Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

Et si on remontait le temps ? | Val

shadow
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Crédits : managaarm

Univers fétiche : fantastique
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shadow
Sam 2 Avr - 9:25
Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
   Dans un monde où les hommes se transforment en bête, un musicien est tombé amoureux. Toshiro, âme torturé qui voyage, qui aime plus qu'il ne reste. Dans cet univers, il revient retrouver un renard qui a dérobé le cœur du cerf.

   
Contexte provenant d'un forum disparu, j'ai modifié quelques détails, comme la bête.
shadow
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shadow
Sam 2 Avr - 9:29

Toshiro
Mori

J'ai 35 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis musicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire amoureux et je le vis plutôt pas bien.

Informations supplémentaires ici.


avatar :Tony Thornburg copyright: oolympiaR
Il regarda son reflet dans le miroir alors que ses yeux sombres lui renvoyaient son image. Il sentait sous sa peau la puissance de la bête et soupira longuement. Des mois s’étaient écoulés. Des mois, où il avait fait le tour du monde pour oublier. Pourtant, il n’avait pas oublié le renard. Toshiro se redressa lentement, regarda son violoncelle posé dans un coin. Cet hôtel renommé et passe-partout lui faisait croire qu’il pouvait autant être à New-York qu’à Tokyo. Une grande chaîne renommée pour les stars comme lui. Il avait délaissé sa troupe classique pour monter sa troupe de rock qui reprenait et adaptait les classiques. Un chanteur les avait rejoints. Il avait juste besoin d’une pause et retrouver une odeur. Il cligna un instant des yeux, croyant voir le reflet de la bête dans le miroir. Une invention de son cerveau pour lui rappeler la puissance du cerf sous sa peau humaine. Il s’appuya contre la fenêtre, regarda la merveilleuse ville de Helsinki. Il s’était légèrement coupé les cheveux et en avait fait un chignon serré. Tout allait bien. Il avait retrouvé la trace du renard et lui avait donné rendez-vous dans un vieux phare loin de la ville.

Il attrapa ses clefs de sa voiture extrêmement chère. Il l’avait louée, s’en fichant bien de ce qu’on dirait. Le pas souple, élégant, le japonais se glissa dans sa voiture et démarra en trombe. Il se demandait ce qu’il pourrait dire à Rufus. Qu’il ne l’avait jamais oublié ? Que le rêveur qui avait percé sa barrière de glace avait marqué sa chair. Il se mordilla la lèvre inférieure.

« Ne sois pas imbécile. »

Marmonna-t-il dans sa langue natale. Il ne pouvait pas faire le gars romantique. Son cœur s’était tant de fois brisée qu’il avait appris à ignorer les signaux. Pourtant, il n’effaçait pas le petit renard de sa tête. C’était comme une idée, qui flottait et ne disparaissait pas complètement. Ses doigts tous cornés du fait des cordes serrèrent le volant. Calme-toi. Il ne servait à rien de s’énerver ou d’avoir peur. Il laissa la vague de sentiments passer loin au-dessus de lui, l’apaiser. Un léger soupir s’échappa et il se secoua. Le phare se distingua à travers le brouillard laiteux après une bonne demi-heure de route. Il gara la voiture aux pieds du phare et descendit. Il resta ainsi, sans bouger, s’imprégnant de l’énergie et ferma les yeux. Son flair de cerf lui permettait de tout sentir, la mer salée en contre-bas, le petit bois pas loin, avec les feuilles mortes. Il claqua la porte, bipa la voiture et partit. Il monta jusqu’en haut du phare. Rufus allait-il venir ? Il lui avait fait parvenir une lettre, avec le lieu, l’heure. Il était un peu en avance.

Que lui dirait-il ? Tu m’as manqué ? Oh voyons, tellement fleur bleue. Le dirait-il vraiment ainsi ? Un long soupir passa à travers sa cage thoracique. Tu peux le faire. Son cerf était confiant, la bête si proche observait le manège. Prudente, sage, conquérante, c’était une proie, mais une proie assez grande pour vivre sa vie. Il sentit son énergie avant de la voir. L’énergie du renard qui courait le long de son échine. Toshiro fit volte-face, plissa les yeux. Il le vit, sa chevelure de feu, sa dégaine, il était venu.

« Bonjour Rufus. »

Sa voix était rauque, sa gorge serrée. Il ne bougeait pas, attentif. Rufus allait-il lui demander pourquoi ? Allait-il lui hurler dessus ? Toshiro était ému, plus qu’il ne le pensait. Habillé élégamment d’un jean’s simple et d’une chemise noire, il semblait sortir d’une prestation de musique. Son regard s’attarda sur le renard, un léger sourire flotta sur son visage aux traits asiatiques. Il était nerveux, nerveux comme jamais.

Val
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Val
Dim 3 Avr - 17:54

Rufus Mc Phergus
J'ai 27 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis concierge dans une école privée, après avoir été un moment agent de sécurité, mais le travail nocturne m'empêchait d'avoir une vie sociale... Enfin, comme si j'avais vraiment besoin d'une vie sociale... Je suis né le 12/12/1994 à Aberdeen, en Ecosse, et mon pays me manque, souvent. Juste les paysages, et la langue, la famille elle, aurait pu ne pas exister que je m'en serais porté bien mieux !

Je suis célibataire, et je ne le vis pas si bien que ça.
J'ai connu plusieurs « grands » amours, tous voués à l'échec. Plusieurs me direz-vous ? Comment est-ce possible ? En tout cas, je le croyais moi qu'ils étaient éternels ! Jaimee a disparu, Ralph s'est fait tuer lors d'une rixe entre drogués, Aksu m'a viré, et Terrence... Je ne saurais jamais ce qu'est devenu Terrence. Après tout, c'est normal, comme mon père le disait : "t'as vu de quoi tu as l'air ! t'crois qu'c'est facile de dire aux potes que t'es pas gay ! mais coupe cette tignasse ! Ta mère elle est comme moi ! Tu nous fais honte !" Et bien je n'en ai pas que l'air, et je l'assume depuis très peu de temps ! Après tout, mon père, il m'a fichu dehors en me tuant à moitié ?

J'ai une autre particularité... Que j'assume tout aussi bien, malgré ma timidité et la frayeur que me causent les autres : je suis un renard ! Je me suis transformé pour la première fois la nuit où mon père m'a jeté dans l'escalier de l'immeuble, en me hurlant dessus que j'étais un dégénéré. Cette nuit là, résume toute ma vie, un jour, je la raconterai sans doute, mais en tout cas, dans la douleur et la terreur, au milieu des ruines magnifiques de Dunnotar Castle, je suis devenu un petit renard gris beige, un « corsac ».

Il est partie de moi depuis, et vit mieux sa vie que l'humain que je demeure !

.




A dix-sept ans, j'ai découvert la route, les squats, la peur, le danger d'être trop jeune et pas assez fort physiquement. J'ai fait... commerce de mon corps dira-t-on prudement ? J'ai arrêté à vingt -trois, quand je me suis mis en ménage avec un homme de quinze ans mon aîné, cultivé, riche, et prêt à m'aider. Ça n'a pas duré longtemps, un an et demi, juste assez pour que je me reprenne et trouve un boulot stable, et puis, que je veuille mourir parce qu'il m'abandonnait...

L'année dernière, j'ai rencontré Terrence, et je pensais en avoir fini avec la malchance et la solitude. C'est drôle, résumé comme ça, ma vie a l'air axée sur l'amour et la recherche d'un partenaire fiable, alors qu'en fait ce qui compterait le plus pour moi, ça serait terminer mes études, apprendre, pouvoir exhiber des diplômes, choisir un boulot pour son intérêt et non l'obligation où je suis de me nourrir.

En fait, Je suis un rêveur... Un type asocial et totalement désaxé, qui a peur de son ombre et voudrait passer son existence dans les livres ! Les livres, ils font un excellent résumé de mon parcours aussi, même dans les périodes les plus sombres j'en ai toujours trouvé.




avatar :copyright: inconnu

Et si on remontait le temps ?

Rufus Mc Phergus & Toshiro Mori


Et si on remontait le temps ? | Val Sans_t50Et si on remontait le temps ? | Val E8f1d810

Avril 2022


Rufus broie du noir, depuis des mois, depuis qu'il a expliqué à l'homme de sa vie que non seulement il n'était pas qu'humain, mais qu'en plus pour lui, son corps était un don qu'il faisait de façon spontanée à tout homme qui lui plaisait, un peu ou beaucoup, et qui semblait avoir besoin d'une consolation.

Terrence lui, ne voyait pas les choses comme ça ! Il aimait un tout, à la folie, passionnément, un tout : corps et âme. Et lorsque pour rester honnête l'Ecossais lui a répondu qu'il n'était pas certain de pouvoir lui réserver l'usage du premier, parce que c'était tellement contraire à sa façon de faire qu'il risquait de "rechuter", alors il lui a montré la porte : mieux vaut qu'on se sépare, ça finirait mal.

Mieux vaut qu'on se sépare !

Il ne l'a pas revu, et plus que jamais s'est noyé dans les rapports sans lendemain, ne voyait-il pas qu'un corps, c'est juste un morceau de viande qui permet le plaisir ? Et que l'amour, le vrai, l'irrésistible venait de l'âme ? Il l'a malmené ce bout de barbaque, pour la première fois de sa vie -enfin si l'on excepte sa tentative de suicide à vingt-trois ans, mais là, il voulait quitter la vie !- donc pour la première fois, il a cherché à souffrir ! A expier ! A se traîner dans cette boue où la réaction de son amant l'avait renvoyé.

Peine perdue. Malmener sa grande carcasse, il y a longtemps qu'il sait que ça ne lui fait rien d'autre qu'une douleur physique. Maudit, perdu, il l'est depuis qu'il a dû oublier sa jeunesse et ses espoirs, à arpenter les rues de tant de villes d'Europe, à la recherche de ce qui lui donnerait nourriture et abri.



Il marche, soucieux, incrédule. L'arrivée du message sur son téléphone l'a interloqué. Quelques phrases, très brèves, parfaitement conformes à leur auteur. Quelque chose comme « je suis en ville, retrouve moi au phare. Toshiro »

Il a d'abord cru à une mauvaise blague, une plaisanterie cruelle et malsaine. Mais qui connaît dans son entourage actuel sa relation avec Toshiro ? Sans rire ! Toshiro Mori, virtuose,  prodige de la musique, adulé, réclamé dans le monde entier, et... Rufus Mc Phergus ? Ex prostitué, ex vigile, concierge d'école ? Non, toujours il a pris soin de préserver la star en ne se montrant pas avec lui. Aussi douloureux que cela ait été, il y est parvenu, donc seul le musicien a pu l'envoyer.

Une fois le doute passé, les yeux du roux se sont mis à briller, et sa bouche s'est ornée d'un de ses sourires qui lui tiennent lieu de parole ! Rufus est timide, encore, à vingt-sept ans ! Rufus parle peu, mais il sourit... Il avait comme projet de faire un lexique de ses sourires à l'attention de Terrence... Son sourire se fige. Il a perdu Terrence, comme les autres. Va-t-il perdre Toshiro ? Il l'a bien cru quand la star du classique est partie, un tour du monde de représentations dans des villes où lui n'ira ou ne retournera pas, sans un mot autre que « Ne viens pas, le rendez-vous est annulé, je pars en tournée ». Il avait été déçu, et heureux. Toshiro n'allait pas bien à ce moment-là, les artistes traversent des creux, comme les rêveurs, et ses efforts à lui pour le remonter lui paraissaient bien vains. Heureux, de suivre via les médias le succès qui nimbait son ami comme à chaque fois qu'il jouait quelque part, et seul... De nouveau si seul, sans personne qui compte à qui mendier un semblant de consolation pour le deuil qu'il devait faire, d'un... énième grand amour enterré avant d'avoir pris vie.

Il marche, fébrile mais encore sous le choc. Et si vraiment quelqu'un savait et lui faisait la pire blague de sa vie ?!

« Bonjour Rufus. »

Le sourire s'ancre sur les lèvres. Rufus parle peu certes, mais il sourit et il a tendance à « toucher » plus que la plupart des gens. Pour lui, un contact est avant tout non verbal, et il a eu par le passé d'étranges réactions à ces habitudes, aussi se retient-il de prendre dans ses bras celui qu'il est si heureux de retrouver, et dont chaque pore de sa peau se souvient... à sa façon.

Ils sont là, aussi anxieux l'un que l'autre, comme deux gamins qui se découvrent après avoir échangé sur le net pendant des années sans se connaître de visu. Comment dire ? Comment répondre ? La logique voudrait qu'il dise « Bonjour Toshiro » ? Mais il ne peut pas, il observe de tous ses yeux, boit du regard le sourire de l'asiatique, y répond par un éclat de soleil radieux.

Sa voix est un peu trop aigüe ? Il a pourtant la voix grave d'ordinaire...

« Tu es revenu »

Il s'en veut, bien sûr il est revenu puisqu'il est là ! Imbécile ! Comment peut-on être aussi « niais » aurait dit sa mère...

Il tend la main, comme pour attraper la bouée qui se tient devant lui !

Et si on remontait le temps ? | Val Corsac14

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shadow
Ven 22 Avr - 13:16

Toshiro
Mori

J'ai 35 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis musicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire amoureux et je le vis plutôt pas bien.

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avatar :Tony Thornburg copyright: oolympiaR
Toshiro avait mis du temps à comprendre qu’il sombrait. Cela avait été une séance avec son psy qui lui avait ouvert les yeux. Le spécialiste lui avait dit qu’il n’était pas condamné à être malheureux toute sa vie, il avait le droit au bonheur. Comme il avait le droit de ne pas continuer une relation toxique. Sa relation toxique avec son ex qui consommait encore de la drogue. Il avait à deux doigts de replonger, de détruire sa vie et de perdre sa carrière. Cela avait été un véritable électrochoc. Il avait tout effacé de cet autre homme, pour l’oublier à jamais. Il ne restait que les cicatrices de piqûres cachées dans les replis de sa peau. Revoir Rufus était une évidence. Il le salua, la gorge serrée. Le sourire du rouquin le toucha en plein cœur. Il avait oublié comment c’était, sa chaleur, sa vibration. Alors que lui, il était froid. Enfermé dans certaines valeurs, dans une image qu’il cultivait, il était incapable de dévoiler le vrai homme qu’il était. Toshiro était bien trop dans le contrôle. Il frissonna à cette pensée. Il ne savait pas quoi faire, comment agir. Tout son corps était extrêmement tendu. Heureusement, Rufus osait plus que lui.

Oui, il était revenu. Lui aussi peinait à le croire. Il sourit. La main tendue le surprit, il ne réfléchit pas et l’attrapa. La main de Toshiro était froide. Il se rapprocha de Rufus et le prit dans ses bras dans un câlin. Faire la bise était une habitude européenne, aux Etats-Unis, les gens préféraient se serrer l’un contre l’autre. Il avait gardé cette habitude, si différente des Japonais qui se touchaient à peine. Il se sentit bien, un étrange sentiment de familiarité l’envahit.

« Tu m’as manqué. »

Et même s’il était froid d’habitude, là ils étaient seuls, il pouvait pleinement s’exprimer. Il pouvait exprimer la chaleur qu’il ressentait. Il se sentait si bien. Il était en paix. Il enfouit sa tête contre l’épaule de Rufus, humant son odeur. Il espérait être discret, sinon tant pis. Il assumerait. Il se recula légèrement, remarqua une différence chez le renard.

« Tu sembles différent, presque triste. »

Que s’était-il passé en son absence ? Il tenait d’une main l’épaule de Rufus, de l’autre, il caressa sa peau rêche. Il regarda sa bouche sans oser franchir le pas. Pourtant, il s’était offert à lui sans retenu la dernière fois. Les sensations avaient été si fortes, si uniques. Ils ne s’étaient quasi plus revus après. Toshiro avait été pris dans d’autres histoires. Il s’en voulait, il s’en voulait d’être parti avec un bref message d’adieu. Mais il n’avait pas eu le choix. Il avait pensé à se sauver, à survivre coûte que coûte. C’était terriblement égoïste, bien sûr. Mais qui ne l’était pas sur Terre ?

« Je suis désolé, d’être parti ainsi. »

Chuchota-t-il. Lui qui était si orgueilleux d’habitude, il osait se dévoiler un peu plus. Il se sentait vulnérable, mais il savait que jamais, Rufus ne lui ferait de mal, bien au contraire. Il était en sécurité se dit-il. Tout contre l’autre métamorphe, il se sentait bien. Malgré le fait que ce soit un prédateur, son cerf ne se sentait pas en danger. Bon, en tant que cerf sika, il était plus grand que ce renard. Il rêvait qu’une fois, ils se transforment ensemble. Il le lui demanderait, mais une autre fois. Pour l’instant, il se contentait de reprendre doucement contact avec lui.  

Val
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Val
Sam 7 Mai - 15:07

Rufus Mc Phergus
J'ai 27 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis concierge dans une école privée, après avoir été un moment agent de sécurité, mais le travail nocturne m'empêchait d'avoir une vie sociale... Enfin, comme si j'avais vraiment besoin d'une vie sociale... Je suis né le 12/12/1994 à Aberdeen, en Ecosse, et mon pays me manque, souvent. Juste les paysages, et la langue, la famille elle, aurait pu ne pas exister que je m'en serais porté bien mieux !

Je suis célibataire, et je ne le vis pas si bien que ça.
J'ai connu plusieurs « grands » amours, tous voués à l'échec. Plusieurs me direz-vous ? Comment est-ce possible ? En tout cas, je le croyais moi qu'ils étaient éternels ! Jaimee a disparu, Ralph s'est fait tuer lors d'une rixe entre drogués, Aksu m'a viré, et Terrence... Je ne saurais jamais ce qu'est devenu Terrence. Après tout, c'est normal, comme mon père le disait : "t'as vu de quoi tu as l'air ! t'crois qu'c'est facile de dire aux potes que t'es pas gay ! mais coupe cette tignasse ! Ta mère elle est comme moi ! Tu nous fais honte !" Et bien je n'en ai pas que l'air, et je l'assume depuis très peu de temps ! Après tout, mon père, il m'a fichu dehors en me tuant à moitié ?

J'ai une autre particularité... Que j'assume tout aussi bien, malgré ma timidité et la frayeur que me causent les autres : je suis un renard ! Je me suis transformé pour la première fois la nuit où mon père m'a jeté dans l'escalier de l'immeuble, en me hurlant dessus que j'étais un dégénéré. Cette nuit là, résume toute ma vie, un jour, je la raconterai sans doute, mais en tout cas, dans la douleur et la terreur, au milieu des ruines magnifiques de Dunnotar Castle, je suis devenu un petit renard gris beige, un « corsac ».

Il est partie de moi depuis, et vit mieux sa vie que l'humain que je demeure !

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A dix-sept ans, j'ai découvert la route, les squats, la peur, le danger d'être trop jeune et pas assez fort physiquement. J'ai fait... commerce de mon corps dira-t-on prudement ? J'ai arrêté à vingt -trois, quand je me suis mis en ménage avec un homme de quinze ans mon aîné, cultivé, riche, et prêt à m'aider. Ça n'a pas duré longtemps, un an et demi, juste assez pour que je me reprenne et trouve un boulot stable, et puis, que je veuille mourir parce qu'il m'abandonnait...

L'année dernière, j'ai rencontré Terrence, et je pensais en avoir fini avec la malchance et la solitude. C'est drôle, résumé comme ça, ma vie a l'air axée sur l'amour et la recherche d'un partenaire fiable, alors qu'en fait ce qui compterait le plus pour moi, ça serait terminer mes études, apprendre, pouvoir exhiber des diplômes, choisir un boulot pour son intérêt et non l'obligation où je suis de me nourrir.

En fait, Je suis un rêveur... Un type asocial et totalement désaxé, qui a peur de son ombre et voudrait passer son existence dans les livres ! Les livres, ils font un excellent résumé de mon parcours aussi, même dans les périodes les plus sombres j'en ai toujours trouvé.




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Et si on remontait le temps ?

Rufus Mc Phergus & Toshiro Mori


Et si on remontait le temps ? | Val Rufus110Et si on remontait le temps ? | Val Toshir11

Avril 2022


 « Tu m’as manqué. »

Quelques mots, quelques syllabes, lâchées comme ça dans l'air... Ce n'est rien ?

Rufus s'illumine, il brille comme un soleil dont les nuages fuyards ont enfin permis la vision ! Ses yeux étincellent, son sourire chavire, vite, il clôt son regard pour garder le bonheur en lui, non qu'il ne veuille pas le partager, mais il craint que libéré, il ne parte droit devant, se distribuant à n'importe qui plutôt que de viser la bonne cible ! Les yeux fermés, il lance la tête en arrière, dans un mouvement lent et contrôlé, comme s'il étirait son âme... Ce faisant, il respire, emplissant ses poumons de l'oxygène de la joie qui le comble...  Il se retient, parce que s'il est facile et si plaisant de le sentir, il est difficile de l'exprimer par des mots : Tu m'as manqué ! Toi aussi ! O ! Si tu savais combien ! J'étais sec, j'étais mort ! J'essayais de trouver auprès de tout et de tous un semblant de toi, en vain ! Mais non, ça ne se dit pas, au mieux, ça se transmet comme ça peut, doucement, comme en ce moment... Le corps serré contre l'asiatique, Rufus rend l'étreinte, à la fois passionnément et subtilement... Une sorte de caresse profonde et violente, mais douce et volatile...

«  Tu sembles différent, presque triste.  »

La réponse est murmurée... Ne gâches pas ce moment ? S'il te plaît ?

« Je ne peux pas être triste... Puisque tu es là »...

Dans l'immédiateté, c'est vrai. Comment ne pas être réjoui, heureux ? Lové tout contre un homme qui le fait vibrer par sa personnalité autant que par son corps ? Un homme qu'il sait être aussi passionné que lui l'est, aussi... dénué de limite et d'inhibition que lui ? Pourtant, triste, il l'a été... Si triste, si seul, si...Rufus ne voit pas de psy lui, il n'en a jamais consulté. Il en a croisé un, quand Aksu l'a jeté dehors, gentiment mais fermement « Continue ton chemin, je t'ai aidé comme je l'ai pu, aimé aussi, comme on aime un bel objet avant de s'en lasser »... Le psy lui avait demandé « Pourquoi avoir voulu mourir ? » et il avait répondu « Parce que je ne pouvais plus vivre... », « Pourquoi ? On ne se suicide pas sans raison ? Qu'est-ce qui rendait votre vie si insupportable ? Si vous ne trouvez pas la réponse, vous ne pourrez pas avancer ?  ». Le roux l'avait fixé, les yeux aussi morts que ses illusions, aussi usés que son corps et son âme... « C'est une question ?  », il avait marqué une pause, légère... « Je n'ai pas de réponse... Il n'y en a pas. La vie, c'est un voyage, si on reste immobile on ne découvre rien.  »

Depuis, il s'était dit qu'il devait être mal, vraiment mal... Les meilleurs voyages, c'est en soi qu'on les fait. Il n'y a pas de frontières, pas de barrières, juste... le rêve. Pourtant, une fois que Terrence comme Aksu en son temps, lui a signifié son congé, il a erré... Sur la terre et au pays des rêves, erré, et l'horizon n'a jamais rien fait d'autre que s'éloigner, mettant une malice palpable à sembler rattrapable pour s'estomper... Il avait cherché, cherché... Des ombres d'amour, des senteurs de passion... Il y avait eu ce Joakim, qui l'avait tant effrayé lors de leur rencontre pour s'avérer un ami sûr, ce marin dont il avait oublié le nom et qui avait fini par avouer qu'il n'avait pas fait le deuil de l'homme de sa vie... D'autres encore... Tous avaient passé, franchissant des brumes de réalité que lui n'avait pu traverser... Il lui semblait qu'il était voué à laisser filer ses meilleurs rêves, ne conservant que les cauchemars ! Alors, il avait puni son corps, et son âme, de leur inaptitude à retenir l'amour.

Nuit après nuit, au risque de voir sa conduite rapportée à son employeur -qu'aurait fait la directrice de cette école huppée et bien-pensante si on lui avait dit que son concierge monnayait ses faveurs, s'étourdissant dans un tourbillon d'amours tarifées et sordidement vénales- il avait racolé, sans la moindre honte, sans le moindre scrupule, s'offrant en pâture à des hommes avides de ce qui lui restait de jeunesse, parfois si sombres de solitude qu'il devait s'entourer d'un bouclier d'indifférence pour ne pas succomber à leur propre tristesse...

Jamais il ne s'était demandé comment il pouvait se châtier en pratiquant l'activité qui lui apportait -consentie et partagée- le plus de plaisir et de bonheur sur terre... Non, Rufus ne fréquente pas de psys, ces gens là sont néfastes, ils parent les rêves de mots de la réalité, écrivent des livres d'une poésie crue et sans espoir appelée science...

Il chasse ses pensées... Se rapproche de Toshiro, rouvre les yeux...

« Raconte moi ! Je veux t'aimer, j'ai besoin de toi »

Et joignant la parole à l'acte, il appuie l'étreinte, se fait presque violent... Je veux entrer en toi, dans ton esprit, dans ton corps, je veux être toi ! M'oublier, te remplir, fusionner !

Il n'a pas parlé de Terrence, ne s'est pas « raconté » lui... Ce n'est pas qu'il veut dissimuler, c'est que c'est présentement sans la moindre importance...

Et si on remontait le temps ? | Val Sans_t76

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Dim 7 Aoû - 11:53

Toshiro
Mori

J'ai 35 ans et je vis à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis musicien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire amoureux et je le vis plutôt pas bien.

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Il s’était envolé sans se soucier de personne et maintenant, il ne savait pas que faire. Ou peut-être, il le savait. Il avait mille idées en tête. Il avait vu Rufus s’illuminer quand il lui avait avoué qu’il lui avait manqué. Ils se serraient l’un contre l’autre, comme deux naufragés. Il fit sa première bourde en lui disant qu’il semblait différent. Il entendit le murmure, il tendit quand même l’oreille pour mieux entendre. Il allait devoir accepter cette réponse de la part du renard, sans rien demander de plus. Toshiro pouvait flairer la tristesse, il ne dit rien, se contentant de caresser le dos de Rufus. Une manière de dire qu’il était là, s’il le désirait. Ses derniers mois semblaient avoir été difficiles autant pour l’un que pour l’autre. Le musicien avait eu ses propres démons, ses peurs, ses pleurs. Il avait passé bien des nuits à pleurer avant d’accepter l’inévitable. Il allait mieux, se sentant moins à vif, moins vulnérable. Il redressa la tête en voyant Rufus ouvrir les yeux, sonda ses yeux clairs.

Lui raconter, lui raconter ses voyages, son tour de monde, les autographes ? La solitude le soir, les draps partagés sans passion. Ils serrèrent plus forts l’un contre l’autre et doucement, le violoncelliste prit son visage pâle entre ses mains usées et cornées. Il posa ses lèvres sur les siennes, doucement d’abord, avant de se faire plus passionner, plus vibrant. Les autres avaient été une pâle copie sans saveur, sans histoire. Il vibrait contre Rufus, se sentit vivant. Il respirait, enfin. Le baiser se rompit et il caressa le haut de son visage, réfléchissant. Où allaient-ils ainsi ? Dans un précipice ? Avec Rufus, c’était si flamboyant.

« Que veux-tu que je te raconte ? »

Il lui raconterait tout ce qu’il désirait. Il avait envie de rester des heures à ses côtés. Aurait-il peur qu’un petit renard parte en courant ? Oh oui. Il sentait l’excitation le faire vibrer, il se sentait bien. Un brin timide peut-être, Toshiro timide ? C’était nouveau ? Il souriait, lui qui n’avait pas l’habitude de sourire, le visage continuellement fermé, froid et éloigné. Il avait changé le brun ses derniers mois, se draper dans la froideur ne l’aidait pas, bien au contraire. Cela le rongeait comme un poison et le rendait malade. Il espérait aller mieux, il le saurait bien assez vite. L’air frais pénétra dans la tour, agitant ses cheveux sombres retenus. Un vestige de son contrôle qu’il ne relâchait pas si facilement.

« J’ai tourné dans le monde pour oublier cette ville. »

Et dans quoi elle avait failli l’entraîner. Sa peur de reprendre la drogue lui avait collé à la peau. Cette peur dévorante, déroutante. Il avait refusé d’y replonger, même s’il avait été tenté. Comme le fait de boire trop avait été aussi très dangereux. Il avait bu jusqu’à ne plus savoir son prénom, se laissant aller dans un état de délabrement lamentable. Il avait été son propre démon et il avait tout fait pour s’en sortir. Il savait que Rufus ne l’entraînerait pas vers le bas, l’espérait. Le rouquin lui avait toujours fait du bien. Il l’aimait, d’une certaine manière il l’aimait.

« Je veux t’aimer moi aussi. »

Parlaient-ils de la même chose ? Probablement, il n’osait pas dire qu’il avait besoin de lui, aussi. Pudique d’une certaine manière, il se protégeait encore. Il avait peur de trop se livrer et se faire détruire au passage, lamentablement.


Val
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Val
Mer 10 Aoû - 11:08

Rufus Mc Phergus
J'ai 27 ans et je vis pour le moment à Helsinki, Finlande. Dans la vie, je suis concierge dans une école privée, après avoir été un moment agent de sécurité, mais le travail nocturne m'empêchait d'avoir une vie sociale... Enfin, comme si j'avais vraiment besoin d'une vie sociale... Je suis né le 12/12/1994 à Aberdeen, en Ecosse, et mon pays me manque, souvent. Juste les paysages, et la langue, la famille elle, aurait pu ne pas exister que je m'en serais porté bien mieux !

Je suis célibataire, et je ne le vis pas si bien que ça.
J'ai connu plusieurs « grands » amours, tous voués à l'échec. Plusieurs me direz-vous ? Comment est-ce possible ? En tout cas, je le croyais moi qu'ils étaient éternels ! Jaimee a disparu, Ralph s'est fait tuer lors d'une rixe entre drogués, Aksu m'a viré, et Terrence... Je ne saurais jamais ce qu'est devenu Terrence. Après tout, c'est normal, comme mon père le disait : "t'as vu de quoi tu as l'air ! t'crois qu'c'est facile de dire aux potes que t'es pas gay ! mais coupe cette tignasse ! Ta mère elle est comme moi ! Tu nous fais honte !" Et bien je n'en ai pas que l'air, et je l'assume depuis très peu de temps ! Après tout, mon père, il m'a fichu dehors en me tuant à moitié ?

J'ai une autre particularité... Que j'assume tout aussi bien, malgré ma timidité et la frayeur que me causent les autres : je suis un renard ! Je me suis transformé pour la première fois la nuit où mon père m'a jeté dans l'escalier de l'immeuble, en me hurlant dessus que j'étais un dégénéré. Cette nuit là, résume toute ma vie, un jour, je la raconterai sans doute, mais en tout cas, dans la douleur et la terreur, au milieu des ruines magnifiques de Dunnotar Castle, je suis devenu un petit renard gris beige, un « corsac ».

Il est partie de moi depuis, et vit mieux sa vie que l'humain que je demeure !

.




A dix-sept ans, j'ai découvert la route, les squats, la peur, le danger d'être trop jeune et pas assez fort physiquement. J'ai fait... commerce de mon corps dira-t-on prudement ? J'ai arrêté à vingt -trois, quand je me suis mis en ménage avec un homme de quinze ans mon aîné, cultivé, riche, et prêt à m'aider. Ça n'a pas duré longtemps, un an et demi, juste assez pour que je me reprenne et trouve un boulot stable, et puis, que je veuille mourir parce qu'il m'abandonnait...

L'année dernière, j'ai rencontré Terrence, et je pensais en avoir fini avec la malchance et la solitude. C'est drôle, résumé comme ça, ma vie a l'air axée sur l'amour et la recherche d'un partenaire fiable, alors qu'en fait ce qui compterait le plus pour moi, ça serait terminer mes études, apprendre, pouvoir exhiber des diplômes, choisir un boulot pour son intérêt et non l'obligation où je suis de me nourrir.

En fait, Je suis un rêveur... Un type asocial et totalement désaxé, qui a peur de son ombre et voudrait passer son existence dans les livres ! Les livres, ils font un excellent résumé de mon parcours aussi, même dans les périodes les plus sombres j'en ai toujours trouvé.




avatar :copyright: inconnu

Et si on remontait le temps ?

Rufus Mc Phergus & Toshiro Mori


Et si on remontait le temps ? | Val Rufus110Et si on remontait le temps ? | Val Toshir11

Avril 2022

« J’ai tourné dans le monde pour oublier cette ville. »

Rufus accentue la pression, c'est étrange cette phrase ça lui rappelle un extrait qui l'avait tant marqué, dans un livre en français acheté à ce bouquiniste qui l'accueille si bien : « Personne ne m'attend. Je vais de ville en ville, étranger aux autres et à moi-même, et les villes se referment derrière moi comme une eau tranquille. » (*) Il le récite, en un murmure...

« J'ai lu ça, et ça me paraissait si vrai... Tu sais toi ? Quand on cherche ailleurs quelque chose qui est en soi mais qui ne veut pas sortir, et qu'où qu'on aille on est à deux doigts de trouver, mais qu'on ne trouve pas ? Et ce sentiment d'être si seul, si absent, si... mort. » 

Il a dit Toshiro... « Tu sembles différent, presque triste. » Il vient d'avouer qu'il l'est... Oui, il est triste et solitaire, blessé dans cet amour qu'il voudrait distribuer sans compter et que personne ne semble nécessiter ou comprendre ? Il sourit à nouveau, et dit, toujours aussi bas...

« J'ai cru aimer. » 

Mais l'asiatique lui n'a pas cru, en tout cas ne croit pas à ce moment, comme lui ne croit plus, il est sûr...

« Je veux t’aimer moi aussi.. »

Et s'ils avaient tourné en rond tous les deux ? A chercher partout ce qu'ils avaient ? Non ! Rufus ! Ne recommence pas ! Ne te berne pas encore une fois ! Qui peut t'aimer, au delà des quelques minutes nécessaires à atteindre l'orgasme !

« J'ai besoin de toi. J'ai besoin de croire que tu as besoin de moi... » 

C'est presque une supplique... Ne m'abandonnes pas ! Pas toi, pas encore ! Prouve moi qu'on peut apprécier mon corps et pas que lui ! Prouve moi que je ne suis pas une coquille vide ! Une fleur qui va se faner comme toutes les fleurs et qui mourra de solitude comme si on l'avait cueillie et oubliée, sans même un vase rempli d'eau...

Il se serre, il touche, ses mains vagabondent, sa bouche embrasse... En lui il se dit que ce n'est pas comme ça qu'on gagne le vrai amour... Là, c'est physique, et pour la plupart des gens, le physique exclue les sentiments, seulement Rufus, il ne sait pas séparer les deux... S'il n'aime pas son partenaire, il le hait, et bien sûr ne le dit pas, après tout, ces hommes, tous, c'est lui qui se propose, pourquoi leur en faire grief ! Ce n'est pas leur faute à eux s'il cherche à s'étourdir, se meurtrir, s'oublier dans leurs bras...

Il a besoin de vrai, d'ultime, de fort, de puissant... Toshiro est tout cela, mais le veut-il ? Est-ce qu'il n'est pas revenu par facilité ? Parce qu'à Helsinki il y a un rouquin « facile » qu'on peut congédier ensuite d'un « je pars en tournée, ne viens pas au rendez-vous » ?

Y résisterait-il ? Probablement, il est fort Rufus, bien plus qu'il n'y paraît... Mais à quoi bon ? Si personne ne peut l'aimer, que faire sur cette terre ?

Il repousse cette idée ! Non ! Il doit croire ! Même si la seule utilité qu'il a dans le monde est de donner aux autres un semblant d'authenticité !

« Que veux-tu que je te raconte ? »

« Tout ! Tout ce que tu veux, et je te dirai tout moi aussi ? » 

« Tout ce que tu veux, si tu ne veux pas, alors garde le, moi, je serai sincère », et comme d'habitude ça le desservira. Mais il a besoin Rufus, besoin d'exister, besoin … Il aurait envie là d'être un petit renard sable, de caresser avec sa fourrure, de lécher, de mordiller, de jouer à la proie et au prédateur ! Juste jouer, la nature a mal fait les choses, en face le cerf est certainement plus fort et plus assuré que lui...

Il sourit à nouveau, une autre teinte de sourire, c'est... comme un de ces nuanciers que présentent les peintres en bâtiment quand tu veux refaire ton intérieur, il y en a pour toutes les circonstances... Et en souriant, il prendre à deux mains la tête du musicien et l'embrasse à pleine bouche... Il va lui être difficile de répondre et de raconter...

Et si on remontait le temps ? | Val Sans_t76

(*) J-P Sartre – Les Mouches – Acte 2, scène III

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