Le Temps d'un RP
le seul rpg où tu joues
qui tu veux,
quand tu veux
Retrouve les animations du forum pour t'amuser,
découvrir de nouvelles plumes et vivre de folles aventures !
Le deal à ne pas rater :
Tournevis Porte-Embouts Stanley avec 6 Embouts – Tête Magnétique
3.91 €
Voir le deal

LE TEMPS D'UN RP

NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon.

@Robz
Messages : 452
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : France.
Crédits : tumblr.

Univers fétiche : Post-apocalyptique, touche à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
@Robz
Dim 22 Mar - 21:58
Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Dans un monde de merveilles où les fées, les sirènes et autres chimères existent, les Hommes ne sont pas la plus belle des créations de Dieu. Certain sont bons, d'autres sont mauvais. Mais ces derniers remportent sur les premiers, parce que dans un monde où la magie existe, il y a toujours quelque chose de pire que le reste au bout du tunnel.

@Robz
Messages : 452
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : France.
Crédits : tumblr.

Univers fétiche : Post-apocalyptique, touche à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
@Robz
Dim 22 Mar - 22:07

Princess
Layla

Jeune femme qui n'a rien d'une princesse dans les veines. Enfermée dans un tour sous la protection d'un dragon. Enfermée par ses parents qui n'ont vu que malheur dans le destin de Layla. Elle se souvient très bien de ses années passées dans le village de ses parents ; tout était toujours fleuri. Les champs étaient généreux envers les paysans, les bêtes étaient seines et nombreuses. Elle se souvient de la musique et de la joie des habitants. Mais Layla n'est pas capable de se rendre compte que tout ça n'avait lieu que là-bas. Qu'elle s'en souvient, mais que les choses ne sont plus pareil pour ce village aujourd'hui. Tout être riche peut devenir pauvre.

NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon. 1585245314-ezgif-6-557a2ff17dc3


Emma Watson :copyright:️ valruna
La tour est haute, elle n’est pas bien large mais sa hauteur permet qu’elle soit confortable et douillette à l’intérieur. Ses pierres sont grises et parsemées de rouge, voilà bien quelque chose qui change des maisons et châteaux de la régions. Cette tour paraît plus joyeuse, moins lugubre avec ses pierres qui ne se confondent pas avec la pluie ou le mauvais temps. Mais l’histoire qui entoure cette dite tour est bien plus morose que celles qui entourent les villages de la conté. Parce que si les villageois peuvent être heureux dans leurs différents modes de vie, que ce soit de simples paysans ou des gens de la haute société, ce n’est pas le cas de la seule âme qui vit à l’intérieur de la tour.

On dit qu’elle a pour seule compagnie une bête capable de cracher du feu. On dit aussi qu’elle est maudite, qu’elle a été enfermée là-bas pour protéger les autres, mais aussi pour la protéger elle-même. Princesse Layla, que les enfants l’appellent lorsqu’ils hurlent son nom au bout du champ le plus éloigné du village où ils peuvent aller. Mais la femme qui vit là n’a rien du princesse. Elle n’est pas de sang royal. N’est pas l’une de ces femmes dont on rêve d'emprunter la vie. C’est parce qu’on dit qu’elle est belle, dans ses robes et avec ses bijoux. Parce qu’on dit qu’elle est intelligente, entourée de tous ces livres qui remplissent, soit disant, une partie de la tour. On dit beaucoup de choses sur cette femme, sans pour autant la connaître. Elle-même, ou son histoire. Car même si vous écoutez les gens qui sont censés la connaître, vous n’aurez pas le fin fond de l’histoire. Layla, c’est comme ce puit magique, ce puit au souhait qu’on trouve au centre du village ; on lui compte nombreuses histoires féériques. Mais la beauté de la magie s’arrête à la limite de la réalité.

Une chose est sûre, Layla est bel et bien seule à l’intérieur de cette tour. Elle peut en sortir pour vaquer dans le petit parc fleuri à son pied, là où la magie opère réellement pour que tout soit toujours beau à voir. Beau à manger. C’est le seul endroit où elle peut réellement prendre l’air. Sinon, elle passe son temps à la fenêtre, à regarder en bas. Plus bas encore que son jardin secret. Si bas qu’elle voit les premières maisons, du premier village environnant. Lorsqu’elle était plus jeune, Layla, elle désirait tant découvrir le monde. Jamais elle n’aurait pensé qu’en grandissant, le seul nouveau paysage qu’elle pourrait découvrir, serait cet unique village en contrebas. Là où elle n’a pas grandit, là où elle n’a jamais mis les pieds. Mais là où elle désespère aller, après toutes ces années à le contempler. Car les livres qu’elle a lu, et qui cette fois tapisse bien une bonne partie de la tour, ils ne sont plus suffisant pour lui permettre de s’évader. Maintenant, Layla arrive à rêver de l’extérieur. La sécurité de la tour n’est plus suffisante pour qu’elle ne rêve pas d’ailleurs.

” - Plus jolie qu’hier…” Layla parle à elle-même, mais à une fleur en particulier aussi. ” Mais moins que demain…”

La vie semble toujours être faite ainsi. Ou alors Layla ne fait plus attention aux détails comme elle le faisait au début. Elle voit la verdure, elle voit les couleurs, mais elle ne met plus autant d’entrain à en profiter. Peut-être que le feu d’il y a un an n’était pas suffisant, peut-être que le dragon aurait du cramer plus de choses sur son passage, lorsqu’il a voulu la défendre d’hommes près à tout pour entrer dans la tour. Peut-être que Layla aurait été plus à même d’aimer ce qui l’entoure.

Elle ne connaît ni les histoires qu’on raconte à son sujet, ni celles qu’on raconte ailleurs. Au fond, Layla ne connaît pas même sa propre histoire, la vraie. Parce qu’on ne peut pas se souvenir de tout dans sa vie, pour certain, l’enfance est plus trouble que pour d’autre. Layla, elle connaît d’elle ce que ses parents lui ont raconté. Elle croit en ce qu’on lui a dit. Elle a peur, alors elle ne sort pas. Elle est persuadé que cette tour, que ce dragon ne sont pas là pour son mal, mais pour son bien. On croirait, on dirait que cet endroit est un enfer. Pourtant, elle le voit comme son paradis personnel. L’extérieur est effrayant parce qu’il est inconnu : c’est normal d’avoir peur de ce que l’on ne connaît pas.

Trois jours de pluie, puis deux jours de soleil. Layla se souvient de sa mère, le premier jour où elle l’a enfermé ici, lui raconte  quand l’eau tombera du ciel trois jours de suite, tu en attendras deux pour laisser le soleil le toucher. Sans quoi, de son feu de dragon te dévorera. Comme une comptine qu’on chante à un enfant. Un enfant qui boit des paroles sans les comprendre. Sans les analyser. Est-ce qu’elle serait vraiment en danger, si elle sortait le premier jour de soleil ? Impossible à dire. Comme d’habitude, elle a attendu le deuxième. Layla a décidé de porter une robe longue, rouge sang. Parce que cette couleur attire plus le soleil que les autres. Alors, elle s’était simplement allongée sur les marches de la tour. Elle a remonté le tissu jusqu’en haut de ses cuisses pour profiter de la chaleur du soleil sur tout son corps. Parce qu’elle l’aime, le soleil. Seule chose étincelante qui éblouie sa vie.
SneakySkunk
Messages : 571
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : Québec.
Crédits : Gifs (SneakySkunk) | Avatar (Google) | Signature (Crack in time)

Univers fétiche : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
SneakySkunk
Lun 23 Mar - 4:11

Norbert Tallrock

We're our own dragons as well as our own heroes, and we have to rescue ourselves from ourselves.

Norbert Tallrock, vous êtes condamné à mort... Une phrase qu'il aura entendu une fois dans sa vie, lorsque la petite soeur du prince est décédée à cause de l'une de ses erreurs. Le roi voulait sa mort, mais le prince, en bon coeur, lui a accordé le pardon s'il vouait sa vie à défendre le peuple des nombreuses menaces de ce monde. Pouvait-il refuser? À ce jour, on lui doit l'exploit d'avoir tué un ogre, d'où son surnom Cliffkiller.

Norbert, il est courageux, assoiffé de connaissance. Il possède l'âme d'un justicier et s'en veut terriblement lorsque sa passion cause la perte d'autrui. Il possède une forte volonté. Il voit grand, les yeux ouverts sur le monde inhumain. Il a un défaut, en particulier, celui de vouloir acquérir des artefacts qui pourraient s'avérer dangereux. Il a traqué des monstres pour le compte du prince alors qu'il aurait pu s'abstenir. Il est impulsif et enflammé et passionné.



Elle sera sa quête et obtiendra son entière dévotion.


Bradley James :copyright:️ Bazzart
Ses doigts écartent les breloques travaillées à la main pendues par des cordages à la porte d'une hutte qu'il fréquente régulièrement. On vient de lui faire une offre alléchante. On le libérera de son fardeau s'il ramène la princesse Layla saine et sauve. La famille de la fille, d'un royaume qu'il a jadis habité, serait-elle en accord avec ça? D'un côté ou de l'autre, il lui semble qu'il trahirait quelqu'un. Mais qui? Les breloques s'entrechoquent dans un écho sourd, dénonçant sa présence.

Qu'aimerais-tu savoir aujourd'hui, jeune Tallrock.
La princesse.

Il n'est pas nécessaire de préciser laquelle. L'attention de Norbert ne pourrait s'attarder sur une quelconque princesse, hormis celle dont tout le monde connait la légende. Celle qu'il a lui-même un jour connue. Un rayon de clarté illumine le sourire de la diseuse de bonne aventure, faisant concurrence aux nombreuses bougies sillonnant la hutte plongée dans une quasi pénombre.

La princesse, qu'elle répète, même si elle a très bien entendu la première fois. Pourquoi t'intéresses-tu à la princesse, n'es-tu pas plutôt en guerre contre les ogres que tu as jadis tourmenté?

Une lueur de curiosité, plus que de jugement, traverse l'oeil de la spécialiste lorsqu'une flamme danse sous la pression du vent qui parvient à se frayer un chemin dans la hutte. Elle a pour habitude de poser énormément de questions. Cela fait partie de sa profession, de tout savoir dans les moindres détails. Norbert n'est plus aussi sensible à son jeu d’actrice comme il pouvait l'être lorsqu'il était plus jeune, plus insouciant. Il referme ses doigts sur le dossier de la chaise faisant face à la table, l'éloignant assez de cette dernière pour s'y asseoir. Il n'aime pas lorsque ses genoux cognent sur la table. Ou bien, préfère-t-il garder ses distances?

La princesse, insiste-t-il, même s'il sait qu'elle cherche à gagner du temps. Les ogres pourront attendre.

Elle retourne des cartes, le visage neutre, parfois souriant. Il plisse les yeux, il sait qu'elle le fait languir. Elle n'énonce pas le fond de sa pensée immédiatement, se contentant d'analyser les messages de l'univers à plat sur sa table en bois de chêne.

Tu espères obtenir le pardon? s'enquiert-elle. Les hommes sont impitoyables, mais tu le sais déjà, n'est-ce pas? Ils ne savent pardonner qu'une fois ébahis par la bravoure. Les échecs, ils restent ancrés dans les mémoires.
Tu ne m'apprends rien de nouveau, enchérit-il, arrogant mais raisonnable.

Elle observe les cartes, plus silencieuse qu'à l'habitude. Alors, il quitte sa position nonchalante pour se pencher vers l'avant, un coude sur les genoux, intrigué et particulièrement lézardé.

J'en étais sûr, tu ne vois rien dans ces cartes. Ce n'est pas qu'une tour, qu'une simple mission de sauvetage. Ils nous cachent quelque chose. Les histoires qu'ils nous racontent terrent quelque chose. J'en mettrais ma main au feu que le dragon existe réellement. Mais pourquoi?

Il s'emballe sans pour autant élever la voix, pourtant, ça n'aurait pas été la première fois qu'il s'emporte avec fougue face à quelque chose qui le dépasse largement. Tallrock n'est pas si grand. C'est un homme avec de nombreuses faiblesses et de nombreux défauts. Son engouement, cependant, est incommensurable. La diseuse de bonne aventure ne pipe mot de ses hypothèses. Qu'elle puisse posséder des dons divinatoires ne fait pas d'elle une femme sans faille. Elle redresse la tête pour observer le blond, lâchant simplement :

Tu es arrivé à la croisée des chemins. Pour chaque issue, je ne vois que la mort. Quoique tu fasses, où que tu ailles. Si tu avances, tu causeras ta perte. Le pardon en vaut-il la peine? Ces gens ont valent-ils la peine?

Quelles sont ses motivations, exactement? Doit-il risquer sa propre vie pour assouvir son besoin d'aventures? Il n'en peut plus d'être enchaîné ici, prisonnier de ses remords et de sa dette. Il y a bien longtemps qu'on aurait dû lui redonner sa liberté, mais on s'est entêté à le garder occupé, parce qu'il était doué de sa lame, l'un des meilleurs. Combien de fois serait tombé ce village s'il n'avait pas participé aux combats, s'il n'avait pas affronté des choses que personne ne saurait imaginer en rêve? Elle est là, sa croisée des chemins. Rester et espérer stupidement... répondre à la demande du prince nouvellement couronné et aller délivrer la princesse ou secourir la princesse pour la ramener à sa vraie famille. Il a connu cette famille, à une époque et n'a jamais su pourquoi Layla avait été enlevée aux siens. Un grand néant. Un mystère à élucider. Au fond, n'a-t-il jamais voulu savoir égoïstement pourquoi elle était là? Un fruit défendu semant la convoitise.

Il attend de moi que j'obtempère à cause de la mort de sa soeur... Je ne suis pas en position de refuser, et pourtant... Tes prédictions ne sont pas toujours les bonnes, nous le savons tous les deux. Je n'ai pas l'intention de mourir là-bas.

Un rire bref. Il soupire.

Qu'est-ce qui te faisait sourire dans ce cas, si tu n'as vu que ma mort?
Ton entêtement.

*     *     *

Je ne vois aucun dragon, précise l'un des hommes qui l'a accompagné.
Tout comme on ne voit pas le vent, pourtant, il est bien là, marmonne Norbert en s'avançant le premier sur ce sentier qui mène vers cette immense tour isolée, pourtant point dépourvue de beauté.

Un rayon lumineux aveugle Norbert lorsque l'armure d'un coéquipier reflète l'un des rayons du soleil, entre deux branches d'arbre garnies. Norbert lui bloque aussitôt le passage, une main ferme sur l'acier, pour qu'il ne fasse pas un pas supplémentaire dans la lumière.

Débarrassez-vous de ça.
Ça fait trois jours qu'on rôde autour de cette tour, sur des kilomètres. Nous n'avons croisé aucun ennemi, aucun dragon. Qu'est-ce qu'on attend exactement?
La pluie et les nuages nous servaient de couverture ; la forêt nous préservait hier des premiers rayons. Expose-toi au soleil avec cette armure, tu crieras ainsi à quiconque où nous nous trouvons. C'est ce que tu veux?  
T'es pourtant expert en dommage collatéral, ça changera de d'habitude?
Qu'...

S'il adore rire et plaisanter, ce n'est présentement pas le cas. Il s'apprête à lui foutre son poing dans la gueule lorsqu'une plainte d'outre tombe, semblable à un tonnerre aiguë, traverse le ciel dans une réverbération brutale. Le monde semble être le canalisateur de cette puissance sonore. Un inquiétant silence s'en suit. Même les oiseaux ont cessé leur chant. Son sang ne fait qu'un tour. Les yeux levés vers les cieux, tout ce qu'il remarque lui, c'est le tissu rouge près de la fenêtre d'une tour, la couleur la plus chaude du ciel. Elle est vêtue ainsi, la princesse. Il ne voit pourtant rien d'autre. Doit-il poursuivre ou anticiper quelque chose?


I'm just a woman in love with another woman
©️crack in time
@Robz
Messages : 452
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : France.
Crédits : tumblr.

Univers fétiche : Post-apocalyptique, touche à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
@Robz
Jeu 26 Mar - 19:31

Princess
Layla

Jeune femme qui n'a rien d'une princesse dans les veines. Enfermée dans un tour sous la protection d'un dragon. Enfermée par ses parents qui n'ont vu que malheur dans le destin de Layla. Elle se souvient très bien de ses années passées dans le village de ses parents ; tout était toujours fleuri. Les champs étaient généreux envers les paysans, les bêtes étaient seines et nombreuses. Elle se souvient de la musique et de la joie des habitants. Mais Layla n'est pas capable de se rendre compte que tout ça n'avait lieu que là-bas. Qu'elle s'en souvient, mais que les choses ne sont plus pareil pour ce village aujourd'hui. Tout être riche peut devenir pauvre.

NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon. 1585245314-ezgif-6-557a2ff17dc3


Emma Watson :copyright:️ valruna
Chassez le naturel et il revient au galop. C'est ce que Layla a pu retenir de nombreux des livres qu'elle a pu avoir en sa possession. Chacun était magique en son sens, chacun avait sa morale, chaque avec ses personnes pour qui elle pouvait tomber. D'autres envers qui elle aurait levé la voix pour opposer son avis. Fut-un temps elle n'aurait pas été d'accord avec le fait que ce proverbe se répercute sur sa propre vie. Voilà bien longtemps qu'aucune histoire ne s'est réellement déroulée de près, ou de loin de cette tour. Mais Layla n'oubliera jamais celle leçon ; lorsqu'on est quelque chose, il n'y a pas moyen de faire autrement. Alors lorsqu'elle a entendu le premier grondement, elle a comprit immédiatement que son seul et unique ami avait trouvé souris pour faire ses dents. Ce bruit qui semble venir à la fois du ciel, et du fin fond de la terre ne lui est pas inconnu. Elle ne l'a entendu que trop souvent lorsque la mort était sur le point de venir s'en prendre à quiconque approchait de la tour.

La prétendue princesse n'a pas attendu à ce que son sang fasse plusieurs tours à l'intérieur de son corps. D'un bond, elle s'est redressée pour tenter d’apercevoir. Mais rien, comme à l'accoutumée, alors Layla n'a pas hésité une seconde. Ses jambes se sont mises à gravir les nombreuses marches de la tour, jusqu'à ce qu'elle arrive à sa chambre. Là où se trouve l'unique fenêtre de l'endroit. C'est pour ça que l'homme en approche peut la voir par le trou dans le bâtiment. Parce qu'elle-même est venue à la recherche de quelqu'un. Etrangement, Layla a toujours été heureuse de voir du monde approcher. Tout en bas du paysage, les enfants qu'elle peut apercevoir de justesse ne ressemble qu'à des fourmis, pas à de véritable personne. Alors le moindre ahuri qui s'approche de la tour est son moyen d'être connecté à l'extérieur. Malgré qu'ils meurent tous sous les flammes du dragon, malgré qu'elle voudrait les voir en les tenant éloigner, Layla trouve du plaisir à en voir réussir à s'approcher assez. Jamais pour la toucher, mais suffisamment pour la contempler.

Pourtant, la Princesse Layla a toujours eu le dessus dans ce jeu du regard, parce qu'elle a toujours été celle a regarder l'autre avec plus d'envie. Plus de passion. Elle a l'air de dévorer le monde à chaque fois que ses paupières s'ouvrent.

” - Falkor !” Sa voix transperce le silence qui règne sans la moindre brise pour le réchauffer. Le nom d'un animal dont on parle mais dont personne n'a jamais pu reporter la trace d'une véritable existence. ” Reste où tu es... par pitié. ”

Sa dernière phrase est soufflée du bout des lèvres. Plus pour elle-même, que pour l'animal encore cacher qui sortira de son repère au moment où les hommes auront mis le premier pied sur son territoire. Cette bête dont le feu ardant la réchauffe en hiver, cette bête qui la protège, mais qui la nourrit pas la même occasion. Qui la réconforte par un regard qu'elle est persuadé comprendre. Mais la bête, le dragon, Falkor, il était un homme avant d'être maudit. Layla en a conscience. Elle connaît son histoire. Peut-être est-ce pour ça qu'elle est tant familière avec la bête ; elle se dit que, peut-être, au fond, il reste une part d'humanité qui les garde lier. La vérité est toute autre. La bête la maintient en vie. La bête la protège du monde extérieur. Mais en aucun cas elle ne comprend, en aucun cas elle ne ressent, ce que Layla souhaite désespérément. Trop naïve, ou trop esseulée pour savoir qu'il n'y a qu'avec un autre être humain qu'on peut avoir ce qu'elle recherche. Layla veut prendre ses rêves pour la réalité. Elle a tort sur toute la ligne. Elle qui rêve d'aventure va être servie aujourd'hui. Ce deuxième jour de soleil n'a rien à voir avec tous les autres qu'elle a pu vivre.

Un nouveau bruit se fait entendre. Mais cette fois, même le temps semble avoir changer. Layla n'a pu que fermer les yeux en voyant le nuage sombre arriver par dessus la tour pour cacher les rayons du soleil. Elle ne l'avait pas vu venir, ne comprend même pas que tout a un lien. Le ciel craque une fois, elle sursaute. Et c'est tout ce qu'il lui aura fallut pour s'échapper de la fenêtre. Layla veut redescendre, mais il n'y a pas moyen de sortir dans la cours maintenant que la bête est réveillée. Tout ce qu'elle veut faire, c'est vérifier que le dragon est toujours dans son trou, sous la tour. Alors elle s'est mise à descendre les marches aussi vite qu'elle les avait monté. Sauf qu'elle descend d'un étage de plus ; là les lanternes sont plus nombreuses pour éclairer. Le seul étage souterrain de la tour est très petit, il ne dirige qu'à un seul endroit : la petite fenêtre en terre qui donne sur le trou du monstre. Une fois en bas, elle se rendra vite compte que la bête est partie en chasse, après ces deux hommes qui entrent sur son territoire.
SneakySkunk
Messages : 571
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : Québec.
Crédits : Gifs (SneakySkunk) | Avatar (Google) | Signature (Crack in time)

Univers fétiche : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
SneakySkunk
Ven 27 Mar - 3:29

Norbert Tallrock

We're our own dragons as well as our own heroes, and we have to rescue ourselves from ourselves.

Norbert Tallrock, vous êtes condamné à mort... Une phrase qu'il aura entendu une fois dans sa vie, lorsque la petite soeur du prince est décédée à cause de l'une de ses erreurs. Le roi voulait sa mort, mais le prince, en bon coeur, lui a accordé le pardon s'il vouait sa vie à défendre le peuple des nombreuses menaces de ce monde. Pouvait-il refuser? À ce jour, on lui doit l'exploit d'avoir tué un ogre, d'où son surnom Cliffkiller.

Norbert, il est courageux, assoiffé de connaissance. Il possède l'âme d'un justicier et s'en veut terriblement lorsque sa passion cause la perte d'autrui. Il possède une forte volonté. Il voit grand, les yeux ouverts sur le monde inhumain. Il a un défaut, en particulier, celui de vouloir acquérir des artefacts qui pourraient s'avérer dangereux. Il a traqué des monstres pour le compte du prince alors qu'il aurait pu s'abstenir. Il est impulsif et enflammé et passionné.



Elle sera sa quête et obtiendra son entière dévotion.


Bradley James :copyright:️ Bazzart
Sa main tâte le vide avant d’empoigner le collet de l’homme qui a osé le contredire sur la marche à suivre, pourtant, ses yeux restent rivés sur la silhouette rouge jusqu’à ce qu’elle disparaisse de sa vue. Son corps a été secoué d’un spasme au même instant, comme si tout son être désirait ardemment la prendre en chasse, guidé par une appétence inassouvie. C’est pour elle qu’il a galopé et marché des jours durant, laissant chevaux et chevaliers au campement. Et elle vient de s’envoler de sa vue. Il ne ressent aucune déception, plutôt le besoin de braver le danger pour se frayer un chemin derrière les immenses pierres qui protègent ce château déserté. Pourquoi disparaître? Que fuit-elle? Que fait-elle? En quelques secondes, il reprend ses esprits ; il regarde l’homme, les traits mécontents.

Retirez-moi cet armure, chevalier ou je vous jette moi-même dans la gueule de ce monstre. Avez-vous déjà vu un monstre? Avez-vous déjà senti son haleine si près de votre visage que vous n’aviez qu’une seule envie, vous pissez dessus?

Sa voix est un chuchotement près à hurler, les dents serrés. Il retient les injures pour ne pas attirer le monstre jusqu’à eux. C’est une mise en garde, mais il sourit en son for intérieur. L'homme déglutit. Norbert aurait eu envie de le voir trembler, pour s'amuser, et lui faire comprendre qu'il est parfaitement sérieux. S’il doit menacer pour se faire comprendre, qu’il en soit ainsi, s’il doit faire peur pour les garder tous en vie, il le fera. Lui, il sait l’effet que ça fait. Il parvient à imaginer des crocs acérés sur le point de dévorer une proie. Les ogres ont parfois une dentition aussi robuste et large que la paume d’un homme. C'est donc naturellement qu'ils doivent être invisibles. Ils doivent être silencieux. Disparaître. La prudence ne crée pas les lâches. À quel point son ouïe est-elle aiguisée, à ce monstre? Aussi aiguisée que la lame qu’il porte dans son fourreau actuellement?

Il repousse lourdement le chevalier qui oscille sur place, renfrogné. Tel un gamin qu’on vient de gronder, il se débarrasse de son armure étincelante. Norbert ne le quitte pas des yeux. Il n’est pas son commandant, mais il estime avoir tous les droits de lui dicter sa conduite puisqu’il se trouve en tête de cette mission. L’homme est frustré. Pendant un court laps de temps, Norbert craint que l’homme ne cherche à attirer l’attention en laissant tomber bruyamment l’armure, mais il n’en fait rien. Norbert, il n’a jamais affronté de dragon de sa vie. Les légendes en parlent, mais lesquelles disent vrai? Il ne sous-estime pas la menace, mais tente d’évaluer son importance. Il anticipe le danger, mais ne craint pas de l’affronter. Même que ça renforce sa confiance, de se dire qu’il ne va pas mourir aujourd’hui.

Il fait chaud, aujourd’hui. Pourtant, une curieuse brise fraîche vient chatouiller le duvet de sa nuque, l’obligeant à regarder autour de lui. Les feuilles chantent la mélodie d’un ruisseau. Il a une pensée fugace pour sa mère. Les idées se mettent ensuite en place à mesure qu'il réfléchit à fuir la vigilance du ciel. Les dragons ils volent. Voilà une première hypothèse tirée des légendes. Les dragons ne sont pas des lézards qui jaillissent du sol tels des geysers des enfers.

Nous allons passer par les canalisations. L'eau entre forcément d'une manière ou d'une autre à l'intérieur de ce château. Nous ferons la même chose.

Il semble émerveillé de sa propre idée, l'air pensif. Les fortifications les protégeront, autant qu'elles protègent cette jeune princesse si longtemps personnifiée. Norbert, il s'attend à une réplique, mais le type obtempère. Voilà qui le met soudainement de bonne humeur, un peu de coopération. Il le gratifie d'un sourire vainqueur. Au moindre problème, il sait que des hommes ne sont guère loin. Il reprend sa marche vers le château, toujours un oeil aux aguets au risque que le ciel ne lui tombe sur la tête. Plutôt que d'y aller de front, il descend dans la canopée pour se diriger vers la source du lointain bruit. Il trouve finalement l'eau, mais elle est à contre-courant. Elle descend des montagnes, traverse le château et poursuit sa route dans les villages.

Il remonte le courant, suivant la rive, grimpant les rochers, protégé par le bruit du courant et du vent. Le ciel est pur. Si quelque chose doit les prendre pour cible, ils le sauront rapidement. Il se produit pourtant quelque chose de bizarre, au bout d'un moment. Une ombre les prive de la lueur du soleil. Ça passe au-dessus de leurs têtes. Impossible à discerner. Les rayons l'aveuglent, sans la protection des arbres. Quelque chose guette, mais ce quelque chose est sans doute trop haut, une tache dans le ciel clair, une poussière qui absorbe la lumière et qu'on ne pourrait discerner qu'un dans un angle précis. Il presse le pas, décidé à pénétrer dans ce château. Ils y parviennent. Ils arrivent à l'endroit où l'eau s'échappe de sous les pierres, là où nul n'oserait grimper à cause de la hauteur. Peu d'idiots pensent à passer dessous. En fait... personne ne viendrait ici, à cause des mythes. C'est pour ça que Norbert est là, avec un acolyte peu rassuré.

Nous allons plonger, dit-il.

À peine l'autre chevalier articule-t-il quelques mots qu'un énorme tremblement projette le jeune Tallrock au soleil. Un assaut. Un piétinement. L'autre chevalier a été lourdement écrasé par une patte gigantesque comme s'il ne s'agissait que d'un insecte. C'est arrivé vite. De nulle part. L'énorme bête titanesque est immense de plusieurs mètres. Jamais il n'avait vu quelque chose d'aussi large et d'aussi massif. Des griffes, plus longues qu'un bras, resserrent leur étreinte autour du corps démoli, fracassé, ensanglanté. Encore du rouge. Même une armure n'aurait pu le sauver. Pas de hurlement. Pas de feu. Rien qui n'alerte de sa présence. Une habitude des visiteurs, sans doute. C'est une routine, pas une traque. Seulement une bête prête. Une bête immensément dangereuse.

Il rampe. Il plonge. Il se tient à la pierre en profondeur pour rompre la force du courant. Il nage jusqu'à la canalisation pour entrer. L'eau devient brûlante. Il sent sa peau irradier. L'eau est illuminée, soufflée par un feu puissant qui tente de l'atteindre. Son corps est large, mais son corps parvient à se frayer un chemin à l'intérieur, à fuir le jet incandescent qui passait l'exterminer. Il nage dans la noirceur. Il manque de souffle. Il persiste. Sa gorge brûle. Et lorsqu'il a enfin de l'air, il laisse son corps tomber sur de la pierre, quelque part dans les tréfonds de cette immense forteresse. Il tousse. Il rit. Mais un rire douloureux. Sa poitrine est douloureuse, autant que sa peau rougie. Il a mal. Il n'est pourtant pas encore mort. Pas comme l'autre chevalier. Il est désolé pour lui, mais il n'y avait rien à faire. La bête existence. Il se retourne sur un coude, crache l'eau en trop dans ses poumons. Il râle sèchement.

Un dragon... constate-t-il, impressionné.


I'm just a woman in love with another woman
©️crack in time
@Robz
Messages : 452
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : France.
Crédits : tumblr.

Univers fétiche : Post-apocalyptique, touche à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
@Robz
Sam 4 Avr - 13:10

Princess
Layla

Jeune femme qui n'a rien d'une princesse dans les veines. Enfermée dans un tour sous la protection d'un dragon. Enfermée par ses parents qui n'ont vu que malheur dans le destin de Layla. Elle se souvient très bien de ses années passées dans le village de ses parents ; tout était toujours fleuri. Les champs étaient généreux envers les paysans, les bêtes étaient seines et nombreuses. Elle se souvient de la musique et de la joie des habitants. Mais Layla n'est pas capable de se rendre compte que tout ça n'avait lieu que là-bas. Qu'elle s'en souvient, mais que les choses ne sont plus pareil pour ce village aujourd'hui. Tout être riche peut devenir pauvre.

NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon. 1585245314-ezgif-6-557a2ff17dc3


Emma Watson :copyright:️ valruna
Layla sait que la seule chose qu’elle se doit de faire, dans ce genre de situation, est de rester à l’intérieur de la tour. L’animal s’occupe des hommes à l’extérieur, et d’habitude, tout s’arrête là. Personne n’est assez fort, ou ni assez intelligent, pour atteindre les pierres rouges de sa tour. Pourtant, en découvrant que la bête n’est pas à l’intérieur de sa caverne souterraine, elle a un pincement au coeur. Sa curiosité défaille à mesure qu’elle se rend compte qu’elle n’aura pas l’occasion de le voir ni la silhouette, ni le facier de celui ou ceux qui s’approchent. Malgré les morts des valeureux sur ces terres, Layla aime les voir s’approcher. Les visages qu’elle voit lui permettent de transposer les histoires qu’elle a pu lire sur de véritables personnes.

La fausse princesse est remontée avec bien moin d’entrain. Les torches allumées dessinent correctement son ombre, sa silhouette lasse qui monte les escaliers lentement. Son ombre n’est plus qu’un simple filament qui courait dans les marches. Une très fine poudre tombe du plancher au dessus d’elle, Layla la voit parce qu’elle regardait dans le vide. Ces fines particules qui courent pour retomber au sol, sont les conséquences d’une profonde vibration près du mur de la tour. Ils doivent être mort après une quelconque attaque, d’un côté, elle est heureuse de ne pas avoir vu, une nouvelle fois, deux hommes perdre la vie si près d’elle. Mais sa fougue en prend en coup. Parce qu’elle n’imagine pas une seule seconde que ce soit sa bête qui ait été blessée, Layla voit tout de suite un destin sombre et fini pour les hommes qui n’auraient pas du s’approcher ; comme les autres.

Le dragon hurle à l’extérieur, elle l’a entendu et s’était retournée brusquement vers la porte ouverte. n sursaut a secoué le corps de cette femme qui n’a pas l’habitude d’entendre la bête se plaindre. L’animal sait qu’elle n’a pas atteint tous ceux qui osent s’approcher de sa protégée, alors il va continuer à chercher le dernier homme jusqu’à ce qu’il croque sous ses dents.

N’imaginant pas que le survivant ait pu se faufiler sous les murs de la tour, la jeune femme décide de retourner à son train de vie habituel, puisqu’elle n’aura pas de nouvelle péripétie à voir aujourd’hui. Elle a finit par quitter la porte de ses yeux, pour continuer à monter les marches jusqu’à sa chambre. Elle passe devant ce mur arrondi, gigantesque, recouvert de mille et un ouvrage. Elle passe sans même les regarder, l’histoire qu’elle aura voulu voir n’est pas de celles écrites dans ces livres.

Au bout d’un certain temps, de quelconque bruit se font entendre. Quelque chose à quoi on ne prêterait pas spécialement attention dans la vie quotidienne, mais même le pied sur un plancher est audible pour quelqu’un qui n’a jamais aucune compagnie. Layla connaît tous les bruits qu’elle produit à l’intérieur de la tour, le moindre autre son est suspect parce qu’il ne devrait pas hésiter. Alors elle s’inquiète, quitte sa chambre à la grande fenêtre succédée d’un balcon pour s’approcher du petit couloir près des escaliers. De là, elle est censée voir une petite fenêtre ; peut-être que le dragon frotte les pierres à cet endroit-là. Alors, elle veut voir. Mais ce qu’elle découvre n’a rien d’une bête ; c’est un homme qui monte les escaliers. Un homme trempé jusqu’au os parce qu’il est passé par le cours d’eau, sous le mur de pierre. Il n’émet presque aucun bruit, mais elle l’a vu. Avec ses cheveux blonds foncés à cause de l’eau, sa mâchoire carrée et ses vêtements qui n’ont rien d’une armure. Cet homme n’est pas un prince, ni-même un chevalier. Sinon, pourquoi serait-il ainsi ?

La fausse héritière prend peur, et à l’instant où leurs regards se croisent, elle fait demi-tour. Elle voulait voir une aventure, voulais en vivre une, mais Layla se rend compte qu’elle n’en a pas envie. Elle souhaite s’éclipser mais le seul endroit où elle se cache, c’est l’immense armoire où est rangée sa garde robe. Elle s’y assoit et glisse ses doigts a l’extérieur pour attraper la porte et la fermer.

Aide-moi, mon ami. Par pitié aide moi. Si elle ne prononce pas un de ces mots, elle les pense du plus profond du coeur. Parce qu’elle a bien comprit qu’il n’y ait que la bête pour la sauver, ça a toujours été ainsi. La jeune femme plaque sa main sur sa bouche pour tenter de retenir sa respiration, en vain. Sa main libre attrape le tissu rouge de sa robe, comme si ça l’aidait à garder les yeux ouverts. Mais ce qu’elle ne sait pas, ce qu’elle ne ressent pas encore, c’est l’aide qu’elle a demandé. Le dragon semble avoir compris l’intelligence du blond, n’a-t-il pas été une fois humain lui aussi? Alors il s’est mit à cracher son feu contre la tour. Cette fois-ci, pas pour réchauffer sa protégée en hivers. Il n’a jamais tenté de détruire la tour, mais aucun homme n’est jamais entré à l’intérieur non plus. Il détruira tout ce qui se trouve entre lui et l’homme qu’il veut dévorer.
SneakySkunk
Messages : 571
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : Québec.
Crédits : Gifs (SneakySkunk) | Avatar (Google) | Signature (Crack in time)

Univers fétiche : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
SneakySkunk
Jeu 9 Avr - 15:33

Norbert Tallrock

We're our own dragons as well as our own heroes, and we have to rescue ourselves from ourselves.

Norbert Tallrock, vous êtes condamné à mort... Une phrase qu'il aura entendu une fois dans sa vie, lorsque la petite soeur du prince est décédée à cause de l'une de ses erreurs. Le roi voulait sa mort, mais le prince, en bon coeur, lui a accordé le pardon s'il vouait sa vie à défendre le peuple des nombreuses menaces de ce monde. Pouvait-il refuser? À ce jour, on lui doit l'exploit d'avoir tué un ogre, d'où son surnom Cliffkiller.

Norbert, il est courageux, assoiffé de connaissance. Il possède l'âme d'un justicier et s'en veut terriblement lorsque sa passion cause la perte d'autrui. Il possède une forte volonté. Il voit grand, les yeux ouverts sur le monde inhumain. Il a un défaut, en particulier, celui de vouloir acquérir des artefacts qui pourraient s'avérer dangereux. Il a traqué des monstres pour le compte du prince alors qu'il aurait pu s'abstenir. Il est impulsif et enflammé et passionné.



Elle sera sa quête et obtiendra son entière dévotion.


Bradley James :copyright:️ Bazzart
A-t-il déjà ressenti une douleur physique aussi insupportable? Peut-être, mais la douleur est si vive et si intense qu’il ne saurait faire la différence avec les précédentes. Sa peau n’a pas été entaillée par une lame, son visage n’a pas été frappé par un poing. Tout son corps a été irradié par une forte chaleur. Jamais l’eau ne lui avait semblé si chaude. Il se redresse sur les genoux, crache le liquide qui persiste à s’accrocher à ses poumons. Les premières inspirations sont des râles acharnés.

Il se revoit dehors, comme si le souvenir était un lointain événement ; il se revoit, levant la tête pour distinguer le monstre. Une bête qui n’a d’égal en ce monde : une bête prédatrice. Peut-il seulement sortir la princesse de ce château en évitant l’affrontement? Il est le premier à lever son épée. Toutefois, son épée risque d’être bien inutile face à ce reptile titanesque. Il se redresse, mais grimace à la sensation de ses vêtements qui irritent sa peau. « N’oublie jamais que chaque combat façonnera l’homme que tu deviendras. » Des paroles dites par sa mère, lorsqu’il était plus jeune. De quelle façon veut-il remporter ce combat? Il y pensera en chemin. La princesse doit certainement savoir qu'il est parvenu à entrer.

Tu n’es pas autorisé à être ici.
Tu ne peux pas la sauver.

Des murmures lointains. Les voix inconnues semblent indépendantes de lui, portées par le vent à la manière d’un avertissement. Il tourne la tête en direction de la brise, comme s’il parvenait à la discerner sans qu’elle ne soit vraiment là. Un long couloir se prolonge à sa droite. Des feuilles colorées glissent sur le sol, poussées par les rafales subtiles se frayant un chemin par les immenses fenêtres. Ce château semble en parfait état, tout comme il semble abandonné.

Ce n’est pourtant pas la direction qu’il va prendre. Norbert, lui, se dirige vers la haute tour qui abrite la jeune princesse. Il se demande néanmoins si cette forteresse n’est pas l’hôte de nombreux trésors. Le dragon cache-t-il davantage qu’une princesse? Les murmures sont-ils réels ou le fruit de son imagination? Quelle quantité d'eau a-t-il avalé?

Par ici...
Tu vas le regretter.
Elle ne voudra pas te suivre.

Un escalier circulaire s'enfonçant dans la pierre se dresse devant lui, sûrement le chemin à prendre pour atteindre l'endroit qu'il convoite. Il n'arrive pas à comprendre pourquoi il ne croise aucun garde, aucun domestique. N'a-t-elle réellement jamais eu de compagnie? Où sont les pièges? Cette mission est-elle vraiment destinée à l'éliminer? Est-ce une manière de tester sa bravoure? Il ne le saura jamais s'il ne vérifie pas de lui-même. Alors il entame son ascension là où l'une des voix le guide, là où les autres le dissuadent de poursuivre sa route.

Ne monte surtout pas cet escalier.
Tu es certainement déjà passé par ici.
Tu y es presque...

Il a l'impression de devenir fou, avec toutes ses voix dans sa tête. Et c'est justement parce qu'il sait qu'elle ne sont pas réelles qu'il sert les dents plutôt que de leur intimité le silence, ce qu'il voudrait portant. Il est sur le point de le faire, sur le point de hurler pour les enterrer, mais son oeil est attiré par une lueur rouge, au travers d'une fenêtre. Il se presse dans l'ouverture. Et de là, il aperçoit enfin le joyau. Instantanément, son corps réagit : il se remet à grimper, cette fois, à une vitesse décuplée. Ses bottes couines au rythme de ses pas, car elles sont imbibées d'eau. Il est si près du but.

Au  moment où il met un pied dans la pièce, la tour gronde son mécontentement. En réalité, c'est plutôt le dragon qui foudroie la pierre de son feu, cherchant à détruire ce qu'il protège depuis de nombreuses années. Les battements d'ailes sont audibles à l'extérieur. Le dragon cherche à se stabiliser. Lorsqu'il l'aura correctement fait, le feu inondera la pièce par le fenêtre. Rien y résistera. Tout brûlera. Tout partira en fumée. Même elle? Le dragon peut-il réellement tuer la chose qu'il préserve? S'il n'a d'autres choix, sûrement. N'est-ce pas ainsi dans le monde animal? Les parents dévorent les petits s'ils sont trop faibles pour survivre?

Elle est cachée dans le placard.

Il tourne la tête vers l'armoire, là où un tissu rouge dépasse sous la porte. Comment a-t-il su qu'elle état là plutôt que sous le lit? L'air dans cette tour devient insupportable, irrespirable. D'un pas bruyant et décidé, il va directement offrir la porte de l'armoire, découvrant une jeune fille recroquevillée au fond. Il ne prend ni le temps d'admirer son visage, ni le temps de lui expliquer la situation. Il gardera ça pour plus tard. Il se penche, lui agrippe le bras pour l'attirer vers la sortie. À ce moment, il se contente de la soulever pour l'envoyer sur son épaule à la manière d'un sac de patates. Il enroule son bras autour de ses cuisses pour la maintenir en place, bien décidé à sortir de là avant que le feu ne consume tout.

Tu devrais lui dire de se détendre si tu ne veux pas finir comme tous les autres, grogne Tallrock d'une voix frustrée et fatiguée.

Car lui, il croit que le dragon est supposé écouter la princesse.

Il n'a pas le choix de longer le mur lorsque le dragon arrive enfin au niveau de la fenêtre, que le feu jaillit comme un torrent. Une étincelle s'accroche au lit. Les battements d'aile créent un vent qui alimente une flamme. Le dragon doit reprendre son souffle. Les yeux de Norbert évaluent ses chances de se rendre à la porte pour regagner l'escalier et descendre. Sans perdre une seconde, il s'élance vers la porte sans se soucier de ce que la fille pourrait laisser derrière elle. Il n'a pas l'intention de mourir aujourd'hui, même s'il se demande comment il pourra sortir de cet endroit.


I'm just a woman in love with another woman
©️crack in time
@Robz
Messages : 452
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : France.
Crédits : tumblr.

Univers fétiche : Post-apocalyptique, touche à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
@Robz
Lun 20 Avr - 23:52

Princess
Layla

Jeune femme qui n'a rien d'une princesse dans les veines. Enfermée dans un tour sous la protection d'un dragon. Enfermée par ses parents qui n'ont vu que malheur dans le destin de Layla. Elle se souvient très bien de ses années passées dans le village de ses parents ; tout était toujours fleuri. Les champs étaient généreux envers les paysans, les bêtes étaient seines et nombreuses. Elle se souvient de la musique et de la joie des habitants. Mais Layla n'est pas capable de se rendre compte que tout ça n'avait lieu que là-bas. Qu'elle s'en souvient, mais que les choses ne sont plus pareil pour ce village aujourd'hui. Tout être riche peut devenir pauvre.

NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon. 1585245314-ezgif-6-557a2ff17dc3


Emma Watson :copyright:️ valruna
Il fait noir dans le placard, il fait chaud et elle commence à étouffer. Lorsque la porte est ouverte, c'est à la fois une libération -parce qu'elle parvient à prendre une grande inspiration qui lui paraît plus fraîche que l'air intérieur du placard-, mais à la fois une malédiction -parce que l'intrus l'a trouvé.

Layla n'a pas non plus le temps de voir de plus près les traits de cet individu, que déjà, elle se retrouve tirée, et projetée fermement sur l'épaule du chevalier. Immédiatement -et parce qu'il lui coupe le souffle tout juste le temps de réfléchir- elle distingue, sent qu'il est trempé. La fausse princesse n'a pas de mal à comprendre ; intelligente, elle l'imagine déjà passer par le ruisseau pour entrer à l'intérieur du château. Personne n'était venu aussi loin, personne n'avait réussi à entrer à l'intérieur. Personne encore n'avait réussi à poser la main sur elle. Alors elle a peur ; de ses petites mains elle tente de frapper son dos pour qu'il la lâche, mais en vain. Layla, elle a peur de lui. Elle ressent une pointe de peur face au dragon qui continue de s'acharner sur la tour comme si elle n'était pas elle-même à l'intérieur. Layla, elle a peur de l'extérieur et ne veut pas y aller. Elle ne veut pas le voir, ce qu'il y a au loin de ces murs de protection. Elle ne veut plus le voir maintenant que c'est réel, parce qu'elle a l'impression d'entendre sa mère murmurer à son oreille il n'y a que la mort qui t'attend à l'extérieur.

" - Tu devrais lui dire de se détendre si tu ne veux pas finir comme tous les autres."

Le dragon qui bat des ailes ne fait que alimenter le feu qui est en train de commencer à ravager toutes ces choses qu'elle aime temps. Là où elle se sent le plus en sécurite -à défaut, sans savoir pourquoi. C'est dans cette tour que Layla se sent le mieux, pour sa vie, et pour celles des autres. Elle pense que le monde est bien plus chanceux sans elle, mais jamais Layla n'a eu autant tord.

Le temps que Falkor reprenne son souffle, laisse le temps au chevalier de courir vers les escaliers d'où il vient : c'est le seul endroit par lequel il pourra sortir, de toutes façons. Mais c'est en arrivant dans ces marches que Layla trouve la force et l'objet qui lui manquait pour s'y agripper. Elle est loin d'être assez forte pour réussir, en temps normal, à s'extirper du bras fort du chevalier qui tient ses cuisses. Pourtant, avec la panique, la chaleur, et son cri se surprise lorsqu'elle agrippe la rambarde de fer forgé qui chauffe à cause du feu, la fausse princesse réussi à lui faire perdre son équilibre. Par elle ne sait qu'elle miracle, elle glisse de son épaule musclée et tombe les fesses directement sur une marche. Heureusement, la chute n'est pas brutale car ses mains autour du fer, elle a plus glissé au sol qu'autre chose.

" - Vous êtes fou ! Qu'elle lance, les yeux et le coeur au bord des larmes. La jeune femme se tient toujours à la rambarde, prête à jouer des pieds pour repousser son adversaire. " C'est à cause de vous ! Jamais..." Elle doit prendre une profonde inspiration, sa phrase se coupe mais elle peine tout de même à respirer avec la fumée qui commence à se propager à cause des dégâts du feu. " Jamais Falkor ne m'a attaqué ! C'est vous qu'il veut !"

L'animal, hors de lui, s'est accroché au balcon de la chambre de la Princesse, qui s'effondre sous son poids. Le craquement brutal de la pierre retentit, la fait trembler jusque là où elle se trouve et pourtant, Layla ne peut pas voir la fenêtre d'où elle se trouve. Mais une nouvelle secousse la fait trembler, et s'accrocher plus encore à la rambarde : c'est la bête qui défonce le mur et qui entre presque la totalité de son cou -surtout sa dangereuse tête, à l'intérieur de la pièce. Il hurle, cherche, n'a pas peur de se brûler avec tout ce qui brûle autour de lui. Et alors qu'il inspire pour attaquer de nouveau, Layla se redresse juste à temps pour se mettre à courir. C'est automatique : elle entraîne le chevalier -malgré elle- dans sa course pour descendre les escaliers.

Le feu se propage dans la tour, et les deux individus survivent de justesse en arrivant à l'étage du dessous ; le feu passe à côté sans les atteindre grâce à un angle du mur où il était judicieux de se cacher. Le souffle court, une perle de sueur coule sur son front à cause de la fournaise que devient sa tour. Le dos collé à la paroi, c'est à ce moment-là que ses yeux se mettent réellement à distinguer l'homme qui a réussi là où personne n'avait su le faire jusqu'à présent. Elle voit ses traits, mais n'est pas capable de les reconnaître avec toutes ces années qui les séparent. Pourtant, Norbert était certainement celui qui aurait du marquer ses quelques années à vivre dans ce village ; il était plus vaillant que les autres, plus doux, plus honnête certainement. Un de ceux qu'on espère qu'ils deviennent de valeureux chevaliers. Mais tout ce qu'elle est capable de faire, c'est de grimacer face à la vue de cet homme qui lui prend tout ce qu'elle possède : sa sécurité.

" - Quoi que vous soyez venu chercher, il n'y a rien pour vous ici !" Qu'elle cri, parce qu'elle est en colère. Les larmes font plus que monter, elles se mettent à couler abondamment à cause de la peur. Geste puéril ; elle s'avance pour lui affliger une gifle dont il se souviendra. " Vous êtes le seul mal ici, vous forcez Falkor à agir de la sorte ! Partez avant qu'il ne nous dévore par votre faute !"


tumblr_pz593gZC4Q1ynme1po6_250.gifv xONqj.jpg 98088e0fddfdb9b8b6600afce2828bdcdf84ff2e.gifv
❝ you have to be special to love me❞ and i'll love you a little bit more every day of our life. You are simply the woman I was waiting for to learn how to live and love.
SneakySkunk
Messages : 571
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : Québec.
Crédits : Gifs (SneakySkunk) | Avatar (Google) | Signature (Crack in time)

Univers fétiche : J'apprécie les univers de survie. Je suis attirée par ce qui concerne les zombies. Je suis attirée par le science-fiction. J'aime toucher à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
SneakySkunk
Jeu 23 Avr - 6:27

Norbert Tallrock

We're our own dragons as well as our own heroes, and we have to rescue ourselves from ourselves.

Norbert Tallrock, vous êtes condamné à mort... Une phrase qu'il aura entendu une fois dans sa vie, lorsque la petite soeur du prince est décédée à cause de l'une de ses erreurs. Le roi voulait sa mort, mais le prince, en bon coeur, lui a accordé le pardon s'il vouait sa vie à défendre le peuple des nombreuses menaces de ce monde. Pouvait-il refuser? À ce jour, on lui doit l'exploit d'avoir tué un ogre, d'où son surnom Cliffkiller.

Norbert, il est courageux, assoiffé de connaissance. Il possède l'âme d'un justicier et s'en veut terriblement lorsque sa passion cause la perte d'autrui. Il possède une forte volonté. Il voit grand, les yeux ouverts sur le monde inhumain. Il a un défaut, en particulier, celui de vouloir acquérir des artefacts qui pourraient s'avérer dangereux. Il a traqué des monstres pour le compte du prince alors qu'il aurait pu s'abstenir. Il est impulsif et enflammé et passionné.



Elle sera sa quête et obtiendra son entière dévotion.


Bradley James :copyright:️ Bazzart
La fille parvient à quitter ses bras en s'agrippant à ce qu'elle trouve. On le traite de fou, alors qu'elle est démente de ne pas vouloir fuir avec lui. Le dragon brûle tout sur son passage, et elle trouve le moyen de jouer son rôle de princesse à merveille en étant parfaitement capricieuse. Sa mâchoire se crispe, lorsqu'elle lui résiste. Ça le rend impatient, lui donne envie d'agripper sa propre tignasse blonde pour s'en arracher les cheveux. Rapidement, il se déplace vers elle. Il est sur le point de lui rapprocher son attitude suicidaire lorsqu'elle se laisse gagner par la peur.

Jamais Falkor ne m'a attaquée!
Ce monstre a un nom? qu'il s'indigne presque, choqué qu'elle puisse préférer mourir dans cette tour. C'est une bête, ni plus ni moins, qu'il hurle presque pour enterrer ses supplications, mais aussi parce que le feu lui-même crée un vacarme puissant.

Voilà qu'elle retrouve ses esprits pour l'entraîner à sa suite. Il aurait préféré ouvrir le chemin, mais elle connait cet endroit mieux que lui. Les voix ont disparu, ne lui disent plus quel chemin prendre ou quel chemin ne pas prendre. Alors il se laisse guider par cette princesse oubliée, mais particulièrement farouche. Même s'il creuse ses souvenirs, il ne parvient pas à visualiser la Layla qu'il a connu. Il n'entrevoit pas les couleurs de sa personnalité. Aimait-elle aussi le rouge, autrefois? Parce que oui, il prend le temps de regarder cette robe qui s'agite contre sa silhouette lorsqu'elle fuit. Elle les sauve in extremis du feu. Norbert, il n'a pas le sentiment que son heure soit venue, par ces coups de chance du destin qui lui ont permis de mettre la main sur ce bout de femme.

Rien pour moi ici? qu'il répète, le souffle tout aussi court, mais d'une voix nettement plus sèche.

Avec fougue, elle s'approche de lui pour lui offrir une gifle ancestrale. L'expression de son visage est l'étonnement. Quelle force! qu'il se dit, mais rien qui ne le ralentira, rien qui ne le fera changer d'avis. Il détend sa mâchoire de sa main, les doigts fermés à son propre menton. Elle le somme de quitter cet endroit sur le champ, parce qu'il est une menace pour ce monstre. Le seul mal et le seul mâle dans ce château. Il pourrait utiliser le même timbre de voix qu'elle pour lui hurler dessus. Très sincèrement, ça le démange de l'empoigner à nouveau pour l'envoyer valser sur son épaule. Tout son corps lui envoie des signaux, tout son corps a envie d'user de la force pour l'obliger à se soumettre à lui. Les veines de sa gorge tressautent et les muscles de ses épaules se tendent.

Tu viens avec moi.

Sa main se ferme au poignet de la fille au moment de l'obliger à reculer pour que son dos soit bloqué contre la pierre du couloir. S'il n'avait pas contrôlé le mouvement d'une pression à son bras, il l'aurait violemment plaquée à ce mur. Non, c'est comme si en la propulsant, il avait voulu la garder tout près de son corps à lui. Toujours en tenant ce même poignet qui vient de le gifler, il pointe son index en direction du visage de la princesse, bien décidé à lui faire comprendre qu'il ne plaisante pas.

Cette bête est consumée par la rage. Elle te protégeait, mais elle a échoué, Layla. À partir de maintenant, ce sera mon rôle. On se comprend?

La pression de sa main est forte, contre son poignet. Qu'importe qu'il laisse une marque ou non. Elle le remerciera une fois dehors, une fois loin des flammes et de ce dragon enragé. Il pourrait lui faire mal, si elle se débattait pour rester. Parce que lui, il saurait que c'est pour son bien, qu'elle le veuille ou non. Le temps semble bien trop long. Et tandis qu'il l'observe, le dragon doit certainement faire davantage de ravage. Il commence d'abord par desserrer l'emprise que ses doigts exercent sur son poignet. Au moment de respirer, il sent que son torse se gonfle, puis l’enfleure, elle, tant ils sont prêts. Il n'a aucune gêne à poser la paume de sa main contre sa joue, enveloppant la quasi totalité de son visage. Il ne sait pas pourquoi, mais il a eu peur qu'elle pleure, il a eu peur de l'avoir effrayée, lorsqu'il a vu les larmes lui monter aux yeux. C'est pour ça qu'il s'est senti obligé de la coincée, après cette gifle.

Le dragon, dit-il, sans prononcé le nom qu'elle a pu donné à cette chose... Ne fait plus la distinction entre ta protection et son besoin d’exterminé ce qui va à l'encontre de son devoir. De ce que je vois... il ne veut pas que tu sortes. Il te tuera. Que ce soit moi ou un autre. Que ce soit aujourd'hui ou dans cent ans.

C'est sa réflexion. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, qu'importe, il le dira pour l'obliger à se raisonner. Parce qu'au fond, il sait qu'il ne veut pas faire de mal à cette fille. Pas de la manière dont le mal est généralement représenté. Lui, il ignore que cette bête ait pu être autre chose dans une vie antérieure. Mais cette bête ne semble avoir connu d'autre vie que celle-ci. Protéger cette tour. Garder la princesse dans ce château. Il a vu pas mal de choses au cours de sa vie pour savoir qu'une bête qui attaque avec autant de conviction a forcément un objectif, en plus de posséder une forte détermination. Malheureusement, cet objectif ne semble pas être en faveur de Layla, loin de là, malgré toute la protection qu'elle a pu recevoir par le passé. Il ne sait pas pourquoi, mais une phrase en particulier souhaite passer la barrière de ses lèvres, même si ce n'est pas exactement pour ça qu'il se trouve là...

On rentre à la maison.


I'm just a woman in love with another woman
©️crack in time
@Robz
Messages : 452
Date d'inscription : 17/02/2020
Région : France.
Crédits : tumblr.

Univers fétiche : Post-apocalyptique, touche à tout.
Préférence de jeu : Les deux
cat
@Robz
Sam 2 Mai - 23:04

Princess
Layla

Jeune femme qui n'a rien d'une princesse dans les veines. Enfermée dans un tour sous la protection d'un dragon. Enfermée par ses parents qui n'ont vu que malheur dans le destin de Layla. Elle se souvient très bien de ses années passées dans le village de ses parents ; tout était toujours fleuri. Les champs étaient généreux envers les paysans, les bêtes étaient seines et nombreuses. Elle se souvient de la musique et de la joie des habitants. Mais Layla n'est pas capable de se rendre compte que tout ça n'avait lieu que là-bas. Qu'elle s'en souvient, mais que les choses ne sont plus pareil pour ce village aujourd'hui. Tout être riche peut devenir pauvre.

NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon. 1585245314-ezgif-6-557a2ff17dc3


Emma Watson :copyright:️ valruna
" - Tu viens avec moi."

La princesse Layla serre ses mâchoires pour ne pas hurler son mécontentement. Non, elle ne veut pas le suivre. Cet homme ne comprend rien, il ne rime à rien, qu'est-il donc venu faire jusqu'ici ? Dans ses yeux, peut-il voir qu'elle le déteste tant, à cet instant ? Il parle d'elle comme d'une chose qui n'aurait pas son mot à dire. Layla ne veut pas se taire et ne veut pas le suivre. Elle est farouche, mais beaucoup trop têtue aussi. Mais elle n'a pas le temps de faire quoi que ce soit : les doigts de l'homme enferment son poignet, et bien trop vite, elle sent le mur chaud contre son dos. Mais ce n'est pas brusque, ça ne fait pas mal. C'est suffisant pour la faire ouvrir de grands yeux, et faire de ses lèvres un -o- imparfait. Elle s'attendait à ce qu'il soit violent lorsqu'il lève le doigt vers elle : a-t-il remarqué le mouvement de recul qu'elle a souhaité avoir, sans le pouvoir ?

" - Cette bête est consumée par la rage. Elle te protégeait, mais elle a échoué, Layla. À partir de maintenant, ce sera mon rôle. On se comprend?"

Non, ils ne se comprennent pas. Mais le chevalier vient de perdre la princesse en prononçant son nom. Comment peut-il le connaître ? Elle paraît moins tendus, moins apeurée, peut-être plus intéressée à cet instant. Comme si le monstre cracheur de feu avait disparu dans son esprit. Elle se pose tout un tas de questions alors qu'elle sent sa force diminuer, qu'elle sent son corps effleuré par celui du chevalier. Elle le regarde dans les yeux sans pouvoir parler, sans pouvoir bouger, juste capable d'écouter ces mots. Layla est de nouveau sur le point de pleurer lorsqu'il pose la totalité de sa main sur son visage : c'est la première fois qu'un homme la touche ainsi. Elle est sur le point de pleurer, par la peur, par la surprise mais surtout parce qu'elle l'a tant désiré, sans imaginer ce qu'elle ressentirait complètement. Sa respiration lourde reprend -ce n'est qu'à cet instant qu'elle remarque que l'air n'entrait plus dans ses poumons- et cela empêche les larmes de couler. Il est perturbant, la femme ne sait que faire.

" - [...] De ce que je vois... il ne veut pas que tu sortes. Il te tuera. Que ce soit moi ou un autre. Que ce soit aujourd'hui ou dans cent ans."

Trop tard, elle pleure. Layla a baissé légèrement son visage parce qu'elle ne peut plus supporter son regard. La main qui a giflé l'homme plus tôt, elle s'est relevée. Mais au lieu d'enlever la main sur chevalier, ou au lieu de la toucher pour sentir plus fort ce toucher, la fausse princesse se contente d'agripper la manche de son chandail trempé. Elle pleure, se trouve laide quand elle le fait. Elle pleure parce qu'ils ne se comprennent pas, mais qu'il dépeint un avenir qu'elle n'aime pas. Qu'elle ne veut pas vivre. Elle a confiance en Falkor mais ne pourrait nier que son comportement n'est pas habituel. Ira-t-il jusqu'à la tuer en pensant la protéger ? Elle qui ressent un lien si fort entre elle et la bête, sent quelque chose se fissurer à mesure qu'elle le sens contre lui.

" - On rentre à la maison."

Elle l'a regardé, en redressant son visage. Layla a cherché, quelques secondes, à comprendre ce qu'il veut dire. La maison, la leur. Qui est-il ? Car directement, elle comprend qu'il parle de ce village où elle a grandi, Layla n'a jamais été nul part ailleurs, alors lui-même doit en venir. Dans son regard, elle cherche à comprendre qui il peut bien être. Mais elle ne trouve rien d'autres que de nouvelles questions ; Layla ne se souviendra pas de lui tant qu'elle sera sur les terres protégées par le dragon. Un sort scelle ses souvenirs des gens de cette époque, ainsi, elle n'est tentée par suivre personne.

" - Il était humain..." Qu'elle soupire sans savoir ce qui la pousse à parler. Elle a peur, Layla, mais ne le comprend pas sous cet angle. " Il est ici par ma faute... je ne veux le laisser seul ici."

Sa respiration tremble à cause de ses larmes. Elle mouille de nouveau les doigts du chevalier, bien qu'avec moins de hardeur que le lit de la rivière avait pu le faire. Elle se sent responsable de cette bête autant qu'il est responsable de sa sécurité et de sa survie. Non, elle ne veut pas croire que Falkor puisse être un danger pour elle. Alors Layla décide d'user de la pire des supercheries pour échapper au chevalier. Et c'est peut-être pour ça qu'elle continue à pleurer, alors qu'elle veut lui échapper. Parce qu'elle lui offre son premier baiser, sans le lui avoir demandé. Elle l'embrasse, chastement, du bout des lèvres. Comme une femme ne devrait point le faire face à un homme qui ne l'aime guère. Elle l'embrasse, juste suffisamment pour le déconcentrer, juste assez pour avoir le temps de lui échapper lorsque leurs lèvres se lâchent. Layla a encore la chaleur de ses lèvres au bout des siennes, lorsque la lumière du soleil l'éclair enfin.

Elle a couru le plus vite possible jusqu'à la porte en bois géante. Elle passe sous l'arche -ouverte depuis tantôt, et se retrouve sous le soleil. L'aller sous ses pieds est longue : elle pourrait courir tout droit pour tenter de se cacher dans les différents arbres et buissons à sa portée. S'éloigner le plus des bordures qui aiderait le chevalier à la sortir d'ici. Mais Layla, elle se contente seulement de courir jusqu'à la moitié de cette aller. Et là, alors qu'elle lève la tête et se met à hurler le nom de l'animal pour l'appeler, elle pleure. Elle pleure plus que jamais ; à cause de ce baiser, à cause de son acte. L'animal hurle pour lui répondre, le sol tremble de nouveau, il se déplace pour rejoindre sa protégée. Mais par cet acte, Layla n'imagine pas qu'elle scelle le destin de Falkor, ni-même celui de ce Norbert qu'elle n'aurait jamais mis en danger si elle s'en souvenait. L'animal arrive, elle l'entend. Mais quand elle se tourne vers le château, c'est la silhouette du chevalier qui la rattrape avant celle du dragon.

" - J'ai pas besoin d'être sauvée !" Qu'elle hurle, les larmes coulant sur ses joues en pointant à son tour son doigt menaçant vers le chevalier. Son autre main ne sert qu'à soulever sa robe, pour lui permettre de reculer à chaque fois qu'il voudra avancer vers elle. " Partez... partez avant qu'il ne vous dévore. Vous ne semblez pas mauvais, vous ne semblez pas mériter ce sort !"


tumblr_pz593gZC4Q1ynme1po6_250.gifv xONqj.jpg 98088e0fddfdb9b8b6600afce2828bdcdf84ff2e.gifv
❝ you have to be special to love me❞ and i'll love you a little bit more every day of our life. You are simply the woman I was waiting for to learn how to live and love.
Contenu sponsorisé
NORBERT+LAYLA - L'histoire de l'homme dragon.
Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» (M) Norbert Dragonneau et Leta Lestrange

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE TEMPS D'UN RP :: Les Univers :: Univers fantasy-
Sauter vers: