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LE TEMPS D'UN RP

(tw) it feels like yesterday was a year ago w/Eyzekielle

Eyzekielle
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Eyzekielle
Mer 10 Aoû - 0:13

Junsu Kim
Il a 24 ans et vit à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, il est agent dans l'équipe de terrain de la Cyber Task Force et il s'en sort plutôt bien grâce à son collègue qui lui a permis de s'ouvrir au monde. Sinon, grâce à sa naïveté, il est célibataire et il le vit plutôt bien, en soit, s'il ne pensait pas à ce jeune homme qui a bouleversé sa vie.

keywords. ☽ policeman + martial art + antisocial + animal lover + loyal + naïve + dead father + overprotective + savior complex + tatoos + piercing + justice + obsessed with his sister sometimes - clearly obsessed with Sun + smoking

Personality. ☽  awkward + shy + nightowl + doesn't understand joke or sarcasm - actually doesn't understand people usually + protector + strong + himbo + indépendant + stupid sometimes + naïve + beautiful but doesn't know this

Miscellaneous. ☽ très proche de sa petite soeur, Ha-Neul, voir overprotective : il l'aime plus que tout + Ha-Neul est malade, système immunitaire défaillant + korean, parents immigrés + Dead father ce qui changera sa vie + Décide de devenir policier pour protéger les gens (bonus car les études sont payés par l'Etat, sa mère n'a pas besoin de se préoccuper de lui) + a un Samoyède qu'il a sauvé de la rue (cliché du chien trouvé dans un carton sous la pluie), Snowy + Sauve de nombreux autres animaux + Ne comprend pas les relations humaines mais sait ce qu'il ressent pour Sun - décide d'ignorer ses sentiments car ne veut pas profiter de lui

credits : prettygirl

TW : DROGUES, PENSÉES SUICIDAIRES, HÔPITAL

Jun ne dit rien. Il attendit, patiemment, que Sun se décide à prendre la parole. Il l’entendit pleurer mais il se retint d’aller vers lui. Il devait être fort et résister à ses instincts de vouloir le protéger car, maintenant, il avait besoin de penser à lui et pas à Sun pour une fois. Il savait qu’il était égoïste mais il sentait tellement une douleur au fond de lui qu’il ne pouvait pas ignorer. Il avait toujours eu cette sensation au fond de lui bizarre dès que quelqu’un le rejetait où qu’il n’arrivait pas à le sauver mais avait toujours réussi à l’ignorer. C’était simple, facile : il suffisait d’enfoncer ça un peu plus au fond de lui et, au bout d’un moment, il n’y pensait même plus, elle disparaissait. Mais pas aujourd’hui. Pas quand ça concernait sa sœur et surtout pas Sun. Il sentait une grande lassitude en lui en plus d’une peine immense. Tout ça n’aurait jamais dû arriver. Il aurait dû trouver une solution plus tôt. Il avait toujours réussi à protéger les autres en s’ignorant mais là, c’était bien trop douloureux. Ce n’était plus un sentiment à ce niveau-là, c’était physique.
Ses mains se resserèrent sur ses biceps alors que ses bras étaient toujours croisés. Il ferma les yeux, ignorant les pleurs de Sun afin de se concentrer sur sa respiration. Il pouvait sentir une espèce de panique l’envahir. Il n’avait aucune envie de faire une crise de panique car il était incapable de contrôler ses putains de sentiments. C’était leur dernière chance. Leur dernière chance avant que Jun ne décide de tout arrêter. Il n’avait plus la force de tout ça. Et c’était injuste pour Sun d’un côté car c’était lui qui s’était imposé dans sa vie. C’était lui qui avait décidé de le sauver. Mais comment aurait-il pu penser qu’il s’attacherait autant au jeune homme ? Il avait toujours réussi à garder une distance avec les personnes qu’il aidait mais Sun ? C’était impossible. Il avait l’impression d’être attiré un peu plus chaque jour par lui, par son sourire, par sa manie de laisser traîner ses affaires, forçant Jun à passer derrière lui avec un sourire tendre, son obsession pour son ordinateur et la manière dont son visage se concentrait ou s’illuminait dès qu’il en parlait au policier qui n’y comprenait pas grand chose mais l’écoutait toujours de manière attentive… Tous ces moments, c’était devenu une habitude, rassurante et parfois effrayante car il avait l’impression qu’il ne pourrait plus jamais vivre sans. Tout ça, ça lui faisait peur à Jun. Il n’avait jamais été dépendant de quoi que ce soit ni de personne - si on oubliait sa proportion à sauver tout et n’importe qui.

La voix de Sun le ramena sur Terre. Il prononça son nom ou plutôt le crôassa et Jun eut envie d’ouvrir les yeux pour lui lancer un regard, pour lui montrer qu’il l’écoutait, qu’il était attentif à tout ce qu’il disait. Mais, au contraire, il referma plus forts ses yeux et ses bras se contractèrent un peu plus. Il l’écoutait, attentivement, mais il ne voulait - pouvait - pas le regarder. Sinon, il craquerait. Il lui pardonnerait tout. Il foncerait sur lui pour le prendre dans ses bras et le réconforter. Mais… Mais ce n’était pas ce dont leur relation avait besoin, non. Elle avait besoin de clarification. Jun n’avait jamais été aussi sûr de lui. Première fois dans sa vie qu’il osait se battre pour lui, pas pour quelqu’un d’autre qui avait besoin de lui mais pour lui. Il ne put s’empêcher de sourire en pensant qu’Ha-Neul serait fière de lui si elle le voyait maintenant. Il osait enfin penser à lui. Il ne sacrifiait pas ses propres sentiments pour les autres cette fois.

Et il fallait que ça arrive avec Sun… Le si fragile, si gentil Sun…

Non.

Il n’était ni fragile, ni sans défense. C’était ce genre de pensées qui les avait amené à ce genre de situation. Il ne devait plus considérer le jeune homme comme ça. C’était un être humain qui avait fait des choix pour en arriver là. Bien sûr, il n’était pas non plus totalement responsable de sa situation mais ça n’empêche que Jun ne devait plus le considérer comme une “victime”.

Plus jamais.

”J’suis tellement désolé.” Ne s’attendant pas à ces mots, Jun ouvrit les yeux pour voir Sun, une main tendue vers lui. Un sanglot s’échappa de sa gorge alors qu’il se mettait à pleurer plus fortement. Il avait l’air si fragile, agité de soubresauts. Mais le policier ne fit pas un seul pas vers lui. Il n’attrapa pas cette main tendue malgré la détresse qu’il pouvait voir dans le regard de son vis-à-vis. Il sentait sa gorge se serrer à ce spectacle mais il ne pouvait toujours pas ignorer cette douleur au fond de lui. Il ne pouvait pas s’excuser comme si de rien n’était. Jun avait toujours été sincère avec lui mais il avait l’impression que ce n’était jamais assez pour le jeune homme. Il avait besoin de plus. Pour une fois, c’est lui qui avait besoin d’une bonne raison pour rester. Il n’en avait jamais eu besoin jusqu’à maintenant - avec personne. Il s’imposait dans la vie des gens en pensant à leur bien d’abord mais pas maintenant, pas dans cette situation. C’est comme s’il avait eu une espèce d'électrochoc, comme si les vannes de tout ce qu’il avait retenu pendant des années s’étaient ouvertes face au discours de Sun plus tôt. ”Je-Je veux pas que tu me quittes.” Le policier poussa un soupir à cette phrase. Il n’avait aucune envie de quitter le jeune homme non plus. Mais aurait-il la force de rester ? Il avait l’impression que c’était toujours un pas en avant et deux pas en arrière avec lui. Peu importe ce qu’il faisait, ce n’était jamais assez bien.

Ou juste assez.

Sun s’essuya les yeux des deux mains. ”Jun…”
Il releva le regard à travers ses doigts, le plongeant dans celui de Jun qui ne bougeait toujours pas. ”Je veux pas que tu partes. J’ai tellement be-besoin de toi. Je ferais quoi sans toi, moi ?” Peut-être que c’était ça le problème… Peut-être que - et Jun s’en rendait enfin compte - il n’avait pas envie d’être la béquille de Sun. Il n’avait pas envie d’être là pour lui uniquement quand le jeune homme était au plus bas, quand il avait besoin d’une raison de vivre. C’était trop de poids pour une seule personne et le policier s’en rendait compte seulement maintenant. Tout ça n’était pas sain.
Sun tendit la main vers lui une nouvelle fois et Jun pouvait sentir son désespoir à travers ce geste et se demanda comment il ne pouvait pas la prendre dans l’état dans lequel il était. Et, en même temps, serait-ce la bonne chose à faire ? Serait-ce pour lui ou pour Sun qu’il lui prendrait la main ? Il ne savait pas et c’est ça qui lui faisait peur. Il avait l’impression qu’ils avaient une espèce de relation de codépendance malsaine qui les détruisait plus qu’elle ne les aidait. Peut-être que la solution était tout simplement qu’il le… ”Parce que je t’aime moi. Je t’aime te-tellement que ça me fait mal.” Le cœur du policier rata un battement et il releva son regard dans celui de Sun qui avait toujours aussi l’air désespéré.
Un silence s’installa pendant quelques secondes et Jun décida de laisser son instinct agir. Sans qu’il puisse s’en empêcher, sa main gauche attrapa celle de Sun pendant que l’autre s’accrochait à son cou. Il l’embrassa. Oubliés toutes ces promesses de ne pas céder, de ne pas s’approcher de lui. Il avait l’impression que la déclaration de Sun avait libérer quelque chose en lui. Il mordit sa lèvre inférieure avant de laisser sa langue s’inviter à l’intérieur. Il lui donna tout, lui offrit tout ce qu’il avait. Il n’avait sûrement jamais été aussi passionné, même durant ce moment dans la salle de bain. Il ne sait pas pourquoi mais ces mots dans la bouche de Sun - je t’aime - avaient déclenché quelque chose en lui. La manière dont il l’avait dit… Ça avait provoqué un truc en lui. Il ne saurait pas expliquer quoi mais il avait besoin de ce baiser. Il avait de sentir la chaleur de Sun contre lui. La main présente contre sa nuque se perdit dans ses cheveux, les tirant doucement. Il avait envie de plus - bien plus - mais il se recula, mordant une dernière fois la lèvre inférieure du jeune homme. La main présente dans les cheveux de Sun glissa vers sa gorge, le plaquant au lit. Il observa le visage de son vis-à-vis qui était such a mess. Il pencha la tête sur le côté. ”I love you too.“ Oui, bien sûr. Il l’aimait. Il l’aimait depuis le premier jour. Sinon, pourquoi ça faisait aussi mal ? Il n’avait jamais connu l’amour jusqu’à maintenant, préférant plaire aux autres, leur donner ce qu’ils voulaient mais pas avec Sun. Sun, c’était comme une évidence dans sa vie, quelque chose qu’il n’avait jamais remis en question malgré le peu de temps qu’ils se connaissaient. Mais cette douleur qu’il avait ressenti en voyant Sun le rejeter… Il savait ce que c’était. L’amour. Un petit rire lui échappa. Bien sûr qu’il l’aimait. Comment avait-il pu ne pas s’en rendre compte plus tôt ?
Mais ça ne voulait pas dire que tout était réglé… ”But we can’t be together.“ Il plongea son regard dans celui de Sun, observant sa réaction, s’attendant à de la tristesse, mais il ne pouvait pas céder. Ce moment était bien trop important. ”You have to take care of yourself first. And then, maybe, we’ll see if you still want to be with me.“ Il ne voulait pas être avec lui dans cet état. Ce ne serait pas juste. Il aurait l’impression de profiter de lui et Jun ne voulait pas de ça. Pour une fois, il avait l’impression d’avoir les idées claires et ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. ”But i don’t want you to be clean for me. You have to do this for yourself and then… Well then… We’ll see.“ Il ferma les yeux, posant son front contre celui de Sun. ”Whatever you choose, you’ll be alright but you’ll have to do this alone. “ Peut-être que certains le trouveraient trop dur mais il ne voulait plus être la “béquille” de Sun. Ce dernier devait s’en sortir seul, sans lui, sinon quel serait l’intérêt ? Il ne devait pas être “le mec qui le sauvait” à chaque fois. Oui, ce serait dur pour le jeune homme mais c’était la seule solution, voir condition, que Jun avait. Mais il avait peur… Peur que Sun se rende compte qu’il n’avait pas besoin de lui finalement, peur qu’il ne soit que de passage dans sa vie. Peut-être qu’il se rendrait compte qu’il n’aimait pas Jun mais juste l’aide qu’il lui avait apportée. Mais il était prêt à prendre le risque car c’était tout ce qui lui restait : l’espoir.



Charliiie
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Charliiie
Mer 10 Aoû - 14:38

Minsun
Moon

J'ai 23 ans et je vis à Los Angeles, Etats-Unis. Dans la vie, je suis hacker et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma débilité, je suis célibataire et je le vis plutôt eeeeeeeeeeeeeh.

keywords. ☽ hacker + genderfluid + antisocial + animal lover + plants + rebel + pretty things + astral + gay + gay + gay + nightowl + fast food & energy drinks + cute + a e s t h e t i c + loyal + paradox + ex-drug addict + obsession

Personality. ☽ child stuck in a grown-ass man body + nightowl + loyal + animal lover + charismatique + solitaire + bavard + adhd + mémoire auditive parfaite + hacker de génie + rebel dans l’âme + il aime tout ce qui est mignon + plant dad + work-out + musclé

Miscellaneous. ☽ a deux chats, Seollal et Sky. + fume quand il est stressé + nourrit les chats errants de son quartier + a une “panic room” qui lui sert de salle de travail avec son méga-ordinateur + travaille pour plusieurs organisations plus ou moins criminelles + passionné par le ciel et l’espace, comme ses parents avant lui + mi-coréen, mi-canadien + a plusieurs tatouages rappelant l’espace + a toujours des sentiments pour Jun et flirt constamment avec lui mais en se cachant toujours derrière l’humour parce qu’il a peur que Jun pense qu’il est sérieux - même s’il est sérieux

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C’était si douloureux d’attendre.

Les mots avaient été dit, “je t’aime”, “je t’aime”, “je t’aime”, ça tournait en boucle dans ta tête, comme un écho, tu ne pouvais plus rien faire pour les retenir et tu ne pouvais plus qu’attendre. Attendre. Ça n'avait jamais été ton fort. Déjà quand t’étais petit, t’étais le gamin le moins patient de la maternelle. Tes parents te l’avaient souvent répété d’ailleurs en grandissant, qu’il fallait que t’apprenne à te calmer, à t’asseoir et à attendre, encore et toujours. Ils te disaient de prendre exemple sur ta petite sœur, elle qui avait été socialement élevée comme une fille et à qui, du coup, on avait appris à attendre. Toi, qu’on voyait comme un garçon alors que tu ne le ressentais pas, toi, on t’avait laissé être un enfant impatient et hyperactif jusqu’à l’adolescence, jusqu’à ce que ça dérange. Tu te souviens que c’est à cette période qu’on t’avait diagnostiqué ton trouble de l’attention et de l’hyperactivité. Alors oui, ton cerveau n’était pas fait pour attendre. Mais là, c’était tout ce que tu pouvais faire.

Attendre. Attendre avec cette main tendue, ses yeux rivés sur Jun. Attendre qu’il réagisse, attendre qu’il prenne ta main, attendre qu’il te rejette, attendre sa décision, peu importe laquelle il prendrait.

Attendre, attendre, et toujours attendre.

Tu n’aimais pas attendre mais t’avais l’impression que les derniers mois de ta vie n’avaient été qu’attendre. Attendre d’aller mieux. Attendre que ça s’améliore. Attendre d’être sauvé, même si tu ne voulais pas d’aide.
T’en avais marre d’attendre. C’était fini. Ton cerveau n’était pas fait pour attendre. Tu n’étais pas fait pour attendre. Tu étais fais pour agir, putain, tu étais fais pour continuer d’être le gamin hyperactif que tu étais, pour bouger, pour faire, faire, faire.
Et il était temps que tu redeviennes cette personne.
Il était temps que tu arrêtes d’attendre.

Il n’y avait que Jun que tu étais prêt à attendre.
Tu étais prêt à l’attendre toute ta vie, s’il devait prendre autant de temps pour arriver à sa décision.

Jun ne t’avait même pas regardé alors que tu continuais de pleurer aussi pitoyablement. Il avait fermé les yeux, fortement, il ne voulait pas te voir, pas poser un regard sur ton visage. Tu t’étais dit que c’était fini, que tu avais tout gâché, encore une fois, comme à ton habitude, tu l’avais repoussé, encore, une nouvelle fois, mais la fois de trop cette fois-ci.

Mais c’était pire quand il te regarda, quand il regarda ta première main tendue et qu’il ne réagit pas, qu’il ne la prit pas, pas comme à son habitude à lui, pas comme il le faisait tout le temps, malgré tout, malgré tout ce que tu lui foutais à la gueule. Evidemment que tu pleuras encore plus. Comment en faire autrement alors que ce sentiment de l’avoir perdu, par ta propre faute, ne te lâchait pas ?

Et il soupira.

Nouveau coup dans le cœur.

Nouvelle réalisation que c’en était fini, que rien ne pourrait le retenir.

Mais tu continuais de parler, tu continuais de te livrer, tous ces sentiments trop lourds pour ton corps, que tu ne pouvais plus porter seul, ce nouveau fardeau que tu lui mettais dans les mains alors que tu aurais dû les régler tout seul, arrêter de compter sur Jun, arrêter de tout reposer sur lui. Ton cerveau, ta raison le savait mais ton cœur ne pouvait plus arrêter tes lèvres, plus arrêter ce torrent de paroles, ce torrent d’excuses. Jusqu’à finalement, l’ultime déclaration, celle qui avait déclenché des guerres, qui avait causé la mort, celle qui avait été tant décrite et écrite, celle pour qui les Hommes se battaient, que les Hommes recherchaient encore et encore, celle qui était à la base de centaines d’épopées à travers les époques et à travers le monde.

L’amour.

Tu l’avais déjà ressenti auparavant. De nombreuses fois, en réalité, si tu étais honnête. Mais jamais, jamais, aussi fort que pour Jun. Jun, Jun, Jun, il hantait tes pensées et pire encore, il hantait ton coeur.

Le silence était déchirant. Tu voulais tellement ravaler tes paroles. Tu aurais voulu qu’elles ne parviennent jamais aux oreilles de Jun, qu’il ne les entende pas. Qu’il ne sache pas. C’était une erreur. Tu t’étais livré, tu étais vulnérable et Jun te faisait souffrir, par son silence.

Mais c’était Jun. Et Jun avait le droit.

Et puis, finalement, après de longues secondes de torture, il se rapprocha de toi, il te prit la main, celle que tu lui tendais, comme une délivrance. Ton cœur s’accélèra, la machine à laquelle tu étais toujours attaché le suivant. Il s’accrocha à ton cou et il t’embrassa. Ses lèvres étaient familières, chaudes, intenses. Ton esprit sembla s’éteindre. Tu arrêtas de pleurer. Tu n’avais plus aucune pensée, plus aucune douleur alors que ton corps répondait à celui de Jun, alors que la main qui ne tenait pas la sienne retrouva sa place sur son t-shirt que tu agrippas du mieux que tu le pouvais, de tes faibles forces.
Il mordit ta lèvre et tu gémis dans le baiser qu’il approfondit. Tu ne comprenais pas. En fait, tu ne réfléchissais plus. Il t’embrassait, c’était tout ce qui comptait. Tu ne pouvais pas te concentrer sur autre chose, tu ne pouvais pas réfléchir à ce que ça voulait dire, au fait qu’il acceptait, au moins partiellement, tes sentiments. Tu ne pouvais penser qu’à ses lèvres, qu’à sa langue, qu’à son odeur, qu’à ses mains, qu’à sa chaleur, qu’à son corps contre le tien.

Tu ne pouvais penser qu’à Jun.

Il tira légèrement tes cheveux et tu gémis une nouvelle fois. Il se recula mais mordit une nouvelle fois ta lèvre inférieure. Tu essayas de le suivre, de continuer de l’embrasser, tu n’avais pas envie que ça s’arrête, si ça s’arrêtait, tu allais devoir réfléchir, tu allais devoir être de nouveau confronté au monde, à l’extérieur, et plus seulement à Jun contre toi, Jun qui t’acceptait, Jun qui t’embrassait, Jun qui te touchait.

Mais il glissa une main sur ta gorge et te plaqua contre ton lit pour que tu ne puisses pas l’embrasser de nouveau, restant à quelques centimètres de tes lèvres dans une insupportable torture.

Tu avais chaud.

Non vraiment, tu avais l’impression que tout ton corps était en feu.

Et ta tête te tournait. Tu ne savais pas si c’était un contrecoup de l’overdose ou l’effet que les baisers de Jun avait sur toi. Sûrement un peu des deux.

Tu ne comprenais pas pourquoi il avait arrêté de t’embrasser. Il n’y avait pas meilleure sensation sur cette Terre que de l’embrasser. Alors pourquoi s’en priver ? Tu le regardas avec de grands yeux plaintifs, les joues et les lèvres rougis, toujours maintenu par cette main sur ton cou.

”I love you too.“

Un immense frisson te parcourut le corps entier et tu gémis une nouvelle fois.

Comment ?
Comment était-ce possible?

Tu n’arrivais pas à le croire.

Les mots tournaient dans ta tête. Tel Pâris que la belle Hélène aimait en retour, tu étais prêt à déclencher une guerre pour lui. A sacrifier tout ce qui t’étais cher. A faire la guerre au monde entier. A sacrifier ta vie.
Parce que Jun était comme ton Hélène. Il était tellement parfait que rien ne valait plus à tes yeux. Et il t’aimait. Lui, le si parfait Jun, aimait quelqu’un comme toi. Tu ignoras la petite voix dans ta tête qui te disait qu’il méritait mieux. Tu essayas de te concentrer sur celle qui te hurlait “IL T’AIME AUSSI”. Parce que Jun, ton Jun, t’aimait aussi. Il avait entendu tes mots et y avait répondu de la meilleure des manières

Jun t’aimait.

Jun t’aimait.

Jun t’aimait.

Alors pourquoi avait-il arrêté de t’embrasser ? Pourquoi te torturait ainsi ?

”But we can’t be together.“

Une plainte sortit de ta bouche. Tu avais perdu la capacité de parler. Ton cerveau était en vrac, tu n’étais pas capable d’avoir une seule pensée cohérente. Ca ne t’arrivait pas souvent, que ton cerveau s’éteigne ainsi, toi qui avais toujours au moins dix pensées à la seconde.
Tu n’étais même pas sûr de comprendre ce qu’il venait de te dire.

Attends.

Rembobine.

Quoi ?

Tu attendis. Peut-être que si tu continuais de l’écouter parler, ce serait plus clair.

”You have to take care of yourself first. And then, maybe, we’ll see if you still want to be with me.“

Ah.
Oui.
Prendre soin de toi.
Guérir. Te soigner. Aller mieux. Arrêter les drogues.

Oui, tu savais que c’était ce que tu devais faire. Tu savais aussi que ça allait être dur. Mais là, tout de suite, t’avais tellement l’impression d’être le roi du monde que tu pourrais tout accomplir. Comment en être autrement ? Jun t’aimait. Jun t’aimait toi.

”But i don’t want you to be clean for me. You have to do this for yourself and then… Well then… We’ll see.“

Une partie de ton cerveau se réveilla enfin, à travers la fumée de ton euphorie.
Jun avait évidemment raison.
Tu ne pouvais pas guérir pour lui. Tu devais guérir pour toi.
Ça ne serait pas sain, sinon. Sinon, vous ne seriez toujours pas sur un pied d’égalité.
Sinon, il ne te rencontrerait jamais vraiment toi, Moon Minsun, parce que tu continuerais de trop te reposer sur lui.

Il avait raison, évidemment. C’était lui le plus sensé de vous deux.
Et tu étais intelligent, malgré tout. Tu savais bien que c’était ce qu’il fallait faire.
En fait, c’était même ce que tu voulais faire.

Te soigner, aller mieux, récupérer ta vie. Et ensuite, retourner voir Jun. Te présenter. Repartir sur de meilleures bases. Et le faire tomber amoureux de toi, du vrai toi.

Il posa son front sur le tien et tu soupiras de contentement, observant ses paupières closes.

”Whatever you choose, you’ll be alright but you’ll have to do this alone. “

Oui, c’est vrai. Tu devais le faire toi-même.
Tu ne pouvais plus compter sur Jun, pas après tout ce que ça impliquait.
Tu ne voulais pas de ça. Continuer de vous blesser mutuellement alors que vous vous désirez si ardemment. Tu voulais juste que Jun t’accompagne dans la vie, pas que tout repose sur lui. C’était un fardeau trop lourd à porter. Et c’était ton fardeau, pas le sien. Tu n’avais aucun droit de lui imposer, pas plus que tu ne l’avais déjà fait.

Il s’était rapproché de toi alors tu réussis à l’embrasser cette fois-ci. C’était doux et tendre, bien loin de votre précédent baiser. Tu te léchas les lèvres avant de finalement lui répondre.

”Yes, you’re right.”

Tu ne le dis pas plus fort qu’un murmure, comme un secret partagé qu’avec Jun. Tu te sentais… étrangement apaisé. Après la tempête de votre dispute, après la dureté de tes mots, après tout le mal que tu avais provoqué, tu avais l’impression de ne pas mériter d’être si calme. Tu te sentais en sécurité, là, avec Jun. Tu avais confiance en ta décision, celle qu’il acceptait enfin.

“I’m gonna get help and get better. For me.”

Tu fermas les yeux à ton tour, vos fronts toujours l’un contre l’autre.
Tu restas quelques secondes comme ça, à profiter de sa présence.
Tu te sentais épuisé, tant physiquement qu’émotionnellement. Ça avait été une dure journée après tout.
Mais elle se terminait avec Jun et c’était tout ce qui comptait, vraiment.

Ton corps se détendit complètement, ce qui n’était pas arrivé depuis… tu ne savais même plus combien de temps.

Tu ne sais pas trop combien de temps ça te prit pour t’endormir, là, contre lui. Sûrement pas plus d’une minute. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, tu réussis à t’endormir sans l’aide des drogues, complètement apaisé. Et surtout, avec la conviction que tu allais enfin reprendre ta vie en main, que tu allais enfin aller mieux.

Et avec la conviction si forte que tu aimais Jun et que Jun t’aimait en retour.




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