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sweetfox
sweetfox
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INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 29
CRÉDITS : sweetfox

UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Seo Levi
J'ai 23 ans et je vis au 36ème district, de ce que vous appeliez New-York. Dans la vie, je suis assistant et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt pas trop mal.

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Kim Taehyung ©️ SKATE VIBE
Ma vie n’était réellement pas intéressante. Je passais mes journées enfermé dans un bureau, mais c’était plus sage pour moi car je préférais ça plutôt que de vivre torturé avec les pensées de ces gens malades et accidentés. Mon esprit allait mieux maintenant que je ne souffrais plus de tout ces songes, mais il est vrai que ma vie, elle, en a pâti et que je m’ennuyais un peu. « Eh bien, au début il me prenait un peu pour son homme à tout faire, son larbin en quelques sortes, jusqu’à ce que je… M’affirme, entre guillemets. Je lui ai clairement fait comprendre que je savais des choses que je ne devrais pas savoir sur sa vie personnelle et maintenant, tout roule. » Je haussais les épaules. Ce don ne m’apporte pas que du malheur, finalement. Mais le chantage n’était pas quelque chose que j’aimais pratiquer. Seulement, je ne m’imaginais pas quitter une torture pour une autre.

Vint son tour de m’expliquer sa vie. J’étais tout ouïe, j’avais inversé nos positions pour pouvoir m’étendre sur lui et poser mon visage contre son torse. Ma main venait pincer de temps à autre son ventre tendu et mon regard taquin cherchait le sien avec un sourire. Mes gestes s’arrêtaient lorsque sa main les stoppait consciencieusement. Je levais un sourcil en attendant son récit mais il commençait seulement par des mots mystérieux. Je plissais le regard, comme pour en demander davantage tout en laissant mon imagination prendre le relai. Était-il un bandit ? Un vandale ? Un dealer ? Je n’eus pas le temps de l’imaginer en tenue badass qu’il continuait déjà. Une faible moue mécontente s’affichait sur mon visage. Alors il s’agissait là d’un petit rebelle. Mon expression changea à sa dernière phrase. L’inquiétude se lisait désormais sur mon visage, je n’avais aucune envie de le retrouver encore blessé de cette manière. Certes, je ne le connaissais pas plus que ça mais je passais de très bons moments avec lui, pour le peu que nous en avions vécu. J’espérais seulement qu’il ne s’enfuie pas comme un voleur. « Mh. De toute façon, je te soignerais autant qu’il le faudra mais si tu pouvais éviter de risquer la mort à chaque fois, ça m’arrange un peu. » Sa caresse était réconfortante et je reposais un instant le visage contre sa main pour en savourer le contact avant de le voir fermer les yeux.

Je reposais alors ma tête contre son torse et me mettais à jouer avec les doigts qui retenaient les miens prisonniers depuis quelques temps. Un long moment silencieux passait, et ce moment était bien accueilli. La fatigue s’emparait peu à peu de moi, je ne voulais pas m’endormir maintenant puisque je voulais encore profiter de cette présence intime qu’il m’offrait. Alors je luttais un peu jusqu’à ce que sa voix me provoque un nouveau sourire. Il pouvait bien dire ce qu’il voulait, au fond c’était lui qui m’apaisait et qui m’apportait un vent d’aventure dans ma vie. Lorsqu’il me releva au-dessus de lui, mes coudes se posaient autour de son visage pour me soutenir et le ménager un peu. Mon regard se plongeait dans le sien tandis que nos lèvres se rejoignirent une nouvelle fois dans un baiser d’une douceur incomparable qui m’en donnait des frissons. « Oui, mais seulement le matin. C’est samedi demain alors… T’en fais pas. Je ne me ferai pas enguirlander. » Mes doigts allaient s’enfouir dans ses cheveux tandis que je lui souriais d’un air rassurant. Il n’y avait là aucune raison que je me fasse réprimander de toute façon.

Pour le soulager un peu, je me plaçais sur le côté. Mon bras glissa sous son dos pour le rapprocher de moi, je n’avais aucune envie de quitter son étreinte, et l’autre vint se poser sur sa hanche. Je ne manquais pas de le contempler comme pour m’imprégner du moindre trait de son visage. Un nouveau sourire et puis quelque chose me taraudait. Pinçant les lèvres je fronçais alors légèrement les sourcils. « Tu seras là quand je rentrerais demain ? » Non pas que je voulais avoir une discussion sérieuse maintenant, mais je jugeais important de savoir s’il resterait jusqu’à mon retour, histoire de ne pas être surpris le lendemain. Ma main posée dans son dos s’affairait à le serrer un peu plus fort et je nichais mon visage dans son cou en fermant les yeux. « Tu es ici chez toi. Mais… Ne vide pas tes batteries sans moi. » Mon sourire contre sa peau s’étira alors que je songeais à ce qu’il m’avait adressé par la pensée un peu plus tôt. Son dessert devra attendre un petit peu… A moins qu’un réveil nocturne pointe le bout de son nez.
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Nam Min-ho

J'ai la vingtaine et je vis au 36ème district, de ce que vous appeliez New-York. Dans la vie, je suis droguiste et je m'en sors hasardeusement, par mes propres moyens. Sinon, grâce à ma chance, je suis nouvellement amoureux et j'en suis suis aux anges.


célébrité: Kim Jong In

avatar: WILD HEART.


Rien que toi...


(thème musical)

« Tu seras là quand je rentrerais demain ? »
Sa voix me revint si distinctement que j’aurais pu croire qu’il venait de me susurrer ces mots à l’instant. Prit d’un sursaut apeuré, comme lorsque vous rêvez que vous manquez d’air et que votre corps vous force à vous réveiller pour respirer à nouveau, je me relevais d’un bond entre les draps doux et chauds qui n’étaient pourtant pas les miens. Ma main esquissa de grands arcs de cercles au-dessus du matelas, là où j’aurais aimé sentir le contact rassurant du corps de Levi. Les souvenirs de la veille me revenaient par bribes décousues, compliquées à remettre en ordre. Néanmoins une chose était certaine : maintenant que j’avais pu goûter à son corps, à sa présence lovée contre moi, à ses paroles tendres prononcées avec autant d’honnêteté dans la voix et aussi à toute la bienveillance immuable qu’il couve en son sein… Je ne pourrais plus jamais m’en passer. Je le voulais, là, maintenant. Pas uniquement de façon sexuelle, cela allait bien au-delà de ça.

Fermant les yeux pour tenter de calmer la tornade qui rugissait entre mes côtes meurtries, je pris le temps d’accuser le coup, de réfléchir, de me passer une main au creux des tiffes indisciplinées, avant de me décider à quitter le lit. Une œillade sur mon pansement m’apprit que les ébats que nous avions partagés Lévi et moi, la veille au soir, n’avait pas eut raison de mes points de suture. Un vrai pro, songeais-je pour moi-même, le sourire au lèvre. Je le revoyais œuvrer au-dessus de la table de la cuisine, tantôt la douleur de l’aiguille qui s’enfonce dans mes chaires et tantôt l’infinie douceur de ses doigts dont aucun latex -pas même celui de gants stériles- ne réussirait à dissimuler.

Tandis que je me dirigeais avec des pas mesurés vers la salle de vie, je réussissais à recontextualiser les évènements. L’incident à la boutique, les coups qui avaient suivis, mes adversaires au sol, la blessure au couteau, traite… et enfin mon dévolu porté sur Levi – comme si cela avait coulé de source pour moi. Parmi tous ces badauds rassemblés dehors, il avait fallu que ce soit lui. Fallait-il que j’envisage de me mettre aux jeux de hasard ? Parce que ça n’avait sans doute rien été d’autre que ça : un majestueux coup de veine. Mais j’étais heureux que la vie m’ait poussée vers Levi plutôt que vers n’importe qui d’autre. Presque instantanément, et même malgré mon état fiévreux, j’avais tout aimé chez lui. De son appart petit mais cozy, à sa dévotion maladive pour un mec qu’il ne connaissait pas, jusqu’à son petit nez aquilin coincé entre ces deux orbes noisette à nul autre pareil. Je grinçais des dents, grimaçais un moment, et fis de mon mieux pour me traîner jusqu’au frigo. Ma mauvaise humeur ne découlait pas tant de mon piteux état, mais plutôt du manque cruel qui m’assiégeait depuis que j’avais ouvert les yeux quelques instants plus tôt. Levi était une bombe à retardement. Le savait-il seulement ? Une unique nuit avait suffi pour que son emprise sur moi soi totale et sans borne. J’hésitais un instant à attendre son retour bien sagement, puisqu’il m’avait confié qu’il ne travaillait que la matinée le samedi. Mais il me fallait encore régler mes propres problèmes. Plus vite cela serait traité et plus vite je pourrais consommer cette toute nouvelle relation qui me liait à lui sans craindre de représailles – ni qu’il soit blessé dans l’unique but de m’atteindre, moi.

Je me servis un grand verre de lait, retournait m’adonner à un brin de toilette dans la salle de bain -celle-là même où tout avait démarré d’une simple pulsion-, avant de finalement récupérer quelques fringues à Levi dans sa chambre et que je lui empruntais pour l’occasion. J’aurais sans doute pu récupérer les miennes, mais je préférais les laisser là, m’offrant non seulement une occasion et excuse de revenir ; mais aussi pour faire comprendre à Levi que je ne comptais pas sortir de sa vie aussi facilement que j’y étais entré. Influencé par mes goûts un peu trop portés chicos, j’avais récupéré une chemise d’un blanc immaculé, sans doute onéreuse, et l’avait enfilé en me promettant de la lui rendre dans le même état que je le lui avais dérobé. Je grimaçais en enfilant le premier jean pas trop près du corps que j’avais pu trouver dans sa penderie puis, après dix bonnes minutes passées à chercher la fameuse trousse de premier secours que Levi avait utilisé la veille, j’entrepris de changer mon pansement. Non sans ressentir un pincement au cœur se faisant. Je me connaissais, j’étais un sentimental et j’avais appris à l’accepter : cela me serrait le cœur de devoir remplacer celui que Levi m’avait prodigué. Je fis néanmoins de mon mieux pour ravaler ma mièvrerie, essayant de copier au mieux le pansement que l’ex étudiant-infirmier avait créer à partir d’une compresse stérile et d’adhésif adéquat. Mais il n’y avait pas photo, le résultat faisait pâle figure comparé à l’original. Tant pis, ça tiendrait le temps qu’il faudrait. Je rentrais ma chemise dans mon jean noir, avant de récupérer mon blouson désormais propre ainsi que mes chaussures en cuir dans l’entrée de l’appartement. Au moment où ma main se posa sur la poignée, je remarquais du coin de l’œil un calepin ainsi qu’un crayon sur le meuble jouxtant l’entrée. Aussi je pris le temps de rebrousser chemin, y inscrivait un court message, avant de refermer définitivement l’appartement sur mes pas, claquant la porte de façon à ce qu’elle se verrouille automatiquement. Ce système de sécurité était assez répandu à New-York, maintenant. Dans ma mémoire, je me remémorais l’image du mémo gribouillé par mon écriture serrée et qui disait simplement :

« Je reviens très bientôt, je t’en fais la promesse. Et je te remercierais à nouveau pour tout ce que tu as fais pour moi à ce moment-là. Attends-moi et ne fais pas de bêtises.
Ton Min-Ho »

Bien-sûr que ça puait la niaiserie à plein nez, mais qui serait-là pour m’en tenir rigueur ? Je m’en contrefichais pas mal, tant que cela suffirait à faire parvenir mes sentiments à Levi. Pour peu qu’il pense à regarder dans l’entrée lorsqu’il reviendra.
Scrutant les alentours avec une attention redoublée, je fis de mon mieux pour retenir chaque détail du trajet qui me ramenait jusqu’à mon commerce – le but étant de pouvoir refaire le chemin inverse par la suite. Lorsque je mis un pied en dehors du bâtiment résidentiel où logeait Levi, je constatais avec satisfaction que nous nous trouvions toujours dans le 36ème district, soit le même que celui où je créchais, un peu plus au sud. Avec une allure assurée, je pris la même direction.
_______

Il me fallut deux jours pour sécuriser l’accès à mon commerce, et je m’en octroyais six de plus pour pouvoir revendre bon nombre de babioles encombrantes et sans intérêt que je stockais chez moi, et ce pour deux raisons : 1) pouvoir me faire rapidement du fric 2) m’en débarrasser avec la nette intention de faire de même de mon appartement dans la suite logique des choses. J’avais réussi à me séparer de presque tout, ne gardant avec moi qu’un ample sac de voyage fourré à ras-bord d’effets personnels divers. Dont mes tenues les plus coûteuses dont je n’avais pas eu le cœur à m’en séparer. Même mon ancien matelas, bien qu’un peu usé, avait réussi à trouver acheteuse : une dame de mon voisinage qui en avait vivement besoin pour pouvoir loger sa petite fille chez elle. Des histoires comme celle-ci, il en pleuvait par dizaine chaque jour et à tous les coins du 36ème district.
Au bout du huitième jour après que j’eus quitté l’appartement de Levi, je réussis l’exploit de me défaire de mon appart à un prix si fort que je n’aurais jamais pensé qu’il puisse me rapporter autant. De toute façon c’était la meilleure chose à faire, je ne doutais pas que ceux qui avaient voulu me voir passé à tabac savaient pertinemment l’entièreté de ma vie privée jusqu’au moment où j’étais tombé entre les bras de Levi. J’osais espérer que cette partie-là leur était inconnue. Et dès le lendemain matin, je partis leur rendre une petite visite de courtoisie inopinée, avec l’intention claire de boucler cette affaire.

J’avais bien évidemment pris le soin de mettre en lieu sur mes effets personnels, rangeant dans un second sac de sport tout le fric que j’étais prêt à leur filer pour qu’ils me fichent la paix. Lorsque j’arrivais devant le pub ironiquement flamboyant qui leur servait de repère, et à la vue des gros bras qui gardaient l’endroit, je compris qu’il avait été vain d’imaginer m’en sortir sans escarmouche. Enfin bon, je n’étais plus tellement à ça près.
_______

Douze jours s’étaient écoulés depuis que j’avais pu goûter à de la dinde pour la dernière fois. C’était donc aussi le décompte depuis lequel je n’avais plus eut l’occasion d’admirer les traits délicats de Levi. Il me manquait à un point inimaginable. Si certains réussissaient à tirer un trait sur une magnifique partie de jambe en l’air d’une nuit, ce n’était pas mon cas. Pour la simple et bonne raison que pour moi cet homme ne se résumait pas qu’à ça.

J’avais été pas mal amoché à nouveau, durant ma dernière altercation avec les pseudos prêteurs-sur-gage. Rien d’aussi grave que la fois où Levi m’avait ramassé et soigné, que quelques boursouflures et contusions ci et là. Mais ça avait été le prix à payer pour m’assurer la paix. Et pour me passer l'envie de recommencer, sans doute. Cette fois ils en avaient simplement profité pour former une nouvelle recrue, lui intimant de me faire passer un sale quart d’heure ce qui, en plus de la somme que j’avais avancé, suffisait à me gracier. J’avais pu me vanter de lui avoir bien esquinté la tronche au passage, mais c’est bien tout ce dont je pouvais être fier. Au moins, on ne pouvait pas leur enlever une chose : ils avaient qu’une seule parole. C’était de notoriété publique dans le milieu. J’étais donc sortit d’affaire. Et dire que si j’avais eu la présence d’esprit d’aligner l’acompte plus tôt, quitte à revendre mon ancien appart pour ça, j’aurais pu m’éviter toutes ces mésaventures… peut-être bien, mais tu n’aurais jamais connu Levi ne pouvais-je m’empêcher de songer tout en avançant avec des pas lents dans les rues du 36ème district. Maintenant que tout était revenu à la normale, et puisque mes affaires étaient bien au chaud dans mon échoppe que j’avais eut le temps de réparer depuis, je n’avais qu’une et une seule envie en tête.

Je remontais le boulevard principal du quartier, à l’endroit même où j’avais rencontré mon sauveur inestimable au début du mois. Nous étions désormais en plein cœur de l’hiver et ces quelques jours qui s’étaient écoulés avaient suffit à transformer la ville en une immense calotte polaire : de la neige à perte de vue, des températures à vous geler jusqu’à la moelle. Les rares âmes encore de sortie ce soir se traînaient emmitouflées sous plusieurs couches de textile, là où je m’étais contenté de mon sempiternelle veste en cuir nouvellement abîmée par endroit. Quel gâchis, après tant d’années de bons et loyaux services…

Lorsque je me retrouvais devant le bâtiment résidentiel, je le reconnu presque immédiatement. Au moins, malgré mon œil au beurre noir, il semblait que ma mémoire ne m’ait pas fait défaut.

Prenant le temps d’inspirer un bon coup, je passais le pas de l’entrée en refermant la lourde porte derrière moi. L’instant d’après, je me glissais dans l’ascenseur, clairement trop fatigué pour me taper les étages à pieds. Les minutes s’engrenèrent, uniquement entrecoupées par le rutilement inquiétant de l’habitacle métallique. Lorsqu’enfin j’arrivais à bon port, je fus pris d’un élan d’angoisse terrassant. Qu’allais-je pouvoir lui dire ? Comment devais-je le dire ? Qu’allait-il penser en me voyant comme ça ? Chaque fois que je le voyais c’était toujours la même rengaine : j’étais tout juste bon à l’obliger à ramasser les pots cassés, à me rafistoler, sans que je ne puisse rien faire pour lui rendre l’appareil hormis peut-être alléger sa penderie et lui octroyer l’occasion de faire un peu de sport en chambre.
Quand bien même, il me manquait, et c’était tout ce à quoi j’étais capable de penser pour l’instant. Je voulais le voir, je lui avais fait la promesse de revenir, un point c’était tout.
Ravalant mon stress, je toquais à la porte, mais ne recevant aucune réponse je finis par employer la sonnette à côté de laquelle le nom et le prénom de Levi étaient inscrits. Lorsque le battant s’ouvrit enfin, dévoilant le visage familier qui m’avait tant fait défaut ces derniers temps, je ne pus pas faire autrement que forcer la porte d’une main. Entrant dans l’appartement sans y être convié, je fis claquer la porte derrière moi, me déchaussant simplement d’un geste leste des chevilles. Mon œil encore valide s’ancra à celui de Levi, puis dévia un court instant comme animé d’un excès de malaise, avant de se reposer sur ses traits. Il n’avait pas changé d’un pouce. Toujours la même tignasse blonde indisciplinée et la même expression alarmée peinte sur le visage. Je voulu lui sourire mais ne trouvait pas la force nécessaire. Aussi, me dévêtant de ma veste usée que je laissais choir à même le sol de l’entrée, je finis par lever les bras pour enfin les passer autour de la nuque de Levi. Presque aussitôt sa chaleur corporelle vint balayer le froid mordant qui m'avait accompagné. J’aurais bien été incapable d’aligner deux mots, je me sentais plus lasse encore que la première fois où j’étais venu ici. Déposant un peu négligemment mon menton sur son épaule, je tournais la tête vers son cou pour pouvoir respirer à plein nez ce parfum familier. C’est alors que je compris que tout, absolument tout, de lui et de cet appartement, de notre soirée passée, m’avaient manqué. Si cela n’avait tenu qu’à moi, ce soir, je me serais contenté d’attraper Levi par les cuisses, de le prendre sur mon épaule pour nous installer au creux de son lit, n’en sortant qu’en cas de force majeure. Oui voilà, tout ce que je désirais à présent c’était pouvoir me reposer uniquement bercé par sa chaleur, pour que nous ayons une occasion de reprendre là où nous nous étions arrêtés il y a de cela 12 jours.

Mon étreinte autour de ses épaules se raffermit un peu plus au fur et à mesure que mon esprit prenait cette tangente. Les derniers mots qu’il m’avaient adressés la dernière fois me revinrent à l’esprit : « tu es ici chez toi. Mais… Ne vide pas tes batteries sans moi. » Je le sentis gesticuler un peu sous ma prise, ce qui m’obligea à lui donner du leste et à m’éloigner tout juste suffisamment pour le regarder dans les yeux, mes bras toujours passés de part et d’autre de son visage. « Mh. De toute façon, je te soignerais autant qu’il le faudra mais si tu pouvais éviter de risquer la mort à chaque fois, ça m’arrange un peu. » Je ravalais un rire, me contentant d’un sourire, bien moins difficile à esquisser compte tenu de mon visage tuméfié.

« J’ai fait un effort, figures-toi. »

Ne pus-je m’empêcher d’expliquer à haute voix. Même si j’étais certain qu’il l’aurait entendu en pensée comme tout le reste d’ailleurs.

« Cette fois c'est bien terminé. C'est promis. »

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Seo Levi
J'ai 23 ans et je vis au 36ème district, de ce que vous appeliez New-York. Dans la vie, je suis assistant et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis éperdument épris, amoureux, passionné, et je le vis plutôt bien.

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Kim Taehyung :copyright:️ SKATE VIBE
La vibration discrète de mon téléphone me sort de mes rêves. Je l'éteins. Un corps chaud loti contre moi, j'ouvre un oeil pour tomber sur le visage endormi de Min-Ho. La journée et la soirée de la veille me reviennent en tête pour mon plus grand plaisir. Un sourire se dessine sur mon visage. Je n'ai pas l'habitude de me réveiller en si bonne compagnie mais je dois avouer que j'aime vraiment ça. Surtout quand l'homme à mes côtés est aussi beau. Je me trouve totalement niais à être aussi époustouflé par sa beauté, mais il n'y a pas que ça. Son côté taquin, ses gestes tendres, ses gestes beaucoup moins tendres, plus pervers... Je ne le connais pas encore très bien mais tout me paraît tellement délicieux avec lui. Je profite de quelques minutes pour le câliner, rester contre lui pour savourer sa chaleur encore un moment. Mais au final, je dois me lever. Si mon réveil a sonné, ce n'est pas pour rien. Il faut que j'aille bosser.

Je m'arrache de ses bras à contre coeur, tirant une grimace d'ennui. Oui, ça m'ennuie de le laisser là, tout seul. Je lui ai posé la question hier soir, de savoir s'il allait être là à mon retour mais il est tombé de fatigue dans les bras de Morphée. Et finalement... il ne m'a pas répondu. Ce sera la surprise... Seulement, j'espère qu'il sera là. Je ne veux pas trouver un appartement vide. Je veux le retrouver lui et son odeur, et son sourire, et ses baisers, ses caresses, son regard, son corps, sa voix. Je sens déjà qu'il va me hanter toute la matinée et je risque d'être mal s'il n'est pas là à mon retour.

Je prends discrètement des affaires dans mon placard et quitte la chambre pour ne pas le déranger. Il a besoin de sommeil pour se remettre de ses blessures. Je pars donc tranquillement à la douche, m'habille ensuite et me prépare. Je regarde l'heure pour me rendre compte que je suis en retard... Merde. Je n'aurais pas le temps de manger. Tant pis, je prendrais un bagel en passant. Mais même si je ne suis pas à l'heure, je ne peux résister à l'envie de refaire un tour dans ses bras... Je retourne donc au lit avec discrétion pour le prendre dans mes bras, sentir son parfum une dernière fois avant de prendre la route. Je dépose même un tendre baiser sur sa tempe avant de le laisser dormir tranquillement.

Pas de savon de la part du patron. J'en sais beaucoup trop pour qu'il le fasse, de toute façon. Comme prévu, je passe ma journée dans les nuages. Je pense à l'être qui dort peut-être encore dans mon lit, ou qui fait à manger joyeusement dans une de mes chemises, ou qui prend une douche... Qui répand son odeur partout dans mon petit appartement. Je dois secouer la tête plusieurs fois dans la matinée pour me concentrer. En vain. Je pense beaucoup trop à lui. Je me demande aussi comment va sa blessure, et s'il prend une douche, saura-t-il se refaire un pansement ? Si ça se trouve, il est déjà reparti... Et c'est sur cette pensée négative que je quitte le boulot, enfin terminé pour aujourd'hui. Je me hâte de rentrer, courant presque. Lorsque j'introduis les clés dans la porte, mon regard est plein d'espoir.

Le silence. Tout ce que je trouve, c'est le silence. Aucune trace de lui. Je fais le tour de l'appartement à la hâte. Mais rien. Personne. Il était parti... Pour combien de temps ? Je n'en ai aucune idée. Je suppose qu'il veut régler ses affaires avant de revenir... Un long soupir traverse la barrière de mes lèvres. Tout aussi long que lourd. Il me manque déjà. Je reviens sur mes pas pour poser mes clés dans le petit bol à l'entrée, prévu à cet effet, quand je remarque une note gribouillée. Je la prends pour la lire et mon sourire revient. Enfin... Un petit sourire. Un sourire triste et heureux à la fois. « Ton Min-Ho ». Le mien, à moi, rien qu'à moi. Mais quand ? Je n'en ai toujours aucune idée. Heureusement, je sais qu'il va revenir.

Les jours passent. Et se ressemblent. Beaucoup trop lentement. Toujours pas de nouvelles de Min-Ho, je prends des chemins différents tous les jours en allant travailler pour espérer le croiser. Mais rien. Rien ne vient, il ne revient pas. Je ne désespère pas, je ne remets surtout pas sa parole en doute. Mais je ne peux m'empêcher d'imaginer le pire. Le pire... Qu'il soit à l'hôpital. Ou gisant au sol dans une ruelle sombre, perdant la vie petit à petit. Seul. Sans l'aide de personne. Quelques jours sont passés. Cinq pour être plus précis. Cinq jours, huit heures et quarante-deux minutes. Je me rends compte à quel point je suis dingue de lui. J'en suis à ce point-là. A compter les heures avant qu'il ne revienne. Je me dis qu'à partir de dix jours, j'arrêterais de compter... Mais même ça, je n'en suis pas certain.

Son odeur s'est vite effacée de mes draps pour mon plus grand désarroi. J'aurais aimé qu'elle reste plus longtemps, mais rien du tout. Elle n'est restée que quelques minutes à peine. Le lendemain de son départ, la mienne avait déjà pris sa place. Et je me maudis de l'avoir laissé partir. J'aurais dû le réveiller ce matin-là, quitte à ce qu'il râle, pour lui ordonner qu'il reste. Au moins jusqu'à ce que je revienne.

Dix jours, trois heures et vingt-deux secondes. Le temps est long. J'en viens à me dire qu'il ne reviendra peut-être jamais. Le temps passe vraiment trop lentement. Je me sens las, mais il m'a dit de l'attendre et de ne pas faire de bêtises. J'ai pris des congés cette semaine. Enfin, on me les a imposés, en fait. Depuis que je suis là-bas, je n'ai jamais pris un seul jour de congés et le patron ne veut pas avoir à me les payer à la fin du contrat. Donc, cette semaine, je suis à la maison.

Douze jours et quelques heures... J'ai perdu le compte. Je l'ai perdu hier et j'ai décidé de ne plus recompter. Je ne compte que les jours. Parce que les heures me rendent fou. Parce que le bruit des aiguilles qui tournent dans l'horloge me donne envie de la jeter par la fenêtre. Alors, je m'occupe comme je peux. Je récure, je cuisine, je prends une douche. J'étends le linge. Je joue. Je m'assieds sur le canapé en soupirant de désespoir, les écouteurs enfoncés dans les oreilles, me laissant aller dans mes rêves jusqu'à ce que j'entende sonner à la porte.

Combien de fois a-t-on sonné à cette porte depuis son départ ? Et combien de fois j'ai eu l'espoir que ce soit lui, derrière cette porte ? A chaque fois. En pensant à cet espoir qui nait en moi comme une flamme au creux d'un bol d'essence, je soupire. Il faut que j'arrête. Je me relève. Ma main se pose sur la poignée et j'ouvre lentement la porte. Enfin, je commence à l'ouvrir mais celui qui vient de sonner exerce une large pression dessus pour l'ouvrir à ma place.

Quand je vois son visage, je me fige. Il est là. Il est revenu. Je ne fais même pas attention à ce qu'il est en train de faire. Tout ce que je vois, c'est son si joli visage si méchamment abîmé. Bon sang, mais dans quel merdier est-il encore allé se fourrer ? C'est pas possible. Mais il est là. J'ai envie de lui hurler dessus, de l'insulter. Parce qu'il a pris son temps pour revenir. Parce qu'il a fait ses bêtises. Mais rien ne vient. Je reste juste là, à le regarder comme un con. Jusqu'à ce qu'il me prenne dans ses bras. Les miens s'enroulent automatiquement autour de lui, je le serre aussi fort que je le peux contre moi en faisant attention. S'il est blessé au visage, il doit certainement l'être ailleurs et je ne veux pas lui faire mal. Je ne veux que son bien.

Mon nez se fourre dans ses cheveux. Je hume son odeur à pleins poumons. Qu'est-ce qu'il m'a manqué. Je suis tellement heureux de le retrouver. Il est là, enfin là. J'ai gardé tout ce que j'ai pu de lui, ses fringues, son petit mot désormais accroché sur le frigo pour me donner du courage. Je frotte le bout de mon nez contre sa peau puis ses pensées me parviennent. Il n'a pas oublié mes mots, ça me rassure... Je gigote un peu pour qu'il desserre son étreinte, que je puisse plonger mon regard dans... Son oeil valide. Putain, je déteste de le voir blessé. A nouveau, ses pensées me parviennent à l'esprit. Encore une fois, mes paroles. Je fronce les sourcils. C'est vrai ça, il n'avait pas fait attention à lui et ça me met en colère. De nouveau, j'ai envie de lui hurler dessus. Mais je n'y arrive pas. Je suis beaucoup trop soulagé de le revoir chez moi, loti contre moi.

Je lève les yeux au ciel en l'entendant. Tu parles d'un effort... Il s'est carrément jeté dans la gueule du loup, j'en suis certain. Je soupire et repousse une mèche tombée devant ses yeux. Quand il me dit que tout est terminé pour lui, je souris tendrement. Et puis, mes mains sur ses épaules le poussent jusqu'à ce que son dos viennent heurter la porte close. Elles remontent, prenant son visage entre mes mains. Mes lèvres se plaquent contre les siennes sans ménagement. Féroce, ma langue viole ses lèvres pour frapper la sienne avec avidité. Mon corps se presse contre le sien. Le goût de sa bouche m'avait manqué, aussi. Je pourrais très bien penser fort pour qu'il entende et ne pas rompre ce baiser. Mais je veux qu'il m'entende clairement le dire. Que ma voix résonne dans sa tête encore et encore. Alors, je profite de mordiller sa lèvre inférieure pour planter mes yeux dans les siens. « Tu ne pars plus. Plus jamais. » C'est un ordre. De toute façon je ne le laisserai plus filer. En manque de lui, mes mains passent sous son haut caresser son ventre frais. Je ne lui laisse aucun répit mais c'est sa faute. Douze jours sans nouvelles. J'ai cru qu'il m'avait abandonné, oublié. J'ai cru bien pire... J'ai cru que tu étais mort. Cette fois, je romps le baiser en me rendant compte qu'il a forcément entendu ma pensée. Je l'observe longuement, en silence. Je secoue légèrement la tête. Je me détache de lui sans le quitter des yeux, lui prenant les mains. « Je suis en congé pour le reste de la semaine. » dis-je doucement en l'emmenant dans ma chambre. J'espère qu'il restera avec moi.

Une fois dans la pièce, j'attrape le bas de son haut pour le lui retirer. J'enlève le mien, puis mon bas, avant de poser mes doigts sur la boucle de sa ceinture pour la détacher. En même temps, je repose mes lèvres contre les siennes. Je ne veux pas forcément faire l'amour, je veux seulement me plonger dans ce lit, sentir sa peau nue contre la mienne, sa chaleur me réchauffer et son souffle frapper ma peau. Alors, je ne lui laisse que son sous-vêtement avant de l'attirer sous la couette avec moi. « Tu m'as vraiment rendu dingue, Min-Ho... Mon Min-ho. » Un fin sourire étire mes lèvres. J'examine un peu son corps, pour voir s'il n'est pas trop gravement blessé. S'il n'a rien. Et en même temps... Je l'admire. Une fois qu'il est à côté de moi, allongé, je place la couette sur nos corps. Le mien vient automatiquement à la rencontre du sien, je glisse une de mes jambes entre les siennes, mes bras le serrant contre moi. Mes lèvres partent dans son cou pour y déposer une myriade de tendres baisers et je caresse la peau douce  et chaude de ses hanches, son dos, son ventre. Tout ce qui passe sous mes doigts.
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Nam Min-ho

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Rien que toi...


(thème musical)

Je le regarde lever les yeux au ciel et lui souris. Sa main vient remettre en place derrière mon oreille une mèche rebelle, je ferme mon œil valide sous cet élan affectueux. C’est pour ce genre de détail, de petites attentions qui semblaient lui venir naturellement, que mon cœur l’avait choisi. Parce que Levi me faisait fondre, au sens littéral du terme. Son sourire tendre répond à mes paroles et je me sens prêt à tout instant à fondre en larme telle une donzelle en détresse. Parce qu’émotionnellement je suis usé, et parce que le voir ainsi tend à foutre en l’air le peu de self control qu’il me reste ce soir. J’aimerais trouver les mots pour m’excuser auprès de lui, aussi, pour n’être qu’un idiot finit, pour ne pas l’avoir tenu au courant, pour avoir disparu du jour au lendemain. Et je me fustige mentalement parce que je m’étais promis de le remercier pour tout ce qu’il avait fait pour moi, et non pas promis de m’excuser. A quoi bon ?

Ses mains viennent se poser sur mes épaules et je sens Levi y exercer une pression. Docilement, je le laisse me repousser en arrière jusqu’à ce que mon dos uniquement vêtu de mon haut, rencontre la surface glaciale de sa porte d’entrée. Je frisonne à ce contact. Puis ses mains remontent jusqu’à mon visage et je ferme les yeux pour profiter de l’instant, pressant ma joue contre sa paume large et chaude. J’expire d’allégresse. L’instant qui suit je sens plus que je ne vois les lèvres tentatrices et insidieuses qui m’imposent le rythme du baiser sur mes lèvres, qui les force à céder pour que nos langues puissent enfin s’amuser. Une décharge d’envie pure, et physique, me traverse de la tête aux pieds, je laisse échapper un gémissement qui témoigne de toute l’envie qui naît au creux de mes entrailles et je laisse Levi prendre les rennes. Mes mains viennent molester ses hanches, en redessinant chaque angle comme pour se les remémorer et je fonds sous sa bouche inquisitrice. J’ai envie de lui, là, maintenant. Peu importe si cela signifie rouvrir telle ou telle blessure, ou me battre à bras le corps avec n’importe laquelle des douleurs qui irradie mon corps en ce moment même. Rien ne sera jamais suffisamment violent pour neutraliser tout le bien que Levi me fait, en me touchant comme il le fait. Oh, oui, j’ai terriblement envie de lui. Je sens son corps se presser contre le mien et je manque de lui mordre la langue dans un hoquet de plaisir. J’en veux plus. Je le veux, lui. Mes paumes poussent un peu plus son bassin contre le miens tandis que mon aine se réveille petit à petit sous le tissu de mon pantalon. Je sens ses dents malmener ma lèvre inférieure avec délice, me tirant des mes pensées maladroites.

« Tu ne pars plus. Plus jamais. »

J’ouvre de grands yeux et ses iris se plantent dans les miens. Je ravale un sanglot, mes nerfs lâchent. La soupape qui retient le tumulte de mes sentiments menace de céder. Mon œil blessé me pique tandis que le second se floute et je m’ordonne de ne pas pleurer. Pas maintenant, pas devant Levi. Je ne veux pas qu’il pense que c’est de sa faute, si je suis dans cet état. Mes bras remontent entourer ses épaules comme pour le rassurer, ou me rassurer… Je ne sais plus. J’ai envie de laisser mes idées dériver, ne plus avoir à penser à rien, mais la lueur sérieuse et terriblement décidée qui danse dans les orbes onyx de Levi me forcent à rester concentré. J’ouvre la bouche pour tenter de lui expliquer que je suis d’accord, mais les mains qu’il passe sous mon haut mettent un terme à ma lucidité et je rejette la tête contre son épaule en frissonnant tandis que ses doigts parcourent mes abdominaux. Ça y est, ma verge est tout à fait réveillée. Je la sens pulser contre la braguette de mon jean devenu trop étroit. Ses lèvres reviennent chercher les miennes, je me mue en soupire. Puis une phrase s’immisce dans mon subconscient sans mon consentement et me fait l’effet d’une douche froide. J'ai cru que tu étais mort. J’ouvre de grands yeux, à nouveau. Cette phrase, j’aurais préféré l’ignorer mais le regard que me jette Levi à ce moment là me force à encaisser. Je me sens mal, fautif. J’ai envie de m’excuser, vraiment, mais je ne peux m’empêcher de penser que ce serait encore pire. Que ce serait trop facile, trop peu en comparaison avec ce qu’il avait dû endurer par ma faute. S’il continue comme ça, je vais vraiment finir par chialer. Mais je le vois secouer la tête et ma mine penaude s’accentue. J’ai peur de le voir s’éloigner de moi, qu’il soit en colère. Même s’il serait dans son bon droit en le faisant. Il se détache de moi, nos regards toujours ancrés, et sa main vient se glisser dans la mienne. Je craque. « Je suis désolé. » Je pleurniche à demie mots. Je ne suis même pas certain qu’il m’ait entendu. Il me répond qu’il est en congé cette semaine comme si de rien n’était et je me retiens de lui dire que c’est une véritable aubaine, que nous pourrons en profiter tous les deux. De toute manière ce n’est pas comme si je comptais me rendre ailleurs. Je voulais juste être là, avec lui. Rien d’autre. Mon commerce, le reste de ma vie même, pourront bien attendre une semaine. Mon œil valide, quoiqu’un peu embué, se posa sur nos doigts entrelacés et cette vue me remplit d’un sentiment de soulagement sans nom. Je me sentais tant en sécurité, à chaque fois que Levi me touchait…

Nous débouchons dans sa chambre, emplie de son odeur et j’inspire à pleins poumons plusieurs fois d'affilée. Le jeu des éclairages publiques qui dansent sur les murs de la pièce me rappellent toutes ces fois où je m’étais réveillé dans ce lit, à les regarder voleter avec lenteur. Pareilles à une veilleuse, ça m’avait permis de me rendormir rassuré à plusieurs reprises, pendants lesquelles j’avais pu me lover tout contre Levi… Je m’en rappelle chaque détail, chaque sensation, mais toutes furent rapidement balayées par l’emprise que Levi exerce sur mon haut pour me l’enlever. Je le laisse faire docilement et admire chacun de ses muscles roulant contre son épiderme laiteux lorsqu’il se défait du sien. Ma main vient retracer le dessin de ses abdos, je me passe la langue sur les lèvres, désireux d’en avoir plus. Toujours plus. Levi pose alors ses doigts sur la boucle de ma ceinture, je lève mon regard vers le sien et ses lèvres rebondies reviennent épouser les miennes. Je gémis une nouvelle fois mais celle-ci pour l’inciter à persévérer. Puis il me tire jusqu’au lit à sa suite avant que je puisse avoir le droit à davantage.

« Tu m'as vraiment rendu dingue, Min-Ho... Mon Min-ho. »

Je frisonne à ses mots, qui font échos au mémo que je lui avais laissé douze jours plus tôt.

« Tu m’as manqué. »

Je murmure tandis qu’un fin sourire vient ourler ses lèvres, mon cœur s’envole, rate une pulsation, en produits deux de trop par rapport à mon rythme habituel. Je frissonne tandis que Levi semble passer mon corps en revue tel l’ex infirmier qu’il est. J’aurais préféré qu’il me dévore des yeux, avec envie et passion, mais c’était aussi ce petit côté sérieux et appliqué que j’aimais chez lui. Aussi me contentais-je de le laisser faire sans rechigner. J’aime le regard qu’il a à cet instant, je me sens valorisé dans ses yeux, même blessé comme je le suis actuellement. Il tire la couette au-dessus de nos corps et j’ai à peine le temps de frissonner au contact du linge froid que l’épiderme de Levi vient se coller au mien pour le réchauffer. Je soupire, le remerciant mentalement. Sa jambe s’immisce entre les miennes, je ne peux m’empêcher d’y frotter mon aine encore vêtue de mon caleçon dans un geste lascif, savourant cette caresse quelque peu volée. Je sens ses bras se refermer autour de mes épaules et ses lèvres parcourir mon cou, ses doigts qui titillent mon bas ventre et mon dos… Mon œil roule dans son orbite, l’extase monte par petites poussées au creux de mon estomac et je me répands en soupires.

« Parle-moi de toi, de ces douze jours. J’ai envie d’entendre ta voix. Je veux rattraper le temps perdu. Je t’en supplie Levi… »

Je l’implore et ma phrase se termine dans un murmure étouffé. Ironiquement, ma tête se penche vers son visage et mes lèvres viennent chercher leurs consœurs tout en sachant que je ne lui facilite pas la tâche de cette façon. Ma langue vient happer la sienne, désireuse de lui rappeler les échanges que nous avions partagés il y a de cela douze jours… L’envie de prendre à nouveau le dessus sur Levi me reprend à la gorge comme cette fois-là. Je laisse échapper un feulement animal, ma main vient se poser avec brutalité sur ses parties intimes, les malaxant avec dextérité. De la façon qui, je sais, réussira sans doute à soutirer une exclamation à Levi. J’ai beau être blessé et fatigué, quelque chose au fond de moi me pousse à me laisser aller aux envies sommes toutes sexuelles que je nourris pour Levi à cet instant. J’ai envie de le sentir entre mes jambes, de le sentir gonfler d’excitation et d’envie pour moi. Manœuvrant comme je le peux, c’est-à-dire de manière malhabile sous la couette, je force Levi à se retourner et à me chevaucher. L’instant d’après je tire sur son sous vêtement pour lui faire comprendre qu’il est de trop. Ma cuisse vient taper contre son genou, pour lui expliciter de le lever et de se défaire de son caleçon. Puis, mon autre main fond dans sa crinière blonde tandis que mes doigts se referment cette dernière pour la tirer et le forcer à m’offrir ses lèvres, puis sa mâchoire et enfin son cou. Je râle de douleur un instant, ma voix devenue rauque par l’excitation, lorsque le nez de Levi frôle mon œil blessé. Mais je ne dis rien, sachant pertinemment que c’est de ma faute, que c’est moi qui le cherche en voulant tant être dans ce rapport de force, dans la brutalité. Mais je n’en ai que faire, c’est ce que j’aime avec Levi.

Lorsque ce dernier est enfin entièrement nu, mes lèvres s’étirent d’un sourire presque carnassier et j’arque mon dos pour pouvoir me coller un instant à lui. Lui faire ressentir à quel point je deviens fou, à quel point j’en veux plus, lui faire prendre conscience de toute l’effet qu’il me fait. Mon entrejambe vient buter contre la sienne et je rejette la tête en arrière en appréciant ce simple contact fugace. Mon bras vient ceinturer sa nuque, je le force à rapprocher son visage du mien une nouvelle fois. Me délectant de la vue, de ses traits, de tout.

« J’ai envie de toi, Levi. »

Baises-moi, lui crient mon regard sans pour autant que j'ose lui dire ces mots de peur de briser ce que nous venions d'entamer.

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Seo Levi
J'ai 23 ans et je vis au 36ème district, de ce que vous appeliez New-York. Dans la vie, je suis assistant et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma chance, je suis éperdument épris, amoureux, passionné, et je le vis plutôt bien.

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Allez demander à n'importe qui, les gens vous répondront tous que douze jours, ce n'est rien. Pourtant, ça m'a paru une éternité. Son absence me bouffait de l'intérieur. Je ne le connaissais même pas, cet homme. Mais le peu que j'en ai vu... Il avait réussi à allumer une flamme dans mon coeur, au fin fond de mes entrailles, que jamais personne n'avait réussi à allumer jusqu'alors. C'est comme si je le connaissais depuis des lustres. Comme s'il avait grandi avec moi. Alors que je ne sais rien de lui. Pas même où il habite. Les coups de foudre existent et j'en suis désormais sûr... Il est beaucoup trop tôt pour parler de sentiments mais je sais parfaitement que je pourrais brûler vivant pour n'avoir qu'un seul de ses sourires. Alors de le voir là me fait un choc. Je l'ai attendu pendant ce qui m'a paru une éternité. Et il est là, dans mes bras. Amoché, mais en vie. Je sens son coeur battre à travers nos poitrines et son souffle dans mon cou. J'ai encore du mal à y croire mais il réveille en moi un besoin incontrôlable que je dois assouvir.

Je l'embrasse, férocement. Mon corps l'emprisonne contre la porte qu'il a franchit plus tôt. Je lui ordonne de ne plus jamais partir, je ne veux plus jamais qu'il me délaisse ainsi. Partir pour un jour ou deux, d'accord. Mais pas douze. Je ne sais pas si je le supporterais. Je laisse mes mains se faire plaisir, elles se baladent sous son haut, contre sa peau, partout où elle peut encore aller. Et je le sens, dans son pantalon, son désir grandir petit à petit. Il réveille le mien et je reviens chercher ses lèvres. Jusqu'à ce que je pense trop fort. Mon regard désolé plonge dans le sien mais en même temps, je ne veux pas lui cacher la peur que j'ai eu. Je secoue alors la tête dans l'espoir qu'il oublie ça, qu'on passe à autre chose. Il est là maintenant et c'est tout ce qui compte. Mais son regard s'embue de larmes et mon coeur se fissure à nouveau. Bon sang, je ne veux pas le voir comme ça... Je veux voir son sourire, son regard taquin, ses joues rougir à cause de la chaleur à chaque fois que je le touche. J'enchaîne alors sur le fait que je sois en congé. J'espère vraiment qu'il restera avec moi. De toute façon, s'il veut partir, je l'attacherai. Non... Je ne vais pas l'attacher. Mais je vais lui faire des yeux de chien battu et le supplier de rester, ça, c'était certain.

Dans la chambre, je ne peux m'empêcher de le déshabiller. Ses doigts contre ma peau me provoquent un courant électrique dans tout le corps. Je me rends compte de combien ce toucher m'avait manqué. Il n'avait jamais été difficile pour moi de me passer de ce contact et de sexe mais je sens bien qu'avec lui, ce serait différent. Rien que ça, il me rend fou. Et quand il dit que je lui ai manqué, mon coeur bondit dans sa cage. Ça me fait tellement de bien de l'entendre que c'est indescriptible. Mon corps se remplit d'une bonne chaleur et je l'emmène enfin dans le lit. Je prends le temps d'examiner son corps meurtri. Rien de grave, cependant. Seulement quelques hématomes par ci par là, ce qui ne m'inquiète pas des masses, je dois l'avouer. Je me colle alors contre lui et m'occupe de le dévaster de tendres baisers dans son cou, mes mains avides le touchant partout. J'ai beaucoup trop besoin de ce contact pour résister à cette envie. Et j'ai bien senti son mouvement lascif, l'envie est aussi présente chez lui. Et je compte bien l'assouvir.

Lorsque j'entends sa supplication, un léger gémissement traverse mes lèvres, hors de contrôle. Alors que je songe à lui répondre, il m'en empêche pour m'embrasser et je me laisse faire, soupirant d'aise. Ses lèvres sont tellement bonnes, mais pas autant que sa langue. Mon esprit s'embrouille, je me laisse aller dans ses bras. Sans quitter ses lèvres, je perçois un grognement de sa part mais encore une fois, je n'ai pas le temps de réagir qu'il me surprend à m'empoigner brutalement l'entrejambe. C'est à mon tour de grogner. Mes hanches bougent désormais toutes seules contre sa main et ma langue explore sa bouche avec davantage d'appétit. J'atterris maladroitement au-dessus de lui, le chevauchant jusqu'à le sentir tirer sur mon dernier vêtement. Je souris contre ses lèvres, me relève pour le retirer et j'en profite pour retirer le sien également. Il me tire jusqu'à lui, m'embrassant encore et encore, je tends mon cou pour lui laisser le loisir de faire danser sa langue sur ma peau. Quant à moi... Je m'occupe d'écarter ses jambes, les repoussant de mes cuisses et je viens frotter mon bassin contre le sien, m'arrachant un gémissement de plus. Lorsqu'il se cambre, je plonge mon regard dans le sien, écoutant sa voix me dire à quel point il a envie de moi. Et merde, qu'est-ce que j'ai envie de lui, moi aussi.


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