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LE TEMPS D'UN RP

☆ Hearts made of Iron

khalomnie
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Univers fétiche : A peu près tout sauf les City. La réalité m'ennuie
Préférence de jeu : Homme
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khalomnie
Mar 15 Mar - 13:58
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Eshrain Nemanjka

J'ai 21 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Materialki, un Durast plus précisément, et je m'en sors très bien. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Je ne connais pas mes parents, ayant été élevé dans un orphelinat Ravkan mais l’on sait que je suis d’ascendance Shu.


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Jeon Jungkook :copyright: TF + yoonsguk (gif)

La colère l’étreint comme une amante un peu trop collante, insidieuse ennemie. C’était sans nul doute son pire péché, au jeune Eshrain, lui qui peinait beaucoup à contrôler ses pulsions. C’était encore moins aisé avec lui, encore moins quand il avait l’audace de débarquer dans son lit puis ensuite de se foutre de lui en jouant celui qui ne voyait pas du tout ce qu’il s’était passé. « Je… » Le voir bredouiller l’agace davantage encore et il resserre sa prise sur son col, se retenant de justesse d’utiliser son pouvoir pour resserrer les fibres du tissu autour de lui jusqu’à ce qu’il étouffe. « Il m’arrive d’être somnambule… » Un autre grondement de la part du Durast, peu convaincu. Quoi ? Il espérait sérieusement s’en sortir avec une excuse aussi bidon et ridicule que celle-là ? Ses prunelles d’obsidienne flamboient comme deux charbons incandescents. « Qu’est-ce que j’ai fait ? » qu’il interroge d’un air trop larmoyant pour être honnête. Eshrain observe le Heartrender ; son ire est telle qu’il a bien oublié que Saeshan pourrait arrêter son cœur d’un claquement de doigts, s’il l’osait seulement. Son aîné a beau avoir l’air défait, attristé, presque apeuré, il refuse de le prendre en pitié. Ce n’est pas ainsi que ses années dans un orphelinat miteux l’ont forgé et surtout, il ne fait pas suffisamment confiance au Corporalki pour ne pas imaginer qu’il s’agisse d’une ruse. « C’est ça, ouais… » qu’il grogne, mécontent, preuve qu’il n’avale pas la moindre de ses sornettes. Pour autant, sa prise se desserre légèrement sur sa gorge, pour lui permettre de mieux respirer. Il était peut-être colérique mais il n’était pas inutilement cruel. Saeshan évite son regard et ça ne lui ressemble que trop peu alors il envisage, éventuellement, de lui laisser le bénéfice du doute. « Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Il a bien du mal à croire que le jeune homme ne s’en rappelle pas alors il laisse échapper un ricanement moqueur comme il le crucifie du regard une fois encore. « Ce que tu as fait ? » qu’il peste, le collant davantage contre le mur, à croire qu’il voulait l’encastrer à l’intérieur, chose qu’il aurait sans doute pu faire avec un peu d’entrainement. « Tu t’es sournoisement glissé dans mon lit au milieu de la nuit en te collant à moi comme si j’étais… » Un autre grondement, animal, comme il le toise avec mépris. « Tu vas me faire croire que c’est un malheureux hasard ? » qu’il siffle entre ses mâchoires serrées. « Mh ? » Il penche la tête, un sourire mauvais venant habiller ses lèvres pleines. « Ou peut-être que tu voulais quelque chose mais que tu n’oses pas en parler ? » Une lueur s’allume dans ses prunelles sombres comme sa main libre remonte le long du bras de Saeshan avant de venir s’emparer de son menton, le forçant à le regarder. Avec malice, il se presse encore davantage contre lui dans une proximité qu’aucun ne peut plus ignorer, désormais. « C’est ça ? » qu’il ronronne presque, ses prunelles plongées dans les siennes avec une attention toute particulière. Il demeure silencieux un long moment, le sentant se tendre contre lui avant d’éclater de rire. « J’espère me tromper, Saeshan, parce que c’est pas prêt d’arriver… » qu’il lance avant de le relâcher brusquement, lui tournant le dos pour regagner son propre lit, s’allongeant face au mur pour ne plus avoir à le regarder. « Dernière fois, heartrender, sinon je me verrai obligée de ravager ta jolie petite figure à coups de poings. » Il espérait que le message avait été suffisamment clair.




Texas-Flood
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Texas-Flood
Mar 15 Mar - 20:05
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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Saeshan parle en # cc6666



Kim Taehyung :copyright: TF + heybaetae (gif)

Si Saeshan savait jouer la comédie tous les jours dès lors qu’il quittait sa chambre, il ne la jouait pas à cet instant bien précis. Ce n’était pas un sujet sur lequel il aimait plaisanter. Il ne voit pour ainsi dire même pas pour quelle raison il irait inventer une chose pareille. D’ailleurs, il fuyait le regard d’Eshrain avec acharnement, incapable de le regarder dans les yeux plus d’une seconde – ce qui n’était pas le cas lorsqu’il lui adressait des piques. Se rendre compte que son camarade ne le croit pas le contrarie énormément. D’autant plus que cela ne répond pas à ses interrogations. Il ne sait rien de ce qu’il a bien pu faire pour métier pareille colère à son égard. De ses maigres hypothèses il s’est retrouvé dans le mauvais lit – s’il avait pu il en aurait probablement eu un haut le cœur. Mais de là à nécessiter une telle violence. Lorsqu’il y repenserait plus tard, il se dirait sûrement que c’était de bonne guerre par rapport à leur entrée en matière de la veille mais pour le moment… La panique ne cessait de se creuser davantage, et la honte le submergeait presque au point qu’il se faisait violence pour ne pas que les larmes s’échappent de ses prunelles.

Tandis que le jeune Grisha desserre enfin un peu sa prise, Saeshan en profite pour reprendre son air de manière plus convenable, quand bien même la proximité le dérange. A moins que cela ne soit la profonde colère qui émane d’Eshrain ? C’est finalement au son du ricanement moqueur et presque mauvais qu’il lui offre que le Corporalki comprend ce qui le dérangeait véritablement dans toute cette histoire… La honte continue de se déverser en flèche, si bien qu’il n’a qu’une envie c’est quitter les lieux. Coincé, il est toutefois condamné à entendre la réponse du Materialki qui ne le lâche pas d’une semelle. Son dos s’écrase un peu plus contre la surface rêche du mur et il en grogne de douleur. C’est que son camarade avait nettement de la force, détail indéniable qu’il n’avait jamais nié. Tu t’es sournoisement glissé dans mon lit au milieu de la nuit en te collant à moi comme si j’étais… Sae fonce les sourcils comme il ne termine pas sa phrase. Se coller à lui ? Cherchant dans les tréfonds de sa mémoire, il se rappelle bien de la chaleur mais non des détails. Oui. C’est ce qu’il a envie de répondre à Eshrain lorsque ce dernier insinue qu’il ment. Oui il s’agissait bien d’un hasard, car la dernière chose dont il avait envie c’était de se glisser entre ses draps. Sentant ses joues commencer à chauffer de trop retenir ses émotions, il se mure dans le silence le plus total, lèvres pincées d’indignation. Il voulait qu’il le lâche maintenant. Ce n’était pas la peine d’en rajouter. Qu’il le lâche, et vite. Mh ? « Laisse-moi tranquille… » qu’il tente d’une petite voix, blessé et plus honteux que jamais. Il n’aurait pas cru que les choses empireraient si vite en quelques heures. Ou peut-être que tu voulais quelque chose mais que tu n’oses pas en parler ? « Quoi ? ». L’interrogation quitte ses lèvres du tac-au-tac. Il ne comprend pas où Eshrain veut en venir au juste, et pourquoi est-ce qu’il semblait enclin à le provoquer encore plus à présent ? Le couvrir de honte était soudainement devenu une obligation cuisante pour son égo mal placé ?

Malgré le tissu fin qui couvre son bras, Saeshan se raidit au toucher du Durast. Il ne se laisse pour ainsi dire jamais toucher. Pas de la sorte. Et surtout pas ce bras-là. Contraint de croiser son regard, il sent la colère poindre enfin le bout de son nez au milieu de son capharnaüm intérieur. Sa petite science vibrant au bout de ses doigts, prêt à en découdre s’il ne le laisse pas tranquille. Incapable de bouger, il sent ses joues terminer de chauffer et une larme lui échapper. De colère, probablement. Les battements de son cœur résonnent à ses tempes avec fureur mais il est bien incapable de froncer les sourcils, tant la surprise le prend de court une nouvelle fois. Il a beau essayer de tourner les yeux à droite à gauche ou vers le plafond, il croise toujours les billes sombres et mauvaises d’Eshrain. Par les Saints ce qu’il le déteste. C’est ça ? Il se trompe sur toute la ligne ce crétin impertinent. Sae meurt d’envie de lui envoyer des insanités à la figure, mais cela ne ferait que prolonger l’échéance et tout ce qu’il voulait c’était ne plus être dans la même pièce que lui. « Laisse. Moi. Tranquille. » qu’il se contente de répéter, les dents serrées. Cette fois, ses yeux se plissent de colère au point de n’être presque plus qu’une ligne orageuse et obscure. Tandis que son rire retentit dans la chambre, le Grisha ne sent subitement plus la poigne de fer à son encontre et tombe, ses jambes lâchant sous son poids. Il ne les aurait pas cru flageolantes de rage. A moitié à genoux, il reprend entièrement son souffle, grimace d’avoir repris appui sur son poignet endolori mais ne lève pas les yeux vers Eshrain. Malgré toute la colère qui lui donnait envie de riposter sévèrement, Saeshan est fatigué et chargé d’émotions en tous genres. Dernière fois, heartrender, sinon je me verrai obligé de ravager ta jolie petite figure à coups de poings. Il l’entend se rallonger dans son lit mais ne lève toujours pas le regard. « Va te faire foutre. » qu’il lâche entre ses dents serrées, essuyant du revers de sa manche les larmes silencieuses qui ne s’arrêtaient plus de couler. La seule chose qu’entend Eshrain suite à cela, est le son de la porte qui se referme derrière lui alors qu’il s’enferme dans la salle de bain, sa couverture sous le bras.





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khalomnie
Mar 15 Mar - 20:53
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Eshrain Nemanjka

J'ai 21 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Materialki, un Durast plus précisément, et je m'en sors très bien. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Je ne connais pas mes parents, ayant été élevé dans un orphelinat Ravkan mais l’on sait que je suis d’ascendance Shu.


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Quand il s’éveille, le lendemain, à l’aube, il a toujours en tête les images de la veille. Saeshan a dormi dans la salle de bains et, s’il aurait dû en éprouver une légère pointe de culpabilité, ce n’était pas le cas. Il ne connaissait pas assez le Corporalki pour ça. Il ne l’appréciait pas assez pour s’en soucier. Un rapide coup de brosse dans ses cheveux trop longs, un bref coup d’œil en direction de la porte toujours fermée de la salle de bains ; le Heartrender dormait encore ou bien il était déjà parti, il n’en savait rien et il s’en moquait pas mal. Il enfile sans attendre son kefta violet, refermant les boutons de nacre avec délicatesse avant de gagner le réfectoire où leur serait servi le petit-déjeuner, comme d’ordinaire. Dans un sourire enjôleur, il rejoint aussitôt Danika, une Etherealki blonde comme les blés qui avaient le talent de maitriser les tempêtes et avec qui il sortait depuis quelques mois déjà. Elle n’était pas particulièrement intéressante mais elle avait le mérite d’être jolie et pas trop bavarde, c’était bien assez pour lui plaire, d’autant plus qu’elle n’était pas farouche. Il se glisse à côté d’elle, remplissant son assiette au buffet et s’enquérant plus par besoin de faire la conversation que par réel intérêt de sa nouvelle colocataire. Elle se retrouvait visiblement avec une Alkemi avec laquelle le courant ne passait pas trop mal ; au moins une qui avait de la chance… Quand Danika s’enquiert de son propre nouveau colocataire, il ne peut retenir une grimace contrariée. « Une vraie plaie, comme on aurait pu s’y attendre… D’ailleurs, tu ne sais pas ce qu’il m’a fait hier soir ? » Et sans réfléchir aux conséquences de son acte, juste ravi de se moquer encore davantage de son nouveau compagnon forcé, il lui raconte la scène d’hier dans un chuchotement un peu trop ravi. Danika rit à son tour, incrédule, glissant jalousement une main dans les cheveux d’Eshrain comme si elle pensait vraiment à considérer Saeshan comme une réelle potentielle concurrence, asseyant sa possessivité sur le Durast. Ça ne lui plait que trop peu alors il se dégage de sa prise d’une arabesque bien exécutée avant de terminer son repas et de se rendre dans la salle de cours théorique réservée à ceux de son ordre. Le matin, ils ne travaillaient qu’entre eux ce qui lui éviterait d’entrer en collision avec le visage du Corporalki qui partageait sa chambre. Ce qu’il n’avait toutefois pas anticipé, après avoir passé une journée à suer sur la manipulation des métaux précieux, c’était le niveau de cancanage de Danika. A l’heure du déjeuner, devant les regards complices de certains, hilares d’autres, appuyé par les longues œillades moqueuses en direction de Saeshan, Eshrain comprend bien vite que Danika a tout raconté. Ça ne devrait pas lui importer mais, à la réflexion, ça l’ennuie tout de même un peu, même s’il refuse de s’y attarder. Encore une fois, il déjeune en compagnie de son ordre, sans un regard pour Saeshan et ses malheurs.

***


Les cours pratiques étaient ce qu’il appréhendait le plus car ils se déroulaient tous ordres confondus et qu’il ne manquerait pas d’y croiser le Heartrender. Par précaution, il se tient cependant à l’opposé de la pièce tandis que Botkin, d’un regard acéré, constitue les binômes de travail du jour. Silencieusement, il adresse une prière à tous les Saints pour ne pas se retrouver avec son ennemi mais quand Botkin appelle son nom et qu’il avance d’un pas, le couperet tombe. « Eshrain avec… » Il semble réfléchir, balayant la salle du regard avant de décider. « Saeshan ! » Il n’était d’ordinaire pas du genre à faire des vagues mais c’en est un peu trop pour le jeune Durast qui s’insurge aussitôt avec véhémence. « Monsieur, s’il vous plait, donnez-moi quelqu’un d’au… » La badine que Botkin tient à la main vient frapper sa joue, lacérant la peau en une longue estafilade, le coupant en plein discours et le laissant pantelant sous le choc. Cela ne ressemblait pas à leur instructeur de s’en prendre physiquement à eux, encore moins de façon aussi violente. . « Quelque chose à ajouter, Eshrain ? » qu’il interroge, le sondant du regard. Le Durast baisse aussitôt les yeux, le sang gouttant sur sa joue. « Non, Monsieur. » qu’il finit par obtempérer, bien qu’à contre-cœur, sous le regard mi-figue mi-raisin de ses compagnons. D’une démarche saccadée, presque mécanique, il vient se placer à côté de Saeshan sans lui accorder un regard, attendant que Botkin finisse de former les binômes avant de leur assigner une mission, quelle qu’elle soit. Une chose était sûre, il n’avait pas l’intention de faire le moindre effort ; Botkin finirait bien par comprendre qu’entre Saeshan et lui, le courant ne passait pas et que ce n’était pas une bonne idée de les faire travailler ensemble.





Texas-Flood
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Texas-Flood
Mer 16 Mar - 18:37
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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Saeshan parle en # cc6666



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Hormis une nuque un peu raide, Saeshan n’avait pas trop mal dormi au creux de la baignoire. Et ce malgré qu’il ait eu du mal à se rendormir après ce qu’il s’était produit. Encore dissimulé sous sa couverture qui formait plutôt comme une tente qu’autre chose au-dessus de sa tête, il entend Eshrain s’activer dans la pièce d’à côté. Massant sa nuque en silence et le regard dans le vide, il rumine, ne lui souhaitant qu’une seule chose : qu’il se casse la figure dans les escaliers. Ou tout autre élan d’infortune du genre. La cohabitation ne pourrait pas durer, il en est persuadé, mais refuse d’être celui qui tente de discuter et négocier auprès de Botkin. Ce n’était pas dans ses habitudes depuis son arrivée au Little Palace et ce n’était pas prêt de changer. Peu importe qu’Eshrain se soit montré d’une odiosité sans nom. Immobile, Saeshan tend l’oreille jusqu’à ce qu’il entende son camarade partir de la chambre. Par précaution et d’un geste de ses doigts, il s’assure que ses battements de cœur ne résonnent pas, puis, une fois rassuré quant à son départ il quitte enfin sa cachette. D’un coup d’œil lancé en direction du lit d’Eshrain, le Corporalki grimace. « Crétin. » qu’il marmonne pour lui-même en attrapant une tenue propre et enfilant son kefta redevenu rouge sang. Il en effleure un instant les broderies sombres de ses manches et soupire avant de quitter à son tour leur antre commune. Il retrouve Anya au détour d’un couloir un peu plus loin, celle-ci suivie par Ulrik, qui se trouvait être son nouveau colocataire temporaire – car Saeshan pensait que cela demeurerait temporaire. « Tu as une mine affreuse. ». D’un signe de la main, le jeune Grisha balaie sa remarque et hausse les épaules. « Ça ira. ». Ulrik se rapproche de lui d’un large sourire et lève la main à son encontre. « Je peux ? ». Ne comprenant pas ce que souhaite le blondinet, Saeshan lance un regard à celle qui est probablement sa meilleure amie ici. « Oh Ulrik est un Tailor, j’ai oublié de te le dire. » qu’elle répond à son interrogation muette en lui adressant un clin d’œil. A ces mots, méfiant malgré tout, Sae opine du chef et accepte de se laisser faire. En deux temps trois mouvements, Ulrik s’éloigne et semble l’admirer comme s’il était une œuvre d’art. « Voilà, ça devrait t’éviter que l’on croie que le premier de la classe est finalement tombé en décrépitude après les différends d’hier après-midi… ». Perplexe, il cherche à observer son reflet dans le premier vase ou miroir venu et est étonné de voir qu’en effet, il n’a plus l’air ni fatigué ni malade. Un soupçon de khôl vient même rehausser son regard, mais ce n’est pas suffisamment visible pour être choquant. Il ne manquerait plus que cela permette à Eshrain de fanfaronner ou de se moquer davantage… « Merci. » qu’il répond d’un très léger sourire à Ulrik avant de prendre la direction de leur cour du matin. Saeshan ne comptait pas manger avant la pause déjeuner.  

La matinée lui permit de penser à autre chose et retrouver un semblant de son quotidien. Du moins une illusion, car il savait que dès le soir venu, les complications viendraient à nouveau frapper à sa porte et se présenter sous le nom de [iEshrain[/i]. La colère avait beau être redescendue, il demeurait toujours contrarié vis-à-vis de ce qu’il s’était passé. Il aurait préféré que son somnambulisme n’intervienne pas. L’équilibre entre la paix et la mort était déjà précaire, ces éléments incontrôlables n’avaient fait que rajouter de l’huile sur le feu. Après s’être perdu dans les cours de maîtrise de sa capacité et l’avoir un peu plus affûtée, c’est avec plus de légèreté qu’il prend le chemin de ce qui leur sert de réfectoire. Anya accrochée à son bras comme elle aimait à le faire par malice, il est habitué à subir les attentions des uns et des autres, mais cette fois-ci, elles étaient bien différentes. Il n’y avait là ni œillades en biais de jalousie, ni admiration, ni autre sentiment du genre. Non, cette fois, il s’agissait de messes basses et de rires aussi dédaigneux que moqueur. Subitement mal à l’aise, Saeshan décide cependant de ne pas s’arrêter en si bon chemin et agit comme si de rien n’était, se penchant uniquement à l’oreille d’Anya pour lui demander ce qu’ils ont tous. D’un nouveau clin d’œil, elle lui répond qu’elle va se renseigner et le lâche pour le laisser prendre place à table et lui réserver son siège. A peine deux minutes plus tard, alors que leurs assiettes commencent à être servies, Anya revient se poster à ses côtés pour lui raconter ses trouvailles au creux de l’oreille. A l’abri des curieux. A la révélation de cette dernière, Saeshan déglutit lentement. Non, il n’avait pas pu faire une chose pareille… L’expression figé, le jeune homme doit se faire violence pour camoufler au mieux son désarroi. S’il n’y avait eu les talents d’Ulrik, il aurait très certainement viré pâle. Plus blanc que blanc. La mâchoire crispée, il se permet un rapide coup d’œil en direction de la tablée des keftas violets. Il cherche le regard d’Eshrain qu’il ne parvient pas à croiser tandis qu’à l’opposé Danika s’esclaffe avec ses amies comme une greluche. Je vais le tuer.

Malgré ce désagrément, Sae n’avait pas flanché. Il était resté digne tout le long du repas comme si rien ne pouvait l’atteindre et certainement pas ces racontars. L’heure de leur entraînement approchant, il s’est arrangé pour quitter les lieux dès son repas terminé, pour profiter de l’air frais des abords du lac en compagnie d’Anya et Ulrik. Un peu plus tard, alors qu’ils se retrouvent tous enfermés dans une seule et même pièce, chacun redoute la suite de la punition de Botkin. Le couperet ne tarde d’ailleurs pas à tomber en la composition des binômes pour leur mission en conditions réelles de l’après-midi… Evidemment que Botkin l’avait choisi lui pour se mettre avec Eshrain. Les deux assimilés Shu ensemble. Les deux opposés devant former une paire. Son camarade de chambrée tente bien de protester cette fois à l’idée, mais contre toute attente, Saeshan observe son enseignant le remettre à sa place sans prendre de gants. Si la surprise se lit quelques instants sur ses traits, il n’a en revanche pas bougé, les bras croisés d’indignation et de colère. L’idée seule qu’il ait pu raconter à sa petite amie bavarde ce qu’il s’était passé cette nuit le rendait fou de rage. Si bien que depuis l’heure du déjeuner, il imaginait son visage devenir bleu, ou même gonfler comme un ballon de baudruche jusqu’à explosion. Ca le réconfortait un peu… Bien qu’il ne cautionne pas l’acte de leur précepteur, Saeshan ne put réprimer un léger sentiment de satisfaction à l’idée qu’Eshrain doive se faire tout petit… Minuscule. Riquiqui. Quand finalement le Materialki vient le rejoindre, Anya s’est écartée pour laisser sa place, accordant un sourire en coin à Eshrain au passage. De son côté, Saeshan est resté parfaitement immobile et ne le regarde pas non plus, le visage aussi sérieux que fermé à son encontre lorsque Botkin reprend. « L’exercice d’aujourd’hui peut vous paraître simple, mais il est en réalité d’une difficulté exemplaire. ». Se tenant à bonne distance de son camarade, il garde les yeux rivés sur leur professeur, bien que méfiant quand ce dernier leur montre une corde aussi solide que du métal mais à la texture plus molle. Sûrement l’œuvre des Materialki d’ailleurs. « Il s’agit d’une mission pendant laquelle vous allez devoir travailler en parfaite symbiose si vous souhaitez la remporter. Et pour m’assurer que vous ne tenterez pas de vous entretuer, vous serez chacun reliés à votre partenaire par le biais de cet objet que je tiens dans ma main. Chers amis Materialki, ne vous imaginez même pas essayer de vous en débarrasser, vous n’y parviendriez pas. ». Reliés ? Comme outré, Saeshan lance enfin un regard à son voisin, serrant ses poings dissimulés contre son corps. « Votre objectif est de ramener 5 parchemins disséminés le long d’un parcours à suivre. Il s’agit d’une épreuve aussi bien de vitesse, que d’adresse et de travail d’équipe, car ne croyez pas que les récupérer sera aisé. Vous ferez face à des obstacles en conditions réelles. Et ceux-ci ne seront pas là pour vous ménager. Les trois premiers duos arrivant devant l’entrée du Little Palace d’ici la tombée du jour bénéficieront d’avantages. Quant aux premiers, ils auront quartier libre au village du nord. Maintenant, hors de ma vue. ». Les équipes quittent une à une la pièce, récupérant leur corde et se mettant d’accord sur des techniques à suivre. Des plans qui n’avaient pas de sens selon Saeshan étant donné qu’ils ignoraient encore sur quel terrain ils devraient évoluer. « A toi l’honneur. » qu’il lâche à l’attention d’Eshrain avant de lui passer devant à la dernière seconde, l’effleurant d’un coup d’épaule pour manifester son humeur de chien, le laissant le soin de prendre leur nécessaire de mission.  

Pendant que Botkin les mène jusqu’à leurs pistes de départ respectives, Sae se montre horriblement silencieux. Chacun a pris ses positions et il observe le chemin de terre qui leur a été assigné. Il menait tout droit entre les arbres plus ou moins sombres du bois qui entourait le Little Palace. Ils en auraient probablement pour un moment à gambader et courir là-dedans, si bien qu’il se remercie mentalement que ses bottes lui remontent au moins à mi-mollet. A contre cœur, il passe son bout de corde autour de sa taille et Botkin vient personnellement sceller ce lien qui les coince ensemble. « Ainsi donc l’élite se retrouve en une seule paire. Mais saura-t-elle s’en sortir sans s’entretuer ? Telle est la question. ». S’il s’agissait là de ses paroles d’encouragement, il aurait pu mieux faire. Boudeur, Sae continue d’aviser le terrain en face de lui. Ce n’est que lorsque leur enseignant s’éloigne pour se préparer à donner le signal de départ qu’il tourne la tête vers Eshrain à nouveau. « Ne nous ralentis pas. ».  





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