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LE TEMPS D'UN RP

De l'autre côté. [PV Mandrin] [possible 18+]

Mandrin
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Mandrin
Jeu 18 Mai - 13:55

Timofeï
Ruslan

J'ai la trentaine, rien d'absolument certain (longue histoire) et je vis à Saint-Pétersbourg, Russie où m'a piégé l'influence traîtresse d'une jolie blonde aux dents longues... longue histoire aussi. Dans la vie, je suis artiste et je m'en sors sacrément bien, madame m'ayant présenté du beau monde. Sinon, grâce à ma chance légendaire, je suis accroché aux basques d'un vampire cinglé et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires : la situation se complique pas mal dernièrement parce que, voyez-vous, le cinglé a bouffé la blonde qui ne me traitait pas exceptionnellement bien, et depuis on est un peu en cavale lui et moi. On s'en sort mais... je crois que je devrais repenser ma carrière, j'ai négligé mes clients ces derniers temps et surtout, je ne m'intéresse plus au boulot, découvrir le monde vampirique offre un attrait irrésistible à mon amour de la route, qui semble bien être le fond de ma personnalité.


Dès qu'ils sont seuls, Örlove s'apaise. C'est immédiat, on lui offre un territoire, il y étire ses griffes et il se sent mieux. C'est tellement... Timofeï espère que ça ne se voit pas sur sa figure, mais au fond, il trouve ça attendrissant. Puis les choses basculent brusquement et il ressent sa morsure, avant même que leurs corps se rapprochent. Quand les vêtements se dénouent, son coeur s'accélère immédiatement et il manque un pas, saisi de vertige comme toutes les proies sidérées sous le regard des dévoreurs. Sa main cherche le décor pour s'y accrocher. Cet endroit lui fait l'effet d'un très joli aquarium et il n'y fait pas attention, il sait qu'ils ne vont pas rester. Ce n'est qu'un sas entre deux mondes. Mais comme tous les lieux où il vit avec son compagnon, cet endroit lui appartient. C'est le pouvoir qui lui donne l'impression de défaillir, le pouvoir partagé, celui qui envahit sa gorge comme un vin.

Ensemble. Toujours ensemble. Voilà pourquoi il s'accroche, se cramponne, invite la douleur. Comme une injection pure et exaltante, droit dans ses veines. Le pouvoir se partage par l'abandon total de la sécurité. Cela, il l'a compris dès que son regard s'est posé sur le vampire, même si sur le moment, il ne s'en rendait pas compte clairement. Il ne mettait pas de mots dessus.

"Est-ce que je vais devenir un vampire ?" demande-t-il d'une voix ténue, en caressant les tatouages familiers. Il s'attend presque à les voir s'animer. Des créatures qui s'envoleraient de cette peau vibrante de vie. Cette peau désormais éclairée par une vive lumière, si semblable au soleil... Ce n'est qu'un aquarium mais il pourrait se faire à un peu de cette existence. "Ne dis rien. Ça n'a pas d'importance."

En s'accrochant à lui de plus belle, il le ramène face à face, dévore ce sang sur ses lèvres, son propre sang. Ils sont libres ici, plus de soleil à craindre, c'est tellement... léger. Ou peut-être cette impression vient-elle du sang qui vient d'être retiré de ses veines ? Il a besoin des bras du vampire pour se maintenir debout, quelle ironie. Un petit rire franchit ses lèvres, mêlé de toutes les émotions qui le traversent. En se mordillant la lèvre, il se permet une petite caresse au long de sa mâchoire anguleuse, où jouent des muscles si impitoyables.
La Bête, fauve et aimante à la fois.
"On sera toujours nous deux, les détails on s'en fout. Les deux trouble-fête, je sais pas, comment ils nous surnomment, les autres ?"

Les deux électrons libres. Les deux étincelles qui mettent le feu aux poudres. Les deux démons. Ils n'ont pas détruit tant de choses pour l'instant, si ? Quelques vies et leurs carrières, quelques dégâts matériels au passage. Ça pourrait être bien pire. Le vertige le reprend et il ressent le besoin de s'étendre, avec ces tatouages dénudés contre lui. Il veut tous les voir, ils sont si différents sous cette lumière, il en a besoin, comme s'il relisait un livre adoré dans une nouvelle édition aux illustrations brillantes.

Ses genoux ploient, ses doigts fébriles s'attaquent au pantalon. Il a un peu peur de ce qui les attend mais c'est ce qui rend tout cela si cool. Alors il ferme les yeux, et se laisse emporter. Et vous, Monsieur Joyce, vous aimez la vue ?

Peut-être que ce type va les rejoindre et montrer de quoi il est capable. Qu'ils vont pouvoir lui arracher son beau costume, trop lisse, comme si on l'avait repassé directement sur son corps de robot. Qu'ils vont pouvoir le faire sortir de ses gonds. Oh, ce serait drôle. Mais tout est trop bien organisé ici, ils ne vont pas pouvoir causer le chaos si vite, ça demanderait du travail ; et pour le moment, ils n'ont d'yeux que l'un pour l'autre, et cette lumière. Tant que Timofeï a des forces à donner, et Örlove, des forces à prendre, le tourbillon tournera toujours dans le même sens : droit vers le fond, droit vers les abysses, péché sur péché, jusqu'à brûler le ciel. Jusqu'à l'épuisement. Le forain ne pense même plus à l'ami qui est venu avec eux. Un ami, ça ? Un observateur curieux. Un danger C'est bon d'avoir une cloison de métal entre leurs appartements.

"Ismaylov trahit sa vocation de médecin," souffle Timo comme un secret. Aussi parce qu'il vient de se déchaîner joliment. "Je l'entends délirer derrière le mur. J'entends pas des phrases, mais des espèces de... d'envies. Il se dit que... il comprend des choses qui couvaient dans sa tête depuis toujours, mais qu'il ne réalisait pas. Ce mec a toujours été trop cérébral." Une petite grimace : il est vraiment à plat. "Ah, il regarde les grandes tours de verre dehors, et il se dit que ce sont comme des organismes, que c'est plus intéressant de gérer leur santé générale que celle d'un seul mortel. Il se demande à quoi correspondrait la médecine légale dans ce parallèle."

Mettant les mains en porte-voix, Timofeï cria en direction du mur : "L'archéologie !" Il éclata de rire en entendant le poing de leur voisin s'écraser contre la cloison. On aurait dit ce voisin râleur, à l'hôtel, qui s'agace parce que vous faites l'amour trop bruyamment alors qu'il essaie de dormir. Sauf qu'il n'avait pas bronché pendant qu'ils faisaient l'amour. Ha. Peut-être qu'il n'en pensait rien. Même alors que ses paupières se fermaient toutes seules, Timo se sentait moins vulnérable à son égard désormais, et cela l'emplissait de satisfaction : il allait enfin pouvoir vérifier ce que ce gars avait sous le capot, à tout moment.


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Ezvana
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Ezvana
Dim 21 Mai - 18:39

Örlove Lianev
Je suis un Vampire vivant à Saint-Pétersbourg en Russie. J'ai l'air d'avoir la trentaine en apparence. Je suis un Traqueur, un tueur. Je n'ai pas de but précis, pas de ligne directive. Le curseur entre le bien et le mal ? Je n'en ai pas. Je n'ai aucune limite, car je suis libre.
Pour ce qui est de ma vie sentimentale, je suis très proche d'un humain. A voir si je ne le vide pas sur un coup de tête.



J'ai découvert l'existence des Seuil -passage vers un autre monde - il y a peu. Avec Timofeï mon compagnon humain et Egor un compère Vampire on vient d'en traverser un. Qu'est ce qui va se passer par la suite ?


avatar :copyright: Moi

Entre ses bras il sent la faiblesse soudaine du petit humain. Le maintenir d'une poigne puissante, le garder droit sur ce canapé pour qu'il ne chute pas. Le regard hivernale qui vérifie la pâleur de cette peau. Toujours faire attention à ne pas trop fatiguer Timofeï, ne jamais aller trop loin.

Un nouveau baisé, ce goût d'hémoglobine qui s'échange. Leur haleine est carnassière, comme deux fauves qui partagent un moment intime après c'était délecté d'une proie. La tension monte d'un cran, la pression se fait sentir. Cette envie brutale de retirer la moindre couche de vêtement pour être libre de ses vêtements.

Il se penche en avant un sourire aux lèvres.

- Pour toujours à et jamais.

Presque un ronronnement. Déclaration amoureuse qu'il n'a pas retenue ; qui se déverse de ses lèvres. Cette main qu'il prend pour la poser sur son cœur qui battait fort, telle une preuve de ce qu'il venait dire. Est-ce cet endroit qui dénoué tous ces liens ? Il ne savait pas. Mais il ressentait le besoin de le dire, même en murmurant.

Frénésie. Qui soudain les habite, leur donne des tremblements et des frissons dans tout le corps. Ce besoin de sentir la peau de l'autre, de la goûter, de la faire rougir. Les corps se cambrent, des râles fusent. Donner pour recevoir, pour entendre la douce mélodie des gémissements à ses oreilles. C'était une danse nuptiale d'un érotisme à faire détourner les prudes.
Örlove maintenant Timofeï contre lui alors qu'ils étaient tout deux allongés sur le canapé d'une étrange matière. Il n'avait pas envie de le repousser, de reprendre un peu de cette liberté qui lui collait à la peau. Non, pour le moment il préférait savourer l'instant où la dopamine fusait dans ses veines, ou le corps était engourdi après avoir fait l'amour. Presque les paupières sont lourdes. Pourtant, il sentait au fond de son horloge biologique que ce n'était pas l'heure.

Dans leur monde, il faisait encore nuit et impossible de dérégler un rythme établit il y a des décennies. Toutes les fibres de son être criaient qu'il faisait Nuit et qu'il devait être actif. Et le soleil brillait à travers les grandes baies vitrées.
Cela allait être compliqué à gérer.

Un sourcil arqué se hausse quand il entend le souffleur de verre parler d'Egor. Un rire éclate quand il entend sa réaction à travers la paroi, une main tatouée pour venir étouffer cette exclamation.

- Et bien l'isolation n'est pas au top. On pourra le faire remarquer à ce coincer de Joyce. Cela le fera tiquer.

Un sourire en coin. S'agiter sur le canapé pour trouver une position confortable.

- Cependant, il va falloir que tu gères, ce … Don. Personne n'aime que l'on rentre dans sa tête et Egor peut devenir dangereux à cause de cela. Je préférais éviter les risques si tu veux bien. D'accord ?

On ne savait pas comment Egor réagirais à ce nouveau monde. Ni quel don il développerait. D'ailleurs et lui ? Un frisson le parcours.
Mieux vaut ne pas y penser.
Comme une épine pleine de poison qui vient de se planter dans son cerveau, cela tourne dans son crâne. Quelles étaient les capacités de cet univers ? Tout était possible ? Y avait-il des malédictions ? Pouvait-il chopper une maladie incurable du fait de son vampirisme ? Et Timo, allait-il lire dans son crâne en permanence ? Pourra-t-il garder des secrets pour lui ?

Cela tourne, l'inquiète. Lui triture l'esprit.
Se déloger du canapé, s'échapper de l'étreinte de l'humain. Comme monté sur ressort il avait besoin de bouger.

D'un pas souple il explore l'appartement, cherche une pièce en poussant les portes qui ne firent aucun bruit. Il trouve enfin la salle de bain, bien trop spacieuse pour être descente. Et là encore du marbre noir au veines dorées tapissait le sol et les murs. Il prend une douche il se nettoie avec minutie. Il se voit dans l'immense miroir et en pendant une seconde il ne se reconnaît pas dans le reflet. Était-ce la lumière sur ces tatouages, sur les ombres de ses muscles qui lui donnaient cet effet ? Ou il y avait quelque chose ici qui le changeait ?
Le Vampire s'observe, cherche dans ses yeux pâles s'il y avait un détail qui pourrait l'aiguiller. Au fond de lui il y avait quelque chose qui couvait, une émotion refoulée depuis toutes ses années.
Battre des cils, passer à autre chose. Chercher une serviette, imbiber deux de ses côtés, une seule avec du savon.

Encore ruisselant d'eau il retourne dans le salon et met un genou à terre pour nettoyer son partenaire. Avec une douceur et une lenteur calculée il nettoie la peau salis par leurs débauches, glisse la serviette sur les parties sensibles sans se soucier d'une quelconque pudeur. Il n'y avait plus de ça entre eux, depuis bien longtemps. C'était comme un rituel qui apaisait l'âme torturé du Vampire. Et quand enfin il est satisfait, il repli la serviette en quatre, la pose sur la table basse. Sans demander son avis il vient glisser ses bras sous le corps encore trop chaud de l'humain et le soulève dans ses bras d'une traction énergique, sans effort apparent.

Le corps blottit contre lui il se dirige vers la chambre qu'il avait recherchée juste avant. Trouver ce lit gigantesque, déposer son fardeau dans les draps noirs.
Décidément tout était monochrome dans cette baraque.

- Attends, j'arrive.

Toujours dans une nudité totale il se déplace, possède l'espace de son pas fluide et de son corps taillé pour le combat. Déjà habitué des lieux il trouve le frigo et sans grande surprise il trouve de quoi se nourrir ainsi que des poches de sang.
Putain il y a même mon groupe sanguin favoris. Stalker de Joyce.
Il y avait des pains naans au beurre et à l'ail, du houmous, du guacamole. De l'eau fraîche. Dans un placard il trouve des gressins et des apéritifs salés.

Vouloir faire chauffer les pains au four mais ne pas comprendre son fonctionnement. Râler, soupirer manquer de frapper sur tous les boutons pour qu'il y ai une réaction. Enfin il ronronne et Örlove souffle.

Se brûler la pulpe des doigts quand il les récupère, tout mettre dans un plateau et le ramener vers son amant. S'asseoir sur le bord du lit, chopper un pain encore trop chaud et dégoulinant, prendre du sopalin.


- Mange. Reprend des forces.


Un ordre qui ne devait pas être discuté. Croquer encore et encore, se ravitailler en énergie. Ils discutent en même temps, partage un moment privé comme seul les couples vivent. Des petits riens, des sourires, des hochements de tête. Une exclamation, un rire.
Puis soudain il y eu un bruit dans l'entrée.

Aussitôt il fait signe à Timofeï de se taire. Une main veineuse qui se dépose sur la bouche de l'humain pour le museler. Telle la panthère qui descend souplement de son arbre, le Vampire s'active semble glisser sur le sol alors qu'il ne fait aucun bruit en se dirigeant vers ce qui l'alertait. Il voit une silhouette féminine, des cheveux bruns au carré, habillé simplement. Elle portait des vêtements dans ses bras.

Prendre un couteau dans un tiroir et s'approcher sur la pointe des pieds de cette silhouette. Une fois à portée il bondit prestement, attrape par la gorge cette femme et pointe le couteau sur sa jugulaire.

- Tu es qui bordel ?

Dans le corps qu'il contenait il n'y avait aucune chaleur. Et étrangement son corps semblait très compact, très solide.


- Je suis Alfa3a, monsieur Joyce vous convie à ses appartements.

Elle bouge son visage et se taillade la peau sous le couteau aiguisé. Le sang qui perle est jaunâtre.
Örlove recule, dévisage cette femme au calme olympien.


- Mais tu es quoi ?

Alfa3a se tourne vers lui en souriant.

- Je suis une androïde, au service de monsieur Joyce. Je serais là pour nettoyer vos appartements et vous renseigner si vous le désirez.


Örlove se gratte la tête et elle le balaye du regard de haut en bas.


- Veuillez trouver une tenue adéquate je vous prie. J'ai de quoi habiller monsieur Ruslan.


Le Vampire fait demi-tour en prenant les vêtements et retrouve Timofeï.


- Il faut que l'on s'habille. Le Grand patron veut nous voir.

Poser le tas de tissu sur le bord du lit. Se tourner, chercher autour de lui quelque chose qui ressemblerait à chez lui. Bingo ! Il y avait une penderie.

- Tu te sens en état ?

L'inquiétude se lit sur les traits de son visage.

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Mandrin
Dim 4 Juin - 14:31

Timofeï
Ruslan

J'ai la trentaine, rien d'absolument certain (longue histoire) et je vis à Saint-Pétersbourg, Russie où m'a piégé l'influence traîtresse d'une jolie blonde aux dents longues... longue histoire aussi. Dans la vie, je suis artiste et je m'en sors sacrément bien, madame m'ayant présenté du beau monde. Sinon, grâce à ma chance légendaire, je suis accroché aux basques d'un vampire cinglé et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires : la situation se complique pas mal dernièrement parce que, voyez-vous, le cinglé a bouffé la blonde qui ne me traitait pas exceptionnellement bien, et depuis on est un peu en cavale lui et moi. On s'en sort mais... je crois que je devrais repenser ma carrière, j'ai négligé mes clients ces derniers temps et surtout, je ne m'intéresse plus au boulot, découvrir le monde vampirique offre un attrait irrésistible à mon amour de la route, qui semble bien être le fond de ma personnalité.


Vautré sur le lit, Timofeï regardait le plafond immaculé, et une pensée lui tournait en tête : c'est pas ici qu'on trouverait une araignée. Il s'ennuierait vite dans ce quartier, ça lui faisait penser à un hôpital ou à une base militaire. Même les usines où il avait mis les pieds parfois n'étaient pas aussi propres. Ce n'était pas normal. Ce n'était pas ça, la vie. Dans un monde où il n'y aurait que des vampires et tous ces vampires seraient Egor, peut-être. Il se mordilla la lèvre en riant. C'était agréable en tout cas de constater que le personnel avait prévu de la nourriture avec laquelle il était familier. Un peu comme si des aliens essayaient, maladroitement, de lui donner le sentiment qu'il était un peu chez lui.

"S'habiller... Je présume qu'ils nous ont prévu des tenues spatiales aussi ?" Il se redressa sur un coude pour regarder Orlöve fouiller la penderie. "T'en fais pas, ça va aller. Un bon repas, ça me remet toujours sur pied ! Je serais partant pour une randonnée," ajouta-t-il dans une provocation rieuse, en frappant sur son genou. Il était sérieux. En ce moment, il était partant pour tout, à condition qu'on ne les sépare pas. C'était peut-être cette angoisse qui pesait sur son système et faisait monter son adrénaline à un niveau constant.

Sautant du lit, il s'approcha de leur visiteuse. Une androïde, hein ? Elle avait des traits extrêmement réguliers, mais il avait déjà vu des gens comme ça. En fait, elle lui rappelait Kim Arlington, l'ambassadeur néo-zélandais qu'il avait croisé à Saint-Pétersbourg et qui lui avait passé commande d'une figurine de tortue marine qui lui avait donné du fil à retordre. Torture marine, il l'appelait. Mais c'était une des plus jolies petites statues de sa carrière, et au fond il était reconnaissant à ce client exigeant de lui avoir réclamé un tel perfectionnisme.

"Tu crois que ça m'irait, ce genre de coupe ? Le petit carré mignon..." lança-t-il par jeu, en venant tourner autour de la bestiole. Il prit la tenue qu'elle lui réservait et déplia bruyamment les vêtements. C'était drôle, il ne percevait rien chez elle, une coquille vide, et pourtant... Elle pensait. Il l'entendait penser, mais dans un langage qu'il ne pourrait jamais décrypter.

Est-ce que ce serait comme ça avec son vieux cheval ? Il laissa son regard se voiler un instant en y pensant, tandis qu'il essayait les habits. Il ne le reverrait pas dans cette vie, pauvre bête.

En passant d'abord les sous-vêtements, il remarqua que le tissu était particulièrement doux et soyeux, mais il n'arrivait pas à déterminer de quoi il s'agissait. Quelque chose de synthétique et organique à la fois, entre la soie et le coton, mais pas... de ce monde ? De ce monde-ci, certainement, mais aucun oligarque n'aurait eu la fortune nécessaire pour se procurer ça là d'où ils venaient. Et il se retrouva en costume. Il appréciait les costumes qui le rendaient élégant tout en respectant son originalité naturelle et sa liberté de mouvements. Ce n'était pas du sur-mesure, c'était presque un diagnostic psychanalytique. Une nouvelle peau, littéralement. Il adressa un large sourire à l'androïde en guise de remerciement, même si elle n'y était pour rien.

"Hey ! Love ! Regarde comme je suis beau !"

Sitôt habillé, sans même prendre la peine de redresser son col – il savait que son compagnon le ferait pour lui – le dévot accourut pour se montrer à son amant, se tourner devant lui, se faire admirer et l'admirer en retour. Il y avait toutes sortes de raisons de s'angoisser dans la situation où ils étaient plongés, mais aussi, toutes sortes de raisons pour s'amuser. Il suffisait de se dire que c'était un rêve, et se laisser porter par les événements. Pour l'instant on prenait soin d'eux. Ils auraient pu vivre ici. Il fallait juste se renseigner sur le loyer exact, parce que ça, c'était encore en suspens.

"Allez, on va voir le proprio, râler sur l'isolation, tout ça. Promis, je laisse le toubib tranquille."

Mais quand il se retrouva face à Egor, il ne le reconnut pas. Lui aussi avait reçu une tenue. Une sorte de smoking rouge sang à revers noirs lustrés et plastron blanc immaculé, une vraie tenue de psychopathe. Une jambe mécanique toute neuve, peut-être même plus que mécanique, il y avait quelque chose de bionique dans le naturel félin de sa démarche. Et quelque chose chez lui était différent. Quelque chose dans son maintien. Une assurance menaçante. Une sorte de... Timofeï ne savait pas comment appeler ça. De l'orgueil ? Un truc d'aristo en tout cas. Le mec en mission qui ne doute absolument pas d'être dans son droit, au contraire, et qui ne comprendrait même pas qu'on manifeste l'intention de le dissuader. C'en était presque indécent.

Le mortel tint parole et n'investigua pas davantage la direction de ses pensées ; d'ailleurs, il avait un peu peur de ce qu'il allait y trouver. Il avait toujours pressenti ce potentiel chez Egor, une sorte d'héritage ancestral endormi ; mais il était lui-même moins sensible aux signes comportementaux à l'époque, et puis le vampire avait quelque chose de cassé. Plusieurs choses, à vrai dire. Là, il était réparé. Tout était fonctionnel. La machine s'était remise en marche. Timo n'était juste pas entièrement sûr que ce soit une bonne chose pour tout le monde.

Il se contenta de serrer dans la sienne la main de Son Vampire, et de se tenir tout proche de lui, sans prononcer un mot. Le docteur en revanche marcha droit vers eux, toisa Örlove comme s'il le voyait pour la première fois, et lui sourit, haussant un sourcil. Oui, il respirait la morgue à plein nez.

"Les choses sérieuses commencent," dit-il simplement. Avant d'ajouter, comme s'il voulait vérifier que ces syllabes avaient encore leur place dans sa bouche : "Mon frère."

Timofeï avait juste hâte qu'ils sortent se promener. S'imprégner un peu de l'atmosphère de la ville au-dehors, voir les bars, les stands de rue, écouter les conversations des passants, observer les véhicules à la mode. Il ne lui fallait guère plus pour se sentir vaguement chez lui, et ça lui suffisait. Mais il était conscient de la prudence animale qui gouvernait les sens de son ami en terrain non conquis, et il respectait son rythme. D'ailleurs, pour le moment, ils n'étaient pas libres de leurs allées et venues, comme le lui rappela immédiatement la silhouette inquiétante du majordome à la sortie de l'ascenseur.

Tiens, lui aussi, il avait le col légèrement dérangé. Timofeï sourit. De son côté, il n'avait rien promis du tout et il s'appliqua donc à lire dans les pensées du pingouin. Méfiant. Protecteur. Prêt à tuer. Mélancolique. Volontaire. Et, comme tous les chevaliers solitaires, désespérément amoureux. Cette notion surprit Timofeï et lui donna une certaine empathie pour ce bonhomme a priori antipathique ; les adeptes de règlement et de vénération du pouvoir en place ne le brossaient jamais dans le sens du poil, mais il comprenait les raisons de celui-ci. Il attira son vampire contre lui pour chuchoter à son oreille, incertain de pouvoir l'atteindre par la pensée :

"Il baise le patron. Ou il voudrait bien."

Les petits ragots du quotidien. Mais ça pourrait être utile, qui sait.


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Ezvana
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Sam 8 Juil - 2:13

Örlove Lianev
Je suis un Vampire vivant à Saint-Pétersbourg en Russie. J'ai l'air d'avoir la trentaine en apparence. Je suis un Traqueur, un tueur. Je n'ai pas de but précis, pas de ligne directive. Le curseur entre le bien et le mal ? Je n'en ai pas. Je n'ai aucune limite, car je suis libre.
Pour ce qui est de ma vie sentimentale, je suis très proche d'un humain. A voir si je ne le vide pas sur un coup de tête.



J'ai découvert l'existence des Seuil -passage vers un autre monde - il y a peu. Avec Timofeï mon compagnon humain et Egor un compère Vampire on vient d'en traverser un. Qu'est ce qui va se passer par la suite ?


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Peut convaincu par la provocation joyeuse de son ami, il rentre dans la penderie, admire la netteté de chaque tiroir et portes. Tout avait été fait sur mesure, dans un métal mat. Une main se tend pour toucher les vêtements et la matière sous les doigts semble irréel. Un peu comme s'il caressait de l'eau solidifier.

Il s'arrête sur un costume noir, des plus classique. La chemise sombre semblait n'être qu'un voile de fumée tant elle était légère, le costume se glissa parfaitement sur ses épaules tel une caresse. Parfaitement cintré elle semblait épouser les lignes dures de son corps pour parfaire son allure de prédateur. Fermer les boutons de manchettes avec un calme et une précision de celui qui a répété ce geste des milliers de fois. La ceinture dans un cuir inconnu claque quand il la serre. Il glisse son arme par habitude dans l'arrière de son pantalon.

Il se sentait lui-même, comme si ce vêtement ne pouvait que refléter la dangerosité de son espèce. Le Vampire semble pouvoir respirer à nouveau comme s'il avait enfin la combinaison faîte pour ce monde.


Plonger dans ses pensées il se retourne quand il entend l'humain s'agiter. Un sourire vient fleurir sur son visage et il vient s'approcher, tend ses mains pour remettre le col en place alors que Timofeï s'agite.

- Tes vêtements te vont comme un gant. Et moi ? Comment tu me trouves ?

Faire un pas en arrière, tourner sur lui-même en haussant un sourcil arqué. Un sifflement appréciateur comme réponse et un léger rire sort de sa poitrine. Son ami était un véritable feu follet qui brillait dans le noir comme dans la lumière. A n'en pas douter il allait s'épanouir dans cette nouvelle réalité. Peut-être qu'il s'adapterait mieux que lui. Il était encore secoué par cette nouvelle réalité. Et il ne doutait pas une seconde que la visite chez le Géant allait mettre en place des règles qui allaient tout mettre en place. Définir les contours de ce monde trop flou.

Quand il se trouve face à son compère, il ne réagit pas. Il porte son petit sourire en coin, admire la nouvelle prestance d'Egor. Mais il n'en pensait pas moins. Il était une menace, une possible cible qui portait une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Cette façon de se tenir, de rouler les mots dans sa bouche comme s'il était en train de mâcher quelque chose de peu appréciable.
Non, Egor avait changé. Mais lui-même ne sentait-il pas un dérèglement dans son propre corps ?

- On avance. Toujours. Mon frère.

Aucune hésitation. Les mots glissent de sa bouche sans heurt ni bafouillement. Un sourire plein de crocs comme une menace muette. Qu'il ne se sente plus pisser le Vampire bionique, il n'était pas le seul à avoir des atouts dans sa manche.
Timofeï le tire par la manche et il écoute attentivement.
Oooooh ! Intéressant.
Une information qui pouvait servir un jour. Puis Örlove se demande ce que c'était de coucher avec un titan comme le Joyce. Cela devait être quelque chose. Il était certains qu'il aimait les ceintures de cuirs et les baillons vu le balai qu'il avait dans le cul.
Un ricanement silencieux.
Puis il visualise la scène et se dit que finalement cela ne serait pas si mal en fin de compte.

Ce sont avec les pensées vagabondes qu'ils s'approchent de l'ascenseur qu'avait appelé le majordome. Visiblement il n'avait que son pouce qui pouvait l'activer.
Un pouce, cela se coupe.
Mais vu la dégaine du rouquin, il ne serait pas facile à mettre à terre et il savait qu'il ne pouvait pas compter sur Egor. Lui semblait bien content de la situation.
Une fois à l'intérieur, le rouquin parla à voix haute.
Ah merde, reconnaissance vocale. Plus compliqué.

Pas de musique de l'ascenseur. Aucun bruit hormis les respirations. Tous semblaient à cran, tendu. Comme sur le point de bondir ou de découvrir quel couteau ils allaient avoir sous la gorge.
L'ascenseur donne directement sur l'appartement. Spacieux, de blanc et de chrome. Visiblement le Joyce avait les mêmes goûts que lui quand il voit ce canapé enfoncé dans le sol, face aux immenses baies vitrées, digne des années 70.

Malkior s'avance et William apparut de la droite. Il y eu un échange de regard de quelque seconde à peine, mais Örlove se demande s'il n'a pas intercepté quelque chose.

Puis de nouveau le géant blond affiche un sourire parfaitement contrôlé, fait un signe de main pour inviter les personnes à s'avancer.

- Bienvenue chez moi. Mettez-vous à l'aise.

Le maître de maison se tourne vers sa cuisine sur la gauche, cherche une bouteille d'alcool dans un placard et sort le bon nombre de verre.

- Se soir nous allons parler du contrat que vous allez devoir signer pour rester dans la Ville.

Ils ne les regardent pas, se met juste à verser la même quantité de liquide ambré dans les larges verres à Whisky. C'était une évidence pour lui, il ne s'attendait pas à ce que l'on puisse répliquer. Le Maître des lieux c'était lui. Et son autorité était écrasante.

D'une main il pousse les verres vers les personnes, prend le sien et vient le tenir en l'air.

- Que nos accords soient fructifiant.

Il boit une gorgée. Le Vampire s'approche, prend un verre et avale aussi une lampée en se disant que c'était un bon moment pour dégainer son arme. La proie était dans une position instable.
Et le regard bleu qui se pose sur Örlove le clou sur place.

- Que l'on soit bien clair vous et moi, commença le géant blond. Ici, je suis chez moi. J'ai le contrôle sur vos petites vies tant que vous n'avez pas rempli les termes du contrat. Ici ou dans un autre quartier, dans votre monde, je vous rattraperais.

Une main se lève et Örlove sent un poids étrange sur l'arrière de son pantalon, son arme semblant devenir une flaque, Egor à un mouvement sur le côté comme si un boulon avait sauté. Puis la sensation disparut et le Médecin légiste se redressa.

- Ne tenait même pas de me nuire d'une quelconque façon. Et si par miracle vous me tuez, sachez que je ne suis pas la seule menace ici.

Il eut un regard vers Malkior.

- Et des tueurs, nous en avons aussi. Les gens de ma famille ne cesseront de vous traquer que quand on vous aura mis une balle en pleine tempe. Suis-je clair ?

Le mafieux hocha la tête. Bien, il connaissait les enjeux sur ses pensées meurtrières. Le géant eut un mouvement étrange alors qu'il s'approcha du Vampire, il en fit le tour en humant son odeur.

- Je vois que vous avez déjà marqué vos territoires respectifs. Ravis que vos appartements vous complaisent.

Il s'éloigne tout en buvant tranquillement son alcool fort.

- Vous pouvez rester ici si vous le désirez, prendre un autre lieu ou habiter dans ce quartier ou dans un autre. Vous êtes libres d'aller ou bon il vous semble dans cette Ville, je prendrais à charge vos logements. La seule condition c'est de rappliquer quand je claque des doigts. Est-ce clair ?


Örlove ne répliqua pas, même si à l'intérieur de lui il se sentait chauffer, comme des braises qui avaient repris flamme. On pouvait lire dans cette assurance certaine les lignes derrières ce masque d'un sourire éblouissant. Il portait un masque fait sur mesure, mais son être était bien plus sombre qu'il ne le laissait paraître.
Juste hocher la tête, boire une gorgée pour laisser passer l'amertume d'être sifflé tel un chien.
Joyce attendit que tout le monde obtempérât. Il était incisif. Aussi tranchant qu'une lame de rasoir.


- Je sais être juste. Tant que vous faite ce que l'on vous demande, il n'y aura aucune représailles. Je pourrais même vous conseiller si besoin, vous guider pour mieux comprendre notre réalité. Je serais un appui, une personne sur qui vous pouvez compter. Je vous financerais tant que le travail est fait. Mais je sais aussi être intransigeant. J'exige la perfection, j'ordonne l'excellence. Si vous faîte mal votre travail, si vous mettez du temps à réagir, il y aura des sanctions. Suis-je clair ?

Comme à son habitude il attend que tout le monde confirme qu'il avait compris.
Il pointe du doigt Örlove.

- Pour vous, les termes sont clairs. Vous allez être mon tueur. Mon traqueur personnel. J'ai des personnes qui sont allés dans votre monde et qu'il va falloir retrouver. Mort ou vivant, cela vous sera précisé ainsi que les toutes autres conditions. Que cet homme n'entrave pas vos recherches, je ne le tolérais pas.

Il pointe du menton Timofeï. Örlove retient à grande peine un grondement. Les dents serrées, les muscles de sa mâchoire se tendaient par spasmes.

- Il n'a jamais été un frein et ne le sera pas. Inutile de le menacer.

-Si c'est utile. Ainsi vous savez très bien ce qui pourrait arriver s'il y a des dérives. Pour vous Mr Ismaylov, vous trouverez tout dans votre contrat, nous discuterons des annexes en privé si vous le voulez bien. Tout est notifié, je vous demanderais de bien lire chaque ligne attentivement.

Un mouvement de tête et Malkior disparut pour revenir avec des contrats épais fraîchement imprimé qu'il tendit aux deux vampires.

- Des questions ?
Mandrin
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Mandrin
Mer 30 Aoû - 17:41

Timofeï
Ruslan

J'ai la trentaine, rien d'absolument certain (longue histoire) et je vis à Saint-Pétersbourg, Russie où m'a piégé l'influence traîtresse d'une jolie blonde aux dents longues... longue histoire aussi. Dans la vie, je suis artiste et je m'en sors sacrément bien, madame m'ayant présenté du beau monde. Sinon, grâce à ma chance légendaire, je suis accroché aux basques d'un vampire cinglé et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires : la situation se complique pas mal dernièrement parce que, voyez-vous, le cinglé a bouffé la blonde qui ne me traitait pas exceptionnellement bien, et depuis on est un peu en cavale lui et moi. On s'en sort mais... je crois que je devrais repenser ma carrière, j'ai négligé mes clients ces derniers temps et surtout, je ne m'intéresse plus au boulot, découvrir le monde vampirique offre un attrait irrésistible à mon amour de la route, qui semble bien être le fond de ma personnalité.


La haine émanait de Timofeï, invisible mais aussi perceptible que ces ondulations serpentines de l'air qui dansent au-dessus d'une route brûlante. C'était là un langage qu'il n'avait jamais supporté.

Il fixait la créature qui leur parlait droit dans les yeux et une certitude s'installait dans son esprit : ce n'était pas un être humain, il n'en avait que la forme. Ce blond élégant était une carapace sous laquelle se cachait autre chose. Un démon ? Il en avait l'air : il ne parlait qu'un seul langage, celui de la contrainte. Le forain se révoltait intérieurement, et son effort pour ne rien en montrer l'étouffait presque. Il n'avait rien à dire, heureusement, on le traitait comme s'il n'existait pas.

Son attention se porta brièvement sur Ismaylov, aussi absent qu'à son habitude, puis sur la créature rousse qui montait la garde aux côtés du patron : et lui, comment était-il traité ? De la même manière, inondé de sommes absurdes et écrasé de menaces humiliantes ? ça aurait expliqué son attitude impassible. Etait-ce un humain ? Peut-être l'avait-il été, longtemps auparavant. Lui et Ismaylov n'avaient même pas l'air d'être dans la pièce. Comme si ces signatures sans valeur, puisqu'il était impossible d'y échapper, n'étaient qu'un jeu de dupes et qu'ils voyaient plus loin.

Timofeï les maudissait. Cette réalité dans laquelle ils évoluaient, englués et cependant placés face à une liberté nouvelle dans cet univers sans soleil, ce bonheur dans lequel on leur déconseillait de mordre l'esprit tranquille, c'était sa seule réalité. Un appui, tu parles. Comme si une laisse ou une chaîne pouvait être un appui. Lorsqu'ils furent à nouveau seuls, il avait envie de hurler. Et certainement pas de parler au médecin-légiste, qu'il chassa d'un seul regard. Ce dernier semblait terriblement dérangé par ses intrusions mentales ; c'était sympathique de se dire qu'il avait pris un tel ascendant sur ce cinglé.
Lui, il resterait là. Trop à étudier. Sale traître... mais chacun ses priorités.

Timofeï l'oublia, submergé d'amour dès que la haine fut tranchée par le passage d'une porte. Il n'y avait qu'Örlove qui comptait à ses yeux. Örlove et sa beauté spectrale. Et cette horrible faute qui pesait désormais sur le dévot. Il aurait dû le décourager de suivre cette piste étrange jusque dans cette cage dorée, ils allaient être malheureux ici. Des démons ? Même un vampire ne méritait pas d'être le jouet des démons.

"Mords-moi."
J'ai besoin d'un câlin.
"Mords-moi fort."
Déjà, ça va mieux.

Meurtri par l'avide affection de son comparse, Timofeï s'est laissé sombrer dans une douce et vénéneuse euphorie. Les yeux clos, il ne perçoit plus cet univers absurde qui se bouleverse autour d'eux avec tout le chaos ordonné d'un kaléïdoscope. Il la veut, cette présence plantée dans sa peau, cette vérité viscérale. Il cherche les lèvres du vampire pour y laper son propre nectar. Voilà : ils sont vivants. Puisqu'ils pourraient mourir, d'un instant à l'autre.

"La vue t'aime aussi."

Du bout des doigts, il frôle la statue qui le surplombe en s'accrochant ici et là. C'est un corps anguleux, tout en reliefs et en entrelacs. Presque la grille d'un palais ancien. Quel honneur, que de penser qu'il y a ses entrées. Encore un baiser, encore l'ivresse du sang et la dévoration fusionnelle, mutuelle. De plus en plus souvent, Timofeï se demande s'il est un homme vampire, indépendamment de toute transformation surnaturelle, juste par son tempérament. Parce qu'il est mort jadis et qu'on lui a rendu la vie.

Parce que ce visage en face de lui est son unique semblable. Love le Vampire est la vie qui lui a été rendue, la seule qu'il lui reste après avoir épuisé toutes les autres, et la plus chérie. Il le couvre de caresses, ce visage qui rayonne une incessante provocation, un cynisme décapant. Ce corps souple et vif de fauve toujours affamé. Il l'agrippe et le serre, l'empoigne et lutte.

"On ne se quitte pas. Promis ?" Les pactes de l'enfance semblent vite oublié dès lors qu'on a mué et qu'on s'érige en grand maître de son destin ; mais en ce moment, ils brûlent du même feu qu'autrefois. "Ils vont vouloir nous séparer. Ils vont dire qu'on est différents. Qu'on n'a pas les mêmes pouvoirs ou la même faction." Des baisers ardents mêlés de morsures ponctuent les phrases, et cette pensée étrange : s'il pouvait dévorer son ami, ils resteraient unis à jamais. Se mêler à lui pour l'éternité. "Je ne veux pas. C'est toi que je veux. Mon pouvoir, c'est toi."
Tu m'appartiens.
Irrespectueux ? Pas quand il s'agit de dévotion, et la sienne est absolue. L'atmosphère électrique de ce monde souterrain semble l'avoir décuplée, à moins que ce soit la vision nouvelle de son compagnon sous ces grands soleils blancs, la découverte des éclats nacrés de sa peau et des éclairs que lancent ses regards, ainsi exposés dans leurs moindres détails. Comme s'il le voyait nu pour la première fois.

Les forces lui reviennent tout à coup, déchaînées. Il déborde d'énergie, une envie de fuir ensemble. Débraillés, souillés, deux fous échevelés, le souffle court et les yeux flamboyants, prêts à montrer les dents comme deux animaux sauvages jetés dans la ville ; qui feraient honte à cette demeure d'ordre et de néons, de lignes verticales lancées à l'assaut du ciel, véritable cathédrale moderne. Ils ne respectent rien et cette ville va apprendre à les connaître. Rien ne lui rend son courage comme le contact mouvant de cette peau amie contre la sienne.

"Viens, on se casse d'ici, on va goûter la cuisine locale... Y a plus de danger, puisque le soleil ne se lèvera jamais. Tu vas découvrir ce que c'est de traîner droit devant soi sans surveiller l'heure. Foutons le camp loin de ce salaud d'esclavagiste."

La jubilation de cette nouvelle liberté l'enivre comme si c'était lui qui y avait droit, qui l'avait si longtemps attendue sans oser la rêver. Tout ce qui arrive à Örlove lui arrive aussi. Mais devra-t-il encore chasser ? Ou se contentera-t-il de son sang ? Cette question obsède le dévot, qu'une jalousie possessive torture, tandis que son amour brûlant lui réclame d'autres parties de chasse partagées. Tout ce qui rendra leur séjour plus intense sera le bienvenu.


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