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 ALEJANDRO+MILLICENT what we had is done.

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INSCRIPTION : 17/02/2020
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RÉGION : France.
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UNIVERS FÉTICHE : Post-apocalyptique, touche à tout.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Deux mondes complètement différents se rencontre. La pauvreté, et la richesse. La rue, et le confort d'un foyer luxueux. Mais les opinions des uns peuvent attiser la haine des autres. Alejandro est perdu dans leur monde.


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Alejandro Rodriguez

Trente-et-un ans, et déjà condamné par la justice à de nombreuses reprises. Mais Alejandro est sorti de sa plus lourde peine il n'y a que quatre mois. Il est né au Mexique et reste persuadé que c'est là-bas qu'il aurait du grandir, lui et sa fratrie. Pourtant, il s'est retrouvé sur le sol américain par la volonté de ses parents de se sortir de la misère : ils voulaient tant offrir à leurs enfants une vie meilleure que la leur. Il est l'aîné mais pas le plus sage, au grand damne de ses parents. Ils travaillent tous les deux en tant que domestique ; lui jardinier, elle femme à tout faire. Alejandro n'a jamais supporté de les voir travailler d'arrache pied sans être considéré par l'état, par les autres. C'est pour ça qu'il a, si jeune, refusé de suivre leurs traces. Son destin aurait pu être tout autre s'il avait daigné regarder ailleurs que dans la rue pour construire sa vie.

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Manny Montana :copyright:️ Sneakyskunk
Dans ce genre de quartier, il n'y a que des belles maisons aux pelouses parfaitement tondues. Aux volets repeints tous les deux ans, aux voitures resplendissantes sous le soleil. Des familles qui touchent tellement d'argent qu'ils vivent une roi de pachas sans en connaître vraiment la valeur. C'est le genre d'endroit qu'Alejandro ne supporte pas ; quand il y passe, il détourne les yeux de chaque choses qu'il ne pourra jamais avoir légalement, mais fusille du regards tous les bourges qui le regardent comme s'il était tout droit sorti de prison. Il a toujours ressenti ce regard sur lui, et ce même lorsqu'il était petit. Sa couleur de peau, son regard sombre et son sourire en coin n'ont jamais plu. Surtout parce qu'il n'arrêtait déjà pas les mauvais coups, mais ça, il semble l'oublier si facilement. C'est ce genre d'endroit qu'il a refusé de voir lorsqu'il a terminé sa peine, alors le mexicain était parti là où il se sentait le mieux : dans son pays d'origine. Il n'avait pas prit le temps de voir sa mère, ses frères ni ses soeurs.

Sous le soleil pendant quatre mois, mais dans la merde pendant tout autant de temps. Ce qui l'a poussé à revenir aux états-unis, mise à part le manque de sa famille, c'est exactement ce que ses parents ont voulu fuir à la base. Mais lui ne s'en rend pas compte : il est fier, toujours le sourire aux lèvres comme s'il était un roc que rien ne peut démolir. Ses amis sont pourtant les mêmes, tout comme ses emmerdes. Heureusement pour lui, la plus vieille de ses soeurs n'a pas changé de numéro de téléphone portable. Alors quand il a voulu les rejoindre, il n'a eu qu'à l'appeler.

" - Vous avez laissé la maison ?" Il était horrifié à l'entente de cette nouvelle.
" - Tu voulais que papa fasse quoi ?" Qu'elle demande, énervée que son frère ne la contacte que maintenant, mais surtout, parce qu'elle est blessée d'entendre tant de jugement et de colère à l'autre bout du fil. " L'ICE s'est pointé, ils allaient les.."

C'est ce qui énerve le plus Alejandro, dans ce pays de merde. Il déteste les autorités parce qu'ils sont prêts à tout pour foutre des gens à la porte de leurs frontières, alors que ces mêmes gens se cassent le cul depuis des années pour leur pays. Mais Alejandro est soulagé de savoir que tous ceux qui sont nés après lui ont la chance d'avoir la nationalité américaine ; pour rien au monde pourtant, il ne voudrait être né lui-aussi sur ce territoire. Il préfère se battre avec l'immigration tout le reste de sa vie, lui qui ne cherche même pas à être légalement sur le pays, contrairement à ses parents dont les papiers ont expirés depuis quelques années. Ils sont en attente d'une stabilisation officielle, mais rien ne vient. Alors ils ont changés de ville, pour leur tranquillité. Pour pouvoir rester avec leurs enfants, qui eux, ont toujours besoin d'eux.

Cette conversation téléphonique remonte à quelques jours, tout ce qu'il lui aura fallut pour bouger son cul jusqu'à cette nouvelle adresse. Dans ce quartier de riches, là où les Rodriguez n'ont rien à faire. Sa mâchoire s'est serrée dès qu'il y a mit les pieds, dès qu'il a vu la maison démesurée : qui a besoin de ça pour vivre? Si Alejandro a quitté l'école dès qu'il l'a pu, il n'est pas pour autant stupide. Il sait que c'est là où doivent travailler ses parents, il se demande néanmoins pourquoi c'est là que lui a donné rendez-vous sa soeur. Il n'aimera pas du tout apprendre qu'elle travaille pour cette famille aussi, et qu'ils vivent tous dans une petite maison mise à leur disposition par leurs patrons.

Sa mère l'a pris dans ses bras, plus par automatisme, quand elle a ouvert la porte. Mais bien vite, son visage s'est fermé. Elle a pourtant laissé Alejandro entrer à l'intérieur, la suivre jusqu'à la cuisine où elle s'occupe de préparer le repas du soir pour les propriétaires. S'il regarde partout avec un oeil de dégoût, il ne fait pas attention aux visages sur les photos de famille. Tout ce qu'il voit le met mal à l'aise, il grimace comme s'il avait une mauvaise odeur sous le nez alors que tout sent bon, tout sent le propre. Il reconnaît la touche du travail de sa mère, là, avec son tablier noir et blanc qu'elle aura certainement porté plus souvent que des vêtements affriolants. Voilà, il déteste déjà les gens qui vivent ici.

" - Et tes chaussures, Malparido? Enlève-les ou retourne dehors !" Elle n'est pas de bonne humeur, le couteau qui coupe les légumes cogne fort contre la planche en bois.
" - C'est toi qui a fais le travail." Qu'il répond sèchement, n'aimant pas l'insulte de sa mère. D'où est-ce qu'il est un idiot mal accouché? " J'vais pas rester longtemps, de toutes façons."

Mais vu le regard noir qu'elle lui lance, pour avoir osé lui répondre mais surtout parce que c'est elle qui fait le ménage dans cette grande maison, Alejandro comprend qu'il doit se taire. Alors il baisse la tête, enlève ses chaussures qu'il laisse là pour ne pas faire plus de traces. Il s'apprêtait à dénigrer l'endroit, à dénigrer leurs choix à sa façon, mais des pas le font se retourner. Alejandro sent son coeur battre plus vite parce qu'il a peur de tomber nez à nez avec les propriétaires : il a beau être un mauvais fils, un garçon de la rue, il ne ferait rien contre ses parents et ne supporterait pas de leur faire perdre leurs travail. Il n'a rien à faire ici. Mais c'est sa soeur, Adelita, qui s'apprêtait à sortir par la grande porte pour rejoindre ses amis. Savent-elles que la jeune femme n'est pas de leur monde ? Mais elle s'arrête, se retient de crier en voyant son frère et vient le prendre dans ses bras.

" - Ca y est, t'as enfin décidé de revenir ?" Qu'elle lance, pleine de bonne humeur, comme si elle comptait vraiment à ce que son frère retourne vivre normalement chez eux. A-t-elle oublié les années où il était enfermé?
" - Fantasme pas, Mirrey. J'suis passé voir comment ça allait."

Sa mère attrape un torchon et vient le frapper -doucement- avec. Mais elle est en colère : à cause de l'insulte envers sa jeune soeur ? Oui, parce qu'elle pense que les apparences font tout, que l'argent est important, parce qu'elle voudrait être comme ces gens à qui appartient cette maison. Elle est comme ça, Adelita. Mais sa mère est surtout en colère parce qu'elle ne veut pas voir son fils repartir tout de suite. Elle est en colère, mais elle l'aime. Ils sont comme ça, dans sa famille. Tant de signes contradictoires, et pourtant, ils s'aiment chacun à en mourir.
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SneakySkunk
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UNIVERS FÉTICHE : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
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Millicent Daniels
Enfant chérie, enfant fortunée, fille d'un homme d'affaires et d'une femme d'affaires, elle suit la vague. Son monde est aisé et elle ne manque de rien. Elle peut faire les boutiques aussi souvent qu'elle le souhaite. Mais on s'en lasse rapidement. Elle n'a aucun problème de citoyenneté. Aux yeux des gens, elle est américaine. Son père voyage souvent, mais il est pointilleux sur les moments familiaux auxquels personne ne doit se déroger. Il est conventionnel et aime que les choses soient faites à sa manière. Sa mère entretient une relation malsaine avec son boulot, même pas besoin d'avoir un amant. Millicent, en plus de l'école, doit suivre des cours à domicile, que ce soit de langue, de sport ou de musique. Son emploi du temps est digne du président.
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Millicent reste silencieuse, dans l'escalier, lorsqu'elle entend des voix en provenance de la cuisine. Les domestiques ne sont pas seuls. Elle essaie de comprendre les mots échangés, mais c'est difficile à cette distance. La maison est trop grande. Au moment de complètement descendre, elle fait du bruit. Ses talons claquent sur le carrelage lustrée. Elle, on ne la réprimandera pas parce qu'elle n'aura pas enlevé ses chaussures à l'intérieur.

Millicent lorgne rapidement l'homme qu'elle voit pour la première fois, elle l'ignore tout aussi rapidement pour se rendre au réfrigérateur où elle s'empare uniquement de son mélange protéiné. Elle tourne le dos à chacun, même lorsqu'elle se rend au comptoir pour étudier les enveloppes. Certaines sont étiquetées à son nom, mais elles ont été ouvertes malgré tout. En voyant le nom des universités au-devant, elle comprend que sa mère s'est encore immiscée dans ses candidatures. Des acceptations, probablement. Sinon on lui aurait déjà gueulé dessus pour ses échecs.

Seuls les employés sont autorisés à entrer dans cette maison, lâche-t-elle, toujours dos aux domestiques. Mon père rentre de voyage d'affaires d'ici une heure.

Un message qui se veut direct : les indésirables doivent dégager et la nourriture doit être prête. Toutefois, on peut nettement entendre le vrombissement d'une voiture qui se gare dans l'entrée. Un son qui ronronne. Millicent jette un coup d'oeil par-dessus son épaule. Pas déjà? Une fois le moteur éteint, quelques secondes s'écoulent avant que la porte d'entrée ne soit ouverte. Ce n'est que sa mère. Cette dernière parle d'une voix vive. Un écouteur dans l'oreille, son téléphone dans une main, elle parle affaire avec un client. C'est pour ça qu'elle ne se permet aucun commentaire lorsqu'elle entre dans la cuisine à son tour.  Elle a surtout un mouvement de recul en apercevant cette réunion de famille. C'est irrespectueux de laisser autant de personnes pénétrer une demeure qui ne leur appartient pas. Ni même un bonjour, ni même un sourire. Elle mime n'avoir vu personne. Elle mime être indifférente à leur présence, comme si la maison devait s'entretenir seule. La mère réagit seulement lorsqu'elle aperçoit sa propre fille. Elle met son client en attente, seulement pour dire :

Tu devrais monter t'habiller. Ton père arrivera plus tôt que prévu. Et par courtoisie, il a invité Donovan a venir séjourner ici quelques semaines.

Elle reprend ensuite son appel. Elle sort à l'arrière par la porte qui mène à la cour. Une immense cour avec piscine creusée. Et comme la demeure est située en bordure du quartier, connectée au domaine du terrain de golf, un petit chemin pavé mène à un petit terrain de tennis entouré d'arbustes. Un terrain qui exige qu'on l'entretienne soigneusement. Millicent met quelques secondes à réagir. Donovan est le fils d'un ami de la famille qu'elle n'a jamais apprécié. Elle baisse alors les yeux sur sa tenue. Une tenue tout à fait correct. En quoi est-ce que cette robe noire, cachant le nécessaire, c'est-à-dire ses cuisses, ses bras et son buste, ne serait pas adéquate?

Et comme elle se retourne, son bras accroche la bouteille de son mélange protéiné au bord du comptoir. Bouteille qui tombe au sol. Inévitablement, le bouchon éclate, le liquide se propage : que ce soit sur les armoires ou les jambes des personnes présentes. Elle n'a pas besoin de parler. Ce n'est pas elle qui va nettoyer. Et même si la domestique doit terminer de préparer le repas, elle devra aussi nettoyer ce bordel. La fille de famille quitte la cuisine en bousculant l'inconnu de l'épaule. Elle doit se préparer de nouveau. Et alors qu'elle gagne l'escalier, un klaxon se fait entendre devant la maison. Les amis de Adelita sont là, elle devra donc s'éclipser sans pouvoir aider. Millicent remonte à l'étage.

Lorsque les propriétaires sont à la maison, ça dégage beaucoup d'énergie. Ça doit rouler à leur rythme de vie. La mère le fait très bien comprendre qu'elle revient à l'intérieur. En moins de trente minutes, le père arrive déjà à la maison, vêtu de son complet noir, accompagné d'un jeune homme dans le début de la trentaine. Un chauffeur les accompagne même à l'intérieur pour entrer les valises. Il est plutôt âgé et peine à tout transporter seul. Le père, M. Daniels, affiche un sourire charmeur lorsqu'il embrasse sa femme. Et d'une voix posée, même s'il s'agit d'un reproche, il dit :

Ma fille n'est pas là pour m’accueillir?

Non, car elle a dû se doucher pour retirer le liquide de ses jambes. Car sa mère lui a demandé de se préparer. Et que trente minutes n'est évidement pas suffisant. Elle se trouve encore dans l'énorme walk-in pour trouver un truc à mettre. L'homme de la maison semble avoir un total contrôle même s'il est contrarié. Il conduit leur invité à l'énorme salon où la domestique pourra lui apporter un verre, car il vient de lui demander de le faire. À croire que personne ne se souci réellement des problèmes que peut vivre la famille qui aide à entretenir cette demeure. Eux la mériteraient. Le contraste, dans ces situations de vie, est énorme, presque sidérant. Mais ces personnes sont payés et logés dans un confort qu'ils ne pourraient sans doute connaître ailleurs. M. Daniels sait garder ses employés, par l'argent, par les apparences.


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Alejandro Rodriguez

Trente-et-un ans, et déjà condamné par la justice à de nombreuses reprises. Mais Alejandro est sorti de sa plus lourde peine il n'y a que quatre mois. Il est né au Mexique et reste persuadé que c'est là-bas qu'il aurait du grandir, lui et sa fratrie. Pourtant, il s'est retrouvé sur le sol américain par la volonté de ses parents de se sortir de la misère : ils voulaient tant offrir à leurs enfants une vie meilleure que la leur. Il est l'aîné mais pas le plus sage, au grand damne de ses parents. Ils travaillent tous les deux en tant que domestique ; lui jardinier, elle femme à tout faire. Alejandro n'a jamais supporté de les voir travailler d'arrache pied sans être considéré par l'état, par les autres. C'est pour ça qu'il a, si jeune, refusé de suivre leurs traces. Son destin aurait pu être tout autre s'il avait daigné regarder ailleurs que dans la rue pour construire sa vie.

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Au simple son de ces talons qui descendent, à cette démarche digne d'une grande dame, Alejandro sait que le moment qui suit va être pire. Et il ne serait pas étonné de voir une fille, débouler avec une paire de louboutin aux pieds. Il connaît cette marque de riche car toutes les filles des rues rêvent de pouvoir un jour se payer une de ces paires un jour. Il en a déjà vu se mettre quelques branlées pour des chaussures à la semelle rouge, d'ailleurs. Et c'est ce qui rend tout ça encore plus pitoyable. Alejandro n'est donc même pas capable de voir la beauté de la fille quand elle descend. Parce qu'elle est trop jeune, parce qu'elle est mode dans sa bourgeoisie, mais surtout parce qu'il ressent déjà ce comportement de petite peste exécrable dont sa petite soeur raffole. Oui, la fille de cette maison est tout sauf attirante.

Le délinquant ne peut pas s'empêcher de sourire, grimaçant en même temps à cause du caractère pourri qu'elle dévoile dès sa première phrase. Il retient ses mots, pour défendre le travail de sa mère mais surtout pour insulter la bourgeoise qui n'est pas capable de baisser son cul jusqu'à toucher le sol du doigt pour ramasser ses putains de conneries. Mais pour Mamá, il se tait. Parce qu'elle l'a fusillé du regard avant qu'il n'ouvre la bouche, mais aussi parce que le klaxonne de dehors a résonné pour le couper dans quelconque élan. Il a tout juste le temps de lever la main, voulant rattraper sa soeur qui s'éclipse déjà avant que sa mère lui demande de remettre son tablier pour aider. Mais ça arrange bien la plus jeune ; elle est dans un jour de congé, mais surtout, elle veut attendre le dernier moment pour avouer à son frère qu'elle est aussi employée dans cet endroit. La plus jeune devrait rentrer à l'université, pas laver les chiottes des riches.

" - Elle a quoi à vouloir ressembler à ces Gringos, sérieux ?" Il parle, à moitié à voix basse. Il ne voudrait pas que ni la mère, ni la fille entendent. Elles ne comprendraient pas ce termes racistes envers les blancs, mais sa mère le claque une nouvelle fois avec le torchon. Comme elle sait qu'il ne nettoiera pas, elle pose le couteau et lui dit de s'y mettre tout de suite avant qu'elle ne lui botte les fesses. " T'as entendu, j'ai rien à foutre là."
" - No chingues Alejandro !" Oui, il fait toujours chier, Alejandro. Mais elle ne lui laisse pas le choix de couper les légumes, pour l'avancer dans sa tâche. " Monsieur ne va pas tarder, tout doit être prêt..."
" - Ouai, je sais, ce Cabrón te payera pas ta journée sinon."

De toutes façons, tous ces connards sont tous les mêmes. Sa mère n'aime pas son langage et elle le lui fait bien comprendre par une claque derrière la tête. Et si Alejandro n'a pas le temps de couper tous les légumes avant qu'elle ne se mettre à genoux devant lui, il pose le couteau par simple précaution envers la femme mûre. Elle nettoie les traces qu'il a sur son pantalon, comme s'il était toujours un gamin. Il tente d'abord lui dire d'arrêter, mais il n'a pas vraiment le choix. Ce n'est plus un enfant, mais elle agira toujours comme tel, qu'il est dix ans ou qu'il en ait cinquante. Pendant qu'elle nettoie le sol avant que son employeur arrive, Alejandro termine les actions qu'elle lui indique. Il n'a pas le choix avant qu'elle ne le libère.

Et s'il a dit qu'il ne resterait pas là, Alejandro se voit quand même en train de quémander les clés de la baraque d'à côté à sa mère. La cabane dans le jardin, si on compare à la maison des propriétaires. La femme semble d'abord ne pas être d'accord : elle n'a pas totalement confiance en son fils après tout ce qu'il a fait, mais surtout, elle sait que ça risque de coincer avec son époux s'il apprend qu'elle a confié à l'aîné les clés de la maison. Pourtant, comme il fait sa bouille de gamin et ses petits yeux mielleux, elle finit par rire et lui donner le trousseaux.

La maison est plus agréable que celle dans laquelle ils ont grandis, avec ses frères et soeurs. Il comprend nettement que ses parents et les plus jeunes soient cent fois mieux ici, mais son égocentrisme et son étroitesse d'esprit lui interdisent de profiter de ce qu'il voit. Du canapé, à l'écran, à la cuisine où ils doivent certainement tous pouvoir manger à la même table : ils ont le bon nombre de chaise, assez de couverts et assez de verres même pour inviter une ou deux personnes supplémentaire. Le frigo est plein, et les parents ont leur propre chambre alors que ça n'était jamais arrivé sur le territoire américain. Ca crève le coeur d'Alejandro de voir que tout ça ne leur appartient pas, que ces bourges peuvent leur payer une vie meilleure alors que ses propres parents se crèvent d'avantage le cul pour travailler. Il se dit que, si le boulot de cette bourgeoise, c'est rester au téléphone toute la journée : lui aussi pourrait le faire. Et il ne demanderait certainement pas autant d'argent pour faire quelque chose d'aussi con que ça. La plus jeune de ses soeurs est endormie dans un lit simple ; elle a terminé l'école et semble se reposer avant que tout le monde ne rentre. Les plus jeunes des enfants qui vivent encore à la maison sont deux garçons : ils sont certainement au centre jusqu'à ce que leur père aille les chercher pour les ramener de leur journée.

Alejandro n'a pas fait de bruit lorsqu'il est ressorti à l'arrière pour fumer une clope ; la piscine est là. La piscine, sa terrasse et la maison ressemblent à une carte postale. A ce qu'on voit à la télévision, dans ces résidences qui dégueulent le pognon et dont rien ne semblent confortable. Il a eu le temps de fumer une première cigarette, dont il a fait tomber la cendre dans la piscine et le mégot dans la pompe enfermée dans le sol. Puis, voyant que le monde s'agite à l'intérieur maintenant que le père bourgeois est rentré, il a prit le temps d'en fumer une autre en tentant de joindre le plus vieux de ses frères ; Sergio, vingt-cinq ans, censé être plus droit que son aîné.

" - D'où tu décroches pas quand c'est la familia, Hermano ?" Ses frères, il les appelle toujours mon frère, comme si ce n'était que le sien et celui de personne d'autre. Mais Alejandro s'énerve en voyant comme ça se passe à l'intérieur de la villa bourgeoise, la fenêtre est loin, mais il a des yeux perçant. La fin de journée est bientôt là pour la famille Rodriguez, et il a hâte de retrouver les siens, loin de tout ça, ne serait-ce que pour une soirée. " Et d'où tu laisses Adelita ressembler à ces Mirrey ? Elle va être aussi laide que ces salopes de bourgeoises si ça continue."

Mais comme c'est sur le répondeur qu'il parle, Alejandro raccroche sans avoir eu la chance de parler à son frère. Il va se compter de terminer sa clope, à défaut de pouvoir fumer un joint ici, dans l'espoir de retourner à l'intérieur jusqu'à ce que le reste de sa famille prenne conscience qu'il est enfin de retour parmi eux. Mais Alejandro n'a pas sa place ici ; nul doute que son père ne voudra pas qu'il reste. Justement, s'il a le temps de rester là, car il n'a rien à faire ici. Ces bourgeois ne connaissent certainement pas l'existence de l'aîné des Rodriguez ; aucun émigrés ne se vanteraient d'avoir un fils taulards.
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Millicent Daniels
Enfant chérie, enfant fortunée, fille d'un homme d'affaires et d'une femme d'affaires, elle suit la vague. Son monde est aisé et elle ne manque de rien. Elle peut faire les boutiques aussi souvent qu'elle le souhaite. Mais on s'en lasse rapidement. Elle n'a aucun problème de citoyenneté. Aux yeux des gens, elle est américaine. Son père voyage souvent, mais il est pointilleux sur les moments familiaux auxquels personne ne doit se déroger. Il est conventionnel et aime que les choses soient faites à sa manière. Sa mère entretient une relation malsaine avec son boulot, même pas besoin d'avoir un amant. Millicent, en plus de l'école, doit suivre des cours à domicile, que ce soit de langue, de sport ou de musique. Son emploi du temps est digne du président.
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Elle enfile une jupe de marque, de taille haute, dont la fermeture éclair remonte le long de sa colonne vertébrale. Au moment de choisir le haut qui accompagnera son ensemble, elle passe devant la fenêtre qui lui donne une vue d'ensemble sur la cour arrière, le jardin, la maisonnée et le terrain de tennis familial. Elle s'entraîne sur ce terrain plusieurs fois par semaine ; elle a un bon jeu de bras. Mais ce qui détonne dans le décor, c'est le mec bizarre qui était dans la cuisine. Elle grimace juste à le voir « être ». Elle enfile finalement un débardeur blanc, ample, qu'elle peut replier à l'intérieur de sa jupe pour donner à sa silhouette un effet amincissant.

Papa, qu'elle s'émerveille, comme une petite princesse attendrie, lorsqu'elle arrive au salon.

Il est heureux, tout comme elle, lorsqu'ils échangent une douce étreinte. Elle fait preuve de douceur avec lui afin de bien paraître. Son père lui répète sans arrêt qu'elle a besoin de lui pour réussir dans la vie ; sans lui, elle n'aurait pas d'argent, pas de toit, pas d'études. Pour le peu de fois où il est à la maison, elle lui donne raison. Ça les arrange, ça évite les embrouilles. Et, en son absence, elle fait ce qu'elle veut. Jusqu'à aujourd'hui, ça fonctionnait très bien. Malheureusement, elle n'est pas ravie d'apercevoir Donovan derrière son paternel. L'inviter sans la prévenir est un piège de mauvais goût. Elle sent que son père l'utilise pour faire bonne figure. Elle a déjà eu une aventure avec Donovan, et cela s'est mal terminé. Millicent n'est pas contre une vie aisée lorsqu'elle devra fonder sa propre famille, car lorsqu'on vit dans le luxe, on ne se soucie de rien, mais elle aimerait néanmoins choisir celui avec qui elle partagera sa vie. Donc, dès lors qu'elle voit cet homme, sa gorge se noue, elle est furieuse contre son père. Un manipulateur.

La famille fortunée se retrouve rapidement à boire un verre au salon. Millicent est assise sur son fauteuil, trouvant le temps terriblement long, car ses parents parlent affaires. Mais lorsqu'elle entend son prénom, elle redresse la tête ; elle n'a rien suivi! On semble attendre une réponse de sa part. Sa mère est toute excitée. Son père, installé non loin d'elle, tend la main pour venir serrer - chaleureusement - son avant-bras.

Tu pourras participer et contrôler une partie de cette nouvelle société. Bon, ce n'est qu'un début, et je veillerai sur toi, mais ce sera à ton nom. Tu auras un pourcentage sur les ventes, dit-il pour lui montrer l'ampleur de la tâche qui l'attend, mais également pour lui montrer à quel point elle doit lui être reconnaissante. Les parents de Donovan sont emballés par ce projet.
Merci, papa, tu es le meilleur, qu'elle dit, se redressant, pour embrasser sa joue.

Mensonge. Mise en scène. Mépris.

Millicent ne sait pas à quoi il joue, mais elle sait que ça pourrait se retourner contre elle. Son nom? Pour une compagnie dont elle ne connaissait pas l'existence voilà cinq minutes? Elle comprend mieux pourquoi Donovan est là. Mais avec Donovan ça ne fonctionne pas. Il baise partout où il va, il crache sur l'or en pensant qu'il a plus de valeur que " la valeur en elle-même ". C'est un pervers, riche certes, mais sa vie serait tellement monotone à ses côtés. Elle devisage d'ailleurs Donovan. Honnêtement, elle se sait plus compétente que lui. Le problème, c'est qu'on ne lui donne pas vraiment l'occasion de briller.

Le repas sera servi dans la salle à manger. Car oui, chaque pièce possède son utilité. La famille se laisse servir ; on leur donne à manger, on leur donne à boire. Ça dure longtemps. En général, la domestique ne reste pas si longtemps. Mais le retour de M. Daniels change la routine. On la sollicite plus que nécessaire. Mais ce travail sera remercié par un pourboire. Après le repas, M. Daniels invite Donovan à boire un coup dans son bureau, où ils pourront discuter entre hommes. Mme Daniels, quant à elle, ira se détendre à sa chambre avec un masque d'argile, de la musique d'ambiance, un verre de vin, tout cela pour amorcer une nuit réparatrice afin de se lever en pleine forme. C'est ainsi que, après cette réunion " familiale " Millicent se retrouve seule ; mais ça ne lui convient pas. Alors elle va toquer à la porte du bureau à son père pour s'inviter à cette petite soirée privée. Il ne paraît pas déçu de passer un moment avec sa fille. Donovan est donc rapidement mis sous silence. Il est tard lorsque la lumière du bureau s'éteint.

Plus tôt, la chambre des invités a été nettoyée pour Donovan. C'est d'ailleurs là que Millicent s'imagine qu'il se trouve, pour dormir, non pas dans la véranda. Elle le trouve planqué là, où elle espérait juste prendre l'air avant de dormir.

Tu ne dors pas, commente-t-elle, ne souhaitant pas spécialement faire la conversation.
J'avais quelques appels à faire à l'étranger. C'est toujours plus pratique appeler à cette heure à cause du décalage horaire.
Évidemment, qu'elle marmonne à demi convaincue.
Ça fait un moment que tu n'as pas accompagné ton père pour venir nous voir.
Parce que j'avais pas envie de voir ta sale gueule, qu'est-ce que tu crois.

Il rigole, mais elle détourne le regard. Elle est franche, mais ça l'amuse. Ils ont déjà couché ensemble. Oui, il est allé dans le lit d'une autre ensuite. C'est un con, mais il se le permet, car personne ne peut le rejeter, lui. Déjà ses doigts masculins traînent sur le poignet de la fille pour l'attirer au plus près.

Tu veux même pas avouer que je t'ai manqué? qu'il demande.
Pas le moindre.

Il essaie de la chauffer pour la faire réagir. Il est certain de l'avoir dans sa poche lorsqu'il serre sa nuque pour l'obliger à venir l'embrasser. Pour lui, elle est naïve. Oui, elle répond à ce baiser, même lorsqu'elle se glisse sur ses cuisses pour le chevaucher. Il fait noir. Aucune fenêtre ne semble les gêner. Elle se frotte à lui ; elle le sent durcir. Pourtant, elle s'arrête. Il insiste pour qu'elle reste, mais elle se redresse. Et avant qu'il ne puisse réagir, elle retourne à l'intérieur en verrouillant la porte. En quelques secondes, il tape à la porte d'un coup sec, irrité et excité. Elle essuie sa bouche de son pouce, tire le rideau après un franc clin d'œil.

Je t'emmerde Daniels.

Donovan doit s'abaisser à aller toquer à la porte des domestiques pour qu'on vienne lui déverrouiller la maison principale, car chaque porte est fermée à clé. Il vient taper, tambouriner serait le mot juste, même s'il dérange, même si des gens dorment. Il est furax, la queue en feu. Qu'importe ce que ces putains d'importés font, il veut une réponse rapidement.

Elle retire ses vêtements qu'elle laisse traîner au sol, ne gardant que ses sous-vêtements noirs avant de se lover confortablement dans son lit à mousse mémoire. Elle bouge même les jambes pour sentir la douceur des draps contre ses jambes. Elle se fiche bien que Donovan doive passer la nuit dehors. Elle enfile même des bouchons à ses oreilles pour éviter d'entendre quoique ce soit s'il devait réveiller quelqu'un pour entrer. Mais il ne prendra pas le risque de déranger les parents Daniels. Il comprendra assez rapidement que son séjour sera merdique.

Debout fainéante.

On ouvre brusquement les rideaux, elle grogne en retirant les bouchons de ses oreilles. Le jour est à peine levé, il est hyper tôt. Mais son entraîneuse personnelle, une femme comme il s'en fait rarement de nos jours, la réveille déjà avec un jus d'orange. Elles ont entraînement de tennis ce matin. Elle se retrouve donc rapidement sur le terrain.

Je te trouve endormie ce matin, laisse savoir la plus âgée.

Et pour se moquer, elle envoie valser la balle au-delà des arbustes. Elle tombe donc dans la cour, là où Millicent doit aller la chercher. La fille, déjà à bout de souffle, mime de frapper son adversaire avec sa raquette avant de remonter l'allée pour dénicher ladite balle. Mais ce qu'elle remarque surtout, ce sont les quelques mégots qui traînent ici et là.

Dégueulasse, qu'elle marmonne.


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Alejandro Rodriguez

Trente-et-un ans, et déjà condamné par la justice à de nombreuses reprises. Mais Alejandro est sorti de sa plus lourde peine il n'y a que quatre mois. Il est né au Mexique et reste persuadé que c'est là-bas qu'il aurait du grandir, lui et sa fratrie. Pourtant, il s'est retrouvé sur le sol américain par la volonté de ses parents de se sortir de la misère : ils voulaient tant offrir à leurs enfants une vie meilleure que la leur. Il est l'aîné mais pas le plus sage, au grand damne de ses parents. Ils travaillent tous les deux en tant que domestique ; lui jardinier, elle femme à tout faire. Alejandro n'a jamais supporté de les voir travailler d'arrache pied sans être considéré par l'état, par les autres. C'est pour ça qu'il a, si jeune, refusé de suivre leurs traces. Son destin aurait pu être tout autre s'il avait daigné regarder ailleurs que dans la rue pour construire sa vie.

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La soirée a été longue : parce que les petits sont moins gérables lorsque Mamá n'est pas là pour les calmer. Le père de famille a toujours eu le dernier mot, la bonne calotte pour faire retomber les plus vieux, mais il est celui qui rapporte de l'argent à la maison, à la base. S'il aime ses enfants, il n'a jamais été très impliqué dans le quotidien, dans l'éducation. Alejandro se souvient bien plus des branlées qu'il a prises de son père, plutôt que des rares moment où ils ont partagés un moment mignons entre eux. On peut dire qu'il est assez choqué de voir que aujourd'hui, son père est plus proches de tous petits. Même si c'est la plus jeune qui a préparé le repas, le père a aidé les gamins a terminer les devoirs qu'ils avaient pour le lendemain.

S'il a aidé -à sa façon- pour le repas, en mettant la table et en donnant un coup de main à sa soeur, c'est surtout pour ne pas avoir la colère de son Padre qui lui tombe dessus sans que la mère ne soit là. On peut dire qu'il s'est fait le plus petit du monde pour que tout se passe correctement, et son père, mise à part le premier regard porté sur lui en arrivant au domicile, n'a pas reposé ses yeux sur l'aîné de la soirée. Il n'a pas prononcé un mot dans sa direction, n'a ni parlé de prison, ni des autres mois de liberté qui viennent de s'écouler. Alejandro a préféré, de loin, que les choses se passent ainsi. Au moins, il n'a ni été mit à la porte, ni humilié par les actes ou les mots de son père.

Quand les trois plus jeunes se sont retrouvés au lit, le père en a fait de même : sauf qu'il a lavé la vaisselle à la main avant de disparaître. Sans le moindre mot pour son fils, au contraire de la mère qui n'a pas pu s'empêcher de sourire, et de glisser sa main sur l'épaule de son aîné qui lui a tant manqué ces dernières années. Un baiser sur sa tempe, et voilà qu'elle a laissé son fils seul dans le petit salon pour rejoindre sa chambre à coucher. La voir partir, passer par un petit couloir pour rejoindre sa chambre, ça a le don de faire sourire Alejandro qui n'a jamais eu la chance de voir ça quand il était jeune. C'est lui qui quittait le salon pour les laisser installer le clic-claque et leurs couvertures pour dormir.

Ce n'est qu'une fois tout le monde couchés que Alejandro a sorti de sa poche la boîte qui contient deux joints déjà pré-roulés. Il l'a allumé sur le perron de la maison, sans aucun doute le plus joli et propre qu'il a connu chez ses parents. Et de là, l'aîné à attendu que sa cadette rentre. Honnêtement, il n'a pas eu à attendre bien longtemps. A peine son premier joint écrasé et le mégot planqué dans sa boîte qui finira à la poubelle, que Adelita arrive dans une voiture qu'elle ne pourra jamais se payer. Elle est pompette, elle fait la fête comme si ces filles étaient vraiment de son monde. Alejandro se dit automatiquement qu'elle est la risée de ces fausses amies, sans savoir qu'elle est bien intégrée dans ce petit groupe. Non, tous les blancs ne sont pas racistes, tous ne sont pas suprématistes et tous ne mettent pas les émigrés plus bas que terre. Lui fait l'amalgame entre tous les Gringos ; il est raciste.

" - Parce que t'as cru que t'allais rentrer, manger, et aller te coucher pépère ?" Qu'il demande, déjà énervé après qu'ils viennent de se prendre légèrement la tête sur le fait qu'elle soit partie et qu'elle rentre dans cet état. " T'essaye de jouer la Fresa, mais t'es pas une Princesa. T'es rien du tout."

Sa soeur n'a rien d'une bourgeoise blanche trop maquillée, pourtant on dirait qu'elle voudrait en être une. Elle est pourtant la princesse de la famille ; la plus grande des filles, la plus parfaite, celle qui tente tant bien que mal de s'adapter au mieux dans cet endroit. Adelita fait tout son possible pour sa famille, elle est droite, elle est digne, elle prend la suite de ses parents pour aider au mieux ses parents. Elle veut donner le bon exemple aux plus jeunes, sachant que les deux aînés n'en sont pas capable.

Alejandro est loin d'être parfait : il menace sa soeur si elle ose aller prendre son repas. Il dit même qu'elle aurait du bouffer avec ses bourgeoises à la place de boire. La jeune Adelita n'aime pas du tout ça, elle en avait presque oublié l'horreur que peut être son frère quand il est là au quotidien : trop protecteur, trop stricte, trop vulgaire, trop en colère. Elle soupire, et le contourne pour entrer à l'intérieur. Et même si elle reste soumise à ses parents, et à ses grands frères, elle n'hésite pas à le rembarrer.

" - Ouai, c'est ça, je sais. Tu vas me recasser une dent sinon." D'habitude, elle raconte cette histoire en rigolant, parce qu'ils étaient jeunes stupides et maladroits. Mais là, Adelita s'en sert comme d'une arme et ça fait taire son frère. Pourtant, elle ne s'arrête pas là avant de refermer la porte. " J'ai été stupide de croire que les choses auraient changé."

Alejandro a entendu ces mots en dernier ce soir-là. Pas de musique, pas de télévision pour le faire passer à autre chose. Et pourtant, il n'a pas été traumatisé, hanté par ce qu'elle a dit. Tout ça lui passe au dessus de la tête depuis trop longtemps. Pour lui, il n'est pas le problème. C'est sa soeur qui est trop dévergondée, loin d'être ce qu'elle devrait être. Il est bien trop strict, étroit d'esprit, pour la laisser vivre sa vie. Mais Adelita n'a rien connu de ce qu'était leur vie, avant les états-nuis. Elle n'est jamais allée au Mexique, et malgré ses origines, Adelita se sent plus américaine que mexicaine. Alors Alejandro a dormi sur le canapé, avec une couverture précédemment sortie par Adelita. Ca l'a fait soupirer, mais il a bien dormi ; pas une fuite au dessus de lui pour l'éveiller.

Le matin, il ne le voit pas. En réalité, il s'éveille, comme d'habitude, à onze heure passée. C'est Adelita qui le réveil, ses parents sont déjà à leur poste et les trois plus jeunes à l'école. Il a haussé un sourcil en la voyant vêtue comme sa mère la veille, et voilà que la journée débute sur les chapeaux de roues. Alejandro gueule dès le matin parce qu'elle est femme à tout faire au lieu d'être étudiante. Il gueule aussi parce qu'elle lui a préparé du café, et parce qu'il aurait été capable de se le faire lui-même

" - Faut que t'arrête de jeter tes mégots partout." Qu'elle dit en attrapant un de leur propre sac poubelle pour aller nettoyer les conneries de son frère.
" - C'est pas moi..." Qu'il tente de se cacher, appuyé de son bas dos contre le comptoir de la petite cuisine. " Quoi, tu vas me dire que je suis le seul à me niquer la santé ?"
" - Ouai, clairement Chiquo." Il déteste quand elle l'appelle mec et ça le fait froncer ses sourcils. " On va pas se faire disputer par les Daniels à cause de tes conneries."

Quand il se rend compte qu'elle s'apprête à aller ramasser ses mégots, Alejandro s'énerve un peu plus. Il se redresse, avance vers elle et lui arrache le sac plastique des mains en grognant qu'il est capable de le faire lui-même. L'aîné de la famille refuse catégoriquement d'être l'assisté de sa mère, ou de sa soeur. Alors il se retrouve à sortir par la porte de derrière, sa tasse à la main et son oeil gauche qui se pli automatiquement à cause de la luminosité extérieure. Penchée pour récupérer sa balle, la fille des propriétaires est là. Dans une tenue bien différentes de la veille, une tenue de sport d'une petite bourgeoise qui pense à son physiquement plus qu'à l'effort.

Lui ne ressemble à rien dans le jogging qu'il a prit à son frère le plus vieux, que Adelita doit souvent porter pour l'avoir dans son placard. Dans un t-shirt blanc aux manches courtes, sans marque, sans signe distinctif. La tête dans le cul, il est plus réveillé par ces courbes qu'il voit sur Millicent avant qu'elle ne se redresse pour voir sa présence. Le sac poubelle finit rapidement caché dans sa poche libre, et son dos se colle au mur de la maison avec le moins de valeur. Là, il est plus intéressant de boire une gorgée en sortant une cigarette du paquet qui était dans son autre poche.

Alejandro semble toujours être dans la provocation ; au lieu qu'on le voit nettoyer ses conneries, il préfère rester droit, digne, complètement intolérable face aux autres. Alors il recrache sa fumée, voyant bien que la propriétaire n'est pas heureuse de voir les mégots au sol. Ca l'amuse, de voir une bourgeoise dégoûtée par la vie commune des autres.

" - Ouai, faut avoir une vie vraiment pétée pour avoir que ça à foutre dès le matin." Qu'il lâche vulgairement en posant ses yeux sur la raquette de tennis qu'elle tient fermement entre ses doigts. Rien qu'en la voyant, il se fait déjà un dessin de ce qu'est cette fille ; une allumeuse vulgaire qui profite des sous de papa et maman. " Vous êtes toutes les mêmes, Mirrey." Il se moque, crache une fumée blanche qui s'éparpille rapidement alors qu'il glisse une nouvelle fois son nez dans sa tasse.
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Millicent Daniels
Enfant chérie, enfant fortunée, fille d'un homme d'affaires et d'une femme d'affaires, elle suit la vague. Son monde est aisé et elle ne manque de rien. Elle peut faire les boutiques aussi souvent qu'elle le souhaite. Mais on s'en lasse rapidement. Elle n'a aucun problème de citoyenneté. Aux yeux des gens, elle est américaine. Son père voyage souvent, mais il est pointilleux sur les moments familiaux auxquels personne ne doit se déroger. Il est conventionnel et aime que les choses soient faites à sa manière. Sa mère entretient une relation malsaine avec son boulot, même pas besoin d'avoir un amant. Millicent, en plus de l'école, doit suivre des cours à domicile, que ce soit de langue, de sport ou de musique. Son emploi du temps est digne du président.
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Ouai, faut avoir une vie vraiment pétée pour avoir que ça à foutre dès le matin. Vous êtes toutes les mêmes, Mirrey.

Elle est toujours penchée, vêtue de ses habits blancs : un shirt et un t-shirt parfaitement aérés pour le sport, lorsque les paroles se fraient un chemin à ses oreilles. Tout en se redressant en douceur ― pour qu'il puisse jauger lui-même ce qu'il observe ―, Millicent pose un regard dédaigneux sur l'homme qui vient de s'adresser à elle. Il a donc passer la nuit ici? Même son faciès change : elle grimace, le juge comme il peut si bien le faire.  Comme il désigne la raquette du regard, elle soupèse légèrement celle-ci. Elle préfère ne rien dire quant au fait qu'elle ait compris son mot. Et comme elle n'aime pas se faire parler sur ce ton péjoratif, en particulier par un emmerdeur ― alors qu'elle est au-dessus de tout le monde ―, elle répond aussitôt :  

Que ça à foutre?

Elle rigole brièvement.

...dit le miséreux squattant chez ses parents qui n'a rien de mieux à faire que la grasse matinée ; comme ça doit être palpitant, ironise-t-elle faussement enthousiaste. Le confort de ta nuit devait être agréable.

Ça ne prend pas quatre diplômes pour comprendre que cet homme est le fils de papa et de maman travaillant pour les Daniels. Il déboule de nulle part, sans doute parce que les emmerdes l'ont gardé éloigné assez longtemps pour que personne n'ait à endurer sa gueule renfrognée au réveil. La fatigue dans ses yeux prouvent sans équivoque qu'il vient à peine d'ouvrir l'oeil, après une nuit de sommeil sous un toit de riche ; et le voilà qui savoure le café que ses parents peuvent boire grâce aux Daniels. Un excellent café par ailleurs, spécialement choisi par cette famille de riche. Même qu'elle ajoute :

Ça, ferait bien de dégager là, sinon ce serait déduit de la paie, prévient-elle en désignant les mégots sur le sol.

Elle aurait pu se passer de ce commentaire, mais en le voyant fumer, directement sous ses yeux, le sac en plastique dans la poche pour éviter de s'abaisser devant elle, ça lui a donné envie de lui montrer sa supériorité. Elle ressent même le besoin de rester là, sur place, pour le voir s'exécuter. Elle s'est sentie visée par son terme péjoratif. Elle ne pourrait comprendre toutes les subtilités de sa langue, mais certains mots sont particulièrement explicites. L'avantage de suivre des cours privés pour s'instruire. Il pourrait choisir de ne pas ramasser. Mais s'il ne bouge pas, un autre le fera. Sa mère? Sa sœur? Son père? Oui, elle croit fermement qu'il est le fils de ces personnes. Ils se ressemblent tous de toute façon. Son visage affiche un air hautain quasi naturel. De un, parce que si elle ne se montre pas à la hauteur, c'est elle qu'on va démolir. De deux, parce qu'il est plus facile de détester les gens que de les apprécier.

Elle restera en place jusqu'à ce qu'elle le voit émettre un mouvement, que ce soit pour venir ramasser sa merde ou pour retourner à l'intérieur. Du moment qu'elle provoque une réaction, elle sera un minimum satisfaite. Elle regarde peut-être ce qu'il fait, mais un œil attentif verrait qu'elle ne s'attarde que très peu à son visage. Une indifférence qu'elle s'oblige à avoir envers quiconque. Le regarder dans les yeux seraient lui donner de l'importance ; le regarder dans les yeux ferait de lui un égal qu'il n'est pas. Il se peut également que le retour de son père joue sur son humeur, tout comme la présence de Donovan dans cette maison. Mais ça ne change rien au fait qu'elle soit princesse, pourrie et gâtée.

Mais sa rancoeur peut avoir des répercussions. C'est notamment le cas en ce qui concerne Donovan. Étant donné qu'elle le déteste, elle le traite mal. Mais lui étant sous le toit des Daniels, retournera sa frustration contre une autre jeune femme qui traîne dans les environs. Et elle porte le nom de Adelita. Ça commencera par des regards, le genre de regard gentil qui montre qu'on est reconnaissant pour un travail bien fait. Des regards qui seront, au fil des jours, accompagnés de sourires. Et même s'il est un emmerdeur, il saura probablement capable de lui donner l'impression qu'elle n'est pas une simple domestique comme les autres. Chaque refus de Millicent prolongera la sœur dans un cercle vicieux qu'elle n'aura pas mérité, car quelqu'un voudra se défouler. Mais si Millicent avait directement été chez Donovan, c'est elle qui aurait pris cher. Il y a, dans ce monde, des hommes tellement faux que la moindre petite action est un jeu, une manipulation, soit pour flatter l'ego, soit pour passer le temps. Et Donovan est un fier manipulateur qui déteste être humilié. C'est lui qui doit infliger ça à autrui. Alejandro a raison de croire que ce monde peut être dangereux. Moins violent que dans la rue, mais le pouvoir fait faire des choses cruelles.

Milli chérie!!!

C'est la voix mielleuse de sa mère qui hurle son prénom en provenance du jardin, en quête de trouver sa fille qui n'est pas sur le terrain de tennis. Millicent roule des yeux. Elle pourrait reconnaître ce ton de voix n'importe quand. Sa mère a encore des projets pour elle. Elle fait donc rouler la balle entre ses doigts. Sa mère hurle à nouveau, mais Millicent ne daigne bouger de son emplacement. Elle laisse d'abord traîner les secondes. À croire que sa routine devient réellement lassante. S'il devait l'ignorer par orgueil, alors elle retournerait, haute d'estime, sur le terrain de tennis. Le cas contraire, elle aurait, ou cherchera, probablement à mettre à nouveau son grain de sel dans la situation, même si ça implique de ne pas rejoindre son entraîneuse, même si ça implique d'ignorer sa mère encore un moment.


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Trente-et-un ans, et déjà condamné par la justice à de nombreuses reprises. Mais Alejandro est sorti de sa plus lourde peine il n'y a que quatre mois. Il est né au Mexique et reste persuadé que c'est là-bas qu'il aurait du grandir, lui et sa fratrie. Pourtant, il s'est retrouvé sur le sol américain par la volonté de ses parents de se sortir de la misère : ils voulaient tant offrir à leurs enfants une vie meilleure que la leur. Il est l'aîné mais pas le plus sage, au grand damne de ses parents. Ils travaillent tous les deux en tant que domestique ; lui jardinier, elle femme à tout faire. Alejandro n'a jamais supporté de les voir travailler d'arrache pied sans être considéré par l'état, par les autres. C'est pour ça qu'il a, si jeune, refusé de suivre leurs traces. Son destin aurait pu être tout autre s'il avait daigné regarder ailleurs que dans la rue pour construire sa vie.

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" - dit le miséreux squattant chez ses parents qui n'a rien de mieux à faire que la grasse matinée ; comme ça doit être palpitant." Ironise-t-elle faussement enthousiaste. " Le confort de ta nuit devait être agréable."
" - Ouai, c'est moi qui squatte, t'as raison." Alejandro n'a pas pu s'empêcher de souffler cette phrase, accompagnée d'un clin d'oeil. Millicent a beau avoir tapé dans le mille, il mime que rien de tout ça n'est vrai, que rien ne le touche, et préfère retourner ce pique. Cette gamine de rien squatte bien plus qu'un lit ici, à son humble avis. Tous les gamins de riches restent jusqu'à ce qu'on les foute dehors, lui n'a eu besoin de personne pour partir. " L'aumône, c'est vous que ça doit bien faire dormir surtout."

Parce que Alejandro n'a pas mieux dormi parce qu'il était sous ce toit, dans un canapé cent fois plus confortable que ceux où il peut dormir d'habitude. Mille fois plus confortable que sa couchette en taule. Mais il se dit que les Daniels doivent mieux dormir avec la confiance à moitié tranquille d'aider des nécessiteux. Lui se dit qu'ils ne sont pas au courant de la condition des ses parents ; l'illégalité car sans papiers. Et quand elle vient elle-même parler des mégots, le menaçant par la même occasion, Alejandro oublie toutes les pensées qui pouvaient lui traverser l'esprit à cet instant. Ses sourcils se front immédiatement.

" - ¿Mande?" Qu'il demande d'un ton grave, dans sa langue maternelle. Mais vu l'intonation qu'il donne à ce mot, n'importe quel abruti serait capable de comprendre qu'il demande à ce qu'elle répète son ordre. Pas pour l'entendre de nouveau parce qu'il a très bien compris les mots de la brune. Mais pour montrer qu'il n'est pas d'accord avec ce qu'elle vient de dire. " Tu veux faire ta Princesa, toi aussi ?"

Un léger rire, plutôt jaune, s'échappe de ses lèvres alors qu'il détourne le regard. Sa tasse finit sur le rebord de la fenêtre ; là où il va l'oublier parce qu'il n'est même pas capable de faire la différence entre un bon, et un mauvais café. Puis son doigt vient écraser sa narine droite alors qu'il se décolle du mur à l'aide d'une légère poussée dans ses épaules. Alejandro entend qu'on appelle la fille -même s'il ne reconnaît pas la voix de la propriétaire-, mais il voit qu'elle ne bouge pas. Alors lui le fait.

Le mexicain continue son mouvement, ses pieds s'arrête pour que son torse soit à quelques centimètres de la fille. Si Millicent veut garder le contact visuel -pour montrer qu'elle n'a pas peur, elle doit lever le menton parce que Alejandro la dépasse largement sans qu'elle ne porte ses hauts talons. Lui ne détourne pas ses yeux du visage de la gamin, quitte à bouger légèrement pour que toujours, son visage soit face au sien. Elle a voulu l'intimider en parlant du salaire de ses parents, en le menaçant de plein fouet. Mais lui ne se démonte pas. Il reste là où il pourrait l'attraper, il faudrait une fraction de seconde pour qu'Alejandro posent ses mains sur elle pour lui faire du mal. Mais il n'en fait rien. Son torse bombé et ses yeux noirs, pénétrants, font le travail à la place de ses mains. Tout son corps transpire sa haine.

" - Peut-être que tu m'as pris pour ton chien, Mirrey." Qu'il lâche vulgairement, parce que Alejandro n'est pas prêt de se baisser aux ordres d'une blanche, surtout pour ramasser ses propres conneries. " Mais tu finiras à chaque pattes avant moi, Panocha Hendionda."

Adelita entend parfaitement cette insulte quand elle ouvre la porte arrière de la maison ; voilà, elle commence son service dans cinq minutes et partait à la maison principale pour toujours être en avance, comme ses parents. Elle tique, parce qu'elle ne sait pas ce que Millicent a fait pour mériter d'être appelée chatte mouillée, mais elle ne va pas reprendre son frère pour autant. Et le taulard est resté là, même en entendant quelqu'un marcher derrière lui, à attendre que Millicent réagisse, surenchérisse ou s'éteigne à cause de la peur. Il se détourne à peine en sentant Adelita tirer sur le sac poubelle de sa poche. Et quand la plus jeune ramasse elle-même les mégots pour ne pas aggraver les choses, le frère ne regarde pas sa soeur. Il se contente de regarder Millicent, hausse un sourcil comme s'il cherchait à demander ; t'as quelque chose à dire? Mais son coeur ressent une légère pointe car sa soeur ramasse sa merde, et qu'il déteste ça. Mais Alejandro ne s'abaissera pas devant une salope de bourgeoise.

" - Allez, laisse-la tranquille." Qu'elle souffle quand même, Adelita, en se redressant. Elle essuie ses genoux avant de fermer le sac qu'elle jettera dans sa propre maison. " T'as mieux à faire, Alejandro. S'il te plait."
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Enfant chérie, enfant fortunée, fille d'un homme d'affaires et d'une femme d'affaires, elle suit la vague. Son monde est aisé et elle ne manque de rien. Elle peut faire les boutiques aussi souvent qu'elle le souhaite. Mais on s'en lasse rapidement. Elle n'a aucun problème de citoyenneté. Aux yeux des gens, elle est américaine. Son père voyage souvent, mais il est pointilleux sur les moments familiaux auxquels personne ne doit se déroger. Il est conventionnel et aime que les choses soient faites à sa manière. Sa mère entretient une relation malsaine avec son boulot, même pas besoin d'avoir un amant. Millicent, en plus de l'école, doit suivre des cours à domicile, que ce soit de langue, de sport ou de musique. Son emploi du temps est digne du président.
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Peut-être que tu m'as pris pour ton chien, Mirrey, mais tu finiras à quatre pattes avant moi, Panocha Hendionda.

Inévitablement, il aura remarqué le mépris visible sur les traits de la fille à cette très courte distance, puisqu'il tente lui même de capturer son regard. Encore des insultes. Prend-il ses rêves pour des réalités en imaginant qu'elle pourrait se mettre à quatre pattes pour lui? Un rire effronté, presque nerveux, quitte brièvement ses lèvres. Au final, l'homme n'est pas celui qui s'abaisse au sol pour ramasser les mégots. Millicent aurait préféré que ce soit lui qui s'écrase, humilié, à ses pieds. Ça lui aurait remis les idées en place. Lorsque la jeune domestique s'accroupit, les yeux de Millicent tombent sur elle. Elle la regarde nettoyer la merde de son frère. Frère qui n'a pas nié squatter chez ses parents. Millicent veut qu'il voit qu'elle regarde sa soeur de haut, car il a refusé de faire le boulot lui-même. Voilà ce qu'on récolte, en étant irrévérencieux : ses proches écopent pour ses bêtises.

Alejandro? Alors cette chose a un nom?

La fille est redressée, prête à partir. Les yeux de Millicent ne se dressent toujours pas vers le visage de cet homme, ce déchet de la société, parce qu'il n'en vaut pas la peine. Un homme qui la traite ainsi ne mérite pas un regard de sa part. Elle ne devrait pas non plus lui adresser la parole. C'est ce que son père dirait, exigerait. On fait preuve de bonté en laissant des gens dans le besoin s'occuper de la maison et des tâches principales, mais nous n'avons pas à nous lier d'amitié avec eux. Alors les yeux de Millicent fixent uniquement le torse à quelques centimètres de sa personne. Elle observe les formes qu'elle peut voir sous le t-shirt blanc. Ce type semble tout droit sorti des entrailles de l'enfer. Il empeste la pauvreté et la délinquance. Certains pauvres sont aimables, d'autres sont médiocres. Effectivement, elle ressent une pointe d'inconfort à le savoir si près.

Oui, elle fait un pas derrière. Elle mime partir, pour prendre ses distances. Millicent se pince les lèvres, mais se résigne finalement à partir lorsqu'un éclair de confrontation brille dans ses yeux sombres. Détaillant sommairement l'homme, elle finit même par afficher un sourire insolent.

Tu as vraiment envie de savoir ce que ça fait « être traité comme un chien », Marica? confronte-t-elle.

Volontairement arrogante, elle utilise sa langue pour l'insulter de couilles molles, non sans rouler entre ses doigts la balle de tennis qu'elle tient encore. L'insulter est une satisfaisante libération. Mais utiliser sa langue est risqué, parce que c'est une provocation pure et dure, insensible. Risqué aussi parce qu'il pourrait lui dire des choses qu'elle finirait par ne pas comprendre. Cette fois, c'est elle qui hausse un sourcil voulant dire : tu as quelque chose à répliquer? Mais pour montrer qu'elle peut le traiter comme un chien, elle présente rapidement la balle sous son nez à la manière d'un jeu amusant, pour finalement lancer ladite balle dans le décor. Elle sait qu'il ne va pas courir après cette balle, la queue en joie. C'est juste pour le confronter. Tant pis si elle revient sur le terrain sans cette balle. Ils ne manqueront jamais de balles de tennis.

Évite seulement de mettre ta bave partout.

Sa mère tente une deuxième fois de crier son prénom, mais Millicent ne réagit pas. Sa mère n'est pas une femme très patiente. Donc ne trouvant point sa fille, elle retourne à l'intérieur de la demeure. Elle ne cherche pas davantage. Était-ce si important finalement?

Non... je ne crois pas qu'il ait mieux à faire, souffle finalement la riche Daniels en rapport avec les derniers propos de Adelita.

Mais si la jeune soeur reste plantée là, elle sera en retard et ça risquerait de nuire à sa sage réputation. Millicent trouve que Adelita est civilisée. Elle n'a rien à lui reprocher. La Daniels ne s'est jamais attardée à son cas : aucune situation hostile ou bizarre. Elle bosse pour la famille, point. Et si elle aurait pu, dans une vie, se lier d'amitié avec elle, son père se serait assuré d'y mettre un terme rapidement. Il contrôle énormément ses fréquentations. Encore heureux que sa meilleure amie soit, elle aussi, riche. Elle est moins snob, largement moins snob, mais son statut familial convient à son père. Oui, Millicent sait avoir des amies. Millicent se retourne finalement, parce qu'elle compte bien terminer sa partie de tennis. Avec son père dans les parages, les journées risquent d'être assez lourde. Il risque aussi de glisser un mot aux domestiques quant à la présence, possiblement nuisible, de Alejandro. Il serait en âge d'être utile.


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Alejandro Rodriguez

Trente-et-un ans, et déjà condamné par la justice à de nombreuses reprises. Mais Alejandro est sorti de sa plus lourde peine il n'y a que quatre mois. Il est né au Mexique et reste persuadé que c'est là-bas qu'il aurait du grandir, lui et sa fratrie. Pourtant, il s'est retrouvé sur le sol américain par la volonté de ses parents de se sortir de la misère : ils voulaient tant offrir à leurs enfants une vie meilleure que la leur. Il est l'aîné mais pas le plus sage, au grand damne de ses parents. Ils travaillent tous les deux en tant que domestique ; lui jardinier, elle femme à tout faire. Alejandro n'a jamais supporté de les voir travailler d'arrache pied sans être considéré par l'état, par les autres. C'est pour ça qu'il a, si jeune, refusé de suivre leurs traces. Son destin aurait pu être tout autre s'il avait daigné regarder ailleurs que dans la rue pour construire sa vie.

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Alejandro déteste le regard que la bourgeoise lance à sa soeur lorsque cette dernière s'agenouille pour nettoyer les mégots à terre. Et si ce n'était pas sa famille qui signait les chèques des siens, nul doute qu'elle aurait prit un coup qu'elle aurait reçu un coup pour lui apprendre la dignité humaine. Alejandro déteste ceux qui se croient plus haut que les autres.

Lui ne peut s'empêcher de sourire en coin, lorsqu'il la voit d'abord reculer. Il aime l'effet qu'il a sur elle ; le regard fuyant, un pas en arrière, Millicent montre tout le malaise qu'elle ressent à être si proche d'un type dans son genre. Mais son sourire change du tout au tout lorsqu'elle s'adresse à lui dans sa langue ; ses yeux se plissent, et s'il a un quelconque maigre sourire, c'est uniquement parce qu'elle a les couilles de lui répondre. Et si Alejandro n'avait pas été concentré sur son visage parfait, nul doute que ses yeux auraient suivi la balle par automatisme. Pourtant, chacun de ses muscles sursautent à cause de la colère qu'elle est en train de faire bouillir en lui. Elle est insolente, elle est sur d'elle, mais Alejandro se dit que personne n'a montré la vraie vie à cette salope. Il se mord l'intérieur de la joue pour ne pas la frapper.

" - Évite seulement de mettre ta bave partout..." Son regard n'a pas bougé d'elle, mais sa salive s'est glissée sur le bout de sa langue ; Alejandro est sur le point de cracher à la gueule de cette bourgeoise mais se retient de justesse de le faire. C'est parce qu'il entend qu'on appelle Milli une deuxième fois. Il n'a pas peur de ce qu'elle pourrait lui faire, mais Alejandro parvient plus facilement à se contenir lorsque sa famille est en jeu. " Non... je ne crois pas qu'il ait mieux à faire."

Elle se retourne pour disparaître, la bourgeoise. Comme si elle allait avoir le dernier mot, comme s'il allait rester de marbre à son comportement exécrable. Quand il voit ça, Alejandro se demande comment ça se fait que personne ne lui ait fait encore du mal. S'il a d'abord gratter le tatouage à son cou, comme s'il cherchait à se contenir, Alejandro a finit par faire quelques pas en avant : elle marche, il est dans son dos, mais il est assez rapide pour attraper la raquette de tennis qu'elle tient. D'un coup sec, il tire dessus, alors le manche s'échappe des doigts féminins de Millicent.

De ses yeux, il semble encore la chercher avec animosité ; pour lui, s'adresser à quelqu'un en le regardant dans les yeux est plus que respectueux à la base. Mais dans cette situation, c'est juste pour l'écraser un peu plus. Alors ses doigts quittent le cadre de la raquette pour glisser sur le coeur, puis attraper le manche. D'un geste brusque, la raquette tourne dans l'air jusqu'à se retrouver entre eux : droit sur le visage de Millicent. De la raquette, il la menace comme s'il tenait une quelconque arme.

" - Tu gagneras pas avec moi, salope." S'il la regarde dans les yeux, Alejandro lance la raquette dans la piscine. Là où les Rodriguez n'ont pas le droit de mettre les pieds, mise à part pour la nettoyer. Mais lui se moque de ça ; il a simplement le seum à cause d'elle. Et Alejandro ? Il n'aime pas se sentir rabaissé par une fille, encore moins une des leurs. " Toi, dégages. Va bosser."

Ses doigts claquent en l'air, mais l'aîné n'a pas besoin de se tourner vers Adelita pour qu'elle comprenne qu'il s'adresse à elle. La jeune femme, choquée, énervée, soupire en faisant beaucoup de bruit. Elle met le petit sac poubelle dans le conteneur plus gros sur le côté de la maison, puis s'éclipse directement pour rejoindre la demeure principale des Daniels. Il ne veut pas qu'elle récupère la raquette ; elle ne s'abaissera pas plus.

Quand ils se retrouvent tous les deux, Alejandro ne fait que pointer son doigt vers elle, comme un nouvel avertissement. Il lui dit qu'elle a de la chance, et c'est lui qui se tire en premier. Car contrairement à ce que la bourgeoise pense, il a mieux à faire. La seule vraie chose qu'il sait faire avec ses doigts, c'est la mécanique. C'est dans la rue qu'il a apprit à réparer n'importe quel voiture, et c'est dans la rue qu'il a bossé, jamais dans une entreprise. Et s'il a eu des affaires avec des gangs, avec la drogue, avec la justice, ça a toujours commencé au même endroit : sur un parking désaffecté où on pratique la mécanique à bas prix.

Et si c'est là-bas qu'il s'est rendu pour tenter de retrouver ses marques, ses amis, et son business, Alejandro n'a pas touché à la mécanique sur le parking. Même si ses vêtements de la veille sont crades comme s'il avait joué avec le cambouis, ce n'est pas le cas. Quand il retourne chez ses parents, chez les Daniels les lampadaires de la rue sont déjà allumés : la nuit tombe, mais le ciel n'est pas encore complètement noir. Ce qui est noir, pourtant, c'est la parcelle de route face à la maison : là, une grosse voiture qu'il ne pourra jamais se payer est en panne. Elle fume. Ca pue dans tout le quartier, et quand il comprend que c'est son père qui discute avec la femme qui devait être au volant, Alejandro s'approche, les mains dans les poches.

" - Mon fils est là, il va vous la réparer votre auto, Madame." C'est la première fois que le père de famille s'adresse à son fils depuis son retour, et ce dernier est à moitié choqué de voir que ça arrive enfin. Pourtant, Alejandro hausse un sourcil en apprenant que c'est la voisine d'en face, qui a niqué la voiture de son mari. " Non, ne vous inquiétez pas. Il n'y a pas meilleur mécano que lui." Il tape l'épaule de son fils en souriant, pour décoincer la blonde platine. Elle est tant superficielle, tant conne.
" - Vous aurez terminé demain matin ?" Qu'elle ose demander, plus ouverte ; uniquement parce qu'il est le fils de la famille Rodriguez, bien vu jusque là dans le quartier parce que personne n'entend parler d'eux d'une mauvaise façon. " Mon mari rentre de son voyage d'affaire vers midi, et il ne doit surtout pas savoir que j'ai abîmé son bébé. Vous voyez ? Il est amoureux de ses voitures plus qu'il ne l'est de moi, alors..."

Elle est bête, mais elle semble tant en manque d'attention que s'en est palpable maintenant qu'elle n'est plus vraiment effrayée par l'allure de Alejandro.  Une fois qu'elle est retournée chez elle, bien heureuse de se laver les mains de ses conneries, son père explique que rendre service aux voisins c'est bien, mais que débarrasser le trottoir des Daniels de toute cette merde, c'est mieux. On lui a laissé les clés de la voiture, te le garage des voisins ouvert pour être à l'intérieur ; si la journée était longue, la nuit risque de l'être encore plus. Mais Alejandro ne pipe pas mots, son père s'est adressé à lui, et c'est la meilleure récompense de la journée, quasiment de ces dernières années même.
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