Le Temps d'un RP
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LE TEMPS D'UN RP

(E&D) you could be the corpse and i could be the killer

Nimue
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Univers fétiche : Fantastiques à 99,9%.
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tea
Nimue
Mer 25 Juil - 17:22

Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
Couleur de dialogue #82628E




ft. dove cameron by © EXORDIUM.
Elle fait attention. Il lui a dit de ne pas se piquer avec l’aiguille, alors elle fait attention. Une petite part d’elle aimerait bien savoir si ce serait grave, de se piquer. Les idiotes se piquent, dans les contes. Est-ce que l’aiguille aurait la saveur de son sang, si elle en goûtait juste la pointe ? Elle résiste. Demelza résiste toujours à ce qui la hante, quand elle est éveillée. Ca peut parler durant des heures, ça ne parle jamais plus fort que sa volonté. Elle range, elle dissimule, elle n’a même pas de remords à le faire. Elle ne sait pas ce qui la pousse à faire cela. Maman l’aurait fait aussi. Même si elle en veut à Amalrich, elle sait qu’il a fait en sorte de protéger sa fille également. La famille, c’est important, et elle n’en aura jamais d’autre qu’Ebenezer, elle. Il est déjà sur le lit quand elle réapparaît tout près. Il est nerveux, elle le voit. D’abord, la main effleure sa joue. « Hé.. respire. » C’est à croire qu’elle n’a pas besoin de promettre solennellement pour tenir une parole qu’elle n’a pas encore prononcé, elle n’a pas encore juré qu’elle l’aimerait pour le meilleur et pour le pire. « Respire doucement. » Elle lui retire les chaussures, sans brutalité.

C’est à la chemise de subir le même sort, ensuite, alors elle pose une paume un peu autoritaire sur le torse. « Je vais avoir besoin de coopération, ne résiste pas, tu veux bien ? » Elle en détache les boutons, un à un. Elle l’a embrassé juste un peu plus tôt mais là, il n’y’a rien d’ambiguë, rien qui pourrait le mettre dans une situation embarrassante, elle n’est qu’apaisement, que tendresse. « Il faut que tu me dises si je te fais mal.. » Elle entreprend de retirer les vêtements, de le défaire de ce qui le couvre, de lui ôter les tissus qui pourraient lui donner trop chaud. C’est ensuite au jean d’être enlevé. Elle essaye de ne pas lui imposer de contact trop long, de ne pas le gêner. Elle ignore si les veines sont douloureuses. « De quel côté tu veux t’installer .. ? » Elle aurait peut-être fait une bonne aide-soignante, avec ses gestes délicats. Quand enfin elle parvient à l’installer dans une position qui ne semble pas trop inconfortable, elle souffle : « Je reviens, ne t’endors pas. Ca ne va pas être long. »

Demelza retire sa robe, l’abandonne sur le sol, rapidement, pour enfiler une nuisette couleur prune. Les vêtements étalés de-ci de-là laisseraient presque penser à une scène torride, loin de ce qu’ils partagent réellement dans le secret de cette chambre. Elle dépose son carnet à dessins et un crayon sur la table de chevet avant de venir s’installer entre les draps. Sa main vient se reposer sur le torse masculin, elle se glisse contre lui, l’enveloppe comme elle peut de ce qu’il lui reste d’énergie, de chaleur. Elle s’inquiète de son état. Elle s’inquiète de leur avenir, aussi. « Est-ce que tu m’en veux ? Pour le baiser.. » Elle se sent fautive, intrusive.     

Sha
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patrick
Sha
Mer 25 Juil - 20:50

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement marié et je le vis plutôt de mieux en mieux.




Mémo

Dialogue : #232169

Sa main sur sa joue le brûle légèrement, mais il l’apprécie autant qu’il aimerait pouvoir la fuir. Ses paupières lourdes effacent son regard bleu alors qu’elle l’aide, sans le froisser, sans hurter sa fierté d’homme. Il ne dit pas un mot pourtant, mais ses yeux glissent sur elle, de sa main à son visage, lorsqu’il sent sa paume sur son plexus. Un frisson agréable lui remonte l’échine. Il le réprime aussitôt.

– Je vais avoir besoin de coopération, ne résiste pas, tu veux bien ?

Il ferme les yeux l’espace d’un instant, laisse ses doigts de fée découvrirent son torse. Il est heureux de le lui avoir déjà montré une fois. Qu'elle ait déjà vu sa peau diaphane, imparfaite. Elle ne sera pas étonnée de revoir ses affreuses marques, ses flancs maltraités ou simplement le dessin à peine tracé des muscles sous sa peau.

– Il faut que tu me dises si je te fais mal..

Un petit soupire s’échappe de ses lèvres alors qu’il soulève son dos pour l’aider à lui retirer sa chemise. L'ourlet frôle les plaies de son bras qui sont déjà presque refermées.

– Non, ça va... murmure-t-il, du bout des lèvres, la douleur n’est qu’une simple information...

Il lève les yeux au plafond quand il sent ses doigts s’attaquaient à sa ceinture. Son bras ventre le brûle légèrement, mais ce n’est pas le vide. C'est bien différent et il ne veut pas l’écouter. Là encore il soulève ses hanches, rapproche les jambes pour l’aider à l’aider. Il se sent un peu honteux dans le fond, d’être si faible, si fragile à ce moment, mais la chaleur des couvertures le réconforte en partie.

– De quel côté tu veux t’installer .. ?

– N’importe, à gauche... à gauche, c’est bien...

C’est la place du Diable, ricane une petite voix étouffée dans son crâne. Il ne l’écoute pas, s’affale avec douceur dans les draps. Ils sont frais de ce côté, mais ce n’est pas dérangeant, car il y a toujours les mains de Demelza sur lui. Elles le marquent, profondément, dans sa chair, dans ses envies.

– Je reviens, ne t’endors pas. Ça ne va pas être long.

Il hoche la tête, docile et silencieux, alors qu’elle disparaît. Son regard la suit jusqu’à qu’elle disparaisse entièrement, jusqu’à qu’il se retrouve seul dans la chambrée.


Le silence est long, et pour la première fois de sa vie, Ebenezer le trouve pesant. Il a l’impression que tout son corps est écrasé par la sensation d’abandon. Il n’est pas abandonné par Demelza, et même s’il l’était, il ne devrait pas ressentir ce sentiment. Il ferme les yeux alors qu’elle revient dans la chambre, ferme les yeux pour ne pas la regarder, pour ne pas suivre le pas léger qui la caractérise. Le froissement des draps lui indique qu’elle arrive.

Son corps se tend, bêtement peut-être, alors qu’elle arrive tout proche. La chaleur de sa main contre lui réchauffe le fond de son âme. Quand il ouvre les yeux, il la voit là, dans la pénombre - la lune éclaire l’intérieur de la chambre comme si elle était un immense flambeau pâle. Il ravale sa salive, douloureusement.

– Est-ce que tu m’en veux ? Pour le baiser..

Elle est si petite, Demelza von Abbetz, et quelque fois, si candide qu’Ebenezer imagine que ce n’est forcément qu’une manipulation, un jeu pour elle. Il soupire tendrement, fermant les yeux un petit instant.

– Non. Pas du tout.

Sa gorge se serre alors qu’il vient tout doucement et très lentement poser le bout de ses doigts sur sa hanche. Ses paupières sont basses, mais il arrive encore à voir la petite blonde qui se trouve si proche de lui. Il ne sait pas ce qu’il fait, mais sa main est muée de sa propre volonté quand elle glisse, tantôt vers le bas, tantôt vers le haut, dessinant une ligne courte mais impétueuse.

– Tu avais dis que tu ne me tourmenterais pas des stratagèmes d’enfant... murmure-t-il d'une voix grave.

Son air est légèrement fiévreux, mais impossible de savoir si c’est un effet secondaire du remède ou le résultat de cette journée pleine de rebondissement.



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Nimue
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Nimue
Mer 25 Juil - 21:44

Demelza
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Elle n’a pas l’habitude que ce soit lui. Elle s’éparpille sur sa peau, elle envahit son espace et quand il ose, lui, cette main sur sa hanche, elle cesse de respirer. Il ne lui en veut pas, ce devrait être rassurant, elle devrait être soulagée ; il n’en est rien. Elle a senti son coeur s’écraser dans sa poitrine avec brutalité. Ce n’est pas ce qu’il pourrait lui faire, qui la fige ainsi, c’est ce qu’elle pourrait causer. Un accident, ça arrive trop vite, quand son esprit est déstabilisé. Et ici, elle n’a pas pu vérifier qu’il n’y a ni bougies ni allumettes, qu’il n’y’a aucun briquet abandonné à l’horizon. Elle n’a même pas encore cherché à comprendre comment la pièce avait pu se retrouver dans cet état, au manoir. « Tu avais dis que tu ne me tourmenterais pas des stratagèmes d’enfant… » Elle a chaud, trop chaud, d’une façon terriblement désagréable. A quoi est-ce qu’il joue ? Il n’a pas l’air très bien, elle ne devrait pas le laisser faire et d’un autre côté, elle ne devrait pas le repousser pour cette même raison. « Et tu as vraiment cru que je savais ce que tu entendais par là.. ? » Le rire est nerveux, un peu étouffé par sa gorge nouée, ça s’entend, c’est différent, ça a l’air désagréable pour elle, parce qu’elle respire trop vite puis pas assez, c’est agité. Elle est agitée intérieurement, en ne bougeant pas de l’extérieur. « Tu as cru que j’étais le genre à parler des heures avec trois copines de ce que j’allais bien pouvoir faire pour tourmenter mon futur mari ? Futur mari que je n’avais pas prévu d’avoir. » Elle déglutit difficilement. « Je pensais que tu me parlais.. de caprices superficiels. D’envahir ton espace privé. » Une pause. « Bon, pour ça je plaide coupable. Mais tu me laisses faire aussi. »

Elle s’oblige à inspirer profondément, juste une fois. « On ne devrait pas. Tu devrais dormir. On a .. beaucoup de choses à penser, demain. A commencer par un coupable idéal. Et une autre solution, pour toi. » Elle a l’air si sérieuse, soudain. Elle est prête à chercher quelqu’un à accuser, quelqu’un qui n’aurait rien demandé, parce qu’à l’évidence il ne peut pas arrêter ce qu’il fait, qu’importe la raison de ses actes. Elle pourrait s’accuser sans le lui dire, aussi. Elle y pense mais cela, elle n’en dira rien. Doucement, elle attrape sa main et l’emprisonne dans la sienne, pour qu’il cesse ce geste qui est désagréable, émotionnellement, pour elle. Ca ne fait pas mal, c’est peut-être même le contraire mais ça l’agite, ça la perturbe, ça secoue son myocarde et elle a besoin d’avoir l’esprit clair pour deux. « Est-ce que tu veux un gant froid ? Tu as l’air un peu fiévreux. »     

Sha
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Sha
Mer 25 Juil - 23:52

Ebenezer von Hohnstedt
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Mémo

Dialogue : #232169


– Et tu as vraiment cru que je savais ce que tu entendais par là.. ?

Il soupire doucement, parce qu’il n’aime pas quand elle fait l’ignorante. Bien sûr qu’elle savait. Bien sûr qu’elle s’en doutait parfaitement. Bien sûr que ce n’était pas anodin de l’embrasser, ni de le caresser, ni même de le soigner avec autant d’attention. Ce n’était pas rien de lui sussurer que les idiots tombaient amoureuses des monstres. Il gronde un peu, imperturbable quand elle, elle s’agite devant lui.

– Tu as cru que j’étais le genre à parler des heures avec trois copines de ce que j’allais bien pouvoir faire pour tourmenter mon futur mari ? Futur mari que je n’avais pas prévu d’avoir.

– Tu n’as pas trois copines, marmonne-t-il en guise de réponse, haussant un sourcil.

– Je pensais que tu me parlais.. de caprices superficiels. D’envahir ton espace privé. Bon, pour ça je plaide coupable. Mais tu me laisses faire aussi.

– C’est de ma faute ?

Il a un petit rire, moqueur sur le moment. C'est trop facile. La faute est à eux deux qui jouent à un jeu bien trop dangereux pour de jeunes cœurs comme les leurs qui n’ont jamais connu que le rejet ou la solitude. De jeunes cœurs que tout sépare, mais que la chaleur rapproche.

– On ne devrait pas. Tu devrais dormir. On a .. beaucoup de choses à penser, demain. A commencer par un coupable idéal. Et une autre solution, pour toi.

– On ne devrait pas quoi ?

Il plonge ses yeux dans les siens, retire sa main quand elle ne veut plus qu’il la touche. Il le respectera toujours, même s’il n’a qu’une envie – de capturer ses lèvres des siennes et de la dévorer tendrement. Une envie peut-être due au remède, peut-être au baiser, ou à la journée qui a été bien épuisante pour tous les deux.

– Est-ce que tu veux un gant froid ? Tu as l’air un peu fiévreux.

– Non.

Je te veux toi.

Il ferme les yeux, de nouveau, avant de gronder un peu. Il a encore un peu mal, mais sans même qu’il ne s’en rende compte, les veines se sont résorbées, le pourrissement a cessé, le vide s’est endormi. L'envie qui le prend n’est pas du fait de la magie, elle est ailleurs.

Les yeux encore fermés, il soupire, plaintif :

– C’est de ta faute. Tu m’offres le soleil après un siècle passé dans l’obscurité. J’ai envie de chaleur pour réchauffer mes os glacés.

Il les rouvre, doucement, la fixe. Il ne veut pas la dépuceler, pas ici, pas comme ça. Pas dans cette maison qu’il ne connaît pas, dans cette chambre dont il ne sait rien, pas contre son grès. Il aimerait seulement un peu plus de douceur, un peu plus de ses lèvres, de ses mains.

Juste un peu plus pour réchauffer son âme.



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Nimue
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Nimue
Jeu 26 Juil - 0:27

Demelza
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Elle est bien incapable de compter le nombre de ses supposées copines. En fait, c’est à peine si elle se souvient comment elle s’appelle, quand elle croise son regard. Elle ne saurait même plus dire si elle préfère le café ou le chocolat, le citron ou la menthe poivrée. Il ne veut pas de gant froid mais elle en voudrait bien un, elle. Non, un bain froid. Une douche glacée, tout de suite. Elle est sûre que quelque chose va mal finir. Elle le sent, là, ça rampe dans sa tête, cette envie de se débarrasser de cette chaleur à n’importe quel prix, si bien qu’elle ne sait pas si elle ressent trop d’émotions ou si elle est vraiment prise d’une fièvre folle - ou magique. Comme quand elle était endormie et qu’elle rêvait de cet incendie. Elle s’oblige au calme, reprend le contrôle, un instant. C’est toujours dans ta tête « C’est de ta faute. Tu m’offres le soleil après un siècle passé dans l’obscurité. J’ai envie de chaleur pour réchauffer mes os glacés. » Elle rit. Elle ne se moque pas de lui, c’est un rire un peu désespéré, un rire qui traduit tout ce qui s’arrache de l’ombre de son coeur. Elle lui offre le soleil. Oh s’il savait. Les lèvres s’accrochent aux siennes, longuement, elles s’accrochent non pas avec envie mais avec une sorte de désespoir, une saveur douce-amère. Elle voudrait bien s’excuser, elle voudrait lui demander pardon d’être comme elle est, d’être aussi instable, de trembler ainsi tout contre lui. Elle aimerait être rationnelle, réfléchir, discipliner son esprit comme elle l’a toujours fait. A quoi ça ressemble, finalement ? A une pauvre petite chose claire qui tente de se noyer seule entre les ailes d’un corbeau. Elle a même les ongles qui se referment sur son épaule, peut-être un peu trop fort. C’est ça qui la fait reculer, lâcher prise, se détacher. Elle doit se détacher. Qu’est-ce qu’il lui fait ?

Elle reprend son souffle, les doigts frôlant ses propres lèvres d’un air aussi perplexe que possible. « Je veux pas de chaleur. Je voudrais qu’il cesse de briller, le soleil. Juste un peu.. arrêter d’avoir peur de tout faire brûler. » Elle inspire profondément, elle fixe le plafond. Il n’y’a rien d’effrayant ici mais elle n’aime pas, ça ne lui plait pas. Elle dirait presque que ça manque d’âme ou que ça en a trop. « J’aimerais vivre dans le noir.. un noir si froid, si profond, que je ne pourrais plus risquer de détruire ce qui m’entoure. Plus j’essaie de faire bien, plus j’essaie d’être inoffensive et plus … je ne sais pas. Ca n’est pas grave, oublie. » La tête retombe mollement sur l’oreiller alors qu’elle s’était appuyée sur un coude. Elle devrait juste veiller sur lui, veiller à ce qu’il se sente bien. Elle ne devrait pas se tourmenter. Et elle note de ne plus l’embrasser comme ça, comme si elle allait mourir de ne pas le faire. Comme si il pouvait juste lui arracher la partie de son âme qu’elle n’aimait pas. « Ebenezer.. ? Tu crois qu’on va mourir.. ? » Mourir avant d’avoir existé.      

Sha
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Sha
Jeu 26 Juil - 10:48

Ebenezer von Hohnstedt
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Mémo

Dialogue : #232169

Chaque baiser a un goût particulier, il doit encore l’apprendre. Chaque tremblement traduit quelque chose, traduit des envies ou des craintes. Qu’il est difficile le jeu de l’amour quand on n’y connaît rien, quand la peur se transforme l’instant d’après en excitation, quand la douleur se mêle au plaisir. Il souffre contre elle alors que la caresse de ses lèvres est douce. Il souffle également, quand elle se détache, car le temps du baiser, il est presque certain d’avoir entendu le clairon des anges.
Il la regarde, comme si elle était éternelle, comme si elle était Eros livré à la grande faux de Thanatos. Qu’est-ce que la mort pourrait bien lui faire à ce visage si doux ?

– Je veux pas de chaleur. Je voudrais qu’il cesse de briller, le soleil. Juste un peu.. arrêter d’avoir peur de tout faire brûler.

Il lève la main, doucement, sans plus lui toucher la hanche. Au lieu de ça, il caresse avec une certaine tendresse ses cheveux. Ses longs cheveux blonds qui la rendent pures, presque trop pour lui.

– J’aimerais vivre dans le noir.. un noir si froid, si profond, que je ne pourrais plus risquer de détruire ce qui m’entoure. Plus j’essaie de faire bien, plus j’essaie d’être inoffensive et plus … je ne sais pas. Ça n’est pas grave, oublie.

Il se sent bien ici, il a l’impression d’être dans un cocon de tendresse, quelque chose de rassurant. Il sait que Demelza n’est pas ainsi. Elle a trop peur. En réalité, il pourrait l’aider. Il pourrait aspirer d’elle la moindre parcelle de magie, la dévorer jusqu’à la dernière goutte, ne plus laisser que des os séchés après lui. Il pourrait, mais en a-t-il envie ?
Il ferme les yeux, mais les rouvre aussitôt qu’elle prononce son nom.

– Ebenezer.. ? Tu crois qu’on va mourir.. ?

Il a une petite moue.

– Je l’ignore.

Son bras vient doucement s’enrouler autour d’elle et il la sert avec une certaine tendresse contre lui. Front contre front, il n’ose pas l’embrasser. Il profite seulement de ce corps à corps sage et doux.

– Je ne les laisserais pas te tuer, murmure-t-il avec calme, j’avalerais toutes tes flammes pour avoir un peu plus chaud, et je te dessinerais un monde sombre où la lune sera ton amie.

Il embrasse son front, plantant finalement son menton sur le haut de son crâne. Ses yeux se perdent dans le vague où il n’y a rien que les rayons de la lune qui les épient. Pas de fantôme, pas de petits démons qui chuchotent à l’oreille. Il est étrangement calme, alors même qu’elle est plus proche de lui que n’importe qui.

– Je vais rattraper nos erreurs.

Même si ça doit passer par faire accuser quelqu’un d’autre.




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Jeu 26 Juil - 11:49

Demelza
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La peur s’estompe lentement, entre les bras d’Ebenezer. La terreur s’efface au creux de ses bras. Elle voudrait rester là, lovée contre lui. Elle voudrait mourir là, dans la sécurité d’une étreinte. Elle n’est qu’un pauvre être humain piégé par ses désirs, par ses angoisses, par tout ce qu’elle semble soudain prête à faire pour revoir un sourire s’accrocher aux lèvres de son étrange fiancé. « Je ne les laisserais pas te tuer, » Il est si calme qu’elle se laisse aller à fermer les yeux. « j’avalerais toutes tes flammes pour avoir un peu plus chaud, et je te dessinerais un monde sombre où la lune sera ton amie. » L’enveloppe charnelle se détend tout à fait, le coeur cessant de s’agiter. Elle songe qu’elle n’a pas besoin de plus que cela, pas besoin de plus que le goût de ses lèvres et pas besoin de plus qu’un refuge contre lui. Peut-être que le corps n’est pas tout à fait de cet avis, que la peau voudrait bien encore d’une caresse mais elle ne l’écoute pas. « Je vais rattraper nos erreurs. »

…*…

Le soleil s’est éteint, comme étouffé en dedans. C’est un de ces jours où les flammes ne sont plus que des braises dans le regard bleu, où Demelza ne rayonne pas de ce quelque chose d’apaisant pour les autres. Elle est tranquille mais ne partage pas. La robe blanche suit la ligne de son corps jusqu’aux genoux, elle n’a pas la fluidité de ce que la jeune femme porte habituellement, il y’a quelque chose d’un peu stricte dans ce choix - ou d’un peu provoquant, dirait son père, à voir les courbes dessinées ainsi. Elle traverse un couloir, seule. Elle s’est échappée de la chambre, espérant qu’Ebenezer se repose assez longtemps pour avoir le temps de décider pour lui, de prendre sa place, qu’importe le prix à payer pour cela. Le pas qu’elle adopte ne marque aucune urgence, pourtant, elle cherche des yeux quelqu’un d’assez bavard pour qu’un faux secret puisse devenir une vérité.

« Tu te souviens de moi, Demelza ? » La voix masculine dans son dos lui fait marquer un arrêt avant qu’elle ne se tourne. Le jeune homme est brun, il a des yeux aussi noirs que ceux de Dorothea. Cette fratrie était vraiment dérangée, à l’humble avis de la blonde qui était pourtant fort mal placée pour juger. « Laisse-moi réfléchir.. soumis dans l’ombre de ta soeur ? » Il a un sourire mauvais. Il n’est plus le gentil garçon d’autrefois, celui qui cherchait tant à faire plaisir à sa jumelle qu’il ne réalisait pas la portée de ses actes. « Quand elle est venue me souffler que tu avais choisi de te fiancer, je t’avoue que je l’ai.. quelque peu mal pris. » souligne-t-il, le ton plus grave en avançant d’un pas. Elle ne bouge pas, l’air un peu méprisant. « Vraiment ? Est-ce que tu aurais mal vécu les trois refus de mon père, Elbert ? Il savait peut-être que tu ne saurais pas me protéger. » Elle ne devrait pas le provoquer ainsi. Elle ne devrait pas et d’un autre côté, l’idée germe seule, il est une solution possible, même si cela implique de souffrir un peu. Elbert a un sourire mauvais, aussi piquant que les épines d’une rose quand il la pousse contre le mur. C’est encore vide, autour, il est trop tôt. La paume ferme s’empare de la jolie gorge blanche. « Et lui, est-ce qu’il te protège ? Est-ce que tu aurais autant de valeur, si je t’arrachais ta si précieuse pureté ? » Elle manque un peu d’air, les deux mains qui s’attrapent au poignet ne sont qu’un réflexe physique de survie. « Est-ce qu’il te regarderait encore ? Tu ne serais plus rien. Comme j’ai eu la sensation très désagréable de n’être rien. T’es personne et ton père croit pouvoir refuser des offres généreuses. J’ai bien envie de vous donner une leçon. » Elle aurait dû savoir, Demelza, que les fous dans la noblesse sont ceux qui savent le mieux cacher leurs dérives. Elle aurait dû parce qu’elle savait le faire, Ebenezer aussi mais eux n’agissaient pas ainsi, là où n’importe qui pourrait avoir décidé de se lever avec les rayons du soleil. « Tu vas pas profiter, imbécile, si tu me tues avant. » Elle peine à le dire, parce que l’air passe mal mais c’est presque toute son attitude qui parle pour elle, qui refuse de se replier ou de s’effondrer, elle le fixe droit dans les yeux. « Oh mais je vais prendre mon temps, j’estime que j’ai mérité de savourer. » Les ongles s’enfoncent dans la peau. « J’vais sûrement rien sentir. » Il a desserré sa prise, juste assez pour l’entendre, juste assez pour qu’elle respire mieux mais pas trop, pour qu’elle ne puisse pas lui échapper.       

Sha
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Sha
Jeu 26 Juil - 14:47

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement marié et je le vis plutôt de mieux en mieux.




Mémo

Dialogue : #232169

Il a froid.

Il ne sait pas depuis quand il a si froid, mais quand il ouvre un œil, il comprend pourquoi son corps est glacial, pourquoi les os claquètent entre eux à l’intérieur de ses chairs. Elle a disparu. Il passe sur son visage une main hasardeuse, cherche à chasser de sa peau les regrets et les envies. Il a bien dormi cette nuit, sans rêve et sans cauchemar, d’une nuit noire sans lune et sans étoiles – sauf une, cachée entre ses bras.

Il se redresse, lentement. Ebenezer observe l’intérieur de son bras où rien ne subsiste, pas même le dessin clair de ses veines, comme si sa peau avait décidé de tout cacher aux yeux du monde. Il a un sourire satisfait et sort finalement du lit pour aller aussitôt prendre une douche. Il n’est pas long cette fois, pas besoin de discuter pendant dix ans ou d’ouvrir son cœur.
Sous l’eau tiède, il ne pense à rien. Il frotte, frotte, occupe son esprit de petites choses alors qu’il devrait être concentré à trouver une solution. Il n’en a pas. Il sait qu’il sera obligé de faire quelque chose de terrible pour s’en sortir. Quelque chose qui pèsera sur sa vie, sur ses épaules. Il le sent déjà – le poids de la culpabilité.

Quand il sort de la douche, des gouttes tombent sur le sol. Il ne s’en occupe pas et s’essuie à la va vite. Sa cage thoracique le broie. Il ne se sent pas à l’aise sans elle. Si elle brûlait quelqu’un ? Ou quelque chose ? Si elle était partie se livrer d’elle-même ? Il n’a rien oublié de la veille malgré la fatigue. Il enfile finalement un jeans toujours aussi noir et cette fois une chemise noire également. Seul le blason blanc et or qui est cout au niveau de son cœur met un peu de couleur sur l’étrange individu.


Elle a quelques minutes d’avance sur lui, mais les foulées d’Ebenezer sont comme des pas de géant. Il faudrait faire trois pas pour s’avancer aussi vite que lui. Par chance il ne croise personne dans le couloir qu’il emprunte. Il lui faut quelques minutes de plus pour arriver enfin à l’angle que Demelza a dû emprunter. C’est le seul passage qui donne sur autre chose qu’une impasse.

Mais il se fige quand il entend une voix masculine. De longues secondes, le temps de savoir s’il s’agit d’un ami, ou d’un ennemi. Il n’a pas besoin de s’éterniser pour comprendre ce qui se trame et quand il se découpe du carrefour de couloir, ses yeux sombres tombent aussi sur Elbert. Sur l’homme qui a sa main sur sa fiancée.
C’est la première fois qu’un sentiment aussi puissant, aussi urgent lui traverse le corps. Il ne le connaît pas, mais il en dresse les aspects, il en déguste la saveur âcre. C’est la Haine, il pense, la Haine qui vient d’ouvrir sa gueule dans son bras. Il pourrait s’approcher de lui et le tuer, tout simplement. Il pourrait le répandre sur le sol, en tous petits morceaux. Il pourrait le faire disparaître, l’avaler tout entier dans le Néant.
Droit dans ses chaussures, l’aigle noir a le visage déformé par le mépris et le dégoût.
Comment ose-t-il toucher sa lumière ?

– Tu devrais courir. Maintenant.

Il pourrait bien lui trancher la main. Punir par là où on pêche, n’est-ce pas la grande tradition chrétienne après tout ?



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Nimue
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Nimue
Jeu 26 Juil - 15:24

Demelza
von Abbetz

J'ai 17 ans et je vis à Anzing en Allemagne. Dans la vie, je suis une sorcière et je m'en sors très bien, faisant partie de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serai (trop) rapidement fiancée et je le vis plutôt mal.
Couleur de dialogue #82628E




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« Tu devrais courir. Maintenant. » Ca déstabilise Elbert, juste une seconde, une toute petite seconde, assez pour qu’il sente la surface dure du mur dans son dos. Quelque chose a été inversé et il réalise, en reposant les yeux sur la petite blonde, que les rôles se sont inversés. Les doigts féminins caressent le col de la chemise avec douceur mais le regard froid qu’elle pose dans ses yeux noirs ne lui inspire rien de bon. Il n’aime pas l’idée d’être pris au piège mais si il la pousse, s’il fait cogner la petite tête contre le sol ou qu’il brise sa jolie nuque, il sent bien qu’il aura des problèmes insolubles. « Tu vois, j’ai rien senti. » Elle s’écarte, calmement, le laisse se redresser, tirer sur sa manche comme pour marquer son assurance. Il feint de ne pas être impressionné. « Tôt ou tard, Demelza. » « J’attends. » Elle a les bras croisés. Il ose un oeil noir sur Ebenezer avant de s’éloigner, les pas sont assez rapides pour signer sa nervosité. Il s’en sortira, il s’en sort toujours, c’est ce qu’il se répète en boucle. Il doit trouver Dorothea.

Elle pose enfin ses yeux clairs sur Ebenezer. Elle n’a pas eu le temps de se dénoncer à sa place, pas eu le temps de faire ce qu’elle voulait. Elle aurait pu finir la mise en scène, si Elbert lui avait fait mal, si il avait cédé à ses pulsions violentes. On aurait pu y croire, au tableau de celui qui vole, kidnappe et tue, n’est-ce pas ? Un soupir s’échappe de ses lèvres. Elle s’approche d'Ebenezer, finalement, efface la distance qui les sépare. « Comment tu as su ? » demande-t-elle. Il n’y’a ni reproche ni agressivité dans le ton de sa voix. Elle a seulement l’air d’avoir avalé sa propre innocence, d’en avoir déchiré quelques morceaux pour les jeter au sol de son âme, en attendant de les recoudre pour plus tard, pour un autre jour où il y’aurait à nouveau de douces flammes. Jours ou heures, elle ne sait jamais. « Je le trouve parfait. » Elle observe le point du couloir par lequel il est parti, par lequel il a sagement pris la fuite. « Ca ne serait même pas difficile de trouver d’autres victimes. » Elle défroisse sa robe, tire sur le bas pour la faire descendre convenablement au niveau de ses genoux. Elle ne voudrait pas avoir l’air indécente, n’est-ce pas ? Il y'a déjà les escarpins rouges pour déranger ses nuances habituelles.       

Sha
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patrick
Sha
Ven 27 Juil - 12:38

Ebenezer von Hohnstedt
J'ai 17 ans ans et je vis tout en haut de Feldberg, dans un Manoir qui surplombe la Schwarzwald et Baden Baden, en Allemagne. Dans la vie, je suis un sorcier. Mon sang est celui de l'aristocratie sorcière allemande et anglaise. Sinon, grâce à ma malchance, je serais prochainement marié et je le vis plutôt de mieux en mieux.




Mémo

Dialogue : #232169

Il ne l’aime pas. Les yeux sombres d’Ebenezer suivent le claquement de ses talons sur le sol. Il fuit. Il donne peut-être l’impression de s’en tirer en bon prince, mais le sorcier sait très bien que s’il l’avait voulu, il ne serait pas reparti entier. Il ne serait pas reparti du tout. Toujours agacé, ses yeux se posent sur Demelza et plus particulièrement sur sa jolie gorge. Il ne bouge pas mais l’envie lui crève le cœur de s’approcher et d’y mordre, comme pour y laisser sa marque. Il ignore s’il s’agit de lui ou du vide qui parle.

Il siffle tout bas.

– Comment tu as su ?

Ebenezer est encore agacé par cette histoire, et il n’arrive pas à savoir quand tout ça est devenu un problème. A l’origine, il ne capturait qu’une sirène par trimestre, et puis par la force des choses, dès qu’il a compris qu’il pouvait s’emparer de leur magie, tout a été très vite. Egoïste peut-être, mais nécessaire à sa survie. Vitale. L’énergie des sirènes était vitale jusqu’à qu’il trouve un véritable remède.

– Je l’ignore. J’ai eu... un pressentiment.

Ce genre de pressentiment que seuls les sorciers mariés ont, mais ils ne sont pas mariés. Ils n’ont rien autour du doigt que la culpabilité qui incombe à chacun. Il n’en rajoute pas plus et s’approche finalement d’elle. Ses doigts hésitent, suspendus dans les airs. Est-ce qu’il pourra un jour lui pardonner ? Non, bien sûr que non. Il n’a qu’une envie – rentrer, le plus vite possible.

– Je le trouve parfait. Ça ne serait même pas difficile de trouver d’autres victimes.  

Ses doigts viennent doucement glisser sur sa gorge, à l’endroit même où il a serré ses propres doigts. Les mains d’Ebenezer sont plus fines, presque faméliques. Des années de piano et de vide à l’intérieur ont laissé des empruntes indélébiles. Il embrasse tendrement le front de la jeune femme, avec un sourire carnassier.

– Il y a autant de coupables qu’il y a de noble ici, murmure-t-il à son oreille, mais je ne lui pardonnerais pas. Il paiera pour ses crimes, en endossant les miens...

Il caresse un instant la gorge blanche de la jeune fille avant de se reculer, surprenant des bruits de pas dans les couloirs. Son regard incisif balaye autour d’eux, mais il ne s’agit que d’un domestique qui apporte un plateau jusqu’à une chambre. Il attend sagement qu’il passe avant de reprendre, plus bas :

– La semaine des Roussalka est une semaine après la Sainte-Trinité. C’est un jour sacré pour elles – elles sortent des eaux de Cythérée et entrent dans le monde des Mortels pour une semaine entière. Sortir de leur plan le reste du temps leur demande beaucoup d’énergie. Il repense à Nixe sur l’estrade et aux deux elfes d’eau l’accompagnant. Ce qui nous laisse... trois mois pour le piéger.

Le sourire qui se dessine sur son visage est aussi vil que le creux de son ventre qui ronronne.  

– Nous devrions rejoindre les autres invités. Ne pas éveiller les suspicions pendant ce temps.  

Et chercher un autre moyen de me sustenter, pense-t-il.  

Finalement le plus dur ne sera pas de faire accuser un autre à sa place tant il y a des nobles qui achètent des écailles de sirène ou des sirènes sur le marché noir, mais davantage de trouver un autre remède pour éviter un débordement. Ou faire un stock suffisant pendant ce laps de temps disponible. Son esprit est assailli par les nombreuses choses à faire. Le mariage, les sirènes, Elbert, le remède. Si peu de temps...




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