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 Everybody lies [PierreHope]

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Beloved
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UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
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Luigi

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Ils se sont rencontrés. Il se sont plu. Ils s'aiment. Leur histoire était partie pour être une belle histoire d'amour. Mais voilà Julian a un secret, un lourd secret qu'il a peur de lui révéler. Le genre de secret qui pourrait tout détruire entre eux...

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Beloved
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Luigi

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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"C'est bon Stan on a ce qu'il faut tu peux conclure."

Je me retirais alors que Cassy venait se mettre en place à genoux devant moi. Je caressais ses cheveux d'une main en souriant alors que de l'autre je m'occupais de.... "conclure". Je ne tardais pas à me libérer dans un râle de plaisir. J'oubliais un instant la scène, où je me trouvais pour me déconnecter. Je reprenais mes esprits en entendant le clap de fin et les applaudissements autour de nous. Cassy se releva alors que je venais la serrer amicalement dans mes bras.

- Tu as été superbe ma belle.

La scène était terminé. Il n'y avait plus rien de sexuel entre nous. Ce n'était que pour le boulot. Je saluais rapidement tout le monde avant d'aller retrouver ma loge. J'étais en nage, mon corps portait trop clairement les marques de ce que je venais de faire. J'avais un rendez vous et je ne pouvais pas me permettre d'y aller dans cet état. Je me douchais rapidement, prenant soin d'effacer les traces de rouge à lèvres de mon corps. Je me dépêchais, par peur de finir en retard.

Quelques minutes plus tard j'étais dehors, en tenue décontracté avec juste un jean et un tee shirt. Je m'apprêtais à partir mais le réalisateur m'arrêta.

"Hey Stan vient deux minutes. J'aimerais qu'on discute de la scène finale qu'on va tourner demain. Donc vous serez cinq et j'avais dans l'idée que..."

- Ecoute Finn, je suis sur que ça sera parfait mais là je vais être hyper en retard et je ne peux pas me le permettre.

"Oh... c'est ce soir la présentation officielle."

Je m'agitais un peu mal à l'aise. C'était ce soir oui et maintenant que je n'étais plus pris par le boulot mon stress remontait en flèche.

- Ouais c'est ce soir. Alors tu comprends que je ne peux pas faire mauvaise impression et être en retard.

"Ok file et ménage toi surtout. Je te veux en forme pour demain."

Je roulais des yeux avant de partir. Depuis le temps que je faisais ce boulot, je savais assez bien me gérer pour être toujours en forme. Je le serais le lendemain même si je prenais du bon temps ce soir.

Ca faisait maintenant huit ans que j'étais devenu acteur porno. Je ne pensais pas un jour me lancer là dedans. Je ne pouvais pas dire que j'avais voulu me lancer dans une carrière d'acteur et que je m'étais planté pour finir dans le porno. Je ne pensais pas faire ça. En fait je n'avais pas beaucoup de projets dans ma vie. Je me contentais de vivre au jour le jour. J'avais vite laisser tomber les études, ce n'était pas vraiment pour moi. Alors je bossais comme barman dans un boite et j'aimais plutôt ça.

Je faisais du surf un jour quand je me suis fait repérer. Le truc qui n'arrive en général qu'aux autres et qui m'était tombé dessus. J'avais un instant pris le mec pour un fou. Je me baladais juste sur la table et le voilà qui me fallait sa carte pour que je vienne filmer un bout d'essai pour un porno. J'avais ri mais j'avais gardé sa putain de carte. Je n'avais jamais été mal à l'aise avec mon corps, c'était même tout l'inverse. J'aimais le sexe c'était vrai. J'étais bi et je ne me gênais pas pour coucher avec tout ce qui me plaisait, mais de là à en faire un boulot....

J'avais hésité et finalement je m'étais lancé. Un peu au culot, avec l'envie de me lancer ce défi de le faire comme ça en public, de me prouver à moi même que j'en étais capable. Et j'avais adoré ça. Depuis j'avais laissé tomber mon boulot de barman, j'avais enchainé les films et tout le reste, les séances photos, les conventions et autre... J'adorais mon boulot et j'avais appris à le faire bien, à faire la différence entre le sexe au boulot et celui dans ma vie de couple. Je ne le faisais pas de la même manière, ça n'avait pas la même importance pour moi. Je savais distingué les deux, mais pas mes partenaires.

J'avais eu mon défilé de petits amis. Il y avait eu ceux qui sortaient avec la pornstar, qui s'attendait à ce que je les baise comme dans les films. Ils recherchaient plus l'amant parfait que vraiment quelqu'un pour construire leur vie. Eux je les dégageais. Puis il y avait ceux qui avaient cru pouvoir le supporter, qui avaient voulu jouer les gens ouverts et compagnie mais qui avaient fini par craquer tellement la jalousie les rongeait. C'était comme ça que je m'étais retrouvé célibataire à plus de trente ans et sans beaucoup d'espoir pour réussir à concilier vie professionnelle et vie amoureuse. Jusqu'à ce que je le rencontre lui...

Je croyais que le coup de foudre ce n'était que dans les films, pourtant ça a été le cas pour lui. J'ai craqué immédiatement. Je suis resté là à discuter avec lui, buvant chacune de ses paroles, tombant un peu plus amoureux à chaque instant. Alors quand la question fatidique était arrivée j'avais menti, prétextant être comptable.

Et me voilà sept mois plus tard, m'enfonçant chaque jour un peu plus dans mon mensonge et m'apprêtant à rencontrer ses parents. Je frappais à la porte de son appartement et attendis quelques minutes qu'il m'ouvre. J'oubliais aussitôt mon stress en le voyant. Il était si beau... je tenais tellement à lui. Je lui fis mon plus beau sourire avant de l'embrasser.

- Salut mon amour, désolé pour le retard j'ai été retenu au boulot.


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PierreHope
PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
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La fiche vola à travers l'appartement tel un oiseau furieux:
"Ça suffit j'en peux plus!".
Le vaisseau de papier termina son chemin sous la table basse. Je pestais: je m'étais tiré à quatre épingles et mes fringues n'étaient pas des plus adéquates pour faire de la spéléologie table-bassiale. J'aurais dû prendre un bouquin (et pas un bouquin d'éthologie bien entendu), regarder la télé... Mais non. Je m'étais replongé dans mes documents, juste pour vérifier une information à la base et... Comme d'habitude, j'avais finit par jauger mes lunettes et mon salon s'était retrouvé en quelques minutes jonché de notes volantes, d'ouvrages bourrés d'index marques pages et ouverts à diverses pages, ainsi que de tasses de café vides s’alignant comme de bons petits soldats le long de l'évier en inox. Laissant mon cerveau en surchauffe s'apaiser, j'observais le plafond blafard d'un œil vide.

Trois coups puissants caractéristiques à ma porte me tirèrent de ma rêverie et me firent presque sursauter, jetant des coups d’œils affolés autour de moi:
"Oh merde merde MERDE! Déjà!?".
Un coup d’œil à ma montre me confirma que oui, déjà, et même déjà en retard même.

"J'arrive j'arrive!". Dans la précipitation, je me pris les pieds dans le plaid tombé au sol et manquait de m'étaler. Je me rattrapais de justesse en m'écroulant contre le battant, le cœur battant à tout rompre. Un coup d’œil salvateur dans le miroir à côté de l'entrée me fît jurer: mes lunettes!!! Ces foutus culs de bouteilles! Pas question qu'il me voit avec ces trucs immondes! Je planquais mes binocles sous un magazine et me recoiffait sans grand succès, tentant de plaquer ces fichues mèches indisciplinées. Mon palpitant bondit dans ma poitrine quand j'ouvris le battant. Le temps n'y faisait rien: ça faisait plusieurs mois que la gravure de mode sur le palier était entrée dans ma vie, mais chaque fois que j'avais rendez-vous avec lui, j'étais de nouveau un puceau de 16 ans enamouré. Et quand il souriait... Mon cerveau se liquéfiait. Littéralement. J'aurais été capable de glousser comme un débile si je me laissais aller.

J’accueillais avec ferveur ses lèvres sur les miennes... Avant de me rappeler que je venais de m'enfiler 3 tasses de café. Pas terrible l'haleine. Lui sentait, comme d'habitude, bon des pieds à la tête. Quand il lui avait fait la remarque, il avait prétexté une vieille habitude de surfeur et Nick n'avait pas cherché plus loin. La pipelette des deux, c'était lui. Toujours à s'ébaudir d'un rien, à parler de tout ce qui lui passait par la tête.

"- Salut mon amour, désolé pour le retard j'ai été retenu au boulot."
"Bill Gates t'as tout fait recompter au boulier ou quoi?".

Blagounette sur son boulot qui avait failli me faire éclater de rire tellement le fossé était grand entre son apparence de fantasme Australien sur pattes et son boulot protocolaire et sans aucune fantaisie.

Je m'effaçais pour le laisser entrer et refermais la porte derrière lui... Avant de me rendre compte du bordel innommable de ma pièce de vie.
"Heu... je... 2 minutes!!!".

Je me jetais à corps perdu dans un rangement éclair sous l’œil amusé de mon amant dont la présence détonnait dans mon appartement propret mais minable. Il méritait un décor plus... classe. Genre une immense demeure avec sa piscine privé, un truc du genre. "Et une ou deux bimbos aux boobs siliconés string dans le cul tant que tu y es?". Je me rabrouais: Malgré son apparence de playboy, Julian était un nounours. Un bon gros nounours un poil pantouflard qui préférait souvent opter pour une soirée TV se terminant en câlin plutôt qu'une soirée sortie en club et picole jusqu'au bout de la nuit. Ça m'avait beaucoup surpris mais je ne m'en plaignais pas: être avec lui me suffisait. J avais eu de la chance de le croiser dans ce bar. Beaucoup de chance. Tabata l'avait repéré, seul dans son coin. Elle en aurait bien fait son 4h comme elle disait. Mais c'était à moi qu'il s'était adressé. J'avais crû qu'il voulait prendre une chaise de la table, qu'il allait me taper 5 balles, à la rigueur brancher ma BF mais... Non. Il avait demandé si Nick était dispo pour un verre après. Tabata m'avais (lâchement) abandonné au beau blond. Je m'étais montré très réservé et intimidé: Julian et moi, on ne "boxait pas dans la même catégorie". J'avais crû à un traquenard jusqu'à ce que je me retrouve avec lui au lit. Et même alors, c'était moi qui m'étais tiré en catimini comme un connard avant son réveil, persuadé de n'avoir été qu'un pari de plan Q entre Don Juan avec un petit gay sans grand relief. Mais mon "coup d'un soir" avait rappelé et je n'avais pas pu résister bien longtemps: J'étais tombé amoureux. Fou amoureux même.

Se mettant à 4 pattes pour ramasser sa foutue fiche sous son meuble, l'étudiant tourna le dos à Stanford et tendit le bras, popotin en l'air pour s'en saisir, faisant la conversation dans sa position saugrenue:

"Tu as trouvé une chemise à ta taille? Je suis surpris je t'avoue... Ils font du spécial beau gosse musclé en boutique maintenant?". Ah enfin je l'avais. Me redressant sur mes genoux, je me retournais triomphant vers mon chéri qui s'était avancé vers moi et me trouva presque nez à nez avec son bas de pantalon.
"... Oh non.".

Frobisher enjoignit son pauvre cerveau à ne pas s'emballer en imaginant le contenu du jean lui faisant face. Ils n'avaient pas le temps. Ils allaient être en retard... Et ce n'est pas parce que je ne l'avais pas vu depuis 3 jours qu'il fallait que je m’excite et lui saute dessus comme s'il était un objet sexuel. J'étais sans doute déjà trop demandeur mais c'était comme cela quand j'aimais: rien que l'odeur de ma moitié suffisait à me mettre en état de désir avancé. C'était parfois une vraie plaie... Comme maintenant.

Nick se releva l'air de rien et alla poser sa fiche sur son tas de paperasse en équilibre.
"Je passe vite fait dans la salle de bain et... On pourra y aller.". Je n'avais pas très envie de ce repas familial. Oh ce n'est pas que j'avais honte de Julian ou que je n'aimais pas ma famille mais... C'était la première fois que c'était vraiment sérieux avec quelqu'un. C'était la première fois que je ramenais quelqu'un à la maison familiale (bon sauf mon petit ami du lycée mais ça ne comptait pas). Mes parents étaient bienveillants mais... exigeants. Et mon père parfois carrément blessant. Il avait presque envie d'annuler et de dire à son compagnon que c'était trop tôt, qu'il n'avait pas à s'imposer ça... "Qu'on s'en fou on y va pas on se cachera sous les draps" comme disait la chanson que Tabata s'amusait à chantonner quand ils allaient ensemble en cours de géodynamique interne et externe (le cours qu'ils détestaient le plus avec la géologie à l'époque).  

Je fermais le robinet d'eau et séchais mes mains avant de mettre d'un geste habitué mes lentilles de contact, puis tamponna mon visage avec ma serviette pour en chasser les dernières gouttes, mes pensées tournées vers ce problème inextricable.

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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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"Bill Gates t'as tout fait recompter au boulier ou quoi?"

- Euh... ouais... non presque. On a eu un soucis avec le logiciel de paye... le gros bordel.

Je me forçais à sourire, cachant ma gêne. Putain j'avais vraiment été con ce jour là de sortir ce boulot. J'avais dit le premier truc qui m'était passé par la tête. Je m'étais dit que comptable c'était bien. On ne posait pas trop de questions en général sur le métier d'un comptable. Aligner des chiffres toute la journée, faire des calculs à la con ça n'intéressait personne. Et c'était plutôt vrai. Mais son fou rire quand je lui avais dit mon boulot m'avait convaincu sur le moment que ce n'était pas une bonne idée. Je n'avais clairement pas le physique de l'emploi. J'étais plus à ma place dans un boulot de playboy que dans un truc aussi cérébrale et chiant.

J'aurais du dire que j'étais prof de surf, ça aurait été plus logique. J'en faisais déjà très souvent, assez pour être crédible en parlant de ça. J'en avais le physique aussi. Et puis ça aurait expliqué pourquoi je passais mon temps à prendre des douches avant qu'on se voit. Parce qu'un comptable qui passe son temps à se doucher ça le fait moyen et forcément il s'était posé des questions. Mais je n'avais plus le choix maintenant. Je m'étais enfoncé dans mon mensonge. Et je stressais à l'idée qu'un jour il ne veuille venir me voir sur mon lieu de travail.... Mais bien sur mon chéri, viens me voir sur le plateau de tournage, demain on tourne la scène du gang bang à cinq. Je me taperais surement deux filles en même temps, tu pourras venir l'admirer. J'étais dans la merde... vraiment dans la merde... Et si jamais quelqu'un de sa famille me reconnaissait? Ca pouvait arriver. On ne savait jamais qui pouvait mater du porno. Pareil ses parents se font des soirées visionnage de porno. Peut être qu'ils ont déjà vu une de mes vidéos... Putain ça y est je me sentais mal à nouveau. C'était une idée de merde cette soirée.... vraiment.

Je rentrais avec lui dans l'appartement, souriant alors qu'il se mettait à tout ranger. J'aimais bien son bordel ambiant de petit étudiant. Lui et moi on ne jouait vraiment pas dans la même catégorie. J'étais surpris de voir un type aussi intelligent que lui, passant un doctorat dans une matière dont je ne comprenais rien, sortir avec moi. J'étais loin d'être aussi intelligent que lui. Je n'avais jamais fait d'études. Je n'étais clairement pas un intellectuel comme lui. Sans déconner, je gagnais ma vie en exhibant mon cul devant une caméra. Pourtant il était toujours avec moi. J'en étais toujours aussi fou amoureux. Et j'allais rencontrer ses parents.... au secours...

"Tu as trouvé une chemise à ta taille? Je suis surpris je t'avoue... Ils font du spécial beau gosse musclé en boutique maintenant?"

Je le regardais en souriant alors qu'il continuait de courir partout.

- Je te signale que je suis en chemise au boulot...

Dans certaines scènes, avant de l'enlever... D'ailleurs celle là je l'avais piqué à la costumière et je devais la porter dans la scène du lendemain. Je jouais un riche homme d'affaire et j'allais me taper les secrétaires avec mon associé. Cliché mais on allait pas se mentir, personne ne regardait de porno pour le scénario.

Je me baladais dans l'appartement le suivant, jusqu'à ce que finalement il se retrouve nez à nez avec mon paquet, plutôt conséquent. Bah oui on allait pas se mentir, j'avais été repéré un peu pour tout ça...

Je souris en voyant son air. Il pensait à la même chose que moi, qu'on serait beaucoup mieux ensemble dans un lit là tout de suite. J'avais été soulagé pour deux choses quand on avait commencé à sortir ensemble. Il ne regardait pas de porno et ça m'aidait beaucoup pour garder mon secret. Et il avait quasiment aussi souvent envie que moi.... Et vu les appétits que j'avais à cause de mon boulot, c'était une bonne chose.

"Je passe vite fait dans la salle de bain et... On pourra y aller."

- Ca marche.... il vaut mieux que je reste ici par contre. Déjà qu'on est en retard...

Si en plus je le suivais sous la douche ça durerait un moment et on ne serait pas partis. Je l'attendis, sagement, m'installant sur le canapé pour regarder la télé. Je me relevais quand il revenait finalement. Je le regardais en souriant, ne pouvant m'empêcher de trouver mon homme magnifique en cet instant.

Je me levais pour venir le prendre dans mes bras et l'embrasser.

- S'il n'y avait pas ce diner je crois que je ne résisterais pas longtemps...

Ca ne me fatiguait pas ce que je faisais. Ce n'était pas du vrai sexe, plus de la comédie. Cela pouvait durer des heures avant que le réalisateur ne m'autorise à me libérer. A ce stade là, c'était plus mécanique que du réel plaisir. Cela n'avait rien à voir avec quand je le faisais avec Nick. Tout était différent et surtout meilleur avec lui.

Je le relachais pour partir vers ma voiture. Il était temps qu'on y aille. Je ne voulais pas faire mauvaise impression en arrivant en retard par dessus le marché. J'étais déjà assez stressé comme ça. Maintenant que j'étais au volant, que je suivais ses instructions pour aller chez ses parents, je sentais le stress remonter en flèche.

- Je ne savais pas trop quoi prendre alors j'ai pris du vin pour ton père et des fleurs pour ta mère... Tu crois que ça ira?

Ou j'aurais du faire plus? Peut être moins cliché que le vin et les fleurs. Mais putain de merde c'était la première fois et je ne savais pas ce que j'étais sensé amener à mes beaux parents.


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PierreHope
PierreHope
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J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
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Non mais franchement, obligé de laisser couler l'eau comme quand ado, j'avais la flemme de prendre ma douche (vu que je l'ai déjà prise): Pathétique. Je ferais mieux de lui avouer que j'étais binoclard, mais ça plus le fait d'être une tête d'ampoule... Non ça faisait trop. Je savais bien qu'il ne me repousserait pas pour une histoire de culs de bouteilles mais... Moi j'assumais pas. Alors je lui mentais par omission on dira. J'en étais pas fier mais ce n'était rien de grave... N'est-ce pas? On ne vivait pas ensemble, aucune raison qu'il découvre le pot au rose. Sauf qu'avec ma manie de tout oublier... Bah, il le découvrirait un jour et puis c'est tout. Peut-être même que ça l'exciterait un délire de scénario cochon avec un intellectuel coincé avec son petit pull pêche sur les épaules. Oups là, pas besoin de scénario pour le moment en tout cas vu son regard prêt à me croquer quand je le rejoint.

"S'il n'y avait pas ce dîner je crois que je ne résisterais pas longtemps...".
Ouh... Ses grandes mains sur moi, ses lèvres toujours aussi délicieuses... J'ai bien envie de le basculer (enfin heu... de tenter de le pousser serait plus juste vu ma force de crevette) sur le canapé et de faire sauvagement l'amour sans en avoir rien à péter de ce repas à la noix. Mais il est plus sérieux que moi. Comme toujours. C'est lui qui a les pieds sur terre. Peut-être parce qu'il est le plus âgé aussi... Mais je pense plutôt que c'est dû à son parcours de vie dont en fait je ne sais pas grand chose. Je suis presque déçu qu'il me laisse "m'échapper" de son étreinte.

"J'en fais quoi de ma trique moi maintenant...?".
Je lui emboîte le pas en soupirant.

***

Nous voilà en route. Ça serait plus logique que je conduise mais Julian est un peu casse-pied quand on conduit sa voiture chérie. Moi j'ai une épave qui traîne dans le garage de la résidence. Elle roule et c'est tout ce que je lui demande. Et puis j'aime bien qu'il conduise: je peux admirer son profil à l'envie (je vous avais dis que j'étais limite une groupie, non?). Et puis je dois le reconnaître: je conduis comme une grand-mère, ralentissant à chaque intersection etc... Bref pas super viril. Je me demande vraiment ce qu'il me trouve parfois. Apparemment c'est mon gros... cerveau qui lui a plu.

Je suis tiré de ma contemplation rêveuse par sa question où pointe une volonté de plaire que je trouve touchante:
"Je ne savais pas trop quoi prendre alors j'ai pris du vin pour ton père et des fleurs pour ta mère... Tu crois que ça ira?"

Il est nerveux. Bourré de stress même (au moins j'ai débandé rapidement: l'angoisse c'est radical contre... "ça"). Il veux vraiment leur plaire. Je m'en veux un peu d'avoir insisté pour lui présenter ma famille. Lui n'a plus la sienne. Enfin... Ils ne se parlent plus (je ne sais pas trop pourquoi et je n'ai pas creusé: on évite de creuser quand ça fait mal à la personne qu'on aime). Moi je suis donc "tranquille". Je n'ai à plaire à personne. Même pas à ses collègues (il bosse à son compte), ni à ses amis (je ne lui en connais pas un mais il en a sans doute: c'est sa vie privée après tout, on a pas à tout partager).

Je lui fais un sourire qui se veut rassurant mais le dire à voix haute fait un peu mal aussi:
"Ne t'inquiètes pas c'est parfait: ils sont très... vieux jeu là-dessus. Très protocolaires.". Je lui ai déjà dit la suite 100 fois mais tant pis:
"C'est parfait. Tout comme toi.".
Et je le pense sincèrement.

J'avise la demeure familiale et lui montre un emplacement libre pour nous garer:
"C'est là. Gare-toi.".
Julian coupe le moteur et sort de la voiture comme un automate et laisse la portière ouverte. Je le rejoins rapidement: il regarde la maison au perron éclairé et à la pelouse impeccable comme si elle allait le dévorer. Lui qui est toujours si sûr de lui et à la limite du flegme parfois... J'ai envie de protéger sa grande carcasse en l'entourant de mes bras trop petits pour en faire le tour.

Je prends son visage entre mes mains et je le tourne vers moi:
"Eh écoute moi.".
Ma voix est douce mais ferme.
"Ça va aller. C'est juste un repas. Mes parents vont t'adorer. Et si c'est pas le cas... Je m'en fiche. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Et si je dois choisir...".

J'y ai déjà réfléchis. Je réfléchis toujours à tout. J'ai préparé chaque scénario possible. Et si le résultat n'est pas le bon pour Julian...
"C'est toi que je choisirais. Rien ni personne ne me séparera de toi. Je t'aime.".
Cette fois-ci, c'est moi qui l'embrasse. Je me contrefiche que mes voisins puritains me voient embrasser un autre homme sur le trottoir de leur quartier bourgeois. J'en ai jamais rien eu à foutre de toute façon. Je n'ai jamais caché mon homosexualité et Dieu merci, mes parents ne m'ont jamais forcé à le faire et m'ont toujours soutenus là-dessus.

Je lui glisse à l'oreille d'un ton taquin:
"Et puis... Je te récompenserais de ton effort dès qu'on sera rentré chez moi.". Je tape son fessier dur comme du béton et je vais prendre ses présents dans la voiture avant de fermer les portières et les lui tend:
"Aller, on entre en scène beau blond!".

Je suis persuadé que ma mère guettait notre arrivée car à peine la barrière blanche refermée derrière nous, la voilà qui me fait coucou depuis le perron sur lequel nous la rejoignons.
"Bonsoir maman, tu es resplendissante.".
Ma génitrice me donne une petite tape sur l'épaule en riant avant de m'embrasser:
"Nick Frobisher tu n'es qu'un vil flatteur!.

Elle avise ensuite Julian:
"C'est donc lui? Hoho bel Apollon! Tu as toujours eu bon goût mais là!
"Mamaaan... Tu m'avais promis!", gémis-je d'une voix plaintive. J'ai briefé mon compagnon: ma mère est une fantasque qui dit tout ce qu'elle pense sans vraiment de filtre. Elle et mon père, c'est le jour et la nuit... Mais il paraît que les opposés s'attirent, et ils sont toujours amoureux après tant de temps de mariage. Ça en devient rare aujourd'hui et j'avoue que ça m'a toujours permis d'espérer un jour trouver ma moitié sinon pour la vie, pour un bon bout de chemin ensemble. Et la voilà qui glousse auprès de Julian, se présentant, s'extasiant sur ses fleurs, et le complimentant sur son physique, et patati et patata...

Je tente une diversion:
"Papa n'est pas là?".
"Bien sûr que si ne soit pas stupide, il fait juste son paternel possessif comme d'habitude.". Je soupire et prend la main de Julian pour le tirer des griffes manucurées de ma mère: je savais qu'elle ne serait pas difficile à convaincre. Elle aime tout et tout le monde. Le plus retord, ça sera mon père. Il est comme je m'y attendais, assis derrière un journal ultra-connu et archi sérieux qui ne laisse voir que ses jambes croisées (la droite sur la gauche évidemment pour asseoir son autorité sur les lieux). Il ne le lit pas: c'est juste pour se donner un genre et impressionner. Je lève les yeux au ciel.
"Bonsoir papa. Je te présente Julian.".

Monsieur Frobisher daigne abaisser et plier son journal et nous observe derrière ses petites lunettes rondes avec le sérieux d'un pape. Ses yeux noirs s'attardent sur mon surfeur et semblent le sonder jusqu'à son âme. Enfin il daigne se lever et tend une main au nouveau venu en se présentant:
"Isaac Frobisher. C'est donc vous qui voulez m'enlevez mon fils?".
"Papaaaa...".
Le voilà qui se la rejoue papa poule hyperprotecteur cliché à souhait. Il n'a pas eu de fille et c'est moi qui me suit tapé tout ses délires de "Moi vivant jamais!" "Jamais sous mon toit!" "Ce garçon va te briser le cœur!" etc etc. Cela ajouté à son humour pince sans rire... On ne sait jamais s'il plaisante. Il prétexte évidemment ici que oui et va s’asseoir à sa place à table sans ajouter un mot.

Ma mère engueule mon frère qui n'est pas encore descendu et qui s’exécute en dévalant l'escalier en ronchonnant. Il marque un temps d'arrêt quand son regard se pose sur mon amant mais pas le temps de m'y attarder, la seule femme présente nous place à table: Papa préside évidemment en bout de table avec à sa droite, ma mère. Julian se retrouve à ses côtés et moi, en face de lui. La place vide à ma droite est prise de mauvaise grâce par Justin, mon adorable et aimable petit frère de 6 ans mon cadet.
"Dis bonsoir au moins Justin!" s'indigne Madame Frobisher.
"Bonsoir Justin."

Sa vanne pourrie le fait marrer et je jette un regard implorant à mon chéri:
"Pitié ne me quitte pas.".
Je l'ai briefé, préparé, rabâché, et je les aime, mais ils sont intenables. J'ai honte d'eux là. VRAIMENT honte... Justin regarde Julian par en-dessous avec curiosité et autre chose qui me met un peu mal à l'aise.

Mon père prend la parole:
"Bien je vais dire les Grâces."
Je vois la nappe bouger et mon père retenir un petit cri de douleur.
"Isaac arrête tu mets notre hôte mal à l'aise!"
"Mais ma douce je plaisantais voyons."
Nous n'avons jamais été pratiquants et le Dieu de mon père, c'est la Réussite. Et l'argent. Il aime en avoir, il aime l'étaler, et il aime se gargariser de sa réussite et de celle de ses enfants. Il est on ne peut plus fier de son aîné qui a fait des études supérieures. Moins de son plus jeune qui ne sait pas quoi faire de sa vie et est en école d'informatique parce qu'il "aime grave les jeux vidéos". Ils ont toujours été plus laxistes avec mon frère qu'avec moi et j'avais tout réussi avant lui alors... Enfin sauf sur un point: Justin est hétéro. Moi pas. Et même si mes parents m'aiment comme je suis, je sais que leur petit microcosme a bien fait ses choux gras de cette "préférence" durant de nombreux cocktails.

La maîtresse de maison nous sert l'entrée au fumet fameux: ma mère est un vrai cordon bleu. Enfin sauf quand elle a l'idée originale d'ajouter un ingrédient "tendance" vu dans ses magazines féminins. Mais elle a su rester sage... Au moins sur l'entrée et je déguste mon saumon. Le bouquet de Julian a trouvé place en bout de table et mon père a mis la bouteille au frais, signe qu'il compte rapidement la déguster.

"Alors Julian, vous êtes comptable à ce qu'il paraît, c'est cela? Pas trop compliqué pour vous avec cette réforme des quota boursiers?". La nappe bouge à nouveau mais mon père est sérieux et ignore le (pas discret) rabrouage sous-tablaire de maman. Je le foudroie du regard: j'ai prévenu que l'élu de mon cœur n'était pas à l'aise à parler de son travail. Il a plein de clauses de confidentialité qui l'en empêchent. Mon géniteur le fait exprès pour le jauger et le mettre à l'épreuve. Je le hais quand il est comme ça. J'aimerais qu'il s'étouffe avec son saumon.

Je tente d'ouvrir une porte de sortie: "Vous saviez que les saumons meurent presque tous juste après leur reproduction? Et on a pas encore trouvé la cause exacte! Certains meurent même car ils arrêtent de se nourrir après l'accouplement! C'est dingue, non?".

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Julian Stanford
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"Ne t'inquiètes pas c'est parfait: ils sont très... vieux jeu là-dessus. Très protocolaires. C'est parfait. Tout comme toi.".

Je hochais doucement la tête, pas rassuré du tout. Je n'avais jamais eu à faire ça et je m'en étais très bien passé. Je n'avais jamais eu de relation assez sérieuse pour être présenté à la famille. On ne présentait pas une aventure de quelques soirs à ses parents. Quant à ceux qui avaient duré plus de quelques mois... ils avaient trop honte de présenter leur petit ami star du X aux parents. Ca annonçait le début de la fin en général. Au moins en mentant à Nick je m'évitais le moment gênant de devoir dire à ses parents ce que je faisais dans la vie. J'allais devoir faire semblant de jouer au petit comptable mais ça m'évitait au moins ce moment de honte. Je n'étais pas sur que ses parents auraient apprécié d'avoir un gendre dans ce genre là, surtout quand il me dit qu'ils sont assez vieux jeu.

Je suivais ses instructions et me garais finalement devant une grande maison. Je descendis et la fixais la boule au ventre. Le quartier bon chic bon genre, la petite clotûre blanche, la grande et belle maison derrière... Je ne me sentais tellement pas à ma place ici. Je n'aurais jamais du me lancer dans cette folie, la relation de couple, la présentation aux parents... et après ce serait quoi? L'emménagement ensemble? Mon mensonge ne tiendrait pas longtemps en place. Je ne pouvais pas lui dire la vérité mais je ne pourrais pas toujours lui mentir non plus.

Je sursautais et me retournais vers lui alors qu'il prenait tendrement mon visage dans ses mains.

"Eh écoute moi. Ça va aller. C'est juste un repas. Mes parents vont t'adorer. Et si c'est pas le cas... Je m'en fiche. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Et si je dois choisir...".

Non... je ne voulais pas entendre la suite....

"C'est toi que je choisirais. Rien ni personne ne me séparera de toi. Je t'aime."

Sauf moi... s'il savait... il y avait bien une chose qui pouvait me séparer de lui. Un mensonge entre nous qui se faisait chaque jour un peu plus lourd. Parfois je me prenais à rêver, je m'imaginais qu'il le prenait bien, qu'il m'aimait assez pour comprendre, qu'il saurait faire la différence entre mon travail et notre vie à deux. Est ce qu'on en veut à un gynécologue de passer sa vie les doigts là dedans? Non c'était pour le boulot, ça n'avait rien à voir. Alors il comprendrait sûrement. Dans ces moments là je me décidais presque à lui dire. Puis je le voyais... lui si adorable avec ses petites manies qui me faisaient toutes craquer, et je me disais que j'avais beaucoup trop à perdre pour prendre le risque de lui dire.

"Et puis... Je te récompenserais de ton effort dès qu'on sera rentré chez moi."

Je souris alors qu'il me claquait les fesses. Je récupérais les cadeaux qu'il me tendait, lui volant un autre baiser au passage.

- Si tu me prends par les sentiments... je peux bien faire un effort pour supporter tout ça.

Je serrais fortement la main et le suivit dans la maison. Enfin je tentais du moins, à peine passé le portail que sa mère se mettait à nous sauter dessus. Il m'avait prévenu mais le voir en vrai c'était autre chose. J'avais l'habitude d'être admiré et complimenté pour mon physique, c'était un peu mon boulot, mais voir ma belle mère s'extasier sur moi ça faisait tout drôle. Je la remerciais en balbutiant, ne sachant pas trop où me mettre et comment survivre à tout ça. Courage, je faisais ça pour Nick, parce que je l'aimais et parce qu'il avait intérêt à correctement me récompenser après tout ça.

Finalement il arriva à mon secours, ou pas, et on entra dans la main, affrontant une autre épreuve encore pire, la rencontre avec le paternel. On se serait cru dans un cliché du parrain. Le maître de maison, assis royal dans son fauteuil, son journal devant lui... il manquait juste le verre de whisky et le retourné de fauteuil et la scène aurait été parfaite. Même la petite phrase acide y était. Je serrais sa main, mal à l'aise, alors qu'une fois de plus Nick venait à mon secours. Je n'allais pas survivre à cette soirée, je le sentais. Ils allaient me détester, me trouver complètement empoté, mais à part trembler de peur sur place je n'étais pas capable de faire autre chose.

Puis la vraie minute de malaise arriva pour moi quand son petit frère débarqua. Je passais sur sa blague à la con quand sa mère lui ordonna de dire bonjour comme à un gamin. J'avais presque envie de rire moi aussi mais je me retenais. Non le vrai malaise, c'est quand il me fixa, se demandant sûrement où il m'avait déjà vu. Putain de merde il regardait du porno. Et il avait du me voir. Il ne fallait surtout pas qu'il me reconnaisse sinon j'étais vraiment dans la merde. Est ce qu'il le dirait à ses parents? Ou à Nick? Il ne me reconnaitrait peut être pas tout de suite mais si maintenant après m'avoir vu il tombait sur un de mes films? J'en tournais quand même pas mal. Bon je n'étais pas le seul dans le monde de porno. Il y avait assez de films pour qu'il ne tombe pas sur moi mais j'étais plutôt connu et... j'étais dans la merde.

Je les suivais tous à table, essayant d'éviter le regard du frère. Je me retrouvais assis à côté de ma belle mère, en face de Nick. J'aurais préféré être n'importe où plutôt que là. Je restais sur ma chaise, ne sachant pas vraiment quoi faire. Je paniquais un instant quand le père voulut dire les grâces, mais le coup de pied pas discret de sa femme le calma dans sa blague. Ah ah je riais tellement... je voulais mourir. Pitié sortez moi de là.

"Alors Julian, vous êtes comptable à ce qu'il paraît, c'est cela? Pas trop compliqué pour vous avec cette réforme des quota boursiers?

Le nappe s'agita à nouveau, Nick tenta une opération changement de sujet désespérée mais rien n'y fit. Je sentais le regard dur du père sur moi, attendant ma réponse, prévoyant de me juger dessus.

- Je travaille essentiellement à mon compte pour des petites entreprises qui n'ont pas les moyens de se payer un comptable à plein temps. Je gère les payes pour certains, vérifie les comptes pour ceux qui les font eux même, ce genre de choses. La réforme a fait s'arracher les cheveux de pas mal de comptables mais les plus impactés ont été ceux qui travaillent au sein de grosses entreprises. Mes clients sont trop petits pour entrer en bourse. Je suis relativement tranquille.

Je fis un petit sourire en réponse. Heureusement que j'étais un peu renseigné sur internet pendant ma pause avant de venir.

- Mais je ne veux pas vous ennuyer avec mes histoires de comptable rébarbatives. J'évite en général de saouler Nick avec ça.

Surtout parce que je n'y connais rien. Il a fini par se dire que je n'aimais pas parler de mon boulot et il a arrêté de me poser des questions dessus. Je goutais un peu à mon plat. J'avais l'estomac trop noué par le stress pour réussir à manger mais je me forçais.

- Le repas est vraiment délicieux madame.

Et j'avais hâte qu'il se termine avant que je ne vomisse tout sur la table à cause du stress.


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J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
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C'est la cata.... Ma diversion s'est soldée par un échec (je suis con moi aussi... Qui ça intéresse les comportements sociaux de la poiscaille?-à part moi évidemment). C'est la catastrophe... Julian a l'air au bout de sa vie. Je n'ai plus faim. Je chipote mon assiette. Mais au moins... Mon père a l'air satisfait. Mon compagnon s'en est sorti avec brio. Même si... Même si le doute m'assaille tandis que ma mère débarrasse et que mon père sort la bouteille offerte pour accompagner le plat principal. Il le félicite même sur son choix mais je ne l'entend que d'une oreille distraite. J'étais persuadé que mon surfeur comptable travaillait pour des gros clients et qu'il ne pouvait m'en parler pour des raisons évidentes. Est ce que j'aurais mal compris...? Ça me travaille plus que ça ne devrait.

Heureusement ma mère me tire de mes pensées avec un de ses babillages mondain dont elle a le secret et oriente la conversation sur le maillot qui sera à la mode cet été. Mon père enchaîne sur le surf et évoque ses expériences ratées en paddle, confondant les deux activités, proposant à Julian de l'accompagner un jour au golf... Il a un verre de trop dans le nez. Je me fais tout petit. Je ne dis plus un mot. Je ne sers à rien je ne fais pas le poids face à la folie douce (mais ravageuse) de ma famille. Justin s’éclipse en lâchant qu'il a du travail et qu'il ne prendra pas de dessert. Tant mieux, il a été silencieusement odieux. J'ai bien l'intention de lui dire ma façon de penser avant de partir. Mon géniteur essaye encore de me faire boire en me signalant que je n'ai pas seulement fait mine de tremper mes lèvres dans mon verre. Il sait très bien que je ne tiens pas l'alcool et ça l'a toujours peiné de ne pas pouvoir partager sa cave personnelle avec moi en faisant de viriles soirées confidences entre mâles blancs avinés.

"Si papa je l'ai goûté et Julian l'a très bien choisit en effet.".
Mais je n'en boirais pas plus que ma petite lampée. Sinon il va continuer à me servir et je ne serais plus bon à rien. Et j'ai bien l'intention que la seconde partie de la soirée soit plus réussie que la seconde. Pas question de rentrer et de m'écrouler comme une bouse en ronflant tout habillé en travers du lit. Le chef de famille maugrée mais me fiche la paix et tente de m'amadouer avec du champagne pour accompagner le dessert. J'accepte de mauvaise grâce et il est tout content. Je n'en bois qu'une gorgée. Mes parents me demandent où en sont mes recherches, si les cours que je donne se passent bien... Bref la routine.

Je saute sur la première occasion pour nous libérer, surtout Julian, prétextant qu'il doit se lever tôt demain. Après avoir pris congés, je glisse à mon compagnon:
"Pars devant je vais aller... Saluer mon frère.".

Ce petit con ne perd rien pour attendre. Je frappa à sa porte et entre sans attendre de réponse, refermant en claquant derrière moi:
"T'es vraiment qu'un petit merdeux, tu le sais ça?".
"Eh calme-toi, vu ta gueule quand j'ai ouvert la bouche j'ai préféré la fermer. Et puis....
Il s'arrête en plein milieu d'une phrase j'ai HORREUR de ça et il le sait.
"Et puis quoi?".
"Et puis ton mec là, comptable? Vraiment? J'y crois pas deux secondes...
Je ricane et lève les bras au ciel:
"Et tu proposes quoi? Prof de surf? Tu serais pas juste... Jaloux par hasard?".
Justin fait la grimace:
"Pour me retrouver le cul en compote? Merci bien...".
C'est mon tour de faire la grimace:
"... Tu penses vraiment qu'à ça ma parole... T'es dégueulasse là franchement.".
"A ton service."

On était très proche Justin et moi. Même si on s'est jamais vraiment ressemblés. Mais à la puberté il a... changé. Il est devenu plus irritable (normal) plus obsédé (normal) et plus... con. Beaucoup plus con. Un macho en puissance. On dirait que son cerveau s'est barré dans son slip et qu'il n'a pas su remonter. C'était un gamin intelligent mais il a un baobab dans la main. Mister branleur reprend la parole:
"Il serait pas... acteur plutôt?"
Je me marre encore une fois:
"Il a le physique oui mais tu crois pas qu'il aurait été plus à l'aise au repas si c'était le cas?".
Non pas qu'il s'en soit mal sorti, il a réalisé une belle prouesse en survivant à ce dîner de la famille foldingue, mais il a stressé du début à la fin et... ce n'était pas feint.
Mon frère hoche la tête:
"Ouais tu marques un point. Mais je suis sûr j'ai déjà vu sa tête quelque part... Bon, si ça me revient, je te dirais."
"Pas la peine, je m'en fou en fait.".
"Je te dirais.".

Je comprends pas pourquoi il s'acharne mais la discussion est close. Il s'est retourné vers son écran. J'ouvre la porte mais quand je vais la refermer, mon cadet ajoute sans bouger de sa position:
"Nick?"
"Ouais?".
"Fait gaffe à toi. T'es trop gentil... Te fait pas encore avoir."
Je soupire et je claque la porte. Il me gave avec sa parano.

Je rejoins enfin mon cher et tendre qui a été bien éprouvé ce soir. Comme toujours, il est prudent: il m'a laissé le volant alors qu'il n'a presque rien bu (et rien mangé non plus). Et ce mec serait le diable en personne? Quel petit con. Je sais qu'il s'inquiète juste pour moi et qu'il ne veut pas me voir souffrir à nouveau mais... J'en ai ras le bol de la famille Frobisher là.

Je conduis un peu plus vite que d'habitude. J'ai hâte d'être chez moi, tranquille, juste moi et Julian. Je romps le silence:
"... Pardon. Je te ferais plus jamais subir ça.".
Il a été au supplice durant près de 3 longues heures. Mais c'est bon. C'est terminé. Cette épreuve est derrière nous.
"Pardon surtout pour mon frère il est... Vraiment crétin parfois. Il... Il s'inquiète juste pour moi et je pense qu'il est jaloux aussi. Et...".

Je regarde mon Adonis rapidement en souriant (une minute d'inattention sur la route ça peut tourner au drame et je ne me le pardonnerais pas):"... je le comprends tout à fait.".

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Je devais avoir réussi le test, si ça en était un. Le père me regarda d'un air que j'eus du mal à déchiffrer tandis que sa mère partait dans un babillage sur les maillots de l'été. Je tentais de lui répondre le mieux possible mais la mode ce n'était pas vraiment mon truc. J'avais fait un effort ce soir en mettant une chemise mais en général j'étais plus jean et tee shirt.

La discussion s'orienta, pour mon plus grand plaisir, sur le surf et le paddle. Je souris légèrement, prenant part avec enthousiasme à la discussion. Au moins un sujet où je me sentais à l'aise et où je n'avais pas à mentir. Je buvais tranquillement avec le père, restant quand même raisonnable. Je ne voulais pas finir complètement torché pour le reste de la soirée, mais deux trois verres ça ne me ferait pas de mal. De toute façon je savais que ce serait Nick qui conduirait. Il ne buvait quasiment pas lui. Je devais reconnaitre que pour moi c'était un avantage, je l'avais toujours pour me reconduire.

Je me détendais finalement un peu le reste de la soirée. Je ne savais pas si ses parents m'appréciaient mais au moins je n'avais plus de questions pièges. Pour son frère... là j'avoue je m'inquiétais franchement. Il était parti avant le dessert s'enfermer dans sa chambre. Est ce que c'était son état normal? La crise de l'adolescence dans toute sa splendeur qui le transformait en ado roncheur et boudeur préférant s'enfermer dans sa chambre pour faire on ne savait quoi. Ou alors se doutait-il de quelque chose et était il parti pour éviter la pornstar de service?

Je remerciais intérieurement mon petit ami quand il décida d'abréger le repas. Je me levais pour saluer ses parents, les remerciant pour le repas. Je pensais être sauvé jusqu'à ce que Nick vienne me parler.

"Pars devant je vais aller... Saluer mon frère."

Je hochais distraitement la tête, cachant mon trouble comme je pouvais et le laissant partir. Je saluais une dernière fois ses parents avant de sortir attendre ma moitié à côté de la voiture. Mais impossible de tenir en place, je faisais les cent pas en attendant qu'il revienne, me demandant ce qui pouvait bien se passer dans cette chambre? Et si il m'avait grillé? Si il s'était souvenu de ce que je faisais, de m'avoir vu dans un de mes films? Et s'il était entrain de tout balancer à son frère maintenant qu'ils étaient loin des oreilles indiscrètes des parents? Il mettait trop de temps. Putain j'étais sur que c'était ça. Il allait revenir furieux d'apprendre que je lui avais menti, d'avoir appris la vérité par son petit frère. J'étais vraiment foutu. Je le savais que c'était une mauvaise idée d'avoir une histoire sérieuse tant que ma carrière n'était pas terminé. Mais j'aimais trop mon boulot, ma carrière était au top, je ne pouvais pas l'arrêter comme ça. J'étais parmi dans les favoris pour avoir une récompense, meilleur premier rôle masculin. Et si Nick me demandait de tout arrêter pour le garder? Est ce que je le ferais? Je ne m'étais jamais posé la question. Je ne l'avais jamais accepté quand les autres me l'avaient demandé. Mais lui? Est ce que je serais prêt à faire ça pour lui?

Je relevais la tête alors qu'il arrivait, lui souriant tendrement. Bon il n'avait pas l'air énervé, c'était déjà un bon point. Peut être qu'il n'avait rien deviné et que je me mettais à stresser pour rien.

Je montais dans la voiture et laissais ma petite grand mère se mettre au volant. Je restais silencieux. J'avais peur de ce qu'il pourrait me dire. Est ce qu'il ruminait la vérité?

"... Pardon. Je te ferais plus jamais subir ça."

Je souris à nouveau rassuré. Il ne savait rien. Il se serait empressé de me dire si ça avait été le cas. On ne ferait que parler du diner et de rien d'autre.

"Pardon surtout pour mon frère il est... Vraiment crétin parfois. Il... Il s'inquiète juste pour moi et je pense qu'il est jaloux aussi. Et... je le comprends tout à fait."

Je me détendais un peu plus, posant ma main sur sa cuisse. Je l'avais échappé belle cette fois. Son frère ne savait rien, Nick non plus, mes fesses étaient à l'abri pour encore un petit moment.

- Jaloux de quoi? De ne pas avoir ce corps là? En même temps c'est de famille d'être gringalet, ce n'est pas de sa faute.

Je lui souriais, montrant que je le taquinais. Je l'adorais comme il était. J'aimais tout de son corps, la moindre courbe, le plus infime petit grain de beauté. J'étais fou de lui depuis le premier jour et ce n'était pas prêt de changer.

- Tu penses que je m'en suis sorti? Je veux dire... tes parents ne me détestent pas trop?

Et voilà que ce stress là revenait à nouveau. Je voulais leur plaire quand même. Ce n'était pas rien. Je sortais avec leur fils. Ils étaient assez ouverts pour accepter l'homosexualité de leur fils alors je voulais leur montrer qu'ils avaient eu raison, qu'il s'était trouvé un mec bien qui prenait soin de leur fils. Je n'avais pas le sentiment d'être un monstre. Oui je faisais un boulot hors du commun qui pouvait choquer les gens mais je ne pensais pas que ça faisait de moi quelqu'un d'horrible, juste.... différent.



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Voilà. Je retrouve MON Julian. Le rigolo, le sans prise de tête. Celui qui sait me vider ma tête trop pleine comme personne. J'essaye d'oublier sa main sur ma cuisse: je suis une vraie pile électrique. A peine on me touche je pars au quart de tour. Les messages de la sécurité routière et son cortège de slogans moribonds qu'on nous a passé en boucle en enseignement secondaire se rappellent à moi et je ralentis un peu mon allure et fait fît du délice de ce simple contact de sa grande main sur ma personne.

- Jaloux de quoi? De ne pas avoir ce corps là? En même temps c'est de famille d'être gringalet, ce n'est pas de sa faute.

J'entre dans son jeu et joue le faux vexé:
"Non mais ce M-E-L-O-N! Pfff... Ah? Bien bien c'est noté, mon corps de gringalet va rester sagement dans son coin pour la peine.".

C'est vrai que je ne suis déjà pas épais mais à côté de Julian... J'ai vraiment l'air d'une blette. Les gens qui nous croisent main dans la main lors de nos rares sorties marquent un temps d'arrêt. Je les comprend: on détonne dans le décor. Et puis tout le monde remarque Julian. Tu m'étonnes... J'avais la bave aux lèvres dès la minute où mon regard s'est posé sur lui mais j'avais joué le mec blasé avec Tabata:
"Hein? Qui? Lui? Orf ouais pas mal... Trop "parfait" tu trouves pas?". Voilà comment j'étais: quand une personne me plaisait mais qu'elle était trop "canon" pour moi (et donc que je n'avais aucune chance avec elle), je jouais le pas intéressé à la limite du méprisant. Elle s'est bien foutue de ma gueule quand j'ai bafouillé et fait tomber le bol de cacahuètes quand il s'était pointé pour me proposer un verre. Bon bref: ce mec m'excite. Et c'est mon mec. Mwhahaha. Je fais une danse de la joie dans ma tête. Mais si ce gars voit qu'il me perturbe, il va en rajouter. Me mettre au supplice. Il adore me taquiner me faire perdre mes moyens.

- Tu penses que je m'en suis sorti? Je veux dire... tes parents ne me détestent pas trop?

Un fin sourire s'étire sur mes lèvres: qui penserait que cette montagne de muscles bien dessinés cache un tel manque de confiance en lui face à un couple de banlieusards un peu prout-prout ma chère? J'hésite à le torturer un peu en lui faisant croire que non mais... Je suis trop gentil pour ça. Et apercevoir la tristesse sur son visage même pour rire, même pour 2 secondes... Mon petit cœur n'y survivrait pas. J'ai failli pleurer quand il a lâché sa petite larme devant une des séries qu'on mate ensemble (soit disant qu'il avait les yeux irrités... Mouaaaais). Alors être à l'origine d'un mal-être chez lui... Impossible. Je dis donc la vérité:

"Ma mère est déjà dingue de toi mais n'importe qui qui la complimenterais sur ses cheveux ou sa tenue elle le kiffe donc bon...". C'est pas sympa mais ma mère me fait l'effet d'un labrador, genre celui du film d'animation pour enfant qui dit "Je ne te connais pas mais je t'aime déjà!".
"Mon père est un meilleur indicateur. Et tu ne t'es pas écrasé devant lui et ses questions à la con... Et il t'a proposé d'aller jouer au golf avec lui. Bon ok il avait un coup dans le nez mais il était lucide... Tu as gagné son respect.".

J'ai l'impression de compter les points gagnants dans un jeu de plateau chelou et complètement dingo qui s'appellerait "Welcome to Frobisher Family".
"Donc je dirais que tu as fait plus que bonne impression. De toute façon tant que tu ne fais pas de mal à la prunelle de ses yeux, il tempêtera, exigera, et finira par se plier aux choix de ses fils.".

Je lui lance un sourire un peu narquois:
"Et puis un comptable... Mamma mia mais il ne pouvait rêver meilleur job pour marier son beau parti!".

Ma vanne n'a pas l'effet escompté et je ne comprend pas pourquoi. Je sent que Julian s'est un peu crispé. Il déteste tellement ce boulot... J'ai été tenté de lui dire d'en changer mais je n'y arrive pas. Mais le voir mal à l'aise presque à chaque fois qu'on aborde le sujet... C'est dur. J'essaie de ne pas penser à l'incompréhension sur la catégorie de son portefeuille de clients. Je suis tellement dans la lune... C'est forcément moi qui ai mal compris. Forcément.

Mes pensées galopent vers mon frère. Et puis soudain, le doute: et si il avait flashé sur Julian? Oh nan nan! Pas ça!
"Et heu... Julian, ben... Je me demande si... Si il a pas carrément crushé sur toi en fait hahaha!".
Mon rire sonne creux. Il est hétéro normalement mais... Et si voir ma moitié avait révélé chez lui une bisexualité latente? Que sa beaufitude essayait de masquer comme un mécanisme de défense? Et si... Ça tourbillonne dans ma tête. J'ai une boule dans le ventre. Je n'ose pas regarder Julian avant d'avoir garé la voiture le long du trottoir devant mon immeuble et je coupe le moteur avant d'ajouter d'une voix où pointe l'inquiétude mais que j'essaye de présenter blagueuse:
"Tu... Tu ne t'intéresse pas aux jeunots à peine majeurs... hein? Hahaha!".

Justin c'est moi avec 6 ans de moins. Tout frais encore ignorant des délices d'un amour avec un autre homme. Ok j'ai de plus beaux yeux mais il est plus musclé et... et... Mon cerveau toujours prompt à me faire du mal me présente Julian et Justin dans une position peu équivoque que je m'empresse de chasser. Imaginer celui que j'aime dans les bras d'un autre c'est... C'est... Je ne le supporterais pas. Je suis peut être vieux jeu mais pour moi, on aime une personne. Et une seule. Je déteste vraiment ce cerveau toujours en surrégime et si imaginatif. J'aimerais parfois avoir beaucoup moins de "cervelle". Mais alors, Julian ne m'aurait sans doute pas gardé plus qu'une nuit auprès de lui. Peut-être même qu'il ne m'aurait pas abordé.

Je pense.
Sans doute.
Je ne sais plus.

Je spirale.

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"Non mais ce M-E-L-O-N! Pfff... Ah? Bien bien c'est noté, mon corps de gringalet va rester sagement dans son coin pour la peine.".

Je ris à sa remarque. Comme si il allait pouvoir résister longtemps à l'envie de me sauter dessus. Je pouvais déjà sentir à quel point le simple fait que ma main soit sur sa cuisse le perturbait. Et ça m'arrangeait plutôt. Je ne pouvais pas non plus me passer de son corps. Je savait qu'il ne comprenait pas, qu'il se voyait vraiment comme le mec gringalet et sans charme qui sortait avec le canon. Je savais qu'on détonnait assez dans la rue quand on se baladait tous les deux. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était qu'à mes yeux il était sublime. J'aimais son corps comme il l'était, pas trop musclé, juste ce qu'il fallait aux bons endroits. J'adorais son visage si expressif, ses yeux dans lesquels je pouvais me perdre. J'adorais les voir pétiller de malice, briller du désir qu'il ressentait pour moi. J'étais complètement accro à cet homme et pour moi il était parfait.

Alors oui je stressais à cause de cette soirée. Je voulais être à la hauteur pour lui. J'avais franchement eu l'impression de détonner dans cette soirée. Il avait grandi dans une famille bien élevée et instruite, grandissant dans les beaux quartiers. J'étais un petit mec du fin fond de la Louisiane. Mon père bossait dans une casse auto et ma mère restait chez nous pour s'occuper de notre petite maison. Le genre de personne qui n'avait jamais fait d'études et qui ne m'avaient pas encouragé dans cette voie. Mon père s'était mis en tête que je viendrais bosser à la casse avec lui et qu'avec les années je finirais par la reprendre. Mais j'avais commencé à le décevoir en quittant la maison pour aller vivre à LA. Je détestais cette vie et cette ville pourrie où il faisait toujours trop moite. Je revenais quand même les voir, leur racontant ma vie, ma vie de débauché comme l'appeler mon père. Bosser dans un bar gay ce n'était pas respectable pour lui et savoir que son fils était une tarlouze ça n'aidait pas. Ma mère supportait mieux tout ça, jusqu'à ce que je leur annonce mon changement de carrière... Le bleu sur mon visage avait mis plus d'une semaine à partir, mais le regard plein de déception de ma mère avait été plus dur à oublier.

Alors oui je détonais franchement au milieu de cette famille aimante et unie, remplie de gens ayant fait des études, lisant des journaux sérieux ou jouant au golf.

"Ma mère est déjà dingue de toi mais n'importe qui qui la complimenterais sur ses cheveux ou sa tenue elle le kiffe donc bon..."

Je lui fis un léger sourire. Ce n'était pas sa mère qui m'inquiétait le plus mais plutôt son père. J'attendais la suite du compte rendu avec un peu d'appréhension.

"Mon père est un meilleur indicateur. Et tu ne t'es pas écrasé devant lui et ses questions à la con... Et il t'a proposé d'aller jouer au golf avec lui. Bon ok il avait un coup dans le nez mais il était lucide... Tu as gagné son respect. Donc je dirais que tu as fait plus que bonne impression. De toute façon tant que tu ne fais pas de mal à la prunelle de ses yeux, il tempêtera, exigera, et finira par se plier aux choix de ses fils."

Je hochais la tête un peu plus détendu. Il fallait croire que j'avais réussi le test, en mentant certes mais je l'avais réussi quand même. Je ne comptais pas dire la vérité à ses parents un jour. Nick par contre c'était une autre histoire...

"Et puis un comptable... Mamma mia mais il ne pouvait rêver meilleur job pour marier son beau parti!"

Je retirais ma main de sa cuisse pour me détourner un peu de lui. Je regardais par la fenêtre soupirant un peu.

- Un métier de merde oui...

Je doutais que ça soit le boulot dont tous les pères rêvaient pour leur enfant ou pour leur gendre. C'était le métier chiant par excellence et c'était un peu pour ça que je l'avais donné comme excuse, à moitié pour ça et à moitié sur un coup de tête. Je doutais que mes beaux parents continuent à me trouver si bien si ils savaient que je n'étais pas un petit comptable bien sous tout rapport mais plutôt une star du X.

Il y avait des moments, comme maintenant, où le poids de mon mensonge me pesait un peu plus.

"Et heu... Julian, ben... Je me demande si... Si il a pas carrément crushé sur toi en fait hahaha!"

Je le regardais en fronçant les sourcils alors qu'il revenait sur son frère. Flashé sur moi? Non pas du tout. Il se demandait surtout où il m'avait vu plus qu'autre chose. J'étais quasiment certain qu'il avait déjà vu un de mes films, se branlant sur mes performances, imaginant que c'était lui et non moi qui faisait crier de plaisir la fille. Mais flashé sur moi j'en doutais fortement.

Il se gara devant son appartement. Je m'apprêtais à sortir quand son air sérieux m'arrêta.

"Tu... Tu ne t'intéresse pas aux jeunots à peine majeurs... hein? Hahaha!"

Il se forçait à rire mais je voyais qu'il ne plaisantait pas du tout. Il pensait vraiment que son frère craquait pour moi. Et il avait peur, une fois de plus, que je ne le laisse pour aller avec quelqu'un d'autre.

Je me retournais pour venir prendre son visage dans mes mains. Je caressais doucement ses joues alors que je plongeais mon regard dans le sien.

- Je m'en fous de ton frère. Jamais je n'irais coucher avec lui même si il me suppliait. Je t'aime toi. J'adore ton corps gringalet qui me fait bander comme pas possible et grimper au rideau. J'adore cette petite moue que tu as parfois, ta façon de sourire quand tu me vois. J'aime tes yeux, si beaux et si expressifs. J'adore te voir plongé au milieu de tes bouquins auxquels je ne comprends rien. J'aime tout de toi Nick. Je n'ai pas envie de te quitter... pour personne.

Je me penchais pour venir l'embrasser tendrement, mettant tout l'amour que je ressentais pour lui dans ce baiser. Je me reculais ensuite, le regardant en souriant.

- Maintenant si tu veux bien.... Il me semble que tu m'as promis une récompense pour avoir survécu à cette soirée.

Je souris largement et sortis de la voiture, l'attendant pour le prendre par la main et le suivre dans son appartement. J'espérais bien que la suite de la soirée soit meilleure que le début.


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