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LE TEMPS D'UN RP

Deux étrangers, au bout du monde, si différents

maioral
Messages : 66
Date d'inscription : 28/01/2022
Région : Belgique
Crédits : fays

Univers fétiche : dystopie, fantastique
Préférence de jeu : Les deux
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https://www.letempsdunrp.com/t5312-prete-moi-ta-plume#106129
maioral
Lun 5 Sep - 21:59
Manhattan Kaboul

Mise en situation



La situation
Inspiration Sense8.

Dans un futur proche.

Curtis essaie de survivre dans sa banlieue, entourés de criminels et de pauvreté. Tandis que sa vie s'embourbe dans de nouveaux ennuis, Safiya, elle, se trouve obligée d'arrêter ses études de médecine en vue d'un mariage arrangé avec un homme qu'elle ne connait même pas et cache de sombres desseins.

Tous les deux vivent une vie diamétralement opposée, à quelques milliers de kilomètres l'un de l'autre. Pourtant, du jour au lendemain, un lien puissant et inconnu va les unir l'un à l'autre, ils partageront tout, leurs pensées, leurs aspirations, leurs peurs et même jusqu'au secret le plus intime ... Pour le meilleur, mais surtout pour le pire. Car dès maintenant, leurs esprits et leurs destins sont liés à tout jamais. Sauront-ils affronter leurs problèmes ensemble ?


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maioral
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maioral
Jeu 15 Sep - 23:47

Safiya Alaoui
J'ai 23 ans et je vis à Mossoul, en Irak. Dans la vie, je suis étudiante en médecine et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis bientôt mariée et je le vis plutôt mal.

fc. Rania Benchegra
L'annonce avait été dure. Du jour au lendemain, ma vie avait basculé. Je venais de terminer ma deuxième année de médecine, avec une petite broutille de cours que j'avais raté. Rien de grave. Il me suffisait de repasser l'examen final en août pour avoir la possibilité de me rattraper et réussir mon année pour de bon. J'y croyais. Dur comme fer. Avant.

Lorsque j'avais fait part de mes résultats, mon père avait levé les yeux vers moi. Installé dans la cuisine, un verre de thé à la menthe fraîche en main, ses yeux bruns profonds avaient sondé mon âme et il avait prononcé l'imprononçable. Sans même regarder la fiche avec les autres beaux points que j'avais ramené à la maison.

— Ce n'est pas grave, ma chérie. Tu vas te marier cet été, et tu n'auras jamais plus besoin de travailler de ta vie. Plus besoin de continuer ces études...

Une claque. Le choc. J'étais restée un long moment pantoise. Ma main se soutenant à la chaise à côté de moi. Je perdis pied, je dus m'assoir en quatrième vitesse pour ne pas tomber. J'avais fondu en larmes, j'avais crié, puis je m'étais isolée dans ma chambre longtemps. Très longtemps. La simple vue de mon père me filait l'urticaire. Entendre sa voix dans la maison me faisait frissonner. Tout chez lui me débectait depuis ce jour-là, ce jour où il avait annoncé m'avoir mariée de force à... un inconnu. Abdel Kacem. Un riche qui venait des émirats-arabes, de Dubaï ou du Qatar. Dans ce coin de friqués abjects. Du genre à faire des stades de football climatisé en plein désert. Rien que ça... On s'en souviendra de cette ancienne coupe de monde.

Pour autant, j'étais là, au magasin de robes à marier. Myriam revenait avec une nouvelle robe.

— Et celle-ci, tu en penses quoi ?

Assise dans le fauteuil, éreintée et surtout désabusée, je détaillais la robe avec une mine de dégoût. Elle était pourtant belle, un bustier cintré, avec un jupon très évasé. Le genre de robe dont je rêvais pour mon mariage... avec l'homme que j'imaginais aimer de tout mon coeur. Qui ne m'interdirait jamais de travailler ou poursuivre mes études.

J'eus envie de pleurer, mais je me retins. J'acquiesçai faiblement.

— Oui, rajoute-la aux autres...

Les épaules de Myriam s'affaissèrent de dépit. Elle voyait bien que je ne prenais pas plaisir à préparer ce mariage et à voir le jour J s'approcher dangereusement...

— Allez, va les tester, me dit-elle, qu'on en finisse rapidement. On ira se prendre une glace avant de rentrer.

Elle était mignonne Myriam. Avec ses joues rondes, son corps petit et un peu potelé. C'était une fille extra, généreuse, gentille, qui faisait de son mieux pour ses amies. Elle était toujours prête à se plier en quatre pour ceux qu'elle estimait méritants. Et je faisais partie de cette élite dans son coeur.

Je me levai en soupirant, prenant la robe qu'elle venait de me montrer au passage. Je rentrai dans la cabine d'essayage, retirant mes vêtements de civil que je troquai contre une des robes qu'on avait déposé dans cette immense cabine d'essayage... Vu les robes et la taille des jupons, il fallait bien une tringle grande et spacieuse pour y déposer les cintres et ne pas froisser ces belles pièces.

Je passais mon deuxième pied dans la robe quand il me sembla voir une silhouette sombre dans le miroir. Mon regard se leva vers celle-ci et là, je remarquais que je n'étais plus seule dans la cabine. Il y avait un homme. Un homme dans ma cabine, alors que j'étais en sous-vêtements. Qu'Allah me vienne en aide ! J'ouvrai la bouche, comme si ma mâchoire inférieure allait se décrocher. Mes sourcils se froncèrent de confusion et contrariété.

— Mais qu'est-ce que vous faites-là ? m'écriai-je. Sortez d'ici tout de suite !

Je relevai la robe jusqu'à mon buste pour me cacher derrière. Mais en me retournant vers lui, j'oubliais qu'il pouvait tout aussi bien voir mon dos nu dans le miroir... En me rendant compte de cela, je réajustai bien rapidement les pans de la robe sur moi.

— Safiya, ça va ? me demanda la voix inquiète de Myriam de l'autre côté de la porte.
LarkoDim
Messages : 210
Date d'inscription : 14/06/2022
Région : Occitanie
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Univers fétiche : City (student/gang)/Surnaturel (vampire.vampyr/loup)/HP
Préférence de jeu : Homme
patrick
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LarkoDim
Mer 28 Sep - 15:42

Virgil-Curtis Sloan
J'ai 35 ans et je vis à Chicago, aux Etat-Unis. Dans la vie, je suis mécanicien, voleur à ses heures perdues et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

fc. Matthew Sanders (M.Shadows)
- Cours, Vi!
- Ta gueule et accélère !

Que tu es en train de hurler à plein poumon. À un rythme effréné, tu te mets à dépasser ton ami, ton sac sous le bras. Tu es plus grand, plus fort et plus rapide que lui, on ne va pas se mentir. Et pourtant, malgré son air de crevette à côté de toi, il est bien plus agile et endurant le bougre. Alors que vous étiez en train de faire la course de votre vie, des aboiements se font entendre derrière vous. Tu n’oses même pas te retourner, tant tu sais qu’une seule seconde suffira pour que tu prennes réellement peur et qu’un seul des crocs de la bestiole t’arrachera le mollet.

Votre liberté n’est plus très loin. Il suffit alors de sauter. Connaissant un peu la possibilité à ton ami d’enfance d’abandonner au dernier moment, tu prends ton élan, l’attrapant par le col et vous passez par miracle l’obstacle, sans regarder sous vos pieds et vous vous retrouver enfin sur le toit du bâtiment d’en face. Pas le choix, il faut cette fois descendre. Vous prenez la sortie de secours et descendez les escaliers comme des fous, sautant les marches pour pouvoir sortir et prendre cette fois un raccourci dans le métro où vous pouvez vous cachez au milieu de la foule. Vous sautez dans le premier wagon devant vous, sans réfléchir où il va.

Reprenant enfin votre souffle, vous regardez derrière vous, au moment où les portes se referment. C’est trop tard pour vos assaillants d’avoir une chance de vous rattraper. La rame est presque vide, tu prends alors le temps de te poser sur un des bancs et attrapes ton ami par le cou. Il ne peut pas se débattre et tu lui penches la tête vers toi, murmurant pour que personne d’autre n’entendent.

- La prochaine fois qu’tu m’embarques dans des combines aussi foireuses, tu s’ras tout seul et j’viendrais pas payer ta caution si tu t’fais choper… Maintenant, tu prends ton merdier, tu vends tout ça et tu m’appelles pas avant d’m’avoir filé ma part… Et si j’la vois pas ...

Il rigole nerveusement. Il semble tellement habitué à ça, à ce genre de réaction, qu’il se contente de lever le pouce en l’air.

- Tu m’connais Vi ! M’enfin, j’t’ai jamais enflé. Promis. Rentre chez toi, prends une douche. On s’voit plus tard.

Qu’il dit en tirant la langue, reprenant le sac que tu avais alors gardé. Il descend le premier, remettant sa capuche sur la tête. Disparaissant aussi rapidement qu’il était venu au garage pour te chercher à accomplir ce petit délit. Tu secoues la tête en soupirant. Tu peux enfin respirer, vérifier où va le train. La chance est avec toi, il faut une petite demi-heure pour qu’elle atteigne le coin de la ville qui te sert de chez toi. Tu croises alors les bras sur ton torse et ferme les yeux. Tu profites du calme pour faire une légère sieste… Quelle journée de merde quand même...

~~~~~


Tu arrêtes enfin l’eau chaude qui déferlait sur ton dos meurtri. Attrapant rapidement une serviette dans ce trou qui te servait de salle de bain, tu t’essuies rapidement le visage avant de sortir de la douche et t’observes un instant dans ce stupide morceau de miroir brisé et presque opaque. Tu grimaces en te tournant un peu, râlant de voir qu’il y avait encore plus de bleus et de blessures que la dernière fois. Tu pouvais détester Cal’ quand il te demandait de l’aide pour ses vols à l’étalage sans préparation et sans plan. Mais tu savais que sans toi, il finirait par avoir de réels problèmes, de s’attirer de vrai ennuis et voir sa tête de fouine en taule ne t’enchanter guère.

Tu ne lui aurais pas donné plus d’une semaine. M’enfin. Tu secoues la tête et finis de te sécher pour pouvoir enfiler un jogging, finir ta soirée dans ton taudis au calme en zappant sur des chaînes de télé au pif. De toute façon, les nouvelles tournaient en boucle pour dire la même chose. Tu laisses alors tourner, jetant la télécommande sur le canapé bancal avant d’aller dans ta mini-cuisine pour chercher une bière dans le frigo. Faisant sauter le haut pour pouvoir la boire tranquillement, tu reviens pour espérer te poser, mais c’est sans compter sur le fait d’être à deux doigts de foncer dans une silhouette plus petite. Tu manques de recracher ta gorgée et recules.

- Pu’ !!!

La surprise passée, tu jettes un regard sur la demoiselle devant toi. Mais qu’est-ce que… C’est qui ? Tu la toises, alors que tu remarques bien qu’elle est presque à poil chez toi, se cachant le tout avec une espèce de robe de mariée. Tu lèves les mains en signe de reddition et te retournes pour ne pas voir quelque chose qui ne serait pas approprié. Tu l’entends gueuler et fronces les sourcils.

- Sortir ? Qu’est-ce qu’vous foutez chez moi plutôt?!

Tu essayes de réfléchir rapidement. Que foutrait une nana en robe de mariée chez toi. Tu secoues la tête et vas chercher un haut pour ne pas plus rendre cette situation encore plus étrange qu’elle ne l’était. Tu murmures un peu alors que reviens à elle, un pull sans manche plus tard.

- C’quoi encore c’merdier… Bon. Vous êtes qui ?
maioral
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maioral
Sam 15 Oct - 22:35

Safiya Alaoui
J'ai 23 ans et je vis à Mossoul, en Irak. Dans la vie, je suis étudiante en médecine et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis bientôt mariée et je le vis plutôt mal.

fc. Rania Benchegra
La voix de Myriam me rappelait à l'instant présent. Je passai ma main au-dessus de mes yeux, les fermant momentanément. Je priais tout bas, avec l'espoir que cette scène ne soit qu'un cauchemar, une hallucination causée par la tristesse qui me hantait. Rien de réel. En les rouvrant, je me revoyais devant le miroir, intact. Sans personne d'autre dans la cabine. Je soupirai, fermant les yeux une deuxième fois pour rechercher le calme intérieur. Ce n'était qu'un mauvais tour de mon imagination, me persuadai-je.

En vain. Car en rouvrant les yeux une deuxième fois, j'avais comme été projetée ailleurs. Je me retrouvai à nouveau devant ce même type, du genre caucasien, cheveux très courts, la peau parsemée de tatouages dignes d'un être satanique. Mes yeux s'écarquillèrent alors que je tenais fermement ma robe contre moi. Tout allait trop vite. Je ne comprenais rien. L'instant d'avant, j'étais dans la cabine et je lui demandais d'en sortir. Maintenant, je me retrouvais visiblement chez lui, toujours dans la même tenue.

Mon regard horrifié se posa tout autour de moi et je resserrais les pans de la robe contre moi pour que le blanc immaculé ne se salisse pas dans son taudis.

— Mais... J'ai jamais rien fait pour être ici ! L'instant d'avant, vous étiez venu dans ma cabine d'essayage ! Miséricorde, qu'Allah me protège !

Je continuai mes prières alors qu'il s'éloignait dans un couloir. Je le suivis du coin de l'oeil, puis réajustai mon vêtement pour être mieux couverte lorsqu'il revint, lui aussi, avec un vêtement supplémentaire. C'était déjà mieux.

— Mon père va me tuer... Je vais finir lapidée si ça continue, murmurai-je avec mon poing devant mes lèvres et le regard hagard.

Farouche et apeurée, je reculais vivement d'un pas quand j'estimais que l'inconnu s'était suffisamment approché.

— Ne vous approchez pas plus ! lui interdis-je en levant ma main comme si celle-ci avait le pouvoir de l'arrêter à distance.

Je fronçai les sourcils en le détaillant.

— Fils de Satan, comment as-tu fait ça ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Un fils de Satan, c'était la seule chose qu'il pouvait être, pour réussir une telle sorcellerie. Le diable en personne, sous les traits de l'abomination. Un homme blanc, tatoué, de mauvais augure. Les épaules haussées et le regard dégoûté, je le fixai en fronçant les sourcils. Il jouait la carte de l'innocence, mais je ne comptai pas me laisser amadouer.

— Ne me prends pas pour une idiote, je ne me laisserai pas souiller par la noirceur de ton âme, mécréant. Je suis Safiya Alaoui, fille du puissant Moustafa Allaoui et future femme d'un émir à la tête d'une grande entreprise pétrolière... Vous m'avez forcément enlevée, vous étiez venu jusqu'à la cabine d'essayage pour me kidnapper ! Je... Je ne sais comment, admis-je finalement en levant le menton, d'un air défiant.
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Deux étrangers, au bout du monde, si différents
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