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 Pinfall, pitfall | Lo

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RÉGION : Grand Est
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Nous sommes en 2011 sur la scène de RAW juste après Wrestlemania XXVII. L'immense lutteur Edge, après avoir défendu avec succès son titre, ouvre son coeur au WWE Universe dans les gradins et à leurs télévisions. Une blessure irréversible le plie à la retraite et lui impose de rendre le titre vacant - l'émotion est grande pour l'opportuniste adulé et sa soeur et manageuse (in ring) Baby.

Mais la vie continue et les créatifs de la WWE s'emparent de ce buzz énorme pour monter une storyline fictive. Baby veut venger son frère, mais son adversaire décide d'envoyer quelqu'un à sa place - une nouvelle tête dans la compagnie qui n'est autre que la fille d'une légende, The Witch.

L'intense et brutale rivalité entre les deux femmes galvanise les fans et remet en question le statut du catch féminin trop souvent toisé. Et à l'extérieur des cordes, les deux athlètes seront-elles moins opposées ?

Contexte provenant d'une recherche vague.


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Martina "The Witch" Wright
J'ai 27 ans et je vis à Boulder, Colorado, USA. Dans la vie, je suis catcheuse professionnelle à la WWE et je m'en sors avec passion. Sinon, grâce à ce boulot hors du commun, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



Pinfall, pitfall | Lo IMG_6206

Du côté privé, Martina est la fille aînée de Marty Wright, lui-même ex-lutteur de la WWE sous les traits du Boogeyman. Entraînée par son père, elle joue depuis ses plus jeunes années dans les vestiaires et les coulisses des shows, souvent sur les routes avec lui, et a été élevée avec l'amour de cette discipline comme de la compagnie. Il lui semblait ainsi tout naturel de dédier sa vie aux fans et à l'industrie du catch, et la voici dans les pas de son père portant sur ses épaules le poids d'un héritage qu'on a trop souvent appelé piston.


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The Witch est le personnage que joue Martina sur le ring : une chamane africaine habitée de l'âme du Boogeyman qu'elle invoque en elle pour lui donner la force de combattre. Elle entre sur l'arène dans des volutes de fumée, enveloppée d'un long manteau de lin à capuche et brandissant le sceptre du croque-mitaine - elle porte à chaque combat des peintures traditionnelles différentes.  Sur le ring, sa particularité est qu'elle catche pieds nus dans un gear léger aux apparats tribaux. Lorsqu'elle gagne, elle casse un oeuf cru dans la bouche de son adversaire.
Moveset : Powerhouse
Finishers : Pumphandle slam ; Gory special
Thème d'entrée
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C'est un moment solennel où rien d'autre ne compte - la concentration est presque spirituelle, l'acte est pour ainsi dire rituel. Aucune perturbation de ce vestiaire en pagaille, pas même le trac, ne vient harasser cet instant. Chaque fois, c'est une rencontre entre la personne et le personnage, c'est saluer cette créature qui est moi sans l'être tout à fait, celle qui fera le show, prendra des coups, en mettra aussi. Chaque fois, je mets la couleur sur mon visage en revoyant mon père en faire de même, recroquevillé ainsi que je le suis sur son petit miroir sale, appliqué à se changer en un autre. Et moi toute menue encore assise en face de lui, je le regardais sans parler, parce que dans ce corps où l'homme est déjà parti et le croque-mitaine pas encore arrivé, je savais qu'il n'y avait personne pour m'entendre. Il achevait son œuvre comme je viens de refermer la peinture, levait ses yeux défigurés par les lentilles vers moi et souriait sur son dentier effet édenté. J'ai toujours trouvé mon père beau et différent.

*

Je jurerais que mes coudes vont se briser ! Au-dessus de ma tête en développé-couché, plus du poids d'un homme. La sueur perle depuis le creux de mes oreilles jusque dans la nuque et c'est proprement insupportable - suffisamment énervant en réalité pour que je sorte de mes gonds et lève une nouvelle fois l'haltère. Mon père rit embrun de fierté : peu le savent, mais il a vraiment le même rire que le Boogeyman. Lorsque je finis mâchée-recrachée par la musculation, il me colle au cardio pour m'achever. Je monte sur le tapis de course, il l'oriente en montée, me fait porter un masque d'altitude pour que je crache presque mes poumons, et il appuie sur l'accélération quasiment jusqu'à ce que je chute. J'ai 19 ans alors et les jours d'entraînement, il n'y a pas un homme que je déteste plus que lui.

*

Quant à moi, j'appose sur mon front un bijou de tête en perles millefiori et une jeune fille de la production vient me chercher pour faire prochainement mon entrée. Le trac monte à mesure que j'approche des rideaux : c'est ma première à la télévision et j'affronte Baby qui est déjà une favorite émérite qui a fait carrière aux côtés d'une des plus grosses têtes d'affiche. J'ai déjà fais quelques house shows, mais le bruit de la foule m'indique à lui seul l'incomparable dimension d'un RAW. De l'autre côté des voiles occultants j'entends la voix du catcheur qui fait au micro sa promo - il est forcément heel, accusé d'avoir envoyé Edge à la retraite, et je passe moi aussi pour une méchante dans cette rivalité qui s'annonce avec la soeur de l'accidenté. Baby incarne la foudroyante loyauté d'une frangine sexy et rebelle et moi, j'incarne celle qui vient pour s'opposer à tous ces boniments.

Il est difficile de mettre des mots sur l'ambiance de la petite antichambre derrière les rideaux d'entrée. Un carré minuscule dans lequel les hommes de la fédération entrent à peine, avec un écran tout juste visible pour suivre l'action, rendant un genre d'écho entre l'audio du dispositif et les cris du public au dehors. C'est comme si, montées ces trois marches qui y mènent, tout le poids du direct tombait sur nos épaules - et avec lui les attentes du patron à l'affût de la faute, les millions de téléspectateurs, et nos familles ambitieuses derrière leurs écrans. On les voit les légendes qui font ça depuis dix, quinze, vingt ans et parfois plus, sautiller nerveusement derrière ces rideaux, et adresser le signe de croix au moment où leur musique retentit. Il semble que tout se joue ici, dans le mindset des athlètes à l'abri d'un maigre tissu.

Je n'entends pas la promo du catcheur qui doit m'annoncer pour affronter Baby ce soir - ce sont les premières percussions de mon thème d'entrée et les nuées de fumée de l'équipe de pyrotechnie qui m'intiment d'ouvrir l'hymen de mon anonymat. Un bouffée d'air. Je sors, ou j'entre, va savoir. Mais lorsque je passe le rideau, je suis tout à fait The Witch : aucune nervosité, aucun trac, celle qui angoissait tout à l'heure n'est plus là pour le faire. Je suis saisie par la quantité de spectateurs, l'effet de la fumée autour de mes gestes lents et mystiques, le rythme de la musique, les lumières orangées et violettes tamisées comme des auras ; je resserre la prise de mes doigts autour du sceptre de papa. J'avance calmement, je fixe ma future adversaire - cela fait partie de mon entrée, ce rituel auquel se raccrocheront peut-être les fans si je donne quelque chose ce soir. Je monte sur le ring et le pénètre sous la seconde corde, les spots se rallument tous, je retire la capuche avec lenteur et je capte le retour caméra au fond. Lorsque l'image est sur moi, je pousse un cri suraigu ainsi les chants de guerre Africains, contrastant avec ma quiétude d'alors et dans l'idée de me rendre imprévisible. J'imite sur trois pas vers Baby la démarche caractéristique du Boogeyman, et j'imagine mon père se moquer tendrement de moi depuis chez lui. Je jette le manteau et fait rouler le bâton à l'extérieur du ring sans quitter des yeux mon adversaire.

*

"Allô bonjour, Monsieur Teddy Lang à l'appareil."
Une remontée ardente me lèche le buste. C'est ma chance, j'ai attendu trop longtemps.
"Bonjour.
- Vous savez pourquoi je vous appelle ?
- Au sujet des tryouts ?"

Le bonhomme rit sympathiquement et dans le stress j'ai du mal à reconnaître une moquerie ou une camaraderie.
"Exactement ! Vous êtes prise Mlle Wright, votre performance a plu au jury et votre profil a bien sûr été appuyé par quelques lutteur, vous vous en doutez. Vous débuterez à RAW contre Baby, elle devrait vous contacter pour discuter du déroulement du match."
Je ne me rappelle plus ce que l'on s'est dit après.
Une chose dont je me souviens, c'est la quantité de nourriture qu'on a ingéré en famille pour fêter ça.

*

La cloche sonne.
Si je ne convaincs pas la foule, retour case départ dans les indépendants.
Mais je n'y pense pas : si je dois, je peux.


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UNIVERS FÉTICHE : /
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Darci Perkins

« Baby »
J'ai 29 ans et je suis originaire du Texas, États-Unis. Dans la vie, je suis catcheuse professionnelle à la WWE et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce au public, je suis l’égérie chez les Divas lorsque je fais ma « Dark Baby » et je le vis avec frénésie. À la grande joie de mes fans, je suis célibataire et je le vis bien.


Son personnage dans la WWE : 
Darci Perkins fait une première apparition à la WWE en tant que frangine délurée et manager du catcheur Edge avant de faire quelques apparitions solos sur le ring en tant que Baby Putsch. Sa popularité prend un pic fulgurant durant les tags teams où elle forme alors un duo chouchou du public avec Edge, exposant un personnage tout rose bonbon, protectrice et facilement inflammable pour le moindre coup que l’on porte à son « frangin adoré ».

Finishers : Shiranui, Cartwheel Dropkick, Black Widow

Thème d’entrée

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À la suite du retrait de Edge, les organisateurs de la WWE prennent cette opportunité pour placer Baby sur le podium comme la sœurette vengeresse de celui-ci. Ainsi, le blond est remplacé par une autre blondeur surnaturelle au sourire sadique. Un alter ego apparaît alors, Dark baby.

En dehors du catch, Darci est mère monoparentale de la petite Stacy âgée de 12 ans assistant à la plupart de ses matchs et qu’elle fait passer pour sa jeune sœur. Sa fille joue par ailleurs un rôle dans son personnage pour remplacer cette image de fraternité américaine qu’elle tenait avec Edge. Une valeur assurément fondamentale à son succès auprès du public.

Effigie : Samara Weaving
« C’est un moment d’hystérie et historique pour le WWE Raw Tag Team Championship.  Edge domine, se trouve au-dessus de l’Undertaker qui doit bien peser quelques 20 kilos de plus que lui, soutenu par une foule en délire! Après s’être fait salement malmené par l’Undertaker au cours des derniers mois, aujourd’hui est le jour où la Mort elle-même sera peut-être mise au tapis! » Pourtant, voyant cette montagne de muscles en état d’inertie au sol, Edge préfère étirer ce moment en s’extasiant face au public. Moment d’inadvertance ou d’inattention comme veut le faire croire le blond en faisant hurler la foule avec lui, « l’Undertaker tout juste suffisamment proche de sa partenaire Page, tends une main discrète vers celle-ci qui trépigne d’impatience de prendre les devants! Regardez! Regardez le visage de Baby! Elle prépare un mauvais coup! » Je remarque immédiatement. Je contourne le ring à une vitesse éclair alors que le contact se fait et que Page s’élance sur le ring pour faire la peau à Edge au passage, dont la tête enflée comme un ballon ne lui permet pas de bien voir de tous les angles. Je lui attrape tout juste les jambes avant qu’elle ne me soit hors de portée à travers la corde et la tire violemment vers moi. Elle tombe lourdement tête la première et s’explose les dents contre le sol. Une partie de la foule s’indigne, mais je suis vite pardonné. Comme toujours. « Ohhh!!! Sale coup pour Page qui se mange le sol! Et entendez le public! L’amour fraternel justifie encore l’intervention de l’impétueuse Baby. » Edge prétend la surprise de mon geste, me regarde le regard faussement réprobateur, levant un doigt autoritaire en ma direction avant de laisser afficher un sourire éclatant sur ses lèvres. L’arbitre qui n’y a vu que du feu se tourne vers moi, cherche à comprendre pourquoi Page se tortille de douleur au sol. Je me dandine, mains jointe derrière le dos, arbore un visage d’ange pour m'innocenter de la "maladresse" de ma concurrente et hausse les épaules d’une indifférence voilée.  Je lance un clin d’œil complice à Edge que la caméra ne manque pas d'intercepter et de projeter à l’écran, tandis que les commentateurs se régalent de la scène que j’ai provoquée : « intervention ou entrave de Baby, toujours là pour assurer les arrières de son frère, le public semble déjà l’avoir pardonné et scande la victoire avec rythme pour la fratrie! ». Edge rayonne, les épaules perlées de sueurs et le regard fier. Sa proie toute à lui n’attends plus que les trois coups. Il se jette sur son rival, le plaque de tout son poids au sol. Les trois secondes passent, où la frénésie se fait ressentir dans l'estrade. La cloche retentit. La victoire nous projette dans les hurlements de la foule en délire.

*

- Tu veux rire ?! » Je m’exclame, alors que Jon, mon manager, m’annonce qu’il me faudra perde face à cette nouvelle recrue de la WWE que les organisateurs veulent me faire combattre. « Les organisateurs m’avaient prévu un push, qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ont-ils changé d’avis aussi vite ? » Je m’indigne.
D’habitude, la tribune me revient entièrement en Dark Baby, c’est tout le point du personnage. Je fais mordre la poussière à des catcheurs Heels ayant de près ou de loin causé tort à Edge par le passé. Une recette simple, mais qui fonctionne. J’en déduis que cette nouvelle doit se vouloir Face.
- Du calme Baby…. Elle a du potentiel. Autant sur le plan caricatural que sportif. C’est aussi la fille du Boogeyman au cas où tu ne le savais pas. Pas étonnant que les organisateurs veulent la préserver pour le moment. » Il me dit d’un ton posé alors que je tourne frénétiquement en rond dans le salon de mon appartement, irrité d’apprendre la nouvelle tardivement à quelques jours seulement du match. « Elle ne peut pas perdre, pas pour un premier match, ça serait fichue pour elle. Toi au pire, tu t’attires la sympathie du public si tu es vaincue. »
Je comprends alors mieux se revirement soudain de la part des organisateurs qui m'avaient pourtant fait signer pour une série de victoires à venir. J’arrête de me mouvoir, avant de creuser véritablement un trou dans le sol de mon salon et finis par me rabattre sur mes ongles que je ronge nerveusement.
- Si je perds maintenant, le public ne me croira pas suffisamment forte pour prendre la relève d’Edge et je vais finir en catcheuse de seconde zone si pas directement dans les oubliettes !
- Tu sais bien que non, voyons. Et puis, penses-y ! Ce personnage en soif de vengeance où tu enchaines les victoires au nom de Edge, c’est bien beau, mais à un moment faudra changer de cassette si tu ne veux pas perdre l’intérêt du public. Là c’est ta chance de partir une nouvelle storyline qui s’inscrit dans le temps. Le public ne s’en lassera pas de sitôt de cette rivalité, je te le dis. » Jon sort de sa poche son cellulaire qu’il me tend après avoir composé un numéro. Il joint à son geste un petit sourire franc qui se veut dire : Tu sais que j’ai raison. Je pose un regard dégoûté sur le téléphone comme s’il me tendait plutôt son caleçon sale.
-  Allez, Darci…
- Bon, d'accord. » Je rouspète néanmoins pour qu’il sache que c’est à contre cœur et je m’empare du téléphone. « Mais je te préviens, elle me fout un fœtus de poulet dans la gorge, je le lui vomis à la gueule! »

*

Ma chanson thème résonne jusque dans les coulisses, la foule la reconnaît instinctivement et je l’entends s’époumoner à hurler mon nom. J'apparais alors aux devants de la scène en sautillant à la manière que le fait ma fille lorsqu’elle a une faveur à me demander. Pour me porter chance, je porte d’ailleurs un de ses t-shirt noir qui me fait office de crop top. J’y ai apposé ma phrase signature, en fils roses, que j’hurle avec force à la foule : ‘Wanna get in trouble ?!  Le public me répond immédiatement : “YES, baby, YES!!”. Malgré le dénouement de cette soirée qui m'attends, je me réconforte dans leurs cris d’acclamation. Je m’approche de l’estrade sur ma droite, ma petite Stacy qui s’y trouve accoté me regarde les yeux brillants. Je m’approche d’elle et tout sourire, nous joignons nos index et faisons mine de recevoir un courant électrique dans tout le corps. Nous lâchons ensemble un : Tsshh ! au moment de briser le contact, signe qu’elle m’a transmis toute sa vitalité. Le public adore ce petit moment intime que nous partageons chaque fois avant que je ne saute dans le ring. Je lui lance un petit clin d’œil pour lui intimer que j’ai les choses en main, comme à l’habitude. Quoique je me sens traite. Si ma fille est ma plus grande complice dans la vie comme sur le ring, je n’ai pas pu l’informer du dénouement du match cette fois-ci. Jon jugeait que sa surprise serait plus photogénique à l’écran si elle le découvrait en même temps que le reste du public. À croire que je dois jouer les martyrs ce soir, super. Mon petit canard, j’espère qu’elle ne le prendra pas trop mal. Ma chanson d’entrée est alors chassée par celle de cette fameuse Witch que je découvre pour la première fois en même temps que le public. Quand je reconnais la mimique des trois petits pas du Boogeyman, je ne peux m’empêcher d’afficher un sourire amusé devant cette petite prestation presque commémorative. Elle offre un petit moment de nostalgie au public qui ne manque pas de plaire. Bien, elle a su jouer de ses cartes, maintenant je me demande si son jeu sur le ring sera aussi à la hauteur. Comme conclu avec Martina, notre match doit se dérouler sur une période de 10 minutes, le temps qu’elle puisse faire découvrir au public ses quelques coups signatures. Je domine les premières minutes du match, ensuite elle prend la relève. Vers la fin, je suis censé lui appliquer la prise de la veuve noire pour complimenter son endurance, tout juste avant qu’elle ne m’envoie au tapis. Lorsqu'elle me rejoint enfin sur le ring, je change faussement mon humeur, fronce les sourcils et la toise, mauvaise. J’incline ma tête sur le côté, infantilisant ma curiosité face à ce nouveau personnage. Puis je la regarde avec un petit sourire mutin, le regard teinté de ma sournoiserie à venir.

 
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Martina "The Witch" Wright
J'ai 27 ans et je vis à Boulder, Colorado, USA. Dans la vie, je suis catcheuse professionnelle à la WWE et je m'en sors avec passion. Sinon, grâce à ce boulot hors du commun, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



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Du côté privé, Martina est la fille aînée de Marty Wright, lui-même ex-lutteur de la WWE sous les traits du Boogeyman. Entraînée par son père, elle joue depuis ses plus jeunes années dans les vestiaires et les coulisses des shows, souvent sur les routes avec lui, et a été élevée avec l'amour de cette discipline comme de la compagnie. Il lui semblait ainsi tout naturel de dédier sa vie aux fans et à l'industrie du catch, et la voici dans les pas de son père portant sur ses épaules le poids d'un héritage qu'on a trop souvent appelé piston.


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The Witch est le personnage que joue Martina sur le ring : une chamane africaine habitée de l'âme du Boogeyman qu'elle invoque en elle pour lui donner la force de combattre. Elle entre sur l'arène dans des volutes de fumée, enveloppée d'un long manteau de lin à capuche et brandissant le sceptre du croque-mitaine - elle porte à chaque combat des peintures traditionnelles différentes.  Sur le ring, sa particularité est qu'elle catche pieds nus dans un gear léger aux apparats tribaux. Lorsqu'elle gagne, elle casse un oeuf cru dans la bouche de son adversaire.
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Nos regards se figent l'une sur l'autre et c'est un enjeu de professionnalisme autant que de confiance qui se joue entre nous - nous ne sommes pas adversaires pour vaincre mais coéquipières pour plaire. Je sais que mon arrivée dans l'écurie principale de la compagnie soumets mes collègues à une certaine tension : quoique j'ai fais montre d'un véritable esprit d'équipe, d'une excellente condition physique et d'un très bon niveau en lutte aux tryouts - sans compter mon parcourt dans les indépendants - , j'apparais comme la fille de et c'est normal. J'apprécie le challenge, et si je suis tout à fait honnête, je ne suis peut-être pas non plus très juste dans l'image que je me fais de Baby - elle est pour moi cette blanche et blonde, jolie et mince privilégiée, affiliée à Edge de surcroît et dont je méprise le gabarit en plus sous-estimer les compétences, bien que j'ai du mal à me l'avouer. Je baigne dans la sueur et le sang de ce ring depuis mon plus jeune âge et j'ai cette sensation que le catch ne sera jamais aussi sacré pour quelqu'un qu'il ne l'est pour moi.

Mais je l'ai dis : nous sommes partenaires pour les dix prochaines minutes, et Darci a été très pro durant notre appel ; c'était délicat pour elle comme pour moi de composer avec un booking détonnant et qui vrille du jour au lendemain ... mais c'est ça, la force et la faiblesse de la WWE. Nous sommes face à face et nous jaugeons dans le calme alors que la cloche sonne ses trois coups de théâtre. Je désarticule mes mains pour m'affubler d'un aspect tantrique, révulse mes yeux par moments - The Witch est un rôle épuisant parce qu'il dépasse le sport et se pollue d'une gestuelle anormale constante - et nous démarrons par une épreuve de force. Nos doigts s'entrelacent avec tension, mais j'ai quinze bons centimètres de plus qu'elle et je ne parle pas du poids, aussi il est logique qu'elle mime de se faire dépasser. Elle s'arque en arrière alors que je pousse sur ses paumes, ses épaules touchent le sol mais elle les décolle d'un pont très athlétique et remonte avec les encouragements du public. Nous transitionnons dans une posture plus classique, une main sur la nuque et l'autre sur le bras de chacune, mais là encore je joue le rôle du bulldozer et la repousse dans le coin. L'arbitre compte jusqu'à deux pour que je la relâche, ce que je fais, et nous nous toisons un instant. Je mime l'orgueil au public en tirant caricaturalement la langue les yeux écarquillés et, ainsi que nous l'avons prévu, c'est Baby en ce tout début de match qui doit prendre l'avantage.

Elle profite donc que je lui tourne le dos pour me donner un coup bien senti - et en effet, le catch, c'est pas du chiqué - qui me vrille en sa direction, puis me saisissant par les jambes, elle me fait chuter d'un bruit sourd sur les planches du ring. Elle me roue de coups qui me sonnent et profite de cet avantage pour me malmener pendant une bonne moitié de match - drop kicks, stomps, atémis (et leurs "Wooh" du public à la Flair qui résonnent de concert avec le bruit cinglant du coup de fouet de son avant-bras), coups de griffe et doigts dans les yeux même, elle flirte avec les interdits et quoique ce soient des habitudes de méchante, elle ne peut faire autrement qu'être adorée dans cette version subversive de son rôle déjà taquin. Elle catche intelligemment et avec beauté, et ça les gens le savourent. Sans parler de son adorable petite manageuse, un copier-coller d'elle en plus jeune, déjà à l'aise avec le public et les lois du show et qui n'hésite pas à scander des encouragements extatiques de sa petite voix éraillée par l'effort. Mais malheureusement pour Baby et afin de frustrer le public, je dois gagner.

Alors qu'elle s'élance à mon cou pour porter un hurricanrana, j'ancre mes pieds au sol et lutte contre l'inertie, me saisis de ses jambes, et la hisse en position de powerbomb avant de la claquer au sol avec résonnance. Je comprends en la voyant protéger nuque et tête qu'elle est rôdée et en profite donc pour la relever et répéter le choc encore deux fois. Après trois lourdes chutes sur le haut du dos, elle laisse voir qu'elle est bien affaiblie malgré les protestations du public et je pousse un cri aigu qui me permet de jouer avec leur haine comme d'évacuer les douleurs accumulées jusque là. C'est par ses jolis cheveux Disney que je redresse Baby et lui enchaîne, brisant le rythme vivant qu'elle avait instauré dans le match aafin d'enrager encore les spectateurs, pléthore de prises de force plus lentes : des souplesses en tout genre, quelques atémis à mon tour (qui unanimement appellent au "Wooh", sans discrimination de heel ou de face), une PTO submission qui se veut affaiblir la future Veuve Noire que je vais encaisser (mais à laquelle elle ne cède pas, hissant les fans sur leurs pieds), et alors que je m'apprête à lui placer le Pumphandle Slam qui doit achever le match, Stacy tente de monter sur le ring pour créer la diversion et Baby saisit l'opportunité de me contrer plus ou moins légalement pour placer sous la surprise la fameuse prise de la Black Widow.

La douleur est horrible, c'est une soumission au poids du corps qu'on peut difficilement rendre factice, mais The Witch comme Martina ne doivent abandonner. C'est en effet au-delà du script que je suis tentée de faire cesser la douleur par abandon, mais la rigueur de mon père m'a apprise à être plus résiliente, et l'enfer de mes membres écartelés à l'extrême me donne davantage de raisons d'être brutale que d'être lâche. Les spectateurs sont électriques, ils chantent tous en coeur "Tap, tap, tap, tap !!" sous mes cris agonisants comme ils encourageraient le toréador à tuer sa vachette, mais c'est avec elle sur le dos que je me relève malgré tout - tirant une nouvelle fois sur mes articulations - et me jette dans les cordes pour qu'elle soit comptée. Elle profite des cinq secondes imparties pour faire durer le déplaisir, mais alors qu'elle se détache de moi, je l'attrape par le bras, le glisse sous son corps, la hisse sur mon épaule par son coude ainsi tendu sous elle et la fracasse au sol comme pour expier toute la souffrance et l'adrénaline qui m'enflamment. Je m'allonge sur elle relevant ses jambes au ciel et

1
2
3

Les cloches tintent, j'ai gagné.


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