Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

☆ Hearts made of Iron

Texas-Flood
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Date d'inscription : 18/06/2017
Région : Lorraine
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Univers fétiche : Fantastique, post-apocalyptique, fantasy
Préférence de jeu : Homme
tea
Texas-Flood
Ven 25 Fév - 21:29
Le contexte du RP
Mise en situation

Grishaverse
Le RP se déroule au sein du Grishaverse crée par Leigh Bardugo.
Majoritairement à Ravka, notamment au Little Palace, puis probablement vers d'autres horizons.

Grisha are humans who practice the Small Science. They are traditionally divided into three orders, Corporalki, Etherealki and Materialki, with each order being further divided into specialized types. Most Grisha gain their ability at a young age. In Ravka, children are tested by Grisha Examiners as soon as their powers are detectable and, if present, are subsequently sent to train in the Little Palace.

Les ordres :
Corporalki (healers/heartrenders/tailors)
Etherealki (squallers/inferni/tidemakers)
Materialki (durasts/alkemi aka fabricators)

Univers provenant de The Shadow and Bone trilogy + Six of Crows - (c) Leigh Bardugo - Extrait sur les Grishas tiré du Grishaverse wikifandom


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NO MOURNERS, NO FUNERALS
Cut me deep, storm in the quiet ☽ Feel the fury closing in, all resistance wearing thin. Nowhere to hide from all of this madness.
Texas-Flood
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Texas-Flood
Ven 25 Fév - 22:26
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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Saeshan parle en # cc6666



Kim Taehyung :copyright: TF + heybaetae (gif)

Le labo est sens dessus dessous et les voilà qui en viennent déjà aux mains. Saeshan était tranquillement dans son coin, occupé à les juger de haut en bas et de bas en haut. A n’en pas douter, les fabrikators étaient de loin les plus proches de la petite Science que le reste de leurs groupuscules. A bien des égards. Mais voilà… Cela n’empêchait pas les problèmes de leur tomber sur le coin de la trogne. Alors par tous les Saints, comment avait-il pu se retrouver mêler à la bagarre ? « Si tu me lances encore une fois l’une de ces éprouvettes je te jure que je vide l’air de tes poumons ! » qu’il beugle à l’un de ces scientifiques en herbe. Grisha, tu parles… « Ca ne réparera certainement pas l’erreur que vous avez commises. ». Point important qui était supposé peser dans la balance car il n’était venu ici que pour accompagner l’une de ses amis, peu désireux de passer trop de temps près de celles et ceux aux keftas violets. Surtout parce qu’il tenait à rester le plus loin possible de l’un d’entre eux.

Saeshan n’avait pas toujours eu la langue aussi bien pendue. A dire vrai, il était plutôt tout l’inverse à une époque. Extrêmement timide, il avait plutôt eu tendance à se laisser maltraiter par le monde environnant et en guerre plus ou moins constante. Souvent mis à mal de par sa semi appartenance à un peuple qu’il ne connaissait pas, sa famille ayant jugé bon de fuir pour mieux se protéger, il avait rapidement compris que le monde ne lui ferait pas de cadeau. Pour autant, il avait longtemps jugé que ce n’était pas à lui de jeter la première pierre. Pauvres, il se contentait toujours de peu, alors inutile de dire que le jour où il a malencontreusement stoppé net le cœur du cheval de la famille, les choses sont allées de mal en pis. Du moins jusqu’à ce qu’il ne se fasse tester. Ainsi donc, son père – seul rescapé de la famille, ne serait plus jamais dans le besoin. Mieux encore, il pourrait avoir un nouveau cheval, deux peut-être même, car son fils participerait à l’effort national. Son fils était un Grisha, comme sa mère avant lui et il ne subirait pas le joug de Shu han.

Où était-il donc passé, cet enfant timide et réservé qui observait le monde et la nature du coin de l’œil ? Où était passée la plénitude et le calme ambiant qui faisait rarement de lui un enfant turbulent ? Une nouvelle explosion retentit dans un coin de la pièce dorénavant noire d’une substance étrange qui empeste. S’il n’y avait pas eu l’un des squallers pour repousser le plus gros, nul doute qu’ils auraient probablement perdu quelques cheveux au passage, ou pire… Le capharnaüm ambiant se fait assourdissant tandis que Saeshan époussette les traces de poussières qui s’accrochent à son kefta rouge sang. On tente bien de le prendre à revers en l’attaquant de côté mais il a tout juste le temps de se retourner, faire un geste de ses mains et le poing serré maintient la pression sur l’organe vital de son camarade. Les yeux rivés sur lui, il lâche un grognement, secoue la tête pour dégager l’une des mèches rebelles qui gêne sa vision et claque sa langue contre son palais. « Tu ne retenteras certainement pas ça… ». Il relâche finalement le poing et s’avance d’un pas pendant que l’autre chavire comme s’il reprenait vie. « Pourquoi faut-il toujours que ça finisse comme ça. » qu’il marmonne pour lui-même en esquivant les grishas grouillants qui continuent de se frapper ou se lancer flammes, eau et autres choses au visage. Ils n’étaient pourtant pas en cours de combat ou de défense. La tignasse en bataille, il effleure sa lèvre du bout des doigts et grimace. Aïe. On avait visiblement réussi à lui en mettre une à un moment donné. Il allait pour sortir, récupérant Anya au passage lorsqu’il tombe nez à nez avec Eshrain. « Oh non. Pas toi. » qu’il grogne entre ses dents serrées, l’air dégoûté. Il avait tellement fait de son mieux pour l’esquiver jusque-là que ça le contrariait énormément de l’avoir ainsi en face de lui. « J’essaie d’emmener mon amie dehors, tu seras certainement ravi de te pousser de mon chemin ? ». Le plus tôt ils sortiraient d’ici, le mieux ce serait pour éviter la panade. Ils ne tenaient pas vraiment à se retrouver de corvée ou à devoir faire le tour du lac en courant torse nu à deux heures du matin. Il fallait fuir, et vite avant que…

« Vous allez me faire le plaisir de vous arrêter, tout de suite ! ». Botkin n’avait pas besoin d’élever la voix. Jamais en vérité. Et elle était reconnaissable entre toutes. Figés net, le brouhaha incessant jusqu’à lors devint réel silence. Au point qu’il était possible d’entendre le crépitement d’un des keftas qui prenait feu, rapidement suivi par des tapotements intempestifs en vue de l’éteindre. Voilà ce que Saeshan avait voulu éviter à tout prix… Il aurait suffi de quelques secondes pour que lui et Anya soient hors de vue, mais ce crétin… Agacé, il fusille Eshrain du regard avant de se détourner et croiser les bras, attendant son châtiment comme l’ensemble de ses camarades. Et cela n’allait certainement pas leur plaire… Du tout.

***

Les lits et les chambres sont redistribués.
Les mots résonnent encore dans ses oreilles tels une menace immonde.
Vous ne connaîtrez l’identité de votre nouveau camarade de chambre que lorsque vous y entrerez.
Saeshan soupire lourdement, posté devant la porte de sa nouvelle chambre. Il y avait comme un sentiment de déjà-vu. Le voilà transporté presque dix ans en arrière, alors qu’il foulait le sol du Little Palace pour la première fois. Ni de une ni de deux, il finit par prendre son courage à deux mains et rouvre les yeux, pénétrant dans la pièce.
Il ne regarde pas de suite à l’intérieur, prenant le temps de la refermer derrière lui, mais à la seconde où il croise son regard, Saeshan se fige. Non… Non. Et Non. Tout sauf lui. Il tente d’ouvrir la bouche, mais le heartrender l’arrête aussitôt d’un geste de ses mains, retirant l’air de ses poumons pour l’empêcher de parler. En quelques pas il est déjà près de lui. « Je te préviens, ne m’adresse surtout pas la parole. Tiens-toi loin de moi et fiche-moi la paix ! ». Rouge de colère après Botkin, Eshrain et tous ces idiots, Saeshan se diriger vers son nouveau lit et commence à défaire ses affaires, l’autorisant à nouveau à respirer sans le regarder.  




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Univers fétiche : A peu près tout sauf les City. La réalité m'ennuie
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khalomnie
Jeu 3 Mar - 16:06
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Eshrain Nemanjka

J'ai 21 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Materialki, un Durast plus précisément, et je m'en sors très bien. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Je ne connais pas mes parents, ayant été élevé dans un orphelinat Ravkan mais l’on sait que je suis d’ascendance Shu.


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Tout avait pourtant bien commencé, dans le laboratoire du Little Palace. Les éprouvettes des Alkemi semblaient de la bonne couleur et leur contenu paraissait parfait en tous points. Lui-même était particulièrement concentré à maintenir l’état liquide d’un métal en fusion quand une explosion avait retenti au fond du laboratoire. Il ne savait pas exactement ce qu’il s’était passé mais une chose était certaine, la faute en incombait au Caporalki qui n’avait rien à faire près du dispositif de distillation, de toute évidence. Et les choses avaient dégénéré très vite. La rivalité entre leurs ordres était évidente et ce depuis des années ; la plupart du temps, une simple étincelle suffisait à mettre le feu aux poudres et aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle. Les voix s’étaient échauffées, les esprits aussi et tout avait dégénéré très vite. Maintenant, le laboratoire était un champ de bataille que lui-même observait de loin, dans un coin, sans vraiment y prendre part. En tous cas, pas en apparence… Toutefois, l’air de rien, Eshrain n’était pas le dernier à y mettre son petit grain de sel, tordant ici et là les pieds des tables pour en faire des obstacles, resserrant les fibres des tissus des keftas rouges pour bloquer les Caporalki qui cherchaient à attaquer les Materialki. S’il parvient de justesse à éviter un jet de flamme, il ne parvient pas à déjouer la vague d’eau qui le frappe de plein fouet, le laissant trempé jusqu’aux os, comme un chien des rues. Il s’ébroue en marmonnant, rouvrant juste les yeux pour tomber nez à nez avec Saeshan. Un rictus nerveux vient habiller les lèvres du jeune homme. Oh. Saeshan et lui n’avaient jamais été amis. Au-delà de la rivalité de leurs ordres, on n’avait eu de cesse de les comparer depuis le début de leur formation et ce sans doute en raison de leurs nombreuses similitudes. Ils étaient tous deux des élèves doués, arrivés à peu près en même temps et d’ascendance Shu ; il n’en avait pas fallu davantage pour qu’on ne les mesure sans cesse par rapport à l’autre ce qui, logiquement, n’avait pas aidé dans leurs relations déjà inexistantes. Alors, quand il le voit prêt à s’esquiver au milieu du tumulte ambiant, il se met aussitôt en travers de sa route, plus par principe qu’autre chose. « Oh non. Pas toi. » De toute évidence, Saeshan éprouve les mêmes choses que lui à son sujet. Au moins, les sentiments étaient partagés… « J’essaie d’emmener mon amie dehors, tu seras certainement ravi de te pousser de mon chemin ? » Eshrain penche la tête, les bras croisés, le toisant avec malice et ouvrant déjà la bouche pour répliquer quand la voix de leur instructeur s’élève soudainement dans la salle. « Vous allez me faire le plaisir de vous arrêter, tout de suite ! ». Botkin n’avait jamais eu besoin de hurler pour se faire entendre, encore moins pour se faire respecter. Aussitôt, le silence retombe sur le laboratoire et chacun retient sa respiration. Saeshan a beau le fusiller du regard, il ne lui accorde déjà plus la moindre attention, concentré sur le châtiment qu’on allait leur soumettre. Un tel chaos ne pouvait pas rester impuni, de toute évidence…

***

Les lits et les chambres sont redistribués.
Il s’était attendu à bien des choses, bien des châtiments, mais pas à celui-là…
Vous ne connaîtrez l’identité de votre nouveau camarade de chambre que lorsque vous y entrerez.
C’était vraiment le pire que Botkin ait pu leur infliger. Son sac contenant ses maigres affaires sur le dos, il avait pénétré dans sa nouvelle chambre, le cœur battant et la nausée au bord des lèvres. Il savait déjà qu’avec sa malchance insolente, il ne serait pas dans le même dortoir que quelqu’un qu’il apprécierait. Ça n’aurait rien d’une punition, sinon. Il est presque soulagé de constater qu’il est le premier et qu’il est seul. Il dépose mollement son sac sur le lit le plus proche, ses prunelles se perdant sur le paysage qu’il aperçoit à travers la fenêtre. Quand la porte s’ouvre, quelques minutes plus tard, dans son dos, il serre déjà les dents, prêt à affronter son châtiment. Se retournant, son regard croise celui de Saeshan et il le crucifie déjà des yeux, agacé de le voir là. Fait chier. Il ouvre déjà la bouche, prêt à lui sortir la première pique parce qu’il était toujours bon d’être le premier à attaquer mais Saeshan lève les mains et l’air se vide de ses poumons, lui coupant la respiration. Il ne lui faut que quelques pas pour être près de lui tandis qu’il suffoque lentement. « Je te préviens, ne m’adresse surtout pas la parole. Tiens-toi loin de moi et fiche-moi la paix ! » Lui tournant le dos sans rien ajouter de plus, il finit par le relâcher et Eshrain reprend son souffle un peu trop bruyamment, se tenant la gorge par réflexe quand bien même Saeshan ne l’avait pas touché. Il n’avait pas eu besoin de ça pour lui retirer l’usage de la parole… Ses prunelles sombres observent Saeshan en silence et il grogne à mi-voix, contrarié. Lui tournant le dos à son tour, il entreprend de défaire son sac et de ranger tranquillement ses affaires. Peut-être que s’il l’ignorait suffisamment longtemps, il finirait par disparaître ? Pourtant, quand au bout de plusieurs longues minutes, il jette un œil par-dessus son épaule, Saeshan est malheureusement toujours là. Pourquoi avait-il fallu que ce soit lui parmi tous les Caporalki ou les Etherealki ? Botkin l’avait sans nul doute fait exprès pour les emmerder au maximum… S’asseyant sur son lit, il entreprend résolument de l’ignorer mais il ne compte pas laisser passer l’affront qu’il lui a fait quelques minutes plus tôt. Fermant les yeux, il se concentre sur l’image du kefta de Saeshan et, lentement mais sûrement, il l’en départ de toute sa couleur rouge vif pour n’en laisser qu’un gris fade et terne, bien plus à l’image de son propriétaire… Le carmin emprunté, il le répercute sur ses draps, y laissant une tâche pourpre qui ressemble à s’y méprendre à du sang. Lentement, il rouvre les yeux, un sourire moqueur sur les lèvres, ses prunelles se posant sur son nouveau colocataire. « Par les Saints, Saeshan, on t’envoie là un bien mauvais présage ! Si j’en crois ce que je vois, je dirais que tu vas bientôt mourir… » Il penche la tête, moqueur à souhait. « Il y a de fortes chances que je sois le coupable de ton assassinat, et sans doute plus tôt que prévu… » Il se redresse légèrement, lui dédiant un regard noir. « La prochaine fois que tu utilises tes pouvoirs sur moi, je t’étrangle avec ton kefta, c’est clair ? » Il ne pourrait pas dire qu’il n’avait pas été prévenu.
Texas-Flood
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Texas-Flood
Jeu 3 Mar - 21:23
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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Saeshan parle en # cc6666



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Il aurait tout donné pour retirer le rictus de ses lèvres de chien mouillé un peu plus tôt, juste avant que Botkin ne fasse part de toute sa colère impressionnante mais horriblement calme. Et voilà qu’ils se trouvaient tous deux obligés de partager la même chambre ? Non, décidément Botkin avait une dent contre lui. Lui ou l’univers tout entier d’ailleurs. Déjà qu’en tant que Grishas ils n’étaient pas bien vus… Si maintenant même leurs précepteurs s’y mettaient, Saeshan ne serait pas au bout de ses peines. Contrarié de la surprise, c’est sans la moindre once de gêne qu’il coupe court aux palabres qui allaient s’échapper de la bouche d’Eshrain. Des gestes rapides et répétés avec minutie, si bien qu’en s’approchant il savait déjà qu’il ne raterait pas sa cible. Souffle coupé, le Corporalki a tout le loisir de mettre les choses au clair sans plus tarder. C’était ça ou Eshrain n’en ferait qu’à sa tête et prendrait les rênes de leur air partagé. Et ça, il en était hors de question. Les mots s’envolent comme de la poudre à canon, secs et déterminés, mais lorsqu’il tourne le dos à son camarade il se rend compte de la colère qui l’anime au point que ses doigts en tremblent légèrement. Frottant ses mains contre son kefta, il fait fi de la respiration légèrement rauque qui résonne derrière lui. Sae était parfaitement conscient du fait qu’il était capable d’ôter la vie en un claquement de doigts. Il suffisait d’un regard et d’un geste pour que le cœur en face s’arrête ou que les poumons ne fonctionnent plus. Figés à jamais le temps que l’adversaire n’étouffe… Cette sensation, le fait de briser le fil de vie d’un être, le jeune Grisha savait déjà ce que ça faisait. C’est de cette façon qu’il avait découvert être de ce monde. Cela n’avait pas été qu’un cheval, c’était un être bel et bien vivant qui n’avait rien demandé. Et si Saeshan en avait payé le prix, il n’était pas assez grand comparé à ce qu’il avait fait. Même inconsciemment. Ouvrant son sac, il demeure immobile un instant, ses doigts venant serrer sa manche gauche un peu au-dessus du coude par réflexe.  

Retirant sagement les affaires de son sac pour les disposer sur son lit en vue de les ranger, il ne daigne pas jeter un coup d’œil derrière lui, focalisé sur ce qu’il se passe devant lui. L’ambiance est pesante et électrique, même un naïf saurait le percevoir s’il pénétrait dans la pièce. Probablement même qu’il prendrait les jambes à son cou, de peur de voir un meuble lui sauter au visage. Il a presque fini de ranger ses vêtements dans sa commode quand Eshrain commence son méfait à son tour. Saeshan ne s’en rend pas compte immédiatement, la couleur rouge disparaissant d’abord au niveau de ses épaules, puis de son col jusqu’au bas des coutures. Ce n’est que lorsqu’il va pour récupérer son sac posé sur le matelas qu’il voit aperçoit le gris terne de ses manches. Sourcils froncés, il n’a pas besoin d’aller chercher bien loin pour comprendre qui est l’auteur de cette ignominie. Essayait-il de lui faire passer un message quelconque ? Si tel est le cas, c’était complètement ridicule. Comme son auteur, qu’il pense pour lui-même, la voix du jeune homme brisant le silence dans son dos. Par les Saints, Saeshan, on t’envoie là un bien mauvais présage ! Si j’en crois ce que je vois, je dirais que tu vas bientôt mourir… Sur quelqu’un de dévot, cela aurait très certainement fonctionné, mais Saeshan n’était pas né de la dernière pluie, et bien qu’il respecte les Saints avec attention, ils ne lui étaient jamais vraiment venus en aide par le passé. Alors lui annoncer sa mort quand un Materialki se trouvait derrière lui… Certainement pas. Relevant la tête pour regarder le mur contre lequel reposait un côté du lit, il lâche un profond soupir - une expression de profond mépris sur le visage, tandis que ses boucles obscures bougent au rythme de sa blase exprimée. Il se mure dans le silence, ne préférant pas répondre à ce genre de bêtise. L’ignorance était parfois la meilleure arme qui soit… Il y a de fortes chances que je sois le coupable de ton assassinat, et sans doute plus tôt que prévu… Après avoir longuement fixé le carmin présent sur les draps, il se détourne finalement vers le responsable qui le fusille visiblement du regard. La noirceur se répercute presque dans ses iris d’ailleurs. La prochaine fois que tu utilises tes pouvoirs sur moi, je t’étrangle avec ton kefta, c’est clair ? Saeshan le scrute, lui rendant la pareille mais en vérité il se fait violence pour lui paraître supérieur bien que cela ne soit au fond pas son genre. En dehors d’Eshrain et de la compétition qu’on leur avait infligé malgré eux, le Grisha n’était pas foncièrement méchant. A dire vrai il ne l’était pas pour un sous. Il se défendait, c’est tout. Car ici il risquait tous les jours de se faire marcher dessus, lui comme Eshrain d’ailleurs. C’était un problème commun qu’ils partageaient. A la remarque, il esquisse un sourire en coin, peu impressionné. « Si seulement tu en as le temps. ». La contrainte d’Eshrain résidait dans le fait qu’a contrario de Saeshan, il avait besoin de quelques secondes de plus et de concentration pour atteindre son objectif, là où lui n’avait besoin que d’un geste de ses doigts. « J’aimerais récupérer la couleur qui est propre à mon ordre si tu veux bien. » qu’il ajoute en rangeant son sac à côté de la commode qui lui était réservé. Il pose ensuite un livre sur la table de chevet et finit par quitter son kefta pour se mettre plus à l’aise. S’il le voulait, il aurait pu écouter les battements de cœur d’Eshrain, pour savoir ce qu’il se passait réellement là-dedans. Si la colère était toujours présente et s’il s’agissait vraiment de cela en définitive. Mais il n’en avait pas l’envie. Au lieu de ça, il se met assis à son tour sur le lit et recule jusqu’à ce que son dos rencontre le mur. Son regard s’évade alors vers la fenêtre qui se trouvait au centre de leur chambre comme un élément de séparation entre leurs deux lits. En vérité ce n’était que symbolique et bien pratique. Cela voulait dire que la chambre serait aussi lumineuse d’un côté que de l’autre. Au-dehors, le ciel gris devenait rapidement plus sombre à mesure que la nuit pointait le bout de son nez. « J’espère que tu ne ronfles pas. » qu’il finit par dire au bout de plusieurs longues minutes, ses prunelles se fixant à nouveau sur Eshrain qu’il fuyait du regard jusqu’ici en dehors de leur échange précédent.

Partager sa chambre avec lui était une intrusion dans son intimité. C’est ainsi qu’il voyait la chose, raison pour laquelle il ne savait que faire, persuadé que tout serait analysé pour trouver la moindre faille. Le fait est que Saeshan était plus inquiet qu’il n’aurait dû, et il n’avait nullement l’intention de partager ces choses avec lui. Cohabiter avec Eshrain était la pire punition que Botkin ait pu trouver. Sans parler du fait de respirer la même air que lui… Ou tout bonnement de le sentir lui.





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khalomnie
Jeu 3 Mar - 21:53
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Eshrain Nemanjka

J'ai 21 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Materialki, un Durast plus précisément, et je m'en sors très bien. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Je ne connais pas mes parents, ayant été élevé dans un orphelinat Ravkan mais l’on sait que je suis d’ascendance Shu.


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Regards échangés, assassins au possible. En réalité, il n’a rien de personnel contre lui. Saeshan représente juste un ordre concurrent au sien quand ils devraient pourtant travailler ensemble. Plus que cela, Saeshan est son moteur de compétition personnel. On les compare depuis si longtemps qu’il en a fini par développer de la rancœur à son égard, quand bien même, au fond, il ne le connaissait que trop peu. L’air suffisant que le Corporalki affiche quand il est en sa présence ne l’a, d’ailleurs, clairement pas aidé à se faire une meilleure opinion de lui. Son sourire en coin, il rêve de le lui faire ravaler mais s’il s’en prenait à lui autrement qu’à travers des blagues potaches, Botkin aurait sa peau, c’était un fait. « Si seulement tu en as le temps. » A la remarque, il laisse échapper un ricanement méprisant. « Tu serais étonné… » Eshrain était rapide, dans sa pratique de la Petite Science comme dans ses capacités de combat. Désireux de ne pas devoir compter entièrement sur sa magie, il avait fait en sorte de développer sa musculature et son côté athlétique, au contraire de la plupart des gens de son propre ordre, trop intellectuels pour seulement y penser. Il ne voulait rien laisser au hasard, le jour où il quitterait cet endroit pour se rendre sur un champ de bataille… « J’aimerais récupérer la couleur qui est propre à mon ordre si tu veux bien. » Eshrain penche la tête, affichant une moue moqueuse, l’air de dire qu’ici-bas, ils voulaient tous quelque chose. Lui, il aurait aimé ne pas commencer leur colocation par une agression gratuite, preuve que tout le monde avait été déçu, aujourd’hui. Il continue cependant de l’observer sans rien dire ; il faut dire qu’il a rarement eu l’occasion de le voir de si près et aussi longtemps. D’ordinaire, il passait la plupart de son temps à l’éviter, quand cela était possible, et l’endroit était suffisamment grand pour y parvenir, dans la majeure partie des cas. « J’espère que tu ne ronfles pas. » qu’il lâche de nouveau, ses prunelles venant de nouveau rencontrer celles du Durast, lequel détourne aussitôt les siennes, peu enclin à se faire surprendre en plein péché de voyeurisme curieux. A son tour, son regard sombre se perd sur le paysage. Sa chambre n’a jamais tant ressemblé à une cellule qu’aujourd’hui et ça lui fout un cafard monstrueux. Il se demande avec qui Kilam, son précédent colocataire, a atterri et s’il a été plus chanceux que lui. « Personne ne s’en est jamais plaint jusque-là. De toute façon si ça arrive, je suppose que tu n’auras qu’à faire un tour de passe-passe pour que je cesse… » Ses prunelles reviennent se planter dans les siennes, incisives. « A moins que tout ce que tu saches faire se résume à tuer des gens ? » C’était bien le pouvoir des Heartrenders comme lui, non ? Arrêter des cœurs, figer le sang dans les veines, briser des os ?

Avec lenteur, ses doigts s’élèvent doucement dans sa direction. « Ne panique pas, je ne vais rien te faire… » Il a un sourire narquois. « …enfin, pas aujourd’hui… » En volutes étranges de fumée, le carmin de ses draps s’envole dans les airs pour revenir se déposer doucement sur le kefta qu’il a laissé au bord de son lit, recolorant le tissu tel qu’il devait l’être. Une proposition, un peu maladroite, de paix provisoire. Il n’avait pas envie de devoir surveiller ses arrières en permanence de peur que Saeshan ne lui fasse une crasse. « Comme si rien ne s’était passé. Ne me remercie pas. » qu’il marmonne, toujours un peu contrarié par leurs échanges précédents. Déboutonnant son propre kefta violet et argenté, il le lisse doucement avant de le déposer sur la chaise la plus proche, conservant sa chemise légère et son pantalon de lin avant de se réfugier dans son lit, se tenant le plus près possible du mur du fond et le plus loin possible de Saeshan. « Je sais que tu m’as demandé de me tenir loin de toi, mais c’est le mieux que je puisse faire, vu la pièce… » qu’il marmonne, en rappel de sa précédente saillie qui avait laissé ses bronches un peu douloureuses. Une chose qu’il n’avouerait jamais mais Saeshan lui faisait peur ; il l’avait vu à l’œuvre, il savait de quoi il était capable et maintenant il avait même eu l’occasion de l’expérimenter lui-même. Il lui avait aussi demandé de ne pas lui adresser la parole, pas vrai ? A ce souvenir, son regard se fait plus dur, plus incisif, comme il lui décoche une œillade assassine, du fond de son matelas. Sale connard prétentieux…, qu’il pense pour lui-même avant de replier ses jambes contre son torse pour les entourer de ses bras. Parfois, il aurait donné n’importe quoi pour ne pas avoir reçu le don des Grishas et être resté dans son orphelinat, pauvre mais heureux. Un long soupir s’échappe d’entre ses lèvres tandis que ses iris se perdent en direction de la fenêtre. D’où il est, il peut voir la Lune ronde et pleine et oublier, l’espace d’un instant, qu’il est ici avec quelqu’un qui le déteste.




Texas-Flood
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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Saeshan parle en # cc6666



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Tu serais étonné… Probablement. Saeshan savait pertinemment combien Eshrain était doué. On ne cessait de lui vendre ses mérites, tout comme l’on ne cessait de vendre ses propres mérites à celui qui lui faisait face. Il ignorait pourquoi toute cette compétition autour d’eux, pourquoi le monde ne cessait de leur envoyer au visage leur différence. Sous prétexte de mêmes origines ils étaient constamment pointés du doigt et obligés de se faire encore meilleurs que les autres. Un fardeau partagé qui ne les rapprochaient pas, parce qu’ils s’étaient forcés à les diviser. A deux sans doute seraient-ils dorénavant trop forts. A moins que cela ne soit là le seul objectif de la souveraineté. Il ne répond rien, se contente de sourire un peu plus à cela, de manière un peu trop sincère sûrement mais il se détourne bien vite pour reprendre son occupation première. Au bout de quelques minutes, il s’installe sur son lit et apprécie l’appui solide du mur dans son dos après une aussi longue journée. A contrario d’Eshrain, le combat à mains nues n’était pas là où il excellait le plus. L’entraînement des heartrenders était beaucoup plus ciblé sur l’utilisation de la Petite Science que le reste. Et bien qu’il se débrouille, Sae n’était pas prétentieux au point de dire qu’il battrait la musculature d’Eshrain à plates coutures. Sa carrure à lui était différente.

Les yeux rivés sur l’extérieur, il se perd dans le silence environnant bien que lourd d’électricité. Ses pensées filent à toute vitesse mais reviennent toujours inlassablement sur le fait de partager cette chambre avec lui. Il aurait aimé être partout sauf ici à l’heure actuelle et il se retrouvait désarçonné. C’était sûrement là un énième enseignement de Botkin à leur égard, mais une chose était sûre… Il n’aimait pas cette technique. Il n’a pas conscience pendant ce temps-là d’être observé, fasciné qu’il était par le fait que la nuit tombe. Ce n’est que lorsque le silence se fait un peu trop pesant qu’il reprend la parole, non sans lancer une certaine pique. C’était tout ce qu’il savait faire en réaction à l’attitude qu’Eshrain avait toujours eu envers lui. Cette fois c’est son vis-à-vis qui observe la fenêtre et tant mieux pour Saeshan, car les mots prononcés le laisse pantois. Son rythme cardiaque s’accélère à la manière dont Eshrain sous-entend des choses aussi affreuses, sans rien savoir. A moins que tout ce que tu saches faire se résume à tuer des gens ? Ebranlé, une étincelle de tristesse passe dans ses prunelles sombres, rapidement remplacée par de l’amertume. L’envie de répondre est belle et bien présente, tant une once de colère explose aussitôt en lui, mais il se retient de justesse. Peut-être est-ce dû au fait qu’il soit subitement perturbé, mais quand son camarade lève les doigts il tressaille sur son lit, et ce, malgré la lenteur du geste. Ne panique pas, je ne vais rien te faire… enfin, pas aujourd’hui… Repliant les jambes vers lui quand le carmin quitte les draps sous ses yeux pour rejoindre le tissu de son kefta, Sae fronce le nez légèrement. Il est toutefois rapidement curieux de ce qui se passe devant lui, n’ayant jamais vraiment assisté à ce genre de choses. Penché en avant, un bras autour de ses genoux, il vient effleurer la couleur du bout des doigts avant de le retirer aussitôt, comme si la substance allait le brûler. Il se surprend cependant à sourire devant ce spectacle, puis croise le regard d’Eshrain et se redresse aussitôt, toute trace de spontanéité envolée de ses traits. Merde.

Comme si rien ne s’était passé. Ne me remercie pas. Son kefta a retrouvé sa couleur carmine aux pieds de son lit et il le trouve bien mieux comme ça. L’air bourru que se donne le jeune Grisha n’impressionne pas Saeshan. « Merci. » qu’il rétorque malgré tout, ses prunelles se reportant une nouvelle fois sur lui avant de se détourner. Etait-il seulement censé rester là ? Et si Eshrain ne faisait pas que retirer son kefta ? Les Saints le préservent d’avoir récupéré un camarade de chambre nudiste ! Il ne manquerait plus que ça ! Mais non, fausse alerte, il retrouve sa respiration et se décide enfin à attraper son livre pour mieux cacher derrière le rougissement de ses joues. Il avait décidément les nerfs à fleur de peau, peut-être ferait-il mieux de dormir… Ainsi installés dans la même position, la distance qu’il mettait entre eux devenait soudainement bien ridicule. Si Botkin les voyait, il se moquerait d’eux intérieurement – car Botkin n’exprimait pas grand-chose aux yeux du grand public. Je sais que tu m’as demandé de me tenir loin de toi, mais c’est le mieux que je puisse faire, vu la pièce… Sae laisse échapper un soupir en baissant son livre juste assez pour que seuls ses yeux dépassent, ces derniers plus ou moins camouflés derrière ses cheveux indisciplinés. Il n’oubliait donc jamais rien de ce qu’il disait ? Non parce qu’il comptait retracer leur échange de A à Z ils en avaient pour la nuit entière. Pour autant, le jeune Corporalki n’est pas fier de son entrée en matière. Il avait réagi à chaud, et de manière trop défensive, sans même accorder le bénéfice du doute. Poussant un énième soupir, il hoche la tête. « Je n’aurais pas dû réagir comme ça, tout à l’heure. ». Et c’est tout ce qu’il en dirait pour le moment, ne souhaitant pas paraître faible si jamais tout ceci n’était qu’une stratégie du scientifique. Disparaissant derrière son livre, quand il finit par se décider à bouger Eshrain est perdu dans la contemplation de l’extérieur. Les fins rayons de lune avaient du mal à parvenir jusqu’à leur fenêtre mais l’astre était bien visible grâce à une percée dans les nuages. Il n’ajoute rien, ne souhaitant pas le déranger dans son observation. En deux jetés de jambes il a quitté son lit et prend la direction de la salle d’eau, non sans attraper son pyjama dans la commode au passage ainsi qu’une serviette.

Sous l’eau, il se débarrasse de la crasse de la journée ainsi que de ses vagues à l’âme. Il savait que la cohabitation ne serait pas simple… Mais quand il ressort de la salle de bain, son esprit est plus apaisé et les tensions envolées. Les cheveux encore humide, c’est en se bataillant avec un nœud dans ces derniers qu’il réapparaît aux côtés de son lit, vêtu de son pyjama de soie, marmonnant doucement avec sa brosse. D’aucun dirait que la vie au Little Palace n’était pas si mal comparée à celle dans les terres, en témoignaient leurs tenues respectives et réglementaires. Mais si l’on demandait l’avis de Saeshan, lui dirait que ce n’était là qu’un moyen d’offrir de belles choses à des jeunes gens qui au moindre claquement de doigts, ne rouvriraient peut-être pas les yeux. Si tel en était décidé ainsi par la hiérarchie de ce monde.





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Eshrain Nemanjka

J'ai 21 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Materialki, un Durast plus précisément, et je m'en sors très bien. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Je ne connais pas mes parents, ayant été élevé dans un orphelinat Ravkan mais l’on sait que je suis d’ascendance Shu.


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Il grogne quand Saeshan le remercie, ne lui accordant même pas un regard. Décidément, ce gamin ne comprenait rien, et qu’importait qu’il soit peut-être à peine plus âgé que lui. C’était bien typique des Corporalki, ça, de foncer tête baissée sans réfléchir à rien et sans écouter les autres. Ne lui avait-il pas dit de ne pas le remercier ? Une demande aussi simple aurait pourtant dû être aisée à exécuter, non ? Son nouveau colocataire se désintéresse pourtant bien vite de lui et il ne sait pas ce qu’il lui prend de le relancer, de lui envoyer une énième pique, comme s’il ne voulait pas voir la bataille se terminer. Quand ils cesseraient de se battre, il ne demeurerait plus que le silence, pesant, étouffant. Il s’était imaginé que Saeshan l’enverrait sur les roses mais, au contraire, il semble faire une sorte de mea-culpa qui le laisse presque coi. « Je n’aurais pas dû réagir comme ça, tout à l’heure. » Il fronce les sourcils, Eshrain, perplexe, mais préférant se taire. Non, il n'aurait pas dû, mais il comprenait pourquoi il l’avait fait, même s’il ne l’excusait pas. Très vite, son naturel un peu rêveur, un peu observateur, reprend le dessus et il observe l’extérieur avec un intérêt teinté de tristesse. Ses prunelles ne quittent l’astre lunaire que pour glisser un regard en coin à Saeshan qui semble avoir abandonné l’idée de la lecture pour se décider à prendre une douche. Sans doute devrait-il en faire autant, à la réflexion. Parfois perdu dans ses pensées, dans ses calculs, dans ses expériences, il en sautait des étapes essentielles d’une vie normale comme l’hygiène ou plus simplement encore la nourriture. Kilam ne l’aidait pas dans ce sens, lui qui était tout aussi passionné et absorbé que lui. Saeshan, à sa façon, pourrait sans doute être un bon contrebalancement si tant est qu’ils ne s’entretuent pas avant.

Quand le Heartrender revient, brossant ses cheveux encore humides, il ne lui accorde toujours pas plus qu’un regard, à peine un coup d’œil avant de se saisir de ses propres affaires pour aller se doucher à son tour. Quand bien même un Etherealki lui avait balancé une vague en pleine face, on ne pouvait pas dire qu’il avait pris la peine de se laver aujourd’hui. Il avait peut-être même oublié de le faire hier aussi, en y réfléchissant bien. Refermant la porte derrière lui, il se plonge sous le jet d’eau brûlante, qu’importe si sa peau rougit avec bien trop de virulence, si son épiderme souffre de la chaleur, il a besoin de se débarrasser de tous les affres de cette journée, de tout ce sentiment de défaite qui semble coller au moindre de ses pores. Quand il termine enfin, il finit par se sécher, enfiler le même pyjama satiné qu’on donnait à tous les résidents du Little Palace, le genre dont il n’aurait que pu rêver, dans son orphelinat ravkan, ébouriffant ses cheveux avec sa main pour les sécher plus rapidement. Il retourne dans la chambre, s’attendant presque à avoir rêvé, espérant secrètement que Saeshan ne soit plus là, que tout ne soit qu’un horrible et effrayant cauchemar. Il ne voit que son dos, la lumière ayant été éteinte et sa silhouette n’étant éclairée que par les rayons pâles de la Lune et il en conclut assez logiquement qu’il dort. Si l’idée de faire du bruit, juste pour le réveiller et l’emmerder, lui traverse brièvement l’esprit, il renonce très vite à son projet ridicule et enfantin ; après tout, il était assez épuisé de sa journée, lui aussi, et ils auraient bien d’autres occasions de se battre, il en était plus que convaincu. Se glissant sous ses draps, il réajuste sa couverture, s’y emmitouflant avec délice ; les nuits étaient souvent froides ici et il était assez frileux lui-même, sans doute son héritage Shu qui se jouait de lui… Ses prunelles en amande restent, cependant, fixées un long moment sur le dos de Saeshan, comme s’il s’attendait à ce qu’il se réveille ou qu’il lui joue un mauvais tour, méfiant comme jamais et peu disposé à dormir sur ses deux oreilles. Et pourtant, il ne lui faut pas plus de quelques longues minutes pour que sa respiration ne se fasse plus profonde, que ses paupières se ferment malgré toute sa volonté à lutter contre l’endormissement et qu’il ne finisse par rejoindre le Pays des Songes à son tour.





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Lun 14 Mar - 11:21
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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La douche a fait du bien, a permis de se débarrasser pendant quelques temps des réminiscences de la journée. C’est d’autant plus le cas lorsque son camarade se décide également à prendre le chemin de la salle de bain. Posté devant la fenêtre, Saeshan se bat avec le nœud dans ses cheveux, peste de plusieurs murmures avant de parvenir à s’en débarrasser. La lune est dorénavant bien haute dans le ciel et il se demande un instant si celle-ci ne serait pas en train de le juger. Ses excuses d’un peu plus tôt étaient sincères. Il ne réagissait ainsi que pour s’assurer qu’on le laisse tranquille, et il se pouvait donc qu’il anticipe trop des actes qui seraient pourtant inexistants à son encontre. Toutefois, c’était ce à quoi il était habitué avec Eshrain. L’environnement ambiant et les autres avaient créé tout ça. Si sa peau se hérissait chaque fois qu’il l’apercevait, c’était à cause d’eux. Cette incessante litanie sur le besoin d’être meilleur que l’autre, de surpasser celui qu’ils prenaient pourtant tous pour son égal à cause de leurs origines similaires. Du poison injecté directement dans leurs veines et qui faisaient qu’ils se détestaient aujourd’hui. Était-ce réellement le cas cependant ? En y réfléchissant, Sae n’était même pas certain de pouvoir répondre à la question. Il ne le détestait pas vraiment au fond. C’était sa façon d’agir avec lui et de le provoquer qu’il haïssait, mais pas le personnage en tant que tel. A moins qu’il ne sache pas interpréter ses sentiments à ce sujet. Perdu dans la contemplation de la nature en partie endormie, il lui faut plusieurs secondes avant de s’en détacher, poser la brosse sur sa table de chevet et venir se glisser dans les draps. Tout en baillant, il s’emmitoufle de toute part sous la couverture et se tourne pour faire face au mur. La fatigue de la journée venait de le rattraper de plein fouet, et comme pour tout Grisha, l’utilisation de sa capacité n’était pas gratuite, il lui fallait se requinquer un peu. Surtout qu’il avait comme un mauvais pressentiment quant au fait que la punition de Botkin n’en demeurerait pas là…

Légèrement réveillé par le bruit de la porte de la salle de bain, il rouvre une paupière mais reste parfaitement immobile et dans la chaleur enfin gagnée de ses draps. Il ne saurait dire si c’est par méfiance ou simplement par habitude qu’il demeure alerte sans le montrer, attendant patiemment de voir ce qu’Eshrain ferait. Ce n’est qu’à la minute où son camarade s’installe à son tour dans son lit qu’il s’autorise à refermer l’œil, s’endormant presque aussitôt comme si de rien était. Au pire il serait mort le lendemain matin mais ne le saurait pas. Ou bien il en profiterait pour revenir hanter Eshrain et lui faire tout rater en guise de représailles…

Le silence règne dans la pièce, les rayons de lune presque disparus derrière les nuages. La fraîcheur est la première chose qui l’assaille quand il se glisse hors de sa couverture. Il reste un moment à fixer l’extérieur obscur, frissonne tout en fronçant les sourcils et décide de repartir en direction de la chaleur. Celle-là même qu’il cherche dans son sommeil. « Comment il fait… » qu’il marmonne en prenant la direction du lit. « J’aurais juré pouvoir toucher la couleur… » qu’il ajoute d’un murmure en se laissant tomber sur le bord du lit tournant le dos à ce qu’il croit être le mur. D’un geste il hisse ses pieds et s’installe en chien de fusil jusqu’à toucher la fameuse surface dudit mur. Sourcils froncés, il cherche la couverture à tâtons et la tire d’un coup sec pour se rouler dedans. Il est toutefois surpris de la chaleur qui émane de la pierre. Ce n’était pas lui qui avait pu le réchauffer ainsi non ? Est-ce qu’elle avait d’ailleurs toujours été aussi dure et moelleuse en même temps ? L’interrogation ensommeillée n’est toutefois que de courte durée, car si Saeshan se colle davantage, il repart aussitôt dans un profond sommeil. Si jamais il l’avait seulement quitté… Cette fois la chaleur se veut suffisamment satisfaisante pour qu’il ne se réveille pas. Le seul désagrément est que dans son somnambulisme, il s’était trompé de lit. Et ce qu’il prenait pour un mur… N’en était absolument pas un.      





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Le sommeil l’étreint avec bienveillance et il se love dans sa couverture, finissant par se retourner en chien de fusil. Endormi, il ne cherche plus à se protéger des éventuels assauts de Saeshan. La chaleur de sa couverture l’aide à partir plus profondément encore dans l’exploration de ses chimères oniriques. L’espace d’un instant, le reste n’existe plus. Qu’importe que Saeshan dorme à quelques mètres de lui ou que Botkin leur fasse payer durement leur manque de discipline le lendemain ; il était si bien, là, tout de suite, que tout ça n’avait aucune importance. Et puis, soudainement, il a froid, comme si sa couverture lui avait été retirée mais l’idée lui parait si incongrue qu’il ne s’en offusque pas assez pour se réveiller. Il cherche juste à retrouver la chaleur qui lui manque, se pressant contre le point chaud près de lui, s’y blottissant même avec complaisance. Tout aurait pu se finir ainsi si une soudaine odeur de shampooing à la cannelle, pas le genre qu’il utilisait personnellement, ne l’avait pas perturbée suffisamment pour qu’il ne se réveille… Il est un peu groggy, de prime abord, et il lui faut quelques longues secondes avant de se rappeler d’où il est et de pourquoi son lit n’est pas dans le même sens que d’ordinaire. Et puis, lentement, son regard se baisse pour récupérer sa couverture comme il frissonne de froid, juste pour découvrir avec une surprise teintée d’horreur que quelqu’un s’est enroulé dedans et qu’en plus, il a l’audace de squatter son lit. Saeshan. Sur le moment, il ne réfléchit pas et laisse échapper un hoquet étranglé avant de le pousser brusquement de son lit, le faisant tomber au sol sans la moindre empathie, grognant comme un animal en colère. « Qu’est-ce que… » qu’il s’époumone, sa voix s’éraillant à cause du sommeil avant de reprendre de plus belle. « Qu’est-ce que tu crois que tu fous, bordel de merde ? Hein ? » qu’il gueule, ramenant la couverture contre lui pour s’en recouvrir, comme si cela pouvait préserver une quelconque pudeur que Saeshan lui aurait volé. « T’es… T’es… T’es malade ? » qu’il gronde, une fois de plus, se levant brusquement pour fondre sur lui et le relever en l’attrapant par le col pour mieux le plaquer contre le mur, avec toute la brutalité dont il savait parfois faire preuve, son visage à quelques centimètres du sien. « Tu veux que je te tue, c’est ça, hein ? » qu’il grogne, son corps sans doute un peu trop pressé contre le sien mais, sur le moment, dans la pénombre de la nuit, dans la fureur du moment, cela ne lui parait pas inapproprié. Ses doigts se referment encore davantage sur le col du jeune Grisha, fou de contrariété et de colère.





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Lun 14 Mar - 13:51
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Saeshan Alitsev

J'ai 22 ans et je vis à Ravka, au Little Palace. Dans la vie, je suis un Grisha de l'ordre des Corporalki, un Heartrender plus précisément, et je m'en sors plutôt pas mal tout bien considéré même si ce n'est pas rose tous les jours. Je suis presque au bout de mon entraînement et serait bientôt l'un des membres de la Seconde Armée. Mon père est Ravkan, et ma mère Shu.


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Saeshan parle en # cc6666



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La chaleur. Enfin. Profondément endormi, il ne bouge pas, même quand Eshrain vient littéralement se coller à lui. Au contraire, la chaleur supplémentaire qui se diffuse sous les couvertures est encore plus agréable. Surtout par une nuit aussi froide que celle-ci. Rien ne semble pouvoir le perturber, si bien qu’il finirait sa nuit de cette manière, ainsi lové entre la couverture et le moelleux mur. Un souffle dans ses cheveux vient bien le chatouiller et le faire frissonner mais il met ça sur le compte de son rêve actuel, lui qui marche dans une forêt un peu trop noire. Seule la neige d’un blanc immaculé mais glacial ressort de l’obscurité de ces bois. Ce rêve ne lui plaît pas. Aucun camarade Grisha autour de lui, rien de plus que le silence lugubre et l’obscurité éthérée. Il fronce les sourcils dans son sommeil, sûrement à cause du mouvement d’Eshrain qui prend conscience de ce qu’il se passe, mais Saeshan ne se réveille pas. Dans son rêve, il commence soudainement à courir, prenant conscience d’un danger imminent. Probablement des Drüskelle. Il court à pleins poumons tandis qu’un son résonne à ses oreilles, si prêt qu’il pourrait en sursauter. Il regarde d’ailleurs derrière lui quand son pied heurte une racine un peu trop haute et qu’il s’écroule contre le sol dur tête la première, le froid le mordant au passage. C’est à ce moment-là que son corps se réveille et qu’il ouvre les yeux sur les dalles de marbres. Le cœur battant à tout rompre, il grimace en secouant sa main droite, le poignet endolori par la chute trop brusque. Pendant qu’Eshrain s’offusque et grogne, Saeshan ne parvient pas à comprendre ce qu’il se passe. Il sait être sur le sol, sûrement tombé de son lit mais il est bien trop près de celui de son camarade. Qu’est-ce qu’il fout là d’ailleurs ? Qu’est-ce que tu crois que tu fous, bordel de merde ? Hein ? Les paupières encore lourdes de sommeil, Sae est complètement perdu alors qu’il se redresse – au moins pour se mettre assis, massant son poignet d’un regard inquiet. Il jette un coup d’œil à sa droite, puis sur Eshrain qu’il observe toujours sans comprendre, essayant de remettre de l’ordre dans ses idées. La seule chose dont il se souvient est s’être couché et avoir attendu que le materialki fasse de même. Il ne comprend donc absolument pas pourquoi Eshrain crie de la sorte. T’es… T’es… T’es malade ? Saeshan ne sait que répondre à cela, il inspecte encore la distance entre lui et son lit, puis celle entre lui et le lit de son camarade, en espérant se rappeler de quoi que ce soit mais… Non. Ce n’est qu’à cet instant qu’il pense savoir ce qu’il s’est passé et ça le met d’autant plus mal à l’aise. Voilà pourquoi partager sa chambre avec lui était la pire des idées. Penaud, il continue de se masser le poignet en silence mais cela ne semble pas du tout plaire à Eshrain qui fond subitement sur lui.

Encore légèrement abruti par le sommeil, les réflexes de Sae ne sont pas assez rapides et il se retrouve attrapé en moins de deux. Il écarquille les yeux, la bouche ouverte de surprise mais son dos claque contre le mur le plus proche dans un bruit sourd et il en lâche un grognement. Ne quittant pas l’autre des yeux, il est comme un poisson hors de l’eau incapable de reprendre son souffle. Tu veux que je te tue, c’est ça, hein ? La panique s’insinue dans ses veines comme un serpent qui le tétanise. Il n’y a rien de pire pour lui en cet instant que d’ignorer ce qu’il a bien pu faire. « Je… », qu’il essaie de dire avant que les doigts ne se resserrent davantage sur son col. Il n’a pas pleinement conscience de la proximité sauf pour le fait qu’il a d’autant plus l’impression d’étouffer. Son cœur bat à mille à l’heure à présent et il sait que pour se tirer d’affaire il n’avait pas d’autre choix que de prendre sur lui. « Je… ». Il déglutit, doit se décider maintenant avant qu’il ne puisse tout simplement plus parler, sa gorge trop compressée. « Il m’arrive d’être somnambule… ». Et par les Saints, ça lui coûte bien de l’admettre, surtout à lui. Ca lui arrivait surtout en cas de trop gros stress ou parfois de fatigue intense, son corps ne maîtrisant plus rien. Il lui arrivait de parler dans son sommeil également, quand il vivait ses rêves un peu trop intensément. « Qu’est-ce que j’ai fait ? » qu’il demande finalement, ses yeux sombres plus brillants alors que sur le coup du malaise et de l’angoisse il sent des larmes poindre malgré lui. Saeshan n’aurait pu être plus honnête qu’à l’heure actuelle, occupé à croiser le regard d’Eshrain de temps à autre. Car malgré le proximité plus qu’évidente, il ne parvenait à le regarder dans les yeux que de très courtes secondes, définitivement fuyant. Surpris de la violence, il n’avait pas même cherché à se défendre par le biais de ses capacités. Il demeurait les bras ballants, tel un chat sans défense quand il était pourtant capable de tuer d’un claquement de doigts, tel que l’avait fait remarquer Eshrain la veille au soir. « Qu’est-ce que j’ai fait ? » qu’il insiste toutefois face au silence, la voix légèrement contrainte à cause de sa gorge serrée. Il n’en paniquait pas moins.





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NO MOURNERS, NO FUNERALS
Cut me deep, storm in the quiet ☽ Feel the fury closing in, all resistance wearing thin. Nowhere to hide from all of this madness.
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