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LE TEMPS D'UN RP

Zone 2- " Et les ombres dansèrent sans bruit dans la douleur de la nuit." T. Houhou

Dreamcatcher
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patrick
Dreamcatcher
Dim 13 Mar - 18:33
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Avant l'apocalypse qui s'était abattue sur la planète, tuant par milliards des êtres humains, Isaac Russel, éminent chercheur biochimiste américain, partageait son temps entre le laboratoire de Fort Detrick et le prestigieux P4 de l'Inserm, basé à Lyon en France. La collaboration étroite entre les États Unis et l'Europe bénéficiait alors de budgets conséquents. Les publications régulières dans la revue « Science Immunology » participaient à la notoriété de son équipe. Respecté, admiré, il faisait partie de ces cerveaux sur pattes à qui tout réussissait. Brillant, bardé de diplômes, charismatique, célèbre, rien ne présageait la catastrophe où tout allait basculer.

Le vaccin, élaboré grâce à de nombreuses et coûteuses expérimentations, se trouvait à deux doigts d'être enfin validé quand brutalement, il muta, devenant fou et incontrôlable. Une échappée de l'Enfer, où l'Homme, in fine, avait produit sa propre destruction.

Russel, l'âme défigurée par la culpabilité, usa de son intelligence pour poursuivre coûte que coûte cette quête désormais quasi impossible : trouver un antidote, sauver l'humanité de l'extinction. Acharné, obsédé, il n'eut de cesse de fédérer des adeptes à sa cause. Ainsi, à l'aube du crépuscule de la vie sur Terre, des gens de tous horizons se rassemblèrent autour de lui, créant une communauté très influente dans ce qui restait du monde: les « White Hands ». Très bien organisé, leader, le scientifique pilotait ses recherches avec les moyens du bord, n'hésitait pas à capturer des cobayes humains et s'attachait à conserver des relations étroites avec d'autres groupes.

Sa fille Ambre ne l'aimait plus. À cause de lui, sa mère était morte. À cause de lui, l'humanité crevait.

@Dharma in my heart  :heart2:
Dharma
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tea
Dharma
Sam 2 Avr - 14:40

Isaac Russel
J'ai xx xx ans et je vis à ville, Pays. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis statut matrimonial et je le vis plutôt bien/pas bien.

Informations supplémentaires ici.
Illustre figure médiatique à la stature plombante. Du titan des temps modernes au robot hermétique à la moindre effusion émotionnelle. Avant, les métaphores volaient et venaient quand il était question du Professeur et de son charisme inquiétant. La grandeur inébranlable d'un lord qui surplombait la plèbe; sans même forcer le trait. Le naturel obscur et sage. Silencieux. Quelques sourires fantômes jetés au cœur des tempêtes sans qu'on ne les perçoivent jamais, aussi légers que sa poigne était ferme et irrévocable. Les rétines bleu de prusse frappées d'orgueil et d'impossible, où venaient crever des milliers d'âme écervelées éprises de ses long rêves de savant névrosé. Voix au timbre profond, grave, ténébreux. Chant funèbre de ses chaussures claquant les carreaux du laboratoire. Et le silence, quand il était là, était roi. Fier leader d'un empire scientifique controversé qui dansait à chacune de ses idées, sur un fil de rasoir prêt à lâcher. Il y a de cela ô bien des années. Une multitude d'enquêtes étranges quasi-démystifiées sur ses méthodes peu soucieuses de moralité. Parce qu'on n'avait jamais su grand chose de l'éminent Dr Russell et de ses grandioses recherches. Qu'il fut bien trop tard pour s'en soucier. Le monde avait implosé par ses méfaits.

Et l'Homme ?

Et si l'Homme devenait Dieu ?
Et s'il pouvait survivre la Terre ?
Plus rien ne pourrait jamais l'arrêter. . .




— J'y étais presque.
— ...Et c'est tout ce que tu trouves à dire ?
— C'est tout ce qu'il reste à dire.



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— Lancement du programme Delta7°. . .
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— Erreur détectée. Annulation de l'incubation.
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— C'est impossible. Erika, relancez le processus.
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— Professeur, c'est la 45ème fois que vous relancez ce programme en 2 heures 23 minutes et 54 secondes.
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— Je vois que vous avez travaillé vos statistiques. Vous m'en voyez ravi, très chère.... Maintenant. Relancez. Le. Fxcking. Processus.

Les dents serrées et le ton cynique irrévocable du scientifique dépeignaient une fatigue palpable qu'il avait bien du mal à dissimuler au fil des échecs qu'il essuyait encore et encore. Voilà une énième nuit passée à travailler sur l'impossible. Ses confrères et consœurs, eux, se reposaient. Erika et lui même, jamais; ou si peu dans son cas. L'avantage d'avoir pour partenaire de laboratoire une intelligence artificielle.

Ces derniers temps, ses petites mains ne lui ramenaient plus que de la chair fraiche sans cervelle. Il n'y avait rien à leur prendre, ou trop peu, à ces pauvres hères. Rien à en faire, ou si peu, à ces sous-hommes. Les efforts étaient incommensurables pour toujours un rien de succès. Et le Professeur ne supportait rien d'autre que cela. Le Succès. Compréhensible. D'un test, d'un cas positif, d'une avancée pouvant lui prouver qu'il marchait dans la bonne direction. Que leur but commun avait une chance. Que l'espoir résidait dans la science. Personne n'osait plus trop l'approcher depuis le dernier échec. Depuis le dossier de la femme enceinte éteinte sous ses mains. Ils ne craignaient pas leur Professeur. Chacun conscient que la moralité ne faisait plus sens, aujourd'hui. Et comme leur avait-il un jour clamé, personne n'oubliait ; Il n'existe pas d'échelle des monstruosités quand on sait agir pour le bien, pour le juste, pour l'humain.

Non, en revanche, si ses camarades l'évitaient, c'était pour son humeur dévastatrice. Pour cette peur qui rongeait les entrailles, viscérale, lorsqu'ils croisaient son regard : cette horreur qu'était de le décevoir. De ne rien pouvoir lui apporter de probant. De ne voir que le noir et le rouge de la colère, dans ses gestes durs et ses râles irradiés. D'y lire dans ses onyx éteintes, le néant, plutôt qu'une trainée d'étoiles qui leur vaudraient une énième idée de génie.

Quand même votre leader s'y perd de folie, sur qui reposer tous ses espoirs ?
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Les rétines glaciales fixées sur ce qui dut être un jeune homme recroquevillé sur lui même, à même le sol; cloisonné entre quatre vitres. Isaac soupira longuement avant d’appuyer sur un simple bouton qui enclencha la porte de verre.

— Non, il n'y a aucune erreur possible. Il est forcément le problème. Sortez-le de là, je vais en chercher un autre.

Et tel un fantôme, le Professeur quitta son antre infernale dans une trainée de blouse blanche.

Dreamcatcher
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patrick
Dreamcatcher
Ven 8 Avr - 12:02
Zone 2- " Et les ombres dansèrent sans bruit dans la douleur de la nuit." T. Houhou Ambre10
Ambre Russel
J'ai 27 ans ans et je vis  quelque part en France dans un camp de survivants. Dans la vie, je suis la fille de l'éminent scientifique Issac Russel et je m'en sors en étant devenue une autre. Sinon, à cause de cette vie de merde, je suis solitaire et je le vis avec moi-même.

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Une nuit d'enfance...

-Qu'est-ce qu'il y a  ma petite chérie ?
-Le monstre...Il...il...voulait...me...tuer...
-Allez viens là, il n'y a pas de monstre, regarde. Il y a juste ton lit, tes peluches et ton papa qui t'aime. C'est un vilain cauchemar, ne t'inquiètes pas, je reste avec toi et on laisse la lumière allumée, d'accord ?


La fillette hocha la tête au milieu de ses sanglots et de sa terreur, blottie dans les bras de son père. Il lui murmura des mots sucrés, l'entourant moelleusement, caressant ses cheveux. Elle finit par se rendormir.

***

Le vieux souvenir, poussiéreux, écrasé par des croutes d'indifférence désormais, s'était délité avec tous les autres, ces siècles d'autres qui n'existaient plus. La tragédie avait englouti le meilleur de l'Homme, avait tué sa mère, avait tué l'Amour. Ça l'avait tuée la fille Russel. Le fameux scientifique reconnu avait merdé, était responsable avec son équipe de la catastrophe planétaire qui s'était abattue sur des milliards d'innocents. Et elle, Ambre, portait son nom et son ADN, subissant une filiation outrageante et massacrante. Elle n'éprouvait même plus de haine à son égard, non, c'était pire : il lui était aussi indifférent que les pierres. Un grand trou remplaçait son cœur et le néant battait comme il fallait pour faire fonctionner la machine, réduit à sa simple fonction d'organe, rien de plus, rien de moins.

Elle parle, la coquille vide, dort, se nourrit, survit comme toute la clique plus ou moins fanatique qui adule son criminel de paternel. Depuis qu'il a lâché la Mort dans toute sa puissance, il passe son temps à chercher un antivirus. À n'importe quel prix. Ça la fait dégueuler ces victimes exploitées en cobayes.

Mais elle fermait sa gueule. Laissait faire cet enfer sordide qui portait l'Espoir en son sein. La fin ne justifiait-elle pas les moyens ? Elle aurait pu quitter le groupe, LE quitter, mais son âme était malade, malade d'une culpabilité dévastatrice qui la rongeait comme un rat déchaîné sur un cadavre. Et ce sentiment la liait à LUI intrinsèquement, une drogue dure dont elle ne pouvait se sevrer. C'était irrationnel, puissant, malfaisant. Le poison se distillait dans la moelle, les cauchemars, la peau, la tête, le ventre...Elle se planquait lorsque les crises d'angoisse l'étranglaient, s'isolait loin, son arme chargée à bloc. On ne sait jamais...

Lutter ouvertement contre son père n'aurait servi à rien, elle n'en possédait ni les moyens ni la volonté. Et puis elle n'avait pas le courage de s'enfuir pour se retrouver seule face à un monde mortifère. Mourir les yeux bleuis et risquer de tuer ses semblables une fois contaminée lui était insupportable. Elle se vomissait pour cette lâcheté-là, incapable d'agir autrement. « Maman, oh Maman, si tu savais... »
Embrasser le non-être à plein poumons. Un bad trip qu'elle sniffait parfois des heures durant...

***

Elle était en train de se rouler un peu d'herbe, assise sur un tronc d'arbre à l'écart du camp, quand elle remarqua soudain du mouvement et un brouhaha. Curieuse, elle s'avança. Ah...Ils en avaient chopé une. Soutenue par deux mecs, la femme avait les mains attachées et ne semblait pas en pleine forme.

Ambre n'avait plus personne pour la consoler et la rassurer. La nuit allait être longue et douloureuse.
Dharma
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tea
Dharma
Ven 3 Juin - 21:10

Isaac Russel
J'ai xx xx ans et je vis à ville, Pays. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, grâce à ma chance/malchance, je suis statut matrimonial et je le vis plutôt bien/pas bien.

Informations supplémentaires ici.
Une vision lucide en eaux troubles, un sommeil sombral au clair de lune; il y avait un mille million de secondes supernova et une chrono-seconde de trop qui pu s'envoler, tout en haut. Chez le Professeur, il y avait toujours eu les ombres délétères, comme une aura familière. Tout autour de sa grandeur, de son talent, de ses dorures. Dansaient le trépas. A trop jouer de son génie, à trop parader de ses fiertés, de ses innombrables succès. Il fallut bien noircir le dessin. Finalement, l'on aurait presque pu s'en douter ? Cette affreuse envie de crever L'Homme pour mieux le rendre Dieu. Et chez lui, il n'y avait qu'elle et lui. Lui et puis elle, depuis sa tendre enfance. Sa rage fulgurante intérieure, viscérale, dévorante, maladive contre l'être humain et ses faiblesses. Une colère d'impuissance, un god complex intraitable. Et paradoxalement, une soif de savourer la mort sans ne jamais oser lui avouer ses sentiments, une faim de cette douleur précieuse qui perlaient dorénavant les visages détruits par ses calculs de génies virés au Désastre planétaire. Furie incurablement douloureuse, toxicité épouvantablement envoûtante. C'était une drôle de passion, quelque joyeuse obsession, merveilleuse folie, que de continuer à la nourrir généreusement avec les années pour toujours mieux crever au bout du chemin. Et un soir ou l'autre, il n'y avait aucun doute, il emporterait en sa compagnie, autant de monde qu'il le pourra, autant de damnés qu'il le faudra. Pour ne jamais se retrouver seul, surtout à la fin. Qui viendrait tôt ou tard. L'immortalité vibrant uniquement sur papiers de glace et lèvres ensanglantées.

Au fond de lui, il savait. Et peut-être que c'était encore pire de tout savoir et d'être incapable de la contrer ?

Pour le moment. Un énième grognement d'impatience et les cliquetis incessants du stylo du Professeur. Les névroses ne se comptaient pas. Il ne valait mieux pas. Le regard noir lancé à l'une des scientifiques venue lui poser une question, de toute évidence, sans importance, fut suffisant pour qu'elle déguerpisse en refermant doucement la porte derrière elle sans un commentaire. Sage décision.

On lui amena l'expérience suivante, dans la pièce vitrée face à lui. Il était déjà las. Il était tard, et rien n'allait comme il le souhaitait. A première vue rien d’exceptionnelle. Une femme brune d'une quarantaine d'années tout ce qu'il y avait de plus banale qui fut attachée à un lit médicalisé. Toujours sous l'emprise du sédatif qui lui avait été administrée contre son gré (était-ce si nécessaire de le préciser?). Isaac fixa la détenue de longues minutes, sans rien faire; dans un premier temps. L'esprit fourmillant entre génie et épuisement. Elle commençait doucement à reprendre connaissance. Il se leva enfin et pénétra dans la pièce blanche avec la sureté grave et silencieuse qui le caractérisait. Il enfila ses gants d’albâtre sans lui jeter aucun regard particulier.

— Erika, je vous en prie.
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— Analyse des constantes physiologiques en cours.
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— Analyse positive. Expérience N°000013 prête pour l'incubation. Professeur, dois-je lancer le programme Delta7° immédiatement ?
— Doucement. Un peu de patience. Notre amie se réveille à peine. Ne soyez pas malpolie. susurra-t-il avec cynisme, alors qu'il claquait ses doigts devant les yeux de la femme ayant enfin reprit tous ses sens, aussi engourdis et entravés étaient certains d'entre eux.

— Bonsoir numéro 13. souffla Isaac enfin en plantant ses grands yeux d'argent dans ceux effarouchés de la nouvelle venue.

— Navré, mais je ne suis malheureusement pas désolé de ce qui va vous arriver, très chère. Dites vous que vous allez peut-être servir la plus noble des causes qu'est celle de sauver l'Humanité. Ou juste périr sans conséquences particulière, mais sans avoir eu à le faire de vos propres mains. Vous me remercierez quoi qu'il advienne. les mots glissaient des lèvres du Professeur fixant son clavier et ses trois écrans d'ordinateur; à côté de l'Expérience. D'une manière totalement détachée, la voix monotone et le timbre sourd. Le discours mainte et mainte fois répété. L'humanité mainte et mainte fois oubliée pour son propre bien. Paradoxe affligeant, mais nécessaire. Elle avait quitté les lieux il y a de ça bien des décès. A quoi bon s'en soucier, ici, maintenant ?
Dreamcatcher
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patrick
Dreamcatcher
Lun 13 Juin - 9:44
Zone 2- " Et les ombres dansèrent sans bruit dans la douleur de la nuit." T. Houhou Ambre10
Ambre Russel
J'ai 27 ans ans et je vis  quelque part en France dans un camp de survivants. Dans la vie, je suis la fille de l'éminent scientifique Issac Russel et je m'en sors en étant devenue une autre. Sinon, à cause de cette vie de merde, je suis solitaire et je le vis avec moi-même.

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Combien de temps allait durer « celle-là ? » En général, au bout de deux semaines maximum, un sac lourd sortait du labo et disparaissait au fond des bois, lâchant une épaisse fumée noire. Deux semaines...

Des nuits sans lumière où elle dormait mal, elle se réveillait, s'angoissait, se tournait et se retournait sur le lit trop grand. Parfois, le cauchemar d'une chute mortelle la contractait violemment à ne pas sombrer. Les yeux grands ouverts, fous d'une fraction de seconde de terreur, la réalité la rattrapait. Tout demeurait à sa place.

Faire semblant de ne pas voir, de ne pas comprendre jusqu'à la nausée. Le sourire hypocrite, une parole creuse et chacun vaquait à ses petites affaires. Lui, valsait avec des vies condamnées d'avance, elle, survivait comme elle pouvait à son pouvoir maléfique. À chaque victime qui subissait ses essais cliniques,  elle avait l'impression de se rapprocher dangereusement d'un point de non retour. Lequel, elle n'en avait aucune idée, scandant des milliers de fois « ça ne peut plus durer » mais ne faisait rien pour changer un tant soit peu la situation. Seuls, une curiosité maladive, un espoir déformé peut-être, l'encourageaient à se confronter au savant fou. Elle ne faisait pas le poids face à ses connaissances, loin de là, mais tentait, si maladroitement, de l'empêcher de commettre l'irréparable.

Le bouton de la caméra cliqueta sous son doigt. Ne pénétrait pas qui voulait dans l'Antre du chef, il fallait montrer patte blanche et encore, rien n'assurait qu'il accepterait sa visite. Elle s'y rendait rarement, évitait soigneusement de parler de ses expériences mais parfois, une espèce de curiosité d'impuissance, comme une urgence, la poussait à aller le voir.Trop lâche pour le confronter à ce qu'elle pensait vraiment, ses silences pouvaient laisser croire qu'elle cautionnait ses agissements. Piètre bouclier dont, pour le moment, elle s'accommodait.

-Salut papa!

Elle frappa contre la vitre afin que de l'autre côté, il l'entende. Les sens en alerte, elle observa très rapidement, quoique avec précision, la scène qui allait se dérouler.  Blouse blanche, gants de caoutchouc, lunettes de protection, la panoplie se penchait sur le corps immobile. Des bips au son étouffé traversaient la paroi, les écrans clignaient, les données informatiques ondulaient sur les écrans. Elle pourrait appuyer sur off, claquer d'un coup sec les couvercles de PC, éteindre la Mort une bonne fois pour toute. Elle pourrait...elle aurait pu...

Elle n'eut aucun geste déplacé, affichant une mine avenante, presque joyeuse. Fit un signe de la main : « tu viens ? » L'invitation d'un moment réservé entre un père et sa fille.

Elle aurait tant aimé offrir l'éternité à l'inconnue. Un repas perpétuel qui l'aurait sauvée. Le Temps que le « Maître » se nourrisse : va, va ! Cours et enfuis toi !

Mais bouffer ensemble ne durait jamais plus d'une heure.
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