Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

The lovely weakness ft Mad Max

Patate Douce
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Univers fétiche : Réaliste, Fantastique.
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Patate Douce
Jeu 13 Jan - 14:06
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J'ai xx ans et je vis à Coeur d'Alene ville paumée mais parfaitement boisée, Idaho, nord des states. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, grâce à mon charme, je suis la liberté et je le vis magiquement bien.

Aaron Taylor Johnson by Gainsb0ro

NUIT DU 17 JANVIER 2022.
Coeur d'Alene, Idaho.


Ca va être un grand moment pour la meute. Cette nuit, nos enfants vont devenir adultes. Pleine lune en guise de bénédiction. Des semaines à les préparer. Ca allait être douloureux, possiblement sanglant. Dans la foret qu’on va se terrer. Obtenir une fermeture, en payant le maire. S’assurer de la sécurité de tous. Etre fébrile à l’idée de perdre encore un membre. Soupçons portés sur l’ennemi, de même race que nous. Puis en découvrir un commun. Mais on ne pouvait pas entraver l’évolution des nôtres. Posé contre un tronc d'arbre, c'est sur mes deux pieds que je les observe, préparant à intervenir si c'était trop difficile pour eux. Les premiers cris se font entendre. Les encourager, les apaiser. Les os craquent, les premiers pelages apparaissaient. Les heures se sont écoules. Cinq êtres découvrant leur forme majestueuse. Finalement la sixième était humaine. La consoler face à sa déception. L’applaudir d’être quand même dans la meute. On enquêtera plus tard sur cette erreur de detection. Lui demander de rentrer pour éviter qu’elle se fasse mordre, quand bien même ca arrivera si elle le veut plus tard. Me concentrer sur les cinq. Me transformer quand elle part. Les laisser venir jusqu’à moi, les bénir et les accepter dans la meute. Les autoriser à se défouler dans la foret.

Et si tout roulait au début, bien vite un drame venait assombrir la sortie. Comment est-ce possible ? Il a fallu qu’un des louveteaux sentent son odeur pour que les quatre autres suivent. Courir plus vite. Croire que c’était la sixième qui ne m’avait pas écouté. Mais non, pire. Une étrangère. Me placer entre elle et les enfants. Montrer les crocs pour les dissuader et les obliger à faire demi tour. Des minutes d’affrontement avant de se plier à leur Alpha.

Faire volte-face à la jeune femme. Espérer lui faire peur en grognant sur elle. On allait devoir découvrir qui elle était pour savoir ce qu’elle savait. Trouver un remède pour qu’elle oublie. Cette nuit s’avère compliquée, quand mes enfants veulent la dévorer. Odeur exquise qu’on peut difficilement ignorer. Fuis et oublie nous. Je ne peux même pas aller courir avec les petits, obligé de rester - dans l'ombre - mais pas loin de la jeune femme pour la protéger de l'instinct animal de la meute. Comment avait-elle pu s'enfoncer si loin dans la forêt ?




Mad Max
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patrick
Mad Max
Dim 16 Jan - 12:23
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Alba Santini
J'ai xx ans et j'ai déménagé depuis peu à Cœur d'Alene, petite bourgade perdue dans l'Idaho, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, à cause des aléas de la vie, j'ai récemment divorcé et j'essaye de m'accoutumer à ce changement brutal.



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Sometimes you get the best light from a burning bridge.

Adria arjona @creature


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Sing me no songs of daylight, for the sun is the enemy of lovers. Sing instead of shadow and darkness, and memories of midnight.


Était-ce le goût du risque, la folie ou la passion qui l’avait poussé à s’enfoncer dans la forêt en dépit de l’obscurité grandissante ? Sûrement l’inconscience, à n’en pas douter. Avec la nuit, les silhouettes des arbres se déformaient, se détachant des ténèbres d’une manière aussi lugubre qu’insolite. Les troncs difformes auraient dû suffire à la ramener à la raison. Mais Alba refusait de repartir avec une pellicule d'appareil photo entièrement vide, sans un seul cliché pour immortaliser la beauté de la pleine Lune. Elle n’avait pas bravé l’interdit du maire pour rien. Aussi continua-t-elle de marcher, suivant un petit sentier pour éviter de perdre sa route, s’évertuant à être sourde aux bruits grinçants qui animaient le lieu. L’hispanique avait déjà vécu des aventures similaires. Un million de fois. Mais jamais seule ; son ex-mari l’avait toujours accompagné dans ces périples, lui-même électrisé par l’adrénaline. Seulement, cette fois…c’était différent. La solitude pour seule compagnie, Alba s’efforçait de croire qu’elle n’était pas entièrement stupide et imprudente à s’engouffrer ainsi dans la noirceur de la forêt.

En dépit de sa détermination, son corps tout entier se figea à la seconde où elle perçut des hurlements stridents. Son sang se glaça dans ses veines. Une seconde vague de cris vint briser une seconde fois le silence et un flot de panique se déversa dans ses veines. La source du bruit était proche. Trop proche. Son regard sonda précipitamment la pénombre, tous les sens en alerte. Bordel. Elle ne voyait rien. La nuit avalait tout, dévorant même le chemin sur lequel elle évoluait depuis le début. Alba fit demi-tour. Ses jambes se mirent enfin à remuer malgré la soudaine faiblesse de ses mollets, mue par l’angoisse qui la submergeait. Des craquements sinistres s’élevèrent alors à la place des gémissements. Mais l’hispanique ne s’arrêta pas. Elle poursuivit sa progression, oubliant la piste qu’elle longeait, oubliant sa trajectoire, oubliant les raisons qui l'avaient mené jusqu’ici. Elle oublia tout. Plus rien ne comptait, excepté son désir de fuir le plus loin possible. Bien que son cœur battait à tout rompre et que le poids de son sac à dos l’écrasait, la jeune femme s’était mise à courir, le monde autour d’elle disparaissant, éclipsé par une peur glaciale.

C’est alors qu’un grondement animal retentit. Bien plus fort et bien plus distinct que tous les sons effroyables qu’elle avait entendus jusque-là… Il fallait qu’elle s’échappe d’ici, au plus vite. Cette idée se propagea dans tout son corps, donnant à ses muscles la force d’accélérer la cadence. Un hurlement résonna dans son dos. Et cette fois-ci, le bruit n’avait plus rien d’humain. Non. C’était bel et bien…un hurlement de bête, un hurlement de loup. Qui se rapprochait. Le sol terreux et humide manqua de se dérober sous ses pieds. C’est à ce moment-là qu'Alba les aperçut, gigantesques silhouettes qui se fondaient aisément dans la nuit et qui semblaient venir droit dans sa direction. Elle freina brusquement. Son corps vacilla sous la violence du mouvement et la jeune femme se rattrapa de justesse à une branche.

L’effroi la tétanisa. Mais elle n’eut pas le temps de réfléchir à la situation. Sous son regard horrifié, un loup bien plus imposant que les autres émergea brusquement des fougères pour se dresser face à la meute, tout crocs dehors. Lorsqu’il tourna son immense tête dans sa direction, Alba s’extirpa aussitôt de son mutisme. Et détala de nouveau. Sans lancer un seul coup d'œil en arrière, elle s’élança de nouveau au cœur de la forêt, la terreur déchirant ses entrailles. Elle ne respirait plus. Son esprit s'était comme déconnecté de la réalité, à croire qu’il ne voulait pas accepter ce qu’il venait de voir. Ce qu’il venait de vivre. Elle devait continuer de courir. S’échapper de là. Mettre le plus de distance entre elle et…les loups. Des loups. Bon Dieu. Son imprudence allait lui coûter la vie. Son pied dérapa et, emportée par l’inclinaison de la pente sinueuse qui bordait le chemin, son corps bascula sur le côté. Un goût terreux envahit alors sa bouche. Alba se redressa, lentement, remarquant les larges racines qui l’avaient empêché de dévaler la piste dans sa chute. Les jambes tremblantes, l’hispanique entreprit de descendre plus doucement la petite côte, s’aidant des branches ou des pierres qui se trouvaient à portée de main pour ne pas chavirer une nouvelle fois.

Ce ne fut qu’une fois arrivée en bas, qu’elle s’autorisa à prendre une grande et profonde inspiration. Les effluves de racine, d’écorce et de verdure envahirent ses narines. Mais les parfums qu’Alba trouvait réconfortant ne réussirent pas à apaiser les palpitations saccadées de son cœur. Elle s’appuya contre un tronc. Et déposa sa main sur sa poitrine dans l’espoir de calmer les mouvements hâtifs de celle-ci. Des loups de cette taille ne pouvaient exister. Impossible. Son esprit était en roue-libre. Et rejouait la scène. Encore et encore. Alba revoyait clairement les bêtes, si bien qu’il lui semblait entendre leurs grognements mugir dans ses oreilles…et elle revoyait les yeux ambrés du loup, rivés sur elle, revoyait son pelage, aussi noir que la nuit et ses déplacements.. Fluides, puissants.

“ Respire. Réfléchis. Réfléchis. Et respire. ”marmonna-t-elle, essoufflée. La jeune femme secoua la tête pour disperser ses pensées et balaya du regard les alentours. Elle s’était perdue. Aucune route en vue. Devant elle, la forêt s’étalait sur des kilomètres, ne dévoilant rien d’autre que des arbres et de la broussaille, engloutie par des ténèbres seulement troublées par la clarté de la Lune. Alba se débarrassa de son sac. Elle le laissa retomber à ses pieds et plongea la main à l’intérieur pour en ressortir un tube de bombe lacrymogène. L’arme semblait bien risible, comparée à la menace qui rôdait dans les bois mais c’était tout ce qu’elle avait emmené pour se défendre et sentir la fraîcheur métallique du boîtier la rassurait. D’une certaine manière. Elle attrapa son téléphone et, à partir d’une application, vérifia son emplacement. “ Merde.”Elle s’était beaucoup trop éloignée de son véhicule, bien plus qu’elle ne l’imaginait, bien plus qu’elle ne l’avait prévu lorsqu’elle avait eu l’idée d’explorer les bois. Le désespoir la gagna. Mais la distance qui la séparait du parking n’en fut pas la cause. Non. C’était de devoir traverser une forêt servant de refuge à une meute de loups semblant sortis tout droit d’un cauchemar, qui lui insufflait un tel sentiment de détresse.

Un craquement de brindille lui arracha un sursaut de frayeur. Ce n’était sûrement qu’un petit animal, la rumeur du vent ou peut-être même le fruit de son imagination, mais l’hispanique ne tenait pas à le vérifier de ses propres yeux. Elle replaça son sac sur son dos avant de jeter un dernier coup d'œil à la carte. Alba n’avait pas le choix. Malgré la peur qui la tiraillait. Bien que les battements de son cœur ne retrouvaient pas un rythme normal. Malgré le danger qui se tapissait dans l’ombre. Et ses hurlements de douleur…Elle devait partir. Sortir d’ici. Retrouver la sécurité de sa voiture…Elle reprit alors sa progression, frissonnant à cause du froid et de la panique, priant pour être sur la bonne voie et pour ne croiser aucune bête.




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But do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath...And they're running, running, running.
Patate Douce
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Patate Douce
Lun 17 Jan - 21:45
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NUIT DU 17 JANVIER 2022.
Coeur d'Alene, Idaho.


Avec mes sens décuplés, j’aurais pu l’aider à sortir d’ici en quelques minutes. Mais déjà je ne supporte pas d’avoir une personne sur moi. Et puis bon, faut bien qu’elle assume ses actes insouciants. Ne pas respecter l’arrêté du maire, c’est prendre le risque de se faire bouffer. Et il n’y a que le traité de n’attaquer personne qui la sauve. Parce que sinon elle aurait été un festin.

C’est d’un pas moins pressé que le sien - et comme elle empeste - que je la suis. Je l’observe se vautrer, ris mentalement. Mon ordre est respecté. Personne de la meute s’en approche. Mais elle reste un danger. Et j’insiste. Elle n’a rien à faire ici. C’est inconscient. C’est fait. Et c’est mon devoir de protéger les miens. Que ca finisse pas en chasse aux loups comme on a pu connaître auparavant.

Faire du bruit quand elle se trompe de chemin. On va y arriver ? Même si elle cavale comme un lapin, elle ne devrait plus être confrontée a nous. Je m’allonge quand elle fait une pause. J’ai toute la nuit.

Brindille qui me fait dresser le museau. Odeur qui me déplaît. Il n’est pas des nôtres. Ce n’est pas un gibier sauvage. Si je peux le sentir. Ca doit être réciproque. Mais je ne bouge pas encore. A l’inverse de la femme qui repart sans ménager ses efforts.  

Mon attention n’est plus portée sur elle mais l’intrus. Mes pattes avancent prudemment. L’iris fend la pénombre. Les griffes sortent. Le pouls ralentit. Corps tendu prêt à l’attaque. Une part de moi grogne de ne plus sentir cette odeur. Alors qu’elle me déplaît foutrement ; je sais ce que ça signifie. Mais je n’ai guère le temps pour ces conneries. Encore moins quand l’affamé se met à sa poursuite. Et mes muscles s’élancent. La protéger. Elle est mienne. Il a une longueur d’avance.

Je vois la scène se faire. Sa gueule béante s’ouvrant, le doute n'est plus permis sur ses intentions.. Lune reflétant ses canines. Son of b. Elle a l’intelligence - pas si dénuée finalement - de prendre un virage. Et il rate sa cible. Je parcours les derniers mètres pour le choper à la gorge. Et l'embarque avec moi plus loin. Bagarre s’ensuit. Alerte donnée. Alpha attaqué.

Je me place entre l’idiote et lui. Il fait des aller retour devant moi. Je grogne autant que lui. Mes loups l’encerclent rapidement. Attendant que je donne le signal pour le tuer. Ce dernier baisse la tête et se met à reculer. Je le laisse partir. Mais ordonne qu’on le suive jusqu’à le dégager d’ici. On mènera l’enquête. Si c’est un membre des environs, je le verrais à sa blessure. Je vais devoir soigner les miennes il ne m’a pas loupe ce con. Mais pour le moment, je dois gérer l’humain servant d’excitant à tous les mes sens.

Je fais volte-face - elle aurait pu s’enfuir non ? L’humanité vraiment - et m’avance lentement. Lui baver dessus. C’est gratuit oui. Je la contourne et attrape son col pour la relever. Taille d’ours que je faisais, elle n'est qu'une plume à côté.. Mais j’espère vraiment qu’elle allait se pisser dessus et puis jamais revenir ici. Je la pousse du bout de la tête pour la faire avancer. Et je reste derrière elle. Grogne quand elle se trompe de chemin. Mais on réussit à aller l’entrée de la foret. Les membres me rejoignent et hurlent pour annoncer la fin de notre sortie. Ils disparaissent dans la pénombre tandis que je l’observe.

Je dois tout savoir d’elle.




Mad Max
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patrick
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Jeu 20 Jan - 14:46
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Des branches griffaient son visage. Le vent se fracassait contre son corps. La terre sous ses semelles glissait. Mais Alba s’était remise à courir, les entrailles serrées par la peur, le cœur battant si rapidement qu’il menaçait d’exploser d’une seconde à l’autre.

Dans son dos, elle entendait le grondement sinistre de la bête qui l’avait prise en chasse… Et celle-ci semblait gagner du terrain. Son corps pivota au dernier moment et la jeune femme bondit sur le côté dans un geste désespéré, imaginant alors sentir les crocs de l’animal s’enfoncer dans sa nuque…. Le sol se déroba brusquement sous ses pieds. Mais rien d’autre ne se produisit. L’hispanique se retourna juste à temps pour apercevoir une silhouette massive fondre sur son poursuivant. Le loup aux yeux ambrés. Elle le reconnut aussitôt à sa forme, bien plus imposante que les autres, et son pelage noir de jais. Des grognements retentirent et impuissante, elle observa le combat qui éclatait sous son regard, incapable de discerner quoique ce soit tant les loups se déplaçaient à une vitesse effroyable. Les deux bêtes se séparèrent finalement…avant de se tournaient autour, émettant des sons menaçants qui pétrifièrent les muscles d’Alba.

Comme pour former un rempart face à son poursuivant, le plus grand des deux grizzlis -car ils étaient bel et bien aussi gros que des ours- se plaça devant elle. Une meute de loups se distingua alors dans l’obscurité ambiante. L’hispanique aurait préféré disparaître six-pieds sous terre mais elle était tétanisée par la scène qui se jouait juste sous ses yeux, tant et si bien que ses muscles ne fonctionnaient plus.

Son corps s’était comme séparé de son esprit. Contre toute-attente, l’animal qui l’avait attaqué disparut dans les ténèbres, à son tour poursuivi par ses congénères…à l’exception du loup à la fourrure fuligineuse. Lequel se retourna dans sa direction et s’arrêta à sa hauteur. Alba ne remua pas. Elle en était incapable. Son regard était résolument accroché à celui de l’animal, à la fois hypnotisé et terrifié par ce dernier. Un flot de salive s’écrasa sur son manteau. Malgré l’envie soudaine de s’en débarrasser, la jeune femme se contenta d’étudier la bête, essayant de déceler à travers son comportement si elle s’apprêtait à la dévorer. Ou non.

Elle sentit une force puissante l’attirer vers le haut ; Alba était de nouveau sur ses pieds, et commençait à ressentir un soupçon d’incrédulité face au loup, qui semblait à présent la pousser du museau vers une direction bien précise. La jeune femme se mise à marcher. Des tremblements, provoqués par sa peur, agitaient son corps mais une certaine curiosité l’envahissait peu à peu. Troublée, elle se retournait brièvement vers son guide dès qu’il laissait échapper un grognement, s’attendant à tout instant à ce qu’il broie l’un de ces mollets…Sa surprise se renforça lorsqu’elle reconnut la lisière de la forêt ; le grizzly l’avait mené jusqu’à la sortie. Des hurlements résonnèrent de nouveau. Alba sentit un éclair de panique la traverser mais lorsqu’elle se détourna de la route goudronnée pour faire face à la noirceur des bois, son guide la fixait de ses grands yeux mordorés, immobile.

Ses prunelles reflétaient une profonde intelligence, comme une lueur captivante brillant au cœur de ses iris. Ne constatant aucune trace d’hostilité dans son regard ou sa posture, la jeune femme se détendit, légèrement. Très légèrement.

Le souffle court, elle le contempla, sous toutes les coutures ; le tumulte de ses émotions s’apaisait pour laisser place au soulagement. Et à une étrange fascination. “ Tu es… un drôle d’énergumène, toi.”déclara-t-elle doucement, une légère pointe d’admiration dans la voix. La méfiance aurait dû l’inciter à mettre le plus de distance entre eux mais Alba ne pouvait s’empêcher d’être fascinée par le loup géant qui se dressait devant elle…Le froid commençait sûrement à glacer les derniers neurones fonctionnels qu’il lui restait. “ On dirait que j’ai une sacrée dette envers toi.”Son regard s’attarda sur les nombreuses plaies qui parcouraient le corps de l’animal. S’il avait été un chien, elle n’aurait pas hésité un seul instant avant de le mettre dans le coffre de son véhicule pour l’emmener chez le vétérinaire seulement…Ce n’était pas un chien. C’était un loup. Aussi grand et impressionnant qu’un ours. L’embarquer dans sa petite Fiat n’était même pas une option.

Son téléphone se mit à vibrer dans sa poche, l’arrachant à ses pensées. Elle retira son gant et jeta une œillade à l’écran de son cellulaire. Réalisant que la personne qui l’avait ramené à la réalité n’était nulle autre que sa colocataire, qui souhaitait simplement savoir si elle respirait encore, Alba tenta de calmer les palpitations emballées de son cœur. Elle était encore en vie. Elle respirait. La jeune femme prit une grande et profonde inspiration pour se le prouver. Oui, elle respirait.

Mais si son corps n’était pas éparpillé aux quatre coins des bois, c’était seulement grâce à l’intervention de la créature, digne d’un mythe, qui ne semblait toujours pas décidée à rejoindre ses congénères. Bon sang. Elle non plus, n’était pas décidée à rejoindre son véhicule. En dépit du froid qui transperçait progressivement les couches de ses vêtements, l’hispanique était en proie à une telle curiosité qu’elle ne souhaitait pas encore tourner le dos au loup. L’envie, folle et insensée, d’effleurer ses poils pour savoir s’ils étaient réellement aussi doux qu’ils en avaient l’air, se manifestait progressivement. En revanche, elle ne comprenait pas ce que lui, attendait.

“ Bon, heu…tu veux qu’on se regarde dans le blanc des yeux pendant encore longtemps ? Allez, file pequeño, va-t'en, va…lécher tes plaies avant que ça ne s'infecte."ordonna-t-elle dans l’espoir de l’encourager à partir, bien qu’il devait se demander ce qu’elle pouvait bien lui marmonner. Et avant que je ne perde tous mes orteils.songea-t-elle. Elle remit en place son bonnet, qui avait glissé sur son front. Malgré la force de ses pulsions suicidaires, Alba n’avait pour le moment pas le courage de s’approcher de lui, et encore moins de faire un geste brusque pour l’effrayer et de toute façon…elle n’était pas certaine que cela aurait fonctionné. Non, elle en était même sûre. Il pouvait l’écraser d’un simple coup de patte. Briser sa nuque d’un simple coup de croc. Ou l’éventrer avant même qu’elle ait le temps de le réaliser. Elle n’était rien d’autre qu’une poupée, un jouet, qui, manifestement, devait un peu trop couiner pour ses oreilles à l’ouïe fine. Mais l’hispanique préférait se réconforter dans l’idée que s’il avait voulu la tuer, il l’aurait fait depuis longtemps.



Patate Douce
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Patate Douce
Lun 7 Fév - 22:11
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Voila deux semaines que la meute ironisait sur ma rencontre avec Elle. Une idiote qui se croyait intrépide. C'est ce que j'ai récolté. Et qui en prime m'avait donné un ordre. Enfin, c'est ainsi que les autres l'avaient perçu. Et ça les faisait ricaner encore plus fort. Elle m'avait parlé mais je n'avais pas répliqué une fois. Non le torse bien droit, les pattes bien ancrées dans la terre. Je n'avais pas bougé. Et ça avait duré long.. L'imbécile grelottait quand c'est mon Beta qui m'avait annoncé la fin de la partie. J'aurais aimé la blesser. Lui faire mal. L'effrayer. Pour ce qu'elle était devenue aux yeux de tous. Mais non, je l'avais juste regardé encore une fois et je m'étais évanoui dans la noirceur de la forêt. On était rentré et j'avais ordonné un rapport sur ce qui s'était passé ainsi qu'enquêter sur les deux surtout l'autre loup.

C'est auprès de la doyenne, que je m'étais confesser sur les sensations ressenties. Oui, ca avait cuisamment picoté. Oui la moitié du symbole s'était affiché sur mon derme. Et c'est en La déshabillant que j'aurais confirmation que c'était bien Elle ou pire l'autre canidé. Non impossible. Ca avait fait mal en l'approchant. Le pétrin total. J'allais devoir agir vite avant que le manque ne se fasse ressentir. Je ne voulais pas de ce concept de merde, dépendre émotionnellement d'une inconnue et pire qu'on dépende de moi. Demander à trouver un stratagème pour contrer les effets. La doyenne m'avait engueulé. Mais c'était non, je suis un Alpha libre, je ne veux pas de ces chaines.

Deux semaines où j'étais devenu tyrannique à chaque fois qu'on osait sous entendre ce triste moment. Echoué sur le canapé, il fallait me mettre plusieurs coups de coude et un regard noir de ma part pour capter mon attention. Proposition d'aller faire soirée dans un bar. Je ne refuse jamais. Prendre une rapide douche avant d'enfiler une chemise bleue type bucheron, un jean noir troué aux genoux et mon perfecto, basket blanches. Ca devait être tranquille.. En théorie.

Faire la route en moto, annoncer notre présence ainsi, bruyamment. Je sais que nos entrées font toujours leur effet. Cette aura de garou attirant irrémédiablement les iris sur nous. Et ce n'était pas déplaisant. Je sais que je n'étais pas laid et que je pouvais potentiellement finir dans le lit d'une personne ce soir. Il ne restait qu'à choisir qui. On se pose dans un coin du bar, laissant deux serveurs prendre nos commandes. Le sourire charmeur cherchant l'ingénue pour cette nuit. Et je le perds aussitôt.

Odeur brulant mes narines et les têtes se tournent vers l'entrée. Je reste stoïque, perdant même un peu de ma bonne humeur. Le torse vibre méchamment pour leur ordonner de se calmer. Maman sera jamais là pour vous, que je tanne, autant qu'ils n'avaient cessé de me le répéter ces derniers jours. Les serveuses nous ramènent nos boissons et je choisis de l'ignorer du mieux que je peux. Tes yeux Tyb' m'alerte mon voisin. Je les ferme aussitôt menant bataille avec mon loup, ce n'était pas le moment de nous trahir !

La soirée va bon train, on retrouve rapidement l'oisiveté de se taquiner, de boire et grignoter. On discute des prochaines vacances de chacun. Le seul moment, où j'accepte - difficilement - de les laisser vivre loin de moi. Ca va être encore bien compliqué d'accepter la séparation. Bon en généralement, ça dure cinq jours après je gueule. Enfin bref, je les laisse rêver, sachant qu'il y avait des destinations que j'allais refusé parce qu'il y a des meutes avec lesquelles on était pas franchement dans un partenariat stable.

Pas une fois, je ne L'avais regardé. Je refuse tout contact. Mais il faut croire que le destin était contre moi. Des voix se haussent et je pivote la tête pour savoir ce qui se passe. Le derme s'hérisse, quand les orbes se posent sur une main sur son bras, sur son visage semblant mécontent. Et avant même qu'on puisse me dire de me calmer, j'avais déjà attrapé le poignet de l'homme et plaquer sa tête contre le comptoir. Ma ... non pas ce mot là .. La dame a dit non. Alors on respecte. La voix est tranchante, les nerfs ont bondi pire que la bourse en fin de journée. Une main sur mon épaule, Beta m'obligeant à me calmer. Je laisse l'autre merdeux se redresser. Iris sont teintées, la colère a surgit sans que je n'ai pu y mettre de la nuance. Je le regarde se reculer et ignore mon inconsciente. Si on se regarde, c'est fini pour moi. Je pivote à l'opposé d'Elle et réclame une tournée générale avant d'aller m'asseoir. Heureusement que tu ne veux pas d'elle dans ta Vie. Un ferme ta gueule sale sort de mes pulpeuses, tandis que je rince mon gosier cul sec. Trouver quelqu'un, tout de suite.




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Deux yeux dorés. Scintillant dans le noir. Tels deux étoiles dans un ciel vespéral. Et cette tâche d’un blanc immaculé…Détonnant dans la noirceur d’un pelage sombre. Cette vision apparaissait dans son esprit dès qu’Alba fermait les yeux et que ses pensées la ramenaient deux semaines plus tôt.

Le soir où elle avait croisé des bêtes à la carrure titanesque. Des loups, féroces et puissants, qui l’auraient dévoré si l’animal aux iris ambrés, celui-là même qui hantait ses songes aujourd'hui, n’était pas intervenu. L’hispanique ne parvenait pas à oublier ce qu’elle avait vu. Ce qu’elle avait entendu. Elle n’arrivait pas à effacer de sa mémoire l’écho des hurlements humains, déchirant le silence inquiétant de la forêt. Dans ses cauchemars, Alba continuait de revivre cette soirée. L’intensité de ses rêves se renforçait au fil des jours, jusqu’à la tirer brutalement de son sommeil au milieu de la nuit. Et la journée…“ Rosaaa ? Allô la Lune ici la Terre ? Tu viens avec nous, on va boire un verre au bar d’à côté ?”Personne ne l’appelait ainsi. Tout le monde l’appelait Alba. Mais Sasha…Nageait toujours à contre-courant avec un zèle parfois déroutant.

Alba referma la porte métallique de son casier. Et la journée, elle se retrouvait à rêvasser, le regard perdu dans le vide, s’égarant parmi une myriade d’interrogations pour lesquelles elle n’avait pas la moindre réponse sensée. Pour le moment. La jeune femme tourna son visage vers sa collègue, qui se débarrassait de sa blouse blanche de travail. “ Hm. Pourquoi pas.”Elle espérait secrètement que l’alcool diluerait ses tourments jusqu’à les éclipser entièrement. Quitte à frôler l’ivresse. Sasha la gratifia d’un large sourire avant de ranger ses affaires. Alba enfila son pull de couleur crème au décolleté légèrement plongeant ainsi que sa paire de bottines en cuir, Parce que ses cernes lui donnaient un air…profondément maussade, elle appliqua ensuite une fine couche de rouge à lèvres pour intensifier la couleur de ses lippes. Elle tentait de dompter sa chevelure lorsque sa collègue pivota dans sa direction. “ Prête ?”L’hispanique répondit par un signe de tête vigoureux.

L’euphorie ambiante l’enveloppa à la seconde où Alba franchit le seuil de l’établissement. Une étrange sensation de picotement se propagea dans son corps. Elle croisa quelques regards provenant d’un recoin du lieu qui lui parurent d’une insistance troublante, mais préféra s’en détourner pour suivre ses collègues à une table accolée contre une large baie vitrée. Le fourmillement persista. Ses yeux glissèrent une énième fois vers l’angle de la pièce, des frissons à peine perceptible la parcourant, attirée par quelque chose d’imperceptible. Captivée par l’aura qui se dégageait du groupe. Intriguée par ces hommes qu’elle contemplait depuis maintenant assez longtemps pour rendre ce moment embarrassant. Elle secoua la tête. Bon sang. Elle perdait la raison. Alba s’installa aux côtés de Sasha, décidée à ignorer la tension dans ses muscles. L’allégresse de ses amies eut tôt fait de l’emporter. Elle sentit même les démangeaisons se dissiper, très vite remplacée par une délicieuse exaltation que seule la tequila pouvait éveiller.

Sans savoir comment, Alba se retrouva à jouer aux fléchettes. Son talent lui permit d’éviter les nombreux culs-secs qui retombèrent sur ses adversaires, mais ses victoires la condamnèrent à commander une nouvelle tournée de cocktails. À peine fut-elle à la hauteur du comptoir, qu’un homme se glissa près d’elle. Ce dernier lui offrit un sourire bienveillant auquel l’hispanique répondit automatiquement, ne décelant aucune trace de malveillance dans ses iris noisette. La jeune femme prit place sur le siège vacant. Poussée par la bienséance, elle engagea la conversation, écoutant d’une oreille distraite les propos de l’étranger. Alors que son regard ne cessait de virer vers ce maudit recoin.

La désagréable sensation afflua de nouveau dans son être, tirant brusquement Alba de ses pensées. Elle se leva, s’apprêtant à mettre un terme à la discussion lorsque la main de l’inconnu se referma sur son poignet pour l’empêcher de bouger. “ Vous partez déjà ?Mes amis m’attendent, ravie d’avoir fait votre connais…Tu vas quand même pas me laisser en plan comme ça, chérie.”Sa voix prenait une intonation douceâtre, trop mielleuse pour être sincère. La méfiance l’assaillit aussitôt. Elle n’était pas encore assez ivre pour tomber dans le piège. Et elle était bien assez sobre pour ressentir une vague d'exaspération. “ Je dois vraiment y aller. Lâchez moi maintenant. ”exigea l’hispanique, mais l’homme l’ignora avec superbe, un rire doux fuyant entre ses lèvres. “ Fait pas ta difficile, je connais un coin sym…” Sa phrase resta en suspens. Sa main eut à peine le temps d’effleurer sa joue. Une paume étrangère écrasa brutalement le crâne de l’homme contre la surface du comptoir, si violemment qu’Alba sursauta.

Son regard accrocha brièvement les yeux écarquillés du fruste. Puis, lentement, ses yeux survolèrent l'avant-bras puissant qui le maintenait en place, avant de s’arrêter sur un visage d’une beauté masculine frappante. Les fourmillements reprirent de plus belle. Sa peau se mit presque à la démanger. Sa voix, vibrante d’autorité, ajouta à cette aura inconnue une ombre menaçante. L’hispanique resta immobile. Happée par la présence de son bienfaiteur et par la colère qui grondait dans les tréfonds de ses prunelles. Mais alors qu’Alba ne le quittait pas des yeux, l’homme ne jeta pas un seul coup d'œil dans sa direction et repartit aussi vite qu’il était arrivé.

Les picotements diminuèrent. L’incrédulité remplaça aussitôt l’étrange sentiment d’avoir été captivé par un parfait étranger. La jeune femme porta inconsciemment sa main à son omoplate, là où se trouvait une marque qu’elle n'avait remarquée pas plus tard que la semaine dernière. “ Et, ils arrivent ces cocktails ?”l’interpella Sasha avec sa jovialité naturelle, avançant dans sa direction. “ Oh là, tu fais une drôle de tête.”Alba observa sa collègue, retrouvant progressivement sa lucidité. Et ses capacités de réflexion. “ Attendez moi pour commencer la prochaine partie, je reviens, il faut que j’aille le remercier.”déclara l’hispanique, sans même réfléchir une seule seconde avant de s’éloigner d’un pas décidé de Sasha, laquelle la questionna aussitôt. “ Remercier qui?”Mais son interrogation se perdit dans le brouhaha. Un dos qui dévoilait une carrure imposante, valorisée par une chemise indigo, capturait déjà toute son attention.

Elle se planta derrière son bienfaiteur. Et voilà que des frissons cascadèrent le long de sa colonne vertébrale alors qu’Alba se contentait d’admirer des omoplates. Elle se racla discrètement la gorge.

Du bout des doigts, elle effleura légèrement, subtilement, son épaule pour annoncer sa présence. “ Bonsoir.”réussit-elle à articuler d’une voix douce, calme, maîtrisée. À croire qu’un fragment de sa clavicule n’était pas en train de s’enflammer. “ J’ai pas eu le temps de vous remercier…”Des regards, les mêmes qui s’étaient tournés dans sa direction lors de son arrivée, se posèrent simultanément sur elle.

L’hispanique se sentit subitement écrasée. Et insignifiante. Une paire d' yeux descendit le long de son bras et s’arrêta au niveau de sa main. Un éclat, impossible d'identifier, apparut un instant dans les iris de l’homme tandis qu’il fixait…ses doigts. Mécaniquement, Alba baissa la tête pour tenter de découvrir ce qui retenait son attention. Ses prunelles rencontrèrent l’anneau doré qui ornait encore son annulaire, en dépit de son récent divorce. Elle fronça les sourcils. L’étranger parut remarquer son insistance et redressa son visage, dissipant ainsi le malaise qui avait commencé à s’insinuer dans les veines d’Alba. “ Bon, ça ne valait peut-être pas la peine de… le brutaliser… comme vous l’avez fait, mais merci.”ajouta-t-elle à l’adresse de la chemise d’un bleu azur. Vu la vitesse avec laquelle il s’était éclipsé, il se moquait sûrement de sa gratitude. Seulement, un fragment de son subconscient éprouvait le besoin irrépressible qu’il se retourne, que son regard pivote enfin dans sa direction, ne serait-ce que pour croiser fugacement ses yeux. Et c’était cet instinct irraisonné qui l’avait mené jusqu’ici. Jusqu’à lui.

“ Cet imbécile aurait mérité qu’on lui arrache le bras.”plaisanta l’un des membres du petit groupe. Alba s’attarda longuement sur celui qui venait de prendre la parole, interdite, avant qu’un rire léger ne se décide à s’échapper de sa gorge. “ C’est un peu radicale ça…non ? Avec un peu de persuasion, il aurait fini par lâcher l’affaire.” Le fruste ne lui était pas apparu comme une menace et ce n’était pas son inconscience qui s’exprimait, cette fois-ci, mais plutôt la partie raisonnable de son esprit. Elle aurait pu le faire fuir. Avec un peu de patience.

“ Désolé de vous dire ça mais vous n’êtes pas très effrayante comme nana, le type vous aurez sûrement collé aux basques toute la soirée.”Alba croisa les bras sur sa poitrine, prête à contester ces propos. “ D’accord je ne fais peut-être pas 1m90 avec 90kg de muscle mais…je peux me montrer convaincante.Oui oui probablement, vous avez l’air d’être très douée pour donner des ordres.”Son ironie était flagrante. Manifestement, l’homme semblait sous-entendre quelque chose en particulier car des sourires amusés se glissèrent sur le visage de certains de ses confrères. La jeune femme les contempla. Un brin amusée. Un brin perdue. Cette conversation lui avait au moins permis de détourner ses pensées, lui faisant ainsi oublier la confusion qui l’enveloppait jusqu’à maintenant…et l’inexplicable besoin qui l’avait poussé à venir ici, près de ces hommes, mais surtout près de lui.




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Patate Douce
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Patate Douce
Dim 6 Mar - 13:14
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J'ai xx ans et je vis à Coeur d'Alene ville paumée mais parfaitement boisée, Idaho, nord des states. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, grâce à mon charme, je suis la liberté et je le vis magiquement bien.

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Culpabilité m'envahit. J'ai agi par pulsions. Le manque de maitrise qui me fait hair mon côté humain. Et voila que maintenant, je venais de confirmer tout ce que je refusais depuis des jours. Sa présence me perturbe, son sort me concerne. Et la meute est en total effervescence. Mais les problèmes ne s'arrêtent pas à leur euphorie. Pas besoin de me retourner, elle était là. Inconsciemment, je respire son odeur. Loup interne sautille de joie. On va véritablement se battre. Les yeux se sont clos quelques secondes quand le contact se fait. Je la hais, c'est officiel. Reprendre un regard plus humain. La trahison du corps. J'aurais aimé l'ignorer mais pas le choix, il faut se montrer civilisé, surtout en public. Alors, je le fais volte face, visage blasé. Je ne voulais pas de ses remerciements, juste qu'elle arrête de se mettre en danger. Parce que j'avais pas que ça à foutre de devoir la protéger.

Voila encore des ordres. Elle m'agace. Elle ne réalisait pas à quel point, elle était entrain de me les exciter. Et les commentaires pleuvent. Mais je n'en dis rien, préférant m'éloigner et aller m'asseoir. Agir comme si elle n'existait pas, me semble être une bonne stratégie, non ? Vous devriez venir avec nous.. Après tout, nous sommes une grande famille. Je vais l'éclater. Et puis, avec nous à vos côtés, vous n'aurez pas d'embrouilles.. rajoute un autre. Ca me fait serrer les mâchoires. Ils savent que ça me brule la main gauche. Ce putain de symbole qui chauffe en sa présence. La main que je cache dans ma poche. Ca fait jamais de mal d'avoir une protection dans cette ville conclue mon Bêta. Je vais les écrabouiller en rentrant. Et puis, on n'aime bien apprendre à connaitre les nouvelles têtes et j'ai cru vous voir accompagné d'une jolie fille mais son prénom m'échappe. Menteur, t'es gay. On se montrera très sage promet mon oméga.

Ils ne sont pas croyables. Et je ne peux rien dire, parce que je vais paraitre encore plus suspects. Et que de toute façon, je devais me pousser pour faire de la place. Ca commence par la banquette, ça va devoir faire de la place dans le dressing après. Les nerfs se tendent, c'est bon, je divague.




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patrick
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Lun 4 Juil - 15:29
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Alba Santini
J'ai xx ans et j'ai déménagé depuis peu à Cœur d'Alene, petite bourgade perdue dans l'Idaho, aux Etats-Unis. Dans la vie, je suis études/métier et je m'en sors statut de vie (bien, moyen, pas bien). Sinon, à cause des aléas de la vie, j'ai récemment divorcé et j'essaye de m'accoutumer à ce changement brutal.



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Cet océan de visage tourné dans sa direction l’engloutissait progressivement. Les hommes autour d’elle la fixaient d’une manière terriblement troublante, leur stature massive rendant leur regard bien plus imposant que celui de n’importe quel fêtard présent au bar. Alba les observa. L’un après l’autre. Les sourires qu’ils affichaient étaient chaleureux et la bienveillance qui émanait d’eux lui fit rapidement oublier l’inconnu qui l’avait superbement ignoré. Inconnu qui s’était contenté de remuer légèrement sur la banquette. Silencieusement. Sans même lui adresser la parole ou lui jeter un regard. L’hispanique porta inconsciemment sa main à son omoplate et gratta doucement sa peau jusqu’à la faire rougir. On se montrera très sageconclut l’un des étrangers. Ses lèvres s'incurvèrent automatiquement en réponse à ses paroles ; rien chez ses hommes ne lui évoquaient la prudence. La lueur malicieuse dans leurs yeux ne trompait pas.

Les sourires qu’ils affichaient étaient chaleureux et la bienveillance qui émanait d’eux lui fit rapidement oublier l’inconnu qui l’avait superbement ignoré. Elle était tombée bien bas, Alba. Un cœur brisé et des cauchemars de loups-garous suffisaient à lui retourner l’esprit. “ Je ne peux pas en dire autant…”répliqua-t-elle finalement, espérant que la musique ne couvre pas entièrement son timbre taquin. Ce soir, elle rangeait la sagesse dans un recoin oublié de sa conscience. Ce soir, elle voulait goûter à l’ivresse. Et flirter avec l’imprudence. Comme pour illustrer ses pensées, Alba lança un clin d'œil à celui qui avait parlé en dernier. “ Je paye ma tournée, alors.”déclara-t-elle, convaincue par les persuasions des hommes.

Ses propos firent naître sur chaque visage de larges sourires approbateurs et manifestement amusés. L’hispanique n’eut pas besoin de héler sa collègue ; celle-ci marchait déjà dans sa direction, ses cheveux dorés flottant dans son dos, la démarche confiante et séduisante. “ J’vois que tu es en bonne compagnie ! Tu me présente ?”Alba fixa un instant la blonde avant de scruter les inconnus, sur lesquels elle ne pouvait toujours pas mettre de prénoms. Elle s’attarda longuement sur le brun à l’expression résolument fermée. Sa peau la démangea si brusquement, que la jeune femme en oublia fugacement la question de sa collègue, absorbée par la silhouette masculine face à elle. “ Eh bien je…heu…” Elle redressa rapidement la tête, chassant aussitôt de son esprit l’impression de prendre subitement feu. “ Hum…Elle se racla la gorge.

On ne s’est pas présenté. Voici Sasha. Et je m’appelle Alba.”Sa collègue s’empressa de se glisser sur la banquette aux côtés de l’étranger qui lui rappelait étrangement un loup grognon ou un ours mal léché….l’observer était un piège dans lequel l’hispanique tombait à chaque fois. Alba tenta de l’ignorer et interpella un serveur afin de commander des bières, honorant la promesse prononcée quelques minutes plus tôt. Elle s’appuya ensuite contre le rebord de la table, bras croisés sur la poitrine. “ Vous êtes tous du coin ?”finit-elle par demander au groupe, ne pouvant pas s’empêcher de remarquer que l’environnement sauvage de Cœur d’Alene correspondait tout à fait à l’aura qui se dégageait de ces hommes. Et particulièrement de lui.




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