de pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport de Paris Orly. Les grandes allées encore peu animées du port aérien se réveillaient doucement, tandis que les deux voyageuses se dirigeaient vers l’embarquement.

Un futur passager les observa un instant passer, café à la main, ne parvenant pas à détourner son regard.

D’un côté, il y avait Alix, 18 ans, issue d’une famille très aisée de Paris. Sa silhouette athlétique, mais aux formes généreuses, avait toujours attiré toute l’attention sur elle. Sa longue chevelure blonde et bouclée retombait harmonieusement sur sa tenue de voyage à la pointe de l’élégance. Elle traînait derrière elle une valise plus lourde qu’elle, sur laquelle elle avait s’acharner pour réussir à la fermer. Alix était une acheteuse compulsive, toujours prête à dénicher la tenue parfaite pour briller en société. C’est donc tout naturellement qu’elle étincelait, même à six heures du matin, parfaitement apprêtée pour… prendre l’avion.

De l’autre côté, dans son sillage, se tenait une jeune femme bien plus discrète. Elise portait un carré long de cheveux bruns aux reflets dorés, qui encadrait son visage encore pâle d’un été passé à travailler à l’intérieur. Plus petite, elle était relativement mince, et bien moins sportive -un peu de yoga le soir en rentrant du travail, et seulement quand elle avait le temps. Contrairement à Alix, la jeune femme avait privilégié le confort d’un legging de sport et d’un large t-shirt pour se sentir à l’aise. Pas une once de maquillage -elle en utilisait bien assez au travail-, et surtout, accompagnée une petite valise contenant le strict nécessaire. Pour Elise, les vacances étaient faites pour se faire oublier.

L’inconnu au café fronça les sourcils : elles formaient un bien étrange binôme, toutes les deux. Pourtant, quiconque connaissait Alix et Elise les savaient inséparables depuis l’école maternelle. Parisiennes pures souches, elles avaient eu beau prendre des chemins de vie différents, elles avaient toujours fini par se retrouver autour d’un verre.

Après plusieurs tentatives d’orientations différentes, Alix avait fini par trouver son bonheur dans une école de danse où elle excellait. Elle était à présent promise à un avenir certain dans sa passion. En tout cas, c'est ce que ses mentors lui répétaient à longueur de temps. Le plaisir de la jeune femme une fois sur scène était inestimable.

Elise, elle, avait suivi le chemin familial de l’immobilier : elle était parfaite dans ce rôle, et ses proches la trouvaient là où ils l'avaient toujours l’attendue. Elle ne s'était donc pas posé de questions quand on lui avait donné un portefeuille de clients fortunés : elle était destinée à la clientèle internationale qui souhaitait un pied à terre parisien, son anglais étant le moins mauvais de toute la famille.

Elise était le calme après la tempête que représentait Alix. La sagesse de l’une complémentait l’impulsivité de la seconde. L’opportunisme de cette dernière obligeait Elise à sortir de sa zone de confort, et à oser s'affirmer un peu plus.

« Regarde ce que j’ai trouvé ! » S’exclama la danseuse en revenant d’un marchand de journaux avec quelques magasines de mode. « De quoi lâcher tes gros romans ennuyeux. » La jeune femme à la chevelure brune s’installa sur un siège au bord des pistes, levant les yeux au ciel. « Sérieux Alix ? Instagram est forcément plus à la page que ton truc… le papier c'est terminé. » La seconde ricana. « Oui, mais j’ai pas le droit à Instagram en vol ! » Incorrigible…


* * *

Le voyage était passé vite, et les deux parisiennes avaient été rapatriées vers leur centre de vacances en navette privée. Elise avait même été surprise par la pancarte avec leurs noms à la sortie de leurs avions. Elle n'avait vu ça que dans les films.

Cette année, il n’était pas question de barouder : c’était la condition sine quoi non pour qu’Elise ait accepté le voyage… ce qui tombait plutôt bien, car Alix avait toujours de la suite derrière les idées. A savoir que l’un de ses amis, un talentueux danseur, avait intégré la troupe d’un centre de vacances dans les Pouilles en Italie.

Au programme, donc : du repos, bronzer sur plage, lézarder au bord de la piscine, sans oublier l'open bar et les activités à volonté ! Sa meilleure amie n’aurait pas le temps de penser au travail, et qui sait, peut-être parviendrait-elle à lui donner le goût de la danse ?

De son côté, la jeune travailleuse s’était promis de raccrocher son téléphone professionnel, et de prendre du temps pour lire -ce qu’elle ne pouvait pas faire le reste de l’année.

Un verre de jus de fruits frais dans la main, assises sur un petit siège élégant du bord de la piscine, l’air avait un doux parfum de vacances… état d’esprit qu’Elise n’avait pas eu depuis plusieurs mois. Entre les études, et le démarrage de sa vie professionnelle, ce n’était pas question d'y penser.


* * *

Les activités multiples qu’offraient le club avaient presque mis Elise en panique lorsqu’on les avait conviées, quelques heures plus tôt, à la réunion d’informations. Alix, elle, était ressortie avec des étoiles plein les yeux : il en fallait pour tout le monde, et la jeune danseuse était incapable de laver pendant des heures sur un transat. Elle avait besoin de se défouler… et les cours de danse l’avaient totalement enchantée ! Son amie se demanda si elle en avait réellement besoin, ou si la danse était une drogue à ce point.

La réponse était toute trouvée, évidemment, mais tant qu’Alix était heureuse, peu lui importait.

« Je te laisse fondre au soleil, je viens te chercher après la danse pour aller nager ? » Le compromis semblait absolument délicieux. Elise, qui avait revêtu un maillot de bain vert émeraude, se redressa de sa serviette posée sur le sable blanc, et remonta son chapeau de paille pour croiser le regard malicieux de la jolie blonde.

Tous les yeux de la plage étaient encore rivés vers elle, sublime dans son bikini rose pale. « Amuse-toi bien ! Pendant ce temps, je vais essayer d'attraper quelques couleurs parce que j’ai l’air d’un cadavre à côté de toi. » Ricana la petite brune. Un rire jaune, bien entendu, car elle le pensait sincèrement. « T’as pas voulu d’auto bronzant, il faut assumer maintenant ! » Après réflexion, plutôt ressembler à un cadavre que de risquer de finir orange.


* * *

Plongée dans son roman de fantasy -gros volume, qu’elle était obligée de tenir à deux mains pour ne pas le prendre sur la figure-, la jeune femme ne vit revenir son amie que lorsqu’elle lui jeta son paréo à la figure. « Heelllooooo? Ici la terre ! » La concernée marqua sa page et referma le livre en s’étirant comme un chat. « Déjà ? » Un coup d’oeil à son téléphone négligemment posé sur son sac de plage et elle comprit que le temps était passé très vite. Plus vite qu’elle ne l’avait imaginé.

Elle releva ses lunettes de soleil sur sa tête, réalisant que son amie n’était pas seule. « Oh, bonjour. » Dit-elle, totalement intimidée, alors que son regard se posait sur la silhouette de celui qui l’accompagnait. « Elise, je te présente mon ami Renato. Ren, voici Elise ma meilleure amie. » Les couleurs de ses vêtements lui firent instantanément comprendre que ce jeune homme travaillait ici.


maioral
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maioral
Ven 1 Sep - 13:48

Ren (Renato)
Spanaldi

J'ai 21 ans, je suis d'origine italienne mais je vis en Bretagne, en France. Et mes vacances, je les passe pratiquement toujours dans le pays de mes aïeux.
Dans la vie, je suis étudiant en danse et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



Bosseur • Solaire • Protecteur • Possessif • Humble • Secret • Bienveillant • Serviable • Danseur • Passionné • Sociable • Actif.

fc Rick Malambri
L'argent. Le nerf de la guerre. Il m'en fallait absolument, pour pouvoir prétendre à la vie dont je rêvais. Je n'avais plus qu'un mois pour réussir à amasser le restant d'argent que j'allais devoir débourser pour ma future bourse. L'école de danse de Paris. Un rêve que je croyais inatteignable jusqu'à avoir envoyé une vidéo de moi et avoir été accepté par la plus grande surprise.

Cette même surprise m'avait donné un nouvel élan pour mon avenir, qui avait été assez trouble jusqu'à présent. La danse m'avait fait tenir, m'avait remis sur le droit chemin. Peu ou prou. La vie me donnait enfin le coup de pouce dont j'avais besoin. Mais ce n'était pas pour autant qu'il fallait que je me repose sur mes lauriers. J'avais encore du pain sur la planche. Entre autre, trouver les finances pour me permettre de suivre les cours. Et pour ça, je n'avais d'autre choix que de bosser. Comme un acharné.

Mais quoi de mieux que de bosser en Italie pour donner un air de vacances en même temps ? Mes parents disposaient d'une maison dans les Pouilles, juste à côté d'un centre de vacances. Un centre où j'ai déjà pu travailler plusieurs fois en tant qu'animateur. C'était un rôle qui m'allait bien, apparemment. Je ne me considérais pas comme une personne très extravertie, mais quand il fallait prendre les devants, j'osais le faire. Je n'étais d'ailleurs pas le genre de personne à prendre contact en premier, sauf pour le boulot, mais je ne repoussais jamais les autres lorsqu'ils faisaient un pas vers moi. Tout dépendait si je me donnais un rôle ou pas. Le Renato, le vrai, est plutôt timide et introverti. Mais celui que les gens voyaient, c'était celui entourés d'un grand groupe d'amis, le sourire toujours aux lèvres, parfois fanfaron quand il est en confiance. Au centre de vacances, je jouissais de cette réputation. J'y étais et j'y travaillais depuis quelques années maintenant. Je connaissais tous les clients réguliers, dont Alix, qui allait bientôt revenir.

Mes tâches au centre de vacances variaient énormément. Depuis le temps que j'y venais, j'ai pu passer par tous les postes. Entre serveur, commis de cuisine, animateur, sauveteur, chauffeur d'ambiance... Je passais désormais d'un poste à l'autre en fonction des jours et de leurs besoins, même s'ils me laissaient principalement les animations sportives pour lesquels j'étais le plus doué.

Aujourd'hui, c'était une activité danse de salon. C'était marrant comme ce cours avait tendance à mixer les générations. On y trouvait principalement des personnes à l'aube de leur retraite, encore fringants mais plus tout jeunes... Tout autant que des jeunes qui venaient par curiosité, pour tester, ou même pour avoir une excuse et voir l'animateur en question. Ricardo ne cessait de me charrier sur le fait que mes cours et activités étaient toujours plus bondés que les autres. Boutade à laquelle je réagissais par un sourire parfois un peu gêné et une phrase toute faite tel que "mais tu dis n'importe quoi" pour dénigrer.

Sauf qu'il y avait bien une blonde qui venait aujourd'hui essentiellement pour mes beaux yeux. Je la reconnaissais parce qu'elle était déjà venue quelques fois au centre et que notre passion commune pour la danse nous avait forcément rapprochés. Et j'étais content de la voir de retour dans les Pouilles. Car j'allais avoir besoin d'elle. Elle le savait. Nous communiquions régulièrement via les réseaux sociaux, commentant les vidéos et les danses postées par l'autre. Les vacances nous permettaient souvent de nous exercer et nous revoir. Ricardo se plaignait souvent que nous formions le plus beau « couple » ici. Cela me flattait tout autant que cela me gênait. Comment pouvions-nous définir notre relation ?

Je préférais mettre cette question de côté. Car quand les sentiments s'en mêlent, ce n'est jamais bon.

— Salut Princesse ! dis-je en début de cours quand elle vient me voir près de la stéréo.

Nous nous prîmes dans les bras dans une accolade amicale, heureux de nous retrouver après une longue période.

— Ça fait longtemps ! Comment tu vas ? lui demandai-je en la relâchant.

Elle me sourit avec ce pétillement dans les yeux. Nous partagions quelques banalités, avant que l'heure du cours ne me rappelle à l'ordre. Je profitais de sa présence pour montrer quelques pas de danses en couple plus compliqués à mes élèves. Elle s'amusait à donner quelques conseils quand l'occasion le lui permettait. Sur la fin, nous nous retrouvâmes près de la stéréo alors que les vacanciers repartaient à leurs occupations.

— Tu es venue avec tes parents ? Des amis, ou ton petit-copain ? m'enquis-je en rangeant mes affaires dans mon sac.

Je ne savais pas pourquoi j'avais ainsi fait allusion à un probable copain. Alix était belle. Pire, c'était une bombe atomique. Elle pouvait avoir n'importe quel homme à ses pieds. Y compris moi, vraisemblablement... Je m'éclaircis la gorge. Elle m'annonça être avec une amie. J'arquai un sourcil, curieux.

— Danseuse aussi ?

Elle hocha négativement la tête, puis me lâcha un : "Viens, je vais te la présenter !". Alix m'avait pris momentanément la main, ne me laissant guère le choix. Mon gros sac en bandoulière sur l'épaule, je l'avais suivie jusqu'à la piscine où son amie se trouvait sur un transat.

Une jolie brune, du genre qui plaît aisément sans être aussi accrocheuse qu'Alix, dont la personnalité et la beauté irradiait avec intensité. Parfois même trop d'intensité. Mais derrière ses lunettes de soleil et son gros bouquin, l'amie d'Alix avait de jolis yeux verts. Ceux-ci étaient encore plus marquants que son bikini émeraude les mettait en valeur en rappelant leur couleur. J'eus un instant d'absence en réalisant que j'étais en train de la reluquer. Brièvement. Je ne me serais pas permis d'attarder mon regard comme Ricardo avait l'art de le faire.

Crétin !

Je souris, offrant une attitude bienveillante envers... Elise ?

— Salut. Enchanté, Elise, dis-je chaleureusement.

Ma main se tendit vers elle pour la saluer, tandis que l'autre retenait mon sac sur le dos.

— Vous vous êtes bien installées ?

Je tournais la tête vers Alix.

— Vous avez déjà prévu quelque chose pour ce soir ?
Stormy Dream
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Stormy Dream
Jeu 14 Sep - 22:00

Elise Masson
J'ai 18 ans ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis Agent Immobilier, dans le business familial et je m'en sors plutôt bien, si on considère que je peux vivre dans Paris intramuros. Sinon, grâce à ma chance, ou malchance, je ne sais pas, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, ma vie étant trop prenante pour laisser de la place à un homme.

Informations supplémentaires ici.
Renato, elle avait dit. Elise se redressa sur son transat, extrêmement mal à l’aise d’avoir eu à rencontrer le fameux ami d'Alix dans cette tenue… Elle remarqua le regard qu’il lui réserva, évidemment, persuadée qu’il se demandait ce qu’une femme comme Alix pouvait bien faire à se traîner un boulet comme elle.

Elle attrapa un paréo noir, qu’elle noua distraitement autour d’elle alors qu’elle se relevait pour saluer le nouvel arrivant avec un peu plus de décence. Le sourire qu’il portait sur ses lèvres, pourtant, se voulait très aimable. En tout cas, il se détachait largement des autres hommes qui se promenaient dans le sillage d’Alix.

Elise. Dans sa bouche, son prénom lui parut d'une douceur extrême. Elle frissonna, puis lui rendit son sourire timidement. « Ravie de faire ta connaissance, Renato. » Pourvu que le léger tremblement dans sa voix ne se soit pas entendu… Elle se détesta d’être aussi intimidée, alors qu’il ne s’était rien passé de particulier. Il lui tendit une main qu’elle saisit délicatement, maudissant son corps tout entier d’avoir si peu d’assurance.

« Oui. » Répondit-elle d’un ton amusé, constatant la pile d’affaires qu’elle avait emportée avec elle au bord de la piscine. « Comme à la maison… » Ricana-t-elle, profitant d’une touche d’auto dérision pour reprendre un peu de consistance. Mais elle n’était pas seule à s’être sentie immédiatement à l’aise dans cet endroit, car Alix avait directement pris ses marques aussi... Si la petite blonde avait pu habiter sur un dance floor, pas de doute, elle l'aurait fait !

Pendant qu'elle se perdait dans ses pensées, elle ne vit pas le regard qui la détaillait de toutes pièces : le regard de son amie, n’ayant pas échappé à un seul des signaux d’inconfort qu’elle avait envoyés. Renato pouvait faire cet effet-là, la première fois. « Eh bien non, et je comptais bien sur toi pour nous faire sortir un peu ! » Répondit-elle avec confiance, en profitant pour lancer un clin d’oeil complice à sa binôme. « J’en connais une qui aurait bien besoin de prendre quelques cours de danse, d’ailleurs ! »

Sidérée par la première tentative de son amie, à peine arrivée, Elise entrouvrit les lèvres pour protester, mais Alix se sentit obligée d’expliquer à son ami la situation. « Ah oui, j’avais oublié de te dire que nous avons là un phénomène qui refuse de danser. A mon grand malheur… » La concernée entortilla nerveusement une mèche de sa chevelure châtain, priant pour qu’elle lâche un peu le morceau. « On a pas toutes la chance d’avoir ce corps et ces réflexes, enfin. Tu t’es jamais dit que je ne dansais pas pour préserver le monde d’une catastrophe naturelle ? » Elise releva les yeux vers l’inconnu, les joues légèrement rosies par la honte, tandis que son amie éclatait de rire. « Je te promets qu’elle a d’autres qualités que son humour, Ren. Tu passes nous chercher à vingt heures ? On est dans la chambre numéro 3 ! » Ah, bien, il avait même le numéro de la chambre maintenant.


* * *

« Heu… Tu comptais pas porter ça, rassure-moi. » La jeune femme aux yeux verts marqua un temps d’arrêt devant le miroir, confuse. Elle avait passé plusieurs minutes à se décider : connaissant Alix, si elle avait prévu de la faire danser, elle arrivait à ses fins. Pour Elise, ce ne serait certainement pas sans douleur. Alors, plutôt que de jouer la carte de la femme fatale -ça ne lui ressemblait pas vraiment, et Alix tenait déjà ce rôle-, elle avait tablé sur une combinaison longue à fines bretelles, marron foncé. « C’est d’une tristesse ! T’as pas un truc un peu plus… je sais pas, un peu plus court pour commencer ? »

Elise haussa un sourcil, essayant de s’imaginer ce qu’elle pouvait bien avoir en tête. « Comment ça, plus court ? J’ai aucune envie de me vautrer au milieu de la piste et de me retrouver à poil par la même occasion. » La blonde soupira, nez dans le placard où elle avait étalé tous les vêtements qu’elle avait ramenés avec elle. Cintre après cintre, elle peinait encore à se décider pour sa propre tenue. Son amie n’osa pas la couper dans sa réflexion pour lui indiquer que même un sac poubelle la sublimerait… « Enfile ça, tu verras ce sera beaucoup mieux ! » Bouche bée pour la seconde fois de la journée, Elise tenta de protester mais son amie n’était pas décidée à lui laisser le choix. Mieux que quoi ? Et surtout, pour quoi faire ?

La jeune femme détailla du regard le vêtement qu’elle lui avait presque jeté à la figure : une petite robe à franges noires, brillante, proche du corps. Mais surtout.. très courte. Très courte. « Arrête, je rentrerai même pas une cuisse là-dedans » Soupira-t-elle, s’imaginant déjà pointée du doigt pendant que tout le monde s’arracherait Alix comme partenaire. « Vas-y, passe une cuisse on verra bien. » Se moqua son amie alors qu’elle enfilait un style de robe tout à fait similaire, mais de couleur rouge.

Elle s’observa devant le miroir de la salle de bain, mal à l’aise. « J’te jure que la combi fera tout à fait le job, Alix… » Elle avait l’intention de la retirer, quand la porte s’ouvrit la volée. « Hep hep, fais voir ! » Les yeux de la jolie blonde s’arrondirent de surprise, alors qu’elle découvrait son amie sous un tout autre jour. En plus de lui donner un air très élégant, elle mettait en avant sa silhouette élancée, et ses quelques courbes. Elise eut l’impression de se faire refaire le portrait, et sentit l’angoisse monter : vu la tête qu’elle faisait, ça devait être une catastrophe. « Bon, le massacre a assez duré. Je vais opter pour plus simple si tu veux bien. » Alix lui attrapa les deux mains. « Ca va pas ou quoi ? C’est une paire de lunettes qu’il te faut là...T’es canon ! Viens, on va ajouter la touche maitresse à cette tenue de rêve. »

Parfaite. Parfaite ? Vraiment ? A côté d’elle dans sa robe rouge, elle semblait tellement terne pourtant. L’effet de surprise la rendit plus docile que prévu, ce qui ravissait la danseuse. Elle put lui maquiller ses jolis yeux verts avec un gris charbonneux, et déposa une encre à lèvres discrète pour re-pulper un peu ses lèvres. « Voilà qui est mieux. » Elise rangea ses dernières mèches rebelles derrière ses oreilles. Elle était méconnaissable.

Lorsqu’on toqua à la porte de leur chambre d’hôtel, Alix se précipita pour ouvrir. « Ouh ! Quelle ponctualité. » Dit-elle langoureusement à son ami qui, comme convenu, venait les récupérer pour les emmener… Les emmener où, au juste ? « Lison ! Dépêche-toi ! »

Lison... Elise détestait ce surnom de tout son être. C’était celui que sa mère utilisait lorsqu’elle la réprimandait… Les sourcils froncés, elle sortit de la salle de bain et… s’arrêta net quand elle aperçut le jeune homme au milieu de la pièce. Dans sa petite robe noire, qui laissait apparaitre plus de jambes qu’elle n’en avait jamais montré, elle se sentait terriblement nue.


maioral
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Ven 20 Oct - 20:25

Ren (Renato)
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J'ai 21 ans, je suis d'origine italienne mais je vis en Bretagne, en France. Et mes vacances, je les passe pratiquement toujours dans le pays de mes aïeux.
Dans la vie, je suis étudiant en danse et je m'en sors relativement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



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Au premier abord, Elise semblait bien plus réservée qu'Alix. Sa timidité la rendait faussement maladroite, mais mignonne à sa façon. Et en vrai, cela me rassurait de savoir qu'elle était plus introvertie que la blonde. Gérer deux foldingues comme Alix aurait été une tâche bien trop compliquée à mes yeux. Alors que la danseuse soit venue avec une amie un peu timide, ça me plaisait bien.

— Appelle-moi Ren, tout le monde m'appelle comme ça, lui précisai-je en prenant sa main.

Je fermai mes doigts sur les siens un court-instant, avec un peu de fermeté, mais pas aussi assuré que cela. Je tentai d'ignorer ce petit malaise qui nous étreignait tous les deux dans cette brève présentation, en leur demandant si elles étaient bien installées. Juste histoire de briser un peu la glace et ne pas rester comme des idiots à se regarder dans le blanc des yeux.

Elise imagina alors que je la vouvoyais et que la question lui était adressée avec humour en parlant de ses affaires près du transat. Je lui souris gaiement, gardant pour moi le fait que la question leur était destinée à toutes les deux, simplement pour savoir si elles se sentaient bien dans leurs chambres. Pas grave. La question avait eu le mérite de la faire parler et même partager une petite touche d'humour.

Ni une, ni deux, j'enchaînai sur leur programme de la soirée, car je savais que Ricardo prévoyait une sortie avec quelques membres du staff au village. Je pouvais bien compter sur Alix pour se joindre à nous sans l'ombre d'une hésitation. Mon sourire devint plus franc en la regardant avec ses petits airs de diva. Son allusion par rapport aux qualités de danseuse d'Elise détourna momentanément mon attention vers cette dernière.

— Je suis sûre que ce n'est pas si terrible que ça, dis-je pour la rassurer avec un petit sourire en coin.

Quand Alix continua son explication à propos du refus d'Elise pour danser, j'eus un sourire plus franc. La pauvre ne savait pas où se mettre, incapable de riposter tant son adversaire avait la verve facile. Mais Elise ne s'avoua pas vaincue pour autant, précisant qu'elle voulait éviter à son entourage une catastrophe. Je ris de bon coeur, reconnaissant bien là les hésitations d'une personne qui manquait de confiance en soi. Et je la comprenais, même si la danse était pour moi un moyen extraordinaire de sortir de ma vie ordinaire, un art par lequel je m'exprimais plus facilement. Mais il n'en était pas toujours de même pour les autres... Alix me promit qu'Elise avait d'autres qualités. Je secouai la tête de gauche à droite, les yeux montant au ciel, mais un sourire amusé sur les lèvres. Elle n'était pas croyable, cette fille quand même !

Chacun retourna donc à ses occupations. Moi, je terminais ma journée de travail, tandis que les filles devaient encore se prélasser un peu avant de se préparer. Je pris rapidement une douche dans les vestiaires des employés, puis mis un simple jeans un peu troué et un polo Ralph Lauren bleu marine. Une petite touche de parfum, un brin de wax dans mes cheveux pour leur donner un côté coiffé-décoiffé et j'étais prêt.

À vingt heure tapante, j'étais donc devant la chambre des filles et toquais à leur porte. L'accueil d'Alix ne fut pas long. À peine quelques secondes et elle venait m'ouvrir. Était-elle en train de m'attendre avec le téléphone à la main, cette psychopathe ? Je haussais les sourcils, un peu incrédule.

— Vous allez me dire que vous êtes déjà toutes les deux prêtes ? les taquinai-je alors qu'Alix me faisait momentanément entrer.

Je tiquais au surnom qu'Alix donna à Elise : Lison. Je ne pus m'empêcher que c'était mignon. Mon regard engloba la pièce, une de chambres que je connaissais pourtant bien, mais j'avais l'impression de m'immiscer dans leur vie privée sans que je ne le veuille vraiment. Quand la porte de la salle de bain s'ouvrit, je tournai la tête. Je restai entièrement stoïque, mais plutôt parce que j'étais surpris de voir l'amie d'Alix ainsi habillée... Elle était... Très très belle. Je dirais même qu'elle était sexy, sans avoir une once de mauvaise pensée. N'était-ce pas là l'oeuvre d'Alix plutôt que la réelle personnalité d'Elise ? J'avais un gros doute là-dessus. Et même si je m'autorisais pas à détailler Elise plus d'une seconde, mes yeux s'en ravissaient à chaque fois. Je la complimenterai bien, mais peut-être pas de suite. De toute façon, je comptais bien sur le gros lourdaud de Ricardo pour les siffler à leur arrivée. Il nous attendait avec d'autres employés à l'entrée.

— Vous avez commencé à vous préparez dès que vous êtes rentrées ou quoi ? plaisantai-je encore, entouré de toute cette féminité dans l'air, au point que j'aurai cru étouffer.

J'osais un sourire vers Elise, alors qu'Alix papillonnait encore dans la chambre à la recherche de ses dernières affaires. Je lâchais un long soupir et haussais un peu les épaules en attendant, les mains dans les poches.
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Sam 18 Nov - 11:18

Elise Masson
J'ai 18 ans ans et je vis à Paris, France. Dans la vie, je suis Agent Immobilier, dans le business familial et je m'en sors plutôt bien, si on considère que je peux vivre dans Paris intramuros. Sinon, grâce à ma chance, ou malchance, je ne sais pas, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, ma vie étant trop prenante pour laisser de la place à un homme.

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« Remettrais-tu en cause ce que tu vois ? Oserais-tu dire que nous ne sommes pas parfaitement prêtes ? » Ricana la jolie Alix en battant des cils devant son ami en lui laissant de la place pour qu’il puisse rentrer dans leur chambre. Il ne croyait pas si bien dire en se moquant d’elles sur la durée de leur préparation, car pour sa part, elle n’avait pas chômé depuis qu’elles étaient rentrées toutes les deux. « Tu ne penses quand même pas qu’on arrive à des résultats aussi exceptionnels sans efforts…? » Pesta la jolie blonde qui s’activait dans la chambre à la recherche de chaussures pour son amie.

Elle se promit de ranger un peu en rentrant, car s’y retrouver relevait du miracle.

Alix avait hâte que la soirée commence. Contrairement à sa meilleure amie, qu’elle avait eu beaucoup de mal à faire décrocher de son livre, la perspective d’une soirée avec son ami Ren, à danser et oublier tout le reste, n’avait pas de prix. Avec un peu d’aide, elle était prête à parier qu’Elise s’amuserait beaucoup… chose qu’elle ne s’autorisait jamais à faire.

La jeune femme en question, toujours plantée devant l’entrée dans la salle de bain, se maudissait intérieurement de n’avoir fait encore aucun geste pour se sortir de sa situation embarrassante. Le sourire qu’il lui adressa ensuite ne lui facilita pas non plus la tâche, mais elle le lui rendit timidement en cherchant son amie du regard pour reprendre ses esprits. En vain… Celle-ci déplaçait les tas de vêtements comme des montagnes, à la recherche de la trouvaille parfaite. C’était l’occasion idéale de dire quelque chose.

« Tu cherches l’entrée d’un tunnel ou quoi ? » Dit-elle finalement à son amie, s’approchant machinalement de l’homme qui attendait dans l’entrée. « Mieux... attends... Ahh ! Voilà ! » Répondit la voix -essoufflée ?- de la jolie danseuse en levant une paire d’escarpins bordeaux. Sublimes, oui, sans aucun doute. Mais le plus gros problème : ils étaient vertigineux. Sans laisser le temps à son amie de réfléchir, elle les lui envoya depuis l'autre bout de la chambre. Elise les réceptionna de justesse, grimaçant quant à l’idée de passer la soirée coincée là-dedans. Elle savait aussi qu’Alix ne la lâcherait pas si elle refusait. La perspective de chamailleries devant le bel inconnu n'était pas une option, alors elle se fit docilement à l'idée.

Son regard passa de la silhouette assurée de son amie -qui jetait son dévolu sur une paire de sandales lacées noires encore plus hautes que les siennes- au regard du jeune homme.

Intérieurement, elle priait pour qu’il ne la trouve pas ridicule. « Très bien… » Soupira-t-elle, prise d’une très (très) légère pointe de fierté. « D’accord, je vais porter ces engins de torture. Mais je vous préviens, à la première occasion je les retire, et je ne veux aucun jugement. » Elle coupa court au regard beaucoup trop charmant qu’elle maintenait, malgré elle, avec lui.

Cet instant de répit lui permis de réaliser qu’elle se sentait terriblement nerveuse.

Résignée, Elise leva une jambe pour enfiler l’un des escarpins, s’assura de son équilibre dessus puis enfila le second en se tenant au mur le plus proche. Voilà qu’elles étaient prêtes toutes les deux, cette fois. « Vous vous connaissez depuis longtemps ? » se risqua-t-elle a interroger Ren, pendant les dernières retouches de maquillage d’Alix.

Des connaissances, son amie en avait beaucoup. Elles avaient beau se connaître depuis toujours, elle n'avait pas rencontré tout son réseau. Elle lui avait bien parlé de lui à plusieurs reprises, c'est vrai... mais elle ne remettait pas trop la chronologie des évènements.

C’était surtout une excuse pour rompre le silence : elle avait dû passer pour une tombe depuis leur rencontre sur son transat quelques heures plus tôt. Elle était capable de présenter un somptueux bien dans le seizième arrondissement de Paris à des clients importants… elle pourrait bien tenir une discussion plus intelligente qu’un bonjour avec un jeune homme, non ?

Ce serait également l’occasion pour elle d’en savoir plus sur les intentions d’Alix avec lui. « On y va ? » Demanda en parallèle l’intéressée, incapable de tenir en place une seconde de plus.


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Alix se targuait qu'elles étaient apprêtées, mais tout compte fait, à voir comme elle retournait l'entièreté de la chambre, j'eus un léger doute. Je croisais les bras et  passais mon poing devant mon visage et toussai faussement.

Elise et moi, nous attendions qu'elle termine de trouver les dernières affaires dont elle avait besoin, non sans s'impatienter ou en tout cas, la taquiner. Car j'emboîtais le pas sur les paroles de son amie en rajoutant :

— Rappelez-moi... Vous êtes arrivées quand déjà ? dis-je en laissant sous-entendre le bordel qu'elles avaient déjà mis dans la pièce.

Mais Alix était trop affairée dans sa recherche pour relever. Je haussai un sourcil lorsqu'elle sortit les escarpins de son capharnaüm. Pour le coup, j'étais heureux d'être un homme et ne pas avoir à mettre des chaussures qui devaient être aussi inconfortables et même probablement dangereuses. Le moindre faux mouvement et j'imaginais déjà les filles avoir une foulure. Un sourire fendit mes lèvres, encore caché derrière ma main, quand Elise décrivit ces chaussures comme étant des engins de torture.

Malgré cela, il fallait avouer que leurs talons vertigineux les sublimaient. Elles étaient déjà jolies à la base, mais désormais, elles ne laisseraient aucun homme indifférent. Moi y compris.

J'inspirai un coup, un peu en retrait. J'espérais presque me faire oublier, tant j'avais l'impression d'être un étranger dans leur monde. La question d'Elise me sortit un peu de ma réserve. Je tournai la tête vers elle en haussant un peu les sourcils.

— Euh...

Je déglutis.

— Je crois que ça doit faire quoi... Trois ans ?

Oui, cela faisait facilement trois étés que j'avais fait la rencontre d'Alix, ici même, dans ce centre de vacances. Trois ans que je me la coltinais ici et là par périodes. Elle était très intense et, finalement, je pensais que c'était plutôt une bonne chose que nous ne nous voyions que par intermittence. Je ne savais pas si je pouvais faire preuve d'autant de patience qu'Elise pour l'apprécier et peut-être même la supporter depuis des années.

— Et vous deux ? lui retournai-je la question.

Alix réapparut enfin, ses yeux cernés de couleur et d'un joli trait noir.

— Bon... Il vous a quand même fallu cinq minutes de plus, dis-je en vérifiant ma montre.

Je leur offrais un regard accusateur, un sourire en coin, avant de sortir de leur chambre.

— Venez, les autres nous attendent.

Et effectivement, en descendant les escaliers, une petite troupe de jeunes gens attendaient à l'entrée de l'hôtel. Inutile de décrire Ricardo, c'était le gars à la fine barbe noire qui louchait déjà sur les filles à leur arrivée. Avec lui se tenait deux jeunes filles, Carla et Giulia, cette dernière étant une « vraie » italienne, elle ne connaissait pas bien le français. Puis sans compter Joshua, le jeune blond de quinze ans qui travaillait pour sa première année et Dimitri, l'éternel timide de 19 ans, qui avait de légers reflets roux dans ses boucles brunes. La petite team "française" de l'hôtel était réunie pour la soirée.

— Buona sera, les filles, nous accueillit Ricardo en faisant presque une courbette.
— Et moi, je compte pour du beurre ? lui reprochai-je en lui donnant un petit coup d'épaule en passant à sa hauteur.
— Toi, je t'ai déjà vu avant... Comme si je n'avais déjà pas assez vu ta tête !

Je souris franchement et me retournai vers Alix et Élise.

— Je vous présente Alix et Élise, fis-je rapidement la présentation pour les autres.

Mon regard et mon doigt suivit alors les différentes personnes du groupe.

— Bon, du coup, Ricardo, Carla, Giulia, Joshua et Dimitri, ou vous pouvez l'appeler "le Roux".
— Je ne suis pas roux, se plaignit Dimitri.

Alix connaissait déjà Ricardo bien sûr, et probablement avait-elle déjà rencontré Dimitri et Giulia l'année précédente. Je les laissais gentiment et brièvement faire connaissance.

— On y va ? demandai-je essentiellement à Ricardo, qui s'était déjà penché vers les deux arrivantes avec un peu trop d'attention.
— Ouais ! Mais... On y va comment ? me demanda Ricardo. On va décidément pas tous y aller à pied, non ?

Il désigna les deux jeunes femmes et leurs hauts talons. C'était certain qu'ainsi affublée, elles n'allaient guère apprécier la marche jusqu'au village un peu plus bas...

— Soit on y va en voiture... Sinon, je peux toujours porter l'une de vous sur mon dos, ça me dérange pas.
— Tu dis ça pour la descente, mais j'aimerai bien te voir quand il faudra remonter, se moqua Dimitri.

Joshua rigola en cachant son visage vers l'extérieur. Oui, effectivement, les filles étaient canons mais ce n'était pas le plus pratique... Je tournais la tête vers Alix et Élise pour savoir ce qu'elles en pensaient.
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Le rangement : encore une chose qui différenciait les deux amies. Là où Elise était très organisée, Alix se retrouvait mieux dans une pièce désordonnée. « Dis, t’es toujours aussi agréable ? » Râla la concernée à destination du jeune homme, tout en retournant encore et encore ses affaires. Il y en avait littéralement partout, mais seulement d’un côté de la pièce. Leur règle avait toujours été claire dès le début de leurs voyages en commun : Elise prenait un côté, et Alix l’autre.

Pas besoin de tracer une ligne pour séparer les deux côtés tellement la distinction était évidente... Côté fenêtre, celui de la jolie blonde, c'était jonché de vêtements, trousses de maquillages, maillots de bains encore étiquetés… Elise, elle, avait débarrassé sa valise, rangé ses vêtements soigneusement pliés dans le petit placard. Les seules affaires possiblement désorganisées se trouvaient sur sa table de chevet. Possiblement… « C’est un bordel organisé ! Je m’y retrouve très bien. »

Elise esquissa un sourire alors que le jeune homme toussait dans son poing en guise de désapprobation. Pour le coup, elle était bien d’accord avec lui. « Quelques heures. » Répondit-elle alors que son amie terminait sa mise en beauté. « Mais ressenti plusieurs semaines, c’est vrai. »

Elle-même se percha sur les talons hauts que la jolie blonde avait insisté à lui faire porter. Elle portait régulièrement des talons pour travailler -bien qu’elle les choisisse avec une plateforme pour le confort-, ce qui ne serait donc pas un problème pour se déplacer. En revanche, c’était contre tous ses principes de tranquillité en vacances. Enfin… c’était ça où sa tranquillité serait troublée par l’insistance de sa meilleure amie.

Trois ans, donc, qu’ils se connaissaient tous les deux. Elle lui sourit une nouvelle fois, se sentant terriblement idiote à ce sujet, d’ailleurs. Du peu d’échanges qu’elle avait vus, elle trouvait que Ren avait particulièrement bien cerné Alix, et donc ils semblaient se connaître depuis plus longtemps. Peut-être était-il fin observateur ? Elle nota pour elle-même qu’il fallait qu’elle soit prudente s’il avait l’oeil… « … Une éternité ! » Répondit finalement Alix qui s’était approchée pour remettre une mèche rebelle de son amie derrière son oreille en guise de dernière vérification. « Depuis la maternelle. » Confirma la plus timide des deux, calculant rapidement les années dans sa tête, ce qui ne les rajeunissait définitivement pas.

Le sourire qu’il leur adressa en sortant tordit le ventre de la jeune femme qui prit une longue inspiration. Elle pesta intérieurement contre ses chaussures qui lui faisaient déjà mal aux pieds, et sa robe à franges qu’elle devait régulièrement tirer pour ne pas se retrouver avec le pli de la fesse à l’air… Mieux valait se concentrer sur l’essentiel, surtout pas sur ce sourire. Elise ne savait pas du tout à quoi s’attendre, mais se laissa porter par le dynamisme des deux autres.

Cinq autres personnes les attendaient en bas de l’hôtel, dont deux autres jeunes femmes. « Buona sera » répondirent-elles en coeur à l’accueil chaleureux du petit groupe. Parmi eux, un jeune homme brun et barbu qui ne les quitta pas des yeux à l’instant même où elles arrivèrent. Si Alix ne sembla pas du tout dérangée par le regard langoureux qu’il jetait sur elles, Elise aurait préféré se faire toute petite pour qu’on ne la remarque pas. Cependant, entre la robe moulante et les talons vertigineux… c’était raté. Au moins, il semblait très complice avec Renato... et avec un peu de chance il jetterait son dévolu sur son amie qui avait plus l’habitude de gérer ce genre de… personnage ?

« Enchantée ! » répondit joyeusement Elise aux présentations, se forçant à mémoriser les visages et les prénoms de chacun d’entre eux. « Ravie de faire votre connaissance, enfin, pour ceux que je n’avais pas encore vus. » Confirma Alix, bien plus à l’aise en communauté. La question se posa ensuite du moyen de se rendre… eh bien à l’endroit où ils devaient aller, et qu’Elise ignorait totalement.

« Tant que tu choisis la bonne personne à porter, moi je suis pas compliquée ! » Envoya Alix avec toute la provocation dont elle était capable, ce qui fit hausser les yeux d’Elise. Elle était incroyable, vraiment. « Et je suis légère comme une plume. Je dis ça comme ça… »

Mais rapidement, elle se tourna vers sa meilleure amie pour un échange de regards qui valait mieux que mille paroles. Alix, sous ses airs de précieuse princesse, n’était pas du genre à faire la fine bouche ou d’imposer ses caprices. Et Elise… Elise était toujours de bonne composition pour tout. Sans jamais se plaindre, même quand elle savait qu’elle allait subir une situation, elle suivait. Oh bien sûr cette soirée la sortait de sa zone de confort…

C’est donc sans un mot, mais avec de grands sourires, que les deux jeunes femmes retirèrent leurs escarpins pour se retrouver pieds nus sur le revêtement du trottoir. Elles prirent leurs escarpins à la main, puis commencèrent à marcher vers ledit village. « Où on va, du coup ? » se risqua Elise à voix basse pour que seule Alix puisse l’entendre. « Aucune idée, mais je sens qu’on va passer une bonne soirée ! Ren, tu nous embarques où ? Ca inquiète Lison. » répondit-elle plus fort, pour que tout le monde puisse l’entendre.

A la simple mention de son horrible surnom, Elise piqua un fard -heureusement que les autres ne pouvaient pas la voir. La honte...


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Ven 5 Jan - 14:22

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Elise semblait partager mon plaisir en ce qui concernait les taquineries destinées à Alix. Cela me donnait l'impression d'avoir un trait de caractère en commun avec elle, en plus d'avoir l'air plus tranquille et réservée aussi. Sa rencontre me donnait un plus bel aperçu de la vie d'Alix. De sa vraie vie et de ses relations en dehors de celles liées au monde de la danse. J'en venais à me dire que c'était dommage qu'elle n'ait pas invité Elise à venir plus tôt en vacances ici, car je trouvais qu'elle se mêlait bien à l'ambiance. Je ne doutais pas qu'elle trouverait sa place dans notre groupe d'amis. Groupe d'amis que nous rejoignirent assez rapidement.

Ricardo et Alix se mirent à se taquiner comme ils pouvaient le faire d'ordinaire. Alix se plaisait à être le centre d'attention et Ricardo nourrissait toujours un espoir profond de se dégoter la fille de ses rêves comme petite amie... En vain jusqu'à présent. Mais Alix faisait clairement partie de ces "intouchables" pour lesquels son coeur se languissait de chérir. Soit parce qu'il s'imaginait que je nourrissais moi-même cette envie et qu'il ne voulait pas entrer en compétition avec moi, alors que je trouvais ça ridicule car ce n'était clairement pas le cas — quoi qu'il en dise—, ou bien parce qu'il avait quand même un sursaut de lucidité sur le fait qu'il ne pouvait prétendre à ce rôle.

À défaut, peut-être tentera-t-il sa chance avec l'amie d'Alix aussi... Cela ne m'étonnerait guère. À cas désespéré, mesures désespérées.

— Bon, problème résolu alors ? demanda Ricardo en voyant les deux arrivantes retirer leurs chaussures pour marcher pieds nus.

— Il semblerait que oui, répondit Carla un peu acerbe en prenant les devants.

Elle donna un coup d'épaule à Ricardo en passant devant lui l'air de dire : "allez, bouge-toi ! On a pas que ça à faire". Avec Giulia l'italienne, elles ouvrirent toutes les deux le chemin pour ne pas rester planté des heures. Ces deux filles s'entendaient à merveille et étaient dans le groupe sans pour autant totalement se limiter à celui-ci. Elles vivaient généralement leurs petites aventures de leur côté, préférant généralement passer du temps avec Dimitri et Joshua.

Sans trop attendre, les deux plus jeunes garçons en question les suivirent, amenant le groupe à avancer.

— On va au village plus bas, près de la mer, San Cataldo ! répondit Ricardo en tournant la tête derrière lui pour zyeuter vers Élise.

J'attendis un peu que le groupe avance pour fermer la marche. Élise aussi, semblait avoir envie de rester en retrait. Le regard figé au sol et les mains dans les poches, j'eus un petit sourire à cette pensée.

— T'aime bien faire quoi, toi ? continua Ricardo en s'adressant encore à Élise.

Il fallait dire que mon ami avait l'art d'entrer dans le vif du sujet sans détour et sans forcément user de pincettes. Son "toi là-bas" un peu grotesque en parlant d'Élise me fit à nouveau sourire et secouer la tête pour chasser mon hilarité.

En relevant la tête, je remarquai alors qu'en marchant droit devant lui sans regarder où il allait, Ricardo fonça tout droit dans un lampadaire. Un énorme bruit métallique stoppa tous les autres membres de notre groupe pour le regarder, un peu sonné.

— Aïe... Putain...

Tout le monde se mit à rire et j'attrapai le bras de Ricardo pour l'encourager à avancer sans regarder les filles qui marchaient derrière nous.

— T'as quand même l'art de te faire remarquer, hein... lui dis-je dans un soupir amusé.

Il grimaçait tout en marmonnant et en se frottant le crâne.

— On comprend mieux que tu sois con comme un manche à balais, rétorqua Joshua qui se retourna momentanément vers nous.

Ricardo afficha une moue fâchée et lâcha un :

— T'en fais pas, ce sera bientôt ton tour. On verra bien qui rira le dernier !

Halala... Ces gosses...

Nous arrivâmes au premier bar du village, où tout le monde s'arrêta comme d'un seul chef. Je regardai Alix et Élise qui étaient les dernières à devoir donner leur aval :

— On prend un verre avant d'attaquer la suite ? demandai-je.

Carla regarda sa montre.

— La soirée dansante commence seulement dans une vingtaine de minutes et le temps que les gens mettent l'ambiance et tout... On peut attendre un peu ici, proposa-t-elle.
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Dim 14 Jan - 15:33

Elise Masson
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Le ton cinglant de la jeune femme qui répondait au prénom de Carla n’échappa pas à Elise, ce qui contribua à son sentiment de malaise. Les grands groupes n’étaient pas sa tasse de thé : elle préférait les soirées plus intimistes où on discutait autour d’une table, car elle était souvent la plus réservée… et donc celle qui se tenait le plus à l’écart. Elle essaya malgré tout de garder une contenance tandis qu’elle se mettait en marche à l’arrière du groupe. Elle remarqua également que, pour une fois, elle ne fermerait pas la marche.

Renato les informa qu’ils se rendaient en bord de mer, et cette perspective ravit Elise. L’air marin chargé d’embruns avait un effet apaisant sur elle. Oh bien sûr, elle savait qu’ils n’avaient pas pour intention d’aller marcher pieds nus au bord de l’eau... Leurs tenues étaient beaucoup trop recherchées pour cela.

Elle resta un instant dans ses pensées, tandis que le jeune homme marchait quelques pas derrière elle.

Sans l’arrivée soudaine de Ricardo pour la tirer hors de ses pensées, elle aurait été tentée de ralentir le pas pour se mettre à sa hauteur… mais au lieu de cela, Elisa releva les yeux pour soutenir le regard de son interlocuteur.

Il était le seul à porter la barbe, si bien qu’elle ne sut dire s’il était plus âgé qu’elle ou non. Sa question surprit la jeune femme, peu habituée à ce qu’on s’intéresse de façon aussi soudaine à sa personnalité. Habituellement, elle restait dans l’ombre d’Alix, beaucoup plus à l’aise en société. Elle en conclut qu’il connaissait suffisamment son amie, et que son tour était venu. Elle rassembla ses pensées pour répondre quelque chose de construit. “Oh je…” Enfin, elle essaya de répondre quelque chose de construit, mais comme à chaque fois sa timidité reprenait le dessus. “J’aime bien courir.” Il l'encouragea d’un regard à détailler, et elle enchaîna sans trop s’étaler de peur de paraître ennuyeuse. ”Je vais courir tous les matins, quel que soit le temps. Ça m'aide à me concentrer.” Expliqua-t-elle. “Et toi tu… Attent…

Trop tard pour que son avertissement n’atteigne son but… car il percuta de plein fouet un candélabre métallique. Elise eut un hoquet de surprise, ramenant ses mains jusqu’à ses lèvres. “Ca va ?” Lui demanda-t-elle. Elle se sentit terriblement coupable de ne pas avoir réussi à le prévenir avant, mais il marchait si vite…

Renato le ramassa tandis que son rire venait se mêler à l’hilarité générale. Alix, plus solaire que jamais au milieu du groupe, lança un sourire amusé à sa meilleure amie, réalisant qu’elle s’était décomposée. Elle attrapa sa main pour l’entraîner derrière elle. “T’inquiète Lison, il a la tête dure ! Hein c’est vrai Ricardo ?” Elle lui mit une tape amicale dans le dos, non sans user de son sourire le plus charmant. “J’ai oublié de vous prévenir qu’elle les fait tous tomber !” Ricana la jeune femme. “Ah oui, le sens figuré c’est pas trop mon truc...” Déclara Elise, utilisant l’autodérision pour dissimuler son embarras.

La jeune parisienne se détendit un peu au bout de quelques minutes, et sourit à la remarque de Joshua. Ils se taquinaient comme des amis qui s'aimaient beaucoup. Elle retrouvait d’ailleurs des similitudes avec la complicité qu’elle entretenait avec Alix. D’ailleurs, en parlant d’Alix… la façon dont elle chahutait avec Ricardo l'interpella. Bonne observatrice, son amie préféra garder ce sentiment pour elle, mais se décida d'identifier d’autres indices durant la soirée. Alix n’avait pas passé un seul coup de téléphone à son copain depuis leur arrivée... Elle qui était plutôt du genre pendue à ton portable pour lui raconter sa vie, c'était assez remarquable. Elle se demanda même si elle n'avait pas laissé son téléphone à l'hôtel. Son petit doigt lui criait qu’elle l’avait quitté avant de partir, et qu’elle se persuadait que tout allait bien. Il faudrait qu'elle creuse le sujet un peu plus.

La jolie blonde lâcha la main de son amie pour se mettre à hauteur de Ricardo -beaucoup moins sonné maintenant que la divine française marchait à ses côtés. Finalement, le chemin était passé assez vite, et ils s’arrêtèrent devant un premier bar. “Oui !” Répondirent les deux françaises en même temps, alors qu’Elise comprenait qu’ils iraient ensuite dans une soirée dansante. Elle ne s’était pas attendue à autre chose, certes, mais elle essayait de se préparer mentalement à un endroit où les gens venaient plus pour danser que boire un verre ou draguer… quelque chose d’assez différent d’une boîte de nuit. Pas qu’elle soit particulièrement ravie à l’idée d’une boîte de nuit, non, mais au moins elle pouvait se cacher dans un coin sombre en attendant que ça passe.

Perdue dans ses suppositions, la jeune femme se retrouva finalement en dernière position dans la file, juste à côté de Renato. Elle remit ses escarpins jusque-là encore crochetés au bout de ses doigts, releva les yeux vers le jeune homme -toujours plus grand qu’elle malgré les centimètres supplémentaires- et lui adressa un sourire amusé. La situation avait tout de même un petit côté ridicule. Une nouvelle fois, elle redescendit sa robe beaucoup trop courte, puis suivit le reste du groupe dans l’endroit bien peuplé.

L’ambiance était chaleureuse, et la musique très forte lorsqu’elle s’approcha du bar pour commander une bière. Elise était très classique jusque dans ses choix de boissons. Elle n’aimait pas beaucoup les cocktails trop sucrés qui masquaient une dose l’alcool indécente. Encore quelque chose qui contrastait terriblement avec Alix : la jolie blonde revint avec un Cosmopolitan généreusement offert par Ricardo, ce qui ne manqua pas de lui arracha un sourire amusé. “T’es vraiment pas possible ! Il va céder à tous tes caprices si tu continues avec ces regards langoureux…” Se moqua Elise, sans avoir réalisé que Renato se trouvait toujours à ses côtés. La jolie blonde lança sa chevelure derrière son épaule, pas le moins du monde décontenancée par la remarque. “J’y compte bien ma beauté, j'y compte bien !.” Elle fit un clin d’œil à ses deux amis, levant son verre pour trinquer. “A nos vacances de rêves au pays le plus sexy du monde !” Elise laissa un rire cristallin lui échapper alors que son verre s'entrechoquait avec celui de Ren. Son regard dans le sien la fit frissonner, mais elle se détourna pour boire a gorgée du courage. “Encore faut-il en laisser pour les autres !” Dit-elle en trinquant ensuite avec la belle Alix. “Ohhh, attends, est-ce que ça veut dire que tu vas bien vouloir danser ce soir ? Je te promets de te trouver le plus sexy des italiens si tu dis oui. Dis oui ! Allez, dis oui !”


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Mar 6 Fév - 23:12

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Ricardo, même dans ses maladresses, avait l'art de mettre de l'ambiance dans le groupe. Nous nous plaignions souvent de lui, qu'il était parfois lourdingue, mais en vérité, on ne pouvait clairement pas se passer de lui. C'était comme pour Alix : si personne ne l'avait inventé, il aurait fallu le faire !

J'eus un sourire à la dérobée quand j'entendis la réplique ironique d'Élise, car son humour me touchait vraiment. Le sens figuré c'est pas trop mon truc. Le pauvre Ricardo en avait fait les frais, mais heureusement, l'incident ne sembla pas le traumatiser plus que cela. Il n'avait déjà plus de yeux que pour Alix. D'une certaine manière, il devait se sentir privilégié d'avoir autant de son attention. Ils parlaient entre eux jusqu'à arriver au village.

Tout le monde approuva le verre au bar avant d'attaquer la suite de la soirée. Je me contentais d'être là, un peu trop habitué à jouer l'animateur qui laisse les participants choisir eux-même la suite des activités et veillait simplement à garder une bonne ambiance. Les mains dans les poches, j'avais tourné la tête pour rendre le regard qu'Élise m'adressa en remettant ses chaussures. Je lui rendis poliment son sourire avant d'entrer à ses côtés. Je fus le dernier à commander ma boisson avec un simple Fernet Coca... Le Fernet-Branca était un alcool typiquement italien, cumulé ici à un bête coca.

Les quatre plus jeunes s'étaient dirigé vers une table dans l'établissement, tandis qu'Alix et Ricardo nous avait attendus, Élise et moi. Nous trinquâmes tous les quatre ensemble, sans oublier de se regarder dans les yeux pendant que nos verres s'entrechoquaient.

— À nos vacances de rêve !

Plus discret cette fois-ci, j'écoutais et observais mes amis se taquiner, sans ressentir le besoin de m'exprimer. C'était intéressant de voir l'amitié entre les deux jeunes femmes. Ricardo lança un regard vers moi.

— Il n'y a pas plus sexy et meilleur danseur que Ren ! Si j'étais gay, je l'aurais déjà demandé en mariage !

Mon verre à mes lèvres, je recrachais la gorgée que j'avais avalé en entendant ses mots. Je plissais les yeux pour le fusiller du regard.

— Mais Dieu m'en garde que tu n'es pas gay ! répondis-je en sentant un léger malaise m'envahir. Manquerait plus que ça !

Je regardais brièvement Élise du coin de l'oeil pour voir sa réaction, soupirais bruyamment, puis donnais une tape dans l'épaule de mon ami.

— T'es con, lui dis-je encore.
— Tu as un petit copain ? demanda Ricardo en regardant Élise avec sérieux, tout en m'ignorant royalement.

Je fis la moue en le fixant durement.

— Tu pourrais lui demander avec un peu plus de tact, quand même, fis-je remarquer.  

Il garda son attention rivée sur la brune, et leva sa main en mimant une personne qui parle dans le vide. Je haussai les sourcils d'une nonchalante incrédulité.

Néanmoins, si je n'approuvais pas la manière abrupte de Ricardo de demander les infos... Je devais... avouer que la curiosité m'emportait quant à cette réponse. Je voyais l'expression d'Alix amusée derrière son Cosmopolitan.  

— Je vais pas demander à Alix, pour sûr qu'elle a déjà un prince charmant dans son coeur, lança Ricardo d'un ton presque théâtral.

C'était pour me répondre. Mais de la manière dont il l'avait dit, il espérait avoir une réponse de la blonde, à la question qui se cachait dans ses mots. Il lorgna sur la concernée à ses côtés.

— Par contre, moi, je suis piètre danseur, s'avoua-t-il vaincu.

Ses yeux furent presque larmoyants quand il observa les deux jeunes femmes, tour à tour.

Je me penchai vers Élise pour chuchoter :

— Si vraiment tu n'oses pas danser car tu as peur du ridicule... Sache que ce ne sera jamais pire que lui. Crois-moi.

Un petit sourire en coin habilla mes lèvres et je bus une gorgée de mon coca alcoolisé.

— Je vais aller voir les « petits », annonçai-je pour prévenir que j'allais rejoindre les plus jeunes de la bande à leur table.

Nous eûmes ainsi encore le temps de rire et d'échanger avec l'ensemble du groupe, avant d'attaquer la soirée dansante qu'Alix attendait avec impatience. Dans un chaos de conversations qui s'entrecroisaient, nous retournâmes à l'extérieur pour aller au dancing du village.

Au visage un peu livide d'Élise en allant jusque là, je me permis de lui parler dans l'espoir de la rassurer un peu, ou du moins de lui changer les idées.

— Tu as tellement peur d'y aller que tu as perdu ta voix ? demandai-je.

Je ne doutais pas qu'Alix m'empoignerait dès qu'on y arriverait pour danser un peu ensemble, mais je profitais de ce court instant où elle était partie devant avec Ricardo.
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Si tout le monde dansait, qui serait spectateur ? - ft maioral
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