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 Vous en étiez à peau de couille je crois ? .... Voilà comment on les mate. [ft. Aodhàn]

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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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Narnia

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Le contexte du RP
Mise en situation

Une colocation que tout oppose
Je suis quelqu'un qui n'a pas souvent eu de chance dans la vie. Une enfance merdique, une adolescence passée dans les commissariats et un passage à l'âge adulte plutôt chaotique. Maintenant que j'ai dix-huit ans, on m'a clairement fait comprendre que je devais rentrer dans le rang. Haha ! Lol ! Surveillée par les autorités et les services sociaux, je n'ai pas eu le choix que de me trouver une fac pour qu'on arrête de croire que je suis une foutue. Une fois inscrite à la fac d'Histoire de New-York, mon assistante sociale m'a aidé à me trouver un appartement.

"Rêve pas Rémy, si déjà j'arrive à te trouver une colocation, tu devrais me dire merci ! Avec ton dossier, même les squatteurs ne voudraient pas de toi."


Pfff, elle aussi, elle en rajoute. Je ne suis pas non plus une gangster. J'ai fait mes petites magouilles, certes, mais bon, je vous interdis de me juger, dans la vie, on se démerde comme on peut !

"Tiens, voilà l'adresse. Il a été contacté à la suite de sa demande de colocation, il veut bien faire un essaie d'un mois. Si tu passes un mois sans lui poser de problème, il accepte de te garder."

Je me renfrogne sur mon siège. Janice me connaît, elle sait ce que j'aime entendre et ce que je n'aime pas. En même temps, elle me connaît depuis pas mal de temps.

"Oh t'arrête ça de suite ! Il essaye pas de se prendre pour un boss ou peu importe la connerie que t'allais me sortir dans ton jargon des rues. Il a l'air d'être un garçon très sympa et bosseur. Il a besoin d'argent et on veut bien lui en fournir pour que tu n'ais pas à vivre sous le pont de New York. Alors montre toi un peu plus reconnaissante. Tu vas aller le voir très bien apprêtée, souriante, charmante et tu vas passer ce mois d'essaie. T'as bien compris Rémy ?!"

Je croise les bras.

"Je suis pas une pute."


Elle roule des yeux.

"Mais oui, c'est ça. Ce n'est pas ce que dit ton dossier, aller file maintenant. Je t'appelle dans deux jours pour voir comment ça se passe."

***

Le mois est passé et j'ai survécu. Je suis toujours dans cet appartement. Je vais pas vous mentir, ça n'a pas été facile tous les jours. J'ai même fugué. Genre, je me suis barrée pendant cinq jours ! Je pensais que le coloc allait me dénoncer, mais non. Rien du tout. On ne se parle pas plus que ça, on dirait que je vis avec un fantôme. Ma foi, je vais pas m'en plaindre. Quand le chat n'est pas là, les souris dansent.

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Aodhàn
Aodhàn
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Julien
Volpe

J'ai 21 ans et je vis à New-york, Amérique du nord. Dans la vie, je suis en STAPS et je suis une formation d'éducateur et dresseur canin à distance et je m'en sors plutôt bien, jusqu'à ce que la chauve-souris guenon débarque. Sinon, grâce à ma chance, je suis Libre et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici : t'as crût quoi ? que j'allais te dérouler le tapis rouge et te faire des confidences ? Faut pas rêver Princesse !


avatar :copyright:️ NOM CRÉATEUR


Elle était bizarre. Chiante, grande gueule, bordélique et elle ne devait pas savoir ce que ranger et prendre une douche devait dire. Cependant elle payait en temps et en heure son loyer, sur ça, je n’avais rien à dire et c’est bien là que réside l’essentiel. Néanmoins ….  Il allait peut être falloir lui apprendre ce que le terme « aérer sa chambre » voulait dire.

A chaque fois que je passe devant, la pièce est plongée dans le noir et ça pu. Pourtant, pendant un mois, ça avait été plutôt tranquille. Bon il faut dire que sur 28 jours que comptait le mois de Février elle avait disparue pendant bien 5 jours, sur le milieu, ce qui en soit découpé l’essai en deux fois douze jours. Je crois d’ailleurs que le plus gros défaut de cette fille c’est son manque de constance. En même temps, qu’attendre de plus d’une étudiante en fac d’histoire ? Ça donne vite le « thon » hm hm, pardon, jeu de mot fort peu recommandable, je le concède.

Un bref coup d’œil à l’horloge m’appris deux choses. Premièrement je devais passer la porte de mon appartement dans 15 minutes si je ne voulais pas être en retard. Mes chaussures étaient mises (une paire de basket, pratique pour courir), mon sac prêt dans l’entrée. Tout était Ok. Deuxièmement, cela voulait dire que j’avais le temps de faire ma petite expérience. Un sourire malicieux sur le visage, un sceau vide à la main je me rendis dans la salle de bain. Pour le remplir.

Pendant que le jet d’eau faisait son travail, mon regard croisa celui de mon reflet. Ce dernier me renvoya l’image d’un jeune homme de 21 ans aux cheveux châtains indisciplinés et aux yeux vert. Pas un vert sombre, un vert tirant vers celui des feuilles d’arbres au printemps, vif et doux. Je fis la moue quelques secondes avant d’éteindre l’eau et de prendre le sceau, devenu bien plus lourd. Je me fis le plus silencieux, le plus discret possible. Enfin même sans ça, elle ne se serai pas réveillée. La chauve-souris c’était couché il y a moins de deux heures et j’avais repéré qu’elle dormait d’un sommeil assez lourd les deux premières heures. Elle risquait de se réveiller dans peu de temps et c’était bien ça qui comptait.

Une fois devant la porte de sa chambre, je posai le sceau par terre et couru rapidement jusqu’à la porte de ma propre pièce à dormir. Elle était fermé, à clef. Parfait. La clef se trouvait dans ma poche. Très bien. Je me remis devant sa porte de chambre, repris le sceau en main, et entra. L’odeur nauséabonde me fit plisser les yeux et retrousser le nez.

- Depuis quand cette pauvre pièce n’a pas vu la lumière du jour….

Soupirant, légèrement excité, je posa le sceau sur le bureau et, d’un coup sec ouvrit les rideaux et la fenêtre en grand ; laissant la lumière du soleil inondée la pièce. Puis, tranquillement je pris le sceau et, sans aucunes hésitations, je lançais son contenu (de l’eau froide) sur la jeune fille dans le lit. Je resta un moment à la regarder, ho pas longtemps. Suffisamment pour graver dans ma mémoire sa tête détrempé et mal réveillé. Puis, un début de fou rire me prenant, je me mis à courir jusqu’à l’entrée, attrapant mon sac au passage et claquant la porte.

- N’oublie pas de fermer la porte derrière toi ! Bonne journée !

Je dévalais les escaliers, mon sourire me faisait trois fois le tour de mon visage. Ha c’est une belle journée qui commence, les oiseaux chantent, je suis à l’heure à la fac, et la guenon a enfin prit une douche. Que demander de plus ? Au fait, je ne vous ai pas dit, je m’appelle Julien Volpe et ça fait trois mois que je vis avec elle. Ma vie est devenue plus compliqué et je me demande tous les jours comment je fais pour la supporter, tout nous sépare. Jusqu’à nos orientations. Fac d’histoire pour elle, fac de sport plus une formation à distance pour devenir éducateur et dresseur canin. Elle vit la nuit, je vis le jour. Bref. Je suis en coloc avec une fille.
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Rémy Wheeler
J'ai 18 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis étudiante/dealeuse/pute à mes heures perdues et je m'en sors bhein plutôt pas mal quand je ne me fais pas arrêter. Sinon, grâce au fait que je m'en bas la race, je suis une célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Tu veux la jouer comme ça ?! Pas de soucis ! Tu sauras rien de ma vie non plus, du con !
Vous en étiez à peau de couille je crois ? .... Voilà comment on les mate. [ft. Aodhàn] Giphy.gif?cid=ecf05e472f269007551b23640166ec5a90858f40d0e35e63&rid=giphy



Milana Vino:copyright:️ Google

Je suis rentrée hyper tard ! Je crois que le soleil a eu le temps de se lever avant que je ne rejoigne mon lit ! Pourquoi ? Parce que je suis sortie profiter de la vie. Déjà, fallait que je me fasse des sous donc j'ai vendu toute la came que j'avais dans ma chambre pour faire du flouze. Ca s'est plutôt bien vendu, je ne suis pas déçu. Sur le campus, je ne compte pas tous les étudiants qui viennent dépenser des fortunes pour avoir LEUR came. Attention, un fumeur ne voudra pas de ta coc' et inversement. Chacun son petit caprice, qu'est ce que tu crois ! Pour ma part, je carbure à la weed et à l'ecstasy, il m'arrive de prendre d'autres saloperies, mais ma principale consommation de stupéfiants se résume à ça. Non ! Je mens ! Les champignons hallucinogènes ! Comment ai-je pu oublier mes petits bébés qui grandissent fièrement dans mon armoire ! Enfin bref, tout ça pour dire qu'en deux heures, je n'avais plus rien. Tant mieux, je n'avais pas envie de me faire arrêter en possession de tout ça. Au final, avec l'argent que je me suis fait, j'ai pu sortir en boite pour me déhancher un peu, j'ai fini la soirée complètement bourrée avec un mec que je ne connais pas, on est allée dans une station-service abandonnée où a sans doute baisé comme des porcs. Je ne m'en souviens pas, je me suis réveillée dans sa voiture, à poils. Je me suis rhabillée, il dormait encore, et je suis partie. Je suis rentrée jusqu'à l'appartement que je partage avec un puceau sportif. Fin, il doit sûrement ne pas être puceau parce qu'il est mignon quand même... pour quelqu'un qui bouffe que des carottes et du poulet sans sel, MAIS BON, ça reste un sportif, autant dire que lui et moi vivons dans deux mondes totalement différents.

Bref, tout ça pour dire que quand je suis rentrée, le coloc dormait encore. Ce qu'il y a de bien avec le fait que je me démonte le crâne quasiment tous les soirs et tous les week-ends, c'est que je suis devenue une ninja ! Je peux grave rentrer dans ma chambre sans faire de bruit ! Sauf si je suis beaucoup trop bourrée et que je me mets à ramper, mais si je tiens encore sur mes jambes, on est bon. Dans le cas de la nuit dernière, je suis rentrée dans un assez bon état. Je ferme la porte de ma chambre, envoie valser ma jupe et mon soutif pour rester en t-shirt et culotte. Je me jette dans mon lit et ciao la compagnie ! Bon, il a quand même fallu que je me roule un joint d'herbe en regardant Yugi Oh pour m'endormir. Mais ensuite, j'ai dormi comme un bébé ! Jusqu'à ce que je sois réveillée en sursaut par de l'eau glacée ! Je ne sais même pas ce qui m'arrive !

Je sens mes pupilles qui se dilatent, mon cœur palpite comme un dingue, j'ai froid et j'ai envie de pleurer. Mon esprit est embrouillé et c'est après avoir versé quelques larmes que je me rends compte de ce qui est en train de se produire. Mon lit est trempé.... Je suis frigorifiée....
Je me roule en boule et je pleure pendant plusieurs minutes pour évacuer toute cette colère, cette haine et cette frustration que je ressens. Franchement, s'il trouve ça drôle, c'est qu'il lui manque vraiment une case. C'est donc vrai ? Tous les sportifs sont des indétrônables trous du cul ?! Du genre tout dans les muscles et rien dans le cerveau ?! Faut croire. Parce qu'il n'a vraiment pas fait l'école du cirque s'il croit que ça, c'était drôle. Parce qu'on peut être deux à faire des blagues de trou du cul.

Une fois ma crise de larmes, passée, je me sens soudain prise d'une énergie nouvelle. On appelle ça, la rage et la vengeance. Comme un véritable ascenseur émotionnel, je sèche mes larmes et c'est trempée, en culotte et avec mon t-shirt qui me colle à la peau, que je sors de ma chambre pour me diriger vers celle de Julien. Fermée. S'il croit que c'est ça qui va m'arrêter, c'est mal me connaître. Visiblement, Janice s'est bien gardée de lui parler de moi et de mon dossier, mais en tout cas, c'est pas un malheureux verrou qui va m'empêcher d'obtenir vengeance. Là, je suis déchaînée, j'aurais pu envoyer une droite à n'importe qui qui se serait mis sur mon chemin. Il veut faire son intéressant, apparemment le fait qu'il n'existe pas à mes yeux ne lui suffit pas ?

"Tu veux que je m'intéresse à toi ?! Bhein tu vas tout gagner mon pote."

Me dis-je à moi-même en allant dans la cuisine me chercher un couteau et une paire de ciseaux. Il me faut moins de cinq minutes pour démonter la serrure, qui soit dit en passant, a dû coûter cinq dollars à la boutique de bricolage la plus proche. La porte s'ouvre. Un sourire diabolique se dessine sur mon visage, si des cornes avaient dû pousser sur mon crâne, ça aurait été maintenant. À l'inverse de la mienne qui représente chaque chose que j'aime et chaque partie de ma personnalité, la sienne est rangée au carré. Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. C'est beau, c'est propre et ça sent bon. Seigneur, ça en est jouissif. Mon sourire s'élargit alors que je retourne toute la chambre. Mais quand je dis tout, c'est tout. Je retourne TOUT. Son bureau, son lit, son armoire. Tout. Tout est en vrac, sans dessus dessous, en l'air, par terre. L'ouragan Rémy.

"Connard."

Dis-je une fois mon démon intérieur satisfait. Je tente de me glisser à l'extérieur de sa chambre, mais c'est difficile avec tout ce bazar... Je referme la porte derrière moi, bien que la serrure soit clairement démontée, je ne voudrais quand même pas lui gâcher l'effet de surprise. Et comme je ne suis pas une lâche, je compte bien l'attendre toute la journée pour avoir le plaisir de voir sa gueule de têtard se transformer quand il verra le fruit de ma vengeance. Sans compter que je compte bien lui faire comprendre qu'une autre blague comme ça et je jure devant Dieu de l'étouffer dans son sommeil.

Rien que d'y repenser, j'ai encore la haine et je trouve son châtiment bien trop doux. Je soupire pour me calmer. Je vais appeler Janice tiens. Qui l'eu cru, ma seule amie est mon assistante sociale.
Je vais prendre mon téléphone sur mon bureau puis je compose le numéro et la mets sur haut-parleur pour pouvoir préparer mon chocolat au lait.

"Allo ?"

Elle répond toujours très vite.

"Janice, c'est Rémy."

Elle est surprise.

"Rémy ?! C'est la première foi que tu m'appelles aussi tôt.... Quelque chose ne va pas ?!"

Maintenant, elle est inquiète. Ouais bhein y'a de quoi !

"Janice, je.... Explique-moi pourquoi est-ce que c'est un abruti fini ?! Je veux dire, je sais pas, tu m'as pris le seul qui a été bercé près du mur ou comment ça se passe ?!"

Elle se retient de rire pour rester professionnelle.

"Rémy. Tu...tu dois faire des efforts, t'es pas non plus un cadeau hein. Si je lui avais sorti ton casier judiciaire de mineur, il se serait affolé et n'aurait jamais voulu d'une criminelle, fille de criminel, dans sa baraque."

Gnagnagna, pourquoi ça serait toujours moi le problème ?!

"Janice, j'étais en train de dormir et il m'a balancé un seau d'eau glacé sur mon lit ! Mon lit est trempé ! Je suis trempée ! Et il s'est barré en courant comme l'abruti qu'il est !"

Encore une fois, elle se retient de rire mais je suis vexée qu'elle ait pu trouver ça drôle.

"Je trouve pas ça drôle !"

Janice est un peu ma maman même si je n'ose pas l'avouer, en tout cas, elle aura été plus une mère pour moi que ma propre mère, aussi, c'est parce que je la considère comme ma mère que je m'attends à ce qu'elle soit toujours de mon côté.

"Je ne rigole pas. Écoute, ok, je suis d'accord, c'était stupide, je ne sais pas pourquoi il a fait ça. Mais vois le bon coté des choses, peut-être qu'il te considère comme...heu...comme un pote à lui ?"

Elle essaye plutôt de lui trouver une excuse. Je roule des yeux en mettant mon bol dans le micro onde.

"J'ai pas envie d'être sa pote, la période où on se cala pas pendant des jours ça m'allait très bien !"

"Oui, mais il ne veut pas vivre avec un fantôme, je pense qu'il doit avoir envie que vous échangiez plus de chose que simplement votre enveloppe du loyer."

Incroyable.

"N'importe quoi. Moi, je te dis qu'il lui manque juste une case ! C'est tout ! Et le jour où je malade m'aura tué ou poussé à le tuer, viens pas me dire que je t'aurais pas prévenu !"

Dis-je en prenant ma boite de céréale préférée.

"Et donc, comment s'est finie cette histoire ?"

Ohoh.

"De ?"

Dis-je en essayant d'éviter le sujet.

"Bhein qu'est ce que tu as fait après t'être réveillée trempée ?!"

Sa question me transperce, comme si le ton de sa voix essayait de lire dans mes pensées. Elle me perturbe tellement que j'en perds mes moyens. De toute façon, je n'ai jamais vraiment réussi à mentir à Janice.

"Heu...je...Heu...bhein rien ! À quoi bon se venger, avec ce barjo, j'en verrais jamais la fin !"

Elle ne répond rien. Ok, elle ne me crois pas.

"Allo ?!"

Tentais-je de m'en sortir comme je peux.

"Rémy, qu'est-ce que tu as fait ?"

Je vous jure, elle est terrifiante. Je soupire puis je prends une attitude d'ado qui se moque des sanctions.

"J'ai retourné sa chambre. Genre, gros bordel partout."

Elle soupire.

"T'es sérieuse ?! Tu ne m'avais pas promis de bien te comporter ?! Et c'est comme ça que tu te comportes bien ?!"

Maintenant, je me braque parce que 1 - j'aime pas qu'on me fasse la morale, deuzio - j'estime ne pas être la plus en tord dans cette histoire.

"Hey ! C'est lui qui a commencé !"

Toujours aussi furieuse.

"Mais t'as quel âge Rémy ?! Faut que tu grandisses maintenant !"

Je fronce les sourcils. Bhein super. Il me manquait plus que ça.

"De toute façon, pour toi, je ne fais jamais rien de bien !"

Et je raccroche comme l'effroyable ado que je suis. Je suis pas venue ici pour souffrir ok ! Et encore moins pour qu'on me reproche un truc qui n'est que justice. J'en ai rien à battre de sa chambre, la prochaine fois, il aura qu'à tracer son chemin !

En attendant, pour faire passer ma journée, je décide de profiter de mon chocolat au lait devant la télé. Ensuite, je me fume un joint puis je me prends une petite pilule d'ecsta pour commencer mon ménage en musique. Je range d'abord ma chambre, je dois changer les draps et mettre mon matelas à sécher sur notre petit balcon. J'en profite pour faire quelques machines et j'aère ma chambre. J'adore parce que ma chambre sent toujours la weed ! Avec les quantités de joints que je m'envoie nuit et jour, je vous assure que l'odeur est imprégnée dans les murs maintenant ! J'adore. J'écoute du bon vieux Bob Marley en tachant de rester défoncer grâce à des petits joints que je fume tout au long de la journée. Au moins, ma défonce me fait oublier cette matinée de merde.

Quand je finis ma chambre qui est magnifique, mes peluches, mes posters, mes figurines, tout mon petit bordel quoi, je suis fière de moi. J'ai bien bossé. Maintenant, je m'attaque à la salle de bain. Partager ce genre de pièce avec un homme, c'est un enfer. Déjà, parce que j'ai pas la place de mettre tous mes produits de beauté, ni mes produits d'hygiène. Parce que monsieur se refuse à rabattre la lunette des toilettes et parce que si je change pas notre rideau de douche, on aurait sans doute encore ceux des anciens locataires !
Mine de rien, avoir une femme à la maison, c'est pas si mal. Je souris en me disant que non seulement ce petit con a eu une blague, mais en plus, il a passé une bonne journée, mais en plus, il va rentrer chez lui et trouver l'appartement niquel et à manger sur le feu. Est-ce que je viens pas de me faire baiser en beauté ?! Pour qu'au final, je ne lui ai seulement retourné que la chambre ?!

"L'enfoiré.... Même quand il est pas là, il me baise quand même !"

C'est une façon de parler ! Lui et moi n'avons jamais.... Enfin bref ! C'est pas mon genre de toute façon ! Bhein alors arrête de rougir ! Je ne rougis pas ! Si, si ! Bref ! Je souris encore en commençant à m'attaquer au ménage du salon. Poussière, les vitres, sous le canapé, etc. Pourquoi un aussi beau ménage ?! Parce que j'aime bien me défoncer dans un environnement propre. (LOL)
Dix-sept heures sonne, Julien ne va pas tarder. Je me roule le joint de fin de ménage. Il ne me reste plus que la cuisine, mais comme je vais cuisiner, je la ferais une fois que mon plat sera prêt. Au menu ? Spaghetti à la bolognaise, bhein oui, faut pas rêver. Mais en tout cas, j'ai fait la sauce moi-même !
Une fois que tout est prêt, je pose le tout sur le comptoir pour nettoyer la gazinière, ensuite, je remets les plats sur la cuisinière pour finir de nettoyer le reste de la cuisine. Je passe une main sur mon front en constatant que j'ai tout bien nettoyé comme il faut.

"Si t'es pas une femme à marier ma Rémy, je ne sais pas ce que tu es !"

Je ris de ma bêtise en tirant une taffe sur mon joint. Je file ensuite prendre une douche, profitant qu'il ne soit pas là pour prendre une bonne douche chaude, je prends le temps de faire mon soin pour les cheveux, de me frotter le corps et de jouer avec le pommeau de douche histoire de libérer des endorphines. Au bout d'une demi-heure, je sors de la douche, me sèche et enfile une culotte, un t-shirt Le Roi Lion et un pyjama. C'est un vieux bas de survêtement beaucoup trop grands pour moi, quand je me déplace, je suis obligée de le retenir pour qu'il ne m'arrive pas aux chevilles. Pourquoi je le garde ? Parce que j'y tiens, il appartenant à mon enfoiré de paternel, et même si je le déteste, je peux bien garder un de ses survêt.
Je retourne ensuite dans le salon, prends mon téléphone et remarque que Janice m'a appelé plusieurs fois et laissé des messages ! Tant pis, aujourd'hui, je n'ai pas envie de lui parler. J'allume la télé pour y mettre des dessins animés. Je me sers un verre de Coca et m'installe devant l'écran avec ma boisson et mon pétard, oklm. Dix-huit heures trente, j'entends ses clefs se balancer derrière la porte. Je le laisse entrer et l'ignore complètement.


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La journée avait été plutôt banale, voire maussade. Il faut dire que la plupart de mes pensées avaient été tourné vers l’appartement, vers Rémy. Drôle de nom pour une femme, vous ne trouvez pas. Je me demande bien ce qu’avait bu ses parents le jour de l’accouchement pour balancer ce prénom pour une petite fille, enfin bon, cela étant dit, ça lui allai vraiment bien. Elle pouvait être aussi féminine que la chose dans les 4 fantastiques, c’est pour vous dire le level !

J’avais hâte de rentrer, je me doutais bien d’un coup pendable, mais lequel ? cela promettez une soirée haute en couleur. Pourquoi avais-je fait ça ce matin …. J’eu toute la journée pour y penser. Peut-être parce que j’en avais marre qu’elle me tende d’un air dédaigneux ce foutu chèque, peut-être parce que sa tête de défoncée me donnait juste envie de la claquer. Peut-être parce qu’elle était en train de se foutre en l’air et qu’en même temps elle, elle profitait de la vie. Si elle croit que je ne suis pas au courant de son petit trafic, qui a déjà fait le tour de tous les campus de la ville. Elle se gourre et me prend vraiment pour un con. Enfin, ça c’est sûrement le cas de toute façon. En tout cas, une chose est sûre c’est qu’elle ne s’attendait pas à ça. Cela va peut-être nous sortir momentanément de cette vie de fantôme.

- Alors, avec ta coloc ?

Je tournai la tête vers une femme aux yeux noisette et aux cheveux coupé court d’une couleur miel. Elle me regardai comme si j’allais lui annoncé la chose la plus croustillante qui soit, comme si elle allait être la dépositaire d’un scoop me concernant, moi et surtout la relation avec « cette sublime inconnue ». Elle en bavait presque. Je mis ma main sur son visage et la repoussa sans ménagement.

- Alors elle s’est pris une douche froide au réveil.

Je glissai un regard en coin à Carmen, attendant sa réaction. Elle resta stoïque un bon moment, puis, alors que je ne m’y attendais plus, elle me mit une claque derrière la tête me secouant ensuite comme un bon prunier. Sauf qu’à la différence d’un prunier, aucuns fruits ne tomberaient.

- Mais ce n’est pas possible petit con que tu es !! C’est pas comme ça que tu vas la séduire bordel ! comment comptes tu lui plaire !!

- Mais Bordel de merde Kelyanne, je ne veux pas lui plaire ! ça puait le j… le chien crevé dans sa piaule !

- Mais Julien ! On ne balance pas un sceau d’eau sur la face de sa coloc !!!

- Rhooo ça va, après une nuit de cuite à faire je ne sais quoi de son corps avec le premier inconnu venu, elle avait bien besoin d’une douche. Crois moi !

Kelyanne arrêta de me secouer, juste à temps avant que je ne rende mon déjeuner. Elle me regarda et d’un coup, son visage fut presque collé au mien, ses yeux planté dans les miens. J’en rougis et finit par reculer, légèrement gêné.

- Quoi ?!

- Avoues, tu aimerais être à la place de ces mecs, elle avait un air malicieux, et inquisiteur, scrutant la moindre de mes réactions, aussi infimes soient elles, pour les décortiquer, les analyser, les interpréter. Elle aurai du faire psycho, cette malade.

- Même pas en rêve.

Elle est mignonne, Rémy, c’est vrai, mais bon encore faudrait il que l’on échange plus d’un mot par mois. Même si le sexe est quelque chose où il n’y a pas forcément besoin de parler, j’aime à minima savoir avec qui je partage ce moment… légèrement intime. Enfin, ça c’est maintenant…

- Elle est moche ?

- Mais non

- Bah si, elle est moche, sinon tu sauterais sur l’occasion.

- Elle n’est pas moche Kelyanne ! elle est même plutôt belle, quand elle se lave et … ne ressemble pas à un zombie.

- Ha ! tu la trouves donc à ton goût !

Les joues légèrement rose j’attrapais mon sac et sortit de la salle, faussant compagnie à ma camarade légèrement en manque de potins.  Il était 17h30 et les cours venaient de se terminer, je mis machinalement mes écouteurs, laissant ma playliste choisir les morceaux et défiler comme bon lui semble.  Je connaissais le chemin par cœur, je pouvais donc laisser les penser m’envahir, sans devoir faire attention aux routes que j’empruntais.

Une fois devant la porte, j’eu un mauvais pressentiment, dans ma poche, se trouvai la clé de ma chambre. J’étais aussi excité qu’angoissé, j’inspirai longuement avant de faire tourner la clef dans la serrure. En poussant la porte d’entrée je fus surpris de sentir une bonne odeur de tomate, le sol était nickel, preuve que le ménage avait été fait, au moins sur cette partie. Du coin de l’œil je vis Rémy sur le canapé, dans une espèce de pyjama pourri, devant un dessin animé. Bob l’éponge. Rien de plus débile.

- Salut

Par respect pour son ménage, je consentie à me déchausser dans l’entrée avant de me diriger vers ma chambre. Quelques pas avant d’être devant la porte je me figea : la serrure avait forcé, déglingué, brisé. Je sentis une colère sourde m’envahir, et serrant les poings je poussa la porte, trouvant derrière un spectacle que je n’avais plus connu depuis …. Mes 15 ans. Ma chambre, à sac, le matelas ? retourné. Le bureau ? renversé. Les étagères ? vidées. Les livres ? éparpillés.

- Je vais la tuer ….

Dans un murmure, planté au milieu de ces vastes décombre, je pesai le pour et le contre entre la tuer maintenant ou dans quelques secondes. La mâchoire crispée, je ferma, lentement la porte. Bon, pour commencer, remettons tout en état, ça m’évitera d’aller éclater cette droguée de merde. Je ruminais, je marmonnais en rangeant, pestant contre elle, contre moi. j’aurai du me douter qu’une serrure ne l’arrêterai pas, c’était une vrai furie cette meuf ! Aucun sens des réalités, toujours dans les extrêmes et l’exagération, jamais ou très peu de juste milieu. Putain, j’allais l’envoyer voir un psy moi, ça allait être vite vu ! Connasse.

Une bonne heure plus tard, j’avais enfin finit. Et dans mon malheur j’avais la chance que rien n’est été cassé ou réellement abîmé. Ça lui éviterai la mort lente et dans d’atroces souffrance. Tranquillement je me dirigea dans le salon et là… l’odeur de la sauce tomate avait laissé place à son putain de pétard. Il ne faut pas être sortie de saint cyr pour la reconnaitre, tellement ça pu ! En plus, au vu de l’odeur, ce n’est même pas de la bonne mais une affreuse merde coupé à la cire de bougie.
Sans rien dire de plus, je me mis entre elle et l’écran, me penchant en avant, mon visage proche du sien – elle a quand même de sacré beaux yeux cette garce- je tendis ma main et d’un geste rapide et sec je lui prit son join. M’écartant d’elle, mes yeux planté dans les siens, je viens l’écraser dans son coca, le laissant flotter à la surface.

- Tu te défonces si tu veux mais certainement pas dans cet appartement. Pour ce qui est de l’état de ma chambre …. Tu n’as jamais appris à forcer les serrures sans faire du travail de beauf ?


J’étais encore debout, face à elle, la stupide éponge jaune braillant derrière pour avoir son krustykrab ou je ne sais quel truc à manger débile.  Plus je la regardais, plus jamais soit envie de la tuer, de la secouer ou, totalement en contradiction, j’avais envie de la prendre dans mes bras, d’être… gentil avec elle.  Je laissa échapper un soupir, me radoucissant un peu.

- Merci pour le ménage, l’appart est bien tenu et ça sentait super bon en entrant. On mange ensemble ce soir ?

Je lui tendis la main, plus dans une optique de montrer mon envie de faire la paix et non la guerre, car je nous soupçonnais suffisamment con et fier pour aller jusqu’à faire sauter l’appartement pour faire fermer sa gueule à l’autre.
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Rémy Wheeler
J'ai 18 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis étudiante/dealeuse/pute à mes heures perdues et je m'en sors bhein plutôt pas mal quand je ne me fais pas arrêter. Sinon, grâce au fait que je m'en bas la race, je suis une célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Tu veux la jouer comme ça ?! Pas de soucis ! Tu sauras rien de ma vie non plus, du con !
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Toujours affalée sur le canapé, je reste devant Bob l'éponge en riant et en fumant, mes nerfs se relâchent et mon corps se détend. Je me sens déjà mieux que ce matin, heureusement pour lui. Je tire quelques taffes avant d'entendre les clefs de son trousseau dans la serrure, je fais comme si de rien était quand il entre dans l'appartement et me balance un salut auquel je ne réponds même pas. Non pas par méchanceté, mais vraiment parce que j'ai pris l'habitude de l'ignorer. C'est quand il commence à se diriger vers sa chambre que là, mon cerveau se rappelle de son existence. Je me concentre sur lui, je le regarde s'avancer lentement vers sa chambre en souriant doucement. D'abord un léger petit sourire pour commencer. Il se fige devant sa chambre quand il remarque l'état de sa serrure. Et oui coco, t'as voulu jouer et tu as perdu ! Mon sourire s'élargit comme par magie alors que je le regarde entrer dans sa chambre qui franchement, n'en était plus une après mon passage. Dans le fond, mais vraiment au fond du fond, ça me fait un peu de peine. Une chambre, c'est sacré. Je sais de quoi je parle, je n'en ai jamais vraiment eu une pendant suffisamment longtemps pour l'apprécier. Mais je sais que si j'en avais eu une, une vraie, et qu'on me l'avait saccagé..... Je pense que ça aurait fini dans le sang et les larmes. Il a plus de self-control que moi et ça, je dois bien le lui reconnaître. J'en suis presque admirative... Presque.

Je pensais qu'il allait sortir de sa chambre et m'incendier, me traiter de tous les noms, me balancer des trucs à la gueule et m'envoyer à l'hôpital, fin je sais pas, une réaction normale quoi. Que nenni. Il s'est contenté de rester enfermé dans sa chambre et de la ranger et de la nettoyer. Sur le coup, je me demande pourquoi il n'est pas venu me casser le cul ?! Je veux dire.... Moi ? Je l'aurais planté. Sans hésiter. Mais je suis un peu folle aussi, alors je ne sais pas si c'est moi qui aurais eu la bonne réaction au final.... J'hausse les épaules en regardant les frasques de mon éponge préférée. Je bois de mon coca pour ne pas avoir la bouche pâteuse et je ris quand parfois, elle me fait rire. Puis Julien finit par sortir de sa chambre et par se mettre en face de moi, mon sourire s'efface doucement. Est-ce qu'il a voulu ranger sa chambre avant de se venger ?! Quand je vous disais qu'il est fou ! Qui fait ça ?! Qui nettoie avant de se venger ?!

Il se met entre l'écran et moi et se penche pour avoir son visage juste en face du mien. Les yeux dans les yeux, il me regarde intensément. Sur le coup, je détourne le regard parce que bhein....je trouve ça bizarre. Je me demande ce qu'il veut et qu'est-ce qu'il a ?! Je finis par planter mes yeux dans les siens, mes pupilles sont d'un bleu océan, mais un océan profond, sous le soleil, avec quelques nuages blancs. Ils sont comme ça mes yeux. Je veux pas me vanter, j'ai pas les mensurations de J-Lo, mais en tout cas, si y'a bien un truc sur lequel les hommes sont tous d'accord, c'est qu'ils adorent mes yeux.

Julien chope ensuite mon joint et mon regard se noircit, je fronce les sourcils en le regardant faire. Il va faire une connerie, je le sens gros comme une montagne. Et je ne me suis pas trompée, c'est abrutis laisse mon joint flotter au fond de mon coca.... Mais.... Pourquoi ? Je veux dire, pourquoi est-ce qu'il me déteste autant ?! Il veut me pousser au meurtre ? Au suicide ? Je sais pas c'est quoi son problème, mais il ferait mieux de le résoudre avant que je commence vraiment à perdre patience !

Je me lève pour lui faire face, je suis toute petite par rapport à lui, je mesure un mètre soixante-deux alors que lui doit au moins faire un mètre quatre-vingt ! En vérité je n'en sais rien, tout ce qui est plus grand que moi est plus grand que moi donc je ne sais pas s'il mesure un mètre quatre-vingts ou quatre-vingt-dix, c'est exactement la même chose pour moi ; il est grand, c'est tout ce que je retiens. Bref, je me plante en face de lui en fulminant.

"T'es vraiment un royal trou du cul ! Quant à ta serrure de merde, je l'ai forcé en même pas cinq minutes avec un ciseau et un enfant aurait pu en faire autant alors commence pas à me rendre fou avec tes piques de merdes parce que si tu m'avais cru capable de forcer ta putain de serrure, t'aurais même pas pris la peine de fermer ta porte !"

Je récupère mon verre et lui balance en pleine figure, mon joint se colle sur son visage puis glisse jusqu'au sol.

"Quant à mes joints, je les fume où je veux et quand je veux, car que je sache, je paye aussi mes factures alors j'ai pas de compte à te rendre et t'as pas d'ordres à me donner. Si t'es pas content, t'as qu'à t'enfermer dans ta chambre et ne plus jamais me calculer de ta vie ! Moi ça me va très bien ! T'es vraiment en train de me rendre folle ! T'es un putain de connard de merde ! Tu ne penses qu'à m'emmerder ! Y'a vraiment un truc qui tourne pas rond chez toi !"

Cette fois, c'est moi qui le laisse planté là, il finit par me remercier pour le ménage et pour le repas. Il me demande même si on mange ensemble.... Ca ne nous ai jamais arrivé. On n'a jamais mangé ensemble et j'aurais volontiers accepté sa proposition s'il n'y avait pas eu la provocation du joint et du coca ! Désolée, mais c'est clairement de la provocation.

"Va te faire voir !"

Lui dis-je en guise de réponse avant d'aller dans ma chambre et de claquer la porte. Les hommes sont tous des idiots, pas un pour rattraper l'autre ! Dire que je voulais lui faire plaisir avec le repas, j'avoue que j'avais même envisagé qu'on puisse faire la paix et voilà qu'il gâche encore tout ! C'est pas possible ! Je rumine dans ma chambre en faisant les 400 pas. Frustrée, je me mets à rouler un nouveau joint que je commence à fumer tout de suite après l'avoir roulé. D'ailleurs, ma beuh est une beuh de qualité, tout ce que je fume est de qualité, qu'est ce qu'il croit ! Je sais où elle est plantée, qui s'en occupe et quand est-ce qu'elle est récoltée sans oublier la variété qui est plantée. Je connais toute la vie de la beuh que je fume, de sa naissance jusqu'à sa récolte. J'en connais plus sur mes variétés de weed que sur la vie de mon coloc.
Je soupire en recrachant la fumée vers la fenêtre, je commence petit à petit à me radoucir.
J'entends Julien qui met la table, je ne sais pas s'il pense que je vais manger avec lui, il se trompe ! J'ai pas envie de manger avec un idiot qui ne se sent bien que lorsqu'il m'emmerde ! Parce que c'est clairement comme ça que je le vois ! Et alors que je suis en train de me dire ça, j'entends frapper à la porte de ma chambre.

"Si c'est pour encore m'emmerder, tu peux aller te faire enculer !"

Je suis pas d'humeur pour une autre blague. J'ai eu une nuit infernale, une matinée horrible, quand je me revois me réveiller en sursaut et trempée, j'ai encore envie de pleurer..... Ça me soûle. Franchement, j'en ai marre de tout ça. Je vais recommencer à fuguer s'il me prend encore la tête et tant pis si je dois me faire virer de la colocation, c'est sans doute ce qu'il cherche au final, ça ne m'avait jamais effleuré l'esprit, mais peut-être qu'il veut se débarrasser de moi !
Sur le coup, cette idée me blesse profondément, aller savoir pourquoi. Puis ça passe. J'entends encore frapper à la porte et décide d'aller lui ouvrir pour entendre ce qu'il a à me dire.
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Je crois que je suis resté planté là un bon moment. Le coca coulant le long de mon visage, laissant son sucre coller à ma peau pour me faire un masque. Le mégot laissa une petite trace noir au milieu de mon front, un peu comme les hindous avec leur point rouge. Sauf que le mien était noir et fait avec de la beuh, enfin, de l’herbe aromatique quoi. J’cuisinerai pas avec mais ça reste de l’herbe parfumée qui donne du goût. Je le sais parce que, si je ne fume pas, je suis un amateur des space cake, ces gâteaux aux ingrédients mystères.

Je soupirai longuement, le bruit de la porte de Rémy me faisant légèrement grimacer. Ce n’était pas de la provoque de ma part, une façon maladroite de vouloir entrer en lien, c’est tout. Ça plus le fait que si un flic ou son Assistante sociale débarque dans l’appart, nous serons tous les deux dans de beaux draps si ça sent l’herbe aromatique dans toute la baraque. Si elle semble avoir une certaine débrouillardise, elle me laisse parfois sur le cul quand je comprends qu’elle ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez.

Un peu dépité, je me baisse pour ramasser son mégots, je sors du salon pour entrer dans la cuisine et actionner le levier de la poubelle. Une fois cette dernière ouverte, je reste à contempler sans vraiment le regarder, son intérieur peu reluisant. Sans remords je laisse tomber le joint froid et humide, puis je vais nettoyer nos dernières frasques.
Tout en finissant de nettoyer, je sens le sucre du cola durcir sur mon visage. Je me sens collant, poisseux comme un poisson et presqu’aussi ridicule quand je croise mon regard dans la glace de la salle de bain.

- Va falloir que tu repasses à la douche Julien parce que le coup du masque au coca, j’suis pas sûr de ses effets bénéfiques pour la peau.

Je commence à me déshabiller et tire la porte de la salle de bain, tout en marmonnant de façon incompréhensible. Seul quelques mots ressortent de ce charabia « dictionnaire », « mode d’emplois », « femme », « Remy », « relation ».

****
Une bonne douche plus tard et des vêtements propres sur moi, je finis de mettre la table tout en pensant à comment j’allais m’y prendre pour finir par manger avec le troll planqué dans sa chambre qui devait sans doute avoir rallumer un joint ; et qui devait aussi pester encore. Une fois finis, je n’avais toujours pas le moindre plan pour aborder Remy. C’était trou noir. Tant pis j’allais y aller au feeling, je verrais bien comment cela allait se passer.

En passant devant la porte d’entrée j’entendis une voix de femme ponctuée par la suite d’un coup de sonnette. Notre sonnette. Qui ça peut être ? à cette heure là, les gens rentrent chez eux. Mes voisins ou voisines ne me parlent pas plus que cela et encore moins depuis que nous sommes deux dans l’appartement. Ces derniers nous voient comme des nids à problèmes. S’ils savaient, s’ils savaient. Tout en déverrouillant la porte,  Je me remémorais quelques évènements de mon passé. C’est en reconnaissant le visage du visiteur improviste. L’assistante sociale de Remy.

- Et merde.

- Eh bien, ça fait plaisir de voir que Remy déteint sur toi. Que me vaut cet accueil ?

- Excusez moi, j’étais dans mes pensées.

- Rémy est là ?

Je jetai un bref regard par-dessus mon épaule, me demandant comment j’allais pouvoir éviter une merde à Rémy. Pas que je me sentais responsable si elle se prenait une brasse par son AS ce soir, mais je me dis qu’après le coup de ce matin, celui du mégot dans le coca…. Si en plus elle se prenait un savon parce que le toutou des services sociaux la trouvait avec un joint dans sa chambre…. La baraque allait exploser. Et elle risquait de partir. Pas envie.

- Euuuh je vais aller voir ! installez-vous au salon ! je crois qu’elle est dans la salle de bain !

- Tu es sûr que je…

- Pas de problème ! Je dois allez lui rendre son t-shirt de toute façon ! installez vous, j’insiste !

Elle haussa un sourcil et je crû qu’elle allait passer outre ma proposition et ouvrir d’un coup de pied la tanière de l’ours. Je laissa discrètement échapper un soupir de soulagement quand elle se mit en direction du canapé. Sans attendre mais de façon décontracté je me rendis jusqu’à sa chambre, toqua et attendit qu’elle m’ouvre –chose qu’elle fit- pour que je me faufile dans sa chambre et ferma la porte, restant dos à cette dernière. Et ben j’avais eu raison de ne pas laisser la femme venir. Elle en avait rallumé un.

- Ton A.S est ici, sur notre canapé, dans le salon. Elle sait que tu fumes ici ? Ou le deal c’était que tu arrêtes d’y toucher ?

Je braquai mes yeux verts dans les siens, baissant le visage pour percevoir ses expressions, même fugaces. Je ne connaissais pas le dossier de cette jeune femme. Quand son AS m’avait contacté, elle m’avait juste demandé si ça me dérangeait que celle qui vivrait avec moi soit suivit par les services sociaux. Je m’en foutais pas mal. Il y a beaucoup de gens qui pensent que ces jeunes sont des attardés, des délinquants, des sous merdes qui ne peuvent pas s’en sortir et qu’ils ont mérité ce qui leur arrive. Ces façons de penser me font vomir. Je me doute bien que la personne que j’ai en face de moi doit avoir un passé loin du pays des bisounours,  ça ne la réduit pas à ça.

- Que fait-on Rémy ?

Si elle pouvait mettre sa hargne et sa fierté de côté pour qu’il y ait au moins un semblant d’unité et de coopération le temps que l’autre bonne femme soit présente. Ce serait vraiment top.
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Tu veux la jouer comme ça ?! Pas de soucis ! Tu sauras rien de ma vie non plus, du con !
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Maintenant que le THC commence à faire effet je me sens plus sereine et plus détendue. Je soupire en posant mon joint dans le cendrier le temps d'allumer mon enceinte pour mettre un peu de musique. On va pas se le cacher, il n'y a que Bob qui sache adoucir les mœurs. J'entends que Julien fait du rangement, je décide d'en faire de même pour qu'il ne continue pas à me traiter de crasseuse. Car même s'il ne l'emploie pas comme ça, c'est un peu comme ça qu'il me voit. Alors que je ne suis pas sale, je suis bordélique, c'est différent ! Mais bon, aller lui expliquez ça à monsieur Je Juge Tout Ce Que Fait Rémy. J'aère même ma chambre ! Si c'est pas faire des efforts !
Dans le fond, je suis pas méchante, peut-être un peu dérangée, je vous l'accorde, mais pas méchante. J'ai pas envie de nuire à Julien qui a accepté de m'héberger et je n'ai pas envie de décevoir Janice qui fait tant d'effort pour moi.... C'est juste.... Qu'être ce que tout le monde attend, quand on a l'impression qu'on est rien du tout.... C'est pas facile. Je fronce les sourcils quand je sens pointée une grosse remise en question. Non ! Je secoue la tête. C'est pas le moment de m'apitoyer sur mon sort et de me demander si j'ai fait les bons choix dans la vie. Pas alors que monsieur Je Juge Tout Ce Que Fait Rémy, est à côté...

Ah ? Il va se laver, j'entends l'eau qui coule. Je roule des yeux en fumant mon pet entre deux tâches. J'avais soigneusement rangé ma chambre dans la journée, aussi, je m'occupe de quelques petits détails sans importance, histoire qu'elle soit parfaitement rangée aux normes de Julien. Pourquoi ? Pour prouver à ce dégénéré que je peux être une junkie et savoir ranger ma chambre ! En la contemplant, aussi propre, je ressens soudain une petite pointe au cœur en repensant à l'état dans lequel j'ai laissé la chambre de Julien. C'est bien fait pour lui ! Mais....Je me sens quand même coupable.... Grrrrrr Je déteste ressentir de la culpabilité, c'est pour les faibles !!!! Je passe une main dans mes cheveux soyeux en soupirant, assise sur mon lit, je tire encore quelques taffes.

"Connard qui me fait ressentir des remords !"

Je soupire encore en me levant de mon lit, au même moment, Julien tape à ma porte et entre. J'arque un sourcil en le voyant entrer sans même que je lui donne la permission, mais devant sa mine grave, je me dis qu'il ne l'a pas fait pour rien ou dans le seul but de m'emmerder.

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

Il allait finir par m'inquiéter si ça continue. Est-ce que la police serait là ? Non je pense qu'elle serait arrivée en défonçant la porte ? Pourquoi ? Bhein disons que je connais deux trois personnes qui.... non mais ça va pas, je vais pas vous raconter tout ce que je sais ! Mais heureusement pour moi, ce n'était pas les flics. C'est juste Janice. Je roule des yeux, un peu exaspérée qu'elle soit venue jusqu'ici. Je croise les bras sous ma poitrine en détournant mon regard azur de mon coloc. Mais dans le son de sa voix, j'entends qu'il est véritablement inquiet pour moi. Je souris malgré moi en prenant un air de victoire et hautement provocateur. Je m'approche de lui et tends le visage jusqu'à ce qu'il soit si près du sien que j'arrive à voir mon reflet dans ses yeux.

"Oh mais... C'est que tu t'inquiètes pour moi ? Est-ce que tu aurais peur que Janice m'emmène loin d'ici ? Hein ?"

En m'éloignant de lui, le bout de mon nez frôle le sien, imaginez bien que pour se faire j'ai dû me hisser sur la pointe des pieds. Balançant ma main dans l'air avec nonchalance, je lui lance une expression amusée mais pas du tout inquiète.

"Relax, Janice sait tout de ma vie. Elle s'occupe de moi depuis.... Je ne sais même plus quand ! Alors je peux t'assurer que tout ce que j'ai fait de plus sale et de plus noir dans ma vie, elle le sait."

Lui dis-je en accentuant un peu la chance avec de la gestuelle pour me faire passer pour une terrible criminelle ou un monstre de la nuit. Peu importe. Je suis sûrement un peu des deux.

"Et elle ira jamais me dénoncer aux flics !"

Poussée par les effets de la drogue encore présente dans mon corps, je prends la main de Julien pour le guider jusqu'à mon A.S qui est aussi ma mère de substitution et ma meilleure amie.

"Rémy, qu'est-ce qui se passe ?!"

Dit-elle en nous toisant du regard. Moi elle me lance son fameux regard plein de méfiance et de reproches mais à Julien elle lance un regard plutôt genre "Est-ce que je peux te faire confiance en laissant Rémy avec toi ?" C'est mignon de la voir s'inquiéter pour moi. Je voudrais pouvoir réaliser tous les rêves de Janice juste pour la remercier de tout ce qu'elle a toujours fait pour moi. Mais ça, c'est quand je suis stone, quand je le suis pas et qu'elle me rappelle que ma vie sera un pur gâchis si je n'en fais rien, j'ai juste envie de la voir loin de moi... Enfin bon.

"Julien, je te présente Janice. C'est pas juste mon assistante sociale, cette bonne femme est sans doute ce qui se rapproche le plus d'une mère pour moi."

Et toc, Janice en reste bouche bée, littéralement. Elle ne s'attendait pas du tout à ce que je la présente de cette manière, sans compter qu'elle a connu ma mère puisqu'elle était son assistante sociale avant.....avant de devenir la mienne.

"Je...Heu...Je ne sais pas quoi dire."

"Ce serait bien la première fois !"

Dis-je en souriant. Mine de rien, ma petite main est toujours dans celle de Julien et je ne m'en rends même pas compte.

"Julien s'inquiétait, il ne voulait pas que tu me surprennes en train de fumer, mais je lui ai dit que tu savais tout de moi et que je ne te cachais rien."

Là encore, elle fut tellement touchée qu'elle se mit à rougir, c'est bien la première fois que je vois Janice aussi vulnérable et déboussolée.

"Ah...Ah oui ? Oui et bien il a raison, je t'ai déjà dit d'arrêter de fumer ces cochonneries ! Tout ce que tu infliges à ton corps.... tu vas le payer un jour ou l'autre ! Tu devrais faire plus attention à ta santé. T'es une jeune fille magnifique, je ne voudrais pas un jour te retrouver sans dents ou toute bleue parce que tu auras fait la fête de trop."

Je fronce les sourcils. Et voilà, elle recommence à me faire la morale alors que je viens limite de lui ouvrir mon cœur. Vous comprenez maintenant pourquoi j'évite les relations sociales à but non lucratif ? C'est pour m'éviter ce genre de désagrément. Je commence à me tendre comme un arc mais je sens une petite, légère et pourtant douce et réconfortante caresse sur le dos de ma main. Je regarde qu'elle en est la cause et c'est un peu surprise que je constate que mon abruti de coloc me caresse doucement de son pouce comme pour... me rassurer ? Mon regard remonte le long de son bras puis de son corps pour arriver à son visage. Il en est presque moins dégueu à mes yeux tout à coup. Mais je me reprends vite, si, c'est Julien ! Autrement dit, le casse couille de service ! Je ne peux pas le voir autrement, ça serait.....ridicule.

Janice, qui est loin d'être stupide, finit par soupirer et par me dire.

"Je m'inquiète juste pour toi, Rémy, c'est mon rôle, non ? Tu sais que je tiens énormément à toi et je veux juste te savoir heureuse et en sécurité."

Elle soupire, comprenant que je me suis braquée et qu'elle n'obtiendrait rien de plus de ma part. C'est trop tard. Elle secoue la tête à la fois attendrie et déçue. Elle me voit encore comme la petite gamine qu'elle avait dû recueillir mais d'un autre côté, elle voudrait que je sois la femme forte qu'elle voit en moi et que je crois bien qu'elle est la seule à voir.

"Bon et bien, je ne vais pas tarder à vous laisser. Je suis venue voir si tout allait bien, après que Rémy m'ait appelé ce matin au sujet d'une plaisanterie douteuse."

Dit-elle à l'intention de Julien, j'espère que lui aussi sent le poids de la morale sur ses épaules, que je ne sois pas la seule à me sentir comme une moins que rien à cet instant. Janice n'était pas là pour lui faire la leçon, elle n'est pas sa mère, bien au contraire, elle est plutôt là pour le mettre en garde.

"Rémy, est-ce que vous avez du café avant que je m'en aille ?"

J'hoche la tête, naïvement et me dirige vers la cuisine pour lui préparer un café comme elle l'aime. J'ai dû lâcher la main de Julien et bien que je sois partie, je sens encore la chaleur de ses doigts autour des miens. Je repasse une main dans mes cheveux en soupirant et c'est là que je reçois un texto.

"Faut qu'on se voit ce soir."

C'est un gars que je connais avec qui je me fais de l'argent. Il me refourgue de la came merdique que je vends bien plus cher parce que je suis une fille et il me prend une partie de mon bénef. C'est grâce à ce genre de combine que je peux subvenir à mes besoins et que j'ai toujours appris à le faire.

"Je pense pas pouvoir, mon A.S est là."

"Je m'en cogne de ta vieille, ramène ton cul dès que possible. Tu veux te faire la thune ou pas ? Sinon j'appelle quelqu'un d'autre. Mais je te préviens Rémy, tu vas rater une soirée de ouf, l'occasion pour toi de t'amuser, te faire du fric et de te faire baiser, te connaissant, tu vas pas te faire prier."

Je me mordille la lèvre, c'est vrai que ça a l'air tentant... Mais qu'est-ce que je vais dire à Julien si je pars comme ça ?.... Mais ça promet d'être un sacré paquet de fric.... De quoi pouvoir être sûre d'avoir ma part du loyer pendant deux mois sans rien avoir d'autre à faire... C'est plus que tentant.

"Ok. Mais pas avant deux heures du mat'. Et viens me chercher."

"Tu m'as pris pour ta pute ? N'inverse pas les rôles, c'est ton premier client qui passera te prendre pour t'amener à la fête. T'as fait le bon choix Rémy, tu sais bien que t'es la meilleure lorsqu'il s'agit de refourguer de la ville came à des trous du cul."

Je range le téléphone dans ma poche en étant subitement prise dans mes pensées. Si bien que je n'entends pas un mot de l'échange qui se passe dans le salon.

"Bien. Maintenant que nous sommes seuls, je voulais simplement savoir si.... Rémy vous cause... des soucis ?"

Devant l'air plutôt vague de mon coloc, Janice insiste en lui tendant une carte.

"Voici ma carte avec toutes mes coordonnées personnelles. Rémy a un passé difficile, comme je vous l'ai dit quand nous nous sommes brièvement vu pour la signature des papiers. Seulement, vous êtes loin de vous douter à quel point cette fille attire les problèmes volontairement ou involontairement. Quand je la regarde, j'ai peur qu'elle suive le chemin de ses parents...."

Elle tourne un regard triste vers moi en repensant à la fin tragique de ma mère et au destin qui attend mon père. Elle soupire.

"Ma foi, j'en ai assez dit. La seule chose qui compte, c'est que vous m'appeliez si vous sentez le moindre danger planer sur vous ou sur Rémy, cette imbécile ne le fera jamais, pensant qu'elle peut toujours se débrouiller toute seule mais ce n'est pas le cas. J'ai dû....Je l'ai vu dans de sale états... et je ne veux pas que ça se reproduise. Je veux qu'elle ait un diplôme et qu'elle fasse quelque chose de sa vie, aussi, je compte sur vous pour m'avertir de tout ce qui pourrait lui être néfaste. Je peux compter sur vous pour veiller sur elle ?"

C'était une lourde responsabilité qu'imposait Janice à Julien. Sans compter qu'il n'avait peut-être pas envie de s'occuper de sa junkie de coloc, peut-être que pour lui je commençais à devenir une trop grosse source de problème et qu'il allait dire à Janice qu'il valait mieux que je parte avec elle ? Je n'en sais rien... Je n'en sais rien du tout. Et quand je reviens avec le café, mon A.S me fait un large sourire et le bois rapidement.

"Bon, je vais vous laisser. N'oublie pas de m'appeler demain Rémy et tu as des rendez-vous aussi. Mais on en discutera demain. Bonne soirée à vous."

Je la raccompagne jusqu'à la porte puis je me tourne vers Julien. J'arrange une mèche de cheveux avant de regarder la table dressée.

"Tu viens ? J'ai grave la dalle."

Dis-je simplement avant de réchauffer nos plats. Je les dépose ensuite sur la table en laissant mon regard azur parcourir la pièce par moment et quand mon regard tombe sur le sien, on s'échange de petits sourires en silence. Je réalise qu'on a jamais vraiment passé du temps ensemble, aussi, je ne connais pas grand-chose sur lui, voire pas du tout. Et les relations sociales, ce n'est vraiment pas mon truc..... Je me gratte le crane en réfléchissant avant de lui demander :

"Alors... Heu.... Tu étudies quoi au fait ?!"

Ouais j'avoue, même ça j'en sais rien, je suis vraiment une coloc indigne !

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Je suis passé pour un imbécile. Dieu seul sait que je ne supporte pas ça. Cela a le don de me crisper et de me tendre, me laissant sur la défensive avec cet arrière-goût de honte. Voilà pourquoi j’évite de m’investir sentimentalement dans des relations sociales. Autant que faire ce peut, je reste sur du cordial ou sur une relation à sens unique.

Rémy prend un malin plaisir à utiliser les émotions que j’ai pu laisser filtrer contre moi. Moi ? Je m’inquiète pour elle ? R-I-D-I-C-U-L-E. Totalement RIDI…. Je m’arrête net dans mes pensées, mon sang se figeant sur place, douchant ainsi l’explosion qui pointait le bout de son nez. C’est celui de la jeune femme qui frôla le mien et un long frissons, partant du bas de mon dos, remonta jusqu’à la racine de mes cheveux. Je ne pouvais plus rien dire et pourtant. J’en avais des choses à dire. Surtout quand elle sous entendit son passé de racailles des bacs à sable. Comme si je n’étais pas capable de comprendre ce qu’elle avait pu traverser à certains moments de sa vie. Nous n’avions pas la même mais certains « détails » de notre parcours semblaient, si j’en croyais les différents indices, être similaires.

Perdu dans mes pensées ce n’est que lorsqu’elle me prit la main que je repris pied avec la réalité. Depuis quand elle acceptait le contact physique avec moi. Autre que lorsqu’elle souhaite ma mort. Elle me semble complètement stone. Ça se défonce et en plus ça devient mignonne. J’vais peut être la laisser fumer plus souvent. Certains, quand ils se droguent, passent du gentil caniche au bouldogue ; elle, elle passe du molosse qui bave et aboies à une mignonne petite peluche duveteuse que l’on voudrait garder dans ses bras. Pas que je veuille garder Rémy dans mes bras ! Mais dans son état actuel, la chose est potentiellement envisageable et imaginable.

Quand nous arrivons dans le salon, elle balance tout à son AS, qui me regarde comme si j’étais le dernier crétin sur terre. Je dois faire des efforts de volonté pour ne pas tourner les talons et les laisser toutes les deux se démerder entre elles. Cependant, la perspective d’en apprendre plus sur Rémy est plus attrayante que de filer à l’anglaise. J’observe les échanges entre les deux femmes ; Rémy, complètement pétée, enchaîne les déclarations d’amour, ce qui, bien évidemment, laisse Janice complètement sur le cul. Je la comprend. C’est pas tous les jours qu’un dragon cracheur de feu et ayant une mauvaise foi d’arracheur de dents ouvre son cœur et laisse tomber le masque. Je glissa un regard en coin à Rémy, laissant mes yeux sur son visage, son profil.

Elle avait de long cheveux et des yeux magnifiques. La courbe de son nez était droite, descendant ensuite sur des lèvres légèrement rosés et pulpeuse ? C’est comme ça qu’on dit ? Je me surpris à rougir et à penser qu’elle était plutôt mignonne. Belle même.

"[…..] …., je t'ai déjà dit d'arrêter de fumer ces cochonneries ! Tout ce que tu infliges à ton corps.... tu vas le payer un jour ou l'autre ! Tu devrais faire plus attention à ta santé. T'es une jeune fille magnifique, je ne voudrais pas un jour te retrouver sans dents ou toute bleue parce que tu auras fait la fête de trop."

Je crois que son AS n’a pas compris comment s’y prendre avec l’handicapée des relations sociales. Je sentis Rémy se crisper et se tendre, son visage devenant aussi lisse et dure qu’à l’accoutumé. Bingo , revoilà la dragonne. Loin d’avoir envie d’une confrontation, je me permis, doucement, dans un geste de réconfort, de caresser le dos de sa main. Un bref instant je cru qu’elle allait m’invectiver, me disséquer sur place et partir en laissant derrière elle les restes de mon corps. Chose étrange, ce ne fut pas le cas. Je capta le regard qu’elle laissa remonter jusqu’à mon visage et je crû percevoir une absence de dégout ou de mépris. Ce qui, dans les deux cas, est une chose plutôt rare, à mon égard.

Mon attention se porta rapidement sur Janice qui venait d’évoquer ma petite blague de la matinée. J’en rougis jusqu’aux oreilles mais ne broncha pas. Je m’étais déjà pris un savon ce matin par l’une de mes camarades alors je n’étais plus à un deuxième près.

Quand l’AS demanda à Rémy un café je me tendis légèrement. Le coup du café pour en faire partir un et se retrouver seul avec le deuxième c’était un grand, grand, trèèèèès grand classique. Il allait falloir qu’elle innove un peu la daronne. Rémy ne tombera pas dans le pan….. ma comparse lâcha ma main et alla, docilement, préparer un petit café pour sa Moman d’amour. C’était louche. Soit elle est complètement stone et possède un esprit assez naïf pour ne pas penser plus loin que le bout de son nez. Soit elle devait régler un truc loin des yeux de son chien de garde. Comme je crois en l’intelligence de cette fille, j’opte pour la seconde option. Je tirerai ça au clair plus tard. Pour l’heure…. Je sens que Sherlock cherche un nouveau bras droit, Watson ayant décidé de se faire la male.

- Je n’ai pas de problème avec Rémy. On ne se parle pas encore des masses mais c’est le temps de se faire à l’autre.

Je l’écouta débité le reste de son charabia et la chose qu’inconsciemment je redoutai arriva. Elle me demanda de veiller sur elle mais surtout de la prévenir au moindre faux pas. Depuis quand elle croit que je fais dans l’espionnage ? j’ai une tête de balance ou ça se passe comment ? non parce que si c’est le cas, je vais prendre une tondeuse et me couper les cheveux ! rien à voir JE SAIS. Pour ne pas la vexer je prends sa carte et la range dans ma poche.

- J’peux rien vous promettre. Chacun possède son lot de casseroles, tout le monde en a et tout le monde peut s’en sortir. Vous devriez peut être lui faire un peu plus confiance ; enfin, je comprends votre inquiétude.

Elle termina la conversation promptement, se rendant soudain compte qu’elle commençait à me divulguer la vie privé de ma coloc sans vraiment de consentement de sa part. Je resta silencieux le reste de « l’entrevue », Rémy ne me reprit pas la main et je me surpris à en être déçu. Ressaisie toi Julien ! C’est une droguée ! Doublé d’une chauve-souris ! Quand Janice fut partie je m’attendais à la voir disparaître dans sa chambre, sans un mot, sans un bruit, ni un regard. Aussi, quand Rémy me proposa de manger ensemble cela me laissa sans voix.

- Ça marche !

Mon ventre se réveilla à ce moment-là et c’est avec faim que je me mis à table. Sauf que… Je me rendis compte que nous n’avions pas de sujet de conversation et pour l’heure aucuns points commun en vue. Deuxième surprise de la soirée, Rémy lança d’elle-même la conversation. C’est louche, je trouve. Elle cherche à faire avaler une pilule ou elle est sincère ? sans preuve je lui laisse le bénéfice du doute.

- Je suis en fac de sport, STAPS si tu préfères. Fac d’histoire pour toi, si je ne me trompe pas ? tu veux faire quoi une fois ta licence en poche ?

Bien que je ne l’ai jamais vu partir pour assister au cours (la fac de sport et celle de lettre et histoire se trouvent sur le même campus), je ne doute pas de ses capacités et de son intelligence. Une fille capable de retourner une chambre sans rien casser est forcément douée en quelque chose. Je mis une fourchette dans ma bouche. Elle avait cuisiné, des lasagnes je crois, et je ne m’attendais pas à grand-chose. Je ne fus pas déçu, au contraire. C’était réellement bon ! Si jamais la fac d’histoire ne marchait pas elle pourrait toujours se reconvertir.

- Ça déchire ton plat Rémy ! C’est super bon ! Merci pour le repas ! C’est chouette de manger ensemble !

Je continuais de manger, répondant à ses questions et elle aux miennes. Le repas se passa sans encombre et une bonne ambiance s’installa, allégeant l’atmosphère de ces dernières semaines de façon considérables. Nous étions passé au salon, et cela faisait maintenant un bon moment que nous discutions, de tout, de rien mais pas trop de nos vies privés. Aucunes questions n’avaient fusé concernant le passé respectif de l’autre, ce qu’il faisait avant cette colocation. J’entendis le clocher de l’église sonner 12h.

- Déjà minuit ! Le temps est passé tellement vite !

Je pris le temps de m’étirer, passant les bras au dessus de ma tête pour me grandir et détendre mes muscles. Nous étions jeudi soir et le jeudi soir, c’est soirée étudiante. Je me demande vaguement si je vais y aller mais pour le moment j’ai une préférence pour rester avec Rémy.

- Tu veux qu’on regarde un film ? J’ai pas mal de choses sur mon disque dur : horreur, fantasy, merveilleux, dessins animées…. J’ai aussi des séries si tu préfères ?

A ce moment-là je sentis mon portable vibrer dans ma poche et je vis celui de Rémy s’allumer. Elle devait avoir un message.
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Cheval de Troie
Cheval de Troie
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Narnia

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Rémy Wheeler
J'ai 18 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis étudiante/dealeuse/pute à mes heures perdues et je m'en sors bhein plutôt pas mal quand je ne me fais pas arrêter. Sinon, grâce au fait que je m'en bas la race, je suis une célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Tu veux la jouer comme ça ?! Pas de soucis ! Tu sauras rien de ma vie non plus, du con !
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Milana Vino:copyright:️ Google

Je pense avoir côtoyé assez d'hommes pour savoir reconnaitre quelques signes et le regard fuyant et la bouche pincée ce sont des signes qui ne trompent pas ! J'ai touché juste et il ne veut pas l'admettre. De toute façon, qu'il se rassure, dans mon état j'ai plus envie de rire et de laisser couler que de le titiller jusqu'à ce qu'il craque. Et puis, Janice nous attend apparemment.

Une fois dans le salon, je commence à déballer ce que je ressens. Me jugez pas, je suis défoncée et je ressentais l'envie de lui dire ce que je ressens pour elle. J'étais une enfant quand j'ai connu Janice et elle a tout fait pour moi, alors ouais je suis peut-être une petite délinquante sans avenir à deux doigts d'être une criminelle comme mon taré de père mais je suis aussi reconnaissante, pas tout le temps mais tout vient à point à qui sait attendre, et là apparemment c'était le moment.
Si j'avais su que cette petite fouineuse continuais d'épier tous mes faits et gestes à travers n'importe quelle personne qui pourrait être une bonne taupe, je me serai bien gardée de lui ouvrir mon cœur ! C'est fou qu'elle n'ait toujours pas confiance en moi après lui avoir assuré que je serai sage ! Bon, je le suis pas, mais quand même, elle pourrait au moins me laisser le bénéfice du doute ! Puis je me suis jamais fait attraper depuis que j'ai recommencé mes sombres histoires, donc pour l'instant, elle est censée croire que je suis innocente comme la neige ! Pfff je suis choquée !

Pourquoi je sais qu'elle me surveille, parce que je lui ai ouvert mon cœur et que cette traitresse a juste parlé de ma consommation et du fait que je pourrais mourir d'une overdose. Wouah, grosse ambiance. Heureusement que Julien a su me réconforter au bon moment, heureusement surtout qu'il ne puisse jamais savoir que j'ai pensé ça ! Enfin bref, elle m'a soulé à me rabâcher sans cesse les mêmes choses. Je sais que c'est pour mon bien mais qu'est-ce qu'elle croit, j'ai que dix-neuf ans, bien sûr que j'ai l'impression de totalement gérer la situation !
Heureusement qu'elle m'a demandé un café, j'ai bien besoin d'aller souffler ailleurs ! Puis j'ai reçu un texto et comme Janice veut contrôler mes fréquentations, j'ai plutôt pas intérêt à consulter mes messages devant elle. Je sais ce que vous vous dites, qu'elle est abusive, qu'elle veut trop contrôler ma vie, qu'elle va au-delà de son rôle d'AS ? Vous avez absolument raison ! Mais pour sa défense, car ce n'est pas une mauvaise personne, c'est moi qui l'ai rendu comme ça. Je veux dire, c'était une personne normale avant qu'elle ne s'attache à moi. J'ai bousillé sa vie comme j'ai bousillé la vie de mes parents. Je suis quasiment tout ce qui lui reste et au lieu de m'en vouloir d'avoir gâché sa vie, elle essaye de tout mettre en œuvre pour que la mienne soit une réussite. Je vais vous avouer un secret, un de mes rares talons d'Achille, c'est de décevoir Janice. Je veux dire, je la déçois tous les jours, ça je le sais, mais qu'elle me dise dans les blancs des yeux qu'elle ne croit plus en moi car je l'ai trop déçue.... Brrrrrh rien que d'y penser j'ai envie de chialer ! Alors pensons à autre chose !

Ma conversation SMS me fait souffler. Je suis contrariée. Je ne sais pas pourquoi. Enfin si je sais, mais je ne veux seulement pas l'admettre. En fait, ça me soule de me barrer et de laisser Julien comme ça alors qu'on était dans un bon mood pour une fois. Mine de rien, l'arrivée de Janice a tellement chamboulé notre soirée qu'elle aura fini par nous rapprocher. Qui sait, peut-être qu'on aurait passé la soirée chacun de son côté si elle n'était pas venue ? Alors que là, j'ai bien envie de manger avec lui. Tout doux le loup, je dis pas qu'on va devenir pote et se mettre à chiller ensemble devant Netflix. Non merci. Mais déjà, se parler en mangeant c'est un bon début. Soupire. Mais d'un autre côté, je lui dois rien, il est personne et je vais me faire tellement de flouz que je pourrais même faire les courses pour qu'il me cuisine un bon petit plat !
Je passe une main devant ma nuque, je n'ai jamais autant hésité de toute ma vie, d'habitude je fonce sans réfléchir ! Pourquoi cet abrutis me fait me sentir.... comme ça. Je fronce les sourcils.

"Bon, c'est décidé, j'y vais."

Me dis-je à moi-même. Bhein oui, c'est ça qu'on veut, la Rémy intrépide, sans foi ni loi ! Celle qui fait ce qui lui chante quand ça lui chante ! Un petit verre de Coca et ça repart. Janice finit enfin par s'en aller et on passe à table. Au début, l'ambiance est plutôt gênante, je pense que nous réalisons tout les deux que nous ne savons pas grand-chose l'un sur l'autre. Ou peut-être est-ce seulement moi qui pense ça ? J'avoue que je ne me suis clairement pas intéressée à sa vie, pas le moins du monde, mais alors vraiment pas ! Enfin bref, vous avez compris.

J'arque un sourcil quand il me demande ce que je veux faire avec ma licence. Déjà....quelle licence même ?! Je finis par rire car c'est tellement naïf et niais que je trouve ça mignon.

"Tu crois vraiment que je vais avoir ma licence ? C'est mignon."

Je secoue la tête, tellement je n'arrive pas à croire qu'il pense sérieusement que je vais avoir ma licence, pire, que je vais à la fac ! Un deuxième rire sort de ma bouche juste pour la route. Trop marrant.
J'hausse les épaules avant de regarder mon plat et de manger tranquillement.

"Mouais, merci. Je suis pas très douée pour la cuisine, j'ai essayé de faire de mon mieux et puis pour rien te cacher, je suis grave surprise de ne pas l'avoir fait cramer !"

Je lui offre un large sourire amusée, c'est vrai que je suis une catastrophe en cuisine. En même temps ma vie se résume aux sandwichs triangles alors me jugez pas.

Finalement, la soirée ne s'est pas trop mal passée, on a parlé de tout et de rien, je lui ai demandé pourquoi est-ce qu'il était un maniaque compulsif et lui pourquoi j'étais une flemmarde congénitale.

"Alors sache pour ta gouverne que je fais grave des trucs ! Donc flemmarde, flemmarde, pas tant que ça !"

Mais quand il m'a sorti le fait que mes nuits commençaient à 06h du matin, je n'ai rien pu lui répondre de mieux et ça m'a d'ailleurs bien énervé ! J'aime pas perdre un clash contre Julien ! Ça me grrrrrhhh arrrrrggggghhhhhh !!
Quand on a fini sur le canapé pour continuer la conversation, j'en ai profité pour rouler mon digesplif ! Rien de mieux que le join d'après manger ! Puis l'église finit par sonner minuit et comme Cendrillon, mon téléphone me rappelle mes obligations. Je regarde distraitement l'aperçu de mon message.

"2h ça va pas le faire, il arrive dans 20 min tien..."

Pour voir la suite faut que j'ouvre le message mais je ne vais pas le faire à côté de Julien. D'ailleurs, celui-ci me propose un film et je me mordille la lèvre en cherchant le meilleur moyen de lui dire que j'avais autre chose de prévu. Seulement j'ai que vingt minutes pour me préparer donc je lâche tout simplement un :

"Non désolée, chouette soirée mais je suis attendue ailleurs donc....euh..... Bhein je vais me préparer puis ensuite je vais bouger. Je ne sais pas quand est-ce que je vais rentrer donc euh...bhein.... t'inquiète pas quoi."

Dis-je en me voulant détachée mais aussi rassurante ce qui a juste donné un mélange bizarre de gêne. Je me gratte les cheveux avant de me lever pour regagner ma chambre et de fermer la porte. Au moins, il comprendra que la discussion est close. Je n'ai pas envie d'être soumise à son interrogatoire sans compter je n'ai aucune obligation de lui répondre. Seulement on a passé une si bonne soirée que je ne veux pas qu'on s'embrouille pour rien. Aussi, j'espère qu'il ne va pas m'en vouloir et me laisser tranquille.

Une fois dans ma chambre, je fais rapidement mon gros sac à dos. J'y mets quelques vêtements pour un jour ou deux, ma brosse à dent, ma petite pochette où je range tout mon matos pour fumer et autre. Toujours avoir une capote dans son sac parce que : Sortez couverts. Qu'est-ce que j'oublie ? Ah oui, mon chargeur de téléphone, mon doudou (je veux rien entendre) et ma carte de bus. Ouais, je suis devenue ce genre de personne. Janice dit que je n'ai plus aucune excuse pour ne pas payer mon bus..... Soupire. Des fois je saute les portiques juste pour me rappeler le bon vieux temps de l'insouciance. Bon j'en étais où ? Ah oui, ma bombe au poivre et mon poing américain. Bhein quoi ? Je vous l'ai déjà dit : Sortez couverts. Puis on ne sait jamais, il m'est arrivé de tomber sur des gars peu commodes à qui j'ai dû rappeler que je n'étais pas une demoiselle en détresse mais bien une meuf qui sait taper où ça fait mal et sans aucune hésitation ! Bon et bien je crois que j'ai tout ce qui me faut. Je regarde l'heure, il me reste encore dix bonnes minutes. Je regarde par ma fenêtre, pas l'ombre d'une voiture, aussi je me dis que je devrais mettre une tenue plus appropriée. Rapidement, je me déshabille, je change même de sous-vêtements. J'opte pour des plus sexy. Pour ma tenue, ça sera ma pire robe de pute. Noire, courte, moulante, sans manches, à bustier, uniquement soutenue par ma poitrine nue. Les cheveux lâchés sur mes épaules, j'ai juste le temps de mettre un peu de parfum et de déo que mon téléphone se met à sonner. C'est un numéro inconnu, je réponds, il me dit de descendre car il est en bas de chez moi. Je mets rapidement mes chaussures, des talons, j'ai horreur de ça.... À la dernière minute je les enlève et enfile mes Docs, je me sens mieux.

J'essaye de partir discrètement mais Julien est encore dans le salon.... Du coup je n'ose pas le regarder, surtout dans cette tenue. Je n'ai pas envie de voir le jugement dans son regard... Je passe la porte rapidement, je dévale les escaliers puis je monte dans la voiture.

"Hey salut, c'est toi la meuf qui dingue dont Rob m'a parlé."

Je vois que ma réputation me précède. Par dingue il veut dire : qui couche facilement sans poser de questions en échange de quelques billets ou de quelques substances/qui refourgue de la "bonne came".

"Ouais, c'est moi."

Je sors une cigarette sans même lui demander si on peut fumer dans sa voiture. Je m'en fiche pas mal, j'ai envie de fumer, ça va être une longue nuit alors j'ai pas du tout envie de me prendre la tête. Sans compter que le type à côté de moi à l'air vraiment mal à l'aise.

"C'est la première fois que tu vas dans ce genre de soirée ?"

Il me sourit en conduisant prudemment vers la faculté. Ouais, bon, ça se voit tout de suite que c'est un fils à papa. Je roule des yeux en me disant qu'effectivement ça sera mon premier pigeon.

"Ouais ! Je suis plutôt du genre gros bosseur pour avoir les meilleures notes possibles !"

J'arque un sourcil.

"Pourquoi ?"

Je fume pendant qu'il hausse les épaules.

"J'en sais rien, pour avoir un bon job je pense !"

Je roule encore des yeux.

"Hum hum. Et sinon, tu attends quoi de cette soirée ?"

Il commence à rougir et passe une main dans ses cheveux en évitant mon regard.

"J'en sais trop rien, je veux m'amuser, m'intégrer et pourquoi pas, finir la nuit avec une jolie fille...."

Il n'ose toujours pas me regarder, pour un peu j'ai presque des remords de le faire payer. Mais le remord je le chasse assez rapidement, rassurez-vous.

"T'espère pas finir la nuit avec moi j'espère ?"

Cette fois il a le courage de me regarder rapidement, surpris.

"Bah pourquoi pas ?"

J'hausse les épaules en fumant toujours.

"Parce que je fais jamais rien gratuitement. C'est pas mon genre. Mais t'es plutôt mignon, je doute pas que tu vas trouver une fille qui voudra vraiment finir la soirée avec toi."

Je veux pas le vexer ou lui faire de la peine, je sais que je suis maladroite mais j'ai appris à m'en foutre. Mieux vaut blesser les gens et que le message passe plutôt que prendre des pincettes et au final finir quand même par faire de la peine. Mais bizarrement, il ne se démonte pas.

"Nous verrons bien, je suis un peu timide tu sais, alors bon, si je ne trouve personne, tu n'auras qu'à me dire ton prix."

J'arque de nouveau un sourcil mais je ne dis rien, j'imagine que j'acquiesce en silence. Je finis ma clope au moment où la voiture se gare sur le parking universitaire. J'entends déjà la musique de la fraternité. Celle des fils à papa, genre de fraternité où on ne trouve que des riches, sportif, arrogants et j'en passe. Quand je sors de la voiture, le gars me reluque puis me tend son bras.

"C'est pas contre toi mais je dois essayer de me faire un max de flouz donc si on pense que je suis ta copine..... Ça risque de foirer mes plans."

Dis-je pour remballer son invitation à lui prendre le bras, puis j'en ai pas envie. Nous marchons tout de même côte à côte jusqu'à l'entrée de la fraternité. Nous attendons un peu et on peut déjà voir bon nombre de personnes alcoolisées à l'intérieur. Un des gars de la fraternité arrive pour parler au videur. Ouais, ils ont un videur. Merde, je le connais.

"Qu'est-ce que tu fous ici, salope !"

Me lança Alexander Church dans son meilleur état de mec bourré et pathétique. Il n'a jamais accepté que je raconte à tout le monde qu'il en a une toute petite. Fallait pas me faire ce qu'il m'a fait, il sait très bien pourquoi j'ai raconté ça à tout le monde, maintenant il fait le mec qui m'en veut, mais je m'en carre le cul complet.

"Bien le bonsoir à toi aussi, j'ai été invité, aussi tu peux pas m'empêcher d'entrer. Donc je te prierais de circuler, ton haleine de looser est en train de s'imprégner dans ma robe."

Je passe devant lui comme une star accompagnée de mon chauffeur. Il me choppe par le bras pour me retourner face à lui.

"J'en ai pas finis avec toi, ici t'es sur mon territoire, fais bien attention à ton cul"

Puis il me relâche comme une moins que rien. Le gars, dont j'ignore toujours le nom, a voulu s'interposer.

"Hey ! C'est pas des manières de..."

"Tout doux, Robin, faut savoir choisir ses batailles et celle la n'en vaut pas le coup."

Alex nous toise en buvant le fond de bave de sa bière en titubant sur place. J'entraine le gars plus loin. Ça se voit qu'il n'est pas dans son élément, ça m'ennuie de le laisser mais j'ai du boulot, je ne suis pas baby-sitter !

"Bon, bhein... on se reverra peut-être plus tard ou peut-être pas."

J'allais pour partir mais il me retient, quand il capte qu'il a fait la même action qu'Alex, il me relâche tout de suite.

"Pardon... Je....Je voulais juste savoir si tu pouvais me filer....Fin....tu sais...." il rougit encore plus mais je crois savoir ce qu'il veut.

"Tu tournes à quoi ?"

Je penche la tête sur le côté. Il regarde le sol.

"J'ai juste envie de me détendre."

Je fouille dans mon sac et lui donne une dose d'ecstasy.

"Ça devrait te détendre, te prends pas la tête, tu vas pas en crever alors commence pas à psychoter. Laisse-toi aller et porter par la défonce et si vraiment tu sens que tu vas faire un bad, appelle-moi."

J'arrive pas à croire que je suis en train de lui donner mon numéro mais.... À l'inverse de tout les autres pigeons que je vais plumer ce soir, lui est vraiment gentil et ne cherche qu'à passer une soirée dont il pourra garder de bons souvenirs. J'hausse les épaules, puis.... Il a un petit quelque chose de Julien. Je secoue la tête avant de me dire une chose : Les sentiments, c'est pour les faibles, t'es plus forte que ça Rémy.
Rapidement, je me mêle à la foule et là, la soirée commence.
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Aodhàn
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Je crois que c’est dans sa nature. De venir piquer l’autre, le faire se sentir ridicule, comme si elle n’avait que ce moyen là d’entrer en interaction avec l’autre, sans que cela ne la mette en danger, ne la fasse se dévoiler. Bien sûr que je croyais en ses capacités d’avoir une licence d’histoire, bien que, en y réfléchissant, je ne l’avais jamais vu se rendre à un seul cours. Comment je le sais ? La fac d’histoire se trouve sur le même campus que la fac des STAPS et je fréquente certains mordu d’histoire.

Pour être honnête, je suis moi-même un mordu de mythologie grecque, romaine, égyptienne et tout ce qui touche de près ou de loin aux légendes, à ces fables qui viennent se mêler à l’histoire plus terre à terre, plus réaliste. Mais que serait l’histoire, le monde, sans un brin de fantaisie, de magie ? Rien. A mes yeux, la vie serait morne et fade, ne méritant pas d’être vécue. C’est lors d’un de mes séjours à l’hôpital, une hospitalisation forcée, que j’avais rencontré cette fille, celle qui me transmit son amour de la connaissance, de la découverte. Elle qui me jurait que la magie vibrait en chaque chose. Elle était atteinte de la Mucoviscidose et interne pour trouble psy. J’en étais alors à ma deuxième ou troisième tentative de suicide. J’avais 13 ans. Elle était frêle, j’avais cette impression qu’elle pouvait se briser au moindre choc et pourtant, je ressentais en elle une force et une volonté de vivre à couper le souffle. Tel un papillon attiré par la lumière, elle avait cette capacité de captiver, de « capturer », ses auditeurs, son public et de l’emmener là où bon lui semblait. J’ai voyagé avec elle, j’ai découvert le monde, la vie.

« - Pourquoi t’es ici toi ?

A sa question j’avais posé sur elle des yeux froids et emplis de colère, de rage, de haine. Je haïssais tout le monde, tout ce qui m’entourais. J’avais quasiment craché ma réponse, avec arrogance et provocation.

- Parce que je veux mourir.

Comme si c’était une fierté, un acte plein de bravoure et en même temps banal. Qu’allait-elle faire ? S’apitoyer sur mon sort ? Me dire que la vie est belle, que je suis jeune, que j’ai tout le temps ? Elle était bien comme tous les autres tient.

- C’est con. La prochaine fois ne te loupe pas, ça t’évitera de faire perdre du temps aux gens qui veulent s’en sortir et vivre.

Sa réponse m’avait douché. Laissé comme un con. Bouche bée, je l’avais enfin regardais. Des grands yeux bleu, des cheveux court, coupe militaire, des fossettes et un visages émacié. Un corps bancal et un regard à couper le souffle, vibrant de vie, bien plus de vie que dans le mien. Avant de mourir, de maladie, nous avions eu le temps de nous rapprocher, de devenir des amis, proches. Elle s'appelait Lucy. Elle m’avait appris à vivre, je  lui avais appris…. Je secouai la tête, chassant son visage de mes pensées et revenant au moment présent. En face de moi, il y avait Rémy, Rémy et son impertinence.

- Ouep, même si tu ne vas jamais en cours, je suis convaincu que tu peux l’avoir.

Je mis un morceau dans ma bouche, la regardant de biais, essayant de voir si elle allait tiquer sur le fait que je sois au courant. Au courant qu’elle n’avait jamais, sauf peut-être pour son inscription, traversé les couloirs de la fac. Il n’en fut rien, elle était déjà entrain de me dire que le repas était bon sous un coup de chance. Chance ou pas, si cette meuf commençais à croire un minimum qu’elle pouvait réussir dans la vie , croire en elle, elle ferait des miracles, des merveilles. Enfin, j’allais certainement pas aborder cela, la soirée se passait plutôt bien, nous allions peut être regarder un film et…. Ben non. En fait. Elle avait déjà un rencard ailleurs.

- Aucuns soucis ! T’inquiète ! tu n’as pas besoin de te justifier, tu ne me dois rien après tout.

Je parvins de justesse à cacher mon amertume et ma déception de ne pas finir la soirée avec elle ; j’avais vu qu’elle était capable de se servir des sentiments des gens contre eux, hors de questions que je lui donne plus d’armes qu’elle n’en possède déjà ! En la regardant partir je sentis mon portable vibre à nouveau dans ma poche, puis se transformer en véritable vibromasseur.

- Putain, Carmen tu ne peux pas a…..

Et voilà, la patience légendaire de Carmen était arrivé au terme. Son prénom s’afficha sur mon écran, enfin son nom …. « casse couille de mon cœur ». Je vous vois venir ! c’est elle qui a marqué ça en entrant son numéro dans mon portable ! je me souviens aussi très bien de ce qu’elle m’avait dit en me le rendant :

- A défaut de devenir la femme de ton cœur, je serais au moins ta casse couille.

Charmante comme femme, n’est-ce pas ? Sa douce voix (que je devine déjà imbibé par un before) gueule à l’autre bout.

- Heeeee hooooo JUUUUUUUULIIIIIIEEEEEEENNNN !!! TU DOOOOOOOREEEEUUUUS ?

- ….. Carmen. Tu as bu combien de verre ?

Je l’entendis pouffer de rire, complètement pété et je sentis que la nuit allait être longue. Vraiment très longue.

- PAS BEAUCOUP !!! SEULEMENT DEUX OU TROIS …..

- Je ne te crois p….

- …. BOUTEILLES ! MAIS J’AI… PAR….PAR….PART….

- ….partagé ?

- OUAAAAAAAIIIIIIIIIIS C’EST…. C’EST …..

Elle hurlait dans le micro, j’avais le tympan brisé, le téléphone à l’autre bout de ma main, le bras tendu le plus loin possible. Même comme ça, je grimaçais de douleur.

- JUUUUULIIIIIEEEEEEEEENNNN !!!!

- Carmen, je ne suis pas sourd donc soit tu arrêtes de gueuler TOUT DE SUITE soit je RACCROCHE !!

- ….

- ….

- OUAH COMMENT T’ES…. Comment t’es pas cool…

- Bon qu’est-ce que tu me veux ?

Elle semblait recouvrer un peu de lucidité et je le sentis dans la suite de ses phrases. Qui se firent mordante (juste retour des choses vu que je venais de lui casser son groove et qu’elle allait devoir reboire pour retrouver son état d’osmose préféré) ; mordante et salopes.

- Au risque de te déranger dans tes plans de dragues avec ta junkie de coloc’ – bien que je pense que tu sais te saboter tout seul- j’t’annonce que nous arrivons dans 15 minutes pour ramener ton petit cul à la fête de ce soir.

- J’ai pas envie de….

- JE NE VEUX RIEN ENTENDRE ! ON ARRIVE ET SI T ES PAS PRET ON DEFONCE TA PORTE ! Compris ?

Je déglutis de l’autre côté du téléphone. Y a pas à dire, ne jamais, jamais casser le groove de Carmen, surtout si on tient à sa vie ou à son libre arbitre. Comme il ne servait plus à rien de parlementer, je resta dans un mutisme éloquent, le visage froid, contrarié et en même temps soulagé de ne pas rester seul comme un pauvre con ici.

- Bien. Tu as 7 minutes Julien.

- Bien Carmen.

Elle raccrocha et, sur ces faits, je vis Rémy passée, sapé comme jamais. J’en restai… abasourdi, les yeux grand ouvert, le souffle coupé. Il n’y avait pas l’ombre d’un jugement dans mon regard ou sur mon visage. J’étais ….. Il faut être honnête, sous le charme. J’aurai pu m’attarder sur sa tenue, sur la longueur et la finesse de ses jambes, sur sa poitrine misent en valeur ou encore sur ce maquillage peut-être un peu tape à l’œil mais, ce qui me resta en mémoire c’est son absence de regard. Comme si elle allait faire quelque chose répréhensible et qu’elle ne voulait pas que je puisse le voir dans ses yeux.

Quand elle referma la porte je couru presque jusqu’à la fenêtre de ma chambre, et je la vis. Elle monta dans une voiture qui me sembla familière et disparue. Bon il fallait que je me bouge, car clairement il ne devait pas me rester plus de 5 minutes pour me déshabiller. Enfiler un caleçon propre, attraper un jean au bleu délavé, un t-shirt oversize blanc avec des motifs graphiques oranges et noirs ; passer par-dessus un bomber aux flammes bleu. Tout en faisant cela je me lavais les dents, et tentait d’enfiler des sneakers blanches, montantes. Autant vous dire que je me cassa la gueule et décida de prendre le temps de les mettre, pestant, râlant et insultant Carmen et sa maudite manie de se souvenir de moi dans ce genre de moments où je préfèrerais que l’on m’oublis !

Quand mon portable sonna, j’étais sur le point de passer la porte. Je ne pris pas la peine de décrocher et, après avoir refermé derrière moi, je dévalais les escaliers pour éviter que des énergumènes complètement saoul ne débarquent dans l’immeuble, semant la zizanie. J’allais tellement vite qu’en sortant, je rentra dans Carmen, passant par réflexe un bras autour de sa taille pour éviter qu’elle ne se retrouve sur le cul.

- HOOOOO Aurais tu changé d’avis nous concernant ?

Elle approcha son visage du mien –WARNING ! Je répète pour les non bilingue : ATTENTION DANGER ! haleine de phoque en approche ! J’espère avoir mes mentols sur moi pour lui en glisser un ou deux, voire tout le paquet, dans le gosier-, passant sa main sur ma nuque et la remontant dans mes cheveux.

- Non, surtout quand tu as cette haleine de charogne.

Je lui attrape la main et l’entraine dans la voiture où deux autres collègues nous attendent. Je choisis la place de devant, celle du conducteur, que je vira sans vergogne et qui ne se fit pas prier. Ça lui permettait de se remettre à boire, je n’aimais pas conduire de nuit mais au moins j’étais sûr que nous arrivions tous à bon port. Durand le trajet je me surpris à me dire que, peut-être, Emilien aurait fait son fameux space cake et qu’à ce moment-là, je ne me ferai pas prier pour lui en prendre une ou trois parts. J’avais besoin de planer un peu.

Pendant que les trois comparses hurlaient comme des hystériques à côté de moi, j’essayais de trouver une place la plus proche possible de l’entrée, mais pas trop non plus pour éviter que des bourré.e.s viennent baiser sur le capot , vomir et pisser dessus. Quand le moteur fut coupé, je descendis, et…. Garda les clés. Pas fou ! J’étais au moins sûr que la voiture ne bougerait pas sans moi et pas avec des ivrognes au volant.

Nous attendions notre tour pour entrer quand un troisième année STAPS, s’approcha de nous, essayant d’attirer Carmen au contact. Je la laissais mettre les points sur les i mais il ne comprit pas et c’est à coup de baffe dans sa gueule qu’il se réveilla. Au lieu de partir il commença à lever son bras, deux de ses comparses s’approchèrent pour lui prêter main forte. Ils avaient bien raison. Carmen n’avait besoin de personne pour déglinguer un mec. Mais bon, trois contre un, Elliott et moi nous plaçons chacun d’un côté de notre amie. Trois contre trois, ça devrait être jouable.

- Alors, Julien t’as toujours pas apprit à ta donzelle à rester à sa place ?

Je reconnu enfin le mec bourré, le lourd, le con, le balai  à chiotte qui avait vu sa réputation sur le campus ridiculisé par une rumeur concernant sa virilité.

- Et toi, Alexander, tu n’as toujours pas trouvé le moyen de la rendre plus performante ?

Il devint d’un jolie rouge vif et si le videur n’avait pas promis d’interdire l’entré à celui qui déclencherai la bagarre, je pense que nous aurions finis la soirée avant même de la commencer. Le regard de haine que me jeta ce mec me fit comprendre que ce n’était pas fini. De toute façon, avec ce genre de psychopathe, ce n’était vraiment finis que lorsqu’il se sentait castré par plus virile que lui. Et comme pour le moment personne n’avait envie de venir toucher ses roubignoles on le laissait volontiers pisser dans le violon.

Je pris un vestiaire, pas question de perdre mon blouson comme la dernière fois ou de crever de chaud. Une fois délesté je m’éloigna de Carmen, essayant de repérer les visages familiers. Il y avait les habitués, comme Carmen et Elliott, il y avait les drogués, qui ne venaient que lors des grosses soirées comme celles-ci. Il faut savoir que ce soir, la confrérie STAPS fêtaient le départ des troisièmes années en stage de fin de licence. C’est-à-dire que nous ne les reverrons plus avant leur épreuves de fin de semestre.  Donc autant vous dire que quasiment tout le campus avait été convié. C’est comme si il y avait écris « les dealeurs, les travailleuses du sexe et tous les travailleurs de l’ombre, si vous voulez vous faire du blé c’est OPEN SPACE ! ».

Je remarquai aussi les nouveaux, comme moi, pour qui c’était une des premières soirées, voire la première. Parmi eu, un mec de ma promo, bosseur, gentil comme tout et humble malgré son père friqué. Il s’appelle Jean, bien bâtit, physique avantageux, avec de la discussion, de l’humour, tout pour plaire mais un gros handicap. Sa timidité. Il semblait mal à l’aise j’eu de la peine pour lui. Il avait une main dans sa poche et, un verre d’alcool à la main. Je le vis mettre quelque chose dans sa bouche avant de boire. Mes yeux se plissèrent, j’étais légèrement inquiet. J’espère qu’on lui avait dit que pour sa première défonce il valait mieux choisir entre boire et se défoncer. Inconsciemment je me dis qu’il faudrait que je repasse près de lui dans la soirée, histoire de voir si tout allait bien. J’avais un peu de temps devant moi avant que ce qu’il avait pris commence à agir.

Je finis enfin par trouver celui que je cherchais. Emilien. Mon pote de défonce. Enfin de space cake. Je ne les prenais qu’à lui, car il cultivait lui-même son herbe, et contrôlait toute les étapes de fabrication de A à Z. Pas de merde, pas de risques. Ou du moins, je sais quels risques je prends et ne risque pas de mauvaises surprises.

- Emilien !

- Hoooo Mais qui voila ! Julien, tu nous fais l’honneur de sortir enfin de ta grotte !,

- Moi aussi je suis content de te voir.

Très démonstratif, surtout quand il a déjà trois ou 4 parts de gâteaux dans le sang, Emilien vient m’embrasser. Plutôt doux, tendre presque, un simple baiser sur les lèvres. Le seul que j’accepte car je sais qu’il n’y a aucune ambiguïté derrière et que c’est une façon comme une autre de se saluer.

- Alors mon petit Juju ; que te faut-il ? ses mains sur mes épaules sont chaudes, grandes, et son haleine ne me trompe pas. IL a mélangé alcool et drogue.

- J’ai un peu la dalle et j’ai oublié de prendre mon dessert. Simple code entre nous pour dire : mec s’il te reste du gâteau ça serait juste épique.

- Tu préfères framboise ou banane ?

- Hoooo mais c’est que tu innoves maintenant ! tu sais que la banane c’est pas trop mon truc, contrairement à toi…

- Va pour la framboise, mais je te préviens ils sont plus corsés !

- Aucuns problèmes !

Il me glisse dans la main trois parts de gâteaux et je lui en donne le prix qui va avec. Il est toujours gêné quand je paye mais moi, je trouve ça normal aussi n’insiste –t-il plus pour me les offrir. Je disparais assez rapidement car d’autres l’interpellent. De toute façon, s’il a besoin de me voir, il sait où me trouver. En revenant sur mes pas je ne trouve plus Jean dans la salle. Haussant les épaules je me dirige vers un quoi peu utilisé, où seul ceux qui veulent se défoncer tranquilles vont.

Je passe devant eux et grimpe les escaliers. Ceux-ci m’amènent sur la mezzanine qui surplombe la grande salle où la soirée bat son pleins. Pendant un moment je regarde les gens évoluer dans cette cacophonie. Je soupire longuement.

- Je me demande ce qu’elle fait, elle ….

Je sortis un gâteau de ma poche, croquant dedans, puis j’entendis un léger sanglot. Tournant la tête, je le vis, Jean, complètement apeuré, les genoux replié contre son torse.

- Ca va mec ?

- Que… qui … Julien ?

- Ouep, c’est ta première défonce ?

- O…Oui….

Il semblait perdu, désemparé et je sentais qu’il angoissait. Chose qui rendait cela plus difficile, plus tu lâches prise, mieux tu en profites. Je me laisse tomber à côté de lui soupirant, finissant ma part de cake framboise.

- Tu risques rien tu sais, laisses toi aller, je reste avec toi. Plus tu te laisseras aller mieux ça ira.

- C’est… C’est ce qu’elle m’a dit aussi mais… mais j’ai peur….

- J'comprend. Tu voulais te défoncer pourquoi ?

- Pour… pour être détendu.

- Bah dis toi que ta dealeuse t’a forcément donné la bonne chose.

- - Tu.. Tu crois ?

- Tu lui fais confiance ?

- …. Je… je crois…

- Alors respires et profites.

Je le vis se détendre au fur et à mesure de la conversation, je le vis reprendre des couleurs et même rire. Nous nous sommes mis à discuter, de tout, de rien. De ses parents, de la pression qu’il a sur ses épaules. Je compatis un peu avec lui, puis il me demanda moi, ma vie. Je rougis légèrement car je n’aime pas parler de ma vie mais je sais que demain il aura oublié, la première défonce, on s’en souviens rarement, surtout en mélangeant alcool et drogue.

- Moi je vis en coloc, avec une femme qui est en licence d’histoire. Entre deux mots j’entama la deuxième pars, une tuerie ce cake à la framboise ! Elle est à part, unique et vraiment casse couille. J’ai jamais vu ça ! une vrai plaie ! j’en ris un peu, fermant les yeux,le visage de Rémy flottant derrière mes paupières. Mais à côté de ça… Elle a quelque chose cette fille. quelque chose d’unique et qui vaut le coup, j’en suis sûr.

- Tu l’aimes ?

- ….. J’ai pas décidé.

Nous rions ensemble à ma réponse de merde et en me relevant je lui propose de redescendre à la fête. IL acquiesce, complètement à l’aise maintenant, je le laisse passer devant et, alors que j’allais le rejoindre je passa devant une porte entrouverte. Des bruits étouffés provenaient de la pièce. Curieux J’ouvris la porte et alluma la lumière. Je laissa tomber la fin de ma seconde part en reconnaissant une des deux personnes présentes dans la pièce.

- Rémy ?!

Abasourdis, incapable de penser, Je me baissa pour reprendre mon gâteau et sans attendre sa réponse, je leur souhaita une bonne continuation de leurs "petites affaires".  j’éteignis la lumière, referma la porte, pris le temps de m’adosser à cette dernière (et finir ma seconde part). Rapidement, je descendis les escaliers, me mêlant à la foule,  cherchant Emilien.
J'ai besoin d'oublier ce que je viens de voir.
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