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 « La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque

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Le bas Moyen Age, milieu du XIVème siècle, 1358, l'année de la grande révolte paysanne. Une période sombre empreinte de famines et de la guerre de cent ans.
Le souffle acide de la révolte s'est insinué jusque dans les rangs d'une famille seigneuriale. Mahaut de Montfaucon, fille cadette du suzerain Henri de Montfaucon refuse le mariage imposé avec le comte de Vendôme dont le fief agrandirait et renforcerait le pouvoir de son père. Il n'y a pas d'alternative, alors, elle s'enfuit et devient une misérable en sursis dans une vie dure, sans états d'âmes ni pitié. Son père la fait poursuivre, fou de rage tandis qu'elle vole pour se nourrir, tue pour se défendre. Jusqu'à ce jour de destinée où elle échoue par hasard dans une ferme...


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Mahaut de Montfaucon
J'ai 20 ans et je vivais à Lyon, au Château de Montfaucon. Dans la vie, je suis la fille du riche et puissant Seigneur Henri de Montfaucon et je m'en sors très mal, en fuyant les miens. A cause de mon choix désespéré, l'avenir s'annonce ténébreux et je le vis en priant Dieu de ne jamais être retrouvée.

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« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque Nboc

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Lyon, an de grâce 1358.

-Non, Père.

L'ultime refus affrontait toute la puissance d'un suzerain. Sans arme et sans cri, les deux mots annonçaient une véritable guerre.
Debout dans la grande salle, les yeux au sol en signe de respect et de soumission, la fille cadette d' Henri de Montfaucon n'ajouta rien d'autre. Il y eut un silence. Un silence de mort.
Le Maître posa lentement ses deux paumes sur la lourde table de bois. Bien à plat, il s'abîma à les contempler trop longuement. Puis releva la tête.
-Tu crois vraiment que tu peux refuser?
Aucun bruit.
Il joignit ses mains en un geste parfait, de ceux qui priaient et suppliaient d'un miracle. L'ironie de circonstance ricana : il était de cette race qui accordait ou non les grâces et les châtiments.
Un sourire mauvais vint illuminer les ténèbres d'un visage dur et implacable. Les traits burinés accentuaient la vilenie de son regard. Froidement il ordonna :
-Garde !
Un homme posté à l'entrée vint immédiatement , inclinant la tête :
-Seigneur ?
-Emmenez cette donzelle aux fers, convoquez la populace. Qu'on lui donne 50 coups de fouet sur la place, avant le crépuscule. Au bout de trois coups, elle suppliera.
Il prit une grosse pomme et planta ses crocs dans la chair craquante.
-Et si ça ne suffit pas, on recommencera, jusqu'à ton consentement, n'est-il pas ma fille ? Crois-moi, tu cèderas parce que tu seras brisée.
Il lui jeta un clin d’œil sarcastique, assuré de la suite. Sa patience avait des limites et le comte de Vendôme s'impatientait à se marier. Il fallait en finir une bonne fois pour toute. Tant pis pour son abrutie de pisseuse insolente et têtue. L'association de leurs terres représentaient une sacrée belle affaire et rien ni personne n'avait intérêt à se mettre en travers de ses projets.

***

Mais contre toute certitude, Mahaut de Montfaucon ne supplia pas. Son père harangua la foule, expliquant les faits crûment, utilisant la situation pour en faire un exemple : que l'on soit serf ou descendant du seigneur, on se devait de lui obéir. Sur ses ordres, le bourreau saccagea brutalement le corset et le corsage de tissus soyeux afin de découvrir entièrement le dos à martyriser. Un léger brouhaha s'éleva à cette nudité exposée et dès lors, les affres de l'humiliation la torturèrent bien plus profondément que les lanières sanglantes du cuir.
Enfermée dans la tour nord, elle n'eut plus qu'une seule idée en tête : s'enfuir. A l'aide d'une forte somme et d'une servante, elle y parvint, surmontant les obstacles et n'emportant que le strict minimum. Un soir de lune noire, elle vola un cheval, une grosse bourse bien garnie cachée dans sa ceinture. Le sésame de la liberté.

***

Une fin d'automne glaciale déroulait le temps monotone, interminable et gris. La campagne se taisait, engluée dans une fange d'humidité froide qui engorgeait la terre et suintait des végétaux. L'azur avait disparu, écrasé par une épaisse couche de nuages qui éteignait la lumière et semblait vous étouffer.
La silhouette amaigrie émergea du paysage. Le pas lourd avançait avec la lenteur des douleurs contenues. Une paire de souliers était accrochée à la ceinture. Les engelures avaient fini par s'ouvrir et il lui avait été insoutenable de poursuivre en étant chaussée. Un mince filet de pourpre s'écoulait ici et là des blessures, mais la fuyarde ne les sentait même plus. Ses affublements, qu'on devinait d'excellente facture, s'abîmaient d'herbe, de terre, de pluie. Les bandes de lin grossier qui enserraient ses doigts meurtris par le gel, étaient noires de sang séché et de crasse. Elle n'en était pas à sa première errance pourtant, mais cette fois-ci, le trajet s'était révélé bien plus ardu. On lui avait volé son cheval, une rapine avortée et l'attaque récente de deux brigands avaient fini par la dépouiller complètement. Plus aucun blanc en poche !  Affaiblie, elle s'était heurté de surcroît à un rare gibier. Il faut dire qu'elle peinait et pour cause, à chasser le lapin ou le faisan ! Son orgueil mal placé et son estomac creux en souffraient terriblement car d'ordinaire, c'était elle qui aidait les miséreux. Mais pour l'heure, la fatalité en avait décidé autrement. Plus d'une semaine qu'elle n'avait rien avalé, ne serait-ce qu'un simple brouet. De nature plutôt robuste, la vie au château lui avait forgé une bonne santé mais les gelées s'étaient abattues brusquement sur le pays et perduraient. Il était grand temps de se remplir les poches et de recouvrer des forces. La perspective d'être contrainte de s'arrêter dans un village ne lui plaisait guère mais elle n'avait plus le choix.

Quelques pas encore le long d'un ruisseau et elle finit par abdiquer. Levée depuis l'aube, elle avait marché sans relâche espérant au moins occire un lièvre mais aucune opportunité ne s'était malheureusement présentée.
Elle se laissa choir près d'un arbre, grimaçant aux plaies de son dos. Incapable de se soigner correctement, elle ne pouvait évaluer ce qu'il en était vraiment mais sentait les stries profondes et boursouflées courir sous ses doigts. Enfin, elle verrait bien,  l'essentiel était de mettre le plus distance possible avec son père. Il avait du envoyer son meilleur vassal ou pire, plusieurs hommes armés à sa recherche. Elle ne donnait pas cher de sa peau. Quoique...L'alliance étant primordiale pour Henri de Montfaucon, si finalement elle cédait à ce mariage, elle serait saine et sauve.
Elle plissa les yeux, chassant ce cauchemar d'un long soupir. Encore un jour maudit à supporter ce froid de gueux qui glaçait les os et figeait la moelle. La tête appuyée en arrière, elle savoura un repos contre le tronc noueux. Hormis le léger clapotis de l'eau, tout était silence alentours. Une pause, une simple pause...
Elle s'endormit. Pauvre hère recroquevillée sur une couche d'épines brunes et froides.
-Tudieu !
Le juron claqua dans la paix de cette fin d'après midi et la réveilla tout à fait.
Elle cracha la grossièreté comme un glaire, pestant contre la faiblesse insensée de s'être laissée à dormir dans cette buissonnade isolée. Encore un peu et le bisclavret la tâtera des crocs ! Il lui fallait déguerpir au plus vite, trouver un refuge moins dangereux et surtout moins froid. Elle claquait des dents, toussa comme une damnée, frissonnant sans arrêt et s'activa tant que bien que mal à se lever et à réchauffer ses membres transis.  Elle descendit vers la petite rivière qui se trouvait en léger contrebas et s'agenouilla sur la berge, assoiffée par une mauvaise fièvre dont elle n'avait pas vraiment conscience. L'eau glaciale lui brûla les paumes. Alors qu'elle se relevait, un spasme la plia en deux soudain. Gémissante, une main sur le ventre, à genoux dans l'herbe trempée, une vision de ripailles s'imposa à son esprit. Elle humait, bien malgré elle, des mets invisibles et insolents. Les images se succédaient les unes aux autres, impitoyables et provocatrices. L'espace d'un instant, sa raison vacilla mais elle se reprit et lança un hurlement de colère qui la libéra de cette vision de torture. Une vague de révolte l'envahit alors. Par tous les diables, elle n'allait pas se laisser crever de faim !
Elle retourna péniblement sur le chemin. Au loin, un toit de chaume se découvrit parmi les champs. Il devait rester encore une heure ou deux avant la brune, suffisamment en tout cas pour lui permettre de trouver de quoi se nourrir, du moins, l'espérait-elle.
Le tourment sans nom des affamés.La rage des désespérés.
La carcasse épuisée et sale se mêlait avec la couleur sombre de son mantel, le tout fondu dans la grisaille comme un fantôme. Un instant, elle arrêta sa marche, observant la ferme. Peut-être allait-elle vers sa fin, -qui pouvait savoir ?-, mais enivrée de fièvre, lasse à en mourir, affamée comme un chien errant, elle n'en avait cure. Trépasser sous une lame lui paraissait bien plus noble et doux que de crever de faim et de folie.

C'était une belle bâtisse et ses dépendances. De nouveau, elle s'immobilisa avant de franchir un bout de destin, recroquevillée sur elle-même, puisant dans les dernières forces qui lui restaient. En proie à une espèce de délire émotionnel qu'elle ne contrôlait plus, celle qui avait tué, celle qui se riait de la grande Faucheuse, tout à coup, perdait pied.
Il fallait qu'elle mange, tout simplement. Coûte que coûte.

Elle repéra celui qui allait lui servir de passe droit. L'enfançon portait un panier, traversant la cour. Dans un ultime élan, elle lui emboîta le pas, l'enlaçant par les épaules et pointa sa dague sur son cou, lui susurrant à l'oreille  d'une voix assassine :
-Marche ! Et fais moi entrer ou je te perce !
Le pauvre petit se mit à trembler, ahuri mais obtempéra, lâchant le panier qui tomba sur le sol. Ils traversèrent la basse cour et un peu avant de pénétrer dans la maison, elle plaqua sa victime contre le mur, et menaça, mauvaise :
-Tu te tais, compris ?Je veux juste de quoi manger et après je m'en vais. Si tu cries, je te tue !
L'autre bredouilla en hochant la tête. Elle finit par le lâcher, essoufflée. Tendue à l'extrême, elle talonna le gosse sur les quelques mètres qui les séparaient de l'entrée. Soit elle en réchappait, soit elle mourait. Il n'y aurait pas de demi mesure.
Ils s'engouffrèrent à l'intérieur.
Les odeurs et la chaleur la heurtèrent de plein fouet. Vacillante, elle se retint de tomber en agrippant le bras du garçon. Un torrent de salive lui noya la bouche, ses entrailles hurlèrent comme une bête enragée qui voulait mordre. D'emblée elle repéra une poularde rôtie.  
-Tiens, v'là l'Gauvin !
Plusieurs paires d'yeux les regardèrent alors, fronçant les sourcils, l'expression assombrie.
-Qui t'es toi ?
La question claqua. L'effervescence qui régnait dans la pièce tomba et un silence épais s'abattit. Seules, les flammes de la cheminée vibraient joyeusement, lâchant parfois un pet de bûches incandescentes.
-Elle est... avec moi, répondit Gauvin, terrorisé.
Mutique, l'affamée maintenait la pression de son arme, tout en s'avançant vers une des extrémités de la table. Elle tendit l'autre bras, et sans attendre son reste, commença à déchiqueter fébrilement la volaille. Les va et vient entre la bestiole et sa bouche menaient une danse effrénée. Les joues gonflées de viande, elle salivait et bavait à qui mieux mieux. Une seule chose comptait : chaque bouchée lui rendait un peu de vie, un peu de vigueur, un peu d'espoir. Elle savait cependant que l'effet de surprise n'allait pas durer longtemps.
C'était lâche et pitoyable, utiliser un môme innocent. Mais il représentait son seul rempart face à ces gens. La longue dague effilée  apparaissait bien visible à tous désormais. Encore quelques morceaux puis il suffirait de s'emparer du pâté et des quelques pommes posés tout près, et le tour serait joué.

Inconsciente Mahaut qui surestimait ses forces, prise dans une tourmente sans fin.
Elle n'était plus qu'une bête blessée, une panse à remplir.
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque 3qri

Cyrielle Fromentin
J'ai 24 ans et je vie à Lyon, dans une masure familiale. Dans la vie, je suis une femme de paysan et je m'en sors bien. Grâce à la ferme, je vis plutôt bien, l'avenir s'annonce radieux car nos récoltes ont étaient bonnes  avant l'hiver qui arrive.

:copyright:️ S3th

Dans une bourgade avoisinant Lyon, an de grâce 1358.

« Les récoltes sont bonnes cette années, nous allons pouvoir mieux vivre cette hiver qui s’annonce rude chérie. »

Mon mari m’annonce cette nouvelle en rentrant de sa rencontre avec le bourgmestre qui s’occupe de nos champs. Souriante et heureuse, je saute dans ses bras, laissant le ragoût bouillir sur le feu. Nous nous enlaçons et embrassons et cela annonce une bonne soirée. Cette nouvelle nous donne des envies de nous retrouver et de savourer la nuit.

Le souper une fois finis, il nous faut peu de temps pour que nous nous retrouvions sous la couette pour nous féliciter de cette récolte. Les enfants rentreront que le lendemain soir de leur quête et nous en profitons donc. La nuit est mouvementé et épuisante pour nous deux. Nous nous endormons enlacée, encore moite de notre moment de réconfort.

Le soleil vient caresser ma joue alors que mon époux est déjà sorti pour administrer ses champs et ses amis qui l’aident. Moi je dois continuer de ranger la maison et de faire à manger pour les enfants qui reviennent ce soir puis j’irai au marchés pour commencer les provisions pour cette hiver.

Levé, débarbouillé et habillé, je me chausse de sandalette recouverte de fourrure de lapin que mon mari a confectionné pour moi afin d’avoir chaud même au pied. Je descends donc dans à la cuisinière, ayant eu la chance de pouvoir aménager le grenier de la masure en chambre familiale.

Tout en faisant bouillir le repas de ce midi, je m’apprête au ménage de la salle qui fait office de pièce à vivre pour nous quatre. Nous avons deux enfants, John et Mary des jumeaux âgée de six ans bientôt sept en fin d’année. Nous voulions des enfants et lorsque les jumeaux sont arrivés nous nous sommes dit que cela suffirait pour la ferme. Notre fils s’occupera des champs avec mon époux et notre fille du logis avec moi quand ils seront en âge de le faire.

Ma matinée se passe très bien et je fais le nécessaire pour qu’il n’y ait rien qui traîne dans notre confort. La maisonnée maintenant propre et le repas de ce soir préparé il me reste plus qu’à aller au village pour commander certaines denrées pour cet hiver.

Habillée d’un manteau en peau accompagné d’une fourrure de renard, je sors de notre habitat pour me rendre au village. Après une demi-heure de marche, j’arrive dans le centre du village. Je n’ai pas beaucoup de pièce sur moi et je dois faire le nécessaire pour en avoir assez pour acheter ce qu’il nous faudra en hiver. J’avance dans les allées du marché en regardant les étals de fruits, légumes et viandes qui se présentent devant moi. Cela me donne envie d’en acheter mais je ne peux pas pour le moment. Nous aurons un peu plus de sous d’après mon mari pour passer cet hiver, nous devons donc patienter quand nous les aurons.

Afin de quitter mon envie de tout achetée, j’entre dans une auberge et m’assois à une table en commandant un verre de vin pour apaiser ma faim. Gentiment, la femme de l’aubergiste m’offre un bout de pain avec le verre de vin et je commence à picoré dans celui-ci pour ne pas le manger d’une seul bouché. La chaleur de la cheminé et l’odeur du poulet rôtie de l’auberge me fit frissonnée et je dévore petit à petit mon bout de pain en pensant que c’est une dinde bien charnue et cuite.

Doucement, la porte s’ouvre sur un petit garçonnet accompagné d’une femme. Elle semble fatiguée, les cernes se dessinent sous ses yeux. L’aubergiste lui demande qui est-elle et le petit lui répond qu’elle est avec lui. C’est étrange car Gauvin n’est jamais accompagné et tout le monde le sait. Je dois que les habitués des lieux commencent à se poser des questions et se demande si la véracité de ses propos est vrais. Comme une goulue, la femme se jette sur le poulet et commence à le décortiqué devant nous tous. Nous ne pouvions l’avoir par manque d’argent mais elle, elle s’est servie sans soucis.

Les clients commencent à ruminer dans leurs barbes. Je les vois s’énerver et je sais qu’il ne faut pas qu’il le soit pour le bien de tous. Le tavernier fronce les sourcils et lui dit.

« Et tu comptes le payer le poulet ? C’était le repas de ce midi tu te crois où ? J’espère pour toi que tu as de quoi le payer sinon j’appelle les gardes et ils viendront te chercher. »

La jeune femme semble hypnotisé par le poulet, nous sommes tous en retrait face à elle mais je sens que mon envie de manger reprend son tour lui aussi. Elle semble affamé, comme nous tous. Mais elle n’a pas pris le temps de demander qu’elle s’est servie. C’est d’ailleurs ce qui me fait à la fois sourire mais grimacer. Au mot du tavernier je déglutis. La pauvre doit être perdue car je ne l’ai jamais vue et personne ne semble la connaitre.

Je sens que dans les rangs des clients, l’énervement se fait de plus en plus. Les murmures se font entendre, certains sont prêt à appeler les gardes quand à d’autres à apprendre la politesse à cette jeune femme. Je déglutis, ne cautionnant pas la brutalité des gardes ou des hommes quand ils sont mécontents. Mon verre de vin terminé d’une traite et ma miche de pain fini, je me lève en direction de la jeune femme et dit d’une voix haute et forte pour que tout le monde m’entende.

« Ma chère Cousine Germaine. Je ne vous avez pas reconnues vous allez bien ? Vous avez maigrit on dirait, vous êtes moins dodue que vous l’étiez soyez en sûre. Vous avez toujours le même appétit ça je vous l’assure. »

Alors que je m’avance devant elle, un sourire bienveillant sur le visage, un tonnerre de rire s’abat dans la taverne. Les mœurs se sont radoucies et chacun reviens à son occupation. Je sors la bourse de pièce et la donne à l’aubergiste en le regardant.

« Ça devrait suffire pour le poulet, une choppe de vin et un pain. »

L’aubergiste prend la bourse et compte les pièces et hoche la tête. Il me présente un pichet de vin avec une miche pain doré et encore chaude. Je le remercie d’un signe de tête et retire le plat de poulet que l’inconnue se goinfrait depuis qu’elle est arrivée.

« Germaine soit patiente, nous devons en garder pour ce soir voyons. Allons-y ! Gauvin je te remercie d’avoir emmené ma cousine jusqu’ici tu peux y aller. »

Le gamin part en courant après mes mots. J’enroule les reste de poulet dans un drap blanc avec la miche de pain et le pichet de vin que je mets dans mon panier et je fais signe à l’inconnue de me suivre en disant calmement assez bas.

« Suis moi, tu ne voudrais pas que les gardes t’emmène crois-moi. »

J’ouvre la marche en sortant de la taverne, attendant que la jeune femme me rejoigne. Une fois dehors, je la regarde en fronçant les sourcils les larmes aux yeux.

« Vous allez venir avec moi jusqu’à chez moi. Vous travaillerez avec moi pour payer vos dettes que vous avez à présent envers moi. Sachez que j’ai dépensé une semaine de travail dans un poulet, du vin et une miche de pain alors que je devais commencer les réserves pour l’hiver. Maintenant suivez-moi je vous prie. Je veux bien faire semblant que vous soyez ma cousine mais arrivé chez moi je veux que vous m’expliquiez ce que vous faite ici car excusez-moi de vous le dire mais vos habits et votre comportement me laisse à croire que vous n’êtes pas des environs. »

J’attends qu’elle me réponde quelque chose. La jeune femme semble fatigué physiquement comme moralement. Je la sens pas rassuré et je regarde sa main fermement accroché un couteau émoussée.

« Vous n’avez rien ici n’est-ce pas ? Venez avec moi je vous offre le logis en attendant que vous trouviez ce que vous cherchiez. A l’avenir prenez un couteau qui puisse au moins découper une peau, le vôtre est tellement émoussé qu’il ne couperait pas une motte de beurre. »

Je ris à mes mots et la jeune femme ne semble pas comprendre et n’affiche aucune réaction. Je tends ma main vers elle pour l’inciter à me donner le couteau dont la lame ne ferait rien de toute manière en attendant qu’elle veuille me le donner. D’une voix plus douce, alors que je dégage mes cheveux de mon visage de ma main libre, je lui dis tendrement.

« Je m’appelle Cyrielle. Rentrons nous allons être malade et le rhume de froid n’est pas bon pour nous. »

Patiemment, j’attends qu’elle se présente à moi et me dirige vers le chemin sortant de la ville talonné je l’espère par la brune.
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J'ai 20 ans et je vivais à Lyon, au Château de Montfaucon. Dans la vie, je suis la fille du riche et puissant Seigneur Henri de Montfaucon et je m'en sors très mal, en fuyant les miens. A cause de mon choix désespéré, l'avenir s'annonce ténébreux et je le vis en priant Dieu de ne jamais être retrouvée.

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Ç'aurait du être un coup d'éclat sombre et violent, si fugace et insignifiant. Ce ne fut qu'un moment pitoyable.
Un peu de forces revenait brutalement dans la carcasse amaigrie et blessée. Au fur et à mesure, la voleuse se régénérait, prête à s'enfuir, l'énervement des hôtes devenant palpable. La menace s'épaississait. Bouche pleine, elle ne répondit rien à l'injonction du sieur, trop concentrée à s'empiffrer. Bientôt, tout ça allait devenir dangereux. Encore une bouchée, une ultime, s'arracher de ce lieu de sauvegarde autant que d'imprudence. Elle s'apprêtait à courir, pousser l'enfançon en rempart devant elle, mais une fame intervint, renversant tout à coup la situation. Interdite, elle la toisa sans réserve. Elle n'avait rien demandé, alors quoi ? Il y eut un moment de silence, un hoquet du temps, puis les rires moqueurs, les rires sans drame fusèrent. Le quotidien reprit sa place. Elle se sentit piégée. Le cœur désespéré cognait à tout rompre, mêlé de soulagement, de rage, d'humiliation.
Le murmure lui cogna aux oreilles mais la raison lui fit entendre bien vite que l'inconnue avait parfaitement raison. Sans protection d'un puissant, la garde avait mauvaise réputation, abusant de ses pouvoirs auprès des petites gens. Et Mahaut ne pouvait se permettre de prendre le risque d'être retrouvée.
Sans un mot, elle la suivit. Elles marchèrent l'une derrière l'autre afin de s'éloigner de l'auberge. Enfin, la soi-disant cousine lui fit face, la voix pleine de colère retenue, incisive. Le regard dur, elle ne lui laissait aucune alternative. En avait-elle en vérité ? Que nenni. Faible, blessée, ce n'était guère une moitié de poulet qui allait lui sauver la mise pour les semaines à venir. Et puis, au-delà de cette misérable situation, la jeune noble n'en avait point perdu ses valeurs. Atteinte dans son honneur, il lui était insupportable d'être redevable qui plus est à ...une serf ? Une...vilaine ? Voilà bien un fardeau dont elle se serait passée ! Sans manquer de respect chrétien aux paysans, leurs vies ne la concernaient pas jusqu'à présent, elle n'en avait que faire hormis la charité du jeûn pascal, une fois par an.
Sauf que.
Elle nota les larmes acides emplies de véracité sans état d'âme. La vie dure des roturiers lui sautait à la gorge : une semaine de labeur pour un poulet, un morceau de pain, un peu de vin...Et on lui intimait une dette légitime qu'elle se devait de remettre. Elle hésita, le visage assombri par l'inquiétude. Les risques de se faire rattraper par les sbires de son père étaient réelles mais aussi, se fondre d'une manière ou d'une autre dans la paysannerie pouvait s'avérer efficace.
-Soit, grommela t-elle entre ses dents, furieuse et contrainte mais lucide sur son besoin de se refaire une santé. Elle assumerait la suite, exclusivement le nécessaire. Et grand bien lui fasse de croire qu'elle allait lui conter sa fuite !
Surprise par le bon mot de la brunette, la fille du Seigneur se figea. Pour qui se prenait-elle ? Comment osait-elle? « Savait-elle à qui... ? » Non, bien sûr. En d'autres lieux, à un autre temps, elle se serait confondue en révérence, les yeux baissés au passage de la Damoiselle de Montfaucon.
Vexée, elle ignora avec superbe la main tendue, fourrant sa piètre arme à sa ceinture. Hautaine malgré sa faiblesse, elle ne pipa mot à la gentillesse de...Cyrielle mais la suivit cependant, docile, fermée. Elle paierait sa dette et partirait au plus vite. Elle n'avait pas bataillé à tout perdre pour se retrouver enchaînée d'une autre manière. Rien ni personne ne s'opposeraient à sa périlleuse et dramatique liberté.
Elle préférait crever.
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Cyrielle Fromentin
J'ai 24 ans et je vie à Lyon, dans une masure familiale. Dans la vie, je suis une femme de paysan et je m'en sors bien. Grâce à la ferme, je vis plutôt bien, l'avenir s'annonce radieux car nos récoltes ont étaient bonnes  avant l'hiver qui arrive.

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A la sortie d'une forêt avoisinant Lyon, an de grâce 1358.

Sur le chemin de retour à la ferme, je ne cesse de scruter la jeune femme d'un regard à la fois tendre et dur. Tendre dans le fait de vouloir l'aider dans sa détresse du jour mais dur car elle aurait pu se faire arrêter par les gardes et que j'ai du débourser le maigre salaire pour dédommager l'aubergiste de son actes.

Ces quelques coup d'oeil furtif me permette de surveiller qu'elle me suive bien pour qu'elle paie sa dette comme convenue. Elle sera logis et nourris par nos soins si elle nous aides dans les tâches de maison et aux récoltent. Mon sourire retrouvé lorsque j'aperçois la maisonné où je vis, à l'écart de toute civilisation et garnison de gardes, je me retourne vers la femme et lui dit.

« Nous arrivons chez mon époux. Comme convenue tu auras le gites et le couvert si tu nous aides pendant la période hivernale. Tu seras libre de partir une fois celle ci terminée. Mon époux connait ma famille mais nous devons continuer le jeux. Tu es donc ma cousine germaine arriver au village et nous nous sommes rencontré là bas. Je ne parlerais pas de ton manque de discrétion de tout à l'heure mais tu ne dois pas dire à mon époux ce qu'il c'est passé et encore moins que j'ai payé ton erreur. Compris ? »

En attendant sa réponse, je regarde la lisière de la forêt et entend un couinement d'animal. Sans bruit, je m'approche du bruit et vois un lièvre la patte coincé dans l'un de nos pièges. Je fais signe à la jeune femme de ne pas bouger et je m'approche silencieusement du lièvre et le plaque au sol. Ma mains se place sur sa nuque et d'un dernier son, sa nuque se brise. Je reviens devant la jeune femme, l'animal mort pendant par la patte dans ma main droite et j'attends sa confirmation de l'accord passé entre nous deux.

« Nous avons le diner de ce soir et demain midi. Avant de rentrer nous devons ramasser du bois pour le feu. Prends celui qui est au dessus des feuilles il est tombé récemment. Si tu bois qu'il se casse facilement ne le prend pas. Nous n'avons pas besoin de bûche non plus. Pense tu être capable de faire cela sans me causer de soucis ? Si tu t'en sens capable retrouve moi ici lorsque tu auras trouvé 10 branche sèches. »

Je ne cesse de la regarder avec mon air dur car je veux qu'elle ce rende compte de ce que cela fait de travailler pour survivre. Je ferais le nécessaire pour l'aider c'est une certitude mais je la réprimanderais à la moindre erreur ou mauvaises volontés de sa part.

Sans attendre sa réponse cette fois-ci, je part en direction du bois et ramasse deux morceaux de bois identique et reviens vers elle apèrs avoirs déposé le lièvre à ses pieds.

« Je te montre comment les différencier. Tu vois celui de droite il semble solide, pourtant si je m'appuie dessus il se casse alors que celui de gauche il ne bouge pas. Aide toi comme cela pour trouver les bons tu en as déjà un»

Afin de lui faire comprendre ce que je dis, je lui fait la démonstration et le bout de bois droit se casse lorsque je m'appuie dessus quand il touche le sol. Le gauche quand à lui ne bouge pas. Je lui tend le gauche après avoir balancé le droit derrière nous.


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Mahaut de Montfaucon
J'ai 20 ans et je vivais à Lyon, au Château de Montfaucon. Dans la vie, je suis la fille du riche et puissant Seigneur Henri de Montfaucon et je m'en sors très mal, en fuyant les miens. A cause de mon choix désespéré, l'avenir s'annonce ténébreux et je le vis en priant Dieu de ne jamais être retrouvée.

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La rage. La rage la fit se tenir droite et fière. Emboîtant le pas à la jeune femme, elle s'appliqua à la suivre à son rythme mais ses pieds blessés souffraient des aspérités froides et dures de la terre d'hiver. Elle ne pipa mot cependant, évitant avec soin le regard qu'elle lui lançait de temps à autre. Bien que l'envie la taraudait, elle n'avait ni la force ni les moyens de lui rabattre son caquet, contrainte de se taire et se montrer plus docile afin de survivre.

Le trajet s'éternisait. La fièvre lui donnait chaud puis froid, elle grelottait par instants pour étouffer un moment après. Mais, cahincaha, une chaumière apparut tout à coup au détour d'un croisement. Mahaut se voyait déjà près d'un bon feu, mais Cyrielle lui rappela les termes de leur contrat, de leur secret. Une complicité dont elle se serait bien passée !

-Mon manque de... ?

« Discrétion ?! » Elle faillit s'emporter face à ce qu'elle considérait comme une injustice mais finalement, trop épuisée pour batailler, eut un simple geste de capitulation, soupirant son désarroi. A quoi bon ? Pour les heures à venir, quelques jours tout au plus, elle dépendait de cette femme alors, autant s'abstenir de provoquer un conflit ouvert.

Un cri de bête tout à coup. Curieuse malgré tout, la fugitive obéit, observant sans bouger la prise du lièvre.

-J'ai compris, soyez tranquille, Madame.

Elle ne put s'empêcher une insolence ironique, tant la situation l'agaçait. Remettre sa vie entre les mains d'une paysanne ! Bénie soit cette distance sociale qu'elle entretenait précieusement en refusant de la tutoyer. Si elle savait, si elle savait... ! Mais Cyrielle ne pouvait deviner ses origines précisément, bien qu'elle ne soit pas dupe. Deux mondes s'entrechoquaient et pour l'heure, ce n'était guère celui de la noblesse qui imposait sa loi.

Et le calvaire n'en finissait pas. Alors qu'elle pensait de nouveau rejoindre le logis pour se reposer, son hôte, qu'elle jugea tyrannique à ce moment, lui ordonna de ramasser du bois ! Corne de bouc ! Cela ne finirait donc jamais ?!

-Honnêtement, je ne sais pas si je vais en être capable, vu tous les tracas que je vous cause... Après la dépense d'une semaine de labeur, je risque de vous faire tomber un arbre sur la tête.

La réplique aurait pu être drôle en d'autres circonstances, mais là, le ton dur et froid la rendait simplement acide et moqueuse. Aux regards qui se croisaient, les deux femmes s'affrontaient à coups de contraintes et d'ordres subis. Mais la brunette ne sembla pas s'en formaliser et continua à expliquer la corvée. Enfin, tout fut dit et il fallut bien ramasser la brassée de branches sèches. Mahaut, épuisée, se trouvait à deux doigts de sombrer sur l'herbe trempée et glacée.

-Rentrons par pitié, je n'en peux plus, murmura t-elle, vaincue.
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« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. » Sénèque 3qri

Cyrielle Fromentin
J'ai 24 ans et je vie à Lyon, dans une masure familiale. Dans la vie, je suis une femme de paysan et je m'en sors bien. Grâce à la ferme, je vis plutôt bien, l'avenir s'annonce radieux car nos récoltes ont étaient bonnes  avant l'hiver qui arrive.

:copyright:️ S3th


Le froid et l'humidité de la forêt n'arrange pas la situation alors qu'il fait de plus en plus sombre, la nuit ne tarderas pas à tomber. Je ne m'arrête que pour regarder quelques fois ma cousine du moment. Cela fait quelques minutes déjà qu'elle a arrêtée de chercher du bois. Ces dernière paroles étaient sources de disputes mais je n'ai pas relevé, la laissant se reposer si elle le désire une fois sa labeur accomplie.

Je reviens vers elles avec une vingtaine de branches dans les bras et le lièvres mort au dessus. En la voyant épuisé je comprend qu'elle doit être affamée et surtout épuisée de son voyage. Elle n'est pas du coin j'en suis sûre mais je me tais, souhaitant lui apporter mon aide tout de même.

« Bien tu as trouver des branches c'est une bonne chose. Prend les et suis moi nous allons les faire bruler pour le feux et préparer le souper. Mon mari va arriver et il n'aime pas quand le ragoût n'est pas prêt quand il rentre. »

En disant cela, je dépose le bois au sol et attend qu'elle soit prête pour lui mettre ses 10 branches dans les bras. Je récupère mes branches et le lièvres et avance vers la maison d'un pas un peu rapide, voyant le ciel s'assombrir.

Arrrivée au logis, j'ouvre la porte en la poussant et la retiens derrière moi de mon pied pour la laisser entrer. La chaumière, meubler d'une table pour quatre, d'une cheminé et de lit de paille est assez grande pour accueillir cinq personnes mais pas plus. Je dépose les branche dans le panier à bois et lui indique d'un signe de tête de faire pareil. En attendant je reprend le lièvre et commence à le préparer, lui retirant la peau pour le faire cuir et lui dit d'une voix plus douce.

« Nous sommes trempés. Tu peux retiré tes habits et porter une de mes tenues sèches car tu va attraper la mort avec tes chiffons trempés et sales. Nous n'avons pas beaucoup d'eau alors ne nettoie que ton visage et fais une rapide toilette intime. Je vais ensuite te montrer comment on prépare le lièvre pour le diner de ce soir. »

A mes mots, je lui présente une bassine en fer vide et vide de l'eau chaude dedans. Je retire mon habits de pluie mouillés et le fait sécher sur un pique au mur. Je jette quelques coup d'oeil à la brune pour voir si elle s'en sort et la laisse tranquille pour qu'elle ne se sente pas mal à l'aise. Le temps tourne et j'espère qu'elle sera assez rapide pour ne pas fâcher mon mari à son arriver. Voyant qu'elle prend un peu de temps, je commence à casser certains os de l'animal et le vider pour l'embrocher sur un pique.

Quand elle reviendras je serais rassurer de l'avance que j'aurais prise en faisant cela. Elle n'a pas vraiment d'endroit où se cacher alors je me suis mise de dos pour ne pas la gêner plus qu'elle ne l'ai déjà. Je sourie en disant d'une voix assez forte.

« T'en sors tu ? Tu trouve ma tenue à ta taille ? L'eau devait être à une bonne température. Dépéche toi de te sécher, t'habiller et me rejoindre. »
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